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Venezuela: l’attaque américaine secoue la rentrée des classes

La spectaculaire attaque américaine ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro a secoué la capitale mais aussi les esprits des plus jeunes, et était omniprésente à la rentrée des classes lundi au Venezuela, entre peurs et traumatismes. “Je suis vivante, ma famille est vivante, et vous êtes vivantes. Je ne peux pas passer mon temps …

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Images dénudées: Londres durcit le ton et ouvre une enquête contre Grok

Londres a durci le ton lundi contre le réseau social X d’Elon Musk, avec l’ouverture d’une enquête sur les images à caractère sexuel générées par son intelligence artificielle Grok, à l’origine d’un tollé mondial, qui pourrait déboucher sur un blocage de la plateforme au Royaume-Uni.”Si X ne peut contrôler Grok, nous le ferons – et …

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Coupe de France: exploit du PFC qui élimine le PSG en 16e de finale

Le Paris FC a signé lundi l’exploit d’éliminer en 16e de finale de la Coupe de France (1-0) le double tenant, le Paris SG, qui abandonne son premier titre de la saison, payant cher ses nombreuses occasions manquées.L’année 2026 avait bien commencé par un premier trophée, le Trophée des champions, gagné aux dépens de Marseille, mais elle s’est vite assombrie avec cet échec aussi inattendu que précoce.Cette défaite constitue le premier accroc majeur dans la saison du PSG, qui a bouclé une année 2025 historiquement faste avec six titres (L1, Coupe de France, Trophée des champions, Ligue des champions, Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale) sur sept (finale perdue au Mondial des clubs).Il faut remonter à la saison 2013-2014 pour voir le PSG sortir dès les 16es de finale de Coupe de France, ce qui illustre encore davantage la performances des joueurs de Stéphane Gilli, voisins du PSG. Les coéquipiers de Maxime Lopez ont réussi à faire sortir les champions d’Europe de leur match, même s’ils ont poussé jusqu’au bout, à l’image de cette tête manquée de Désiré Doué (90+6) et de la frappe de Vitinha (90+7) stoppée par Obed Nkambadio, très bon lundi soir. Il aura fallu ce second derby en une semaine, après celui gagné par le PSG en Ligue 1 (2-1), pour voir le PFC réaliser cet exploit, malgré une nette domination de la part des joueurs de Luis Enrique, qui ont monopolisé le ballon.Avec une équipe remaniée malgré la présence de plusieurs cadres (Vitinha, Fabian Ruiz, “Kvara”, Barcola, Pacho, Chevalier), les doubles tenants du titre ont été laborieux une grande partie du match devant le but d’Obed Nkambadio, qui a sauvé à plusieurs reprises les siens.- le PFC ultra efficace -Et les champions d’Europe se sont fait punir assez facilement à la suite d’une perte de balle de Nuno Mendes au milieu du terrain. Sur l’une des seule occasion du PFC, Jonathan Ikoné, formé au PSG, a surpris Lucas Chevalier (1-0, 74e) d’une frappe croisée. Avant cela, le PSG a une une floppée d’occasions qu’il n’a jamais conclu: Bradley Barcola a d’abord échoué (22e, 25e, 65e), Gonçalo Ramos (23e, 56e) mais aussi Senny Mayulu qui a mal géré plusieurs situations (23e, 36e), “Kvara” (45+1).Ce match, décalé à lundi en raison du Trophée des champions remporté jeudi au Koweit contre l’OM (2-2, tab 4-1), était donc piège et les Parisiens ont payé l’enchainement des matches et le manque de concentration malgré le discours tenu dimanche par Luis Enrique.”En termes de rythme, je pense qu’il est préférable de jouer tous les 4 jours plutôt que tous les 10 jours. On aime la Coupe de France, c’est une compétition différente. On est concentré sur ce match. C’est comme une finale puisque c’est un match à élimination directe”, expliquait Luis Enrique dimanche devant la presse, reconnaissant que les voyages sont les plus fatiguants.Privés de Ndjantou, Safonov, Lee (blessés), Hernandez (malade), Hakimi et Mbaye (CAN), les joueurs de l’Espagnol ont perdu leur calme qu’ils arrivent normalement à garder, surmontant très souvent des situations compliquées. Mais Gonçalo Ramos, sauveur sur le fil au Koweit, ne peut pas renverser à chaque fois les matches.La rivalité entre le PFC et le PSG, qui peinait à exister, est donc lancée, animant les prochaines rencontres entre les deux clubs voisins. L’ambitieux promu de la famille Arnault, 15e de Ligue 1, a signé donc le premier grand exploit de leur saison, renvoyant le PSG à la réalité. La troisième manche est prévue en mai, pour la dernière journée de Ligue 1.

Iran: la répression s’accentue, des milliers de manifestants en soutien au pouvoir

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, les autorités tentant lundi de leur côté de reprendre le contrôle de la rue avec des rassemblements massifs dans le pays.A l’appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d’Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d’Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l’un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Leur mobilisation est un “avertissement” aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, alors que Donald Trump a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement.Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans “Mort à l’Amérique”, la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie “d’émeutes”. Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.L’Iran mène une guerre contre des “terroristes”, a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d’infliger à Donald Trump une leçon “inoubliable” en cas d’attaque américaine.D’autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d’après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.- Prêts pour “la guerre” -Dans le même temps, dénonce l’ONG Iran Human Rights (IHR), la répression du mouvement débuté le 28 décembre contre le marasme économique et défiant désormais ouvertement le pouvoir, s’intensifie. L’organisation dit avoir confirmation de la mort de 648 manifestants au total – et d’environ 10.000 arrestations. Son bilan précédent faisait état de 192 tués.Mais la réalité pourrait être bien plus noire, craint IRH, évoquant des rapports pour l’heure non confirmés allant jusqu’à 6.000 morts. Les autorités ont imposé une coupure totale des communications internet depuis le 8 janvier, compliquant la collecte d’informations. Sur une vidéo authentifiée dimanche par l’AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé dimanche que les hôpitaux étaient “débordés” par l’afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.A Paris, le président français Emmanuel Macron a condamné “la violence d’Etat qui “frappe aveuglément” les manifestants, et Londres a fustigé “l’horrible” répression, appelant à “cesser immédiatement les violences”. L’Union européenne a dit envisager “de nouvelles sanctions, plus sévères” contre l’Iran.En écho à Téhéran, Moscou a de son côté dénoncé les “tentatives d’ingérence extérieures”.Les autorités iraniennes ont convoqué lundi des ambassadeurs ou chargés d’affaires d’Allemagne, de France, d’Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, pour protester contre le soutien affiché aux manifestants.Le personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade de France a par ailleurs quitté le pays, selon deux sources informées du dossier.Après les menaces répétées de Donald Trump, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays “ne cherchait pas la guerre”, mais y était “tout à fait préparé”, tout en laissant la porte ouverte à des négociations.- “Ligne rouge franchie” -Selon la Maison Blanche, des frappes aériennes pour mettre fin à la répression du mouvement sont toujours sur la table. Toutefois, “la diplomatie est toujours la première option pour le président”, a déclaré lundi la porte-parole Karoline Leavitt, le pouvoir iranien adoptant un “ton très différent” lors de discussions privées avec l’émissaire américain, Steve Witkoff.Les Etats-Unis avaient mené en juin des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, aux côtés de son allié Israël.La vague de contestation survient dans un pays affaibli par cette guerre de 12 jours et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l’ONU.Le fils de l’ancien chah d’Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir iranien qui “tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu’il est prêt à négocier”.Donald Trump “sait ce qui est en jeu”, ajoute l’ancien prince héritier, estimant que “la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime”.Ce mouvement est d’une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l’Iran après la mort en septembre 2022 de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.

Ukraine: plus de 800 immeubles toujours sans chauffage à Kiev après les frappes russes

Plus de 800 immeubles résidentiels sont toujours sans chauffage à Kiev, a annoncé lundi le maire Vitaly Klitschko, plus de trois jours après les frappes russes massives qui ont affecté la moitié de la capitale ukrainienne.Un journaliste de l’AFP a vu à Kiev lundi des dizaines de personnes manger à la lumière de leurs téléphones …

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Incendie d’un bar en Suisse : le propriétaire français placé en détention provisoire pour trois mois

Un tribunal du canton du Valais a ordonné lundi le placement en détention provisoire de Jacques Moretti, copropriétaire avec son épouse du bar de la station de ski suisse de Crans-Montana incendié la nuit du nouvel an, “pour une durée initiale de trois mois”.Le Tribunal des mesures de contrainte (TMC) du canton du Valais a …

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Face à Trump, l’Otan et le Groenland promettent de renforcer la sécurité dans l’Arctique

L’Otan et le Groenland ont annoncé lundi vouloir travailler au renforcement de la défense de cet immense territoire autonome danois, dans l’espoir de faire reculer Donald Trump qui veut s’en emparer à tout prix.Le président américain a encore accru les inquiétudes groenlandaises en déclarant dimanche qu’il mettrait la main sur le Groenland “d’une manière ou …

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La colère agricole persiste, grand rassemblement FNSEA prévu mardi à Paris

Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes.La branche Grand bassin parisien de la FNSEA, qui englobe l’Ile-de-France, mais aussi des départements d’autres régions voisines, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des “actes concrets et immédiats” pour défendre une souveraineté alimentaire “en danger”, selon un communiqué.Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde “vers 6–7 heures” du matin et “environ 250 tracteurs” devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la branche départementale du Nord.L’itinéraire de cette manifestation, déclarée par la FNSEA, a été “validé” par le préfet de Police, les organisateurs s’étant “engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données”, a indiqué la préfecture de police dans un communiqué. Cette dernière évoque un rassemblement prévu aux abords de l’Assemblée nationale.À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur samedi au Paraguay, les actions d’agriculteurs qui y sont opposés perdurent ainsi en France.Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité: depuis ce week-end, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces actions ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.La mobilisation à l’entrée du port du Havre “sera levée à minuit de lundi à mardi”, “avant d’organiser un départ collectif en bus vers Strasbourg le 20 janvier” devant le siège du Parlement, selon ce porte-parole.- Produits moins chers -Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale.Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Lundi matin au port de Bayonne, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont ainsi bloqué un site céréalier d’exportation de l’entreprise Maïsica, vu comme un “symbole fort” des accords de libre-échange qu’ils dénoncent.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont, eux, établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale (CR).Au total, “55 actions” organisées dans “31 départements”, ont mobilisé “2.400 personnes et 1.000 engins”, selon le ministère de l’Intérieur. Elles ont notamment eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.Cette nouvelle mobilisation agricole, qui avait débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.- “Immense détresse” -“Je n’ai pas l’impression que l’on ait pris beaucoup d’avancées depuis Paris”, glisse, amer, Thomas Hégarty, président de la CR en Haute-Vienne, où le syndicat a déversé des déchets devant la préfecture à Limoges.Plusieurs axes routiers, ponts ou zones industrielles ont été bloqués ou perturbés par des tracteurs dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan ou en Moselle, et sur l’A31 près de la frontière avec le Luxembourg.Si un blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la CR dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed-tsq-ldf-etb-kal-mca/ngu/jbo/yk

Alain Orsoni, figure du nationalisme, abattu aux obsèques de sa mère en Corse

Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires, a été tué lundi à 71 ans aux obsèques de sa mère dans son village natal, suscitant une nouvelle onde de choc sur l’île de beauté, ravagée par les luttes intestines entre bandes criminelles.Les faits se sont produits autour de 16H30 à Vero, à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio. Il est décédé sur place, d’une balle unique, “un tir à longue distance”, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, sur place. Mais rapidement l’enquête a basculé au tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) cosaisi avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, ont annoncé à l’AFP le Pnaco et le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.Une enquête a été d’abord ouverte pour assassinat par le parquet d’Ajaccio, puis le Pnaco a ouvert une enquête pour meurtre en en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs criminelle et participation a une organisation criminelle.Il s’agit de la première saisine du Pnaco depuis son lancement début janvier. Les investigations sont confiées à la police judiciaire d’Ajaccio avec la brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée corse dépendant de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO), à Nanterre, a précise M. Bessone.Un magistrat de la Jirs est sur place et un autre du Pnaco y sera dès mardi.Alain Orsoni a été touché en plein coeur, d’une balle tirée sans doute à plusieurs centaines de mètres, alors qu’il se tenait devant la tombe de sa mère dans ce cimetière en terrasse niché au milieu de pins, selon une source proche de l’enquête. “J’étais avec lui le matin pendant une heure. Il n’avait pas l’air inquiet du tout, il avait fait des courses en ville sans gilet pare-balles. (…) Je n’ai jamais vu en Corse, quelle que soit la raison, un assassinat lors d’obsèques. Là on a franchi, ce qu’il y a de plus sacré,”, a raconté à l’AFP Jo Peraldi, un de ses proches.Peu après 19H30, dans la nuit noire, les policiers ont quitté les lieux après avoir retrouvé l’unique ogive, a constaté une journaliste de l’AFP. Une cellule psychologique a été ouverte à l’hôpital d’Ajaccio.- “Sur le cercueil de sa mère” -Alain Orsoni était venu spécialement du Nicaragua où il vit: “On jette le corps du fils sur le cercueil de sa mère, c’est innommable”, estime Jo Peraldi.Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère, lui même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard, nait son fils, il s’appellera Guy, présenté aujourd’hui par la police comme “une personnalité saillante du banditisme corse”.Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni au Petit Bar. Mi-mai, Guy Orsoni, aujourd’hui âgé de 41 ans et détenu, a d’ailleurs été condamné à 13 ans de prison à Marseille pour avoir voulu tenter d’assassiner en 2018 Pascal Porri, membre présumé du Petit Bar. Ce même Pascal Porri qui est de son côté mis en examen dans une enquête sur la tentative d’assassinat de Guy Orsoni en septembre 2018.Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l’un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l’autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de “Mouvement pour les affaires”.Réputé pour son sens politique et son sang froid, Alain Orsoni, condamné et brièvement écroué dans plusieurs dossiers, avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il a vécu durant 13 ans en Floride puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux, et en Espagne.En 2008, il succède à la présidence du club de foot de l’Athletic Club Ajaccio (ACA) à son ami Michel Moretti, un ancien nationaliste qui venait de décéder.Il l’a présidé à deux reprises, de 2008 à 2015, puis en 2022 pour une saison seulement, le club était alors de retour en Ligue 1. Mais il a finalement été relégué dès la saison suivante. bur-mc-clw-san-we/gvy

Espagne: Xabi Alonso licencié, nouvel échec “Galactique” au Real Madrid

Venu pour relancer le Real Madrid, Xabi Alonso a vu son projet collectif ambitieux prendre brutalement fin lundi au lendemain de la défaite en Supercoupe d’Espagne face au Barça, après huit mois seulement sur le banc, où va s’installer son ex-coéquipier Alvaro Arbeloa.À son arrivée fin mai 2025, le technicien basque souhaitait “construire une grande équipe”, capable de ramener le géant espagnol vers les sommets du football mondial, et rejoindre ses prédécesseurs Carlo Ancelotti et Zinédine Zidane au panthéon merengue. C’est, au final, aux côtés de son ancien coach à Liverpool Rafael Benitez et du malheureux Julen Lopetegui, eux aussi renvoyés prématurément après des séries de mauvaises résultats (en 2016 et 2018), que Xabi Alonso va s’asseoir.Cette cinquième défaite de la saison, dimanche contre le Barça (3-2) en Arabie saoudite, était donc bien celle de trop pour l’ex-milieu de terrain et stratège de la sélection espagnole, victime des nombreuses blessures et de l’irrégularité de ses joueurs, et emporté par l’exigence extrême de la Maison Blanche.La situation du Real, deuxième de Liga à quatre points du FC Barcelone, et bien parti pour finir dans le Top-8 de la phase de ligue de Ligue des champions, synonyme d’une qualification directe pour les huitièmes de finale, est bien loin d’être désastreuse.Mais les résultats, et surtout le niveau collectif affiché par le géant madrilène, sont globalement jugés insuffisants dans la capitale espagnole, où deux défaites de rang peuvent avoir la tête d’un entraîneur.”C’était un plaisir de jouer pour toi et apprendre à tes côtés. Merci pour ta confiance depuis le premier jour. Je me souviendrai de toi comme un entraîneur aux idées claires et qui connaît énormément de choses dans le football. Bonne chance dans le prochain chapitre de ta carrière”, a réagi Kylian Mbappé sur son compte instagram, suivi par 129 millions de personnes.- Méritocratie contestée -La révolution tactique promise par Alonso lors du Mondial des clubs aux Etats-Unis n’aura toutefois jamais réellement pris, malgré des débuts très encourageants avec 13 victoires sur les 14 premiers matches.La dernière image laissée par son équipe, proche d’égaliser dans les dernières minutes pour arracher une séance de tirs au but, sera celle d’une formation sans identité de jeu ni idée claire, loin du “Rock’n Roll” et de la “méritocratie” qu’il souhaitait installer.Malgré un sursaut collectif face à Manchester City (défaite 2-1), suivi par cinq succès d’affilée, le champion du monde 2010 n’a pas pu se sortir de la même impasse que son prédécesseur Carlo Ancelotti, dans l’incapacité de gérer une armada de stars aux égos démesurés, peut-être mal habitués à la méthode douce et au rapport père-fils qu’ils avaient avec le tacticien italien.”Xabi Alonso tombera tôt ou tard, mais l’échec sera davantage celui du Real Madrid que le sien. Parce que le problème va persister et ce n’est autre qu’un vestiaire vicié et installé dans le confort”, jugeait début décembre le quotidien sportif Marca.De nombreux observateurs du club estiment ainsi que les résultats actuels sont aussi – et surtout – de la responsabilité des dirigeants, qui ont bâti un effectif déséquilibré, sans remplacer les légendes Toni Kroos, parti à la retraite en 2024, et Luka Modric, aujourd’hui à l’AC Milan.- Arbeloa à la rescousse -Sans entraîneur du calibre de Xabi Alonso disponible sur le marché, l’exécutif merengue s’est tourné vers une solution interne – et sûrement temporaire – en nommant Alvaro Arbeloa, ex-coéquipier d’Alonso, champion du monde en 2010 et actuel entraîneur de la réserve.Un choix plutôt logique, car les noms de la légende Zinédine Zidane, annoncé comme prochain sélectionneur de l’équipe de France après la Coupe du monde 2026, et de l’Allemand Jurgen Klopp, directeur du football mondial au sein du groupe Red Bull, avaient rapidement été écartés.L’ancien latéral droit de 42 ans aura la lourde tâche de tenter de relancer le Real, qui pourrait se diriger vers une deuxième saison consécutive sans titre majeur malgré les statistiques individuelles exceptionnelles de Kylian Mbappé, auteur de 29 buts en 25 rencontres. Et éviter ainsi un autre Galactique gâchis.