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Quand la Corée du Sud se met à l’heure du bac

Trafic aérien suspendu, ouvertures de la Bourse et des banques retardées, groupes de supporteurs devant les établissements: en Corée du Sud, l’équivalent du baccalauréat est une cause nationale et rien n’est laissé au hasard.L’image des lycéens concentrés et nerveux et des parents émus et stressés devant les centres d’examen est universellement partagée. Mais en Corée …

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La superstar de YouTube MrBeast ouvre un parc d’attraction éphémère en Arabie saoudite

MrBeast, le youtubeur le plus suivi de la planète avec plus de 450 millions d’abonnés, a inauguré jeudi en Arabie saoudite un parc d’attractions éphémère inspiré de ses vidéos à succès, nouveau signe de l’appétit du royaume pour le divertissement.L’influenceur a fait son entrée sur scène au milieu de flammes, de lasers, de confettis et …

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Chili: à Nuevo Amanecer, les sans-papiers craignent d’être expulsés après la présidentielle

“Ma vie est ici”, affirme la Vénézuélienne Suhey Garcia, arrivée au Chili il y a cinq ans avec son mari et leurs trois enfants. A l’approche de la présidentielle de dimanche, elle craint d’être expulsée, comme l’ont promis plusieurs candidats en cas de victoire.En bordure d’une ancienne décharge du nord de Santiago, quelque 2.000 familles …

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Budget: le gouvernement subit un revers sur la taxation des retraités à la reprise des débats

Le gouvernement a subi un revers jeudi matin à la reprise des débats dans l’hémicycle sur le projet de loi de finances : les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget de l’Etat pour 2026 prévoit de remplacer l’abattement de 10% dont les retraités bénéficient sur leur pension, par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1.6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers lors de son examen en première lecture à l’Assemblée. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Jean Philippe Tanguy (RN) a fustigé une proposition participant à faire des retraités “les nouveaux bouc émissaires d’un système en échec”.A l’inverse, le député macroniste Guillaume Kasbarian a salué une proposition “courageuse” et fustigé ceux qui “refusent” de supprimer “l’un des nombreux avantages fiscaux des retraités” par “crainte électorale”.Ce vote intervient à la reprise de l’examen du budget de l’Etat dans l’hémicycle après 9 jours de pause. C’est le budget de la Sécu qui avait pris place au Palais Bourbon, avec le vote emblématique mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023, l’une des conditions de la non-censure des socialistes du gouvernement de Sébastien Lecornu.L’examen du texte n’a pu aller à son terme mercredi soir, mais Amélie de Montchalin a redit jeudi que “l’ensemble des amendements votés ont été transmis au Sénat”.Pour le budget de l’État, la tâche s’annonce tout aussi ardue: plus de 2.100 amendements restant à examiner sur la seule première partie, consacrée aux recettes. Un vote aurait dû avoir lieu sur ce volet le 17 novembre, mais gouvernement et Assemblée ont acté qu’il n’y en aurait pas. Un vote sur la partie “recettes” n’est pas non plus assuré. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.- “Faire traîner les débats” -Le député LFI Aurélien Le Coq a accusé dans l’hémicycle le gouvernement de “vouloir faire trainer les débats”, et empêcher un vote, comme sur le budget de la Sécu. Cela “dépend de vous, il n’y a pas lieu de polémiquer”, lui a rétorqué la ministre. Comme sur le budget de la Sécu, certains groupes n’ont pas forcément envie d’aller jusqu’au bout et pourraient jouer la montre.”Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, dit un cadre Renaissance, ajoutant que vu le nombre d’amendements restants, il n’y a pas besoin de faire obstruction, mais de “prendre le temps du débat”.Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Avant la pause sur le budget de l’Etat, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

13-Novembre: recueillement à Paris et Saint-Denis, dix ans après les attentats

Des commémorations sobres et silencieuses devant le Bataclan et les terrasses parisiennes endeuillées, après une cérémonie devant le stade de France: politiques, victimes et proches des disparus se sont recueillis jeudi devant les lieux des attentats du 13-Novembre, dix ans après une nuit d’horreur.Les noms des 92 victimes du Bataclan – dont deux se sont suicidées depuis le massacre – ont résonné boulevard Voltaire, où une foule d’officiels, de familles et de rescapés s’est rassemblée sur le lieu le plus meurtri des attaques jihadistes.Des membres de la BRI, le visage masqué, sont présents en nombre, dix ans après avoir donné l’assaut contre les terroristes retranchés dans la salle de concert. A eux comme aux autres primo-intervenants, le chef de l’Etat adresse la “reconnaissance” de la Nation. “Vous pouvez être fiers”. Devant les portes du Bataclan, une multitude de bouquets de fleurs ont été déposés au pied d’une plaque où sont gravés les noms des victimes. Chacun attend son tour pour s’en approcher: certains se croisent, se reconnaissent, s’embrassent, se prennent longuement dans les bras ou échangent un petit mot de réconfort, avant de déposer à leur tour une fleur, une bougie, un signe de mémoire.- “La vie continue” -“Aujourd’hui, je peux me souvenir, je peux pleurer, je peux me laisser aller, et puis demain, la vie continue”, confie Sophie Bouchard-Stech à l’AFP, juste avant le début de la cérémonie. L’Allemande fait le voyage chaque année pour rendre hommage à son mari, tombé sous les balles des jihadistes au Bataclan. Devant chacun des lieux frappés par les commandos téléguidés par le groupe Etat islamique (EI) cette funeste soirée du 13 novembre 2015, Arthur Dénouveaux et Philippe Duperron, présidents d’associations de victimes, ont déposé des gerbes de fleurs, avant qu’Emmanuel Macron et Anne Hidalgo ne fassent de même, avant d’observer à chaque fois une minute de silence.”10 ans. La douleur demeure. En fraternité, pour les vies fauchées, les blessés, les familles et les proches, la France se souvient”, a posté sur X le président de la République. Près des terrasses parisiennes, dans les Xe et XIe arrondissements, où 39 vies ont été fauchées au total, dont 21 devant la seule Belle Equipe, le silence règne, les yeux des personnes présentes sont embués de larmes.  Aux alentours, les panneaux publicitaires affichent tous la devise en latin de Paris, “Fluctuat Nec Mergitur” (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas). – “Absence immense” -Les commémorations ont débuté le matin par une cérémonie au stade de France, avec la famille de Manuel Dias, première victime du 13-Novembre, tuée quand trois kamikazes se sont fait exploser devant les portes du stade où se jouait un match amical France-Allemagne.  “Nous n’oublierons jamais; on nous dit de tourner la page dix ans après, mais l’absence est immense”, a dit dans un discours poignant sa fille, Sophie Dias, très émue. Le vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappée par les attaques jihadistes les plus meurtrières de son histoire et qui ont profondément marqué le pays. L’hommage national aux 132 morts et à leurs familles, aux blessés et rescapés, aux forces de secours, doit se conclure par l’inauguration à 18H00 d’un jardin mémoriel au coeur de la capitale. Ce jardin est fait de grandes stèles et de blocs de granit, évoquant la géographie des différents lieux visés. Des autocars doivent y emmener les familles et les victimes.La cérémonie orchestrée par Thierry Reboul, déjà à la manœuvre pour l’ouverture des JO-2024, sera retransmise en direct à la télévision et projetée sur grand écran, place de la République à Paris, où un mémorial s’était improvisé il y a dix ans, des Parisiens traumatisés venant y déposer fleurs, bougies et mots. – “Tous ensemble” -“L’objectif cette année, c’est de se dire +soyons tous ensemble+ (…), célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n’ont pas gagné ce soir-là”, a insisté sur RMC Arthur Dénouveaux.”Nous avons été debout pendant 10 ans, nous serons debout (jeudi). Cette cérémonie sera aussi un acte de résistance”, a salué Philippe Duperron, président de l’association “13onze15”. Les commémorations officielles se tiennent sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste “toujours élevée”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a rappelé sur BFMTV/RMC que “six attentats” avaient été déjoués depuis le début de l’année. Jeudi soir, Notre-Dame de Paris et les églises parisiennes feront sonner leurs cloches “entre 17H57 et 18H02”, a annoncé le diocèse. Des “messes, des veillées, ont lieu dans plusieurs paroisses”, a précisé l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.abo-juc-mby-pab-etr-fff-ch/asl/SWI

Au Kirghizstan, l’avenir incertain d’une rare forêt ancestrale de noyers

“La forêt était tellement dense avant. Mais elle s’est éclaircie”, se remémore Assel Alicheva. En Asie centrale, la plus ancienne forêt de noyers sauvages au monde est menacée, piétinée par les vaches et brûlée par le soleil.Enfant, Mme Alicheva avait “peur d’y aller”. “C’était impossible d’y marcher. Maintenant il y a moins d’arbres, la différence est grande”, dit la septuagénaire en cassant des noix à Arslanbob (ou Arslanbap), village du Kirghizstan.En cette fin d’automne, le silence de cette forêt qui s’étend sur les contreforts d’une montagne de 4.200 mètres d’altitude est troublé par le bruissement des feuilles mortes remuées par les bâtons des femmes et enfants. Tous recherchent des noix, présentes ici depuis environ un millénaire et ressource économique cruciale dans la région de Djalal-Abad (centre).”C’est notre gagne-pain. Il n’y a pas d’autres options, uniquement les noix”, résume Arno Narynbaïeva, 53 ans, qui en ramasse “depuis son enfance”.Mais le fruit à coque est pris entre deux étaux: d’un côté les activités humaines, avec le surpâturage du bétail et les coupes illégales, de l’autre le réchauffement climatique.Ces noyers sont dispersés dans une forêt relique de 600.000 hectares, apparue il y a entre 10 et 50 millions d’années, qui “revêt une importance capitale pour le monde entier” car elle conserve “un important patrimoine génétique”, avec des espèces ancestrales, explique l’expert forestier Zakir Sarymsakov.- Sécheresse et vaches -Mais les habitants des alentours interrogés par l’AFP soulignent l’enchaînement des mauvaises récoltes.”La chaleur est néfaste pour les noix: elles tombent, brûlent et noircissent”, résume la ramasseuse, Mme Narynbaïeva.Au bazar, la revendeuse Jazgoul Omourzakova assure ne “pas avoir vu ça avant”. “Dans les années 2000, on recevait d’importantes quantités, jusqu’à 15 tonnes par jour. Aujourd’hui, trois-quatre tonnes, ça diminue d’année en année”, dit la quadragénaire, qui espère “continuer à en exporter en Russie”.”Le climat se réchauffe, les noix perdent en qualité, elles rougissent. Nous devons expédier des cerneaux blancs (prisés en pâtisserie), mais il y en a de moins en moins”, explique-t-elle.Car comme le souligne le spécialiste Zakir Sarymsakov, “le noyer supporte mal la chaleur”.Ce qui est de mauvais augure car l’Asie centrale s’est réchauffée d’environ 1,5°C en trois décennies, deux fois plus que la moyenne mondiale, selon les scientifiques.”Ces 15-20 dernières années, nos forêts de noyers ont également subi les conséquences du changement climatique, avec des périodes de sécheresse plus fréquentes”, note M. Sarymsakov.Le stress hydrique menace aussi le million de plants de la pépinière d’Arslanbob pour reboiser la forêt.”Il n’a pas plu et il a fait très chaud, la terre s’est asséchée, l’herbe a fané”, constate le jardinier Temir Emirov. “Les plants n’ont pas reçu d’eau depuis un mois et utilisent leur propre humidité pour survivre”.- “Concilier économie et nature” -Au quotidien, la forêt d’Arslanbob lutte contre d’autres ennemis redoutables.”Le bétail est un problème”, estime le garde-forestier Ibraguim Tourgounbekov, responsable de la pépinière, qui se bat aussi contre les “coupes illégales de bois”.Avec l’augmentation des cheptels privés après la chute de l’URSS, les vaches errent dans la forêt, mangent les jeunes pousses et piétinent le sol, empêchant la régénération naturelle et accélérant la désertification.Et les arbres ont longtemps été utilisés comme bois de chauffe, préféré au charbon, plus cher.Avec ses équipes, le garde-forestier Tourgounbekov multiplie les actions de prévention, dresse des contraventions et tente de convaincre les éleveurs de réduire leur cheptel.Pour préserver la forêt, des spécialistes proposent de taxer le surplus de bétail, le gouvernement veut restreindre le pâturage près des habitations et même les imams appellent les fidèles à protéger les noyers.Selon M. Tourgounbekov, “il est nécessaire de diversifier les options économiques des habitants et d’apprendre à concilier économie et nature”, notamment en misant sur le tourisme durable ou en donnant une valeur ajoutée aux noix.”Si nous transformons les noix en parfums ou en huiles et les expédions en Europe, la valeur de la noix augmentera. En vendant plus cher, les locaux seront motivés et prendront davantage soin de la forêt”, propose M. Tourgounbekov.Des conseils que tente d’appliquer la nouvelle génération.Dans son atelier, le lycéen Abdoulaziz Khalmouradov fabrique après les cours de l’huile de noix avec des pressoirs artisanaux.”J’ai de grands projets: je veux augmenter le nombre de machines et produire plusieurs types d’huiles”, dit l’adolescent de 16 ans, qui voudrait viser la clientèle étrangère.”Le tourisme à Arslanbob est peu développé. Si le nombre de touristes augmente, les volumes augmenteront”, estime, confiant, l’apprenti entrepreneur. “Dès que nous aurons obtenu les certificats, nous pourrons exporter”.

Fin de la plus longue paralysie budgétaire des Etats-Unis

Donald Trump a promulgué mercredi la loi mettant fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis, dont il a profité pour éreinter l’opposition démocrate et vanter une nouvelle fois sa politique économique.”Nous ne céderons jamais au chantage”, a lancé le président américain en signant le texte adopté peu avant par le Congrès américain, après 43 jours qui ont bouleversé des pans entiers de l’économie américaine.Plusieurs agences fédérales ont demandé à leurs salariés de se présenter au travail dès jeudi, selon des médias américains. Les fonctionnaires des ministères de la Santé et des Services sociaux, de l’Intérieur, du Logement, du Développement urbain et de la Justice ont été invités à reprendre le travail.- Le blocage sur l'”Obamacare” -Cherchant à sortir victorieux de ce bras de fer avec l’opposition, Donald Trump a attaqué les “extrémistes de l’autre parti”, les accusant d’avoir mis le gouvernement à l’arrêt pour “des raisons purement politiciennes”.Selon lui, “le pays ne s’est jamais mieux porté”, alors même que les sondages font état d’un mécontentement croissant des Américains sur la santé de l’économie nationale.Après le Sénat lundi, la Chambre des représentants a approuvé la proposition de loi budgétaire avec 222 voix pour et 209 contre. Seuls six élus démocrates ont rejoint la majorité présidentielle, mais deux républicains ont voté contre.”Le combat n’est pas fini”, a affirmé sur la chaîne CBS Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre, promettant que les démocrates allaient maintenir la pression sur l’administration Trump pour prolonger des subventions en faveur de l'”Obamacare”, la couverture santé des plus précaires.Le ténor démocrate a de nouveau appelé les républicains à tenir leur promesse d’organiser rapidement un vote sur ce programme. “Il n’est pas trop tard” pour prolonger ces subventions, a-t-il ajouté.Car le texte voté par le Congrès laisse dans le flou cette question cruciale, au delà du 31 décembre prochain. Et Donald Trump n’a fait aucun mystère de ses intentions, qualifiant ce dispositif de “désastre” et de “cauchemar” qu’il convient de supprimer. Il estime qu’au lieu de subventionner un système collectif, il faudrait redistribuer les financements “directement” aux Américains, afin que ces derniers choisissent individuellement leurs assurances-santé.Des questions au coeur du différend qui a conduit au “shutdown”. Sans leur prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.- Rares concessions -Après plus de 40 jours d’impasse budgétaire, une poignée de sénateurs démocrates avaient fini par rendre les armes lundi en approuvant avec leurs collègues républicains une nouvelle proposition de loi, qui étend le budget précédent jusqu’au 30 janvier.Parmi les seules concessions à l’opposition, le texte prévoit la réintégration des fonctionnaires licenciés depuis le début du “shutdown”.Il comprend également des fonds pour le programme d’aide alimentaire SNAP jusqu’en septembre, évitant ainsi que cette aide, dont bénéficient plus de 42 millions d’Américains, soit gelée en cas de nouvelle paralysie budgétaire fin janvier, comme ce fut le cas lors de ce blocage.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires n’étaient pas payés. Le versement de certaines aides a été fortement perturbé, et des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours en raison de pénuries de contrôleurs aériens, dont certains avaient choisi de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire.La reprise des vols devaient se faire progressivement dans les heures et jours qui viennent, à l’image d’une économie toute entière qui devra être relancée. A 09H00 GMT jeudi, près d’un millier de vols avaient été annulés aux Etats-Unis et plus de 400 avaient enregistré des retards, selon le site FlightAware.Le “shutdown” aura aussi des conséquences politiques encore difficiles à évaluer. De nombreux démocrates se sont demandé pourquoi quelques sénateurs avaient cédé quelques jours seulement, après de larges victoires de leur parti dans d’importantes élections à travers le pays, notamment à la mairie de New York, qui validaient selon eux leur stratégie au Congrès.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est notamment lamenté sur une “capitulation” dans un message sur X.

Produits chinois à bas prix: les petits colis venus de l’étranger bientôt taxés dans l’UE

Une étape majeure contre le déferlement en Europe de produits chinois à bas prix: les ministres des Finances ont approuvé jeudi la suppression de l’exonération de droits de douane sur les petits colis importés dans l’Union européenne, qui pourrait entrer en vigueur dès le premier trimestre 2026.Cette exonération concerne les colis d’une valeur inférieure à 150 euros. Sa suppression avait été proposée en février par la Commission européenne et elle devait initialement entrer en vigueur à la mi-2028, en s’alignant sur la réforme de l’union douanière, un vaste projet d’harmonisation et de partage de données entre Etats membres.Mais les Etats, en particulier la France, et la Commission veulent aller beaucoup plus vite et mettre en application cette mesure le plus vite possible, dès le premier trimestre 2026. Pour ce faire, il faudra établir un système transitoire qui devrait être adopté lors de la prochaine réunion des ministres, le 12 décembre.Cette mesure, prise dans un contexte de tensions commerciales mondiales, vise à lutter contre l’afflux de produits chinois commandés sur des plateformes comme Temu ou Shein ne respectant pas les normes européennes, au grand dam des producteurs et commerçants européens qui dénoncent une concurrence déloyale.- 145 colis par seconde -En outre, la masse de paquets à contrôler est telle que les services douaniers se retrouvent souvent débordés et dans l’incapacité de vérifier la conformité des produits.Les statistiques concernant ces produits sont vertigineuses: quelque 4,6 milliards d’envois d’une valeur inférieure à 150 euros sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. Sur ce total, 91% provenaient de Chine.La France, actuellement en plein bras de fer avec la plateforme Shein qu’elle veut suspendre en raison de la vente de produits illégaux – des poupées sexuelles d’apparence enfantine et des armes de catégorie A – s’est réjouie de cette décision qu’elle défendait ardemment.”La France a pris l’initiative de réagir au phénomène des petits colis. Cela a payé aujourd’hui”, s’est réjoui le ministre français de l’Economie Roland Lescure, dans une déclaration à l’AFP.”C’est une étape clef pour la protection des consommateurs européens et du marché intérieur en luttant plus efficacement contre les produits dangereux et non conformes à nos règlementations européennes. Nous avons franchi un grand pas pour la souveraineté économique de l’Union européenne”, a-t-il ajouté.La taxation des petits colis devrait en outre s’accompagner de l’instauration de frais de traitement sur ces mêmes envois à leur entrée dans l’UE. Leur montant n’a pas été encore fixé, mais Bruxelles a proposé en mai deux euros par paquet.L’UE espère pouvoir appliquer ces frais de traitement, qui aideront à financer les contrôles, à partir de la fin 2026.

Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques

Les émissions de dioxyde de carbone issues des énergies fossiles devraient atteindre un nouveau record en 2025, selon une étude scientifique de référence qui confirme jeudi qu’il sera quasiment “impossible” de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C.Selon le Global Carbon Project, mené par 130 scientifiques internationaux et publié comme chaque année alors que les nations sont réunies pour la conférence de l’ONU sur le climat (COP30), les émissions de CO2 issues du charbon, du pétrole et du gaz fossile seront supérieures en 2025 de 1,1% à celles de l’année précédente, pour atteindre 38,1 milliards de tonnes (GtCO2).”C’est plus que la moyenne de progression annuelle de ces dix dernières années, qui était de 0,8%”, note l’étude, indiquant que ces émissions sont maintenant 10% plus élevées qu’elles ne l’étaient en 2015, année de l’accord de Paris, qui ambitionnait de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la période préindustrielle. Même si les émissions ont baissé dans plusieurs pays, notamment sous l’effet du développement des énergies renouvelables, de l’électrification des véhicules ou de la baisse de la déforestation, “collectivement, le monde n’est pas à la hauteur”, a souligné auprès de l’AFP Glen Peters du Centre pour la recherche internationale sur le climat. “Chacun doit faire sa part, et tous doivent faire davantage”.- Budget carbone quasi-épuisé -L’étude, attendue comme aux COP précédentes pour une première estimation du dérapage climatique mondial pour l’année en cours, estime combien l’atmosphère peut encore recevoir de CO2 pour que son réchauffement soit limité à 1,5°C. Cette quantité est estimée à 170 milliards de tonnes (GtCO2).”Cela équivaut à quatre années d’émissions au rythme actuel”, conclut Pierre Friedlingstein, de l’université d’Exeter, qui a dirigé l’étude. “C’est donc, en pratique, impossible”.Ce constat d’échec s’est imposé tout au long de l’année 2025, reconnu désormais par l’ONU, des climatologues, le président du Giec et les participants de cette COP. L’objectif est désormais de faire en sorte que le dépassement soit temporaire, mais cela pourrait se compter en décennies.”Nous avons besoin d’objectifs ambitieux, car chaque dixième de degré est crucial” a rappelé jeudi à Belem Stephen Stich de l’université d’Exeter, l’un des auteurs de l’étude. Pour rester sous 1,7 à 2°C, l’humanité a encore 12 à 25 ans pour agir, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, “et je pense qu’avec les progrès technologiques et le développement des énergies renouvelables, ces objectifs sont réalisables”.Sur la trajectoire actuelle, le monde se réchaufferait de 2,3 à 2,5°C d’ici la fin du siècle si les pays tiennent leurs engagements, a estimé l’ONU juste avant le rendez-vous de Belem.L’ordre de grandeur est similaire (2,6°C d’ici 2100) dans les calculs publiés jeudi aussi par le Climate Action Tracker.Les dernières annonces des pays “ne changent rien”, conclut ce groupe.- Nouveau record pour le charbon -En 2025, les émissions liées spécifiquement à la combustion de charbon atteindront un nouveau record, progressant de 0,8% au niveau mondial, portées notamment par les hausses enregistrées aux Etats-Unis et en Inde.Les rejets liés au pétrole et au gaz progressent également, de respectivement 1 et 1,3%. Sur le gaz, les émissions “semblent revenir à la tendance de croissance persistante qui prévalait avant l’invasion russe de l’Ukraine”, signale l’étude.”L’an dernier, nous étions assez confiants quant à la possibilité d’atteindre ce pic” sur les fossiles, mais “de nouvelles estimations montrent qu’ils ne sera pas atteint avant 2030 environ. C’est inquiétant, et pour moi, c’est vraiment incompréhensible, car les énergies renouvelables sont très bon marché et devraient être la nouvelle norme. Et pourtant, les combustibles fossiles continuent”, a commenté à Belem, Niklas Höhne du NewClimate Institute.Par régions, les États-Unis et l’Union européenne ont inversé la tendance à la baisse observée ces dernières années, enregistrant une hausse de leurs émissions, de respectivement 1,9% et 0,4%, en partie liée à des hivers plus frais qui ont stimulé la demande de chauffage.Les émissions de la Chine, pays le plus pollueur, semblent se stabiliser (+0,4%), mais selon M. Peters, l’incertitude quant aux politiques menées par le pays rend prématurée l’affirmation selon laquelle un pic aurait été atteint.