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Affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande: 26 morts en une semaine

La Thaïlande et le Cambodge continuent à se battre dimanche à leur frontière, le conflit qui a fait au moins 26 morts depuis le 7 décembre entrant dans sa deuxième semaine après le démenti par Bangkok qu’un cessez-le-feu a été conclu comme l’affirmait Donald Trump.Un premier civil thaïlandais a été tué dimanche par des éclats …

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De Miami au Guatemala, l’exil d’enfants séparés de leurs familles par Trump

Andy s’apprête à embarquer pour le Guatemala, où se trouve son père. Mais pour ce garçonnet de six ans, ce n’est pas un simple retour au pays d’origine pour des vacances: son père a récemment été expulsé des Etats-Unis par la police de Donald Trump.”C’est un peu triste parce qu’ils ont emmené mon frère, et …

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Sur TikTok, le business lucratif des faux comptes d’actualités

Augmentation générale “de 220 euros”, “taxe sur les retraits d’espèces” : les fausses infos pullulent sur TikTok, relayées par une myriade de faux comptes d’actualités. A la clé : des millions de vues et des revenus parfois conséquents pour leurs créateurs, souvent sans états d’âme.Entre faits divers inventés et annonces “choc” sur le porte-monnaie, ces …

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Dermatose: Genevard lundi dans le Sud-Ouest, où des blocages routiers persistent

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard va assister lundi “au début de la vaccination” de troupeaux bovins dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent vigoureusement sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en bloquant toujours plusieurs routes dimanche matin.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. “On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça.”Depuis l’apparition d’un premier foyer en France de cette maladie non transmissible à l’homme, en juin en Savoie, la stratégie de l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel de 16 millions de bovins.Depuis vendredi soir, leurs militants ont installé des blocages routiers, notamment dans le Sud-Ouest, “choqués” pour beaucoup par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine dans une opération en Ariège pour disperser les éleveurs bloquant aux vétérinaires l’accès de la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.- Autres motifs de colère -Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP.Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.”On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). “On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques “D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la “vaccination de toute la France” et à “épargner les animaux sains des abattages”. “C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée”, a-t-il ajouté.- Genevard défend le protocole – “Il faut envisager toutes les conséquences” d’une généralisation de la vaccination, “les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques,” avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture. “On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche”, a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère, qui a annoncé samedi la vaccination d’un million de bovins supplémentaires dans le Sud-Ouest, après l’apparition de nouveaux cas cette semaine dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, en Ariège et Haute-Garonne”C’est un défi que nous allons relever avec les éleveurs : vacciner dans les temps les plus rapides possible 1 million de bêtes parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie (…) Je vais demain (lundi) assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire, comme je l’ai fait d’ailleurs en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura”, a ajouté Mme Genevard.kal-mla-gm-chv-vgr/gf/asm

En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l’automatisation

Dans une usine chinoise, un bras robotisé manoeuvre un véhicule autonome partiellement assemblé, tandis que des ouvriers règlent ses caméras. Un symbole de la révolution qui automatise pas à pas jusqu’aux PME du géant manufacturier.La Chine est le premier marché planétaire pour les robots industriels et les autorités injectent des milliards d’euros dans la robotique et l’intelligence artificielle (IA) afin de renforcer cette tendance.De premières usines quasiment sans présence humaine sont déjà en fonctionnement.Cette automatisation soulève des défis en termes de pertes d’emplois potentielles. Mais aussi de coût de la transition pour les entreprises de taille modeste.Pour beaucoup, la solution réside dans un modèle hybride, une automatisation partielle, expliquent à l’AFP experts et responsables d’usines.Dans l’usine de voitures de Yancheng, à 300 kilomètres au nord de Shanghai, le directeur Liu Jingyao souligne que la présence humaine reste indispensable, y compris dans les chaînes de production les plus avancées.”Pour beaucoup de décisions” et pour “certains gestes techniques”, il “faut encore des humains”, affirme M. Liu, dont l’entreprise, Neolix, fabrique de petits véhicules utilitaires autonomes pour le transport de colis en ville.Juste à côté, des véhicules sans conducteur filent sur une piste d’essai truffée d’obstacles, comme des flaques d’eau ou de petits ponts.Dans une salle adjacente, des ouvriers assemblent les caméras et puces électroniques, véritables cerveaux des voitures.L’automatisation vise “surtout à assister l’humain, à alléger sa charge de travail, pas à le remplacer”, souligne Liu Jingyao.- “Fossé numérique” -Mais l’utilisation croissante de l’IA en Chine dans l’industrie, encouragée par les autorités, rend l’automatisation totale déjà possible dans de nombreux secteurs, affirme Ni Jun, expert en ingénierie mécanique à l’université Jiaotong de Shanghai.Le géant technologique Xiaomi, qui fabrique des produits électroniques, exploite ainsi une usine où bras robotisés et capteurs peuvent fabriquer des smartphones sans intervention humaine.Un “fossé numérique” se creuse naturellement entre les grands groupes, capables d’investir massivement dans la modernisation, et des PME qui peinent à suivre, note Ni Jun.Les petites usines, comme celle de Zhu Yefeng, Far East Precision Printing, ne peuvent s’offrir une automatisation complète.Située près de Shanghai, cette imprimerie emploie quelques dizaines de personnes. Les ouvriers y introduisent manuellement des modes d’emploi dans des plieuses et manipulent des machines qui impriment des étiquettes.Il y a deux ans encore, l’entreprise effectuait le suivi des tâches à accomplir au stylo et sur papier. Cela obligeait les responsables à traverser l’usine pour transmettre les informations relatives aux commandes.”C’était le chaos complet”, résume Zhu Yefeng.Depuis, la société utilise un logiciel permettant aux employés de scanner des codes QR pour alimenter un système de suivi interne.Sur un écran, Zhu Yefeng peut consulter des tableaux détaillant l’avancement de chaque commande et la productivité de chaque salarié.- Et l’emploi? -“C’est déjà une première étape”, explique-t-il. “On va avancer vers des technologies d’automatisation encore plus avancées. Ce n’est que comme ça qu’on pourra attirer des commandes plus importantes de gros clients”.Mais l’argent manque.”On est une petite entreprise. Certaines dépenses, on ne peut pas se les permettre”, note M. Zhu.Selon Jacob Gunter, analyste à l’institut Mercator d’études sur la Chine, basé à Berlin, l’automatisation à grande échelle risque d’entraîner des pertes d’emploi.”Les entreprises seront ravies de réduire leurs effectifs (…) Mais le gouvernement n’appréciera pas. Il sera sous forte pression pour résoudre cette situation”, affirme-t-il.La volonté de Pékin de développer massivement la robotique industrielle “va se heurter à l’impératif de maintenir un haut niveau d’emploi, sur un marché déjà très tendu”, note-t-il.Les industriels devront trouver un équilibre “entre faisabilité technique, responsabilité sociale et nécessité économique”, résume Ni Jun, de l’université Jiaotong.Pour Zhou Yuxiang, patron de Black Lake Technologies, la start-up qui produit le logiciel utilisé dans l’usine de M. Zhu, les sites de production resteront probablement “hybrides”.”Demandez à n’importe quel patron” si une usine sans êtres humains “est un objectif en soi, la réponse sera non”, souligne-t-il.”Le vrai objectif, ça reste d’optimiser la production, de livrer ce que veulent les clients, et de gagner de l’argent”.