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Ligue des Champions: Signé Aubameyang !

Bien mal embarqué après dix premières minutes cauchemardesques, l’OM a obtenu un important succès mardi face à Newcastle (2-1), grâce à un superbe doublé de Pierre-Emerick Aubameyang, et a ainsi préservé ses chances de qualification pour la suite de la Ligue des champions.L’avant-centre de l’OM est décidément un drôle de joueur. Avant la pause, il a eu quatre occasions nettes, dont au moins deux où il aurait pu et sans doute dû faire mieux.Marseille était alors mené 1-0 et son avenir en Ligue des Champions semblait plus que compromis. Puis, en cinq minutes au retour des vestiaires, le Gabonais a renversé la partie de deux gestes parfaits, plus difficiles sans doute que ceux qu’il avait manqués en première période.A peine 30 secondes après la reprise, c’est même toute l’action marseillaise qui a été parfaite (ce n’est pas le cas de la sortie du gardien Nick Pope…), de la passe dans le bon tempo de Darryl Bakola, titularisé à 17 ans dans un surprenant pari de Roberto De Zerbi, au ballon enroulé au millimètre par Aubameyang, enfin précis (1-1, 46e).- terrible entame -Moins de cinq minutes plus tard, “Auba” a ensuite repris parfaitement, dans un geste de pur attaquant de pointe, le centre tout aussi parfait de Timothy Weah (2-1, 49e) et l’OM avait renversé le match.Ensuite, au bout d’une deuxième période intense, incertaine et brûlante, Marseille a beaucoup défendu et, pour une fois, l’a très bien fait. Cette fois, les Olympiens n’ont pas craqué et n’ont pas abandonné de points en fin de match, comme ils l’ont fait trop souvent cette saison en Ligue des Champions.Cette victoire courageuse vaut de l’or, vraiment, car elle permet à l’OM de repasser du bon côté de la barrière au classement. Au coup d’envoi, Leonardo Balerdi et les siens étaient en effet 25e et virtuellement éliminés. Mardi soir, en attendant les matchs de mercredi, ils sont 19e et barragistes, une position plus confortable avant d’aller dans deux semaines en Belgique défier l’Union Saint-Gilloise.Le coup, tout de même, n’est pas passé très loin. Car on a longtemps pensé que les Marseillais allaient regretter leur épouvantable début de match, qui n’a pas rendu justice à la formidable ambiance qui a précédé la rencontre au Vélodrome.Dès la 3e minute, Balerdi avait ainsi déjà pris un carton jaune et à la 5e, Pierre-Emile Hojbjerg avait dû dégager un ballon sur sa ligne, deux signes parmi d’autres de la très grande fébrilité des Marseillais.- Comme Drogba ? -Un troisième est arrivé dans la minute suivante, avec un alignement tardif et défectueux de Weah, qui a permis à Sandro Tonali de rester en jeu au moment de centrer pour Harvey Barnes, auteur de l’inévitable ouverture du score (1-0, 6e).Après cette entame ratée dans les grandes largeurs, l’OM a pourtant repris le contrôle du match. Mais l’équipe de De Zerbi s’est alors heurtée au savoir-faire de Newcastle, capable à la fois d’être féroce au pressing en position haute et remarquablement regroupé en position basse.Les Marseillais, pourtant, auraient donc dû égaliser, par l’une ou l’autre des quatre opportunités offertes à Aubameyang, un total énorme à ce niveau. Aux 17e et 18e minutes, il a buté sur Pope. Mais aux 37e et 40e minutes, sur deux services parfaits de Mason Greenwood, le Gabonais n’a pas cadré, de la tête puis du pied.Mais l’attaquant de 36 ans s’est racheté, et un peu plus que ça, lors de ses cinq minutes de haut vol en deuxième période. Plus de 20 ans après le OM-Newcastle de 2004, on parle encore à Marseille des exploits de Didier Drogba dans ce match. Pour Aubameyang, ça ne sera peut-être pas le cas. Mais son match de mardi vaut très cher quand même.

Casse du Louvre: quatre nouvelles interpellations, les bijoux toujours introuvables

Quatre nouveaux suspects ont été interpellés un mois après le casse spectaculaire au musée du Louvre et vont être interrogés par les enquêteurs qui n’ont pas réussi jusqu’ici à retrouver la trace des précieux bijoux.Ces deux hommes, âgés de 38 et 39 ans, et deux femmes, de 31 et 40 ans, originaires de région parisienne, ont été placés en garde à vue, a annoncé mardi la procureure de Paris, Laure Beccuau. Cette mesure peut être reconduite pendant 96 heures, soit jusqu’au début du weekend.D’ici là, ces personnes “n’ont pas accès aux éléments de la procédure, raison pour laquelle je ne communiquerai pas davantage sur ce dont elles sont soupçonnées”, a ajouté la magistrate dans un communiqué.L’un des interpellés est suspecté d’être le quatrième homme du casse, a précisé une source proche du dossier à l’AFP, confirmant une information du Parisien.Malgré les moyens importants mis en œuvre depuis le début de cette enquête, les bijoux dérobés le 19 octobre, huit joyaux du XIXe siècle, trésors nationaux, n’ont eux toujours pas été retrouvés.Le butin comprenant notamment le diadème de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III) qui compte près de 2.000 diamants est estimé à 88 millions d’euros mais est invendable en l’état.Jusqu’ici les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) avaient pu interpeller, en deux coups de filet, trois des quatre membres présumés de l’équipe de cambrioleurs. Mais pas le ou les commanditaires.- Sous les verrous -Parmi les suspects déjà sous les verrous, trois hommes âgés de 35, 37 et 39 ans sont suspectés d’avoir fait partie de l’équipe de quatre malfaiteurs, dont deux ont pénétré le 19 octobre dans la galerie d’Apollon tandis que les deux autres étaient restés à l’extérieur, avant de prendre la fuite tous ensemble.Une quatrième personne, une femme de 38 ans, compagne de l’un des suspects, est soupçonnée de complicité mais a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire.Les malfaiteurs avaient agi en plein jour, encagoulés, munis d’un monte-charge de déménageurs et armés de disqueuses. Leur casse, retentissant, n’a duré que huit minutes.Deux d’entre eux ont laissé des traces ADN derrière eux, sur l’un des scooters ayant servi à la fuite, sur l’une des vitrines fracturées et sur des objets abandonnés au Louvre. L’ADN du couple a été retrouvé dans la nacelle du monte-charge utilisé.Les profils de ces malfaiteurs ne correspondent pas à ceux “que généralement on associe au haut du spectre de la criminalité organisée”, avait indiqué la procureure.Deux d’entre eux, habitants d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), étaient pour l’un sans activité, après avoir été livreur ou ripeur (ramassage d’ordures), pour l’autre chauffeur de taxi clandestin, connu pour des vols aggravés. L’homme du couple, lui, a un casier chargé de onze condamnations, dont une dizaine pour des vols.Ils ont été mis en examen par les juges d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs.- “Vulnérabilité” du balcon -Parallèlement à l’enquête judiciaire, la controverse ne faiblit pas sur la sécurité du Louvre.Selon des informations du Monde publiées mardi soir, un audit de sûreté faisait état dès 2018 de la “vulnérabilité” que représentait le balcon par lequel sont entrés les cambrioleurs et notait son accès possible à l’aide d’une nacelle, des similitudes troublantes avec le mode opératoire utilisé. La direction actuelle a indiqué au journal n’avoir eu ce document en sa possession qu’après le casse. Début novembre, la Cour des comptes avait estimé que le musée le plus visité au monde avait “privilégié les opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité.La directrice du Louvre, Laurence des Cars, qui avait déjà reconnu des failles dans la sécurité, a annoncé la semaine dernière l’installation prochaine d’un “poste avancé mobile de la police nationale” pour protéger le musée pendant les périodes d’affluence touristique.Confronté à une vétusté alarmante, le Louvre avait fait l’objet en début d’année de l’annonce par le président Emmanuel Macron d’un projet “colossal” pour le désengorger et le moderniser, avec un nouvel accès, une salle dédiée à la Joconde et des billets d’entrée plus chers pour les non-Européens.

Ukraine: accélération diplomatique, frappes russes incessantes

A en croire Donald Trump, il ne reste que “quelques points de désaccord” à régler: l’activité diplomatique a accéléré mardi pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, alors que les frappes russes se poursuivent sans répit sur Kiev.Le président américain a demandé à son émissaire spécial Steve Witkoff de se rendre à Moscou pour discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine, dans la foulée des “énormes progrès” faits selon lui ces derniers jours.Aucune date n’a été communiquée dans l’immédiat pour cette rencontre.Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que le secrétaire à l’Armée de terre Dan Driscoll, après avoir mené des discussions avec les Russes à Abou Dhabi, allait maintenant se réunir avec les Ukrainiens.Plusieurs dirigeants européens ont tempéré l’optimisme américain. Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu’il y avait “enfin une chance de réaliser de vrais progrès vers une bonne paix”, mais a aussi déploré l’absence “de volonté russe d’avoir un cessez-le-feu” après près de quatre ans de guerre.Les négociations se concentrent sur un projet de plan américain dont une version initiale jugée très favorable à Moscou a été amendée à l’issue de pourparlers dimanche à Genève entre délégations américaine, ukrainienne et européennes.La dernière mouture est “significativement meilleure” pour Kiev, a reconnu mardi auprès de l’AFP une source proche du dossier.Donald Trump a précisé qu’il rencontrerait le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue russe “seulement quand l’accord pour terminer cette guerre sera conclu ou aura atteint les phases finales” de discussion.Le président américain a ajouté qu’il se tiendrait informé des diverses discussions. Il se rend mardi et pour plusieurs jours en Floride, à l’occasion de la fête de Thanksgiving, qui aura lieu jeudi.- Sept morts à Kiev -En attendant, une pluie de drones et missiles s’est abattue sur Kiev dans la nuit de lundi à mardi, faisant au moins sept morts.Les habitants de plusieurs immeubles résidentiels ont été évacués de leurs appartements en flammes.Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé sur X les frappes russes, estimant qu’elles montraient “la réponse terroriste de Poutine à la proposition de paix des Etats-Unis et du président Trump”.La dernière version du plan permet à l’Ukraine de conserver une armée de 800.000 hommes, contre 600.000 militaires dans la première mouture. “Il n’y est pas question de plafond, c’est à peu près le nombre actuel”, selon la même source proche du dossier sous couvert d’anonymat.Certaines questions parmi les plus sensibles, territoriales ne particulier, pourront être “discutées à un niveau présidentiel”, a-t-elle poursuivi.Kiev espère organiser une visite du président Zelensky aux États-Unis “dès que possible en novembre pour finaliser les étapes restantes et parvenir à un accord avec le président Trump”, a déclaré sur X le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumerov, qui a fait part d’une “entente” générale sur les paramètres d’un accord.Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a de son côté déclaré mardi que la Russie attendait des Etats-Unis qu’ils présentent la nouvelle version de leur proposition.- “Mauvaise paix” -Les pays de la “Coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine se sont réunis mardi après-midi en visio-conférence.”La condition absolue pour une bonne paix, c’est une série de garanties de sécurité très robustes, et pas des garanties uniquement sur le papier”, a prévenu le président français.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio devait se joindre à cette réunion, a-t-il précisé.Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a averti que le chemin vers un règlement du conflit en Ukraine était “encore long” et “difficile”.Et Emmanuel Macron a appelé à “continuer de mettre la pression” sur la Russie.Sur le front, l’armée russe qui contrôle près d’un cinquième du territoire ukrainien, continue sa lente progression le long de la ligne Est, revendiquant ces derniers jours la prise de plusieurs villages.Ivan Zadontsev, sergent dans les forces ukrainiennes, accueille les négociations avec scepticisme. “Nous sommes fatigués de la guerre”, a-t-il dit mardi à l’AFP, mais il redoute la “mauvaise paix” esquissée dans la proposition américaine initiale.burs-lb-aue/ev

Ukraine: la diplomatie bat son plein, les frappes russes aussi

Donald Trump a déclaré mardi qu’un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine était “très proche” alors que les frappes russes se poursuivent sans répit sur Kiev.”Ce n’est pas facile”, a affirmé le président américain à la Maison Blanche, mais “je pense que nous sommes très proches d’un accord”. “Nous verrons bien”.Plusieurs dirigeants européens se montrent plus sceptiques, le président français Emmanuel Macron déplorant l’absence “de volonté russe d’avoir un cessez-le-feu” après près de quatre ans de guerre.La porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a reconnu sur X qu'”il restait à régler quelques détails sensibles mais pas insurmontables, qui demanderont des discussions supplémentaires entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis”.Au coeur des négociations, le projet de plan américain dont une version initiale jugée très favorable à Moscou a été amendée à l’issue de pourparlers dimanche à Genève entre délégations américaine, ukrainienne et européennes.La dernière mouture est “significativement meilleure” pour Kiev, a reconnu mardi auprès de l’AFP une source proche du dossier.”L’Ukraine, les Etats-Unis et les Européens ont rendu la proposition américaine fonctionnelle (…) et elle est désormais significativement meilleure” pour Kiev, a-t-elle dit.Signe de l’intense activité diplomatique, le secrétaire américain à l’Armée de terre, Dan Driscoll, s’est entretenu avec une délégation russe à Abou Dhabi.”Les pourparlers se déroulent bien et nous restons optimistes”, a déclaré un porte-parole, le lieutenant-colonel Jeff Tolbert, sans autre détails.- Habitants évacués -Une pluie de drones et missiles s’est abattue sur Kiev dans la nuit de lundi à mardi, faisant au moins sept morts.Certains ont trouvé refuge dans le métro de la capitale tandis que retentissaient les sirènes d’alerte dans tout le pays.Les habitants de plusieurs immeubles résidentiels ont été évacués de leurs appartements en flammes. Au petit matin, de la fumée s’élevait encore au-dessus des toits.Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé sur X les frappes russes, estimant qu’elles montraient “la réponse terroriste (du président russe Vladimir) Poutine à la proposition de paix des Etats-Unis et du président Trump”.- “Enfin, une chance” -Le président américain avait initialement donné jusqu’au 27 novembre au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour répondre à son plan.La dernière version permet notamment à l’Ukraine de conserver une armée de 800.000 hommes, contre 600.000 militaires dans la première version du plan. “Il n’y est pas question de plafond, c’est à peu près le nombre actuel”, selon la même source proche du dossier sous couvert d’anonymat.Certaines questions parmi les plus sensibles, telles que les questions territoriales, pourront être “discutées à un niveau présidentiel”, a-t-elle poursuivi.Kiev espère à présent organiser une visite du président Zelensky aux États-Unis “dès que possible en novembre pour finaliser les étapes restantes et parvenir à un accord avec le président Trump”, a déclaré sur X le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumerov, qui a fait part d’une “entente” générale sur les paramètres d’un accord.Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a de son côté déclaré mardi que la Russie attendait des Etats-Unis qu’ils présentent la nouvelle version de leur proposition.Les pays de la “Coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine se sont réunis mardi après-midi en visio-conférence.En ouverture, le président français a affirmé qu’il y avait “enfin une chance de réaliser de vrais progrès vers une bonne paix” entre l’Ukraine et la Russie.”Mais la condition absolue pour une bonne paix, c’est une série de garanties de sécurité très robustes, et pas des garanties uniquement sur le papier”, a-t-il prévenu.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio devait se joindre à cette réunion, a-t-il précisé.Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a cependant averti que le chemin vers un règlement du conflit en Ukraine est “encore long” et “difficile”.Et Emmanuel Macron a déploré le fait qu’il n’y avait “aujourd’hui clairement pas de volonté russe d’avoir un cessez-le-feu”, appelant à “continuer de mettre la pression” sur la Russie.- Fatigue -Sur le front, l’armée russe qui contrôle près d’un cinquième du territoire ukrainien, continue sa lente progression le long de la ligne Est, revendiquant ces derniers jours la prise de plusieurs villages.Ivan Zadontsev, sergent dans les forces ukrainiennes, accueille les négociations avec scepticisme. “Nous sommes fatigués de la guerre”, a-t-il dit mardi à l’AFP, mais il redoute la “mauvaise paix” esquissée dans la proposition américaine initiale.burs-lb/ev

“On ne voyait plus rien”: à Kiev, la fuite d’habitants d’un immeuble ravagé par un drone russe

La Russie a de nouveau frappé dans la nuit la capitale ukrainienne, Kiev, au moment où des négociations tous azimuts se poursuivent pour tenter de trouver une issue à près de quatre ans de conflit.La pluie de drones et missiles a fait au moins sept morts, causé de nombreux dégâts et précipité des habitants dans …

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Allemagne: sept Antifas jugés pour violences sur des extrémistes de droite

Le procès de sept membres présumés du groupe d’extrême gauche Antifa Ost, accusés d’attaques violentes contre des extrémistes de droite, s’est ouvert mardi en Allemagne.Six hommes et une femme âgés de 28 à 49 ans ont été présentés devant le tribunal de Dresde, dans l’est du pays, pour avoir participé, selon le parquet fédéral allemand, …

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En Cisjordanie, une “papamobile” transformée en clinique pour Gaza

La voiturette utilisée par le pape François lors d’un voyage en Terre sainte est réapparue mardi dans les rues de Bethléem, en Cisjordanie occupée, cette fois-ci réaménagée en clinique mobile pour les enfants de la bande de Gaza.”Le +Véhicule de l’Espoir+ est prêt pour sa nouvelle mission”, a lancé le cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm, devant des journalistes venus assister à la présentation de cette nouvelle version de la “papamobile”.C’est lui qui a béni la petite voiture empruntée par le pape François lors de sa venue dans les Territoires palestiniens en 2014, après que la branche suédoise de l’ONG catholique Caritas l’a réhabilitée.Accessoire emblématique, cette “papamobile” est immédiatement reconnaissable à son blanc immaculé et sa canopée surélevée depuis laquelle le souverain pontife salue les foules.Mais au lieu de transporter le chef des 1,4 milliard de catholiques du monde, le véhicule rebaptisé “Véhicule de l’Espoir” doit être envoyé dans la bande de Gaza, un territoire ravagé par plus de deux ans de guerre, conformément aux demandes formulées par le pape François avant sa mort.Equipée pour accueillir des consultations ou des campagnes de vaccination, cette étonnante clinique à roulettes a pour objectif de prendre en charge jusqu’à 200 patients par jour.- “Dernier souhait” -Il y a plus de dix ans, en mai 2014, le pape François était venu à Amman, Bethléem et Jérusalem. Il s’agissait de son deuxième déplacement à l’étranger depuis son entrée en fonction.Le président palestinien Mahmoud Abbas lui avait alors offert cette Mitsubishi, modifiée pour la visite, dans laquelle le pape a notamment traversé la place de la Mangeoire, l’un des principaux sites du tourisme religieux de Bethléem en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Le véhicule avait ensuite été confié à des frères franciscains, les gardiens officiels des lieux saints chrétiens en Terre sainte.Avant de mourir le 21 avril dernier à l’âge de 88 ans, François avait confié que son “dernier souhait” pour les enfants de Gaza était que la “papamobile” soit transformée en clinique mobile pour ces derniers, d’après des propos rapportés en mai par Vatican News, le site d’information officiel du Saint-Siège.Caritas a investi près de 13.000 euros pour que des mécaniciens palestiniens la remettent à neuf et la modifient, notamment en fermant ses deux flancs.”Les enfants de Gaza étaient très proches du coeur du pape François”, a indiqué Peter Brune, secrétaire général de Caritas Suède, présent lors de la présentation.”Ils s’assiéront sur le siège du pape et seront traités comme la personne la plus importante au monde”, a-t-il ajouté.- “Message de compassion” -“Le monde n’a pas oublié les enfants de Gaza”, a ajouté le cardinal Arborelius lors de la présentation à la presse, à un jet de pierre de l’iconique basilique de la Nativité à Bethléem.Avec cette voiturette, il veut envoyer “un message de compassion, de dignité et d’espoir”, à quelques semaines de Noël, dont les préparatifs battent leur plein dans cette ville accueillant chaque année des pèlerins du monde entier fin décembre.Aucune date n’a encore été fixée pour la mise en service de cette clinique mobile. La présentation du véhicule intervient quelques jours avant que le successeur de François, le pape Léon XIV, n’entame sa première tournée à l’étranger, notamment au Proche-Orient.”Comme pour tout le secteur humanitaire, nous avons urgemment besoin d’accéder à Gaza”, a dit à l’AFP Alistair Dutton, secrétaire général de Caritas. “Nous sommes en lien avec les autorités pour faire entrer ce véhicule le plus rapidement possible.”Les ONG et les Nations unies dénoncent régulièrement les contraintes et les restrictions imposées par Israël sur l’entrée de l’aide dans le territoire, estimant qu’elles freinent leurs opérations, ce que rejette Israël.

Le Pakistan dément avoir frappé l’Afghanistan, après des raids ayant fait 10 morts

Le Pakistan a démenti mardi avoir mené des frappes sur l’Afghanistan, où le gouvernement taliban l’a accusé d’avoir ciblé des civils, tuant dix personnes dont neuf enfants.”Chaque fois que nous menons une frappe, celle-ci est assumée”, a assuré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry sur la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV. Il a martelé que les …

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Décès à 111 ans d’une des dernières survivantes du massacre raciste de Tulsa

Elle a survécu à l’un des pires déchaînements de violence raciste qu’ont connu les Etats-Unis au début du 20e siècle et aura porté sa mémoire jusqu’au bout. Viola Fletcher, une des dernières survivantes du massacre de Tulsa, est décédée à l’âge de 111 ans.”Aujourd’hui, notre ville pleure la disparition de +Maman+ Viola Fletcher, rescapée de …

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La France dit adieu à ses pandas chinois, Pékin promet de les remplacer

L’unique couple de pandas géants hébergé en France s’est envolé mardi depuis Roissy pour regagner leur Chine natale, suscitant l’émotion de nombreux fans, mais Pékin a promis de leur trouver des remplaçants. Les deux ursidés, Huan Huan et Yuan Zi, prêtés au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) par la Chine depuis 2012, ont pris place à la mi-journée à bord d’un Airbus A330 Cargo d’Air China, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent atterrir à Chengdu (centre de la Chine) mercredi matin, après environ 12 heures de vol. Leur rapatriement, initialement prévu pour 2027, a été anticipé en raison d’une insuffisance rénale dont souffre Huan Huan, la femelle.”Rassurez-vous amis français, de nouveaux pandas géants arriveront dans le futur”, a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine en France, Chen Dong, présent sur le tarmac de l’aéroport, juste avant le décollage.Les plantigrades âgés de 17 ans ont été placés dans deux caisses blanches marquées de l’inscription “bon voyage”. Ils disposent pour le trajet de 180 kilos de bambous frais et de plusieurs jerricanes d’eau.A Beauval, il ne reste plus désormais que deux pandas, nés de leur union, uniques représentants de l’espèce en France.Ces gros nounours à tête blanche et aux yeux sombres entourés de taches noires suscitent la sympathie à travers le monde. En liberté, on les trouve uniquement en Chine où ils sont utilisés comme cadeaux de prestige et outil d’influence dans les relations internationales.Dans le cadre de sa “diplomatie du panda”, Pékin prête quelques rares animaux à l’étranger pour renforcer les relations avec certains pays. En dehors de Chine, seuls une vingtaine de parcs zoologiques possèdent ces herbivores.- “Amitié sino-française” -Ces “adorables pandas géants” sont “des ambassadeurs de l’amitié sino-française” et ils continueront de “rapprocher le peuple français et le peuple chinois”, a assuré Chen Dong.Huan Huan et Yuan Zi avaient quitté le parc animalier de Beauval, dans la nuit, peu après 5H00 au sein d’un convoi exceptionnel sous escorte policière, devant quelques admirateurs émus qui avaient bravé le froid.Le couple doit rejoindre le Centre de conservation de Chengdu, dans le cadre du programme international de recherche et de reproduction des pandas géants.Leur départ est “une étape”, a estimé le directeur du parc, Rodolphe Delord, saluant l’annonce de l’ambassade de Chine sur l’arrivée de nouveaux pandas. Il a précisé qu’il devait se rendre prochainement à Chengdu.Au moment de quitter Beauval, les pandas sont apparus une dernière fois devant la dizaine de soigneurs venus les saluer, à travers la vitre en plexiglas de leur boîte. Certains, à leurs côtés depuis 13 ans, avaient les yeux humides.L’agitation n’a pas eu l’air de perturber les plantigrades.”On dirait que c’est presque comme si de rien n’était pour Huan Huan. Elle se gratte, elle est à l’aise”, s’est amusé le directeur du parc Rodolphe Delord, lui aussi très ému.Drapeaux en main et “bob panda” sur la tête, Patrice Colombel et son épouse Véronique, avaient fait le déplacement à Beauval depuis Bordeaux, pour “un dernier adieu rempli d’émotion”.”On est tristes. Avant eux, je n’avais jamais vu de panda”, a dit cette dernière à l’AFP.Depuis leur arrivée en 2012, dans un avion spécial à leur effigie, ces pandas ont soutenu le succès du parc zoologique de Beauval qui a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.Ils ont aussi donné naissance à trois bébés, une première en France: un mâle né en 2017 et parti il y a deux ans en Chine, mais aussi deux jumelles, qui, elles, resteront à Beauval au moins jusqu’en janvier 2027.