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La France met en garde contre l’instabilité dans les Caraïbes à l’ouverture du G7

La France s’est dite mardi “préoccupée” par les opérations militaires dans les Caraïbes au premier jour d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 au Canada qui, outre la question du narcotrafic, doivent discuter de la guerre en Ukraine et au Soudan.Les chefs de la diplomatie du G7 — Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, …

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La France met en garde contre l’instabilité dans les Caraïbes à l’ouverture du G7

La France s’est dite mardi “préoccupée” par les opérations militaires dans les Caraïbes au premier jour d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 au Canada qui, outre la question du narcotrafic, doivent discuter de la guerre en Ukraine et au Soudan.Les chefs de la diplomatie du G7 — Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et États-Unis — sont arrivés mardi en fin de journée à Niagara à la frontière canado-américaine. S’ils espèrent parvenir à parler d’une même voix pour la défense de l’Ukraine face à l’intransigeance russe au moment où les efforts diplomatiques sont au point mort, la question des opérations antidrogue et de la guerre au Soudan sera aussi à l’ordre du jour. “Nous avons observé avec préoccupation les opérations militaires dans la zone Caraïbes, parce qu’elles s’affranchissent du droit international”, a déclaré Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, à son arrivée au Canada.Ce dernier a expliqué que Paris voulait “évidemment éviter” toute escalade, en précisant que “tous les pays du G7 étaient concernés par le déferlement du narcotrafic et de la criminalité organisée”, nous “avons donc intérêt à travailler de concert”.Ces dernières semaines, les Etats-Unis ont mené une série de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations qu’ils accusent — sans présenter de preuves — de transporter de la drogue, faisant au total 76 victimes.Et mardi, le Pentagone a annoncé l’arrivée d’un de ses porte-avions dans la zone, marquant un renforcement considérable de la présence militaire des Etats-Unis.- GNL russe -Pour cette seconde rencontre de l’année des ministres du club des grandes démocraties industrialisées, les représentants de l’Ukraine, de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Brésil, de l’Inde, du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Arabie saoudite, ont été invités.”Pour le Canada, il est important de favoriser une conversation multilatérale, notamment en ce moment dans un environnement si volatil et compliqué”, a déclaré lundi Anita Anand, la ministre canadienne des Affaires étrangères, lors d’un entretien avec l’AFP.La ministre, qui dit espérer la publication d’un communiqué final commun, s’est toutefois abstenue de promettre des avancées concrètes sur le dossier ukrainien.Le pays a été ces dernières semaines la cible d’attaques russes redoublées sur ses infrastructures énergétiques, à l’approche de l’hiver. Et côté diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie sont au point mort.Le sujet du financement des besoins de l’Ukraine au cours des prochaines années en utilisant les avoirs russes gelés devrait donc être de nouveau discuté.Les diplomates se retrouvent après que le président Donald Trump a imposé, en octobre, des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes — Rosneft et Lukoil — fustigeant le président Vladimir Poutine pour son refus de mettre fin au conflit.Londres a annoncé mardi son intention d’interdire les services maritimes au GNL russe, dans le prolongement des récentes sanctions visant ces deux entreprises.Pour la ministre des Affaires étrangères britannique, Yvette Cooper, le président Vladimir Poutine “tente de plonger l’Ukraine dans l’obscurité et le froid à l’approche de l’hiver”. – Soudan -L’Italie entend aussi mettre sur la table pendant cette rencontre la question du Soudan, souhaitant réaffirmer l’importance d’augmenter les flux d’aide humanitaire. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, en a déplacé près de 12 millions d’autres et a provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde.”Nous cherchons à jouer un rôle pour promouvoir la paix et la stabilité au Soudan, afin de soutenir ceux qui souffrent et meurent inutilement dans ce pays”, a affirmé la ministre canadienne. Toutes ces discussions pourraient toutefois être de nouveau parasitées par la brouille entre Ottawa et Washington, qui a atteint un nouveau sommet récemment quand le président américain Donald Trump a annoncé fin octobre rompre toutes les négociations commerciales entre les deux pays. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, qui a à son programme peu de rencontres bilatérales,contrairement à ses homologues, verra Anita Anand mercredi au deuxième et dernier jour de la réunion à Niagara.

Plus de la moitié des électeurs se sont déplacés pour les législatives en Irak

Les Irakiens ont voté mardi pour élire leur Parlement, avec une participation ayant dépassé 55% selon la commission électorale, un taux inattendu pour ce scrutin surveillé de près par Téhéran et Washington.L’Irak a connu une stabilité inhabituelle ces dernières années, après plusieurs décennies de guerre et de répression sous Saddam Hussein et depuis l’invasion menée …

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“Trump est temporaire”: le gouverneur de Californie vedette américaine de la COP30

En l’absence de Donald Trump à la COP30 au Brésil, c’est son principal opposant démocrate, le gouverneur de Californie Gavin Newsom, qui a attiré la lumière mardi avec une défense sans ambiguïté de l’action climatique, en attendant 2028.”Trump est temporaire”, a lancé mardi Gavin Newsom à Belem, ville d’Amazonie brésilienne qui accueille la conférence de …

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La paralysie budgétaire touche à sa fin aux Etats-Unis, sur fond de dissensions démocrates

La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi pour lever la paralysie budgétaire, une “très grande victoire” a estimé Donald Trump, tandis que la colère monte côté démocrate face aux sénateurs de leur camp qui ont passé un accord avec les républicains.Après plus de 40 jours d’impasse, le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier. La Chambre doit en débattre à partir de mercredi, avec un vote attendu potentiellement dans la soirée.Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.”Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin”, avait lancé lundi le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.Lors d’un discours au cimetière national d’Arlington, à l’occasion mardi de la journée des anciens combattants, Donald Trump s’est réjoui de ces avancées.”Félicitations à vous et à John et à tout le monde pour une très grande victoire”, a déclaré le président américain à l’adresse de Mike Johnson, présent dans l’assistance, et en référence à John Thune, chef de la majorité républicaine au Sénat.”Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé”, a-t-il ajouté.- “Capitulation” -En raison des règles en vigueur au Sénat, plusieurs voix démocrates étaient nécessaires pour adopter un budget même si les républicains y sont majoritaires. Finalement, huit sénateurs de l’opposition ont voté pour, après des négociations en coulisses.Ces élus, connus pour la plupart comme de tendance centriste, ont obtenu l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par l’administration Trump depuis le début de la paralysie.Mais les huit sénateurs se sont attiré les foudres de nombreux membres de leur propre camp, qui dénoncent de maigres concessions et des promesses en l’air de la part des républicains.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est lamenté dimanche sur X d’une “capitulation” et d’une “trahison” envers l’Amérique qui travaille.Leur courroux se dirige principalement vers Chuck Schumer, chef de la minorité au Sénat. S’il a voté non dimanche soir, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour que ces élus modérés parviennent à un accord avec les républicains.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a lui exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions pour “Obamacare”, principal programme public d’assurance santé pour les Américains à bas revenus.”Maintenant il va falloir voir des actes, ou si c’étaient seulement des paroles”, a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.- Santé “inabordable” -La question de ces subventions est au coeur du différend entre républicains et démocrates qui a mené au “shutdown”.Sans prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.”La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable (…). Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire!”, a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi soir au Capitole.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés, le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire, des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours aux Etats-Unis.Le ministre des Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi: si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.”Je pense que vous aurez des compagnies qui réfléchiront sérieusement à la question de savoir si elles doivent continuer de voler, point”, a-t-il déclaré depuis l’aéroport O’Hare de Chicago.

“Trump est temporaire”: le gouverneur de Californie vedette américaine de la COP30

En l’absence de Donald Trump à la COP30 au Brésil, c’est son principal opposant démocrate, le gouverneur de Californie Gavin Newsom, qui a attiré la lumière mardi avec une défense sans ambiguïté de l’action climatique, en attendant 2028.”Trump est temporaire”, a lancé mardi Gavin Newsom à Belem, ville d’Amazonie brésilienne qui accueille la conférence de l’ONU sur le climat, sans aucune délégation fédérale américaine pour la première fois de l’histoire des COP.”Donald Trump redouble d’imbécillité”, a-t-il déclaré en critiquant la marche arrière du gouvernement fédéral sur l’énergie et le climat, et le second retrait américain de l’accord de Paris, moteur de la coopération mondiale sur le climat.Toute la journée, le virulent opposant à Donald Trump, considéré comme l’un des candidats les plus sérieux à la présidentielle de 2028, a répété que ses reculs étaient une “abomination”. Il a multiplié les réunions et les événements de haut niveau, avec le gouverneur de l’Etat brésilien du Para, avec un ministre allemand, avec le président brésilien de la COP30… goûtant aux spécialités culinaires amazoniennes, jus d’açai et cupuaçu, un fruit local.Interrogé par l’AFP lors d’une visite dans la ville, il a affirmé qu’un président démocrate réintégrerait les États-Unis dans l’accord de Paris “sans hésitation”. “C’est un engagement moral, c’est un impératif économique”, a-t-il poursuivi.A chaque étape, Gavin Newsom a vanté comme un modèle sa Californie, qui indépendante serait la 4e économie mondiale, et dont l’électricité a été “100% propre” (sans fossiles) neuf jours sur dix cette année.- “Avec humilité” -Les villes, les provinces, les régions de nombreux pays sont très présents à cette COP pour démontrer que l’action climatique au niveau régional ou local complétait celle des Etats – même s’ils n’ont pas de siège dans les négociations onusiennes, réservées ici aux gouvernements membres de la Convention des Nations unies sur le changement climatique (CNUCC).Egalement présente, la gouverneure démocrate du Nouveau Mexique, Michelle Lujan Grisham, a affirmé que “lorsque le gouvernement fédéral s’engage, nous en faisons plus, et quand il se désengage, nous en faisons plus”.L’absence de représentant de l’administration Trump est en tout cas un soulagement pour ceux qui craignaient que les Etats-Unis ne viennent torpiller les négociations, comme en octobre à l’Organisation maritime internationale (OMI) où un accord sur une taxe carbone a été coulé après des menaces américaines sur certains pays.”C’est une bonne chose”, a dit Christiana Figueres, ancienne cheffe de l’ONU Climat au moment de l’accord de Paris, mardi à Belem. “Ils ne peuvent pas prendre la parole.”Le retrait de l’accord de Paris décidé par le président américain sera effectif en janvier 2026, mais les Etats-Unis restent membres de la CNUCC et garderont leurs sièges aux COP.”La position de Trump est excessive”, a dit à l’AFP Abe Assamoi, représentant de la Côte d’Ivoire à la COP, “parce qu’on sait que les changements climatiques sont une réalité”.”L’absence des Etats-Unis ne compromet pas la COP”, a souligné le Premier ministre portugais Luis Montenegro, jeudi dernier à Belem. Mais à long terme, le réengagement du pays, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, sera “indispensable”, poursuit-il.D’où la venue du gouverneur californien, “avec humilité”, pour convaincre les pays qui perdent confiance dans les Etats-Unis à cause des va-et-vient sur le climat, de George W. Bush et la non-ratification du protocole de Kyoto à Donald Trump.Quant à ses concitoyens, pour faire du climat un sujet moins partisan, Gavin Newsom a concédé qu’il cherchait encore la bonne recette.”La grande majorité de mon public ne sait pas ce que Celsius veut dire, quand on parle de 1,5°C. Cela fait combien en Fahrenheit?” s’est-il interrogé en fin de journée. “Les émissions de gaz à effet de serre, elles flottent dans le ciel, elles atterrissent? Nous avons besoin de meilleures métaphores.”

Le Premier ministre indien qualifie l’explosion meurtrière à Delhi de “complot”

Le Premier ministre indien Narendra Modi a qualifié mardi de “complot” l’explosion la veille d’une voiture au cœur de la capitale, qui a fait au moins huit morts.Jusqu’à présent, la police n’a évoqué aucune cause pour expliquer la déflagration qui s’est produite lundi près du Fort Rouge, un monument emblématique depuis lequel les Premiers ministres …

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Plus de la moitié des électeurs se sont déplacés pour les législatives en Irak

Les Irakiens ont voté mardi pour élire leur Parlement, avec une participation ayant dépassé 55% selon la commission électorale, un taux inattendu pour ce scrutin surveillé de près par Téhéran et Washington.L’Irak a connu une stabilité inhabituelle ces dernières années, après plusieurs décennies de guerre et de répression sous Saddam Hussein et depuis l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003 qui l’a renversé.Le pays souffre toujours cependant d’infrastructures médiocres, de services publics défaillants et d’une corruption endémique.Les premiers résultats sont attendus dans les prochaines 24 heures. Selon la commission électorale, plus de 12 millions de personnes ont voté, sur plus de 21,4 millions d’électeurs.Le taux de participation marque une forte hausse par rapport au record historiquement bas de 41% en 2021, malgré un sentiment général d’apathie et de scepticisme, ainsi que le boycott du scrutin de cette année par l’influent leader chiite Moqtada Sadr.Sur le terrain, plusieurs électeurs ont cependant dit avoir voté dans l’espoir d’un changement. “Nous sommes confrontés au chômage et les gens sont fatigués, nous avons besoin de progrès”, a confié à l’AFP Ali Abed, 57 ans, dans la ville de Mossoul (nord).”Tous les quatre ans, c’est la même chose. On ne voit ni des visages jeunes ni de nouvelles énergies” capables “d’apporter un changement”, a déploré de son côté un étudiant à l’université, Al-Hassan Yassin.Les électeurs étaient appelés à départager plus de 7.700 candidats, dont près d’un tiers de femmes, pour occuper 329 sièges de députés aux mandats de quatre ans.Les femmes doivent obtenir au moins un quart des sièges du futur Parlement, selon un système de quotas, tandis que neuf sont réservés aux minorités.Seuls 75 candidats indépendants étaient en lice, la loi électorale étant perçue comme favorisant les grands partis. – Postes bien définis -Il s’agit du sixième scrutin depuis la chute de Saddam Hussein.Les élections ouvrent la voie à la désignation d’un nouveau président – poste largement honorifique réservé à un Kurde – et d’un Premier ministre – traditionnellement chiite – choisi après de longues tractations. Un sunnite occupera le poste de président du Parlement.Depuis la chute du sunnite Saddam Hussein, la majorité chiite longtemps opprimée en Irak continue de dominer, la plupart des partis conservant des liens avec l’Iran voisin.L’actuel Premier ministre chiite, Mohamed Chia al-Soudani, qui mise sur un second mandat, devrait remporter un large bloc, sans toutefois obtenir la majorité. Il était arrivé au pouvoir en 2022 grâce au soutien d’une alliance regroupant des partis et factions chiites tous liés à l’Iran.- Absence de Moqtada Sadr -Le prochain Premier ministre sera élu par la coalition qui parviendra à rassembler suffisamment d’alliés.Lors des dernières législatives, le courant du leader chiite Moqtada Sadr avait remporté le plus grand nombre de sièges avant de se retirer du Parlement à la suite d’un différend avec les partis chiites qui ne soutenaient pas sa tentative de former un gouvernement et qui se sont plutôt regroupés entre eux.Cette année, M. Sadr a refusé de participer à une “élection bancale, dominée par les intérêts sectaires, ethniques et partisans”, appelant ses partisans à boycotter le scrutin.L’analyste politique Hamzeh Hadad a estimé auprès de l’AFP que la hausse de la participation au scrutin constituait “une avancée positive pour l’Irak” et montrait que “l’influence de Sadr se limite véritablement à ses partisans”.”Cela prouve qu’aucun dirigeant politique ne peut empêcher la tenue d’élections démocratiques en Irak”, a-t-il ajouté.Les partis sunnites se sont présentés séparément, l’ancien président du Parlement Mohamed al-Halboussi étant donné favori.Dans la région autonome du Kurdistan, la rivalité entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) reste vive.- Téhéran et Washington à l’affût -L’Irak, proche allié de l’Iran et des Etats-Unis, cherche de longue date à maintenir un équilibre fragile entre les deux ennemis.L’Iran espère préserver son influence chez son voisin après avoir vu ses autres alliés régionaux (Hezbollah libanais, Hamas palestinien, Houthis yéménites) affaiblis par des frappes israéliennes depuis deux ans. Téhéran a en outre perdu un allié majeur avec la chute de Bachar al-Assad en Syrie fin 2024.Et l’Irak est sous pression des Etats-Unis (qui maintiennent quelque 2.500 soldats dans le pays) pour désarmer les groupes pro-iraniens.L’administration Trump a nommé un envoyé spécial pour le pays, Mark Savaya, d’origine irakienne, qui a insisté sur la nécessité de voir l’Irak “libéré des ingérences étrangères malveillantes, notamment celles de l’Iran et de ses supplétifs”.

A la COP30, le gouverneur de Californie s’en prend à Trump

En l’absence de Donald Trump à la COP30 au Brésil, c’est son principal opposant, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, qui attire la lumière mardi, en profitant pour décocher des flèches contre le président climatosceptique.”Donald Trump redouble d’imbécillité”, a lancé Gavin Newsom à Belem, ville d’Amazonie brésilienne qui accueille la conférence de l’ONU sur le climat. En cause: la décision du président de quitter l’accord de Paris sur le climat prise à son retour à la Maison Blanche en janvier.Selon le gouverneur, virulent opposant à Trump considéré comme l’un des candidats les plus sérieux à la présidentielle de 2028, un président démocrate réintégrerait les États-Unis dans l’accord de Paris “sans hésitation”, a-t-il affirmé, interrogé par l’AFP lors d’une visite dans la ville.”C’est un engagement moral, c’est un impératif économique, ce sont les deux à la fois”, a poursuivi le gouverneur au cours d’une visite dans un centre dédié à la bioéconomie. En compagnie du gouverneur de l’État du Para, dont Belem est la capitale, il a goûté aux spécialités culinaires amazoniennes, jus d’açai et cupuaçu, un fruit local.- “Trump est temporaire” -“Trump est temporaire”, a encore lancé mardi M. Newsom.Pour la première fois en 30 ans de COP, les États-Unis n’ont pas envoyé de délégation. Mais plusieurs participants sont satisfaits de l’absence de représentants du gouvernement fédéral qui auraient pu torpiller les efforts, comme durant les négociations sur la décarbonation des bateaux en octobre à l’Organisation maritime internationale (OMI).Plusieurs responsables locaux et régionaux américains viennent toutefois à Belem, dont le gouverneur de Californie et son homologue démocrate du Nouveau-Mexique, Michelle Lujan Grisham.”Nous sommes un partenaire stable et digne de confiance”, a martelé M. Newsom.La Californie, qui serait la quatrième puissance économique mondiale si elle était un pays indépendant, est en pointe sur la transition écologique: une économie de 4.100 milliards de dollars alimentée aux deux tiers par des énergies propres.”La position de Trump est excessive”, a dit à l’AFP Abe Assamoi, représentant de la Côte d’Ivoire à la COP, “parce qu’on sait que les changements climatiques sont une réalité”.Le président américain, qui met au centre de son deuxième mandat l’exploitation pétrolière décomplexée, a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris dès son retour au pouvoir, comme il l’avait fait lors de son premier mandat. Le retrait sera effectif en janvier 2026.Donald Trump a qualifié le changement climatique de “plus grande arnaque jamais menée” à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre.”L’absence des États-Unis ne compromet pas la COP”, a souligné le Premier ministre portugais Luis Montenegro, interrogé en marge du sommet des dirigeants qui a précédé la COP la semaine dernière. Il souligne malgré tout que le pays, deuxième pollueur mondial, est “indispensable” pour avancer durablement.En l’absence de volonté au niveau fédéral, les États américains peuvent continuer à progresser sur l’accord de Paris, de l’avis de Champa Patel, directrice exécutive au Climate Group, une organisation internationale qui travaille avec les gouvernements régionaux en matière climatique, interrogée par l’AFP.Avec une limite sévère: ces régions n’ont pas de siège réservé lors des négociations entre pays.- États et villes américaines -Une analyse récente du Centre pour la Durabilité mondiale de l’Université de Maryland a conclu que si des États et des villes se mobilisaient – et si un président proclimat était élu en 2028 – les émissions américaines pourraient diminuer d’un peu plus de 50% d’ici 2035 par rapport au pic de 2005. Joe Biden s’était engagé à atteindre 61-66%.”Le président ne peut pas appuyer sur un interrupteur et tout arrêter”, explique à l’AFP Nate Hultman, le chercheur qui a piloté le rapport.Il souligne l’autorité dont disposent les Etats américains en matière de politique énergétique et des bâtiments, et le contrôle des villes sur la gestion de déchets, les réductions d’émissions de méthane ou encore le transport public.La gouverneure du Nouveau-Mexique dirige de son côté un État qui est un producteur majeur de combustibles fossiles mais a poussé pour développer les renouvelables et réduire les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier.

A Niagara, un G7 élargi cherchera une réponse commune sur l’Ukraine face à Moscou

Les chefs de la diplomatie du G7 se retrouvent à partir de mardi soir au Canada, avec l’Ukraine en tête de leur agenda et l’espoir de parler d’une voix unie face à l’intransigeance russe au moment où les négociations sont au point mort, lors d’un sommet qu’Ottawa a souhaité très multilatéral.Les ministres des Affaires étrangères des sept pays – Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et États-Unis – se réunissent à Niagara, à la frontière canado-américaine, pour leur second rendez-vous de l’année.Mais, pour l’occasion, ont également été invités les représentants de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Brésil, de l’Inde, du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Arabie saoudite.”Pour le Canada, il est important de favoriser une conversation aussi multilatérale, notamment en ce moment dans un environnement si volatil et compliqué”, a déclaré lundi Anita Anand, la ministre canadienne des Affaires étrangères, lors d’un entretien avec l’AFP.La ministre, qui dit espérer la publication d’un communiqué final commun, s’est toutefois abstenue de promettre des avancées concrètes sur le dossier ukrainien.Le pays a été ces dernières semaines la cible d’attaques russes redoublées sur ses infrastructures énergétiques. Côté diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie sont au point mort.Le sujet du financement des besoins de l’Ukraine au cours des prochaines années en utilisant les avoirs russes gelés devrait donc être de nouveau discuté lors de ce G7.Les diplomates se retrouvent après que le président Donald Trump a imposé, en octobre, des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes – Rosneft et Lukoil – fustigeant le président Vladimir Poutine pour son refus de mettre fin au conflit.Lors du dernier sommet du G7 en juin dans les Rocheuses canadiennes, en présence du président Volodymyr Zelensky, les dirigeants de ce club des grandes démocraties industrialisées s’étaient contentés du minimum sur le dossier ukrainien sans parvenir à s’entendre pour durcir le ton face à la Russie. L’Italie entend aussi mettre sur la table la question du Soudan, souhaitant réaffirmer l’importance d’augmenter les flux d’aide humanitaire. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts, en a déplacé près de 12 millions d’autres et a provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde.Quant au ministre indien, il a promis de porter la voix des pays du Sud.- Tensions bilatérales -Toutes ces discussions pourraient toutefois être de nouveau parasitées par les tensions commerciales entre le Canada et les Etats-Unis.Marco Rubio arrive mardi après-midi au Canada alors que les relations entre les deux voisins se sont de nouveau tendues: le président américain a annoncé il y a plus de deux semaines mettre fin à toutes les discussions commerciales bilatérales entre les deux pays. M. Rubio et Mme Anand ont prévu une rencontre mercredi au deuxième et dernier jour de la réunion à Niagara.Mais la ministre canadienne n’a pas l’intention de remettre la question des droits de douane sur la table avec son homologue. “Nous aurons une rencontre et nous avons beaucoup de sujets à évoquer tous les deux concernant les affaires du monde”, a-t-elle expliqué, avant d’ajouter: “La question du commerce est entre les mains d’autres ministres”.Pour les Américains, la sécurité économique et les minéraux critiques, un sujet de préoccupation croissant pour les démocraties industrialisées, devraient aussi figurer en tête de l’ordre du jour de la rencontre de deux jours.Pékin a établi un contrôle quasi total du marché du raffinage et du traitement de divers minéraux — en particulier des terres rares nécessaires à la fabrication des aimants utilisés dans les technologies de pointe.Le G7 a annoncé le mois dernier une première série de projets conjoints visant à renforcer les capacités de raffinage en dehors de la Chine.Selon un responsable du département d’État, les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques seront “un point d’attention majeur”.”Il existe un consensus mondial croissant parmi nombre de nos partenaires et alliés selon lequel la sécurité économique, c’est la sécurité nationale et inversement”, a déclaré ce haut responsable du département d’Etat américain lors d’un point de presse lundi.