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Menace russe: l’UE veut accélérer la mobilité des armées sur le continent

L’UE a présenté mercredi un ensemble de mesures censées accélérer la mobilité des armées sur le continent face à la menace russe. Objectif: qu’une colonne de chars basés en Espagne n’arrive pas en Pologne “après la guerre”, résume un responsable européen.”L’infanterie remporte des batailles, mais c’est la logistique qui gagne les guerres”, a martelé devant …

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Foot: La longue route d’Haïti vers le Mondial-2026

Pays le plus pauvre des Amériques, Haïti vient de décrocher son billet pour le Mondial-2026, un exploit que son équipe nationale doit notamment au travail de fourmi de son sélectionneur français Sébastien Migné, qui a bâti une équipe compétitive malgré une crise politique, sécuritaire et humanitaire majeure.”J’ai vu quelques images sur les réseaux, c’était la folie à Haïti, s’emballe l’entraîneur, joint mercredi par l’AFP. Tous les gens étaient dehors. Mes joueurs vont être de formidables ambassadeurs d’un pays qui en manque cruellement. Haïti n’est pas une destination facile, avec un peuple qui souffre et qui n’a pas beaucoup d’occasions de faire la fête.”Cette qualification intervient en effet dans un pays plongé en plein chaos. Le pays qui partage l’île d’Hispaniola avec la République Dominicaine subit depuis plusieurs années la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements, dans un contexte d’instabilité politique chronique.La situation s’est encore largement détériorée depuis le début de l’année 2024 lorsque les gangs ont poussé le Premier ministre de l’époque, Ariel Henry, à la démission. Le pays, qui n’a pas connu d’élections depuis 2016, est depuis dirigé par un Conseil présidentiel de transition.Quelque 5,7 millions de personnes souffrent de malnutrition, plus de 1,4 million d’habitants ont été déplacés en 2025, dont plus de la moitié de femmes et d’enfants.- Montée de l’insécurité -L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a fermé définitivement son centre d’urgences de Port-au-Prince face à la montée de l’insécurité et même la météo s’en mêle: 43 personnes sont mortes à Haïti à cause du passage de l’ouragan Melissa début novembre.Dans ce contexte, la joie de la sélection haïtienne sur la pelouse du stade Ergilio Haton de Willemstad, à Curaçao, où ses matches sont délocalisés, apporte un peu de bonheur.Au coup de sifflet final de leur victoire contre le Nicaragua (2-0), joueurs et staff se sont réunis au centre du terrain, les yeux sur les téléphones à attendre la fin de Costa Rica-Honduras (0-0). Il fallait un nul pour qualifier Haïti pour sa deuxième Coupe du monde, après celle de 1974 en Allemagne.Puis, raconte Migné, “Alexandre Pierre (le gardien remplaçant) a lancé: +C’est fini!+, et là ça a explosé, c’est parti dans tous les sens”. Les maillots bleus ont couru partout sur la pelouse, vers les supporters haïtiens présents en tribune.Face à toutes les difficultés du pays, le sélectionneur a dû bâtir une équipe qui jouait loin de ses bases. En un an et demi de travail, il a “pris (son) bâton de pèlerin pour convaincre des binationaux de rejoindre l’aventure”.”Avant de signer, je les avais scoutés (supervisés, NDLR), j’avais établi le potentiel de garçons comme Ruben Providence ou Jean-Ricner Bellegarde, explique celui qui fut adjoint de Claude Le Roy. J’ai essayé de les convaincre, j’ai essayé aussi de bousculer les anciens, en les poussant dans leurs retranchements, j’en ai écarté certains. Je sentais qu’il y avait un truc à faire”.- “Un travail de longue haleine” -L’ancien sélectionneur du Congo, du Kenya ou encore de la Guinée Equatoriale a également pêché en Ligue 1 l’ailier auxerrois Josué Casimir, “qui nous a rejoints lors de précédent rassemblement”.Pour embarquer tous ces binationaux, “j’ai parfois voyagé, parfois utilisé les communications modernes avec des visios, j’ai souvent eu les familles, parfois le frère qui fait office d’agent, ça a été un travail de longue haleine”, raconte Migné.D’autres pourraient rejoindre l’aventure, par la Coupe du monde alléchés, comme Wilson Isidor (Sunderland) ou Odsonne Edouard (Lens).Le coach a aussi séduit des anciens qui “n’étaient plus vraiment en sélection, comme Leverton Pierre (Vizela, POR) et Stéphane Lambese (Fleury, Nat.)””Il a fallu aussi convaincre ma fédération qu’il fallait améliorer certaines choses pour attirer certains garçons, notamment la qualité de voyage, la qualité du staff médical”, ajoute-t-il.Signe du caractère singulier de cette expérience dans un pays ravagé par la violence et la misère, le technicien n’a “malheureusement pas encore pu (se) rendre” en personne à Haïti, mais la découvrira en janvier lors de l’ouverture du championnat pour une détection des joueurs locaux. “Le peuple haïtien attend un signe, on va leur montrer qu’on est là”, promet Migné. 

Climat: TotalEnergies au tribunal pour s’expliquer, une première en Belgique

“Ça fait tellement longtemps qu’on prépare et qu’on attend ce jour”: le procès d’un agriculteur belge contre TotalEnergies, qu’il accuse d’être responsable des pertes agricoles liées à la multiplication des événements météorologiques extrêmes, s’est ouvert ce mercredi en Belgique.”Nos arguments sont solides, les arguments de TotalEnergies sont légers”, a assuré l’agriculteur Hugues Falys à l’AFP juste avant le début de l’audience à Tournai, une ville de l’ouest belge, frontalière de la France.Son raisonnement est le suivant: dès lors que les pertes d’un exploitant peuvent être calculées et que la responsabilité climatique du géant pétrolier français est démontrée, la voie serait ouverte pour contraindre l’entreprise à cesser ses investissements dans les énergies fossiles et à se tourner pleinement vers les énergies renouvelables.TotalEnergies, qui a été assigné en justice en 2024, conteste sa mise en cause.”C’est une action que nous déplorons parce que nous pensons que la judiciarisation du débat climatique n’est pas à la hauteur des enjeux”, a estimé auprès de l’AFP Sébastien Champagne, avocat du groupe pétrolier.A son arrivée au tribunal, Hugues Falys a été accueilli par des dizaines de manifestants brandissant des banderoles et arborant des t-shirts “Arrêtez les criminels climatiques”.Le procès s’est ouvert en début de matinée et la parole a été donnée aux plaignants tout au long de la première journée. – “Arrêtez les criminels climatiques” – A l’origine de la procédure, l’agriculteur qui est aussi porte-parole du syndicat agricole Fugea, dit avoir vécu entre 2016 et 2020 dans son exploitation du Hainaut quatre épisodes extrêmes: un violent orage qui a détruit ses cultures de fraises et de pommes de terre, puis trois séquences de sécheresse aux graves conséquences pour son activité d’éleveur bovin.”Ces sécheresses ont diminué considérablement la production de fourrages. Il a fallu diminuer le cheptel avec des conséquences en terme de revenus”, raconte ce pionnier de l’agriculture durable.Les deux objectifs du procès sont “la réparation et la transformation”, fait valoir la Ligue des droits humains (LDH) de Belgique, qui soutient M. Falys aux côtés de Greenpeace et de l’organisation FIAN, qui défend l’accès pour tous à une alimentation de qualité.Si les pouvoirs publics belges ont déjà dû répondre devant les tribunaux de leurs actions insuffisantes face au dérèglement climatique, c’est la première fois dans le pays qu’un contentieux “climat” cible une entreprise du secteur pétrolier.La plaidoirie des avocats de TotalEnergies est prévue le 26 novembre, avant deux autres audiences de débat contradictoire début décembre. Le jugement, qui sera susceptible d’appel, n’est pas attendu avant début 2026.- “Pratiques commerciales trompeuses” -Pourquoi cibler TotalEnergies plutôt qu’une autre firme pétrolière active en Belgique?Le groupe français est “le premier affineur et distributeur” de produits pétroliers dans le pays, selon Céline Romainville de la LDH, qui pointe sa responsabilité “majeure et indéniable” dans les émissions polluantes.En Wallonie, “huit agriculteurs sur dix sont confrontés à de graves difficultés liées au dérèglement climatique”, estime la LDH.De son côté, la multinationale estime qu’il n’est “pas légitime” de dénoncer tout le fonctionnement du système énergétique mondial depuis plus de 100 ans en attaquant une “seule entreprise, qui ne pèse qu’un peu moins de 2% du secteur pétrolier et gazier”.Le géant français a déjà été mis en cause dans des procès climatiques, accusé notamment d’avoir dissimulé pour des raisons économiques sa connaissance de l’impact de son activité sur l’environnement.Fin octobre, il a été condamné à Paris pour “pratiques commerciales trompeuses”, pour avoir vanté ses engagements vers la neutralité carbone d’ici 2050. Les associations environnementales à l’origine de la procédure ont salué “un précédent juridique majeur contre la désinformation climatique des majors pétrolières”.

L’UE veut assouplir ses règles sur l’IA, et s’attaque aux bandeaux pour les cookies

 L’Union européenne a annoncé mercredi une série de mesures visant à réduire le fardeau réglementaire dans le domaine de l’intelligence artificielle et des données, au nom de l’urgence à redresser la compétitivité de l’Europe, tout en se défendant d’affaiblir les droits des citoyens et des consommateurs.La Commission européenne propose notamment de donner plus de temps aux entreprises pour appliquer ses nouvelles règles sur les systèmes d’intelligence artificielle dits à “hauts risques”, après des appels de part et d’autre de l’Atlantique à assouplir la réglementation.L’UE s’est dotée l’an dernier d’une ambitieuse loi en matière d’IA (AI Act), qui doit entrer en vigueur sur plusieurs années, et Bruxelles veut désormais donner au secteur jusqu’à fin 2027, au lieu d’août 2026, pour se conformer aux obligations sur ces systèmes à hauts risques. Il s’agit d’IA qui concernent des domaines sensibles comme la sécurité, la santé ou les droits fondamentaux.C’est l’une des mesures phares d’un projet de loi de simplification de la réglementation en matière numérique, présenté mercredi par Bruxelles.L’exécutif européen assure avoir écouté les entreprises du secteur, qui craignent de ne pas être prêtes à temps, et dénoncent des charges supplémentaires.- “Encombrement réglementaire” -“Nos règles ne doivent pas être un fardeau, mais une valeur ajoutée. D’où la nécessité de prendre des mesures immédiates pour se débarrasser de l’encombrement réglementaire”, a affirmé lors d’une conférence de presse Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique.Les dirigeants français et allemand ont eux-mêmes appelé l’UE à faire une pause d’un an dans l’application de l’AI Act, lors d’un sommet mardi à Berlin, afin d’aider à redynamiser l’économie européenne et à combler le retard de ses entreprises en matière d’IA.Le groupe américain OpenAI avait aussi appelé Bruxelles à mettre fin à l’enchevêtrement des règles européennes (AI Act, DMA, DSA, GDPR…) et nationales, y voyant une occasion pour l’Europe de “renouer avec la prospérité et le progrès”.Mais les défenseurs d’une régulation stricte de l’IA, pour lutter contre les risques de dérives, font valoir que la réglementation n’est pas responsable du retard technologique européen et invoquent des causes plus profondes comme le manque de champions européens de la tech, qui empêche le Vieux Continent d’égaler les investissements astronomiques des géants américains, ou la difficulté à retenir les chercheurs les plus talentueux.Autre point qui suscite la grande inquiétude des défenseurs de la protection des données personnelles, la Commission veut autoriser l’utilisation de données privées pour le développement des modèles d’IA, en cas d'”intérêt légitime”, et revoir la définition des données personnelles.- “Attaque contre les droits numériques” – Pour autant, “simplifier ne veut pas dire que nous allons relâcher nos règles”, a assuré Mme Virkkunen. “Nous avons étudié avec une grande précaution ce que nous pouvons faire pour favoriser l’innovation, tout en respectant la vie privée des citoyens”.Ce que propose la Commission représente “la plus grande attaque contre les droits numériques des Européens depuis des années”, a répliqué dans un communiqué le militant autrichien de la protection des données Max Schrems.Par ailleurs, parmi les propositions aux conséquences les plus visibles pour les internautes, la Commission veut lutter contre la multiplication des bandeaux d’autorisation ou de refus des cookies, ces outils de mesure et de pistage publicitaire.Ces bandeaux omniprésents agacent de nombreux utilisateurs, même s’ils servent à leur donner un meilleur contrôle sur leurs données. Bruxelles voudrait réduire et simplifier ces bandeaux et permettre aux internautes de répondre en seul clic. De plus, leur choix serait valable pour six mois, leur évitant de répéter l’opération chaque fois qu’ils se rendent sur le même site.L’organisation patronale BusinessEurope a salué des mesures qui répondent “aux demandes légitimes et anciennes des entrepreneurs européens” et a appelé les États membres et le Parlement européen à les approuver rapidement.Mais les eurodéputés semblent très divisés. Si la droite salue les assouplissements, les sociaux-démocrates appellent à ne pas “déréglementer et affaiblir le cadre juridique numérique soigneusement construit par l’UE”.

Ukraine: 25 morts dans une frappe russe avant des efforts diplomatiques en Turquie

Au moins 25 personnes ont été tuées et plus de 70 blessées mercredi dans l’une des pires frappes russes sur l’Ouest de l’Ukraine, au moment où le président Volodymyr Zelensky tente en Turquie de “relancer” les négociations de paix dans l’impasse.Le Kremlin a de son côté refusé de commenter des informations publiées par le média américain Axios, selon lesquelles Washington et Moscou préparent discrètement un plan de paix pour mettre fin à près de quatre ans de guerre en Ukraine.M. Zelensky est arrivé dans la matinée à Ankara pour rencontrer son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. En revanche, l’émissaire américain Steve Witkoff ne sera pas présent, a indiqué à l’AFP un responsable américain.Selon des responsables ukrainiens à l’AFP, ces contacts, sans présence russe, visent surtout à “réengager” les Etats-Unis dans le processus de paix et à les convaincre d’accroître la pression sur Moscou.En attendant, l’Ukraine a vécu dans la nuit l’une des attaques les plus meurtrières de l’année, impliquant 476 drones et 48 missiles russes, dont respectivement 442 et 41 ont été abattus, selon l’armée de l’air.Cette attaque a notamment visé les régions occidentales de l’Ukraine, d’ordinaire plus épargnées en raison de leur éloignement du front: Lviv, Ivano-Frankivsk et Ternopil.A Ternopil, au moins 25 personnes ont été tuées, dont trois enfants, et 73 blessées, selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur. Les bombardements ont “endommagé des immeubles d’habitation ainsi que des installations industrielles et des entrepôts”, provoquant “des incendies de grande ampleur”, a-t-il indiqué.- Étages éventrés -L’administration régionale de Ternopil a appelé les habitants à rester chez eux et à fermer les fenêtres en raison d’une teneur en chlore dans l’air supérieure à la norme, liée aux incendies et fortes fumées.Un journaliste de l’AFP sur place a vu deux immeubles d’habitation dont les derniers étages ont été éventrés, de la fumée s’échappant de ce qu’il restait des appartements, tandis que des pompiers s’activaient autour avec une lance à incendie.M. Zelensky a estimé que ces frappes montraient que “la pression sur la Russie était insuffisante”. “Voilà à quoi ressemblent en réalité les +plans de paix+ de la Russie”, a ironisé le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Comme lors d’autres attaques, la Roumanie, membre de l’Otan et voisine de l’Ukraine, a annoncé avoir déployé des avions en réponse à une nouvelle incursion de drone sur son territoire.En Russie, le ministère de la Défense a rapporté mercredi avoir neutralisé, la veille, une attaque ukrainienne à l’aide de missiles américains ATACMS sur la ville de Voronej, dans le sud-ouest du pays.Il a précisé avoir abattu les quatre missiles, la chute de débris ayant endommagé entre autres une clinique et un orphelinat sans faire de victimes.L’état-major ukrainien avait confirmé mardi soir avoir attaqué la Russie à l’aide d’ATACMS, une arme américaine qui n’avait pas été utilisée depuis plusieurs mois.Le ministère russe de la Défense a aussi dit mercredi avoir abattu 65 drones ukrainiens au-dessus de six régions de Russie.- “Réengager” Washington -Depuis son retour au pouvoir en début d’année, Donald Trump s’est présenté comme un médiateur pour ce conflit, bien que Washington ait été un soutien militaire et financier majeur de Kiev depuis quatre ans.Ses efforts n’ont toutefois pas abouti à une cessation des hostilités. Se disant tour à tour frustré par Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, il a finalement adopté en octobre des sanctions contre le secteur pétrolier russe.Plusieurs sessions de pourparlers entre Russes et Ukrainiens à Istanbul cette année n’ont pas abouti à des avancées majeures.La Russie, qui occupe environ 20% de l’Ukraine, réclame que celle-ci lui cède cinq régions et renonce à intégrer l’Otan. Kiev refuse et réclame le déploiement de troupes occidentales pour se protéger, idée que la Russie juge inacceptable.La volonté de Kiev de relancer les pourparlers intervient à un moment très difficile pour l’armée ukrainienne.Une ville clé sur le front Est, Pokrovsk, semble sur le point de tomber ; les soldats russes ont pénétré cet été dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est) et avancent depuis plusieurs jours dans celle de Zaporijjia (sud), où le front était largement gelé depuis deux ans.La semaine dernière, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait indiqué que Moscou était “ouvert à des processus de négociation” pour résoudre le conflit, tout en jugeant Kiev et l’Europe responsables du gel des discussions.

Menace russe: l’UE veut accélérer la mobilité des armées sur le continent

L’UE a présenté mercredi un ensemble de mesures censées accélérer la mobilité des armées sur le continent face à la menace russe. Objectif: qu’une colonne de chars basés en Espagne n’arrive pas en Pologne “après la guerre”, résume un responsable européen.”L’infanterie remporte des batailles, mais c’est la logistique qui gagne les guerres”, a martelé devant la presse le commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius, citant le général américain John Pershing (1860-1948).Or, pour le moment, l’intendance ne suit pas.Il est encore indispensable aujourd’hui d’obtenir des autorisations, pays par pays, pour faire transiter ces chars dans l’Union européenne. Et, une fois obtenus ces laissez-passer, ils risquent fort d’être contraints d’emprunter quantité d’itinéraires bis pour éviter des routes ou des ponts trop fragiles pour les supporter.Pire, des chars “n’ont pas reçu l’autorisation de se déplacer dans un État membre car leur poids dépassait la limite fixée dans les règles de la circulation routière”, relevait il y a quelques mois la Cour des comptes de l’Union européenne (UE), dans un rapport très critique sur la mobilité militaire.Quelque 500 points de passage obligés tout au long des corridors susceptibles d’être empruntés par les armées de l’UE en cas de guerre ont été identifiés, en attendant que cette liste soit confirmée par les pays concernés. Mais la Commission juge déjà que la plupart de ces “hotspots” devront impérativement être modernisés pour permettre cette indispensable mobilité des armées, brusquement revenue d’actualité après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Et le coût sera significatif: quelque 100 milliards d’euros, selon le commissaire européen aux Transports Apostolos Tzitzikostas.- “Stress tests” -Pour remédier à ces goulots d’étranglement, la Commission propose d’instaurer un “permis unique” valable dans toute l’Union européenne, afin d’éviter cette succession de demandes d’autorisations, dont certaines doivent être faites 45 jours à l’avance.Cette simplification des règles doit permettre de ramener à “trois jours” la durée de transport des matériels et des troupes nécessaires en cas de nécessité, a précisé la vice-présidente de la Commission européenne Henna Virkkunen.En cas d’urgence, elle veut aussi fixer des règles claires en instaurant par exemple des autorisations de passage prioritaires, pour éviter tout blocage.Dans ce cadre, Bruxelles propose également un “mécanisme de solidarité”, mettant en commun des matériels à usage civil et militaire, comme des camions, dans lequel chaque État membre pourra puiser facilement.Et pour vérifier que tout cela fonctionne, Bruxelles veut organiser régulièrement des “stress tests”, des tests de résistance pour s’assurer par exemple que telle ou telle infrastructure est bien praticable.La Commission propose de consacrer au moins 17 milliards d’euros à la mobilité militaire sur la période 2028-2034, soit 10 fois plus que pour la période précédente (2021-2027).La prise de conscience des retards en matière de mobilité militaire ne date pas d’hier. La Commission européenne a déjà présenté deux plans d’action dans ce domaine, dont le dernier, rendu public en novembre 2022, lui avait valu les critiques de la Cour des comptes de l’UE. Le gendarme des finances européennes relevait ainsi en avril dernier qu’en dépit de mesures annoncées fin 2022, les progrès étaient “variables”.La Commission européenne va également annoncer mercredi un plan visant à rapprocher l’industrie de défense européenne des nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, le quantique ou le spatial. Les industriels de l’armement y font déjà largement appel, mais Bruxelles veut favoriser les projets en commun. Elle veut ainsi que les “usines d’intelligence artificielle”, plateformes qui permettent de tester des solutions en IA, soient aussi ouvertes aux industries de défense. 19 de ces usines existent dans l’Union européenne et d’autres doivent voir le jour, y compris des “giga-usines” encore plus performantes.

Ukraine: 10 morts dans une frappe russe avant des efforts diplomatiques en Turquie

L’Ukraine a été de nouveau frappée par des drones et missiles russes qui ont fait au moins dix morts mercredi dans l’ouest, selon les autorités, au moment où Volodymyr Zelensky est en Turquie pour tenter de “raviver” les négociations de paix dans l’impasse avec la Russie.Le Kremlin a de son côté refusé mercredi de commenter des informations publiées par le média américain Axios selon lesquelles Washington et Moscou préparent discrètement un plan de paix pour mettre fin à plus de trois ans de guerre en Ukraine.Le président ukrainien est arrivé dans la matinée à Ankara pour rencontrer son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé sur la plateforme X le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak.Il a assuré être en “communication constante” avec l’émissaire américain, Steve Witkoff, qui n’a pas confirmé sa participation aux discussions.Ces contacts, sans présence russe, visent à “réengager” les Etats-Unis dans le processus de paix, dans l’impasse, et de les convaincre d’accroître la pression sur Moscou, en position de force sur le front.En attendant, l’Ukraine a fait face dans la nuit à des frappes massives impliquant 476 drones et 48 missiles russes, dont respectivement 442 et 41 ont été abattus, selon l’armée de l’air.Cette attaque a notamment visé les régions occidentales de l’Ukraine, d’ordinaire plus épargnées par les bombardements en raison de leur éloignement du front: Lviv, Invano-Frankivsk et Ternopil.A Ternopil, au moins 10 personnes ont été tuées et 37 blessées parmi lesquelles 12 enfants, et des immeubles résidentiels ont été endommagés, selon les services de secours. Des habitants pourraient encore être piégés sous les décombres, a précisé le président Volodymyr Zelensky.L’administration régionale de Ternopil a appelé “si possible” les habitants à ne pas quitter leur domicile et fermer les fenêtres, en raison d’une teneur en chlore dans l’air supérieure à la norme, provoquée par des incendies et fortes fumées.Le dirigeant ukrainien a estimé que ces frappes montraient que “la pression sur la Russie était insuffisante”. “Des sanctions efficaces et une aide à l’Ukraine peuvent changer cela”, a-t-il plaidé.- Missiles américains -En Russie, le ministère de la Défense a de son côté rapporté mercredi avoir neutralisé, la veille, une attaque ukrainienne à l’aide de missiles américains ATACMS sur la ville de Voronej, dans le sud-ouest du pays.Il a précisé avoir abattu les quatre missiles, la chute de débris ayant endommagé entre autres une clinique et un orphelinat sans faire de victimes.L’état-major ukrainien avait confirmé mardi soir avoir attaqué la Russie à l’aide d’ATACMS, une arme américaine qui n’avait pas été utilisée depuis plusieurs mois.Le ministère russe de la Défense a aussi dit mercredi avoir abattu 65 drones ukrainiens au-dessus de six régions de Russie.Ces frappes croisées interviennent alors que Volodymyr Zelensky cherche à convaincre Washington de se “réengager”, selon des responsables ukrainiens interrogés par l’AFP. Depuis son retour au pouvoir en début d’année, Donald Trump s’est présenté comme un médiateur pour ce conflit, bien que Washington ait été un soutien militaire et financier majeur de Kiev depuis quatre ans.Ses efforts n’ont toutefois pas abouti à une cessation des hostilités. Se disant tour à tour frustré par Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, il a finalement adopté en octobre des sanctions contre le secteur pétrolier russe.- Kiev en difficulté sur le front -Malgré plusieurs sessions de pourparlers entre Russes et Ukrainiens à Istanbul cette année, les positions des deux camps continuent d’être diamétralement opposées sur les conditions d’une paix, les modalités d’un cessez-le-feu ou une rencontre entre leurs dirigeants.La volonté de Kiev de relancer les pourparlers intervient surtout dans un moment très difficile pour l’armée ukrainienne.Une ville clé sur le front Est, Pokrovsk, semble sur le point de tomber ; les soldats russes ont pénétré cet été dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est) et avancent depuis plusieurs jours dans celle de Zaporijjia (sud), où le front était largement gelé depuis deux ans.La semaine dernière, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait indiqué que Moscou était “ouvert à des processus de négociation” pour résoudre le conflit, tout en jugeant Kiev et l’Europe responsables du gel des discussions.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, exige notamment que Kiev lui cède quatre régions du sud et de l’est du pays et renonce à intégrer l’Otan. Des conditions rejetées par l’Ukraine, qui réclame le retrait des soldats russes et des garanties de sécurité occidentales, jugées inacceptables par Moscou.

Le Congrès américain vote pour forcer les autorités à publier le dossier Epstein

Le Congrès américain a approuvé mardi une proposition de loi visant à contraindre le gouvernement à rendre public son dossier sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Donald Trump, un temps fortement opposé au texte, doit désormais le signer pour promulgation.Adoptée à 427 voix pour et 1 contre à la Chambre, puis approuvée à l’unanimité au …

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Négociations nocturnes à la COP30 avant le retour de Lula à Belem

Le Brésil veut que sa COP, la première en Amazonie, soit un succès, et ses diplomates font désormais travailler les négociateurs nuit et jour dans l’espoir – jugé optimiste – d’un premier consensus dès mercredi en présence du président Lula.Il est rare que les chefs d’Etat, après avoir ouvert les COP, reviennent dans la dernière …

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Au Kenya, des milliers de déplacés par la montée des eaux du célèbre lac Naivasha

Généralement occupés par les touristes, des bateaux du célèbre lac Naivasha, dans le centre du Kenya, voguent cette fois entre des maisons englouties, remplis de mobilier sauvé des inondations qui ont ces dernières semaines déplacé des milliers d’habitants de ses rives.Pourtant au fait des humeurs de cette vaste étendue d’eau située dans la vallée du …

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