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Rubio et le bras droit de Zelensky saluent les “bons progrès” dans les pourparlers en Suisse sur l’Ukraine

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio et le négociateur ukrainien Andriï Iermak ont salué dimanche les “bons progrès” dans leurs pourparlers en cours en Suisse sur le plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre avec la Russie.Les délégations de l’Ukraine et des Etats-Unis sont réunies depuis plusieurs heures au sein de la Représentation américaine à Genève. Côté américain, sont notamment présents Jared Kushner, gendre du président, et le commandant suprême des forces de l’Otan en Europe, le général Alexus Grynkewich.M. Rubio a évoqué devant les journalistes “la réunion la plus productive et significative jusqu’à présent dans tout ce processus”, mais a reconnu qu'”il reste encore du travail”.”Nous avons fait de très bons progrès”, a déclaré à ses côtés M. Iermak, bras droit du président ukrainien, avant de repartir négocier.Ils n’ont toutefois donné aucun détail. Les discussions portent sur ce plan américain en 28 points, qui vise à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe.Donald Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à son homologue ukrainien pour répondre, avant d’indiquer samedi que le plan de ne constituait pas sa “dernière offre” pour régler le conflit.La version initiale du document avait suscité l’opposition de Kiev et de ses alliés européens, venus dimanche à Genève pour éviter une paix en forme de capitulation.- Reconnaissant envers Trump -Salué par le président russe Vladimir Poutine, le texte initial reprend plusieurs exigences clés de Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Tout en offrant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.Le texte propose aussi la fin de l’isolement de la Russie à l’égard du monde occidental, avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions.Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il était “personnellement” reconnaissant envers Donald Trump, après la publication par le président américain d’un message sur les réseaux sociaux accusant une nouvelle fois Kiev de ne faire preuve “d’aucune gratitude”.”Les responsables ukrainiens n’ont exprimé aucune gratitude pour nos efforts”, a écrit le président américain sur Truth Social, affirmant avoir “hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver”.- le rôle “central” de l’UE -A Genève, les délégations américaine, ukrainienne et de pays européens, dont la France, ont multiplié dimanche les rencontres, les Européens cherchant à ne pas être tenus à l’écart des tractations autour du plan.Le président français Emmanuel Macron, en déplacement en Afrique, s’est lui entretenu au téléphone avec son homologue ukrainien, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit “sceptique” sur les chances de parvenir à un accord sur le plan d’ici le 27 novembre.”La tâche consiste désormais à faire du plan (…) un document viable”, a encore déclaré M. Merz, lors du sommet du G20 à Johannesburg. Il a indiqué avoir fait une proposition, actuellement en discussion à Genève, qui pourrait permettre de “faire au moins un premier pas jeudi”.Le président finlandais Alexander Stubb a lui indiqué à l’AFP avoir appelé dimanche son homologue américain, avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, pour discuter du plan pour l’Ukraine.Depuis le sommet du G20 à Johannesburg, Giorgia Meloni a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de présenter une “contre-proposition complète” au plan américain. Mme Meloni a affirmé que les discussions étaient à “un stade très délicat” et constituaient un “test de maturité” pour l’Europe.”L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen”, a affirmé quant à elle la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, soulignant que le rôle “central” de l’Union européenne doit être “pleinement reconnu” dans tout plan de paix sur l’Ukraine.Réunis au sommet du G20 à Johannesburg, 11 pays principalement européens ont estimé samedi dans une déclaration que le plan américain “requerra du travail supplémentaire”, craignant qu’il ne laisse l’Ukraine “vulnérable à de futures attaques”.Une réunion sur l’Ukraine des dirigeants des pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec des dirigeants africains en Angola, et le président français a annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l’Ukraine.burs-apo/nl/dth

Les municipales seront un “galop d’essai” pour LFI avant 2027, prévient Mélenchon

La France insoumise a officiellement lancé dimanche sa campagne pour les municipales de 2026 avec un meeting en Seine-Saint-Denis où son leader Jean-Luc Mélenchon a placé ces différents scrutins locaux dans la perspective de l’élection présidentielle qui suivra, en vantant notamment son concept de la “Nouvelle France”.”Ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel (…) nous serons à un an de l’élection présidentielle, dont ceci pourrait bien être un galop d’essai. Cette élection peut donc préfigurer le monde que nous voulons commencer”, a lancé le fondateur de LFI devant une foule de 2.000 militants, selon l’organisation, réunie aux Docks de Paris, une salle d’Aubervilliers.  “Il s’agit d’élever le niveau de conscience et de faire de cette élection un temps fort d’éducation politique populaire de masse, car nous en aurons besoin en 2027, si la France nous choisit pour gouverner le pays”, a ajouté le triple candidat à la présidentielle, qui est pressenti pour représenter une nouvelle fois l’écurie LFI à la prochaine course à l’Elysée.Les municipales ne seront “pas seulement des campagnes locales, il y a aussi des orientations communes à porter sur l’ensemble du territoire”, a appuyé devant la presse le coordinateur national de LFI, Manuel BompardLors d’un discours plutôt théorique, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois fait l’éloge de son concept de “Nouvelle France”, une société plus urbaine et plus métissée.”Notre Nouvelle France est là: nouvelle comme sa population, sa façon de vivre, sa vie, sa créolisation et par-dessus tout son appétit du futur”, a énuméré l’ancien sénateur socialiste, dont la formation compte sur la jeunesse et les quartiers populaires pour l’amener vers la victoire. Si le fondateur du mouvement Insoumis s’est gardé de porter des coups aux autres partis de gauche, ses lieutenants n’ont pas eu la même réserve.- Préparer les sénatoriales -La députée Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’Assemblée nationale, a ainsi ouvert le meeting en fustigeant ceux à gauche “qui veulent des voix des Insoumis mais pas d’élus Insoumis”, une manière de viser notamment le PS.”Celles et ceux qui votent pour La France insoumise depuis dix ans ont le droit d’être représentés”, a-t-elle insisté.Pour les municipales de mars 2026, LFI sera présente, en tête de liste ou en soutien à une liste, dans à peu près 500 villes, dont 80% des communes de plus de 30.000 habitants. Et dans la grande majorité des cas, les Insoumis présenteront leurs propres listes, sans s’unir avec les Ecologistes, le Parti socialiste ou le Parti communiste.La formation de gauche radicale n’espère pas gagner énormément de mairies, seulement deux ou trois, mais entend pénétrer massivement dans les conseils municipaux.LFI avait en effet enjambé les scrutins municipaux de 2020 et ne dirige donc actuellement que deux villes de plus de 5.000 habitants.Gagner des conseillers municipaux permettrait au mouvement, qui ne compte aucun élu au Sénat, de se positionner pour les prochaines élections sénatoriales, de 2026 et 2029, où ce sont les grands électeurs qui votent.  “Message à tous ceux qui pensent pouvoir nous évincer de leurs combinaisons d’appareil: La France insoumise préparera les prochaines élections sénatoriales en même temps que l’élection présidentielle”, a ainsi prévenu le député Paul Vannier, en charge des élections au sein de l’appareil mélenchoniste.Dans beaucoup de municipalités, les tensions à gauche laissent présager d’âpres négociations de second tour, où le score nécessaire pour se maintenir est de 10% et celui pour fusionner avec une autre liste est de 5%. “Partout où nous serons en tête au soir du premier tour, nous proposerons aux autres listes de gauche prêtes à défendre avec nous un programme de rupture, de nous retrouver”, a appuyé Paul Vannier. Pour les municipales, les Insoumis comptent s’appuyer sur leurs bons scores dans les banlieues populaires et les grandes métropoles: la direction du mouvement a identifié Roubaix (Nord), La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ou encore Evry (Essonne) comme commune où la victoire serait un objectif crédible.Ils entendent notamment proposer le développement de la régie publique de l’eau, celui des cantines scolaires gratuites et biologiques, ou la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) municipal.

Israël frappe la banlieue de Beyrouth, affirme avoir visé le chef d’état-major du Hezbollah

Israël a mené une frappe meurtrière dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, affirmant viser le chef d’état-major du Hezbollah pro-iranien, qui n’a pas confirmé si ce haut cadre avait été tué. Cette attaque, annoncée après que Benjamin Netanyahu a juré de “faire tout le nécessaire” pour empêcher un renforcement du mouvement pro-iranien, a fait cinq morts et 28 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. C’est la cinquième fois qu’Israël frappe la banlieue sud de Beyrouth, un fief du mouvement chiite, depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 après un an de conflit au cours duquel l’armée israélienne a tué le chef du Hezbollah et plusieurs de ses responsables militaires.L’attaque est intervenue une semaine avant la visite du pape Léon XIV, attendu le 30 novembre au Liban. Dans cette zone densément peuplée, la frappe a touché les troisième et quatrième étages d’un immeuble de neuf étages, et laissé plusieurs voitures calcinées à son pied, a constaté un journaliste de l’AFP.Il a vu les secouristes évacuer un corps enveloppé dans un sac blanc et au moins six blessés, dont trois  femmes, de l’immeuble au rez-de-chaussée duquel s’alignent une pâtisserie, un magasin de jouets et une boutique d’électroménager. “Je rendais visite à ma mère et j’étais sur le balcon”, a raconté à l’AFP un homme qui se trouvait dans un immeuble faisant face au bâtiment touché. “Il y a eu comme un éclair, puis j’ai percuté la balustrade et tout le verre s’est brisé”, a ajouté ce quadragénaire en état de choc, qui n’a pas voulu dire son nom.-“Faire tout le nécessaire” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était engagé plus tôt dans la matinée à “faire tout le nécessaire” pour empêcher un renforcement du mouvement pro-iranien, ainsi que du Hamas à Gaza, ouvrant une réunion de son cabinet.Son bureau a annoncé dans la foulée que l’armée israélienne venait d'”attaquer au coeur de Beyrouth, le chef d’état-major du Hezbollah qui a dirigé le renforcement et l’armement de l’organisation terroriste”. M. Netanyahu “a ordonné l’attaque sur recommandation du ministre de la Défense et du chef d’état-major”, a ajouté son bureau.Le Hezbollah a confirmé qu’une “personnalité de la résistance” contre Israël avait été visée, sans préciser son identité ni si elle avait été tuée.Le président libanais Joseph Aoun a appelé la communauté internationale à “intervenir sérieusement et avec force pour mettre fin aux attaques contre le Liban” menées par Israël, soulignant que le Liban respectait de son côté le cessez-le-feu. Shosh Bedrosian, porte-parole de M. Netanyahu, a affirmé à la presse ne pas pouvoir “donner le nom de la cible”. “Israël prend ses décisions de manière indépendante”, a-t-elle précisée, interrogée pour savoir si les Etats-Unis avaient été tenus au courant de l’attaque.Washington, qui fait partie avec Paris d’un comité international chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu, n’a pas été prévenu à l’avance de l’attaque, a affirmé le correspondant israélien du site d’information Axios, citant deux responsables américains.   – “Ligne rouge” -Israël a récemment intensifié ses frappes dans les bastions du Hezbollah au sud et à l’est du Liban, où il affirme viser le mouvement chiite qu’il accuse de violer le cessez-le-feu en se réarmant et réactivant ses infrastructures. Le Hezbollah avait lancé les hostilités en ouvrant un front contre Israël au début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien du 7 octobre 2023. Un cessez-le-feu est en vigueur dans le territoire palestinien depuis le 10 octobre.”Nous continuerons à agir avec force pour prévenir toute menace contre les habitants du nord et l’Etat d’Israël. Quiconque lèvera la main contre Israël verra sa main coupée”, a martelé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Le Hezbollah, sorti affaibli du conflit avec Israël, qui a culminé en deux mois de guerre ouverte avant la trêve, assure pour sa part respecter le cessez-le-feu. Mais un haut responsable de la formation chiite, accouru sur le site frappé dimanche, a accusé Israël d’avoir “franchi une nouvelle ligne rouge”. Pour leur part, les autorités libanaises accusent régulièrement Israël de violer l’accord de cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, en poursuivant ses frappes et en continuant d’occuper cinq points stratégiques du sud du territoire libanais.Les Etats-Unis font dans le même temps pression sur le gouvernement libanais pour qu’il oblige le Hezbollah à rendre ses armes, ce que le groupe a jusqu’à présent refusé de faire.bur-nad-dms-cab-at/cab

Américains et Ukrainiens discutent à Genève du plan de Trump pour l’Ukraine

Donald Trump a accusé dimanche les dirigeants ukrainiens de ne faire preuve “d’aucune gratitude” envers les Etats-Unis, alors que le secrétaire d’Etat Marco Rubio rencontre à Genève une délégation de Kiev dans l’espoir de faire avancer le plan du président américain sur l’Ukraine.”Les responsables ukrainiens n’ont exprimé aucune gratitude pour nos efforts”, a écrit le président américain sur Truth Social, affirmant avoir “hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver”.Jusqu’à présent, rien ne filtre sur le contenu des pourparlers en Suisse sur ce plan en 28 points, qui vise à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe.La version initiale du texte faisait écho à plusieurs exigences de Moscou et suscité l’opposition de Kiev et de ses alliés européens, venus dimanche à Genève pour éviter une paix en forme de capitulation.Salué par le président russe Vladimir Poutine, le texte initial reprenait plusieurs exigences clés de Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Tout en offrant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.Le texte proposait signifiait aussi la fin de l’isolement de la Russie à l’égard du monde occidental avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions.- “priorités clés” -L’un des membres de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov, à la tête du Conseil de sécurité ukrainien, a estimé dimanche que la nouvelle version du texte, que l’AFP n’a pas vue, “reflète déjà la plupart des priorités clés” de Kiev.Le président ukrainien a lui jugé sur X “positif que la diplomatie ait été ravivée et que le dialogue puisse être constructif”, ajoutant : “nous avons tous besoin d’un résultat positif”.Donald Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à son homologue ukrainien pour répondre, mais il a indiqué samedi que son plan ne constituait pas sa “dernière offre” pour régler le conflit.Ce texte “présente un cadre solide de négociations. Il se fonde sur des éléments fournis par la partie russe mais également sur des apports de l’Ukraine”, a complété M. Rubio sur X.A Genève, M. Rubio a rencontré dans la matinée le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, qui s’est également entretenu avec des représentants du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne.Une nouvelle réunion bilatérale s’est déroulé dans l’après-midi entre Américains et Ukrainiens au sein de la Représentation américaine à Genève, proche de l’ONU.”Ils vont régler les détails de l’accord”, a indiqué à l’AFP un responsable américain.- tractations -Mais le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit lui “sceptique” sur les chances de parvenir à un accord sur le plan d’ici le 27 novembre.”La tâche consiste désormais à faire du plan (…) un document viable”, a encore déclaré M. Merz, lors du sommet du G20 à Johannesburg. Il a indiqué avoir fait une proposition, actuellement en discussion à Genève, qui pourrait permettre de “faire au moins un premier pas jeudi”.Les Européens cherchent par tous les moyens à ne pas être tenus à l’écart des tractations autour du plan. Le président finlandais Alexander Stubb a indiqué à l’AFP avoir appelé dimanche son homologue américain, avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, pour discuter du plan pour l’Ukraine.”L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen”, a affirmé dimanche la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, soulignant que le rôle “central” de l’Union européenne doit être “pleinement reconnu” dans tout plan de paix sur l’Ukraine.”Notre objectif partagé est d’obtenir une paix robuste. Il faut donc des garanties de sécurité solides”, a indiqué pour sa part à Genève la délégation française à l’AFP.Réunis au sommet du G20 à Johannesburg, 11 pays principalement européens ont estimé samedi dans une déclaration que le plan américain “requerra du travail supplémentaire”, craignant qu’il ne laisse l’Ukraine “vulnérable à de futures attaques”.Une réunion sur l’Ukraine des dirigeants des pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec des dirigeants africains en Angola. Le président français Emmanuel Macron a annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l’Ukraine. Selon lui, sans “éléments de dissuasion, les Russes reviendront”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui déclaré qu’il s’entretiendrait lundi avec son homologue russe, affirmant depuis le G20 : Nous ferons tout notre possible pour ouvrir la voie à la paix”. burs-apo/nl/cls

Nigeria: 50 des quelque 300 élèves enlevés d’une école catholique se sont échappés (association chrétienne)

Cinquante des plus de 300 élèves enlevés vendredi dans une école catholique de l’ouest du Nigeria ont échappé à leurs ravisseurs, a annoncé dimanche une organisation chrétienne.Des hommes armés non identifiés ont attaqué tôt vendredi l’école catholique mixte Saint Mary, située dans l’Etat du Niger, et ont enlevé 303 élèves et 12 enseignants. Il s’agit de l’un des plus importants enlèvements de masse jamais perpétrés au Nigeria, pays ravagé par le phénomène. Les garçons et filles enlevés à Saint Mary, âgés de huit à 18 ans, représentent près de la moitié des 629 élèves de l’établissement.”Nous avons reçu une bonne nouvelle: 50 élèves se sont échappés et ont retrouvé leurs parents”, a indiqué l’Association chrétienne du Nigeria (CAN) dans un communiqué, précisant qu’ils se sont évadés entre vendredi et samedi.Lundi, un autre groupe d’hommes armés avait déjà pris d’assaut un lycée de l’Etat voisin de Kebbi (nord-ouest) et enlevé 25 jeunes filles.Cette nouvelle série d’enlèvements dans des écoles a entraîné la fermeture par précaution de nombreux établissements scolaires à travers le pays le plus peuplé d’Afrique avec 230 millions d’habitants, confronté à de multiples menaces pour sa sécurité.Les autorités du Nigeria combattent depuis 2009 une insurrection jihadiste dans le nord-est du pays et font également face à des bandes criminelles lourdement armées, appelés localement “bandits”, qui ont intensifié ces dernières années, dans le nord-ouest et le centre, leurs attaques meurtrières – parfois accompagnés d’enlèvements pour obtenir des rançons.Le gouvernement nigérian n’a pas encore fait de commentaire sur le nombre d’élèves et d’enseignants enlevés.- “immense tristesse” -Aucun groupe n’a revendiqué ces attaques, pas plus que celle mardi contre une église de l’ouest du pays, durant laquelle deux personnes ont été tuées et des dizaines de personnes pourraient avoir été capturées.”Même si le retour de ces 50 enfants qui ont réussi à s’échapper nous apporte un certain soulagement, je vous exhorte tous à continuer de prier pour le sauvetage et le retour sains et saufs des autres victimes”, a déclaré dans un communiqué le père Bulus Dauwa Yohanna, président de la CAN dans l’Etat du Niger et propriétaire de l’école.Le Nigeria reste profondément marqué par un autre enlèvement de masse, celui de près de 300 jeunes filles par les jihadistes de Boko Haram à Chibok, dans l’Etat de Borno (nord-est), en avril 2014. Plus de dix ans plus tard, certaines d’entre elles sont toujours portées disparues.Dimanche le pape Léon XIV a dit son “immense tristesse” après ces enlèvements au Nigeria et a lancé “un appel pressant à la libération immédiate des otages”.”Prions pour nos frères et sœurs et pour que les églises et les écoles demeurent toujours et partout des lieux de sécurité et d’espoir”, a-t-il ajouté.Vendredi, le président américain Donald Trump avait réagi à ces récentes attaques en estimant que “ce qui se passe au Nigeria est une honte”.Donald Trump a récemment menacé d’intervenir militairement au Nigeria, accusant les autorités nigérianes de “tolérer les meurtres de chrétiens” par des islamistes radicaux.Les autorités d’Abuja ont qualifié ces affirmations de “fondamentalement erronées”, nié toute “persécution religieuse systématique” au Nigeria, divisé de manière presque égale entre un nord à majorité musulmane et un sud majoritairement chrétien.Les attaques dans le pays visent et tuent aussi bien des chrétiens que des musulmans, souvent sans distinction.

New York entre stupeur et optimisme prudent après la rencontre Trump-Mamdani

“Surprenant”, “bizarre”, “étrange”… A New York, citoyens et responsables ont assisté avec étonnement à l’assaut d’amabilités vendredi entre Donald Trump et leur nouveau maire Zohran Mamdani, un rapprochement qui, s’il devait perdurer, est jugé positif pour la ville. “C’était étrange”, rapporte à l’AFP Megan, habitante de 27 ans, en évoquant l’échange chaleureux la veille à la …

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Vers l’instauration d’un service militaire volontaire en France

Dans un monde “fait d’incertitudes”, sur fond de guerre aux portes de l’Europe, Emmanuel Macron pourrait annoncer dans les prochains jours l’instauration d’un service militaire volontaire en France, un projet à l’étude depuis plusieurs mois.La date de jeudi est envisagée pour des annonces présidentielles, sans que cela soit confirmé officiellement, selon des sources concordantes.”Dans le monde où nous vivons fait d’incertitudes, d’une montée des tensions, si nous voulons véritablement être en sécurité, il faut dissuader l’autre de venir (…) La France doit continuer d’être une nation forte avec une armée forte mais avec aussi une capacité de sursaut collectif”, a affirmé samedi le chef de l’Etat, en marge du G20 à Johannesburg, en Afrique du Sud.Si les pays scandinaves ou les Baltes, voisins du géant russe, ont maintenu ou rétabli ces dernières années le service militaire obligatoire, la France a elle suspendu la conscription en 1997, sous la présidence de Jacques Chirac. “De nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national”, a fait valoir samedi sur France 5 le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, estimant que cela faisait partie d'”éléments qui sont à observer dans notre pays”.Emmanuel Macron avait introduit cette idée de service volontaire le 13 juillet, devant un parterre de hauts gradés. Face à une Europe “mise en danger” par la “menace durable” de la Russie, “il faut une nation capable de tenir, d’être mobilisée”, avait-il estimé. Outre des “efforts sur notre réserve”, il faut aussi “donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées”, avait-il souligné en promettant des “décisions en ce sens à l’automne”.Interrogé par l’AFP, le ministère des Armées n’a pas souhaité s’exprimer sur les contours de ce service et sa durée, tout comme son coût. Il y a des “travaux en ce sens”, a simplement indiqué Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées dimanche sur France Info. “Les arbitrages n’ont pas été rendus”, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. – Jusqu’à 50.000 jeunes par an -Différents scénarios envisagent un volume de 10.000 à 50.000 personnes par an, selon plusieurs sources proches du dossier.D’après plusieurs médias français, la durée envisagée de ce service volontaire serait de 10 mois et serait rémunéré à hauteur de plusieurs centaines d’euros. Selon la Revue nationale stratégique 2025, un document qui résume les ambitions de la France en matière de politique de défense et de sécurité, la mise en place d’un service militaire volontaire “rénové” viserait à “renforcer la cohésion nationale” et à “créer un réservoir de personnes mobilisables en cas de crise”.Les armées françaises comptent environ 200.000 militaires d’active et 47.000 réservistes, et doivent passer à respectivement 210.000 et 80.000 personnes en 2030.La mobilisation sur la base du volontariat d’une partie d’une classe d’âge pourrait servir à répondre aux besoins d'”acquérir la masse” nécessaire pour tenir dans la durée en cas de conflit, estimait cet été le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre.L’idée est saluée par une partie de la classe politique française.”Tout ce qui peut participer à l’esprit de défense, à la résilience nationale et à exprimer le sentiment patriotique qui sommeille dans la population est positif”, a commenté dans la Tribune dimanche le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Cédric Perrin (Les Républicains). A l’extrême droite, le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella s’est dit mercredi sur X “favorable” au rétablissement d’un service sous les drapeaux “en commençant par un service militaire ouvert aux volontaires”.Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, reste plus circonspect. “Je suis très prudent en la matière (…) Je crois à l’armée de métier aujourd’hui.  Après, si les jeunes veulent s’engager pour la nation, naturellement, j’y suis favorable”, a-t-il confié dimanche à France 3.Les arbitrages attendus promettent aussi de concerner l’avenir incertain du service national universel (SNU) destiné aux mineurs de 15 à 17 ans.Ce service civil, lancé en 2019 et dont les crédits ont été depuis rabotés, n’a jamais trouvé son rythme de croisière. Il consistait essentiellement en un stage de cohésion de deux semaines.

Plan de Trump: les Américains à Genève espèrent “régler les derniers détails” avec les Ukrainiens

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio doit rencontrer dimanche à Genève une délégation ukrainienne dans l’espoir de “régler les derniers détails” du plan de Donald Trump sur l’Ukraine, Volodymyr Zelensky saluant la relance de la diplomatie.L’administration américaine présente désormais comme “un cadre pour des négociations” le plan de Trump en 28 points, qui vise à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe mais qui est vu avec inquiétude à Kiev et Bruxelles.Le président ukrainien a toutefois jugé dimanche sur X “positif que la diplomatie ait été ravivée et que le dialogue puisse être constructif”, ajoutant : “nous avons tous besoin d’un résultat positif”.A Genève, le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, bras droit de M. Zelensky, s’est d’abord réuni à avec des représentants du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, avant sa rencontre avec la délégation américaine.”Aujourd’hui, nous espérons régler les derniers détails de l’accord de paix”, a déclaré à l’AFP un responsable américain.Salué par le président russe Vladimir Poutine, le texte reprend plusieurs exigences clés de Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Il offre cependant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.Donald Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à son homologue ukrainien pour répondre, mais il a indiqué samedi que son plan ne constituait pas sa “dernière offre” pour régler le conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.Ce texte “présente un cadre solide de négociations. Il se fonde sur des éléments fournis par la partie russe mais également sur des apports de l’Ukraine”, a complété M. Rubio sur X.- “des défauts majeurs” -Le plan a provoqué un branle-bas de combat chez des alliés européens de l’Ukraine, qui veulent éviter une paix en forme de capitulation.”L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen”, a affirmé dimanche la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, soulignant le rôle “central” de l’UE.Les Européens cherchent par tous les moyens à ne pas être tenus à l’écart des tractations autour du plan.”La coordination entre les Etats-Unis, les Européens et les Ukrainiens est en cours à Genève”, a indiqué à l’AFP la délégation française.”Notre objectif partagé est d’obtenir une paix robuste. Il faut donc des garanties de sécurité solides”, a ajouté cette même source.Réunis au sommet du G20 à Johannesburg, 11 pays principalement européens ont estimé samedi dans une déclaration que le plan américain “requerra du travail supplémentaire”, craignant qu’il ne laisse l’Ukraine “vulnérable à de futures attaques”.Le plan “a des défauts majeurs sur lesquels on doit travailler”, a indiqué dimanche à l’AFP le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre.Une réunion sur l’Ukraine des dirigeants des pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec des dirigeants africains en Angola. Le président français Emmanuel Macron a aussi annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l’Ukraine. Selon lui, sans “éléments de dissuasion, les Russes reviendront”.- garanties de sécurité -Vladimir Poutine a assuré que le texte américain “pouvait servir de base à un règlement pacifique définitif” du conflit.Ces propositions américaines sont présentées à un moment où la présidence ukrainienne est déstabilisée par un vaste scandale de corruption impliquant des proches de M. Zelensky, où l’armée est en recul sur le front et où la population est soumise à des coupures de courant d’ampleur en raison des frappes russes.Sous pression, le dirigeant ukrainien a assuré vendredi qu’il allait proposer des “alternatives” à ses interlocuteurs américains. Le plan prévoit des garanties de sécurité équivalentes de l’Otan, dont le traité contient une clause de défense collective en cas d’attaque.Selon le plan, les deux régions du bassin minier et industriel du Donbass, Donetsk et Lougansk (est), ainsi que la Crimée annexée en 2014, seraient “reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis”, et Moscou recevrait d’autres territoires ukrainiens encore aujourd’hui sous le contrôle de Kiev.La Russie verrait son isolement à l’égard du monde occidental prendre fin avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions.Kiev devrait limiter son armée à 600.000 militaires et se contenter d’une protection par des avions de combat européens basés en Pologne, tandis que l’Otan s’engagerait à ne pas stationner de troupes en Ukraine.burs-apo/sba

XV de France: du travail en perspective à deux ans du Mondial australien

Si le millésime 2025 du XV de France a été sauvé par l’orgie d’essais face aux Wallabies (48-33) samedi, il reste du travail, à deux ans du Mondial australien, avec notamment une défense en chantier.Mais il promet, avec des gamins qui bousculent tout derrière et le retour attendu de “Super” Dupont.. Bilan 2025 mitigéOnze matches, six victoires et une place gardée dans le top 6 mondial, assurant au XV de France le statut de tête de série pour le tirage au sort du Mondial-2027 en Australie le 3 décembre: sur le plan comptable, le bilan 2025 est positif, avec notamment la reconquête du Tournoi des six nations, records à la clef, avec les 30 essais des Bleus et les huit signés Louis Bielle-Biarrey, le TGV bordelais.Mais il y a aussi ces trois défaites lors de la tournée en Nouvelle-Zélande, avec une équipe de “troisième voire quatrième niveau”, a asséné Fabien Galthié, le sélectionneur. Puis ces tests d’automne mitigés, avec deux victoires certes, contre les Fidji (34-21) et l’Australie, mais surtout une leçon de réalisme (17-32) reçue de Springboks à 14 pendant toute une mi-temps, et une défense redevenue friable.. L’Afrique du Sud encore au-dessusA deux ans du Mondial-2027, Galthié estime que le XV de France est moins prêt qu’à la même époque avant le Mondial-2023. “On est moins forts qu’il y a quatre ans. (…) Honnêtement, on n’est pas au même niveau”, a reconnu le sélectionneur des Bleus samedi soir, tout en se disant “serein”.”Il y a quatre ans, nous étions sur une série de 14 victoires consécutives. Ça ne nous a pas empêchés de perdre d’un point face à l’Afrique du Sud” (28-29) en quart de finale, a-t-il cependant ajouté.”Il ne faut pas se leurrer. Aujourd’hui, il y a une équipe qui domine le monde (l’Afrique du Sud), ils sont devant les autres”, a confirmé l’arrière des Bleus Thomas Ramos: “Maintenant, à nous de bosser pour (re)faire notre retard. Mais, derrière, je pense qu’on fait partie des meilleures nations mondiales”.. Le point noir, la défense et la discipline14 essais encaissés en Nouvelle-Zélande, pourquoi pas. Mais 12 encore, cet automne, dont cinq samedi soir face à des Wallabies à bout de souffle. Meilleure défense lors du Tournoi, avec 11 essais encaissés en cinq rencontres, le XV de France semble avoir tout oublié. “On croit que c’est quelque chose qui est acquis, eh bien non”, a reconnu Fabien Galthié cette semaine à Marcoussis: “En fait, il faut retravailler en permanence la base. Donc on est revenu à la base, c’est un éternel recommencement”.Pénalisés neuf fois rien qu’en première mi-temps, les Bleus ont dû défendre de nombreuses pénaltouches face aux Wallabies. Résultat: trois essais encaissés.. Derrière, des jeunes poussent”Il y a une concurrence de fou, comme je n’en jamais eue en équipe nationale”, a reconnu samedi soir Gaël Fickou, vétéran des trois-quarts bleus du haut de ses 31 ans et 98 sélections. Et c’est vrai que les gamins sont nombreux à piaffer en coulisses, quand ils ne prennent pas déjà le pouvoir, comme Nicolas Depoortère (22 ans), le centre bordelais, avec ses deux doublés contre les Fidji puis l’Australie.Les Palois Emilien Gailleton (22 ans), Fabien Brau-Boirie (19 ans), Aaron Grandidier-Nkanang (25 ans), Grégoire Arfeuil (20 ans) ou Théo Attissogbe (21 ans), le Parisien Noah Nene (21 ans), le Toulousain Paul Costes (22 ans) ou son partenaire de club Kalvin Gourgues, explosif samedi soir à peine 15 minutes pour sa première sélection: les candidats au maillot bleu sont légion chez les trois quarts.. Les absents n’ont pas eu tortSur le point de revenir sur les terrains après sa blessure au genou droit en mars en Irlande, Antoine Dupont est plus que jamais indispensable, comme l’a montré un XV de France visiblement orphelin de son maestro. Et d’autres blessés ont marqué des points sans jouer, comme Uini Atonio le pilier droit rochelais, Peato Mauvaka le talonneur toulousain, François Cros son partenaire flanker, ou encore Yoram Moefana le N.12 bordelais.”La seule chose qu’on ne maîtrise pas, c’est les blessures”, a concédé samedi soir Fabien Galthié. Mais l’avantage de ces joueurs blessés longtemps, c’est que, quand ils reviennent, ils apportent “beaucoup de fraicheur”, a positivé le sélectionneur, citant les exemples Jelonch et Ollivon.