AFP World

“Trump savait à propos des filles” : l’affaire Epstein encore relancée

Donald Trump “savait à propos des filles” dont abusait le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein, et a même “passé plusieurs heures” avec l’une d’elles, affirment des emails du financier new-yorkais publiés mercredi, énième rebondissement d’un scandale qui met une nouvelle fois la Maison Blanche sur la défensive.Des parlementaires démocrates, membres de l’influente commission de surveillance …

“Trump savait à propos des filles” : l’affaire Epstein encore relancée Read More »

13-Novembre: recueillement à Saint-Denis et Paris, dix ans après les attentats

Des commémorations chargées en émotion devant les terrasses parisiennes endeuillées, après une cérémonie devant les portes du stade de France: politiques, victimes et proches des disparus se recueillent jeudi devant les lieux des attentats du 13-Novembre, dix ans après une nuit d’horreur qui a meurtri Paris et Saint-Denis.Devant le Carillon et le Petit Cambodge, puis la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire et la Belle Equipe, dans les Xe et XIe arrondissement de Paris, sont lus les noms des 39 morts, et des gerbes sont déposées après des minutes de silence, sous les regards embués de larmes de leurs proches et des rescapés.Les rues autour de ces bars et restaurants sont bouclées, et le silence règne, selon un journaliste de l’AFP. Devant la Belle Equipe, où 21 vies ont été fauchées il y a dix ans, des fleurs, des bougies et des photos entourent la plaque commémorative. Les panneaux publicitaires affichent tous la devise en latin de Paris, “Fluctuat Nec Mergitur” (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas). Les cérémonies doivent ensuite se poursuivre devant le Bataclan, où 90 personnes avaient été assassinées.”10 ans. La douleur demeure. En fraternité, pour les vies fauchées, les blessés, les familles et les proches, la France se souvient”, a posté sur X Emmanuel Macron, qui se rend sur chacun des lieux des attentats, où il salue proches et rescapés avec la maire de Paris Anne Hidalgo. – “Absence immense” -Les commémorations ont commencé le matin par une cérémonie au stade de France, devant un parterre de politiques, ainsi que la famille de Manuel Dias, première des 130 personnes tuées lors des attentats quand trois kamikazes se sont fait exploser devant les portes du stade où se jouait un match amical France-Allemagne. “Nous n’oublierons jamais; on nous dit de tourner la page dix ans après, mais l’absence est immense”, a dit dans un discours poignant sa fille, Sophie Dias, très émue. Le vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappée par les attaques jihadistes les plus meurtrières de son histoire, coordonnées par le groupe Etat islamique (EI) qui a ciblé un match de football, un concert de hard-rock et des bars et restaurants. L’hommage national aux 132 morts – deux rescapés du Bataclan se sont suicidés depuis – à leurs familles et aux rescapés de ces attentats qui ont profondément marqué le pays se conclura par l’inauguration à 18H00 d’un jardin mémoriel au coeur de la capitale, en présence du chef de l’Etat. Ce jardin est fait de grandes stèles et de blocs de granit, évoquant la géographie des différents lieux visés.   La cérémonie orchestrée par Thierry Reboul, déjà à la manœuvre pour l’ouverture des JO-2024, sera retransmise en direct à la télévision et projetée sur grand écran, place de la République à Paris, où un mémorial s’était improvisé il y a dix ans, des Parisiens traumatisés venant y déposer fleurs, bougies et mots. Depuis samedi, le pied de la statue de Marianne est de nouveau entouré de ces petites attentions. – “Tous ensemble” -“L’objectif cette année, c’est de se dire +soyons tous ensemble+ (…), célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n’ont pas gagné ce soir-là”, a insisté sur RMC Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et président de l’association de victimes Life for Paris. Celle-ci sera dissoute après l’inauguration du jardin mémoriel pour “ne pas s’enfermer dans la victimité”.”Nous avons été debout pendant 10 ans, nous serons debout (jeudi). Cette cérémonie sera aussi un acte de résistance”, a salué Philippe Duperron, président de l’association “13onze15”. Impossible, pour beaucoup, d’oublier cette terrible soirée du vendredi 13 novembre 2015. Rescapés et proches de victimes appréhendent souvent ces hommages. Stéphane Sarrade a perdu son fils Hugo, 23 ans, tué au Bataclan. Il se dit toujours “incapable” de se rendre devant la salle de concert et ne participera pas aux cérémonies. Sur RFI, François Molins, à l’époque procureur de Paris, a exprimé des regrets quant à “la prise en charge des victimes”: dans les “premières heures” ayant suivi les attaques, “je pense qu’on aurait pu et on aurait dû faire beaucoup mieux (…) puisqu’on a eu des familles qui ont erré des heures et des heures dans Paris à la recherche de proches”.”Mais encore une fois, c’était le chaos, on a fait ce qu’on a pu et personne ne s’attendait à une attaque terroriste de cette ampleur”, a-t-il ajouté. Les commémorations officielles se tiennent sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste “toujours élevée”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a rappelé sur BFMTV/RMC que “six attentats” avaient été déjoués depuis le début de l’année. Jeudi soir, Notre-Dame de Paris et les églises parisiennes feront sonner leurs cloches “entre 17H57 et 18H02”, a annoncé le diocèse. Des “messes, des veillées, ont lieu dans plusieurs paroisses”, a précisé l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.abo-juc-mby-pab-etr-fff/asl/swi

“Trump savait à propos des filles” : l’affaire Epstein encore relancée

Donald Trump “savait à propos des filles” dont abusait le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein, et a même “passé plusieurs heures” avec l’une d’elles, affirment des emails du financier new-yorkais publiés mercredi, énième rebondissement d’un scandale qui met une nouvelle fois la Maison Blanche sur la défensive.Des parlementaires démocrates, membres de l’influente commission de surveillance à la Chambre des représentants, ont publié des milliers de pages liées à cette affaire, qui empoisonne le président américain et l’a obligé à nier de nouveau toute implication, et même toute connaissance de celle-ci.”Trump savait et est venu chez moi plusieurs fois pendant cette période”, a écrit Jeffrey Epstein dans un email en 2019 qu’il s’est envoyé à lui-même. “Il n’a jamais reçu de massage”. Les parlementaires ont également publié sur X un autre email daté de 2011, dans lequel Epstein écrit à sa complice et ancienne compagne, Ghislaine Maxwell, que Donald Trump avait “passé plusieurs heures” avec une de ses victimes au domicile du criminel sexuel.Avec l’aide de Ghislaine Maxwell agissant comme rabatteuse, Epstein faisait venir des mineures dans ses résidences notamment à New-York et en Floride pour, sous le prétexte de massages, abuser d’elles sexuellement.Le financier avait été retrouvé mort en 2019 dans sa cellule avant son procès, après un suicide selon les autorités. Sa complice purge aujourd’hui une peine de 20 ans de prison.- “Ces emails ne prouvent rien” -Répondant à ce nouvel épisode d’un feuilleton politico-judiciaire ultra-sensible, le président américain a accusé les démocrates de “supercherie” et averti les quelques républicains qui réclament plus de transparence dans ce dossier.L’opposition ferait “n’importe quoi pour détourner l’attention” de la paralysie budgétaire dont le pays est sorti mercredi soir, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. “Seul un républicain très mauvais ou stupide tomberait dans ce piège”.Il a en revanche ignoré les questions sur le sujet des journalistes présents dans le Bureau ovale mercredi, lors de la signature de la loi qui a mis fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire du pays.Contrairement à son habitude, le chef de l’Etat les a rapidement congédiés. “Ces emails ne prouvent rien, si ce n’est que le président Trump n’a absolument rien fait de mal”, a lancé sa porte-parole, Karoline Leavitt.Pendant la dernière campagne électorale, Donald Trump avait promis de fracassantes révélations sur l’affaire. Il a toujours démenti avoir eu connaissance du comportement criminel de celui dont il fut proche avant de se brouiller avec lui, dans les années 2000.Un vote doit avoir lieu la semaine prochaine à la Chambre des représentants pour forcer le gouvernement à publier les documents en sa possession sur Epstein, après qu’une pétition en ce sens a reçu mercredi un nombre suffisant de signatures.Karoline Leavitt a confirmé qu’une réunion sur le dossier avait eu lieu mercredi dans la Situation Room, pièce sécurisée de la Maison Blanche où sont discutées les décisions les plus sensibles.Dans un autre email envoyé au journaliste et auteur Michael Wolff, Epstein a assuré que l’actuel président n’ignorait rien de ses activités criminelles : “Bien sûr, il savait à propos des filles”.Selon Karoline Leavitt, la jeune fille avec qui Donald Trump aurait passé plusieurs heures au domicile d’Epstein serait Virginia Giuffre. Celle-ci a mis fin à ses jours en avril dernier, à 41 ans. Ses mémoires posthumes racontent des agressions subies alors qu’elle était sous la coupe du financier.Virginia Giuffre “a dit à plusieurs reprises que le président Trump n’avait rien fait de mal et qu’il +n’aurait pas pu être plus amical+ dans les interactions limitées qu’ils ont eues”, a fait valoir sa porte-parole.La polémique semble pourtant loin de son épilogue.Des figures proches du mouvement “Make America Great Again” du président réclament depuis des années la publication de documents supposément cachés par le gouvernement sur l’affaire. Mais l’administration Trump les a éconduits début juillet, annonçant n’avoir découvert aucun élément nouveau.La mort d’Epstein a aussi alimenté d’innombrables théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour l’empêcher de mouiller des personnalités de premier plan.

Nicolas Sarkozy rejugé dans le dossier du financement libyen du 16 mars au 3 juin

Nicolas Sarkozy retournera-t-il en prison ? L’ancien président, lourdement condamné en première instance et qui clame son innocence, jouera son avenir du 16 mars au 3 juin à l’occasion du procès en appel à Paris dans l’affaire du financement libyen.Les dates de ce nouveau procès ont été annoncées par la cour d’appel de Paris, à l’issue d’une réunion qui se tenait jeudi matin avec les avocats de l’ensemble des parties.Le 25 septembre, l’ancien chef de l’État, aujourd’hui âgé de 70 ans, a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs, et à une amende de 100.000 euros. Il a aussitôt fait appel.Le tribunal correctionnel de Paris l’a reconnu coupable d’avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Celui qui clame son innocence depuis le début de l’affaire a été incarcéré pendant trois semaines à la prison de la Santé à Paris, une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats.Pour les juges, le mandat de dépôt avec exécution provisoire était justifié par la “gravité exceptionnelle” des faits. Pour Nicolas Sarkozy, il a été motivé par “la haine”.Il a été libéré sous contrôle judiciaire lundi par la cour d’appel de Paris, qui a estimé qu’il présentait des garanties de représentations suffisantes et ne risquait pas de fuir avant son procès en appel. La justice lui a toutefois imposé une interdiction de quitter la France, d’entrer en contact avec les autres prévenus et un certain nombre de personnes, et de façon plus inattendue avec le ministre de la Justice en exercice, actuellement Gérald Darmanin, ou tout membre de son cabinet ou cadre judiciaire susceptible de bénéficier d’informations sur les procédures.- Un seul prévenu encore incarcéré -A ses côtés, seront rejugées à partir de mi-mars neuf autres personnes. Parmi les prévenus figurent deux anciens proches collaborateurs de M. Sarkozy, Claude Guéant – condamné à six ans de prison mais sans mandat de dépôt – et Brice Hortefeux – qui a écopé pour sa part de deux ans de prison, une peine à effectuer sous bracelet à domicile assortie de l’exécution provisoire.Autre prévenu à être rejugé, l’intermédiaire Alexandre Djouhri, condamné à six ans de prison et trois millions d’euros d’amende en première instance, et incarcéré depuis.Le tribunal correctionnel de Paris a par ailleurs prononcé le 25 septembre l’extinction de l’action publique pour l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, mort deux jours plus tôt au Liban, et pour un autre  ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, qui avait déjà été condamné pour les mêmes faits dans une procédure distincte. Il a aussi relaxé trois personnes, Eric Woerth, ancien ministre du Travail et du Budget sous Nicolas Sarkozy, et qui fut le trésorier de sa campagne présidentielle de 2007; Edouard Ullmo, un ancien vice-président exécutif d’Airbus; et le Saoudien Ahmed Bugshan, frère d’un autre prévenu, Khalid Bugshan, condamné pour sa part par défaut à trois ans de prison et 4 millions d’euros d’amende.Mais le parquet national financier (PNF) a interjeté appel pour l’ensemble des prévenus, à l’exception d’Ahmed Bugshan.Lundi, quelques heures après sa sortie de prison, Nicolas Sarkozy a indiqué sur le réseau social X qu’il allait préparer son procès en appel, afin de prouver son innocence. “La vérité triomphera”, a-t-il assuré.D’ici là, une autre échéance judiciaire capitale l’attend.Déjà condamné définitivement dans l’affaire des écoutes, l’ancien président saura le 26 novembre si la Cour de cassation valide ou non sa condamnation en appel dans l’affaire Bygmalion, à un an d’emprisonnement dont six mois ferme aménageables pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012.

13-Novembre: dix ans après les attentats de Saint-Denis et Paris, l’hommage d’une Nation

Stade de France, terrasses parisiennes, Bataclan: la France se recueille jeudi pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, dix ans après une nuit d’horreur qui a meurtri Paris et Saint-Denis.Le vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappée par les attaques jihadistes les plus meurtrières de son histoire, coordonnées par le groupe Etat islamique (EI) qui a ciblé un match de football, un concert de hard-rock et des bars et restaurants. L’hommage national aux 132 morts, à leurs familles et aux rescapés de ces attentats qui ont profondément marqué le pays se conclura par l’inauguration à 18H00 d’un jardin mémoriel au coeur de la capitale, en présence d’Emmanuel Macron qui se rendra sur chacun des lieux des attentats.Ce jardin du 13 novembre 2015, situé près de l’Hôtel de Ville et déjà ouvert au public, est fait de grandes stèles et de blocs de granit, évoquant la géographie des différents lieux visés.   “Les terroristes ont voulu attaquer cette culture de Paris, de la joie, de la fête, du partage”, a déclaré jeudi matin sur RTL la maire de Paris Anne Hidalgo. “Ils ont voulu nous faire perdre tout cela, on l’a reconstruit avec une forme de gravité.” La cérémonie orchestrée par Thierry Reboul, déjà à la manœuvre pour l’ouverture des JO-2024, sera retransmise en direct à la télévision et projetée sur grand écran, place de la République à Paris, où un mémorial s’était improvisé il y a dix ans, des Parisiens traumatisés venant y déposer fleurs, bougies et mots. Et depuis samedi, le pied de la statue de Marianne est de nouveau entouré de ces petites attentions. – “Tous ensemble” -“L’objectif cette année, c’est de se dire +soyons tous ensemble+ (…), célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n’ont pas gagné ce soir-là”, a insisté sur RMC Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et président de l’association de victimes Life for Paris. Celle-ci sera dissoute après l’inauguration du jardin mémoriel pour “ne pas s’enfermer dans la victimité”.”Nous avons été debout pendant 10 ans, nous serons debout (jeudi). Cette cérémonie sera aussi un acte de résistance”, a salué Philippe Duperron, président de l’association “13onze15”. Impossible, pour beaucoup, d’oublier cette terrible soirée du vendredi 13 novembre 2015, quand trois commandos de l’EI ont assassiné 130 personnes, blessant des centaines d’autres. Depuis, deux rescapés du Bataclan se sont suicidés. D’après un sondage Ifop pour la fondation Jean Jaurès, 60% des Parisiens se souviennent “précisément” de ce qu’ils faisaient ce soir-là. Rescapés et proches de victimes appréhendent souvent ces hommages. Stéphane Sarrade a perdu son fils Hugo, 23 ans, tué au Bataclan. Il se dit toujours “incapable” de se rendre devant la salle de concert et ne participera pas aux cérémonies. Sur RFI, François Molins, à l’époque procureur de Paris, a exprimé des regrets quant à “la prise en charge des victimes”: dans les “premières heures” ayant suivi les attaques, “je pense qu’on aurait pu et on aurait dû faire beaucoup mieux (…) puisqu’on a eu des familles qui ont erré des heures et des heures dans Paris à la recherche de proches”.”Mais encore une fois, c’était le chaos, on a fait ce qu’on a pu et personne ne s’attendait à une attaque terroriste de cette ampleur”, a-t-il ajouté. – Menace terroriste “élevée” -Les commémorations officielles se tiennent sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste “toujours élevée”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a rappelé sur BFMTV/RMC que “six attentats” avaient été déjoués depuis le début de l’année. Les cérémonies commenceront à 11H30 avec un hommage à Manuel Dias, seule personne tuée près du Stade de France. Devant les bars et restaurants de l’est parisien visés par les attentats, des plaques commémoratives seront lues et des minutes de silence respectées de 12H30 à 13H50.Puis à 14H30, une cérémonie aura lieu devant le Bataclan, où 90 personnes furent assassinées.Jeudi soir, Notre-Dame de Paris et les églises parisiennes feront sonner leurs cloches “entre 17H57 et 18H02”, a annoncé le diocèse. Des “messes, des veillées, ont lieu dans plusieurs paroisses”, a précisé l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.La question de la mémoire du 13-Novembre sera également au cœur du Musée-mémorial du terrorisme (MMT), qui doit ouvrir fin 2029 ou début 2030 à Paris.Plus de trois ans après le procès de ces attaques jihadistes, au terme duquel Salah Abdeslam a été condamné à la perpétuité incompressible, le seul membre encore en vie des commandos a dit vouloir, selon son avocate, s’engager dans une démarche de justice restaurative. “Plusieurs victimes des attentats du 13-Novembre” sont prêtes à s’inscrire dans cette démarche de dialogue, a assuré Arthur Dénouveaux.abo-juc-mby-pab/asl/ale

“Fini la pétrochimie”: à Bruxelles, des emballages à base de champignons

D’un blanc laiteux, légers et prêts à accueillir des savons, des emballages produits à partir de champignons attendent les visiteurs de la “première usine de mycomatériaux d’Europe”, revendique son PDG. Ceux-là sont “destinés à des hôtels”, explique Julien Jacquet, à la tête de la société belge Permafungi qui fabrique ces packagings entièrement biodégradables. Le fondateur ne s’en …

“Fini la pétrochimie”: à Bruxelles, des emballages à base de champignons Read More »

Mondial-2026: les Bleus à une victoire de l’Amérique

L’équipe de France n’est plus qu’à un pas d’une qualification pour le Mondial-2026, un succès contre l’Ukraine, jeudi au Parc des Princes, étant suffisant pour valider son ticket pour la phase finale, la dernière de Didier Deschamps à la tête des Bleus. Le dénouement est tout proche pour les Tricolores qui vont tenter de terminer le travail à Paris et de ne pas étirer le suspense jusqu’à l’ultime rendez-vous du groupe D, dimanche en Azerbaïdjan.Même si le sélectionneur Didier Deschamps doit composer de nouveau avec une infirmerie bien garnie (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot), il possède assez d’arguments pour éviter une mauvaise surprise contre une formation que ses joueurs avaient facilement dominée en Pologne (2-0) le 5 septembre, et obtenir ainsi le précieux sésame pour l’évènement organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Pour motiver ses troupes, Deschamps pourra toujours invoquer le souvenir du 19 novembre 2013 quand les Français, battus 2-0 à Kiev en barrages aller, avaient réussi à renverser une situation bien compromise en l’emportant 3-0 au retour au Stade de France pour accéder à la Coupe du monde 2014. Une soirée magique et fondatrice pour un technicien nommé à peine un an et demi auparavant. Mais contrairement à 2013, les Français ne sont absolument pas dos au mur et la perspective d’un déplacement en Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, pour conclure la campagne qualificative, les déleste forcément d’une trop grande pression.Il faudra juste demander à la sono du Parc des Princes d’avoir le bon goût de ne pas diffuser “L’Amérique” de Joe Dassin avant le coup d’envoi, contrairement au match France – Israël du 13 octobre 1993 (défaite 3-2), prélude au crash monumental du 17 novembre 1993 face à la Bulgarie (2-1) qui avait privé les hommes de Gérard Houllier du Mondial-94 aux USA. Avec trois points d’avance sur l’Ukraine à deux journées de la fin, la France possède un matelas confortable en tête de son groupe pour ne pas revivre le même cauchemar et offrir un septième et ultime tournoi international à Didier Deschamps avant son départ l’été prochain. Nul doute que le sélectionneur, qui a connu le fiasco de 1993 sur le terrain, saura comment prémunir ses joueurs de tout excès de confiance. “On a conscience de l’importance du match. Mais la qualification dépend de nous”, a déclaré le technicien jeudi. Le capitaine Kylian Mbappé a de son côté appelé ses coéquipiers à “être courageux”. “Il n’y a qu’une seule option, c’est la victoire”, a-t-il ajouté.- Hommage aux victimes du 13 novembre 2015 -Les prestations mitigées des Bleus en octobre (victoire poussive face à l’Azerbaïdjan 3-0, nul en Islande 2-2) incitent toutefois à la prudence. D’autant que si la superstar Mbappé et le Bavarois Michael Olise rayonnent, il faudra bâtir une animation offensive sans Dembélé ni Doué et un entrejeu inédit.Rayan Cherki, revenu de blessure et qui effectue d’excellents débuts à Manchester City, devrait ainsi avoir une carte à jouer en attaque alors que le désormais incontournable Manu Koné pourrait être associé au revenant et vétéran N’Golo Kanté (34 ans) au milieu en l’absence de Tchouaméni et Rabiot.Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, la soirée sera aussi l’occasion d’un hommage aux victimes et une minute de silence sera observée avant la rencontre. Une bâche avec la mention “Football for Peace” sera déployée dans le rond central et les joueurs et l’encadrement français porteront l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.”On voulait avoir une pensée pour toutes les personnes qui ont perdu leurs proches, qui ont pu être touchées, blessées, que ce soit mentalement ou physiquement. On veut faire comprendre aux Français que malgré le fait qu’il y ait une qualification à la Coupe du monde qui se joue, il y a des choses bien plus importantes. Et la commémoration de cette journée en fait partie. On n’est pas déconnecté de ça”, a expliqué Mbappé jeudi.

L’affaire Esptein encore relancée, Trump sur la défensive

Donald Trump “savait à propos des filles”, du moins c’est ce qu’affirme un email attribué au délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein, dont la publication mercredi a mis la Maison Blanche dans son entier sur la défensive.Ce courrier électronique écrit en 2019, année de la mort en prison du riche financier new-yorkais, a été rendu public par des parlementaires démocrates.Le président américain, qui a un temps fréquenté Jeffrey Epstein, a accusé l’opposition de promouvoir une “supercherie”, mais a aussi lancé un avertissement à l’attention des quelques républicains qui réclament plus de transparence dans ce dossier.L’opposition ferait “n’importe quoi pour détourner l’attention des erreurs (qu’elle a faites) sur la paralysie budgétaire”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.”Seul un républicain très mauvais ou stupide tomberait dans ce piège”, a-t-il averti. Pendant sa campagne, Donald Trump avait promis de fracassantes révélations sur l’affaire Epstein.Le président américain a ignoré les questions sur l’affaire Epstein que lui lançaient des journalistes présents mercredi soir dans le Bureau ovale pour la signature d’une loi budgétaire, et qu’il a contrairement à son habitude rapidement congédiés.”Ces emails ne prouvent rien si ce n’est que le président Trump n’a absolument rien fait de mal”, a assuré sa porte-parole, Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse.- Situation Room -Un vote doit avoir lieu la semaine prochaine à la Chambre des représentants pour forcer le gouvernement à publier les documents en sa possession sur Jeffrey Epstein, après qu’une pétition en ce sens a reçu mercredi un nombre suffisant de signatures.Karoline Leavitt a confirmé qu’une réunion sur l’affaire Epstein avait eu lieu mercredi à la Maison Blanche dans la Situation Room, pièce sécurisée où sont discutées les décisions militaires les plus risquées.L’élue de droite radicale Lauren Boebert, qui réclame une publication des documents par le ministère de la Justice et qui a signé la pétition, y a été conviée. “Je remercie les responsables de la Maison Blanche de m’avoir rencontrée aujourd’hui. Ensemble nous restons engagés à assurer la transparence pour le peuple américain”, a-t-elle commenté sur X.”Trump a dit qu’il voulait que je renonce” à la carte de membre de Mar-a-Lago, la résidence de Floride du président américain, affirme Jeffrey Epstein dans un email envoyé au journaliste et auteur Michael Wolff. Il précise n’avoir jamais été membre de ce club et ajoute: “Bien sûr, il savait à propos des filles, comme il a demandé à Ghislaine d’arrêter”. Ghislaine Maxwell, complice et ancienne compagne de Jeffrey Epstein, purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour exploitation sexuelle.Les membres démocrates de l’influente commission de surveillance à la Chambre des représentants ont également publié sur X un autre email, daté de 2011, dans lequel Jeffrey Epstein écrit supposément à Ghislaine Maxwell que Donald Trump “a passé plusieurs heures” avec une victime du financier au domicile de ce dernier.- Mort en prison  -Karoline Leavitt a identifié cette victime comme étant Virginia Giuffre, qui a mis fin à ses jours en avril à l’âge de 41 ans et dont les mémoires posthumes racontent des agressions subies alors qu’elle était sous la coupe de Jeffrey Epstein.Virginia Giuffre “a dit à plusieurs reprises que le président Trump n’avait rien fait de mal et qu’il +n’aurait pas pu être plus amical+ dans les interactions limitées qu’ils ont eues”, a réagi la porte-parole du président américain.Jeffrey Epstein avait été retrouvé mort en 2019 dans sa cellule, d’un suicide selon les autorités, avant son procès pour crimes sexuels.Le président américain a toujours démenti avoir eu connaissance du comportement criminel de celui dont il fut proche avant de se brouiller avec lui dans les années 2000.L’affaire enflamme les Etats-Unis depuis que le gouvernement de Donald Trump a annoncé début juillet n’avoir découvert aucun élément nouveau justifiant la publication de documents supplémentaires dans ce dossier.La mort de Jeffrey Epstein a alimenté d’innombrables théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour l’empêcher d’impliquer des personnalités de premier plan impliquées dans un vaste réseau d’exploitation de femmes, dont des mineures.

Trump signe la fin de la plus longue paralysie budgétaire aux Etats-Unis

Donald Trump a promulgué mercredi la loi mettant fin à la plus longue paralysie budgétaire des Etats-Unis, ce dont il a profité pour éreinter l’opposition démocrate et vanter une nouvelle fois sa politique économique.”Nous ne céderons jamais au chantage”, a lancé le président américain en signant le texte adopté peu avant par le Congrès américain, après 43 jours qui ont bouleversé plusieurs pans de l’économie américaine.Cherchant à sortir victorieux de cet interminable bras de fer, il a attaqué les “extrémistes de l’autre parti”, les accusant d’avoir mis le gouvernement à l’arrêt pour “des raisons purement politiciennes”.Donald Trump a lancé: “Le pays ne s’est jamais mieux porté”, alors même que les sondages font état d’un mécontentement croissant des Américains sur l’économie.Après l’adoption lundi par le Sénat, la Chambre des représentants a approuvé la proposition de loi budgétaire avec 222 voix pour et 209 contre. Seuls six élus démocrates ont rejoint la majorité présidentielle, tandis que deux républicains ont exprimé leur désaccord.- “Obamacare” -Après plus de 40 jours d’impasse budgétaire, une poignée de sénateurs démocrates avaient fini par rendre les armes lundi en approuvant avec leurs collègues républicains une nouvelle proposition de loi, qui étend le budget précédent jusqu’à fin janvier.Le texte laisse en revanche dans le flou la prolongation de subventions pour “Obamacare”, l’assurance santé de ménages aux revenus modestes, au grand dam de la base et de nombreux élus démocrates.Donald Trump n’a lui fait aucun mystère de ses intentions, qualifiant ce dispositif de “désastre” et de “cauchemar” qu’il faudrait supprimer. Il a jugé qu’au lieu de subventionner un système collectif, il faudrait redistribuer les financements “directement” aux Américains afin que ces derniers choisissent individuellement leurs assurances-santé.Parmi les seules concessions à l’opposition, le texte prévoit la réintégration des fonctionnaires licenciés depuis le début du “shutdown”.Il comprend également des fonds pour le programme d’aide alimentaire SNAP jusqu’en septembre, évitant ainsi que cette aide, dont bénéficient plus de 42 millions d’Américains, soit gelée en cas de nouvelle paralysie budgétaire fin janvier, comme ce fut le cas lors du blocage actuel.En raison des règles de consensus politique du Sénat, que le président américain a une nouvelle fois appelé mercredi à abandonner, huit voix de l’opposition étaient nécessaires pour adopter le texte. Et les huit en question se sont attiré les foudres de nombreux membres du camp démocrate, qui dénoncent de maigres concessions et de fausses promesses républicaines.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est lamenté sur X d’une “capitulation”.De nombreux démocrates se sont aussi demandé pourquoi ces sénateurs ont cédé quelques jours seulement après de larges victoires de leur parti dans d’importantes élections à travers le pays, qui validaient selon eux leur stratégie au Congrès.- “Pas trop tard” -Le chef de la minorité démocrate, Hakeem Jeffries, a de nouveau appelé mercredi soir les républicains à tenir leur promesse d’organiser un vote bientôt sur “Obamacare”.”Nous estimons que les Américains de la classe ouvrière, les Américains de la classe moyenne, et les Américains ordinaires méritent le même niveau de certitude que les républicains fournissent toujours aux riches, aux plus aisés, et aux donateurs au bras long”, a-t-il déclaré dans un discours depuis l’hémicycle.”Il n’est pas trop tard” pour prolonger ces subventions, a ajouté le ténor démocrate.La question de ces subventions est au coeur du différend qui a mené au “shutdown”. Sans leur prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires n’étaient pas payés. Le versement de certaines aides a été fortement perturbé, et des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours en raison de pénuries de contrôleurs aériens, car certains avaient choisi de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire.

L’examen du budget de l’Etat reprend à l’Assemblée, la niche fiscale des retraités dans le viseur

La suppression de la niche fiscale des retraités sera au coeur des débats jeudi matin à l’Assemblée nationale, où reprend l’examen du projet de loi de Finances après des débats qui ont traîné en longueur puis neuf jours de pause.Cette reprise intervient au lendemain d’un vote emblématique pour suspendre la réforme des retraites de 2023, crantée dans le texte du budget la Sécu, dont l’examen n’a pu aller à son terme mercredi soir.Pour le budget de l’État, la tâche s’annonce tout aussi ardue: plus de 2.100 amendements restent à examiner sur la seule première partie, consacrée aux recettes. Un vote est prévu le 17 novembre sur cette partie, mais il semble loin d’être assuré. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.Au programme dès la réouverture des débats: la suppression de la niche fiscale des retraités. Le gouvernement entend remplacer l’abattement de 10% dont ils bénéficient sur leur pension, par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.Mais, comme en commission, un consensus pour supprimer cette mesure devrait se dégager.Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Gouvernement et Assemblée ont désormais acté qu’il n’y aurait pas de vote sur la partie “dépenses” du budget de l’Etat, le gouvernement ayant annoncé en conférence des présidents mercredi les postes budgétaires (défense, sport…) qu’il souhaite voir examinés. Mais un vote sur la partie “recettes” n’est pas non plus assuré. Comme sur le budget de la Sécu, certains groupes n’ont pas forcément envie d’aller jusqu’au bout et pourraient jouer la montre.”Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, dit un cadre Renaissance, ajoutant qu’avec 2.100 amendements restants, il n’y a pas besoin de faire obstruction, mais de “prendre le temps du débat”.Avant la pause sur le budget de l’Etat, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a tiré un bilan plus nuancé, jugeant la copie loin d’un “budget Frankenstein”, avec un objectif de déficit de 4,7% du PIB tenu. Le gouvernement s’est engagé à transmettre au Sénat tous les amendements qui auront été votés par l’Assemblée nationale.