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Procès Le Scouarnec: l’accusé ne demande “aucune mansuétude”, la cour délibère

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, jugé depuis fin février à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, a affirmé lundi ne demander “aucune mansuétude”, juste le droit à “une part d’humanité”, avant que la cour criminelle du Morbihan ne se retire pour délibérer.Vendredi, l’avocat général a requis à son encontre une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie de toute une série de mesures de sûreté en raison “de risques très élevés de récidive”.La cour, qui doit répondre au total à 841 questions, doit rendre son verdict mercredi.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé de 74 ans, invité une dernière fois à prendre la parole, après la plaidoirie de ses avocats.”Joël Le Scouarnec ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, mais “la défense demande à la cour (…) de retenir les éléments favorables à l’accusé”, notamment la reconnaissance durant le procès de l’intégralité des faits pour lesquels il est poursuivi, a plaidé Me Maxime Tessier, soulignant le caractère “exceptionnel” de ses “aveux”.Avant lui déjà, Me Thibaut Kurzawa avait insisté sur l’évolution accomplie par l’ex-chirurgien depuis son arrestation à Jonzac (Charente-Maritime) en 2017 après le viol d’une voisine de six ans.Il s’est fixé pour objectif “d’avancer et de réparer”, a-t-il assuré.Depuis le début du procès le 24 février, Joël Le Scouarnec a même avoué des violences sexuelles déjà prescrites et d’autres pour lesquelles il n’était pas mis en cause, comme celles commises sur sa propre petite-fille, qui font l’objet d’une nouvelle procédure.Pour Me Tessier, il est ainsi allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle” et “la cour doit se convaincre de la sincérité de Joël Le Scouarnec”, remise en question par de nombreuses parties civiles.La défense a également insisté pour que la cour prenne en compte la “volonté de Joël Le Scouarnec d’être soigné”. L’accusé a affirmé à plusieurs reprises à la cour ne plus avoir d’attirance sexuelle pour des enfants, malgré les psychiatres et psychologues qui ont défilé à la barre pour souligner le risque de récidive très élevé chez une telle personnalité “perverse”.Mais Joël Le Scouarnec a reconnu la perversion de ses actes et “leur gravité”, ont appuyé lundi ses avocats, Me Maxime Tessier, rappelant néanmoins qu’un expert avait indiqué que “le risque de récidive ne signifie jamais +certitude de récidive+”.Tous ces “éléments favorables doivent être retenus afin que, pour Joël Le Scouarnec, la sanction ne soit pas uniquement synonyme de réclusion et de rétention mais aussi d’amendement et de réinsertion”, a-t-il lancé.- “Dangerosité” -L’un des enjeux du verdict rendu mercredi sera notamment l’adoption de la “retention de sûreté”, demandée vendredi par l’avocat général Stéphane Kellenberger, une mesure très rarement prononcée et qui s’applique après qu’un condamné a purgé sa peine “du fait des troubles graves de sa personnalité”.”Si la rétention de sûreté n’est pas prononcée, c’est une honte”, a réagi auprès de l’AFP Manon Lemoine, 36 ans, que l’accusé a reconnu avoir violé à l’âge de 11 ans.”Des experts ont expliqué qu’il restait dangereux, et ça n’empêchera pas que son travail de reconstruction puisse se faire”, a-t-elle argué.Me Marie Grimaud, qui représente une quarantaine de parties civiles dont Mme Lemoine, a elle dit espérer que “la cour ne passera pas à côté (…) du risque de dangerosité extrêmement important” de Joël Le Scouarnec.M. Kellenberger a également demandé que l’accusé soit interdit définitivement d’exercer la médecine ou une autre profession dans le domaine de la santé.Le comparant à un “diable” en blouse blanche, il avait déploré que malgré le “travail véritablement extraordinaire” de sa défense, Joël Le Scouarnec était “resté au milieu du gué”.Masque lisse, traits figés, l’accusé a souvent répété les mêmes mots lors de ce procès, avec les mêmes intonations, des phrases atones que l’avocat général a imitées vendredi d’un air agacé.”Je ne suis pas un comédien”, s’était défendu Joël Le Scouarnec.- “Injuste” -Pour Me Tessier, la “demande de pardon” répétée par l’accusé permet “d’interroger la responsabilité des institutions de santé” dans cette affaire.Car Joël Le Scouarnec, pourtant condamné dès 2005 pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, avait continué sans encombre à exercer en tant que chirurgien dans différents établissements de l’ouest de la France, accumulant victime sur victime jusqu’à son arrestation.Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l’Ordre des médecins n’avaient agi pour encadrer sa pratique médicale.”Il est injuste et même dangereux de soutenir en 2025 qu’il s’agit de l’affaire d’un seul homme”, a fustigé Me Tessier, en référence aux nombreux témoignages de médecins et fonctionnaires entendus au fil des semaines.Pour lui, les aveux de son client “mettent à néant ce postulat” et devraient inciter “le monde médical” et les responsables politiques à tirer les conséquences des “dysfonctionnements majeurs de notre système de santé”.

Macron en “ami sûr et fiable” du Vietnam face à Trump et Xi

Emmanuel Macron a présenté lundi la France comme un partenaire “sûr et fiable” du Vietnam, pays vulnérable à la confrontation croissante entre les Etats-Unis et la Chine où il a rodé le discours destiné à séduire les Etats d’Asie du Sud-Est qu’il visite cette semaine.”Avec la France vous avez un ami connu, sûr et fiable (…) et dans la période que nous vivons, ceci seul a beaucoup de valeur”, a déclaré le président français lors d’une rencontre avec To Lam, le secrétaire général du Parti communiste, figure politique la plus influente du Vietnam.Paris défend dans la région sa stratégie dite de la troisième voie, qui repose sur un “ordre fondé sur le droit”, a-t-il insisté, dans un contexte de surenchère douanière américaine qui a fait sauter les garde-fous du commerce mondial.Il espère trouver une oreille attentive auprès des dirigeants vietnamiens, pris en tenaille entre la menace d’une surtaxe de 46% de leurs produits d’exportation à destination des Etats-Unis, et la réticence de la Chine, un allié de longue date, à négocier avec la Maison Blanche.Le passé colonial, souvent douloureux, a créé des ponts entre Paris et Hanoï, mais les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent marginaux, en dépit de la forte croissance connue par le Vietnam ces dernières années, grâce à ses exportations, principalement dans le textile et l’électronique.En quête d’accès à cette économie émergente, Emmanuel Macron a annoncé près de neuf milliards d’euros de contrats signés à l’occasion de sa visite lundi et mardi, qui doivent ouvrir une “page encore plus ambitieuse” de l’histoire bilatérale, avec des rapprochements “en matière de défense, d’aéronautique, de ferroviaire”, a-t-il listé.- Avancée dans le nucléaire -Un premier pas a été franchi dans le secteur-clé du nucléaire civil, à un moment où le Vietnam, dépendant des énergies fossiles, cherche à répondre aux besoins croissants de ses 100 millions d’habitants, tout en tenant ses promesses de transition écologique.La compagnie low-cost Vietjet Air a aussi passé commande pour 20 avions gros porteurs Airbus A330-900, alors que CMA CGM va investir 600 millions de dollars en partenariat avec une entreprise locale dans la construction d’un nouveau terminal portuaire en eau profonde à Haïphong.Arrivé dimanche soir à Hanoï avec son épouse Brigitte Macron, Emmanuel Macron poursuit sa tournée jusqu’à vendredi en Indonésie et à Singapour. Il doit notamment échanger mardi matin avec des étudiants vietnamiens, avant de s’envoler dans l’après-midi pour Jakarta.Il a rencontré lundi To Lam, qu’il avait accueilli à Paris en octobre. Les deux hommes ont déjeuné au temple de la Littérature, un monument dédié à Confucius et emblématique de la culture vietnamienne, où ils ont assisté à une représentation de musique et de danse traditionnelles.To Lam est critiqué par les groupes de défense des droits pour avoir orchestré une campagne de répression de grande échelle contre toutes les voix critiques de son pouvoir. Human Rights Watch a recensé plus de 170 prisonniers politiques dans le pays, dont des blogueurs et des militants pour l’environnement.- Poutine a “menti” -Le président français n’a pas évoqué ces sujets publiquement.En defendant aussi la “souveraineté des Etats”, Emmanuel Macron avait également un message à l’endroit de Pékin, dont les revendications territoriales se font de plus en plus offensives dans la région.”Le Vietnam est vraiment sur la première ligne de toutes les tensions qui croissent en mer de Chine méridionale”, glisse un haut responsable de la diplomatie française.Fait rare, Hanoï a vu défiler en 2023 et 2024 les dirigeants américain Joe Biden, chinois Xi Jinping, et russe Vladimir Poutine, tous venus dans l’idée de courtiser cette économie dynamique, mais fragilisée par sa position sur des lignes de failles diplomatiques — un équilibre précaire théorisé par le parti communiste comme étant la “diplomatie du bambou”.Dernièrement, le Vietnam a multiplié les mains tendues envers la Maison Blanche et la famille Trump pour éviter le couperet des 46% de surtaxes douanières qui mettrait à mal son économie, fortement dépendante des exportations.Alors que l’Elysée avait prévenu qu’il mettrait sa tournée à profit pour démontrer que la Russie “déstabilise” aussi l’Asie, Emmanuel Macron a eu un mot pour Vladimir Poutine l’accusant d’avoir “menti” sur sa volonté de faire “la paix”.Il a appelé Donald Trump à “traduire en actes”, et en menace de “sanctions massives”, sa “colère” à l’égard du président russe, que le dirigeant américain a qualifié de “complètement fou” après de nouvelles attaques d’ampleur menée par Moscou contre l’Ukraine.

Macron en “ami sûr et fiable” du Vietnam face à Trump et Xi

Emmanuel Macron a présenté lundi la France comme un partenaire “sûr et fiable” du Vietnam, pays vulnérable à la confrontation croissante entre les Etats-Unis et la Chine où il a rodé le discours destiné à séduire les Etats d’Asie du Sud-Est qu’il visite cette semaine.”Avec la France vous avez un ami connu, sûr et fiable (…) et dans la période que nous vivons, ceci seul a beaucoup de valeur”, a déclaré le président français lors d’une rencontre avec To Lam, le secrétaire général du Parti communiste, figure politique la plus influente du Vietnam.Paris défend dans la région sa stratégie dite de la troisième voie, qui repose sur un “ordre fondé sur le droit”, a-t-il insisté, dans un contexte de surenchère douanière américaine qui a fait sauter les garde-fous du commerce mondial.Il espère trouver une oreille attentive auprès des dirigeants vietnamiens, pris en tenaille entre la menace d’une surtaxe de 46% de leurs produits d’exportation à destination des Etats-Unis, et la réticence de la Chine, un allié de longue date, à négocier avec la Maison Blanche.Le passé colonial, souvent douloureux, a créé des ponts entre Paris et Hanoï, mais les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent marginaux, en dépit de la forte croissance connue par le Vietnam ces dernières années, grâce à ses exportations, principalement dans le textile et l’électronique.En quête d’accès à cette économie émergente, Emmanuel Macron a annoncé près de neuf milliards d’euros de contrats signés à l’occasion de sa visite lundi et mardi, qui doivent ouvrir une “page encore plus ambitieuse” de l’histoire bilatérale, avec des rapprochements “en matière de défense, d’aéronautique, de ferroviaire”, a-t-il listé.- Avancée dans le nucléaire -Un premier pas a été franchi dans le secteur-clé du nucléaire civil, à un moment où le Vietnam, dépendant des énergies fossiles, cherche à répondre aux besoins croissants de ses 100 millions d’habitants, tout en tenant ses promesses de transition écologique.La compagnie low-cost Vietjet Air a aussi passé commande pour 20 avions gros porteurs Airbus A330-900, alors que CMA CGM va investir 600 millions de dollars en partenariat avec une entreprise locale dans la construction d’un nouveau terminal portuaire en eau profonde à Haïphong.Arrivé dimanche soir à Hanoï avec son épouse Brigitte Macron, Emmanuel Macron poursuit sa tournée jusqu’à vendredi en Indonésie et à Singapour. Il doit notamment échanger mardi matin avec des étudiants vietnamiens, avant de s’envoler dans l’après-midi pour Jakarta.Il a rencontré lundi To Lam, qu’il avait accueilli à Paris en octobre. Les deux hommes ont déjeuné au temple de la Littérature, un monument dédié à Confucius et emblématique de la culture vietnamienne, où ils ont assisté à une représentation de musique et de danse traditionnelles.To Lam est critiqué par les groupes de défense des droits pour avoir orchestré une campagne de répression de grande échelle contre toutes les voix critiques de son pouvoir. Human Rights Watch a recensé plus de 170 prisonniers politiques dans le pays, dont des blogueurs et des militants pour l’environnement.- Poutine a “menti” -Le président français n’a pas évoqué ces sujets publiquement.En defendant aussi la “souveraineté des Etats”, Emmanuel Macron avait également un message à l’endroit de Pékin, dont les revendications territoriales se font de plus en plus offensives dans la région.”Le Vietnam est vraiment sur la première ligne de toutes les tensions qui croissent en mer de Chine méridionale”, glisse un haut responsable de la diplomatie française.Fait rare, Hanoï a vu défiler en 2023 et 2024 les dirigeants américain Joe Biden, chinois Xi Jinping, et russe Vladimir Poutine, tous venus dans l’idée de courtiser cette économie dynamique, mais fragilisée par sa position sur des lignes de failles diplomatiques — un équilibre précaire théorisé par le parti communiste comme étant la “diplomatie du bambou”.Dernièrement, le Vietnam a multiplié les mains tendues envers la Maison Blanche et la famille Trump pour éviter le couperet des 46% de surtaxes douanières qui mettrait à mal son économie, fortement dépendante des exportations.Alors que l’Elysée avait prévenu qu’il mettrait sa tournée à profit pour démontrer que la Russie “déstabilise” aussi l’Asie, Emmanuel Macron a eu un mot pour Vladimir Poutine l’accusant d’avoir “menti” sur sa volonté de faire “la paix”.Il a appelé Donald Trump à “traduire en actes”, et en menace de “sanctions massives”, sa “colère” à l’égard du président russe, que le dirigeant américain a qualifié de “complètement fou” après de nouvelles attaques d’ampleur menée par Moscou contre l’Ukraine.

Protection des consommateurs européens: Shein menacée d’amendes

Fausses réductions, informations trompeuses…: l’Union européenne a mis en cause lundi le vendeur en ligne Shein, géant du prêt-à-porter très bon marché, accusé de pratiques contraires aux droits des consommateurs européens et menacé d’amendes.La plateforme d’origine chinoise dispose maintenant d’un mois pour répondre aux inquiétudes soulevées par la Commission européenne et les autorités de protection des consommateurs belge, française, irlandaise et néerlandaise.Si le géant de la “fast fashion” “ne répond pas aux préoccupations soulevées, les autorités nationales peuvent prendre des mesures coercitives”, dont des amendes indexées sur le chiffre d’affaires annuel de Shein dans les pays concernés, indique la Commission.L’Union européenne a lancé en février une enquête sur cette plateforme en ligne, soupçonnée de ne pas suffisamment lutter contre la vente de produits qui enfreignent les normes européennes.Lundi, la Commission a dénoncé un “large éventail” d’infractions potentielles, dont des “faux rabais”, des “faux délais” d’achat pour pousser à la consommation, des “étiquettes de produits trompeuses” ou des “allégations trompeuses” en matière de durabilité des produits. L’UE souligne aussi que “les consommateurs ne peuvent pas facilement contacter Shein pour des questions ou des plaintes”.Dans un communiqué transmis à l’AFP, Shein a assuré travailler “de manière constructive avec les autorités nationales de protection des consommateurs et la Commission européenne pour démontrer [son] engagement à respecter les lois et règlements de l’Union européenne”.”Nous demeurons engagés dans ce processus pour répondre à toutes les préoccupations. Notre priorité reste de garantir aux consommateurs européens une expérience d’achat en ligne sûre, fiable et agréable”, a ajouté l’entreprise.Le 20 mai, l’UE a en outre proposé d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant en Europe et actuellement exemptés de droits de douane, ce qui affecterait des plateformes asiatiques comme Shein et Temu.

Gaza: 52 morts dans les raids israéliens selon les secours, appels à cesser l’offensive

Au moins 52 personnes ont péri dans des frappes israéliennes lundi à Gaza, dont 33 dans une école abritant des déplacés, ont indiqué les secours au milieu des appels internationaux pressant Israël à cesser son offensive dans le territoire palestinien affamé. En pleine intensification de la campagne israélienne, une source du Hamas a affirmé que le mouvement avait accepté une nouvelle proposition de l’émissaire américain Steve Witkoff, qui “met l’accent sur un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza”.Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai, dans le but affiché de libérer les derniers otages, de prendre le contrôle de tout Gaza et d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.Ces derniers jours, la Défense civile à Gaza a rapporté quotidiennement des dizaines de morts dont des enfants dans le pilonnage israélien du petit territoire, où Israël assiège depuis plus de 19 mois les quelque 2,4 millions d’habitants. “C’est indescriptible: peur, horreur, confusion, enfants hurlant, odeur de chair brûlée, odeur d’objets carbonisés, odeur de soufre, et il y avait du sang partout”, raconte Farah Nasser, qui a été réveillée par le bombardement contre l’école.Dans la cour de l’école, des déplacés tentent de sauver quelques biens dans les décombres. Et à l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent la mort de leurs proches placés dans des housses blanches.Selon la Défense civile, 33 Palestiniens, des enfants en majorité, ont été tués dans le “massacre” à l’école Fahmi Al-Jarjaoui de Gaza-ville (nord).L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé, qu’elle a frappés à plusieurs reprises, ce que le mouvement nie.Ailleurs dans le nord du territoire, 19 personnes ont été tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia.    – Berlin “ne comprend plus” -L’armée israélienne a en outre émis un nouvel ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès (sud), invoquant des tirs de trois roquettes depuis ce secteur.L’une a été interceptée et les autres sont tombées à Gaza, a indiqué l’armée au moment où Israël célèbre la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise et l’occupation du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. L’escalade israélienne et les souffrances des civils palestiniens à Gaza confrontés à dés pénuries de nourriture, d”eau et de médicaments, nourrissent une indignation internationale croissante. Fustigeant avec une rare fermeté les actions d’Israël,le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé de ne plus continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu, son allié. “Je ne comprends franchement pas ce que l’armée israélienne fait à Gaza (…) On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas”.Mais l’Allemagne continuera de vendre des armes à Israël, a assuré lundi son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul.L’Espagne a demandé à ses partenaires de l’Union européenne d’imposer un embargo sur les ventes d’armes à Israël.- “Immense cimetière” -“Il faut arrêter cette offensive qui n’a aucun objectif militaire, sauf si l’objectif est de transformer Gaza en un immense cimetière”, a dit lundi José Manuel Albares, le chef de la diplomatie espagnole.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les Gazaouis manquent aussi de tout après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé la semaine dernière pour des livraisons au compte-gouttes. Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis, a annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à livrer de la nourriture aux Gazaouis. Et sa direction a insisté qu’à partir de ce lundi, elle commencerait à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”.  

Gaza: 52 morts dans les raids israéliens selon les secours, appels à cesser l’offensive

Au moins 52 personnes ont péri dans des frappes israéliennes lundi à Gaza, dont 33 dans une école abritant des déplacés, ont indiqué les secours au milieu des appels internationaux pressant Israël à cesser son offensive dans le territoire palestinien affamé. En pleine intensification de la campagne israélienne, une source du Hamas a affirmé que le mouvement avait accepté une nouvelle proposition de l’émissaire américain Steve Witkoff, qui “met l’accent sur un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza”.Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai, dans le but affiché de libérer les derniers otages, de prendre le contrôle de tout Gaza et d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.Ces derniers jours, la Défense civile à Gaza a rapporté quotidiennement des dizaines de morts dont des enfants dans le pilonnage israélien du petit territoire, où Israël assiège depuis plus de 19 mois les quelque 2,4 millions d’habitants. “C’est indescriptible: peur, horreur, confusion, enfants hurlant, odeur de chair brûlée, odeur d’objets carbonisés, odeur de soufre, et il y avait du sang partout”, raconte Farah Nasser, qui a été réveillée par le bombardement contre l’école.Dans la cour de l’école, des déplacés tentent de sauver quelques biens dans les décombres. Et à l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent la mort de leurs proches placés dans des housses blanches.Selon la Défense civile, 33 Palestiniens, des enfants en majorité, ont été tués dans le “massacre” à l’école Fahmi Al-Jarjaoui de Gaza-ville (nord).L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé, qu’elle a frappés à plusieurs reprises, ce que le mouvement nie.Ailleurs dans le nord du territoire, 19 personnes ont été tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia.    – Berlin “ne comprend plus” -L’armée israélienne a en outre émis un nouvel ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès (sud), invoquant des tirs de trois roquettes depuis ce secteur.L’une a été interceptée et les autres sont tombées à Gaza, a indiqué l’armée au moment où Israël célèbre la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise et l’occupation du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. L’escalade israélienne et les souffrances des civils palestiniens à Gaza confrontés à dés pénuries de nourriture, d”eau et de médicaments, nourrissent une indignation internationale croissante. Fustigeant avec une rare fermeté les actions d’Israël,le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé de ne plus continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu, son allié. “Je ne comprends franchement pas ce que l’armée israélienne fait à Gaza (…) On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas”.Mais l’Allemagne continuera de vendre des armes à Israël, a assuré lundi son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul.L’Espagne a demandé à ses partenaires de l’Union européenne d’imposer un embargo sur les ventes d’armes à Israël.- “Immense cimetière” -“Il faut arrêter cette offensive qui n’a aucun objectif militaire, sauf si l’objectif est de transformer Gaza en un immense cimetière”, a dit lundi José Manuel Albares, le chef de la diplomatie espagnole.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les Gazaouis manquent aussi de tout après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé la semaine dernière pour des livraisons au compte-gouttes. Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis, a annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à livrer de la nourriture aux Gazaouis. Et sa direction a insisté qu’à partir de ce lundi, elle commencerait à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”.  

Autriche: accusé de faux témoignage, l’ex-chancelier Kurz relaxé en appel

L’ancien chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a été relaxé lundi par la Cour d’appel de Vienne devant laquelle il contestait sa condamnation à huit mois de prison avec sursis pour faux témoignage devant une commission parlementaire.”La relaxe est intervenue car l’élément objectif du délit de faux témoignage n’était pas rempli”, M. Kurz ayant “répondu à la question des députés correctement et complètement”, a expliqué le tribunal.”Dans sa réponse, aucun fait important n’a été caché”, a-t-il ajouté dans un communiqué publié après la décision.Sebastian Kurz, ex-prodige de la politique autrichienne ayant accédé au pouvoir à 31 ans en 2017 avant de démissionner en 2021, avait été reconnu coupable l’an dernier d’avoir menti devant des députés sur son rôle dans la nomination d’un proche à la tête d’une société publique. S’il affirmait n’avoir eu aucun rôle décisionnaire, la justice avait estimé en première instance avoir la preuve du contraire. Sa condamnation était une première en Autriche pour un ancien chancelier depuis plus de 30 ans.Désormais retiré de la politique, il avait rejeté les conclusions du tribunal, accusant la justice de partialité, ce qu’a nié la chambre lundi, disant n’avoir constaté aucun “préjugé” du premier magistrat.”Je n’avais absolument pas l’intention de faire une fausse déclaration”, s’est défendu lundi à la barre l’ex-chancelier, âgé aujourd’hui de 38 ans, avant d’exprimer son soulagement. Disant avoir été confronté à des accusations durant des années, il s’est félicité que “tout ça se soit écroulé tout seul”.- “Les mains libres” -Selon son avocat Otto Dietrich, la justice n’avait pas en première instance “correctement examiné des éléments essentiels”. Une peine de prison avec sursis de six mois a en revanche été confirmée à l’encontre de son ancien chef de cabinet Bernhard Bonelli. Il était également poursuivi pour faux témoignage.Le jugement est définitif.”Il s’est avéré, après une très longue procédure, que les accusations étaient injustifiées. Je me réjouis pour Sebastian Kurz”, a réagi le chancelier Christian Stocker, qui appartient à la même famille politique.Sebastian Kurz pourrait s’appuyer sur cette relaxe pour préparer “un éventuel retour dans le futur”, a estimé auprès de l’AFP le politologue Thomas Hofer. Il a “les mains libres” et ressort “moralement blanchi” jusqu’à nouvel ordre du tribunal.L’ancien chef du gouvernement n’en a cependant pas fini avec la justice.- Cercles proches de Trump -Dans une autre enquête du parquet, toujours en cours, il est soupçonné d’avoir détourné des fonds publics pour commander des enquêtes d’opinions truquées et s’assurer une couverture médiatique favorable dans des tabloïds. Ces affaires découlent du scandale de “l’Ibizagate” qui avait secoué l’Autriche en 2019. Une vidéo réalisée en caméra cachée sur l’île espagnole d’Ibiza à l’occasion de vacances de responsables autrichiens avait révélé des pratiques potentiellement douteuses dans la classe politique.Des révélations qui avaient conduit Sebastian Kurz à la démission à l’automne 2021. Il a depuis rejoint le secteur privé, et collabore avec des cercles proches du président américain Donald Trump. En 2023, il a aussi lancé une entreprise de cybersécurité avec l’ancien chef du groupe israélien NSO, qui fabrique le logiciel espion Pegasus.Il continue de prendre parfois publiquement position sur des sujets politiques.En 2017, il était devenu à 31 ans le plus jeune dirigeant élu de la planète. 

Gaza: au moins 52 morts dans des bombardements israéliens, dont 33 dans une école, selon les secours

Au moins 52 personnes ont été tuées lundi par des bombardements israéliens à Gaza, selon la Défense civile palestinienne, dont 33 dans une école abritant des déplacés, où l’armée israélienne a dit avoir visé des “terroristes de premier plan”. Ces nouvelles frappes meurtrières interviennent alors qu’Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien dévasté et affamé, malgré les pressions internationales croissantes pour faire taire les armes.La Défense civile a recensé 33 morts et des dizaines de blessés, des enfants en majorité, dans un “massacre” à l’école Fahmi AlJarjaoui de Gaza-ville, puis fait état de 19 personnes tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia, dans la même région du nord de Gaza. L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan (…) dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé – qu’elle a frappés à plusieurs reprises – ce que le mouvement islamiste palestinien nie.  Dans la cour de l’école, remplie de tentes, des résidents tentent de sauver quelques biens, ou du bois à brûler, dans les décombres. Déplacée de Beit Hanoun, plus au nord, avec sa famille, Farah Nasser a été réveillée par le bombardement pour découvrir “horreur et  confusion”, dans une “odeur de mort, de brûlé, de soufre et de sang”. A l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent leurs proches devant leurs linceuls blancs.- “Plus de 200 cibles” -En début d’après-midi, l’armée israélienne a émis un ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès, invoquant des tirs de roquettes depuis ce secteur, dans le sud. Elle avait auparavant fait état de trois “projectiles” tirés depuis cette zone – l’un intercepté, les autres tombés à Gaza – au moment où Israël s’apprête à célébrer la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. Elle a indiqué avoir frappé ces dernières 48 heures “plus de 200 cibles” dont des “terroristes (…) des postes de tireurs d’élite et de missiles antichars, et des puits de tunnels”. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive mi-mars, et intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le Hamas – dont l’attaque en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre – , libérer les derniers otages et prendre le contrôle de la bande de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Dans la bande de Gaza, les Palestiniens manquent de tout – nourriture, eau, carburant et médicaments – après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé lundi dernier pour des livraisons au compte-gouttes. Moins de 5% des terres agricoles de Gaza sont désormais cultivables et/ou accessibles, exacerbant encore le risque de famine, selon le dernier bilan satellitaire, lundi, de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).- Berlin “ne comprend plus” – L’escalade militaire et les souffrances des civils nourrissent une indignation internationale croissante, y compris parmi les plus fidèles alliés d’Israël. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ainsi affirmé lundi “ne plus comprendre l’objectif de l’armée” israélienne, menaçant de ne plus pouvoir continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu.Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l’aide dans la bande de Gaza, a par ailleurs annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à distribuer quelque 300 millions de repas sur trois mois. L’ONU et des ONG ont affirmé qu’elles ne participeraient pas à ses opérations, l’accusant de travailler avec Israël.”Nos camions sont chargés et prêts à partir. A partir du lundi 26 mai, la GHF commencera à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”, a insisté sa direction dans un communiqué. Rien toutefois ne permettait de confirmer lundi à la mi-journée le lancement effectif de ces opérations.  

Gaza: au moins 52 morts dans des bombardements israéliens, dont 33 dans une école, selon les secours

Au moins 52 personnes ont été tuées lundi par des bombardements israéliens à Gaza, selon la Défense civile palestinienne, dont 33 dans une école abritant des déplacés, où l’armée israélienne a dit avoir visé des “terroristes de premier plan”. Ces nouvelles frappes meurtrières interviennent alors qu’Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien dévasté et affamé, malgré les pressions internationales croissantes pour faire taire les armes.La Défense civile a recensé 33 morts et des dizaines de blessés, des enfants en majorité, dans un “massacre” à l’école Fahmi AlJarjaoui de Gaza-ville, puis fait état de 19 personnes tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia, dans la même région du nord de Gaza. L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan (…) dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé – qu’elle a frappés à plusieurs reprises – ce que le mouvement islamiste palestinien nie.  Dans la cour de l’école, remplie de tentes, des résidents tentent de sauver quelques biens, ou du bois à brûler, dans les décombres. Déplacée de Beit Hanoun, plus au nord, avec sa famille, Farah Nasser a été réveillée par le bombardement pour découvrir “horreur et  confusion”, dans une “odeur de mort, de brûlé, de soufre et de sang”. A l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent leurs proches devant leurs linceuls blancs.- “Plus de 200 cibles” -En début d’après-midi, l’armée israélienne a émis un ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès, invoquant des tirs de roquettes depuis ce secteur, dans le sud. Elle avait auparavant fait état de trois “projectiles” tirés depuis cette zone – l’un intercepté, les autres tombés à Gaza – au moment où Israël s’apprête à célébrer la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. Elle a indiqué avoir frappé ces dernières 48 heures “plus de 200 cibles” dont des “terroristes (…) des postes de tireurs d’élite et de missiles antichars, et des puits de tunnels”. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive mi-mars, et intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le Hamas – dont l’attaque en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre – , libérer les derniers otages et prendre le contrôle de la bande de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Dans la bande de Gaza, les Palestiniens manquent de tout – nourriture, eau, carburant et médicaments – après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé lundi dernier pour des livraisons au compte-gouttes. Moins de 5% des terres agricoles de Gaza sont désormais cultivables et/ou accessibles, exacerbant encore le risque de famine, selon le dernier bilan satellitaire, lundi, de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).- Berlin “ne comprend plus” – L’escalade militaire et les souffrances des civils nourrissent une indignation internationale croissante, y compris parmi les plus fidèles alliés d’Israël. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ainsi affirmé lundi “ne plus comprendre l’objectif de l’armée” israélienne, menaçant de ne plus pouvoir continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu.Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l’aide dans la bande de Gaza, a par ailleurs annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à distribuer quelque 300 millions de repas sur trois mois. L’ONU et des ONG ont affirmé qu’elles ne participeraient pas à ses opérations, l’accusant de travailler avec Israël.”Nos camions sont chargés et prêts à partir. A partir du lundi 26 mai, la GHF commencera à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”, a insisté sa direction dans un communiqué. Rien toutefois ne permettait de confirmer lundi à la mi-journée le lancement effectif de ces opérations.  

Procès Le Scouarnec: l’accusé ne demande “aucune mansuétude”, la cour se retire pour délibérer

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, jugé depuis fin février à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, a affirmé lundi ne demander “aucune mansuétude”, juste le droit à “une part d’humanité”, avant que la cour criminelle du Morbihan ne se retire pour délibérer.Vendredi, l’avocat général a requis à son encontre une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie de toute une série de mesures de sûreté en raison “de risques très élevés de récidive”.La cour, qui doit répondre au total à 841 questions, doit rendre son verdict mercredi.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé de 74 ans, invité une dernière fois à prendre la parole, après la plaidoirie de ses avocats.”Joël Le Scouarnec ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, mais “la défense demande à la cour (…) de retenir les éléments favorables à l’accusé”, notamment la reconnaissance durant le procès de l’intégralité des faits pour lesquels il est poursuivi, a plaidé Me Maxime Tessier, soulignant le caractère “exceptionnel” de ses “aveux”.Avant lui déjà, Me Thibaut Kurzawa avait insisté sur l’évolution accomplie par l’ex-chirurgien depuis son arrestation à Jonzac (Charente-Maritime) en 2017 après le viol d’une voisine de six ans.Il s’est fixé pour objectif “d’avancer et de réparer”, a-t-il assuré.Depuis le début du procès le 24 février, Joël Le Scouarnec a même avoué des violences sexuelles déjà prescrites et d’autres pour lesquelles il n’était pas mis en cause, comme celles commises sur sa propre petite-fille, qui font l’objet d’une nouvelle procédure.Pour Me Tessier, il est ainsi allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle” et “la cour doit se convaincre de la sincérité de Joël Le Scouarnec”, remise en question par de nombreuses parties civiles.La défense a également insisté pour que la cour prenne en compte la “volonté de Joël Le Scouarnec d’être soigné”. L’accusé a affirmé à plusieurs reprises à la cour ne plus avoir d’attirance sexuelle pour des enfants, malgré les psychiatres et psychologues qui ont défilé à la barre pour souligner le risque de récidive très élevé chez une telle personnalité “perverse”.Mais Joël Le Scouarnec a reconnu la perversion de ses actes et “leur gravité”, ont appuyé lundi ses avocats, Me Maxime Tessier, rappelant néanmoins qu’un expert avait indiqué que “le risque de récidive ne signifie jamais +certitude de récidive+”.Tous ces “éléments favorables doivent être retenus afin que, pour Joël Le Scouarnec, la sanction ne soit pas uniquement synonyme de réclusion et de rétention mais aussi d’amendement et de réinsertion”, a-t-il lancé.- “Dangerosité” -Vendredi, l’avocat général Stéphane Kellenberger avait de son côté insisté sur la “dangerosité” de l’accusé, demandant notamment dans ses réquisitions une mesure de “rétention de sûreté”. Cette mesure complémentaire, très rarement prononcée, s’applique après qu’un condamné a purgé sa peine “du fait des troubles graves de sa personnalité”.Le magistrat a également demandé que l’accusé soit interdit définitivement d’exercer la médecine ou une autre profession dans le domaine de la santé.Le comparant à un “diable” en blouse blanche, il avait déploré que malgré le “travail véritablement extraordinaire” de sa défense, Joël Le Scouarnec était “resté au milieu du gué”.Masque lisse, traits figés, l’accusé a habitué la cour à n’exprimer que peu d’émotions au cours de ce procès débuté le 24 février.Lorsqu’il prenait la parole, il a souvent répété les mêmes mots, avec les mêmes intonations, des phrases atones que l’avocat général a imitées vendredi d’un air agacé.”Je ne suis pas un comédien”, s’était défendu Joël Le Scouarnec.- “Injuste” -Pour Me Tessier, la “demande de pardon” répétée par l’accusé permet “d’interroger la responsabilité des institutions de santé” dans cette affaire.Car Joël Le Scouarnec, pourtant condamné dès 2005 pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, avait continué sans encombre à exercer en tant que chirurgien dans différents établissements de l’ouest de la France, accumulant victime sur victime jusqu’à son arrestation.Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l’Ordre des médecins n’avaient agi pour encadrer sa pratique médicale.”Il est injuste et même dangereux de soutenir en 2025 qu’il s’agit de l’affaire d’un seul homme”, a fustigé Me Tessier, en référence aux nombreux témoignages de médecins et fonctionnaires entendus au fil des semaines.Pour lui, les aveux de son client “mettent à néant ce postulat” et devraient inciter “le monde médical” et les responsables politiques à tirer les conséquences des “dysfonctionnements majeurs de notre système de santé”.