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Les Etats-Unis vont révoquer “activement” des visas d’étudiants chinois

Le gouvernement américain a annoncé mercredi qu’il allait révoquer “activement” des visas d’étudiants chinois, après que Pékin a critiqué la suspension aux Etats-Unis du traitement des visas d’étudiants étrangers, dont l’administration de Donald Trump veut passer au crible les réseaux sociaux.Il s’agit de la dernière mesure en date prise par l’administration américaine dans le cadre de son offensive contre les universités, visant notamment Harvard qui organise jeudi sa cérémonie annuelle de remise des diplômes.Le gouvernement américain va “révoquer activement les visas pour les étudiants chinois, notamment ceux ayant des liens avec le Parti communiste chinois ou étudiant dans des filières sensibles”, a affirmé le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio dans un communiqué.”Nous allons aussi revoir les critères pour renforcer l’examen de toutes les prochaines demandes de visa venant de la Chine et de Hong Kong”, a ajouté le secrétaire d’Etat.Plus de 277.000 Chinois étaient inscrits dans les universités américaines pour l’année 2023-2024, seulement dépassés – pour la première fois depuis des années – par les étudiants indiens, selon un rapport approuvé par le département d’Etat.Les étudiants chinois représentent l’une des sources de revenus les plus importantes pour les universités aux Etats-Unis.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump s’est lancé dans une vaste campagne contre des universités qu’il accuse de propager une idéologie “woke”, leur reprochant notamment leurs politiques de promotion de la diversité ou encore d’avoir laissé proliférer des manifestations contre la guerre à Gaza, qu’il associe à de l’antisémitisme.Lors de son premier mandat (2017-2021), le milliardaire républicain avait surtout pris pour cible les étudiants chinois dans les filières jugées sensibles, soupçonnés de liens avec les renseignements chinois.L’annonce de Marco Rubio survient après que la Chine a appelé les Etats-Unis à “garantir concrètement les droits et intérêts légitimes des étudiants internationaux, y compris des étudiants chinois”.- Suspension des visas -L’administration Donald Trump, bien décidée à imposer son idéologie nationaliste et conservatrice, a ordonné mardi la suspension du traitement des visas pour les étudiants étrangers, dont elle veut passer au crible les réseaux sociaux.Dans un document interne consulté par l’AFP, le département d’Etat américain demande désormais aux ambassades et aux consulats américains de ne pas autoriser de “rendez-vous pour de nouveaux visas étudiants ou de programmes d’échange”, en attendant la publication de “directives sur l’examen approfondi des réseaux sociaux pour toutes les demandes de ce type”.Depuis janvier, des centaines d’étudiants étrangers ont déjà vu leurs visas révoqués, tandis que des étudiants en situation régulière sur le sol américain ayant participé à des manifestations propalestiniennes ont été arrêtés et menacés d’expulsion. La charge de Donald Trump sur les visas va au-delà des étudiants, l’administration américaine ayant annoncé mercredi qu’elle refusera les visas aux responsables étrangers qui “censurent” les Américains sur les réseaux sociaux.M. Rubio – blâmé par certains pour avoir retiré des visas de personnes ayant critiqué Israël – a estimé qu’il existait des “actions flagrantes de censure” à l’étranger contre des entreprises américaines.Il a annoncé mercredi, sous forme de représailles, “une nouvelle politique de restriction des visas qui s’appliquera aux responsables étrangers et aux personnes qui se rendent complices de la censure des Américains”, sans citer de noms.Le chef de la diplomatie américaine avait toutefois visé la semaine dernière le juge Alexandre de Moraes, de la Cour suprême brésilienne, qui s’est opposé à Elon Musk en bloquant temporairement son réseau social X au Brésil en 2024.L’administration de Donald Trump, lui-même très friand des réseaux sociaux, a aussi accusé ses alliés allemand et britannique d’avoir limité l’accès à certains discours qualifiés par ces deux pays de haineux.burs-rr/lgo

Musk, “déçu” par Trump, quitte son rôle gouvernemental

Le multimilliardaire Elon Musk, qui vient de critiquer pour la première fois son grand allié Donald Trump, a confirmé qu’il mettait fin à sa mission de réduction de la dépense publique, après quatre mois d’une expérimentation sans précédent.”Alors que ma période prévue en tant qu’employé spécial du gouvernement touche à sa fin, je voudrais remercier le président Donald Trump de m’avoir donné l’occasion de réduire les dépenses inutiles”, a écrit mercredi l’homme d’affaires sur son réseau social X.”La mission +Doge+ (ndlr: le nom de sa commission à l’efficacité gouvernementale) va se renforcer encore à l’avenir pour devenir un mode de vie dans le gouvernement”, a affirmé le patron de Tesla, SpaceX et X.C’est un tout autre ton, beaucoup plus amer, qu’il a adopté dans un entretien à la chaîne CBS.”J’ai été déçu de voir ce projet de loi de dépenses massives – franchement – qui augmente le déficit budgétaire”, a déclaré Elon Musk dans une interview dont un extrait a été diffusé mardi soir, en référence à une grande loi économique du président républicain.Le patron de Tesla et SpaceX a aussi déploré auprès du Washington Post que Doge soit “en passe de devenir le bouc émissaire pour tout”.La “grande et belle loi”, telle que l’a baptisée Donald Trump, est en cours d’examen au Congrès et a pour objectif de mettre en application certaines promesses de campagne emblématiques, comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôt .Selon une analyse d’une agence parlementaire sans affiliation politique, le texte en l’état entraînerait une hausse du déficit fédéral de 3.800 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.- “Grande” ou “belle” -“Je pense qu’une loi peut être grande ou qu’elle peut être belle. Mais je ne sais pas si elle peut être les deux”, a déclaré Elon Musk, dont la mission doit officiellement bientôt s’achever, dans son interview à CBS News, laquelle sera diffusée en intégralité dimanche.Ce commentaire marque la première fissure publique dans une alliance politique proprement extraordinaire, née pendant la campagne de Donald Trump, qu’Elon Musk a généreusement financée, et renforcée pendant les débuts fracassants du second mandat du républicain.Le richissime entrepreneur d’origine sud-africaine et le président milliardaire de 78 ans ont été inséparables pendant les jours et semaines après l’investiture du 20 janvier.Avec Donald Trump dans le Bureau ovale, dans l’avion présidentiel, au conseil des ministres, sur la pelouse de la Maison Blanche pour une incroyable opération de promotion de Tesla… La haute silhouette d’Elon Musk, invariablement vêtu de noir et d’une casquette sur la tête, a été omniprésente, tandis que se succédaient les annonces de suppression d’aide internationale, de fermetures d’agences fédérales, de renvois massifs de fonctionnaires voulus par l’homme le plus riche du monde.- Frictions -Assez rapidement toutefois, des articles de presse ont fait état de frictions entre le protégé de Donald Trump et des ministres, excédés par ses méthodes jugées brutales ou son attitude perçue comme cassante.Sa mission était depuis le début conçue comme temporaire, son statut d'”employé spécial du gouvernement” étant limité à 130 jours.Elon Musk avait annoncé fin avril se mettre en retrait pour s’occuper davantage de ses entreprises, notamment Tesla, dont les ventes ont chuté au fur et à mesure que son patron devenait l’une des personnalités les plus clivantes du monde.Samedi, après une brève panne du réseau X, dont il est aussi propriétaire, il a écrit: “De retour à passer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 au travail et à dormir dans des salles de conférence/serveur/usine”.Son immixtion dans les affaires de l’Etat fédéral a soulevé de nombreuses questions sur de potentiels conflits d’intérêt, en raison des importants contrats conclus entre l’administration et ses entreprises, ainsi que d’éventuelles régulations qui toucheraient ses secteurs d’activité.

L’Afrique élit son super banquier à Abidjan

Qui va remplacer le Nigérian Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement (BAD)? Cinq candidats, dont une femme, sont en lice pour devenir le nouveau “super banquier” de l’Afrique, dans un scrutin qui s’annonce indécis jeudi à Abidjan.Fondée en 1964, la BAD qui compte 81 pays membres, dont 54 africains, est l’une des grandes banques multilatérales de développement.Ses ressources proviennent notamment des souscriptions des pays membres, des emprunts effectués sur les marchés internationaux ainsi que des remboursements et revenus des prêts.Mais le nouveau président de l’institution va être immédiatement confronté à un environnement économique international chamboulé, notamment par les annonces de l’administration Trump.Outre les droits de douane, certaines décisions affectent directement la BAD puisque les Etats-Unis veulent supprimer leur contribution d’un demi-milliard de dollars au fonds de la banque, destiné aux pays à faible revenu du continent.Cinq candidats sont en lice pour l’élection de jeudi, dans la capitale économique ivoirienne où se trouve le siège de l’institution.Deux viennent d’Afrique de l’Ouest, les anciens ministres de l’Economie du Sénégal Amadou Hott et de Mauritanie Sidi Ould Tah. Deux autres d’Afrique Australe, l’économiste zambien Samuel Munzele Maimbo et la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala qui a été vice-présidente de l’institution. Enfin, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, ancien gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique Centrale, représentera cette région du continent qui n’a jamais obtenu le poste de président.  – Cinq priorités -Tous promettent de rendre la BAD encore plus efficace pour transformer l’Afrique dans la continuité des “High 5”, les cinq priorités établies par le président sortant: éclairer, nourrir, industrialiser, intégrer et améliorer la qualité de vie des populations. “Je suis fier de l’héritage que je laisse derrière moi. Nous avons construit une institution financière de classe mondiale qui va continuer à faire progresser la position de l’Afrique dans un environnement mondial qui évolue rapidement”, a déclaré M. Adesina, mardi, précisant que 565 millions de personnes en Afrique ont bénéficié de projets de la BAD ces dix dernières années.La banque a, par exemple, aidé à la construction de la plus grande station d’épuration d’Afrique, à Gabal el Asfar en Egypte, contribué à la réalisation d’un pont entre Sénégal et Gambie, à l’extension du port de Lomé au Togo, ou encore à des projets d’assainissement au Lesotho et d’accès à l’électricité au Kenya.Pendant les dix ans de gouvernance de l’homme au nœud papillon, le capital souscrit de l’institution a par ailleurs triplé, passant de 93 à 318 milliards de dollars.Pour remporter l’élection, les candidats doivent s’assurer d’obtenir une double majorité: celle des votes de tous les pays membres et aussi celle des pays africains.  Mais le poids de chaque Etat actionnaire est pondéré par la hauteur de sa participation au capital de la banque.Beaucoup de pays n’ont pas révélé publiquement leur soutien et les cinq plus gros contributeurs africains: le Nigeria, l’Egypte, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Maroc, seront particulièrement courtisés, tout comme les Etats-Unis et le Japon, plus gros contributeurs non-régionaux. En l’absence de vainqueur au premier tour, le candidat ayant rassemblé le moins de voix est éliminé, une situation qui se répète jusqu’à ce qu’un candidat ait la majorité requise. Les jeux d’alliance s’annoncent donc cruciaux jeudi, dans les couloirs de l’Hôtel Ivoire d’Abidjan, pour obtenir ce poste prestigieux à la tête d’une institution qui s’est imposée au niveau international. En 2015, il avait fallu six tours de scrutin pour élire M. Adesina. 

Accord conditionnel de Kiev pour de nouveaux pourparlers lundi à Istanbul avec Moscou

L’Ukraine s’est dite prête mercredi à des pourparlers à Istanbul avec la Russie lundi, si Moscou, à qui revient cette initiative, fournit à l’avance ses conditions en vue d’une paix pour que la rencontre donne des résultats.Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté expliqué au téléphone à son homologue américain Marco Rubio comment son pays entendait entamer des discussions avec les Ukrainiens en Turquie, selon le ministère russe des Affaires étrangères.La Russie a en effet proposé mercredi à l’Ukraine une deuxième séance de pourparlers directs à Istanbul afin de lui transmettre un “mémorandum” censé exposer ses conditions afin de parvenir à un accord de paix durable.Et ce après que le président américain Donald Trump eut adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe Vladimir Poutine.- “Pas opposés” -“Notre délégation, dirigée par (Vladimir) Medinski, est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes reprenant à Istanbul, le 2 juin”, a annoncé Sergueï Lavrov, dans un communiqué.”Nous ne sommes pas opposés à de nouvelles réunions avec les Russes et attendons leur mémorandum”, a réagi dans la soirée le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov. “La partie russe dispose encore d’au moins quatre jours avant son départ (en Turquie) pour nous fournir son document à examiner”, a-t-il ajouté.Vladimir Medinski avait été à la tête des négociateurs russes au cours des pourparlers du 16 mai, déjà à Istanbul. Il s’agissait des premières discussions de paix directes entre Kiev et Moscou depuis celles du printemps 2022, au début de l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine.Ces échanges en Turquie n’avaient pas abouti à une percée pour trouver une issue diplomatique au conflit mais les deux camps s’étaient engagés à procéder à un échange de prisonniers d’une ampleur inédite, 1.000 personnes contre 1.000 personnes, qui s’est achevé le week-end dernier.Tout en remerciant ses “partenaires turcs”, Sergueï Lavrov a dit mercredi espérer que “tous ceux qui sont sincèrement intéressés” à “la réussite du processus de paix” soutiennent l’organisation de ce deuxième cycle de négociations.Vendredi, il avait assuré que son pays travaillait sur ce mémorandum exposant sa position et le transmettrait prochainement à Kiev.Pour l’heure, les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables: la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion, ce qui est inacceptable pour les autorités ukrainiennes.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a appelé Moscou à “un dialogue constructif et de bonne foi avec l’Ukraine, seul moyen de mettre fin à cette guerre”, d’après un communiqué publié mercredi.- Missiles de longue portée -Plus tôt, Moscou avait écarté mercredi la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’un sommet tripartite avec Vladimir Poutine et Donald Trump pour faire avancer les discussions.”Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations” russe et ukrainienne, avait tranché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Vladimir Poutine avait déjà ignoré l’invitation de M. Zelensky à le rencontrer en Turquie à la mi-mai.En visite à Berlin pour s’y entretenir avec le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, le chef de l’Etat ukrainien a accusé la Russie d’entraver les pourparlers de paix en cherchant “des raisons de ne pas arrêter la guerre”.M. Merz a quant à lui annoncé que son pays aiderait Kiev à produire, à la fois en Ukraine et en Allemagne, des missiles de longue portée.La question des restrictions de portée a été par le passé un sujet délicat, les Ukrainiens voulant utiliser les armes occidentales pour frapper des cibles militaires en profondeur en Russie mais ses alliés craignant de provoquer une escalade en l’y autorisant.Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté l’Otan à inviter l’Ukraine à son prochain sommet, arguant que son absence serait “une victoire pour Poutine”.- Trump ne veut pas “faire capoter” un accord -Mardi, M. Zelensky a appelé Washington à de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment contre les secteurs énergétique et bancaire.Mais Donald Trump a dit mercredi ne pas vouloir sanctionner à l’heure actuelle la Russie: “Pour le seul fait que je pense que je suis près d’obtenir un accord et que je ne veux pas le faire capoter en faisant cela”, a-t-il déclaré à la presse, s’exprimant du Bureau ovale.Le président américain, qui essaye depuis mi-février de régler le conflit, a critiqué ces derniers jours Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, leur reprochant de ne pas trouver un accord.Mercredi, il s’est dit “très déçu” par les bombardements russes massifs du week-end dernier en Ukraine, qui ont fait au moins 13 morts, et pendant lesquels “des gens ont été tués en plein milieu de ce qu’on appellerait une négociation”.Dimanche, il avait été jusqu’à dire que le chef du Kremlin était “devenu complètement fou” en décidant de faire procéder à ces frappes.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, a pour sa part subi dans la nuit de mardi à mercredi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.Ce raid a notamment visé Moscou et perturbé le trafic dans plusieurs aéroports, sans cependant causer de dégâts majeurs.bur-rco-ant-led/bds/jnd/rr

Accord conditionnel de Kiev pour de nouveaux pourparlers lundi à Istanbul avec Moscou

L’Ukraine s’est dite prête mercredi à des pourparlers à Istanbul avec la Russie lundi, si Moscou, à qui revient cette initiative, fournit à l’avance ses conditions en vue d’une paix pour que la rencontre donne des résultats.Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté expliqué au téléphone à son homologue américain Marco Rubio comment son pays entendait entamer des discussions avec les Ukrainiens en Turquie, selon le ministère russe des Affaires étrangères.La Russie a en effet proposé mercredi à l’Ukraine une deuxième séance de pourparlers directs à Istanbul afin de lui transmettre un “mémorandum” censé exposer ses conditions afin de parvenir à un accord de paix durable.Et ce après que le président américain Donald Trump eut adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe Vladimir Poutine.- “Pas opposés” -“Notre délégation, dirigée par (Vladimir) Medinski, est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes reprenant à Istanbul, le 2 juin”, a annoncé Sergueï Lavrov, dans un communiqué.”Nous ne sommes pas opposés à de nouvelles réunions avec les Russes et attendons leur mémorandum”, a réagi dans la soirée le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov. “La partie russe dispose encore d’au moins quatre jours avant son départ (en Turquie) pour nous fournir son document à examiner”, a-t-il ajouté.Vladimir Medinski avait été à la tête des négociateurs russes au cours des pourparlers du 16 mai, déjà à Istanbul. Il s’agissait des premières discussions de paix directes entre Kiev et Moscou depuis celles du printemps 2022, au début de l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine.Ces échanges en Turquie n’avaient pas abouti à une percée pour trouver une issue diplomatique au conflit mais les deux camps s’étaient engagés à procéder à un échange de prisonniers d’une ampleur inédite, 1.000 personnes contre 1.000 personnes, qui s’est achevé le week-end dernier.Tout en remerciant ses “partenaires turcs”, Sergueï Lavrov a dit mercredi espérer que “tous ceux qui sont sincèrement intéressés” à “la réussite du processus de paix” soutiennent l’organisation de ce deuxième cycle de négociations.Vendredi, il avait assuré que son pays travaillait sur ce mémorandum exposant sa position et le transmettrait prochainement à Kiev.Pour l’heure, les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables: la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion, ce qui est inacceptable pour les autorités ukrainiennes.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a appelé Moscou à “un dialogue constructif et de bonne foi avec l’Ukraine, seul moyen de mettre fin à cette guerre”, d’après un communiqué publié mercredi.- Missiles de longue portée -Plus tôt, Moscou avait écarté mercredi la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’un sommet tripartite avec Vladimir Poutine et Donald Trump pour faire avancer les discussions.”Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations” russe et ukrainienne, avait tranché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Vladimir Poutine avait déjà ignoré l’invitation de M. Zelensky à le rencontrer en Turquie à la mi-mai.En visite à Berlin pour s’y entretenir avec le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, le chef de l’Etat ukrainien a accusé la Russie d’entraver les pourparlers de paix en cherchant “des raisons de ne pas arrêter la guerre”.M. Merz a quant à lui annoncé que son pays aiderait Kiev à produire, à la fois en Ukraine et en Allemagne, des missiles de longue portée.La question des restrictions de portée a été par le passé un sujet délicat, les Ukrainiens voulant utiliser les armes occidentales pour frapper des cibles militaires en profondeur en Russie mais ses alliés craignant de provoquer une escalade en l’y autorisant.Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté l’Otan à inviter l’Ukraine à son prochain sommet, arguant que son absence serait “une victoire pour Poutine”.- Trump ne veut pas “faire capoter” un accord -Mardi, M. Zelensky a appelé Washington à de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment contre les secteurs énergétique et bancaire.Mais Donald Trump a dit mercredi ne pas vouloir sanctionner à l’heure actuelle la Russie: “Pour le seul fait que je pense que je suis près d’obtenir un accord et que je ne veux pas le faire capoter en faisant cela”, a-t-il déclaré à la presse, s’exprimant du Bureau ovale.Le président américain, qui essaye depuis mi-février de régler le conflit, a critiqué ces derniers jours Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, leur reprochant de ne pas trouver un accord.Mercredi, il s’est dit “très déçu” par les bombardements russes massifs du week-end dernier en Ukraine, qui ont fait au moins 13 morts, et pendant lesquels “des gens ont été tués en plein milieu de ce qu’on appellerait une négociation”.Dimanche, il avait été jusqu’à dire que le chef du Kremlin était “devenu complètement fou” en décidant de faire procéder à ces frappes.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, a pour sa part subi dans la nuit de mardi à mercredi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.Ce raid a notamment visé Moscou et perturbé le trafic dans plusieurs aéroports, sans cependant causer de dégâts majeurs.bur-rco-ant-led/bds/jnd/rr

Congrès du PS: les deux candidats à la conquête des voix de Boris Vallaud

Arrivés en tête du premier tour du congrès du Parti socialiste, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, qui se tiennent dans un mouchoir de poche, se lancent à la conquête des voix du troisième homme, Boris Vallaud, devenu faiseur de roi. Selon des résultats définitifs validés mercredi soir par une commission de récolement, le premier secrétaire sortant Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour avec 42,21% des voix, devant le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (40,38%). Au total, 24.701 adhérents ont participé au vote, sur un corps électoral de 39.815 personnes. Les deux hommes s’affronteront donc pour le second tour, prévu le 5 juin, et le patron des députés PS, Boris Vallaud, arrivé troisième, avec 17,41% des voix, devient l’arbitre de ce duel, seuls ses voix permettant aux deux adversaires d’être majoritaires au sein des instances du parti. Le député des Landes, qui s’est placé en candidat de “la réconciliation” du parti, fracturé depuis le précédent congrès fratricide de Marseille en 2023, n’a pas encore dévoilé ses intentions, mais il devait réunir ses troupes mercredi soir par visioconférence, et ne s’exprimera pas mercredi, a précisé son entourage. “Il a la responsabilité d’un collectif qu’il a l’intention de garder” et veut prendre son temps, précise-t-on de même source. Mais même si les voix risquent de “s’éparpiller” au second tour entre les deux candidats restants, admet un autre proche, “il n’y a plus de majorité sans nous. On va pouvoir poser des exigences de fond”.    Mercredi matin, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol ont chacun revendiqué leur proximité avec le député des Landes, qui soutenait Olivier Faure au précédent congrès.”Je vais chercher à rassembler l’ensemble des socialistes au-delà de leurs sensibilités, et au premier rang desquels, Boris. Parce que depuis sept ans, nous avons tout entrepris ensemble et que nous partageons une même conception”, a fait valoir Olivier Faure auprès de l’AFP, exhortant Boris Vallaud à le “rejoindre” pour “former une nouvelle direction”.Peu auparavant, Nicolas Mayer-Rossignol avait lancé un appel similaire sur RTL, espérant que le député des Landes intègre son “collectif de direction”.Le maire de Rouen et deux membres de son équipe, la maire de Vaulx-en-Velin (Rhône) Hélène Geoffroy et le député de l’Eure Philippe Brun, ont affirmé, lors d’une conférence de presse, que les militants avaient demandé “un changement d’orientation” du parti et que “la ligne d’opposition était désormais majoritaire”.Ils ont également réclamé un débat avec Olivier Faure. “Je répondrai en temps voulu” à cette demande, a évacué ce dernier mercredi.- “Fonctionnement à modifier” -Nicolas Mayer-Rossignol défend “l’affirmation socialiste”, et la création d’un grand parti socialiste agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergerait un candidat pour 2027, qui irait ensuite discuter avec d’autres partenaires de gauche, comme les Ecologistes ou le PCF.Olivier Faure veut l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle, avec la mise en place d’une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Boris Vallaud prône une synthèse, “l’affirmation des socialistes” et “un processus ouvert vis-à-vis de la gauche +de Glucksmann à Ruffin+”. Johanna Rolland, la maire de Nantes et proche d’Olivier Faure, a souligné lors d’une autre conférence de presse que le premier secrétaire était arrivé “clairement en tête” et que sa ligne stratégique “de l’union de la gauche et des écologistes, d’une plateforme de Ruffin à Glucksmann (…) pèse quasiment 60%” à l’issue du 1er tour.Autre soutien d’Olivier Faure, la députée Dieynaba Diop a (Yvelines) assuré pouvoir compter sur Boris Vallaud “pour abonder dans le sens d’une union de la gauche”.Mais en face, Philippe Brun a aussi souligné, que comme Nicolas Mayer-Rossignol, Boris Vallaud avait critiqué le manque de travail de la direction sortante, et qu’il souhaitait une école de formation interne, à l’image de celle qu’il a lui-même créée.Pierre Jouvet, le bras droit d’Olivier Faure, a assuré que les propositions “nouvelles et rafraichissantes” de Boris Vallaud avaient vocation à être intégrées par la direction sortante, qui a fait le constat “de fonctionnement à modifier”.

Roland-Garros: Halys au troisième tour, Mpetshi Perricard s’incline

Pour la première fois de sa carrière, à 28 ans, le Français Quentin Halys (52e) s’est qualifié pour le troisième tour de Roland-Garros mercredi, une marche sur laquelle Giovanni Mpetshi Perricard a lui buté.. Les fleurs d’HalysAprès la victoire de Gaël Monfils en cinq sets dans la nuit, Quentin Halys (52e) a repris le flambeau tricolore en dominant en quatre manches le Serbe Miomir Kecmanovic (46e).S’il est entré timidement dans un match brièvement interrompu par les intempéries, Halys a ensuite renversé son adversaire 4-6, 6-3, 7-6 (7/2), 7-5, lui qui sortait de cinq éliminations d’affilée au premier tour porte d’Auteuil.Le grand Bondynois (1,91 m) a sauvé 14 balles de break grâce à un bon coup droit et surtout à son service, avec 22 aces réussis. Il sera opposé au N.10 mondial Danois Holger Rune au troisième tour, tombeur dans la soirée de l’Américain Emilio Nava (137e).”J’ai été très bon dans les moments importants. Pour sauver les balles de break, j’ai souvent bien servi, j’ai été toujours très offensif”, a apprécié Halys, dans des “conditions assez difficiles” sur le court 14, avec “beaucoup de vent, un peu de soleil, ça tourbillonnait”. Autre excellent serveur, le N.3 français Giovanni Mpetshi Perricard (37e) a lui été sans idée face au Bosnien Damir Dzumhur (69e), vainqueur 7-6 (7/4), 6-3, 4-6, 6-4 sur le Suzanne-Lenglen. “Le seul coup qui a marché aujourd’hui, c’était mon service”, a soupiré “Gio” en conférence de presse. “Être aussi inefficace au retour, ce n’est pas normal”, s’est agacé un Mpetshi Perricard particulièrement abattu.Soigné au début du quatrième set après une glissade qui l’a fait se tordre de douleur, Dzumhur a malgré tout pu mener le match à son terme sans paraître trop gêné. Il affrontera le N.2 mondial Carlos Alcaraz, tenant du titre, au prochain tour.. Alcaraz puissant, Swiatek expéditiveL’Espagnol de 22 ans retrouvait mercredi le court Philippe-Chatrier, après un premier tour facilement remporté sur le Suzanne-Lenglen, et il a dominé le Hongrois Fabian Marozsan (56e) 6-1, 4-6, 6-1, 6-2. “J’ai maintenu mon niveau pendant tout le match, mais dans le deuxième set, il a atteint un niveau bien meilleur que le mien”, a estimé Alcaraz, qui s’était incliné contre lui sur terre battue, en 2023 à Rome.Sevrée de titres depuis son troisième sacre consécutif à Paris en juin 2024 et retombée au cinquième rang mondial, la Polonaise Iga Swiatek est en train de relever la tête grâce à deux victoires expéditives en 1h24 puis 1h19.Après un succès 6-3, 6-3 tout en maîtrise au premier tour, l’ex-N.1 mondiale (actuelle 5e) a enchaîné avec une autre victoire en deux sets, ne laissant que des miettes sur le Central à la Britannique Emma Raducanu (41e), balayée 6-1, 6-2. “Je me sentais bien aujourd’hui. On verra bien ce qui se passera à l’avenir mais mes deux matches ici ont été plutôt solides”, s’est réjoui la Polonaise.Accrochée dans le premier set par la Suissesse Jil Teichmann, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka a ensuite déroulé dans la deuxième manche pour s’imposer 6-3, 6-1.”Elle a vraiment très très bien débuté et moi je ne servais pas bien. Je suis très contente d’avoir trouvé mon rythme au milieu du premier set et d’avoir réussi à lui mettre la pression”, a expliqué la Bélarusse de 27 ans qui affrontera au troisième tour la Serbe Olga Danilovic (34e).. Ruud blesséLe spécialiste norvégien de la terre battue Casper Ruud, vainqueur du Masters 1000 de Madrid et double finaliste à Roland-Garros (2022 et 2023), a quitté Paris dès le deuxième tour, battu en quatre sets par le Portugais Nuno Borges (41e).Le N.8 mondial, manifestement diminué en fin de match, a révélé après coup souffrir du genou gauche depuis le début de la saison sur terre battue.Les Italiens, eux, ont été à la fête: Lorenzo Musetti (7e) n’a concédé que huit jeux au Colombien Daniel Elahi Galan (122e), le qualifié Matteo Gigante (167e) a surpris Stefanos Tsitsipas (20e) en quatre manches et Jasmine Paolini (4e) a dominé 6-3, 6-3 l’Australienne Ajla Tomljanovic (71e).aco-ole-dga-bdu/cpb/

Israël annonce la mort de Mohammed Sinouar, chef présumé du Hamas à Gaza

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé mercredi qu’Israël avait tué Mohammed Sinouar, considéré comme le chef du Hamas dans le territoire palestinien dévasté par une guerre entrée dans son 600e jour.  L’émissaire spécial du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a de son côté fait part à Washington d'”un très bon ressenti” sur la possibilité de parvenir à “un cessez-le-feu temporaire à Gaza et une solution à long terme”. “Nous sommes sur le point d’envoyer une nouvelle proposition”, a-t-il ajouté.Mais à Gaza, Bassam Daloul, 40 ans, ne voit aucun espoir: “Six cents jours ont passé et rien n’a changé. La mort continue et les bombardements israéliens n’arrêtent pas”, déplore-t-elle. “Nous avons (…) éliminé des dizaines de milliers de terroristes, éliminé (…) Mohammed Sinouar”, a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au Parlement.Selon des médias israéliens, ce dirigeant du Hamas à Gaza avait été visé par une frappe israélienne le 13 mai à Khan Younès, dans le sud de Gaza. Mohammed Sinouar dirigeait, d’après les experts, la branche armée du Hamas, les Brigades al-Qassam, considérées, au même titre que leur pendant politique, comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne notamment.Son frère Yahya Sinouar – l’ex-chef suprême du Hamas dépeint comme le principal architecte de l’attaque sanglante du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre – avait été tué à Gaza en octobre 2024.- “Hordes de gens affamés” – Mercredi soir, une foule de Palestiniens a pillé un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) à Deir el-Balah (centre), ont constaté des journalistes de l’AFP.Selon des images de l’AFP, la foule n’a rien laissé, emportant sacs de nourriture, palettes de bois, madriers…Des hordes de gens affamés ont fait irruption dans l’entrepôt”, a déploré le PAM, appelant à un “accès humanitaire sûr et sans entraves” dans la bande de Gaza.Plus tôt, le responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, avait fustigé le nouveau système promu par Israël et les Etats-Unis, déléguant la distribution d’aide à une société privée, après une distribution chaotique de nourriture ayant fait 47 blessés la veille.L’armée israélienne a démenti avoir ouvert le feu mardi sur la foule en marge lors de cet épisode à Rafah (sud), dans un nouveau centre tenu par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une société privée. L’opération a tourné au chaos lorsque des milliers de Palestiniens se sont rués sur le site, selon des journalistes de l’AFP.”Toutes les boites d’aide ont été déchiquetées et chacun prenait ce qu’il voulait”, raconte un habitant, Qasim Chalouf, qui a pu s’emparer de “cinq sacs de pois chiches et cinq kilos de riz”.”Environ 47 personnes ont été blessées”, “la plupart par balles”, tirées par l’armée israélienne, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés.L’armée israélienne a reconnu des “tirs de sommation en l’air” de ses soldats, “à l’extérieur” du centre de la GHF, mais “en aucun cas vers les gens”.La GHF a aussi démenti tout tir vers la foule. Elle a indiqué avoir ouvert un nouveau site de distribution, et s’est targuée d’avoir acheminé huit camions d’aide et distribué plus de 840.000 repas mercredi.Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars, officiellement pour contraindre le Hamas à relâcher ses derniers otages. Depuis, le pays dit avoir laissé passer plusieurs centaines de camions humanitaires.- Soutien aux otages -Sur le terrain, la Défense civile a fait état de 16 personnes tuées par des frappes israéliennes mercredi. A Tel-Aviv, des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi soir pour réclamer un cessez-le-feu avec le Hamas qui permettrait la libération des otages, détenus depuis 600 jours, en point d’orgue d’une mobilisation entamée dès le matin. A l’appel du Forum des familles, des centaines de personnes s’étaient réunies à des carrefours à travers le pays à 06h29 (03h29 GMT), heure du début de l’attaque du Hamas. L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.084 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Israël annonce la mort de Mohammed Sinouar, chef présumé du Hamas à Gaza

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé mercredi qu’Israël avait tué Mohammed Sinouar, considéré comme le chef du Hamas dans le territoire palestinien dévasté par une guerre entrée dans son 600e jour.  L’émissaire spécial du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a de son côté fait part à Washington d'”un très bon ressenti” sur la possibilité de parvenir à “un cessez-le-feu temporaire à Gaza et une solution à long terme”. “Nous sommes sur le point d’envoyer une nouvelle proposition”, a-t-il ajouté.Mais à Gaza, Bassam Daloul, 40 ans, ne voit aucun espoir: “Six cents jours ont passé et rien n’a changé. La mort continue et les bombardements israéliens n’arrêtent pas”, déplore-t-elle. “Nous avons (…) éliminé des dizaines de milliers de terroristes, éliminé (…) Mohammed Sinouar”, a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au Parlement.Selon des médias israéliens, ce dirigeant du Hamas à Gaza avait été visé par une frappe israélienne le 13 mai à Khan Younès, dans le sud de Gaza. Mohammed Sinouar dirigeait, d’après les experts, la branche armée du Hamas, les Brigades al-Qassam, considérées, au même titre que leur pendant politique, comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne notamment.Son frère Yahya Sinouar – l’ex-chef suprême du Hamas dépeint comme le principal architecte de l’attaque sanglante du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre – avait été tué à Gaza en octobre 2024.- “Hordes de gens affamés” – Mercredi soir, une foule de Palestiniens a pillé un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) à Deir el-Balah (centre), ont constaté des journalistes de l’AFP.Selon des images de l’AFP, la foule n’a rien laissé, emportant sacs de nourriture, palettes de bois, madriers…Des hordes de gens affamés ont fait irruption dans l’entrepôt”, a déploré le PAM, appelant à un “accès humanitaire sûr et sans entraves” dans la bande de Gaza.Plus tôt, le responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, avait fustigé le nouveau système promu par Israël et les Etats-Unis, déléguant la distribution d’aide à une société privée, après une distribution chaotique de nourriture ayant fait 47 blessés la veille.L’armée israélienne a démenti avoir ouvert le feu mardi sur la foule en marge lors de cet épisode à Rafah (sud), dans un nouveau centre tenu par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une société privée. L’opération a tourné au chaos lorsque des milliers de Palestiniens se sont rués sur le site, selon des journalistes de l’AFP.”Toutes les boites d’aide ont été déchiquetées et chacun prenait ce qu’il voulait”, raconte un habitant, Qasim Chalouf, qui a pu s’emparer de “cinq sacs de pois chiches et cinq kilos de riz”.”Environ 47 personnes ont été blessées”, “la plupart par balles”, tirées par l’armée israélienne, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés.L’armée israélienne a reconnu des “tirs de sommation en l’air” de ses soldats, “à l’extérieur” du centre de la GHF, mais “en aucun cas vers les gens”.La GHF a aussi démenti tout tir vers la foule. Elle a indiqué avoir ouvert un nouveau site de distribution, et s’est targuée d’avoir acheminé huit camions d’aide et distribué plus de 840.000 repas mercredi.Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars, officiellement pour contraindre le Hamas à relâcher ses derniers otages. Depuis, le pays dit avoir laissé passer plusieurs centaines de camions humanitaires.- Soutien aux otages -Sur le terrain, la Défense civile a fait état de 16 personnes tuées par des frappes israéliennes mercredi. A Tel-Aviv, des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi soir pour réclamer un cessez-le-feu avec le Hamas qui permettrait la libération des otages, détenus depuis 600 jours, en point d’orgue d’une mobilisation entamée dès le matin. A l’appel du Forum des familles, des centaines de personnes s’étaient réunies à des carrefours à travers le pays à 06h29 (03h29 GMT), heure du début de l’attaque du Hamas. L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.084 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Israël annonce la mort de Mohammed Sinouar, chef présumé du Hamas à Gaza

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé mercredi qu’Israël avait tué Mohammed Sinouar, considéré comme le chef du Hamas dans le territoire palestinien dévasté par une guerre entrée dans son 600e jour.  L’émissaire spécial du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a de son côté fait part à Washington d’”un très …

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