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Désastre écologique au Brésil: jugement clé à Londres pour BHP, des milliards en jeu

Le géant minier australien BHP peut-il être tenu pour responsable de la rupture dévastatrice d’un barrage minier au Brésil en 2015? Une décennie après, la justice britannique rend vendredi une décision très attendue, qui pourrait ouvrir la voie à des dizaines de milliards de livres de compensations.Le procès titanesque qui s’est tenu entre octobre 2024 et mars 2025 a vu se succéder experts et victimes devant la Haute Cour de Londres.Si la responsabilité de BHP est reconnue lors du jugement écrit rendu à 9H30 GMT, les dommages et intérêts devront attendre un deuxième procès, prévu à partir d’octobre 2026.BHP avait deux sièges à l’époque des faits, dont un à Londres, ce qui explique cet énorme procès civil dans la capitale britannique.Le 5 novembre 2015, la rupture du barrage de Fundao, près de la ville de Mariana, dans l’Etat du Minas Gerais (sud-est), avait entraîné une gigantesque coulée de boue de déchets toxiques qui s’était répandue sur 650 kilomètres le long d’un fleuve, le Rio Doce, jusqu’à l’océan Atlantique.- 620.000 plaignants -Le barrage était exploité par Samarco, dont BHP et la compagnie brésilienne Vale étaient copropriétaires. Pour les avocats des victimes, BHP était au courant pratiquement dès le début du risque sérieux que représentait cette installation.La catastrophe a provoqué 19 morts, privé plus de 600 personnes de leur foyer, tué des milliers d’animaux et dévasté des zones de forêt tropicale protégée.BHP, qui affirme que l’eau du fleuve a retrouvé sa qualité depuis les faits, a reconnu une “tragédie” mais estime avoir démontré, lors du procès à Londres, qu’elle avait su “privilégier la sécurité et agir de manière responsable”.Elle considère en outre que la solution passe par un accord de réparation et de compensation à 170 milliards de reais (28 milliards d’euros) signé l’an dernier au Brésil.Mais la majorité des 620.000 plaignants recensés lors du procès de Londres (dont 31 municipalités brésiliennes, des entreprises et plusieurs peuples autochtones) estiment ne pas être couverts par cet accord et espèrent obtenir davantage auprès de la justice britannique.- Petite fille -Le cabinet Pogust Goodhead, qui représente les demandeurs, avait il y a deux ans évalué les sommes en jeu devant la justice britannique à quelque 36 milliards de livres (41 milliards d’euros), mais cela dépendra du nombre de plaignants acceptés.Vale et BHP ont par ailleurs été relaxés il y a un an sur le plan pénal par un tribunal brésilien, pour absence de preuves sur leur responsabilité dans la rupture du barrage, une décision contre laquelle les victimes s’étaient insurgées.”Au Brésil, justice n’a pas été rendue”, avait asséné en mars dernier auprès de l’AFP Pamela Fernandes, la mère d’Emanuele Vitoria, une petite fille de cinq ans qui a perdu la vie.Sans attendre cette première décision sur la responsabilité de BHP, la Haute Cour de Londres a déjà commencé à organiser la deuxième phase de cette procédure, pour déterminer les éventuels dommages et intérêts.Une autre procédure civile est par ailleurs en cours depuis 2024 devant la justice des Pays-Bas.

La capitale ukrainienne ciblée par une vaste attaque russe

La capitale ukrainienne Kiev a subi une vaste attaque russe vendredi matin qui a endommagé une trentaine d’immeubles, ont annoncé les autorités locales, tandis que Moscou a indiqué avoir détruit plus de 200 drones ukrainiens sur son territoire.”Les Russes frappent des immeubles résidentiels. Il y a de nombreux grands immeubles endommagés à travers Kiev, presque dans chaque district”, a déclaré le chef de l’administration militaire de la ville, Timour Tkatchenko.La police de Kiev a fait état du “décès d’une femme âgée dans le district de Desniansky et de 24 blessés parmi lesquels une femme enceinte et un garçon de 10 ans”, sur Telegram. La police précise qu’une trentaine d’immeubles résidentiels ont été endommagés dans les frappes nocturnes de missiles et drone.Des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes explosions dans le centre-ville pendant la nuit, et observé que les systèmes de défense aérienne ont été activés contre des frappes de drones et des missiles.Tôt vendredi, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, avait demandé aux habitants de rejoindre des abris avertissant d'”une attaque massive de l’ennemi sur la capitale”.Des incendies se sont déclenchés dans plusieurs quartiers après les frappes et les secours ont été mobilisés, a-t-il ajouté.”Des sections des réseaux de chauffage ont été endommagées. Dans le district de Desniansky, en raison d’une situation d’urgence sur la conduite principale de chauffage, certains bâtiments sont temporairement privés de chauffage”, a-t-il précisé. Des coupures d’eau et d’électricité sont aussi à prévoir, a noté le maire.Huit des dix districts de la ville ont été touchés par les frappes, selon les secours, et la municipalité a averti que les transports en commun seraient affectés dans la capitale vendredi matin.- “Nuit difficile” -Oleksandr Markoushyn, maire d’Irpin, localité de la région de Kiev, a décrit une “nuit difficile” avec de “multiples (drones) shaheds et missiles volant au dessus de la commune”, sur son compte Facebook.Poursuivant son offensive entamée en 2022, la Russie, dont les forces sont mieux équipées et plus nombreuses, continue d’avancer dans l’est de l’Ukraine et notamment dans la région de Donetsk où se concentre l’essentiel des combats récemment.En parallèle, Moscou multiplie depuis des semaines les bombardements sur les infrastructures civiles et énergétiques et le réseau ferroviaire ukrainiens, sur fond de baisse des températures à l’approche de l’hiver.Côté russe, les autorités ont annoncé avoir détruit un grand nombre de drones ukrainiens, dont certains ont ciblé le port pétrolier de Novorossiisk sur la mer Noire, ainsi que les villes de Volgograd et Saratov.”Au cours de la nuit dernière, les systèmes de défense aérienne ont intercepté et détruit 216 drones ukrainiens”, dont 66 dans la région méridionale de Krasnodar et 59 au-dessus de la mer Noire, a indiqué le ministère sur Telegram.Une raffinerie de pétrole de Novorossiisk a été touchée par un incendie qui a été ensuite éteint et plusieurs immeubles résidentiels ont été endommagés par des fragments de drones, ainsi qu’un bateau civil, faisant quatre blessés au total, selon les autorités.Des attaques de drones ukrainiennes provoquent régulièrement des dégâts dans les secteurs pétrolier et gazier et sur des conduites destinées au transport des hydrocarbures, conduisant à une hausse des prix du carburant.Les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont au point mort après le report d’un sommet à Budapest qui avait été évoqué entre les président Donald Trump et Vladimir Poutine.

L’entreprise spatiale de Bezos parvient à récupérer le propulseur de sa grande fusée, une prouesse

Blue Origin, l’entreprise du fondateur d’Amazon Jeff Bezos, a réussi jeudi à récupérer le propulseur de sa puissante fusée New Glenn après son lancement, une avancée majeure pour la société américaine qui ambitionne de rivaliser avec SpaceX d’Elon Musk.”C’est un jour historique pour Blue Origin”, s’est émue sa vice-présidente Ariane Cornell lors d’une retransmission vidéo.Après …

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L’entreprise spatiale de Bezos parvient à récupérer le propulseur de sa grande fusée, une prouesse

Blue Origin, l’entreprise du fondateur d’Amazon Jeff Bezos, a réussi jeudi à récupérer le propulseur de sa puissante fusée New Glenn après son lancement, une avancée majeure pour la société américaine qui ambitionne de rivaliser avec SpaceX d’Elon Musk.”C’est un jour historique pour Blue Origin”, s’est émue sa vice-présidente Ariane Cornell lors d’une retransmission vidéo.Après le décollage de la fusée depuis Cap Canaveral en Floride, et la séparation en altitude des deux étages – le supérieur ayant poursuivi sa course et réussi à lancer une mission scientifique Escapade de la Nasa, le propulseur est parvenu à se poser sur une barge disposée par l’entreprise dans l’Atlantique.Un tel atterrissage, extrêmement complexe pour un engin de cette taille, s’est déroulé sous les vivats des employés. C’était la deuxième fois que l’entreprise tentait une telle manœuvre, jusqu’à présent uniquement maîtrisée par sa rivale SpaceX, qui recycle depuis des années les propulseurs de ses fusées Falcon grâce à ces atterrissages. “Bon sang, c’était formidable!”, s’est empressé de saluer sur X Jared Isaacman, un milliardaire proche de Elon Musk que Donald Trump souhaite voir prendre la tête de la Nasa, tandis que les félicitations pleuvaient, notamment du côté de SpaceX.”Félicitations à Jeff Bezos et à l’équipe de Blue Origin”, a ainsi réagi Elon Musk sur la même plateforme.”Jamais auparavant dans l’histoire un propulseur aussi puissant n’avait réussi son atterrissage dès le deuxième essai”, a ensuite vanté Dave Limp, directeur général de Blue Origin dans un communiqué. – Objectif Lune -Avec cette réussite, Jeff Bezos, qui veut rattraper son retard sur Elon Musk, devrait parvenir à accélérer la cadence de ses lancements et en réduire les coûts.Les deux multimilliardaires ont chacun fondé au début des années 2000 leur entreprise spatiale, mais Blue Origin a progressé plus lentement que SpaceX, qui domine aujourd’hui le secteur, en raison notamment d’une approche technique plus prudente.Si la société de Jeff Bezos emmenait déjà depuis plusieurs années des touristes pour quelques minutes dans l’espace avec sa fusée New Shepard, elle n’avait mené aucun vol orbital jusqu’au lancement inaugural de New Glenn en janvier.Ce deuxième vol jeudi intervenait par ailleurs dans un contexte de compétition accrue autour du programme lunaire Artémis.La Nasa, qui prévoit de renvoyer des Américains sur la Lune, a évoqué en octobre la possibilité de se passer de SpaceX en raison de retards. Un avantage potentiel pour Jeff Bezos, qui développe également un alunisseur pour l’agence spatiale.- “Crédibilité” – Ce lancement réussi avec brio “va considérablement renforcer la confiance en Blue Origin et donner à l’entreprise la crédibilité et l’assurance nécessaires pour aller de l’avant dans le cadre du programme Artemis, aller sur la Lune et sur Mars, et mener à bien d’autres projets en orbite basse”, estime auprès de l’AFP George Nield, président d’une entreprise promouvant les activités spatiales privées.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l’administration américaine exerce une pression considérable sur la Nasa pour accélérer son programme lunaire, qui a souffert de nombreuses complications et retards ces dernières années.Sean Duffy, administrateur par intérim de la Nasa, est même allé jusqu’à évoquer récemment une “deuxième course à l’espace” opposant Washington et Pékin, qui ambitionne également de fouler le sol lunaire d’ici 2030, après celle à laquelle se sont livrés les Etats-Unis et l’Union soviétique pendant la Guerre froide.Via le programme Artémis, les Américains cherchent à établir une présence humaine durable sur la Lune et à préparer le terrain à de futures missions vers Mars. Les sondes lancées jeudi pour le compte de la Nasa devraient permettre d’approfondir les connaissances sur la planète rouge.Nommées Blue et Gold, ces dernières vont se positionner dans une orbite “de stationnement sécurisée” afin de rester près de la Terre et d’attendre le moment idéal pour partir vers Mars, qu’elles devraient rejoindre en 2027, a expliqué jeudi Joseph Westlake, un responsable de la Nasa.

La capitale ukrainienne ciblée par une vaste attaque, une dizaine de blessés

La capitale ukrainienne Kiev a subi une vaste attaque de missiles et drones russes tôt vendredi, qui a touché de nombreux districts et fait une dizaine de blessés, selon les autorités locales, de fortes explosions ayant été entendues par des journalistes de l’AFP.”Les Russes frappent des immeubles résidentiels. Il y a de nombreux immeubles élevés endommagés à travers Kiev, presque dans chaque district”, a déclaré le chef de l’administration militaire de la ville, Timour Tkatchenko.Le responsable a fait état “d’au moins 12 blessés”, dont une femme enceinte.Des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes explosions dans le centre-ville, et observé que les systèmes de défense aérienne ont été activés contre des frappes de drones et des missiles.Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, qui avait demandé aux habitants de rejoindre des abris, a indiqué que “les forces de défense aérienne opèrent à Kiev”, signalant “une attaque massive de l’ennemi sur la capitale”.Des incendies se sont déclenchés dans plusieurs quartiers après les frappes et les secours ont été mobilisés, a-t-il ajouté.”Des sections des réseaux de chauffage ont été endommagées. Dans le district de Desniansky, en raison d’une situation d’urgence sur la conduite principale de chauffage, certains bâtiments sont temporairement privés de chauffage”, a-t-il précisé.Oleksandr Markoushyn, maire d’Irpin, localité de la région de Kiev, a décrit une “nuit difficile” avec de “multiples (drones) shaheds et missiles volant au dessus de la commune”, sur Facebook.Poursuivant son offensive entamée en 2022, la Russie, dont les forces sont mieux équipées et plus nombreuses, continue d’avancer dans l’est de l’Ukraine et notamment dans la région de Donetsk où se concentre l’essentiel des combats récemment.En parallèle, Moscou multiplie depuis des semaines les bombardements sur les infrastructures civiles et énergétiques et le réseau ferroviaire ukrainiens, sur fond de baisse des températures à l’approche de l’hiver.Côté russe, les autorités ont rapporté tôt vendredi une attaque ukrainienne contre le port pétrolier de Novorossiisk sur la mer Noire.Une raffinerie de pétrole a été touchée par un incendie qui a été ensuite éteint et plusieurs immeubles résidentiels ont été endommagés par des fragments de drones, causant un blessé, selon les autorités. “A la suite d’une attaque massive sur Novorossiisk, des débris de drones ont endommagé l’un des navires civils dans le port”, blessant trois membres d’équipage, a ajouté le QG opérationnel de la région de Krasnodar.Des attaques de drones ukrainiennes provoquent régulièrement des dégâts dans les secteurs pétrolier et gazier et sur des conduites destinées au transport des hydrocarbures, conduisant à une hausse des prix du carburant.

Budget: l’Assemblée ne siègera pas ce week-end, une décision “inacceptable” pour la gauche

L’Assemblée nationale, qui vient tout juste de reprendre l’examen sur le projet de loi de finances, ne siègera finalement pas ce week-end comme prévu, a annoncé le gouvernement jeudi soir, raccourcissant ainsi les débats sur un texte pourtant discuté dans des délais serrés.La gauche s’est immédiatement offusquée de cette décision, certains députés accusant l’exécutif de chercher à empêcher la tenue d’un vote. Sur la partie du budget de l’Etat consacrée aux recettes, un vote était initialement prévu lundi. Mais “au rythme auquel nous avançons il est évident que lundi nous ne terminerons pas les 1.900 amendements” restants sur ce premier volet, a déclaré peu avant minuit jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Après plusieurs semaines de discussions budgétaires, “nous devons également tenir compte de la fatigue qui existe chez les députés, chez les collaborateurs, chez les administrateurs” de l’Assemblée, a-t-il ajouté dans l’hémicycle, en précisant avoir été “saisi” par plusieurs groupes sur la question. Les débats ne se poursuivrons donc pas “samedi et dimanche”, a-t-il annoncé, mais reprendront lundi dès 9H00, au lieu du milieu de journée. Une décision immédiatement qualifiée d'”inacceptable” par la cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui a accusé l’exécutif “d’organiser (…) le fait que cette assemblée ne puisse pas se prononcer sur le budget”.”Ne prenez pas prétexte sur la fatigue des uns et des autres” pour “nous empêcher de pouvoir voter sur le budget de l’État”, a abondé le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels. S’il semble clair que les députés n’auront pas le temps d’aller au bout, un vote sur la seule partie recettes n’est pas non plus assuré.Les socialistes procéderont “à des retraits massifs d’amendements” afin que l’Assemblée puisse “voter”, a déclaré le député Philippe Brun, en disant regretter la décision du gouvernement. LFI a dit avoir déjà renoncé à 15% de ses amendements et être prête à en retirer davantage.- “Mauvaises conditions” -Plus tôt dans la soirée, des députés du Rassemblement national, des Républicains, de Renaissance et du groupe indépendant Liot avaient demandé une pause ce week-end. “On commence à mon avis à travailler dans de mauvaises conditions”, a lancé le député RN Jean-Philippe Tanguy. L’examen du budget de l’Etat, commencé il y a trois semaines, s’était interrompu durant 9 jours consacrés au budget de la Sécu, avec le vote mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023.Mais l’examen du texte n’a pas pu aller à son terme. Et même si l’ensemble des amendements adoptés ont été transmis au Sénat sur les articles ayant pu être examinés, certains groupes et le gouvernement sont accusés de s’arranger de la situation. “Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, reconnaît un cadre Renaissance à propos du budget de l’Etat. Jeudi matin, le gouvernement a d’ailleurs subi un revers: les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget pour 2026 prévoit de remplacer cet abattement de 10% par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1,6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Auparavant, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

Cisjordanie: deux adolescents palestiniens abattus, l’armée israélienne dit avoir déjoué une attaque

L’Autorité palestinienne a annoncé jeudi que des soldats israéliens avaient tué dans le sud de la Cisjordanie deux adolescents de 15 ans, présentés par l’armée israélienne comme des “terroristes en passe de perpétrer une attaque”.Le ministère de la Santé palestinien a annoncé sans plus de détail “le martyre de Bilal Bahaa Ali Baaran (15 ans) …

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Le Panama affirme que les exercices américains ne menacent pas le Venezuela

Le président du Panama, José Raul Mulino, a affirmé jeudi que les manœuvres militaires menées par l’armée américaine dans ce pays d’Amérique centrale ne constituent pas un “acte hostile contre le Venezuela”. Des militaires américains ont mené cette année des exercices de survie et de tactiques de combat dans la jungle panaméenne du Darien, à la …

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Mondial-2026: les Bleus et Mbappé écrasent l’Ukraine et obtiennent leur visa pour l’Amérique

Les Bleus verront l’Amérique. Portée par sa superstar Kylian Mbappé, auteur d’un doublé et héros du match, l’équipe de France a réussi sa mission et a brillamment décroché son billet pour le Mondial-2026 en écrasant l’Ukraine (4-0), jeudi au Parc des Princes.Les joueurs de Didier Deschamps avaient besoin d’un succès pour assurer leur présence à la Coupe du monde, organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada et ils ont parfaitement rempli leur contrat à une journée du terme de la campagne qualificative. Au cours d’une soirée au caractère décisif, il fallait forcément que la délivrance vienne des pieds d’un joueur majeur. Comme un symbole et alors que les Français s’enlisaient dans une domination stérile et sans saveur, c’est le capitaine Mbappé qui s’est une nouvelle fois mué en sauveur en transformant après la pause un penalty sifflé pour une faute de Taras Mykhavko sur Michael Olise (55e). Sa panenka, puis son but inscrit de près (83e), qui ont expédié les siens à la Coupe du monde, resteront forcément dans les annales.  Le N.10 a ainsi été exact au rendez-vous, fortifiant encore peu plus son aura et se rapprochant, avec 55 buts en 94 sélections, du record d’Olivier Giroud (57).   Michael Olise, auteur de sa 4e réalisation en 13 apparitions sous le maillot bleu (76e), et Hugo Ekitike, qui a ouvert son compteur sur le plan international (88e), ont aussi participé à la fête. Le déplacement en Azerbaïdjan, dimanche, sera donc sans enjeu et permettra sans doute au sélectionneur de donner du temps de jeu aux remplaçants. Le technicien de 57 ans peut déjà commencer à se projeter vers sa 7e et dernière phase finale et savourer son sans-faute, lui qui n’aura manqué aucun tournoi depuis sa nomination en 2012. Avant de passer la main, probablement à l’icône Zinédine Zidane, grandissime favori pour lui succéder, Deschamps tentera de perpétuer sa légende en ramenant une troisième étoile pour le football tricolore. Il sera auparavant attentif au tirage au sort, prévu le 5 décembre à Washington, qui déterminera les adversaires de la France au 1er tour.            – La jeunesse triomphante -La quête du précieux sésame pour le prochain Mondial aura été finalement assez aisée dans une poule largement à la portée de Kylian Mbappé et de sa bande. Même confrontée à une litanie de blessures à chaque rassemblement, la France n’a pas réellement eu à forcer son talent pour s’extraire d’un groupe D sans véritable adversaire à sa taille (Ukraine, Islande, Azerbaïdjan). Avec un effectif sans cesse remodelé, surtout en attaque, elle a été par moments poussive et jamais vraiment flamboyante mais l’essentiel est sauf.  Le match face aux Ukrainiens a pour une fois dérogé à la règle. On attendait des Tricolores qu’ils emballent la rencontre, la venue de l’Ukraine ayant réveillé le souvenir du barrage retour du 19 novembre 2013 pour l’accession à la Coupe du monde 2014, un match fondateur pour le sélectionneur (3-0). Si avant le penalty de Mbappé, ses joueurs n’avaient été que très rarement à la hauteur de l’évènement, ne parvenant pas à faire vibrer le Parc des Princes, l’ouverture du score du capitaine a ouvert en grand les vannes de l’attaque et les éléments offensifs s’en sont donnés à coeur joie après la pause. En l’absence de trois joueurs de poids en attaque (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram), Deschamps avait confié l’animation du jeu à Rayan Cherki dans un 4-2-3-1 devenu depuis le début de l’année le schéma préférentiel des Bleus.L’apport de l’ex-Lyonnais, qui effectue des débuts très prometteurs à Manchester City et fêtait seulement sa 3e sélection à 22 ans, a été globalement assez pauvre, loin de son entrée fracassante parmi les internationaux en demi-finales de la Ligue des nations contre l’Espagne en juin dernier (défaite 5-4 avec un but et une passe décisive). Mais qu’importe pour Deschamps qui a pu compter sur un Bradley Barcola en jambes, un Ekitike très mordant après son entrée et un Olise toujours aussi précieux, une jeunesse parfaitement emmenée par un grand Mbappé. Autant d’atouts dans la besace du sélectionneur en vue de la Coupe du monde. Vivement 2026.

Cisjordanie: deux adolescents palestiniens abattus, l’armée israélienne dit avoir déjoué une attaque

L’Autorité palestinienne a annoncé jeudi que des soldats israéliens avaient tué dans le sud de la Cisjordanie deux adolescents de 15 ans, présentés par l’armée israélienne comme des “terroristes en passe de perpétrer une attaque”.Le ministère de la Santé palestinien a annoncé sans plus de détail “le martyre de Bilal Bahaa Ali Baaran (15 ans) et Mohammad Mahmoud Abou Ayache (15 ans) tués par des balles de l’occupation [Israël, NDLR], cet après-midi, jeudi, près de Beit Omar, au nord de Hébron”, grande ville du sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.L’armée israélienne avait indiqué plus tôt que des soldats en opération dans le secteur de Karmei Tzur, colonie juive voisine du village palestinien de Beit Omar, à quelques kilomètres au nord de Hébron, avaient “éliminé deux terroristes en passe de perpétrer une attaque”. L’armée israélienne n’a pas fourni plus de détails sur cette affaire intervenant sur fond de recrudescence des violences en Cisjordanie, qui ont atteint en octobre un pic inédit en près de deux décennies selon l’ONU. Jeudi également, le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, a accusé des colons israéliens d’avoir incendié la mosquée Hajja Hamida à Dayr Istiya, dans le nord de la Cisjordanie. Un photographe de l’AFP sur place a vu des murs noircis, des corans brûlés et des graffitis sur un mur de la mosquée.”Cela viole, et de façon flagrante, le caractère sacré des lieux de culte et reflète le racisme profond des colons qui agissent en se plaçant sous la protection du gouvernement de l’occupation”, a déclaré dans un communiqué le ministère.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a déclaré que des forces de sécurité avaient été dépêchées sur les lieux après avoir reçu “des informations et des images […] concernant des suspects ayant incendié une mosquée et tagué des graffitis”.Les soldats n’ont identifié aucun suspect sur place, a ajouté l’armée, condamnant “toute forme de violence”.- “Schéma de violences extrémistes” -Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’attaque de la mosquée, jugeant “que de tels actes de violence et de profanation de lieux de culte sont inacceptables”, a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, dénonçant “un schéma de croissance de violences extrémistes qui attisent les tensions et doivent cesser immédiatement”.La veille, le lieutenant général Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée israélienne avait affirmé vouloir mettre fin aux attaques commises par des colons juifs en Cisjordanie, territoire palestinien où vivent désormais plus de 500.000 Israéliens – dans des colonies que l’ONU juge illégales au regard du droit international – au milieu de quelque trois millions de Palestiniens. “L’armée ne tolérera pas de comportements criminels de la part d’une petite minorité qui ternit l’image d’une population respectueuse des lois”, a déclaré le général Zamir, alors que nombre de témoignages accusent les soldats israéliens de rester passifs face à la violence de ces colons.Ces dernières semaines, les attaques attribuées à des colons, jeunes, et de plus en plus violents et organisés, se sont multipliées en Cisjordanie, visant des Palestiniens mais aussi des militants israéliens ou étrangers contre la colonisation, des journalistes, et parfois des soldats.Les violences ont explosé dans ce territoire depuis le début de la guerre de Gaza déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël. Elles n’ont pas cessé, loin de là, avec la trêve fragile en vigueur à Gaza depuis le 10 octobre.Au moins 1.005 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants, mais aussi beaucoup de civils, y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l’AFP à partir de données de l’Autorité palestinienne.Dans le même temps, selon des données officielles israéliennes, au moins 36 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.