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Le Pakistan dément avoir frappé l’Afghanistan, après des raids ayant fait 10 morts

Le Pakistan a démenti mardi avoir mené des frappes sur l’Afghanistan, où le gouvernement taliban l’a accusé d’avoir ciblé des civils, tuant dix personnes dont neuf enfants.”Chaque fois que nous menons une frappe, celle-ci est assumée”, a assuré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry sur la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV. Il a martelé que les accusations de Kaboul étaient “sans fondement” et que l’armée pakistanaise “n’attaquait pas les civils”.D’après Kaboul, qui a promis de riposter, les frappes ont été menées dans la nuit de lundi à mardi sur trois régions frontalières.Elles interviennent au lendemain d’un attentat-suicide visant les forces de sécurité pakistanaises et alors que les relations bilatérales se sont vivement détériorées récemment : le Pakistan se plaint d’une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité et procède à des expulsions d’Afghans, réfugiés ou installés illégalement sur son sol.En octobre, les deux pays se sont affrontés avec une rare intensité, faisant environ 70 morts, avant de se retrouver pour plusieurs cycles de négociations débouchant sur une trêve.Mais celle-ci a des contours flous puisque, malgré la médiation du Qatar et de la Turquie, les deux parties ne sont pas parvenues à la concrétiser et son avenir, mardi, est incertain.- “Les civils n’ont rien fait” -Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a accusé le voisin pakistanais d’avoir notamment frappé la région de Khost, “bombardant la maison d’un civil”.”Neuf enfants (cinq garçons et quatre filles) et une femme ont été tués”, a-t-il écrit sur X.Des drones et des avions ont mené ces raids, d’après Mustaghfir Gurbuz, porte-parole du gouverneur de Khost, région où des centaines de personnes ont assisté aux funérailles des dix morts.Un correspondant de l’AFP y a vu les dépouilles d’enfants enveloppées dans des linceuls blancs, dans le secteur de Jige Mughalgai, tout près de la frontière.”Voici ce que nous demandons au gouvernement du Pakistan : ne visez pas des gens ordinaires. Les civils n’ont rien fait de mal”, a déclaré auprès de l’AFP Sajidulrahmane, un habitant.Selon le porte-parole du gouvernement taliban, d’autres provinces orientales ont été touchées par des raids, celles de Kunar et de Paktika, où quatre blessés ont été recensés.Kaboul “répondra de manière appropriée en temps voulu”, a-t-il averti.Les frappes pakistanaises de mardi surviennent au lendemain d’un attentat-suicide contre le QG des forces de sécurité pakistanaises dans une province frontalière de l’Afghanistan.S’il n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV a rapporté que les assaillants seraient des “ressortissants afghans”.- Rapprochement Delhi-Kaboul -Le 11 novembre, un autre attentat devant un tribunal d’Islamabad avait fait 12 morts et des dizaines de blessés et avait été revendiqué par une faction des talibans pakistanais, qui partagent la même idéologie que les talibans afghans.Islamabad a de nouveau accusé mardi Kaboul d’être impliqué dans cet attentat, affirmant qu’un des suspects avait “reconnu avoir des liens avec l’Afghanistan, être venu de là-bas et y avoir été entraîné”.Islamabad, confronté à une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité, accuse inlassablement son voisin afghan “d’abriter”, notamment dans les régions frontalières, des groupes “terroristes”, en tête desquels les talibans pakistanais (TTP).Kaboul, qui dément, accuse lui aussi son voisin de soutenir des groupes armés qui lui sont hostiles et estime que les attaques contre les forces de sécurité pakistanaises sont un problème domestique, sur lequel il n’a pas la main.Ces tensions surviennent en outre alors que l’Inde, ennemi historique du Pakistan, se rapproche de Kaboul.Cette semaine, le ministre taliban du Commerce et de l’Industrie, Nooruddin Azizi, s’est rendu à New Delhi, Kaboul voulant compenser la baisse des échanges avec le Pakistan en nouant des liens avec d’autres partenaires commerciaux.La fermeture de la frontière depuis le 12 octobre empêche les échanges commerciaux bilatéraux d’ordinaire importants.

Terres rares: l’Europe doit “muscler son jeu” face au “racket” chinois, selon la Commission

L’Europe doit “muscler” son jeu pour réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine en matière de terres rares, a déclaré mardi le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné, accusant Pékin d’exercer une forme de “racket” sur les entreprises européennes qui veulent s’en procurer.Malgré la suspension de certaines de ses restrictions aux exportations de terres rares, la Chine continue d’exiger des entreprises étrangères “des renseignements relevant souvent, et c’est inquiétant, de secrets industriels”, des “exigences qui s’apparentent aussi à du +racket+”, a lancé le commissaire chargé de la Stratégie industrielle.Lors d’un débat au Parlement européen à Strasbourg, M. Séjourné a détaillé les grands axes du plan qu’il présentera la semaine prochaine pour sécuriser les approvisionnements européens en terres rares, baptisé ResourceEU.Les terres rares sont des métaux et minerais essentiels pour des pans entiers de l’économie, en particulier l’industrie automobile, les énergies renouvelables ou la défense.Cette année, la Chine qui domine la production mondiale de terres rares, a imposé des restrictions à ses exportations en avril puis en octobre, au grand dam des industriels européens. Fin octobre, Pékin a annoncé la suspension pour un an d’une partie de ces mesures, dans le cadre d’un accord avec Washington.Mais “cette avancée n’est que partielle, probablement très temporaire et il est temps pour l’Europe de muscler son jeu, redoubler ses efforts, c’est-à-dire vis-à-vis de la Chine, réduire les dépendances”, a estimé M. Séjourné.L’UE a déjà lancé des initiatives en ce sens, visant à développer sa propre production minière et à nouer des partenariats avec d’autres producteurs. Mais pour accélérer le mouvement, le plan ResourceEU prévoit notamment la création d’un “centre européen des matières premières critiques”, qui pourra acheter en commun et stocker les minerais, a détaillé le responsable européen, évoquant aussi des dispositifs pour encourager le recyclage des matières premières en Europe.

Frappes russes sur Kiev, poursuite des négociations autour du plan américain pour l’Ukraine

Une pluie de drones et missiles s’est abattue sur Kiev dans la nuit, faisant au moins sept morts, tandis que s’activent mardi en coulisses Ukrainiens, Américains et Européens pour tenter de trouver une issue au conflit après la publication d’un plan américain.Des réunions “secrètes” sur l’Ukraine entre Américains et Russes se sont tenues lundi et devraient se poursuivre mardi à Abou Dhabi pour tenter d’avancer sur un cessez-le-feu, ont affirmé mardi des médias américains et britanniques.A Kiev, les habitants ont vécu une nouvelle nuit difficile. Certains ont trouvé refuge dans le métro tandis que retentissaient les sirènes d’alerte dans tout le pays. Au moins sept personnes ont été tuées et 19 blessées, selon les secours et la police.Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes explosions alors que la défense antiaérienne ukrainienne tentait d’intercepter les missiles et drones russes au-dessus de Kiev.Les habitants de plusieurs immeubles résidentiels ont été évacués de leurs appartements en flammes. Au petit matin, de la fumée s’élevait encore au-dessus des toits.Au total, la Russie a lancé 486 drones et missiles sur l’ensemble du pays, selon l’armée de l’air ukrainienne qui a dit en avoir intercepté 452.Ces nouvelles attaques interviennent alors que la Russie, qui a menacé d’intensifier les bombardements, a rejeté lundi une contre-proposition européenne au plan américain de Donald Trump pour mettre fin au conflit, plan considéré comme largement favorable aux intérêts russes.Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a dénoncé sur X les frappes russes, estimant qu’elles montrent “la réponse terroriste de Poutine à la proposition de paix des Etats-Unis et du président Trump”.Les forces ukrainiennes ont de leur côté visé la Russie avec près de 250 drones, l’un des chiffres les plus élevés depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 selon les autorités russes, qui ont fait état de trois morts dans la région de Rostov (sud).- Semaine de négociations -Le président américain avait initialement donné jusqu’au 27 novembre au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour répondre à son plan, entraînant la convocation dans l’urgence de discussions entre Ukrainiens, Américains et Européens dimanche à Genève.Américains et Ukrainiens ont notamment affirmé qu’un “futur accord” de paix devrait respecter la souveraineté de l’Ukraine et le président américain a semblé se réjouir de l’issue des pourparlers, affirmant sur son réseau Truth social que “quelque chose de bon pourrait bien se produire”.Kiev espère maintenant “organiser la visite du président Zelensky aux États-Unis dès que possible en novembre pour finaliser les étapes restantes et parvenir à un accord avec le président Trump”, a déclaré sur X le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumerov, un négociateur clé pour la partie ukrainienne.Le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov a de son côté indiqué mardi que la Russie attendait des Etats-Unis qu’ils présentent la nouvelle version de leur proposition.”Nous avons appris l’existence d’un plan européen qui, à première vue, n’est pas du tout constructif et ne nous convient pas”, a déclaré lundi le conseiller diplomatique du président russe Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov.Les pays de la “Coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine doivent se réunir mardi après-midi en visio-conférence.Le président français Emmanuel Macron, qui y participera, a appelé à ne pas être “faible” face à la “menace” de la Russie qui a “une posture beaucoup plus agressive”.Il a également affirmé que c’était “aux Européens de décider” comment utiliser les actifs russes gelés, que Donald Trump propose dans son plan d’investir dans des projets menés par les Etats-Unis pour reconstruire l’Ukraine.- Fatigue -Sur le front, l’armée russe qui contrôle près d’un cinquième du territoire ukrainien, continue sa lente progression le long de la ligne Est, revendiquant ces derniers jours la prise de plusieurs villages.Ivan Zadontsev, sergent dans les forces ukrainiennes, accueille les négociations avec scepticisme. “Nous sommes fatigués de la guerre”, a-t-il dit à l’AFP mardi, mais il redoute “une mauvaise paix” esquissée dans la proposition américaine initiale.”Ni les Etats-Unis ni l’UE ne comprennent les causes profondes de la guerre”, a-t-il commenté, estimant que “leurs plans ne servent pas les intérêts de l’Ukraine”.Les frappes russes ont également endommagé de nouveau les infrastructures énergétiques ukrainiennes, systématiquement visées, alors que la population se prépare à un nouvel hiver marqué par les coupures de courant, de gaz et d’eau.

Présidentielle au Honduras: l’héritière, l’ex-maire et le présentateur TV

L’avocate Rixi Moncada accuse ses concurrents à la présidentielle au Honduras de représenter l’”oligarchie putschiste” de droite, le présentateur TV Salvador Nasralla et l’ancien maire Nasry Asfura la qualifient de “communiste”.Parmi cinq candidats de cette présidentielle à un tour dimanche, aucun de ces trois favoris ne se détache dans les sondages à l’issue d’une campagne …

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Près de Jérusalem, une localité palestinienne asphyxiée par un projet de colonisation

Dans la rue principale d’al-Eizariya, localité proche de Jérusalem, de plus en plus de commerçants reçoivent des avis de démolition après l’adoption par Israël d’un nouveau projet de colonisation dans cette partie du territoire palestinien.”C’est un projet de destruction totale, de l’économie, de la vie des gens”, déplore Yahya Abou Ghalia, un entrepreneur dont la …

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Afghanistan: 10 morts dans des frappes imputées au Pakistan, Kaboul promet une riposte

Le gouvernement taliban a assuré mardi qu’il riposterait “de façon appropriée” et “en temps voulu” aux frappes imputées au Pakistan ayant fait dix morts et des blessés en Afghanistan, interrompant une trêve fragile officiellement toujours en vigueur.Au lendemain d’un attentat-suicide visant les forces de sécurité pakistanaises, les frappes sur l’Afghanistan ont été menées dans la nuit sur trois régions frontalières, d’après le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.Les relations entre le Pakistan et l’Afghanistan, en dents de scie depuis le retour au pouvoir des talibans à Kaboul en 2021, se sont détériorées récemment, le Pakistan se plaignant d’une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité et procédant à des expulsions d’Afghans, réfugiés ou installés illégalement sur son sol.Dans la province de Khost, les forces pakistanaises “ont bombardé la maison d’un civil (…) Neuf enfants (cinq garçons et quatre filles) et une femme ont été tués”, écrit M. Mujahid sur X.D’après Mustaghfir Gurbuz, porte-parole du gouverneur de Khost, des drones et des avions ont mené ces raids.Dans le secteur de Jige Mughalgai, tout près de la frontière, un correspondant de l’AFP a vu des habitants fouiller les décombres d’une maison effondrée et des tombes être creusées avant les funérailles des victimes.”Voici ce que nous demandons au gouvernement du Pakistan: ne visez pas des gens ordinaires. Les civils n’ont rien fait de mal”, a déclaré auprès de l’AFP Sajidulrahmane, un habitant.Selon le porte-parole du gouvernement taliban, d’autres provinces orientales ont été touchées par des raids, celles de Kunar et de Paktika, où quatre blessés ont été recensés.A Kunar, le toit d’une maison a été aplati et le rez-de-chaussé endommagé, a constaté un correspondant de l’AFP.Contactée par l’AFP, l’armée pakistanaise n’a pas commenté.- Attaques au Pakistan -En octobre, les deux pays se sont affrontés avec une rare intensité, faisant environ 70 morts, avant de se retrouver pour plusieurs cycles de négociations débouchant sur une trêve.Mais celle-ci a des contours flous puisque, malgré la médiation du Qatar et de la Turquie, Kaboul et Islamabad ne sont pas parvenus à la concrétiser.Les frappes pakistanaises de mardi surviennent ainsi au lendemain d’un attentat-suicide contre le QG des forces de sécurité pakistanaises dans une province frontalière de l’Afghanistan.S’il n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV a rapporté que les assaillants seraient des “ressortissants afghans”.Le 11 novembre, un autre attentat devant un tribunal d’Islamabad avait fait 12 morts et des dizaines de blessés et avait été revendiqué par une faction des talibans pakistanais, qui partagent la même idéologie que les talibans afghans.- “De concert” -Islamabad a de nouveau accusé mardi Kaboul d’être impliqué dans cet attentat, affirmant qu’un des suspects avait “reconnu avoir des liens avec l’Afghanistan, être venu de là-bas et y avoir été entraîné”.Diffusant les propos de ce suspect en conférence de presse, le ministre pakistanais de l’Information Attaullah Tarar a martelé qu’il existait “des preuves irréfutables que les talibans afghans et les talibans pakistanais ont agi de concert”.Islamabad, confronté à une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité, accuse inlassablement son voisin afghan “d’abriter”, notamment dans les régions frontalières, des groupes “terroristes”, en tête desquels les talibans pakistanais (TTP).Kaboul, qui dément, accuse lui aussi son voisin de soutenir des groupes armés qui lui sont hostiles et estime que les attaques contre les forces de sécurité pakistanaises sont un problème domestique, sur lequel il n’a pas la main.Ces tensions surviennent en outre alors que l’Inde, ennemi historique du Pakistan, se rapproche de Kaboul.En octobre, les violences avaient débuté alors que le chef de la diplomatie talibane, Amir Khan Muttaqi, était en visite à New Delhi.Cette semaine, c’est le ministre du Commerce et de l’Industrie, Nooruddin Azizi, qui y a rencontré des responsables indiens, Kaboul voulant compenser la baisse des échanges avec le Pakistan en nouant des liens avec d’autres partenaires commerciaux.La fermeture de la frontière depuis le 12 octobre empêche les échanges commerciaux bilatéraux d’ordinaire importants.

La France dit adieu à ses pandas sur le point de s’envoler pour la Chine

“On est tristes”: l’unique couple de pandas géants hébergé en France est arrivé mardi à Roissy d’où les animaux s’envoleront pour leur Chine natale, après avoir quitté le zoo de Beauval en Centre-Val de Loire sous le regard ému de leurs fans.Les ursidés, Huan Huan et Yuan Zi, âgés de 17 ans, placés dans deux caisses blanches marquées de l’inscription “bon voyage”, ont tour à tour pris place cette nuit dans un camion à leur effigie, ont constaté des journalistes de l’AFP. A Beauval, il ne reste plus que deux pandas, nés de leur union, Huanlili et Huandudu.Enjeu diplomatique, le couple, prêté en cadeau par Pékin à la France en 2012, a pris la route peu après 5H00 dans un convoi exceptionnel sous escorte policière en direction de l’aéroport parisien, où il est arrivé vers 9H30.Le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre, initialement annoncé à Roissy, sera finalement représenté. Un responsable de l’ambassade de Chine à Paris sera également présent pour un dernier adieu, avant le décollage prévu à la mi-journée.Au moment de quitter Beauval, les pandas sont apparus une dernière fois devant la dizaine de soigneurs venus les saluer, à travers la vitre en plexiglas de leur boîte. Certains, à leurs côtés depuis 13 ans, avaient les yeux humides.L’agitation n’a pas eu l’air de perturber les plantigrades, qui voyageront avec 180 kilos de bambous frais et plusieurs jerricanes d’eau.- “Comme si de rien n’était” -“On dirait que c’est presque comme si de rien n’était pour Huan Huan. Elle se gratte, elle est à l’aise”, s’est amusé le directeur du parc Rodolphe Delord, lui aussi très ému, au moment de s’enquérir de l’état de santé de la femelle.”Les animaux ont été préparés pour leur transport. Les départs et les arrivées, c’est la vie d’un zoo”, soupire-t-il.Le retour en Chine, initialement prévu pour 2027 mais anticipé en raison d’une insuffisance rénale dont souffre Huan Huan, la femelle, attriste de nombreux admirateurs. Une dizaine d’entre eux étaient même présents devant l’entrée du zoo pour voir le convoi passer dans la nuit.Drapeaux en main et “bob panda” sur la tête, Patrice Colombel et son épouse Véronique, sont venus de Bordeaux pour “un dernier adieu rempli d’émotion”.”On est tristes. Avant eux, je n’avais jamais vu de panda”, a dit cette dernière à l’AFP.Depuis leur arrivée en 2012, dans un avion spécial à leur effigie, ces pandas ont soutenu le succès du parc zoologique de Beauval qui a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.Ils ont aussi donné naissance à trois bébés, une première en France: un mâle né en 2017 et parti il y a deux ans en Chine, mais aussi deux jumelles, qui, elles, resteront à Beauval au moins jusqu’en janvier 2027.- Diplomatie du panda -Un voyage de près de 9.000 km attend le couple, qui doit rejoindre le Centre de conservation de Chengdu, dans le cadre du programme international de recherche et de reproduction des pandas géants.Espèce rare et vulnérable, ces gros nounours à tête blanche et aux yeux sombres entourés de taches noires suscitent la sympathie à travers le monde. En liberté, on les trouve uniquement en Chine où ils sont utilisés comme outil d’influence dans les relations internationales.Dans le cadre de sa “diplomatie du panda”, Pékin prête quelques rares animaux à l’étranger pour renforcer ses relations avec certains pays. En dehors de Chine, seulement une vingtaine de parcs zoologiques possèdent ces plantigrades herbivores.L’insuffisance rénale dont souffre Huan Huan est “une maladie assez fréquente” à cet âge, explique Rodolphe Delord. Il souligne que l’anticipation du départ a été décidée “en concertation avec les autorités chinoises”.Le responsable espère désormais “entamer des discussions” avec la Chine “pour prolonger le partenariat (…) et pourquoi pas faire venir d’autres pandas dans le futur”.

Nouvelle nuit d’attaques aériennes massives en Ukraine et en Russie

L’Ukraine comme la Russie ont fait état mardi matin de frappes aériennes “massives” sur leurs territoires, avec au moins six morts côté ukrainien, où le secteur énergétique et la capitale Kiev ont de nouveau été visés, et trois morts dans la région russe de Rostov. Mardi matin également, la Roumanie et la Moldavie, deux voisins de l’Ukraine, ont annoncé des incursions de drones dans leur espace aérien.Les nouvelles attaques aux missiles et aux drones interviennent alors que la Russie, qui a menacé d’intensifier les bombardements, a rejeté lundi une contre-proposition européenne au plan américain de Donald Trump pour mettre fin au conflit, plan considéré comme largement favorable aux intérêts russes. Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a dénoncé sur X les frappes russes, qualifiées de “réaction terroriste”.Les pays de la “Coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine doivent tenir mardi après-midi une nouvelle réunion en visio-conférence.Emmanuel Macron, qui y participera, a appelé à ne pas être “faible” face à la “menace” de la Russie qui a “une posture beaucoup plus agressive”.Le président français a également affirmé, sur une radio, que c’était “aux Européens de décider” comment utiliser les actifs russes gelés, que Donald Trump propose dans son plan d’investir dans des projets menés par les Etats-Unis pour reconstruire l’Ukraine.- Infrastrucutures énergétiques visées -En Ukraine, les frappes russes sur Kiev ont fait au moins six morts, selon les autorités. “Quatre personnes ont été tuées et au moins trois blessées” dans le quartier Sviatochynsky (ouest), a indiqué le chef de l’administration militaire de Kiev Timour Tkatchenko. Plus tôt, les secouristes avaient fait état de la mort de deux habitants dans un immeuble résidentiel du quartier Dniprovsky (est). Le ministère de l’Energie a de son côté fait état d'”une attaque massive combinée de l’ennemi contre les infrastructures énergétiques”.A l’approche de l’hiver, la Russie attaque systématiquement les centrales et stations électriques de l’Ukraine depuis le lancement de son invasion en février 2022, provoquant d’incessantes coupures de courant. Cette année, les frappes se sont encore intensifiées et visent aussi les sites gaziers.L’Ukraine vise de son côté régulièrement des dépôts et raffineries de pétrole et d’autres installations en Russie.Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a indiqué que la distribution de l’eau et de l’énergie était perturbée dans la capitale.- Attaques les plus massives – En Russie, au moins trois personnes sont mortes et huit ont été blessées par une attaque ukrainienne contre la ville portuaire de Taganrog et le district voisin de Neklinovsky, dans la région de Rostov, a annoncé sur Telegram le gouverneur régional Iouri Slioussar.Les autorités de la région russe de Krasnodar, sur la mer Noire, ont également fait état d’une attaque aérienne ukrainienne d’ampleur contre plusieurs villes.”Cette nuit, le territoire de Krasnodar a subi une des attaques du régime de Kiev les plus soutenues et les plus massives. Six habitants de la région ont été blessés, et au moins 20 logements dans cinq municipalités ont été endommagés”, a écrit le gouverneur régional Veniamine Kondratiev sur Telegram.Le ministère russe de la Défense a affirmé que 249 drones ukrainiens avaient été abattus dans la nuit au-dessus du pays, un des chiffres les plus élevés depuis le début du conflit.En Roumaine, un premier drone a “traversé l’espace aérien national” vers le comté de Tulcea (sud-est), selon le ministère de la Défense. Deux avions Eurofighter Typhoon allemands ont décollé de la base aérienne Mihail Kogălniceanu.Deux F-16 de l’armée roumaine ont décollé une vingtaine de minutes plus tard depuis la base de Borcea, et une deuxième intrusion de drone a été détectée dans l’espace aérien roumain dans la région de Galati, a ajouté le ministère.La Moldavie voisine a rapporté la chute d’un drone sur son territoire mardi matin.Cette nouvelle nuit d’affrontements survient après que la Russie a rejeté lundi des propositions européennes pour amender le plan Trump sur l’Ukraine.”Nous avons appris l’existence d’un plan européen qui, à première vue, n’est pas du tout constructif et ne nous convient pas”, a déclaré le conseiller diplomatique du président russe Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, selon l’agence officielle Tass.Des discussions entre Ukrainiens, Américains et Européens avaient été convoquées dimanche dans l’urgence à Genève sur la base du plan présenté par le président américain, qui comprend notamment la cession de territoires ukrainiens et s’apparente à une capitulation de Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi qu’il fallait “beaucoup plus” pour parvenir à une “paix réelle” avec la Russie et mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. 

Au Soudan, les paramilitaires annoncent une trêve unilatérale de trois mois

Les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR) ont annoncé lundi une trêve humanitaire unilatérale de trois mois, au lendemain du rejet par l’armée rivale d’une proposition internationale de cessez-le-feu dans le pays ravagé par plus de deux ans d’un conflit meurtrier.Le Soudan est le théâtre depuis avril 2023 d’une guerre pour le pouvoir, …

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Début du procès de l’automobiliste accusé d’avoir foncé dans la foule à Liverpool

Le procès du Britannique accusé d’avoir foncé dans la foule en mai avec sa voiture après la victoire du club de football de Liverpool en championnat d’Angleterre, blessant des dizaines de personnes, doit s’ouvrir mardi dans cette ville du nord-ouest de l’Angleterre.Père de famille et ancien de la Royal Navy, selon les médias britanniques, Paul …

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