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Foot: à la limite depuis quelques temps, le PSG a craqué

Moins flamboyant dans le jeu depuis plusieurs semaines et moins impressionnant physiquement, le Paris SG a laissé filer son premier titre de la saison en étant éliminé en 16e de finale de la Coupe de France, puni également par le retour de son inefficacité.Cette défaite face au voisin du Paris FC (1-0) et cette élimination si tôt dans la compétition – une première depuis douze ans – matérialise une période moins faste pour les champions d’Europe, qui sont sur un fil ces derniers temps.Déjà la semaine dernière lors du Trophée des champions, les Parisiens avaient arraché au bout du temps additionnel (90e+5) la séance de tirs au but et la victoire face à l’OM (2-2, tab 4-1), surtout grâce à leur force mentale. Au cours du match, les coéquipiers de Marquinhos avaient souvent été gênés par les Marseillais, contre qui ils s’étaient déjà inclinés en début de saison en Ligue 1 (1-0 fin septembre lors de la 5e journée).Face au Paris FC il y a huit jours en championnat (2-1), ils n’ont également jamais réussi à se mettre totalement hors de danger. Cela a été le cas aussi à Metz avant la trêve hivernale (3-2) et en Ligue des champions contre l’Athletic Bilbao (0-0) trois jours plus tôt. Cette série de matches poussifs montre bien que le PSG a atteint une limite physique mais aussi dans ses idées et dans l’aspect créatif de son jeu. L’équipe paraît plus brouillonne et moins flamboyante.Malgré quelques jolis mouvements offensifs surtout en première période lundi et une nette domination, ils n’impressionnent pas comme au printemps 2025.Les Parisiens ont plus de mal à maintenir l’intensité tout au long d’un match, le contre-pressing est moins efficace et le jeu sans ballon moins bon, sachant que tout cela peut être expliqué par le manque de coupure estivale, et l’absence de préparation après la Coupe du monde des clubs. – Manque d’efficacité -Lundi soir, l’autre fait marquant a été le manque criant d’efficacité avec au moins six grosses occasions et pas moins de 25 tirs (4 pour le PFC), rappelant les souvenirs de l’automne 2024, quand Paris dominait mais ne gagnait pas. A plusieurs reprises, les attaquants ont fait le choix individuel, là où l’année dernière la passe et le collectif étaient préférés. “C’est un match très complet. On s’est créé beaucoup d’occasions, on a bien fait le boulot, on a dominé (…), c’est injuste”, a réagi après le match Luis Enrique, qui a perdu pour la première fois un trophée national avec le PSG (3 Trophées des champions, 2 Ligues 1 et 2 Coupes de France).Cette défaite est-elle un avertissement pour le reste de la saison à venir ? “Si tu regardes le résultat, peut-être. Mais de ce que j’ai vu pendant tout le match, on a été très supérieur. Tu dois savoir perdre”, a répété le technicien, qui a défendu ses joueurs.Gêné par les blessures de joueurs cadres en première partie de saison, l’effectif est désormais quasiment au complet depuis le début de l’année 2026, hormis l’absence d’Achraf Hakimi (à la CAN), l’un des éléments majeurs du groupe. L’excuse de l’effectif amoindri n’est donc plus d’actualité car désormais quasiment tous les joueurs importants du sacre européen de 2025 sont aptes. Si Paris ne veut pas tomber de très haut au printemps 2026, il doit rapidement retrouver cette force collective qui lui fait cruellement défaut actuellement.

Les tracteurs aux abords de l’Assemblée nationale pour exprimer la “révolte” agricole

Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l’Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu’ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n’auraient pas été “entendues” par le gouvernement.”On demande à être reçus par le Premier ministre, on ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus” a déclaré à ses troupes Damien Greffin, l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de cette nouvelle mobilisation.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, venu sur place, a annoncé un rendez-vous “à Matignon”. Celui-ci se tiendra à 14H30 avec le cabinet du Premier ministre, précise-t-on à Matignon.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -En fin de matinée, les manifestants ont échangé avec la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, qui a annoncé une séance le 11 février consacrée à l’application notamment de la loi Duplomb, réclamée par l’alliance FNSEA-JA.La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, comptait à 10H00 quelque 400 manifestants rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale et 353 tracteurs positionnés quai d’Orsay.M. Greffin a pour sa part évoqué “plus de 500 tracteurs et 800 agriculteurs”.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis mardi d'”accélérer”, dans un message posté sur X.”Les agriculteurs veulent que cela accélère. Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le gouvernement, nous poursuivons le travail d’élaboration de propositions concrètes”, a-t-elle déclaré, sans plus de précisions.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais.À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France, notamment au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais) sur l’A1, ou au Havre. Sur l’A64 près de Toulouse, les manifestants ont accepté de lever le barrage.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.bur-sb-meh-sm-cho-alh/ved/eb

Corée du Sud : la peine de mort requise pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen a requis mardi la peine de mort contre l’ex-président Yoon Suk Yeol, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.Les procureurs ont reproché à l’ancien chef d’Etat conservateur d’avoir mené une “insurrection” motivée par une “soif de pouvoir visant à instaurer une dictature”.Ils ont également accusé l’ex-dirigeant de 65 ans de ne manifester “aucun remord” pour des actes qui menaçaient “l’ordre constitutionnel et la démocratie”. “Aucune circonstance atténuante ne saurait être retenue au moment de prononcer la peine et une sanction sévère (..) s’impose”, ont conclu les procureurs qui ont réclamé la peine capitale, toujours en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté mardi matin et doit lui permettre de faire une dernière déclaration avant la mise en délibéré. Le verdict est attendu le mois prochain.Dans la soirée du 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. L’équipe de défense de M. Yoon a  comparé mardi l’ancien dirigeant en disgrâce à de grandes figures historiques comme les savants italiens Galileo Galilei et Giordano Bruno, injustement condamnés. “La majorité ne révèle pas toujours la vérité”, ont-ils soutenu.- Plusieurs procès -M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Remis en liberté en mars en raison d’un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu’il ne détruise des preuves.S’il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.Yoon fait l’objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.Dans l’un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l’imposition de la loi martiale.

Face à la répression, Trump annonce des sanctions contre les partenaires de l’Iran

Le président américain Donald Trump a annoncé des sanctions douanières contre les partenaires commerciaux de l’Iran, au moment où selon une ONG le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts.Le pays, en proie à l’un des plus vastes mouvements de contestation depuis la proclamation de la République islamique en 1979, restait privé d’internet mardi pour le sixième jour consécutif.Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher à masquer la répression qui a fait selon eux des centaines, voire des milliers de morts. Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont en revanche été rétablies mardi depuis l’Iran vers l’étranger, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran.Malgré la répression, des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des milliers de personnes à Téhéran et dans d’autres villes, dans un mouvement ouvertement dirigé contre le pouvoir et contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamanei, aux commandes du pays depuis 1989. Après des menaces répétées d’intervention militaire en soutien aux manifestants, Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l’Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis. Cette décision “prend effet immédiatement”, a-t-il précisé, une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran.La Chine défendra “résolument” ses intérêts, a répondu Pékin.La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait “la première option”. – “Tueries à grande échelle” -L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d’environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre.Cette organisation a également évoqué des rapports non confirmés allant jusqu’à 6.000 morts, soulignant que la coupure de l’internet rendait “extrêmement difficiles” les vérifications.”Les autorités iraniennes ont intensifié de manière significative leur répression meurtrière depuis le 8 janvier, avec des rapports crédibles faisant état de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a également affirmé l’ONG Human Rights Watch.Les médias officiels iraniens ont déclaré de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité avaient été tués. Les autorités ont décrété dimanche trois jours de deuil national et organisé lundi des rassemblements massifs en soutien au pouvoir, tentant de reprendre le contrôle de la rue. Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des “émeutiers” pilotés par l’étranger d’être à l’origine des violences.Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l’internet avait été prise en raison “d’opérations terroristes” dont “les ordres venaient de l’étranger”. “Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts”, a-t-il ajouté.- “Derniers jours” -Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le pouvoir en Iran vivait ses “derniers jours et semaines”.Agé de 86 ans, l’ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d’importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.Mais ces manifestations “représentent sans doute le défi le plus sérieux” pour le pouvoir “depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites”, relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po.Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l’immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le corps des Gardiens de la Révolution, où aucune division n’est apparue pour le moment.Le fils de l’ancien chah d’Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté les forces de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir qui “tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu’il est prêt à négocier” et estimé que “la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime”.Le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or du festival de Cannes, a souligné mardi sur France Inter que la répression frappait un peuple “sans défense”, qui “a besoin que la communauté internationale l’aide et le soutienne”. 

Ukraine: frappes russes massives, quatre morts et des coupures de courant

Au moins quatre personnes sont mortes près de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, au cours d’une nuit de bombardements russes massifs qui ont provoqué mardi de nouvelles coupures de courant dans le pays en proie à un hiver glacial, a indiqué Kiev.Moscou a visé les régions de Kiev, Kharkiv, Zaporijjia (sud), Dnipropetrovsk (centre-est) avec 25 missiles et 293 drones, a indiqué l’armée de l’air ukrainienne, quatre jours après un pilonnage similaire. Depuis près de quatre ans, la Russie bombarde villes et infrastructures du pays.”Ce matin est glacial en Ukraine avec des températures en dessous de -15°C. Et c’est exactement pour cela que la Russie a attaqué l’Ukraine (…) en visant le secteur énergétique pour priver les gens d’électricité, d’eau et de chauffage”, a affirmé sur X le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.Un journaliste de l’AFP a vu des pompiers s’affairer autour des décombres d’un entrepôt postal en proie aux flammes près de Kharkiv, où une frappe russe a fait au moins quatre morts et six blessés, selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov.Andriï Pidnebesny, un responsable de l’entreprise âgé de 31 ans, a raconté à l’AFP avoir ressenti le souffle de l’explosion, qui a laissé plusieurs de ses collègues coincés sous les gravats.”Il y a du danger partout. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Vous allez dans un magasin et vous pouvez être tué. Vous allez au travail, vous dormez chez vous, la même chose peut se produire”, a-t-il déclaré.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé sur X une frappe “sans aucun but militaire” sur l’entrepôt et les bombardements qui ont laissé “plusieurs centaines de milliers de foyers sans électricité” dans la région de Kiev.”La Russie doit comprendre que le froid ne l’aidera pas à gagner la guerre”, a-t-il néanmoins ajouté, réitérant son appel aux pays alliés de Kiev à renforcer les systèmes de défense aérienne de l’Ukraine.Le ministère de l’Energie a annoncé de nouvelles coupures de courant dans la capitale et ses environs en raison des attaques sur les infrastructures électriques et des conditions météorologiques, alors que Kiev connaît des températures oscillant entre -7°C et -15°C.A Kiev, des journalistes de l’AFP ont vu des clients faire leurs courses dans les allées sombres d’un magasin dont quelques caisses fonctionnaient encore grâce à un générateur.- Usine de drones -A Odessa sur la mer Noire, 47.000 foyers étaient privés de courant selon l’opérateur électrique privé DTEK, en raison d’attaques sur deux de ses installations énergétiques.C’est, selon lui, la huitième attaque depuis octobre contre ses installations. “Depuis le début de l’invasion, les centrales de DTEK ont été attaquées par l’ennemi plus de 220 fois”, a ajouté la compagnie sur Telegram.Six personnes ont été blessées dans deux attaques de drones successives sur le centre-ville d’Odessa qui ont touché des bâtiments civils, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.Une femme et un homme ont également été blessés dans la région de Dnipropetrovsk selon les services de secours ukrainiens mardi.Le ministère russe de la Défense a affirmé mardi, comme après chaque frappe, que Moscou ne vise que des cibles liées aux forces ukrainienne.L’armée ukrainienne, qui cible également des infrastructures russes en disant vouloir assécher les finances et la production militaire russes, a affirmé mardi avoir frappé une usine de drones à Taganrog dans la région frontalière de Rostov et plusieurs cibles militaires dans les territoires ukrainiens occupés par Moscou.La maire de Taganrog, Svetlana Kamboulova, a fait état mardi de l’entrée en vigueur d’un “état d’urgence local” après des dégâts subis notamment par deux entreprises.Les efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin au conflit se sont intensifiés ces derniers mois sous l’impulsion du président américain Donald Trump, mais sans aboutir à des avancées concrètes.Les Etats-Unis ont dénoncé lundi devant le Conseil de sécurité de l’ONU une “escalade dangereuse et inexplicable” de la Russie après son utilisation vendredi du missile balistique de dernière génération Orechnik. Moscou affirme avoir frappé une usine aéronautique près de Lviv (ouest).

En France, désormais 69,1 millions d’habitants, plus de décès que de naissances

La France, qui compte désormais 69,1 millions d’habitants, a franchi en 2025 un cap symbolique: le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Au 1er janvier 2026, 69,1 millions de personnes vivaient en France, dont 2,3 millions dans les cinq départements d’outre-mer, a indiqué l’Insee mardi. La population a augmenté de 0,25% par rapport à l’an dernier, à “un rythme un peu moins rapide que celui observé ces deux dernières années”, a précisé Sylvie Le Minez, cheffe de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, lors d’une conférence de presse.Mais pour la première fois depuis 1944, cette croissance de la population est uniquement liée au solde migratoire, estimé à +176.000 personnes, soit la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire.Le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est lui devenu négatif: -6.000 personnes. Une situation qui s’explique par deux facteurs: le recul des naissances et la hausse des décès.”Ce qui frappe, c’est à quel point, en quelques années, le solde naturel a diminué en raison de la diminution rapide des naissances”, a souligné Sylvie Le Minez. Ce solde était encore de +200.000 personnes en 2015.- Natalité en berne -En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l’année précédente, ce qui correspond au plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. Il s’agit même d’une chute de 24% par rapport à 2010, “année du dernier point haut des naissances”.La baisse des naissances est due au repli de la fécondité, soit le nombre d’enfants par femme. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a continué lui aussi de diminuer: il s’est établi à 1,56 enfant par femme, après 1,61 en 2024, soit le plus faible niveau depuis la fin de la Première Guerre mondiale.Ce recul s’inscrit aussi dans une tendance de moyen terme: cet indice diminue depuis 2010, lorsqu’il s’élevait à 2,02 enfants par femme en France métropolitaine.Les démographes avancent diverses explications: les personnes ont d’autres aspirations que fonder une familles, sont freinées par des difficultés (à trouver un travail stable, à se loger) ou des craintes (conciliation vie professionnelle et familiale, incertitudes climatiques…)A 37 ans, Jessica envisage d’avoir un seul enfant avec son compagnon, à cause notamment de son âge. “Mon envie de fonder une famille est arrivée tard, on vit très bien et on est très heureux à deux”, explique cette Francilienne, qui travaille dans la communication et s’inquiète aussi du “coût d’une éducation”.La crainte de manquer de moyens financiers est ressortie comme l’un des principaux freins au désir d’enfant lors d’une récente consultation citoyenne, menée dans le cadre d’une mission parlementaire sur la baisse de la natalité.”La crèche représente un poste de dépense énorme pour nous – 800 euros par mois – nous ne pourrions pas avoir deux enfants”, témoigne Océane, 32 ans, mère d’un enfant de trois ans et cadre dans une entreprise à Marseille. “Le travail, la maison, les enfants, je ne saurais pas comment tout mener de front”.- Grippe -Face aux difficultés évoquées par les familles, l’Union nationale des associations familiales (Unaf) a récemment appelé le gouvernement à réinvestir dans la politique familiale.En parallèle de cette baisse des naissances, on observe une hausse des décès du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom.En 2025, 651.000 personnes sont décédées en France, ce qui représente une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente. Cette progression s’explique également par l’épidémie de grippe hivernale, “particulièrement virulente en janvier”, selon l’Institut nationale de la statistique. Le solde naturel négatif a contribué à réduire la population de 0,01%.”Avec cette nouvelle situation, plus de décès que de naissances, finalement la France ne fait que rejoindre une situation que connaissent déjà la plupart des pays européens”, a commenté auprès de l’AFP Gilles Pison, démographe et conseiller de la direction de l’Institut national d’études démographiques (Ined).En 2024, outre la France, seuls cinq pays affichaient encore un solde naturel de population positif: Chypre, l’Irlande, le Luxembourg, Malte et la Suède, selon Eurostat. Le Danemark était à l’équilibre, les autres nations avaient un solde négatif.

Marine Le Pen joue son avenir présidentiel au procès en appel du RN

Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre mardi à Paris: la cheffe de file de l’extrême droite française joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.L’audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès est prévu théoriquement jusqu’au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l’été.”J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel”, a glissé dans la matinée Marine Le Pen avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant “dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte…”. La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle – ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place un “système” entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation, représentée devant la cour d’appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.”Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé”, a rappelé mardi sur RTL l’avocat en partie civile du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus – ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus.- Bardella “meilleur président” -Lundi, Mme Le Pen, 57 ans, avait estimé qu’il n’y avait qu'”un seul axe de défense: dire la vérité, c’est la stratégie qui est la mienne, comme je l’ai fait en première instance”.Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, elle pourrait davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Le député RN Jean-Philippe Tanguy a par ailleurs indiqué mardi sur RTL qu’une consigne de sobriété avait été adressée à la garde rapprochée: “il n’y a pas à médiatiser outre mesure cette affaire; nous, en tant que parlementaires, on a beaucoup de dossiers à l’Assemblée nationale”.Si Marine Le Pen n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.Dans une étude Verian pour Le Monde et L’Hémicycle parue dimanche, 49% des Français estiment que, des deux leaders d’extrême droite, c’est le président du RN qui a “le plus de chances de remporter la présidentielle”, contre 16% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. De même que M. Bardella ferait “un meilleur président de la République” qu’elle pour 30% des personnes interrogées, alors que 22% pensent le contraire.Qu’importe: cet automne, Marine Le Pen avait pris la peine de rappeler qu’il était “sûr et certain” qu’elle briguerait à nouveau l’Elysée “si elle p(ouvait) être candidate”. Tout en reconnaissant que, à défaut, “Jordan Bardella peut gagner à (sa) place”.

Pour les proches d’Alain Orsoni, “innommable” de l’avoir assassiné aux obsèques de sa mère

Au lendemain de l’assassinat retentissant d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires, sur la tombe de sa mère, camarades nationalistes et religieux dénoncent un crime “innommable”, qui mobilise enquêteurs et magistrats anticriminalité les plus rodés du pays.Du côté politique ou des collectifs anti-mafia, qui s’étaient mobilisés de façon historique en novembre pour dénoncer le poids des bandes criminelles dans l’île, c’est par contre un quasi silence radio à ce stade.”Il vient pour enterrer sa mère de 91 ans et on jette le corps du fils sur le cercueil de sa mère, c’est innommable, c’est ignoble”, s’indigne Jo Peraldi, proche d’Alain Orsoni et ancien chef  du mouvement clandestin du Front de libération nationale corse (FLNC), interrogé par l’AFP.Lundi vers 16H30, Alain Orsoni, 71 ans, a été touché “en plein cœur” d’une unique balle provenant “d’un tir à longue distance” avec une arme “certainement équipée d’une lunette” alors qu’il assistait à l’enterrement de sa mère dans le cimetière en terrasses de Vero, son village familial situé à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio, selon le procureur d’Ajaccio et une source proche de l’enquête.Le tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), dont un magistrat est attendu sur place mardi, a très rapidement annoncé se saisir de l’affaire “au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse”. Il mènera l’enquête en co-saisine avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, spécialisée notamment dans les dossiers de criminalité sur l’île.Alain Orsoni, qui a aussi été président à deux reprises du club de foot de l’Athletic Club Ajaccio (ACA) aujourd’hui exclu des compétitions nationales, venait d’arriver dimanche du Nicaragua où il vivait et où il avait monté des activités dans le secteur des jeux.”Il n’avait pas l’air inquiet du tout, il avait fait des courses le matin en ville à Ajaccio sans gilet pare-balles”, selon M. Peraldi.- “Où on est ?” -Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère d’Alain, lui même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard, nait le fils d’Alain, qu’il appellera Guy en souvenir. Actuellement détenu, Guy est aujourd’hui considéré comme une figure du banditisme insulaire.Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l’un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l’autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de “Mouvement pour les affaires”.Réputé pour son sens politique et son sang froid, il avait été condamné et écroué dans plusieurs dossiers et avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant déjà Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni, dont plusieurs membres ont été assassinés, au Petit Bar.Avec ce nouvel assassinat, pour le parti de la nation corse (PNC), des autonomistes opposés au parti autonomiste au pouvoir de Gilles Simeoni, “le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation”.”On vient d’enterrer la maman d’Alain, c’est un moment de peine et de chagrin, d’un coup, on entend un coup de feu, et Alain tombe mort”, a confié à France 3 Via Stella l’abbé Roger-Dominique Polge, qui officiait aux obsèques.”Je me demande où on est ? Dans quelle époque on est ? Qu’est-ce qui se passe chez nous ? C’est inimaginable”, a-t-il ajouté.

Corée du Sud: l’heure des réquisitions pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen doit livrer mardi ses réquisistions à l’encontre de l’ex-président Yoon Suk Yeol, qui encourt la peine de mort pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol, qui a débuté dans la matinée, doit permettre à l’ancien dirigeant de 65 ans de faire sa dernière déclaration avant la mise en délibéré.Le crime d’insurrection, le plus grave pour lequel il est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.Selon la loi sud-coréenne, les procureurs devraient requérir la prison à vie ou la peine de mort pour l’ancien président conservateur accusé d’insurrection.Dans la soirée du 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. Le verdict est attendu le mois prochain.L’équipe de défense de M. Yoon a formulé des arguments dans l’espoir de lui venir en aide ainsi qu’à ses complices.Mardi, ils ont comparé l’ancien dirigeant en disgrace à de grandes figures historiques comme les savants italiens Galileo Galilei et Giordano Bruno, injustement condamnés. “La majorité ne révèle pas toujours la vérité”, ont-ils soutenu.- Plusieurs procès -M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Remis en liberté en mars en raison d’un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu’il ne détruise des preuves.S’il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.Yoon fait l’objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.Dans l’un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l’imposition de la loi martiale.