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Gaza: Européens et Arabes se sont réunis à Madrid pour faire pression sur Israël

La communauté internationale doit envisager de sanctionner Israël pour qu’il mette fin à la guerre à Gaza, a estimé le ministre espagnol des Affaires étrangères, peu avant une réunion sur cette question des pays européens et arabes qui s’est tenue dimanche à Madrid.”A très court terme, pour arrêter cette guerre qui n’a plus de but et faire rentrer l’aide humanitaire de façon massive, sans entrave, de façon neutre, que ce ne soit pas Israël qui décide qui peut manger et qui ne peut pas, (…) on doit envisager des sanctions”, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, à la radio publique française France Info.”Il faut tout faire, tout envisager pour arrêter cette guerre”, a-t-il martelé, après que l’Union européenne a décidé cette semaine de revoir son accord de coopération avec Israël.Après la récente extension des opérations militaires israéliennes à Gaza, plusieurs pays considérés par Israël comme des alliés ont ajouté leur voix à la pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. Un blocus de deux mois y a aggravé les pénuries de nourriture, d’eau, de carburant et de médicaments, faisant craindre une famine. Les organisations humanitaires affirment que le peu d’aide qu’Israël a laissé entrer ces derniers jours est loin de répondre aux besoins.Madrid accueillait sur cette question dimanche 20 pays européens et arabes ainsi que des organisations internationales.Cette réunion visait à arrêter la guerre “inhumaine” et “insensée” menée par Israël à Gaza, a déclaré M. Albares à la presse avant le début des discussions.En visio depuis Paris, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a souhaité pour sa part “redonner une perspective diplomatique pour une solution politique au conflit israélo-palestinien”, selon le Quai d’Orsay.- “Pression coordonnée” -La réunion de dimanche a également donné lieu à la défense d’une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien: le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa a dit vouloir “aller aussi vite que possible vers une paix permettant à la Palestine et Israël de coexister et apporter stabilité et sécurité à toute la région”.José Manuel Albares a déclaré après la réunion à la station Cadena SER  que l’événement avait marqué un progrès, en incluant davantage de pays européens tels que la France, l’Allemagne et l’Italie, qui “ne renonceront jamais à la paix au Moyen-Orient”. En visite à Erevan en début de semaine, son homologue français Jean-Noël Barrot rencontrera lundi soir la ministre d’Etat aux Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Varsen Aghabekian Shahin, selon son ministère.Il a insisté à Madrid sur “la nécessité d’une pression coordonnée pour aller vers un cessez-le-feu, une entrée massive d’aide humanitaire et la libération des otages à Gaza”.Et rappelé les objectifs de la conférence des Nations unies prévue en juin, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite. Notamment avancer sur la “reconnaissance de la Palestine”, la normalisation avec Israël, les réformes de l’Autorité palestinienne ainsi que le “désarmement du Hamas” et l’apport de “garanties de sécurité pour Israël”.L’Espagne a rassemblé des représentants de pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie, ainsi que l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Maroc, et des délégués de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).L’Irlande, l’Islande, la Norvège et la Slovénie, qui comme l’Espagne, ont reconnu l’existence d’un Etat palestinien, ont également participé, ainsi que le Brésil.Après que l’Union européenne s’est prononcée cette semaine en faveur d’un réexamen de l’accord d’association avec Israël, M. Albares a souligné devant la presse que l’Espagne demanderait “sa suspension immédiate”.L’Espagne devait également demander à ses partenaires d’imposer un embargo sur les armes contre Israël, et de “n’exclure aucune” sanction individuelle contre ceux “qui veulent ruiner pour toujours la solution à deux Etats”.Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez est un critique véhément de la guerre à Gaza. Il a déclaré que son pays soutiendrait des projets de résolution aux Nations unies visant à faciliter l’accès de l’aide à Gaza.

Elections au Venezuela: vers une consolidation du pouvoir de Maduro

Le parti du président vénézuélien Nicolas Maduro s’achemine vers une large victoire aux législatives et régionales de dimanche, marquées par l’arrestation de 70 personnes et un boycott par la majorité de l’opposition, dix mois après une présidentielle entachée de fraudes selon elle.Les bureaux de vote ont commencé à fermer à l’heure prévue, soit vers 18H00 (22h00 GMT), mais le Conseil national électoral a prolongé la durée d’ouverture “d’une heure ou plus” jusqu’à ce que toutes les personnes faisant la queue puissent voter. Les résultats sont attendus dans la soirée.Parmi les 70 personnes arrêtées avant le scrutin figure Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, interpellé vendredi et accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots, réels ou imaginaires, a aussi suspendu lundi les vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires”.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre sont déployés. Les troubles post-électoraux de la présidentielle du 28 juillet s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations. Seuls 1.900 ont été libérés depuis.”Nous avons réussi à organiser les élections sans incident et nous avons réussi à vaincre la violence”, s’est félicité M. Maduro après avoir voté.Contrairement à la présidentielle du 28 juillet, les bureaux de vote étaient peu fréquentés, ont constaté des journalistes de l’AFP à Caracas et en province.Selon un sondage Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% des 21 millions d’électeurs. L’essentiel d’entre eux devrait être des militants du pouvoir. – “Déclaration silencieuse” -“Nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “Quand l’adversaire se retire du champ, on avance et on occupe le terrain”, s’est félicité le président après avoir voté, évoquant le boycott par l’opposition. “Le Venezuela est le pays avec le plus d’élections libres, souveraines et démocratiques de l’Histoire des 100 dernières années de l’Humanité”, a-t-il assuré. “C’est un processus de participation citoyenne important”, estime Samadi Romero, universitaire de 32 ans qui a voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils du président Maduro, tête de liste à Caracas.  “Je ne vais pas voter parce que j’ai voté le 28 juillet et ils ont volé les élections. C’est vraiment une farce”, affirme à San Cristobal Candelaria Rojas Sierra, fonctionnaire retraitée de 78 ans, en allant à la messe “prier pour le Venezuela”.”Ce que le monde a vu aujourd’hui, c’est (…) une déclaration silencieuse, mais percutante, que le désir de changement, de dignité et d’avenir reste intact”, a écrit sur les réseaux sociaux depuis son exil Edmundo Gonzalez Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle de juillet. “La véritable majorité a parlé depuis le silence, exigeant la liberté”, ajoute-t-il.Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a toutefois entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Qu’est-ce qui est mieux? Avoir une voix et lutter au sein du l’Assemblée nationale ou, comme nous l’avons fait à d’autres occasions, se retirer du processus électoral et laisser entièrement l’Assemblée au gouvernement?”, a déclaré M. Capriles après avoir voté à Caracas. – Représentants pour l’Essequibo -Le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.Le vote a lieu dans un micro-circonscription de 21.000 votants à la frontière guyanienne. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.Le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé mercredi à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace” alors que le ministère de la défense guyanien a indiqué renforcer sa présence à la frontière.”Irfaan Ali, président du Guyana (…) plus tôt que tard devra s’asseoir avec moi pour discuter et accepter la souveraineté vénézuélienne”, a lui estimé M. Maduro. “Avec un gouverneur, des ressources, un budget et tout le soutien que je vais apporter, nous allons récupérer” l’Essequibo “pour le peuple”, a-t-il assuré.

Suriname: fin du vote pour savoir qui gérera la future manne pétrolière

Les opérations de dépouillement des législatives au Suriname ont débuté dimanche et la composition de la future assemblée, chargée d’élire le président qui aura à gérer la transformation de ce pays pauvre d’Amérique du Sud grâce à une nouvelle manne pétrolière, doit être connue dans la nuit.Selon des données provisoires, quelque 63% des électeurs se sont déplacés pour choisir entre la continuité avec l’actuel président Chan Santokhi, et le retour de la domination du parti de l’ex-président Desi Bouterse, récemment décédé.”Il n’y a pas de doutes sur le déroulement du processus électoral. Le résultat sera ce que les Surinamais ont choisi”, a déclaré à l’AFP Irene Klinger, cheffe de la mission d’observation électorale de l’Organisation des Etats américains (OEA).Cette ancienne colonie néerlandaise, minée depuis son indépendance en 1975 par des rébellions et coups d’Etat, dispose d’importantes réserves pétrolières offshore découvertes récemment. Elles devraient offrir au pays, où 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, des revenus financiers inédits à partir de 2028, quand débutera l’exploitation d’un bloc offshore d’une production estimée à 220.000 barils par jour, beaucoup plus que les 5 à 6.000 actuels.”J’espère vraiment qu’on réussira à faire quelque chose avec tout ce pétrole”, a confié à l’AFP Omar Tariq Kohinor, livreur de 30 ans, après avoir rempli son devoir électoral.”J’espère que ça va changer notre pays en bien, qu’on vivra mieux, qu’on pourra avoir de meilleures routes, un peu plus de sécurité dans nos vies, une meilleure éducation pour nos enfants, de meilleures conditions pour les étudiants”, renchérit une employée de banque de 26 ans qui répond au nom de Rayshrie.- Coude-à-coude -Le président sortant Chan Santokhi, ancien policier puis ministre de la Justice, vise un deuxième mandat. Son arrivée au pouvoir en 2020 avait rassuré les marchés financiers et les institutions internationales, notamment le Fonds monétaire international qui avait accordé un prêt pour aider le pays à restructurer sa dette abyssale.Auteur de réformes économiques impopulaires pour sortir du surendettement, il promet, grâce à l’or noir, des investissements dans l’agriculture, le tourisme, la santé, l’éducation et les énergies vertes.Le Parti de la réforme progressiste (VHP) du président Santokhi et le Parti démocratique national (NDP) de Mme Simons sont au coude-à-coude dans les intentions de vote. Ils ont affirmé qu’ils ne feraient pas alliance.M. Santokhi, polo orange (couleur de son parti) sous sa veste, a voté en compagnie de la Première dame en périphérie de la capitale Paramaribo et demandé à ses concitoyens de lui donner “le mandat pour terminer notre tâche”. “Beaucoup de choses ont été accomplies mais le travail n’est pas terminé”, a-t-il dit à l’AFP.Son opposante principale, présidente de l’Assemblée nationale, Jennifer Simons, a dit à l’AFP vouloir “être au pouvoir pour (s)’assurer que la population bénéficie réellement” des revenus attendus du pétrole en “établissant une loi selon laquelle toutes les entreprises devront travailler avec des Surinamais et acheter des produits du Suriname”.- Alliances -Avec un corps électoral de 399.937 inscrits, la marge d’erreur est grande, et l’incertitude sur le score tout autant.Sans majorité, les principaux partis devront nouer des alliances avec de petites formations qui monnayeront leur soutien contre une place dans le futur gouvernement.Sur le NDP plane toujours l’ombre tutélaire de son ancien dirigeant Desi Bouterse, qui a dirigé le pays d’une main de fer après un coup d’Etat en 1980, puis démocratiquement entre 2010 et 2020. Sous son mandat, le Suriname était considéré comme un narco-Etat.Condamné aux Pays-Bas pour trafic de cocaïne et au Suriname pour le meurtre d’opposants en 1982 lorsqu’il était chef de la junte, M. Bouterse est décédé en décembre dans la clandestinité. Sa figure reste toutefois célébrée, notamment parmi la classe populaire où son franc-parler faisait merveille. Sa veuve a activement participé à la campagne électorale et est candidate à la députation. Les résultats officiels sont attendus d’ici deux à trois semaines. La nouvelle Assemblée nationale aura dès lors un mois pour se réunir et élire à la majorité des deux tiers le président et le vice-président.

Trump et von der Leyen annoncent une prolongation de la pause dans les droits de douane pour l’UE

Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont tous les deux annoncé dimanche une prolongation de la pause dans les droits de douane de 50% imposés par les Etats-Unis à l’Union européenne, jusqu’au 9 juillet.Mme von der Leyen a appelé le président américain au sujet de ces droits de douane qui étaient initialement suspendus jusqu’au 1er juin et auxquels l’UE a menacé de répliquer par des taxes sur certaines importations américaines.”Elle vient de m’appeler et elle a demandé une prolongation de la date du 1er juin, et elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses”, a déclaré Donald Trump avant d’embarquer dans Air Force One, au retour de son week-end dans le New Jersey.”Nous avons eu une très bonne conversation et j’ai accepté de déplacer la date au 9 juillet. (…) J’ai accepté, et elle m’a dit que nous allions rapidement nous rencontrer et voir si nous pouvions trouver une solution”, a poursuivi M. Trump.Ursula von der Leyen avait de son côté fait état peu auparavant dimanche d’un “bon appel” avec Donald Trump.”L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet”, a-t-elle déclaré sur le réseau social X.”L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde”, a-t-elle rappelé.- “Respect mutuel” -Donald Trump avait affirmé vendredi qu’il ne “cherchait pas d’accord” commercial avec l’Union européenne et avait menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin.La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington.”L’UE est pleinement engagée et déterminée à obtenir un accord qui fonctionne pour les deux parties”, avait déclaré le commissaire au Commerce Maros Sefcovic sur X, après des discussions avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer et le secrétaire au Commerce Howard Lutnick.Le commerce entre l’UE et les États-Unis “doit être guidé par le respect mutuel, non par des menaces. Nous sommes prêts à défendre nos intérêts”, avait-il ajouté.Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a exhorté dimanche les Etats-Unis à mener des “négociations sérieuses”.”Les droits de douane américains mettent en danger l’économie américaine tout autant que l’économie allemande et européenne”, a affirmé M. Klingbeil, dans un entretien à l’édition dominicale du quotidien Bild.L’UE avait menacé début mai de taxer pour 95 milliards d’euros d’importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d’échec des négociations commerciales avec Trump. – “Pire que la Chine” -La Commission avait aussi annoncé qu’elle allait saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les mesures commerciales dont elle est victime de la part des États-Unis. Au cours des derniers mois, l’Union européenne a été frappée à trois reprises par des droits de douane de l’administration américaine: 25% sur l’acier et l’aluminium, annoncés mi-mars, 25% sur les automobiles, puis 20% sur tous les autres produits européens, en avril. Cette dernière surtaxe, pour l’UE comme pour de nombreux autres pays, a été suspendue jusqu’au 9 juillet pour engager une négociation. Mais des droits de douane de 10% restent appliqués sur la plupart des biens exportés aux États-Unis par les Vingt-Sept.Donald Trump s’en prend régulièrement à l’Europe depuis son retour à la Maison Blanche, l’estimant “pire que la Chine” dans les relations commerciales.Les Etats-Unis évaluent leur déficit avec l’UE pour les biens à 235 milliards de dollars en 2024, mais la Commission européenne pointe que l’excédent américain en termes de services ramène le déficit commercial à 50 milliards d’euros (environ 57 milliards de dollars).

Trump et von der Leyen annoncent une prolongation de la pause dans les droits de douane pour l’UE

Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont tous les deux annoncé dimanche une prolongation de la pause dans les droits de douane de 50% imposés par les Etats-Unis à l’Union européenne, jusqu’au 9 juillet.Mme von der Leyen a appelé le président américain au sujet de ces droits de douane qui étaient initialement suspendus jusqu’au 1er juin et auxquels l’UE a menacé de répliquer par des taxes sur certaines importations américaines.”Elle vient de m’appeler et elle a demandé une prolongation de la date du 1er juin, et elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses”, a déclaré Donald Trump avant d’embarquer dans Air Force One, au retour de son week-end dans le New Jersey.”Nous avons eu une très bonne conversation et j’ai accepté de déplacer la date au 9 juillet. (…) J’ai accepté, et elle m’a dit que nous allions rapidement nous rencontrer et voir si nous pouvions trouver une solution”, a poursuivi M. Trump.Ursula von der Leyen avait de son côté fait état peu auparavant dimanche d’un “bon appel” avec Donald Trump.”L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet”, a-t-elle déclaré sur le réseau social X.”L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde”, a-t-elle rappelé.- “Respect mutuel” -Donald Trump avait affirmé vendredi qu’il ne “cherchait pas d’accord” commercial avec l’Union européenne et avait menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin.La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington.”L’UE est pleinement engagée et déterminée à obtenir un accord qui fonctionne pour les deux parties”, avait déclaré le commissaire au Commerce Maros Sefcovic sur X, après des discussions avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer et le secrétaire au Commerce Howard Lutnick.Le commerce entre l’UE et les États-Unis “doit être guidé par le respect mutuel, non par des menaces. Nous sommes prêts à défendre nos intérêts”, avait-il ajouté.Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a exhorté dimanche les Etats-Unis à mener des “négociations sérieuses”.”Les droits de douane américains mettent en danger l’économie américaine tout autant que l’économie allemande et européenne”, a affirmé M. Klingbeil, dans un entretien à l’édition dominicale du quotidien Bild.L’UE avait menacé début mai de taxer pour 95 milliards d’euros d’importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d’échec des négociations commerciales avec Trump. – “Pire que la Chine” -La Commission avait aussi annoncé qu’elle allait saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les mesures commerciales dont elle est victime de la part des États-Unis. Au cours des derniers mois, l’Union européenne a été frappée à trois reprises par des droits de douane de l’administration américaine: 25% sur l’acier et l’aluminium, annoncés mi-mars, 25% sur les automobiles, puis 20% sur tous les autres produits européens, en avril. Cette dernière surtaxe, pour l’UE comme pour de nombreux autres pays, a été suspendue jusqu’au 9 juillet pour engager une négociation. Mais des droits de douane de 10% restent appliqués sur la plupart des biens exportés aux États-Unis par les Vingt-Sept.Donald Trump s’en prend régulièrement à l’Europe depuis son retour à la Maison Blanche, l’estimant “pire que la Chine” dans les relations commerciales.Les Etats-Unis évaluent leur déficit avec l’UE pour les biens à 235 milliards de dollars en 2024, mais la Commission européenne pointe que l’excédent américain en termes de services ramène le déficit commercial à 50 milliards d’euros (environ 57 milliards de dollars).

Une nouvelle attaque massive sur l’Ukraine fait au moins 13 morts

L’Ukraine a subi une nouvelle attaque aérienne massive dimanche qui a fait au moins 13 morts, quelques heures avant un dernier échange de prisonniers qui s’est tenu entre la Russie et l’Ukraine.Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a subi dimanche à l’aube une attaque combinée de 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones, après d’autres frappes massives la nuit précédente.L’armée ukrainienne a dit avoir abattu 45 de ces missiles, ainsi que 266 drones. “Des attaques aériennes ennemies ont été signalées dans 22 endroits, et des chutes de débris de missiles et de drones abattus dans 15 endroits”, a-t-elle précisé.Dans la nuit de vendredi à samedi, quelque 250 drones et 14 missiles balistiques avaient été détectés, ciblant en majorité la capitale.”Sans pression vraiment forte sur les dirigeants russes, cette brutalité ne peut être stoppée. Les sanctions aideront certainement”, a réagi dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à cibler “les faiblesses de l’économie russe”.Il a demandé aux Etats-Unis, aux pays européens et “tous ceux cherchant la paix” à faire preuve de “détermination” pour pousser son homologue russe Vladimir Poutine à “terminer la guerre”.M. Poutine “bafoue les droits humains, c’est un affront, y compris envers le président américain Donald Trump, qui a tant fait pour amener Poutine à la table des négociations”, a dénoncé le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul sur la chaîne publique ARD.Pour sa part, comme la veille, l’armée russe a déclaré avoir frappé pendant la nuit des entreprises du “complexe militaro-industriel” ukrainien.Depuis mi-février, l’administration américaine de Donald Trump multiplie les appels à un cessez-le-feu et s’est rapprochée pour cela de Moscou, sans résultat probant pour l’heure.”Je ne suis pas satisfait de ce que fait Poutine. Il tue beaucoup de gens”, a réagi Donald Trump dimanche soir. “Il envoie des roquettes sur des villes et tue des gens, et je n’aime pas ça du tout. Nous sommes en pleine discussion et il envoie des roquettes sur Kiev et d’autres villes.”- “Nous ne pardonnerons jamais” -Dans la région de Kiev, les attaques russes ont fait quatre morts et 26 blessés, selon un bilan actualisé de l’administration régionale.”On a vu que toute la rue était en feu”, témoigne auprès de l’AFP Tetiana Iankovska, une retraitée de 65 ans qui a survécu à des tirs ayant endommagé le village de Markhalivka, au sud-ouest de Kiev.Oleksandre a aussi eu la vie sauve et dit ne pas croire aux tractations diplomatiques en cours. “On n’a pas besoin de négociations, mais d’armes, de beaucoup d’armes pour les stopper. Parce que la Russie ne comprend que la force”, lâche cet homme de 64 ans qui n’a pas souhaité donner son nom.Selon les secours ukrainiens, deux personnes ont été tuées dans la région méridionale de Mykolaïv, et quatre autres personnes dans la région de Khmelnytskyi, dans l’ouest de l’Ukraine. Un petit garçon de 8 ans et une fillette de 12 ans, ainsi qu’un adolescent de 17 ans, frères et sœurs, ont aussi perdu la vie dans un bombardement russe dans la région de Jytomir (nord-ouest). “Que le souvenir de Roman, Tamara et Stanislav soit avec nous pour toujours. Nous ne pardonnerons jamais”, a déploré leur établissement scolaire dans un message sur Facebook.Selon M. Zelensky, outre Kiev, ces “attaques délibérées sur des villes ordinaires” ont ciblé 12 régions.A Moscou, le maire Sergueï Sobianine a mentionné plus d’une dizaine de drones ukrainiens au dessus de la capitale russe, mais n’a pas signalé de victimes.Quatre aéroports moscovites ont été temporairement fermés puis rouverts tôt dimanche, selon l’agence de l’aviation Rossaviatsia.L’armée russe a annoncé avoir neutralisé 110 drones ukrainiens au-dessus du pays pendant la nuit.- Nouvel échange -Ces bombardements sont intervenus peu avant la tenue de la troisième et dernière étape d’un vaste échange de prisonniers au format 1.000 pour 1.000, seul résultat tangible des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul.Kiev et Moscou ont annoncé dimanche que 303 prisonniers de guerre de chaque camp avaient été échangés.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat est l’un des derniers domaines de coopération entre les deux pays, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.La diplomatie russe avait indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable” pour régler le conflit, qui sera transmis à Kiev une fois l’échange de prisonniers finalisé.

Une nouvelle attaque massive sur l’Ukraine fait au moins 13 morts

L’Ukraine a subi une nouvelle attaque aérienne massive dimanche qui a fait au moins 13 morts, quelques heures avant un dernier échange de prisonniers qui s’est tenu entre la Russie et l’Ukraine.Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a subi dimanche à l’aube une attaque combinée de 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones, …

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Une nouvelle attaque massive sur l’Ukraine fait au moins 13 morts

L’Ukraine a subi une nouvelle attaque aérienne massive dimanche qui a fait au moins 13 morts, quelques heures avant un dernier échange de prisonniers qui s’est tenu entre la Russie et l’Ukraine.Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a subi dimanche à l’aube une attaque combinée de 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones, après d’autres frappes massives la nuit précédente.L’armée ukrainienne a dit avoir abattu 45 de ces missiles, ainsi que 266 drones. “Des attaques aériennes ennemies ont été signalées dans 22 endroits, et des chutes de débris de missiles et de drones abattus dans 15 endroits”, a-t-elle précisé.Dans la nuit de vendredi à samedi, quelque 250 drones et 14 missiles balistiques avaient été détectés, ciblant en majorité la capitale.”Sans pression vraiment forte sur les dirigeants russes, cette brutalité ne peut être stoppée. Les sanctions aideront certainement”, a réagi dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à cibler “les faiblesses de l’économie russe”.Il a demandé aux Etats-Unis, aux pays européens et “tous ceux cherchant la paix” à faire preuve de “détermination” pour pousser son homologue russe Vladimir Poutine à “terminer la guerre”.M. Poutine “bafoue les droits humains, c’est un affront, y compris envers le président américain Donald Trump, qui a tant fait pour amener Poutine à la table des négociations”, a dénoncé le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul sur la chaîne publique ARD.Pour sa part, comme la veille, l’armée russe a déclaré avoir frappé pendant la nuit des entreprises du “complexe militaro-industriel” ukrainien.Depuis mi-février, l’administration américaine de Donald Trump multiplie les appels à un cessez-le-feu et s’est rapprochée pour cela de Moscou, sans résultat probant pour l’heure.”Je ne suis pas satisfait de ce que fait Poutine. Il tue beaucoup de gens”, a réagi Donald Trump dimanche soir. “Il envoie des roquettes sur des villes et tue des gens, et je n’aime pas ça du tout. Nous sommes en pleine discussion et il envoie des roquettes sur Kiev et d’autres villes.”- “Nous ne pardonnerons jamais” -Dans la région de Kiev, les attaques russes ont fait quatre morts et 26 blessés, selon un bilan actualisé de l’administration régionale.”On a vu que toute la rue était en feu”, témoigne auprès de l’AFP Tetiana Iankovska, une retraitée de 65 ans qui a survécu à des tirs ayant endommagé le village de Markhalivka, au sud-ouest de Kiev.Oleksandre a aussi eu la vie sauve et dit ne pas croire aux tractations diplomatiques en cours. “On n’a pas besoin de négociations, mais d’armes, de beaucoup d’armes pour les stopper. Parce que la Russie ne comprend que la force”, lâche cet homme de 64 ans qui n’a pas souhaité donner son nom.Selon les secours ukrainiens, deux personnes ont été tuées dans la région méridionale de Mykolaïv, et quatre autres personnes dans la région de Khmelnytskyi, dans l’ouest de l’Ukraine. Un petit garçon de 8 ans et une fillette de 12 ans, ainsi qu’un adolescent de 17 ans, frères et sœurs, ont aussi perdu la vie dans un bombardement russe dans la région de Jytomir (nord-ouest). “Que le souvenir de Roman, Tamara et Stanislav soit avec nous pour toujours. Nous ne pardonnerons jamais”, a déploré leur établissement scolaire dans un message sur Facebook.Selon M. Zelensky, outre Kiev, ces “attaques délibérées sur des villes ordinaires” ont ciblé 12 régions.A Moscou, le maire Sergueï Sobianine a mentionné plus d’une dizaine de drones ukrainiens au dessus de la capitale russe, mais n’a pas signalé de victimes.Quatre aéroports moscovites ont été temporairement fermés puis rouverts tôt dimanche, selon l’agence de l’aviation Rossaviatsia.L’armée russe a annoncé avoir neutralisé 110 drones ukrainiens au-dessus du pays pendant la nuit.- Nouvel échange -Ces bombardements sont intervenus peu avant la tenue de la troisième et dernière étape d’un vaste échange de prisonniers au format 1.000 pour 1.000, seul résultat tangible des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul.Kiev et Moscou ont annoncé dimanche que 303 prisonniers de guerre de chaque camp avaient été échangés.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat est l’un des derniers domaines de coopération entre les deux pays, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.La diplomatie russe avait indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable” pour régler le conflit, qui sera transmis à Kiev une fois l’échange de prisonniers finalisé.

Elections au Venezuela: vers une consolidation du pouvoir de Maduro

Le parti du président vénézuélien Nicolas Maduro s’achemine vers une large victoire aux législatives et régionales de dimanche, marquées par l’arrestation de 70 personnes et un boycott par la majorité de l’opposition, dix mois après une présidentielle entachée de fraudes selon elle.Parmi les 70 personnes arrêtées avant le scrutin figure Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, interpellé vendredi et accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots, réels ou imaginaires, a aussi suspendu lundi les vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires”.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre sont déployés. Les troubles post-électoraux de la présidentielle du 28 juillet s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations. Seuls 1.900 ont été libérés depuis.”Nous avons réussi à organiser les élections sans incident et nous avons réussi à vaincre la violence”, s’est félicité M. Maduro après avoir voté.Le Conseil national électoral a prolongé d’une heure jusqu’à 19H00 (23H00 GMT) l’ouverture des bureaux de vote avec des résultats attendus dans la soirée. Contrairement à la présidentielle du 28 juillet, les bureaux de vote étaient peu fréquentés, ont constaté des journalistes de l’AFP à Caracas et en province.Selon un sondage Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% des 21 millions d’électeurs. L’essentiel d’entre eux devrait être des militants du pouvoir. – “Déclaration silencieuse” -“Nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “Quand l’adversaire se retire du champ, on avance et on occupe le terrain”, s’est félicité le président après avoir voté, évoquant le boycott par l’opposition. “Le Venezuela est le pays avec le plus d’élections libres, souveraines et démocratiques de l’Histoire des 100 dernières années de l’Humanité”, a-t-il assuré. “C’est un processus de participation citoyenne important”, estime Samadi Romero, universitaire de 32 ans qui a voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro, tête de liste à Caracas.  “Je ne vais pas voter parce que j’ai voté le 28 juillet et ils ont volé les élections. C’est vraiment une farce”, affirme à San Cristobal Candelaria Rojas Sierra, fonctionnaire retraitée de 78 ans, en allant à la messe “prier pour le Venezuela”.”Ce que le monde a vu aujourd’hui, c’est un acte de courage civique. Une déclaration silencieuse, mais percutante, que le désir de changement, de dignité et d’avenir reste intact”, a écrit sur les réseaux sociaux depuis son exil Edmundo Gonzalez Urrutia, le leader de l’opposition, estimant que “la véritable majorité a parlé depuis le silence, exigeant la liberté. Il faut savoir l’entendre”.Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a toutefois entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Qu’est-ce qui est mieux? Avoir une voix et lutter au sein du l’Assemblée nationale ou, comme nous l’avons fait à d’autres occasions, se retirer du processus électoral et laisser entièrement l’Assemblée au gouvernement?”, a déclaré M. Capriles après avoir voté à Caracas. – Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.Le vote a lieu dans un micro-circonscription de 21.000 votants à la frontière guyanienne. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.Le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé mercredi à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace” alors que le ministère de la défense guyanien a indiqué renforcer sa présence à la frontière.”Irfaan Ali, président du Guyana, employé d’ExxonMobil, plus tôt que tard devra s’asseoir avec moi pour discuter et accepter la souveraineté vénézuélienne”, a lui estimé M. Maduro. “Maintenant, avec un gouverneur, des ressources, un budget et tout le soutien que je vais apporter, nous allons récupérer” l’Essequibo “pour le peuple”, a-t-il assuré.

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