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Colombie: l’assignation à résidence de l’ex-président Uribe levée

La justice colombienne a levé mardi l’assignation à résidence de l’ancien président colombien Alvaro Uribe, condamné en première instance pour entrave à la justice et subornation de témoins, dans l’attente de son procès en appel.M. Uribe, 73 ans, qui a gouverné le pays entre 2002 et 2010, a été condamné en août à 12 ans d’assignation à résidence dans la municipalité de Rionegro, à environ 30 kilomètres de sa ville natale, Medellin (nord-ouest).Alvaro Uribe avait été reconnu coupable d’avoir tenté de faire pression sur des témoins pour éviter d’être associé aux milices d’extrême droite ayant livré une guerre sanglante aux guérillas, dans le premier procès visant un ancien président colombien.Il était également poursuivi pour fraude procédurale.La juge en charge du procès avait décidé que sa peine devait entrer “immédiatement” en vigueur afin de l’empêcher de tenter de s’y “soustraire” en quittant son pays.Mais la Cour supérieure de Bogota a jugé que les “critères” de la juge pour “justifier la nécessité” de l’assignation à résidence “étaient vagues, indéterminés et imprécis”.”Merci à Dieu, merci à tous mes compatriotes pour leurs marques de solidarité”, s’est réjoui l’ancien président sur le réseau social X, “je consacrerai chaque minute de ma liberté à la liberté de la Colombie”.De son côté, l’actuel président Gustavo Petro a soulevé des interrogations quant à une possible ingérence des Etats-Unis dans l’affaire Uribe et a dénoncé une “énorme” pression exercée sur la justice.”Je ne comprends pas comment Uribe peut être libre (…) Est-ce cela la justice ?”, a blâmé le premier président de gauche de l’histoire de la Colombie lors d’une réunion avec ses ministres retransmise à la télévision.- Nombreux rebondissements -Lorsque la condamnation de M. Uribe a été rendue publique, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait dénoncé une “instrumentalisation du pouvoir judiciaire colombien par des juges radicaux”. Alvaro Uribe, un vieil allié de Washington, avait alors appelé des milliers de personnes à descendre dans la rue pour défendre son innocence.L’enquête contre Alvaro Uribe a connu de nombreux rebondissements, plusieurs procureurs généraux ayant cherché à classer l’affaire.M. Uribe avait accusé en 2012 devant la Cour suprême le sénateur de gauche Ivan Cepeda d’avoir ourdi un complot pour le lier à tort à des groupes paramilitaires impliqués dans le long conflit armé colombien.Cette juridiction a décidé de ne pas poursuivre M. Cepeda et s’est plutôt penchée sur les accusations pesant sur M. Uribe, soupçonné d’avoir contacté d’anciens combattants emprisonnés pour qu’ils donnent de faux témoignages en sa faveur. Cette décision de justice apparaît comme la partie émergée de l’iceberg alors que d’autres enquêtes sont en cours sur les liens de l’ex-chef de l’Etat avec des escadrons d’extrême droite, responsables de nombreux crimes contre des civils pendant le conflit armé.Alvaro Uribe demeure une figure clé de la scène politique en Colombie, où il exerce une grande influence sur la droite, reléguée dans l’opposition depuis que Gustavo Petro a pris ses fonctions en 2022.

Nouvelle crise entre Netanyahu et Macron, accusé de nourrir l’antisémitisme

La relation entre la France et Israël est entrée dans une nouvelle zone de crise, cette fois-ci sur le sujet très sensible de l’antisémitisme, Benjamin Netanyahu accusant Emmanuel Macron de nourrir la haine contre les juifs avec son intention de reconnaître l’Etat palestinien.La charge très violente du Premier ministre israélien est contenue dans un courrier officiel adressé au président français. Elle a provoqué une réponse non moins ferme de l’Elysée.Accusant Emmanuel Macron “d’alimenter le feu antisémite” en France en appelant à la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine, Benjamin Netanyahu l’appelle “à remplacer la faiblesse par l’action, l’apaisement par la volonté, et à le faire avant une date claire: la nouvelle année juive, le 23 septembre 2025″.”Je suis préoccupé par la montée alarmante de l’antisémitisme en France et par le manque d’actions décisives de votre gouvernement pour y faire face. Ces dernières années, l’antisémitisme a ravagé les villes françaises”, écrit M. Netanyahu qui affirme qu’il a encore augmenté depuis la décision française sur l’Etat palestinien.Cette analyse “est erronée, abjecte et ne demeurera pas sans réponse”, a répliqué la présidence française, en précisant que le chef de l’Etat ferait une réponse écrite formelle au chef du gouvernement israélien.”La période exige gravité et responsabilité, pas amalgames et manipulations”, a encore indiqué la présidence française qui a ajouté que “la République protège et protègera toujours ses compatriotes de confession juive”.Le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne “considère cette attaque comme injustifiée et hostile à la paix et au consensus international sur le principe d’une solution à deux Etats”, a-t-il dit dans un communiqué. “Le vieux disque qui entretient la confusion entre la critique de l’occupation israélienne et ses crimes ou le soutien aux droits du peuple palestinien à la paix et l’indépendance avec l’antisémitisme ou la haine contre les juifs s’est rayé (…), personne n’est dupe”, a-t-il ajouté.Fin juillet, M. Macron a annoncé que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Dans la foulée plus d’une dizaine de pays occidentaux parmi lesquels le Canada, ainsi que l’Australie, ont appelé d’autres nations du monde à faire de même.L’Assemblée générale de l’ONU prévue en septembre prend fin précisément le 23, date posée par M. Netanyahu dans son courrier.Selon la presse australienne, Benjamin Netanyahu a envoyé le 17 août un courrier similaire au Premier ministre australien, Anthony Albanese, qu’il accuse également “d’alimenter le feu antisémite”, et qu’il somme lui aussi d’agir. Dans sa lettre, le leader israélien loue en contre-exemple le président américain, Donald Trump, pour son “combat” contre les crimes antisémites et pour “protéger les juifs américains”.”Président Macron, l’antisémitisme est un cancer. Il se propage lorsque les dirigeants restent silencieux. Il recule lorsque les dirigeants agissent”, apostrophe encore M. Netanyahu.- Violences inadmissibles -Dans sa lettre, M. Netanyahu liste plusieurs incidents récents, notamment le saccage de l’entrée de bureaux de la compagnie aérienne israélienne El Al à Paris, l’agression d’un homme juif à Livry-Gargan, ou des rabbins “agressés dans les rues de Paris”. “Ces incidents ne sont pas isolés. Ils constituent une plaie”, souligne-t-il.Les actes antisémites sont en nette progression en France depuis le 7-Octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza. Le contexte est  particulièrement délicat puisque vit en France la plus grande communauté juive d’Europe occidentale, avec environ 500.000 personnes, en même temps qu’une très importante communauté arabo-musulmane, très sensible au sort des Palestiniens de Gaza.”Les violences contre la communauté juive sont inadmissibles. C’est pourquoi, au-delà des condamnations, le chef de l’Etat a systématiquement demandé à tous ses gouvernements depuis 2017 -et encore davantage après les attentats terroristes du 7 octobre 2023- la plus grande fermeté à l’endroit des auteurs d’actes antisémites”, a ajouté l’Elysée.Après avoir affiché sa solidarité avec Israël après le 7-Octobre, Emmanuel Macron a depuis pris ses distances et multiplié les critiques à l’égard de la stratégie du gouvernement israélien à Gaza. Les appels téléphoniques entre les deux leaders, très fréquents au début de la période, se sont raréfiés.Désaccord sur les livraisons d’armes, critiques sur la tragédie humanitaire que vit le territoire palestinien qualifiée de “honte” et de “scandale” ou encore sur la politique de colonisation en Cisjordanie: les motifs de frictions et de différends se sont succédé.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort côté israélien de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne a fait 62.064 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël continue d’exiger la libération de “tous les otages” pour une trêve à Gaza

Israël continue d’exiger la libération de “tous les otages” retenus à Gaza, a indiqué mardi à l’AFP une source gouvernementale, après une nouvelle proposition des médiateurs sur une trêve dans le territoire palestinien prévoyant le retour en deux étapes de ces captifs.Après plus de 22 mois de guerre, le mouvement islamiste palestinien a annoncé lundi avoir accepté cette proposition des médiateurs -Egypte, Qatar et Etats-Unis- d’une trêve de 60 jours assortie de la libération des otages en deux étapes.Israël “n’a pas changé” de politique et continue “d’exiger la libération” de tous les otages “conformément aux principes fixés par le cabinet (du Premier ministre Benjamin Netanyahu) pour mettre fin à la guerre”, a affirmé la source gouvernementale israélienne.”Nous sommes dans la phase décisive finale contre le Hamas et nous ne laisserons aucun otage derrière nous”, a ajouté cette source, dans l’attente d’une réponse formelle d’Israël aux médiateurs.La relance diplomatique est intervenue alors que l’armée israélienne a lancé ses opérations pour prendre le contrôle de la ville de Gaza et des camps de réfugiés voisins, avec l’objectif affiché d’en finir avec le Hamas et de libérer tous les otages. Saluant la réponse “très positive” du Hamas, le Qatar avait souligné plus tôt que la proposition reprenait “presque intégralement” un plan américain accepté précédemment par Israël. La diplomatie qatarie s’est cependant gardé de parler de “percée”.- “Céder au Hamas” -Le texte se base sur un précédent plan de l’émissaire américain Steve Witkoff: la libération de dix otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange d’une trêve de 60 jours, et de négociations pour mettre fin à la guerre, a indiqué la radio publique Kan.”Le Hamas et les (autres) factions espèrent (…) que Netanyahu ne placera pas d’obstacles et d’entraves” à la mise en oeuvre de l’accord, a déclaré à l’AFP un membre du bureau politique du mouvement islamiste, Izzat al-Rishq.Des ministres d’extrême droite, comme celui de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ont de leur côté averti M. Netanyahu de ne pas “céder au Hamas”, estimant qu’il n’a “pas de mandat pour conclure un accord partiel”.”Malheureusement, les réactions sionistes d’aujourd’hui reflètent les intentions malveillantes de Netanyahu de poursuivre la guerre, le génocide et le nettoyage ethnique”, a estimé Bassem Naïm, un haut responsable du Hamas, dans un communiqué publié sur Facebook.Malgré les efforts des médiateurs, les belligérants ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable dans la guerre qui ravage Gaza, déclenchée en riposte à une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour-là, 49 restent retenus à Gaza, dont 27 morts selon l’armée israélienne.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages vivants et morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens.La nouvelle proposition intervient alors que le cabinet de sécurité israélien a approuvé un plan de conquête de Gaza-ville, présenté mardi par l’état-major au ministre de la Défense.- Objectif Sabra -Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées à travers le territoire palestinien, notamment lors de frappes israéliennes sur les quartiers de Zeitoun et d’Al-Sabra, à Gaza-ville.”Les explosions n’arrêtent pas à Al-Sabra. Les chars et l’artillerie nous tirent dessus, mais aussi les drones”, a raconté à l’AFP un habitant, Hussein al-Dairi.L’armée israélienne a indiqué de son côté que ses forces opéraient pour démanteler les capacités militaires du Hamas. Selon un porte-parole, l’armée “respecte le droit international et prend des précautions raisonnables pour atténuer les préjudices causés aux civils”.Elle a ensuite précisé avoir mené une frappe à Khan Younès (sud) visant un combattant du Hamas.Le site israélien Walla, citant un expert militaire, explique que “la division 99 est sur le point d’achever la conquête du quartier de Zeitoun, et que la “prochaine cible” sera le quartier de Sabra. Depuis le début de la guerre, Israël assiège à Gaza plus de deux millions de Palestiniens menacés de famine selon l’ONU. Israël rejette les accusations de famine délibérée et affirme autoriser l’entrée de davantage d’aides dans le territoire en proie à un désastre humanitaire.L’ONU a déclaré mardi n’avoir pas été autorisée à y livrer des abris, alors que les plans israéliens de prise de contrôle de la ville de Gaza prévoient d’en déplacer les habitants vers le sud. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort côté israélien de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne a fait 62.064 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Israël continue d’exiger la libération de “tous les otages” pour une trêve à Gaza

Israël continue d’exiger la libération de “tous les otages” retenus à Gaza, a indiqué mardi à l’AFP une source gouvernementale, après une nouvelle proposition des médiateurs sur une trêve dans le territoire palestinien prévoyant le retour en deux étapes de ces captifs.Après plus de 22 mois de guerre, le mouvement islamiste palestinien a annoncé lundi avoir accepté cette proposition des médiateurs -Egypte, Qatar et Etats-Unis- d’une trêve de 60 jours assortie de la libération des otages en deux étapes.Israël “n’a pas changé” de politique et continue “d’exiger la libération” de tous les otages “conformément aux principes fixés par le cabinet (du Premier ministre Benjamin Netanyahu) pour mettre fin à la guerre”, a affirmé la source gouvernementale israélienne.”Nous sommes dans la phase décisive finale contre le Hamas et nous ne laisserons aucun otage derrière nous”, a ajouté cette source, dans l’attente d’une réponse formelle d’Israël aux médiateurs.La relance diplomatique est intervenue alors que l’armée israélienne a lancé ses opérations pour prendre le contrôle de la ville de Gaza et des camps de réfugiés voisins, avec l’objectif affiché d’en finir avec le Hamas et de libérer tous les otages. Saluant la réponse “très positive” du Hamas, le Qatar avait souligné plus tôt que la proposition reprenait “presque intégralement” un plan américain accepté précédemment par Israël. La diplomatie qatarie s’est cependant gardé de parler de “percée”.- “Céder au Hamas” -Le texte se base sur un précédent plan de l’émissaire américain Steve Witkoff: la libération de dix otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange d’une trêve de 60 jours, et de négociations pour mettre fin à la guerre, a indiqué la radio publique Kan.”Le Hamas et les (autres) factions espèrent (…) que Netanyahu ne placera pas d’obstacles et d’entraves” à la mise en oeuvre de l’accord, a déclaré à l’AFP un membre du bureau politique du mouvement islamiste, Izzat al-Rishq.Des ministres d’extrême droite, comme celui de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ont de leur côté averti M. Netanyahu de ne pas “céder au Hamas”, estimant qu’il n’a “pas de mandat pour conclure un accord partiel”.”Malheureusement, les réactions sionistes d’aujourd’hui reflètent les intentions malveillantes de Netanyahu de poursuivre la guerre, le génocide et le nettoyage ethnique”, a estimé Bassem Naïm, un haut responsable du Hamas, dans un communiqué publié sur Facebook.Malgré les efforts des médiateurs, les belligérants ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable dans la guerre qui ravage Gaza, déclenchée en riposte à une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour-là, 49 restent retenus à Gaza, dont 27 morts selon l’armée israélienne.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages vivants et morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens.La nouvelle proposition intervient alors que le cabinet de sécurité israélien a approuvé un plan de conquête de Gaza-ville, présenté mardi par l’état-major au ministre de la Défense.- Objectif Sabra -Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées à travers le territoire palestinien, notamment lors de frappes israéliennes sur les quartiers de Zeitoun et d’Al-Sabra, à Gaza-ville.”Les explosions n’arrêtent pas à Al-Sabra. Les chars et l’artillerie nous tirent dessus, mais aussi les drones”, a raconté à l’AFP un habitant, Hussein al-Dairi.L’armée israélienne a indiqué de son côté que ses forces opéraient pour démanteler les capacités militaires du Hamas. Selon un porte-parole, l’armée “respecte le droit international et prend des précautions raisonnables pour atténuer les préjudices causés aux civils”.Elle a ensuite précisé avoir mené une frappe à Khan Younès (sud) visant un combattant du Hamas.Le site israélien Walla, citant un expert militaire, explique que “la division 99 est sur le point d’achever la conquête du quartier de Zeitoun, et que la “prochaine cible” sera le quartier de Sabra. Depuis le début de la guerre, Israël assiège à Gaza plus de deux millions de Palestiniens menacés de famine selon l’ONU. Israël rejette les accusations de famine délibérée et affirme autoriser l’entrée de davantage d’aides dans le territoire en proie à un désastre humanitaire.L’ONU a déclaré mardi n’avoir pas été autorisée à y livrer des abris, alors que les plans israéliens de prise de contrôle de la ville de Gaza prévoient d’en déplacer les habitants vers le sud. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort côté israélien de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne a fait 62.064 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Ukraine: Trump prêt à un soutien aérien mais pas de troupes au sol

Donald Trump s’est dit prêt mardi à ce que les Etats-Unis apportent un soutien militaire aérien en guise de garanties de sécurité à l’Ukraine en cas d’accord de paix avec la Russie, tout en excluant des soldats au sol, une mission dévolue aux alliés européens.Pour sa part, la Russie a prévenu par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov que tout règlement de paix devrait garantir sa “sécurité” et celles des russophones en Ukraine, prétexte déjà brandi pour lancer son invasion en février 2022.”Ils sont prêts à envoyer des troupes sur le terrain”, a déclaré le président américain sur la chaîne Fox News, en référence aux dirigeants français, allemand et britannique qu’il avait reçus la veille dans le Bureau ovale. Le milliardaire républicain, qui cherche une issue rapide à la guerre, a réaffirmé qu’il était “prêt à aider”, mais uniquement par un soutien dans les airs et sans aucun soldat américain sur le territoire ukrainien.Donald Trump “a assuré qu’il n’y aurait pas de troupes américaines au sol en Ukraine”, a martelé la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, confirmant que l’assistance de l’armée de l’air était bien “une possibilité”. Le président des Etats-Unis avait reçu lundi son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, épaulé par plusieurs dirigeants du Vieux continent, trois jours après son sommet en grande pompe en Alaska avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.Tous les participants aux réunions de la Maison Blanche se sont félicités d’avancées sur le dossier central des garanties de sécurité à Kiev – lesquelles doivent être cependant formalisées – et tous ont déclaré que M. Poutine avait accepté le principe d’un sommet avec M. Zelensky dans les prochaines semaines.Le président russe avait aussi proposé, au téléphone lundi soir avec M. Trump, de voir M. Zelensky à Moscou, ont révélé à l’AFP trois sources proches du dossier. Mais le chef d’Etat ukrainien a refusé, selon l’une de ces sources.Pour ce tête-à-tête éventuel, le président français Emmanuel Macron a proposé Genève en Suisse, pays neutre, qui s’est dit disposé à offrir “l’immunité” au président russe, malgré son inculpation devant la Cour pénale internationale, à condition qu’il vienne “pour une conférence de paix”.En cas de réussite de cette rencontre bilatérale, une réunion tripartite pourrait suivre avec Donald Trump, avait-il proposé lundi. Mardi soir sur Fox News, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a répondu que Budapest “pourrait” accueillir ce sommet Poutine-Trump-Zelensky, comme l’affirme le journal Politico. – “Instinct” -Interrogé mardi soir par l’animateur de radio ultraconservateur Mark Levin sur sa “méthode” pour le “processus de paix en Ukraine”, Donald Trump a préféré vanter son “instinct, probablement, plus qu’une méthode”. Dans le même temps, la “coalition des volontaires” – une trentaine de pays surtout européens soutenant l’Ukraine – s’est réunie par visioconférence sous les auspices du Premier ministre britannique, Keir Starmer, et d’Emmanuel Macron, afin de rendre compte du voyage à Washington.Des équipes de planification européennes et américaines devraient se contacter dans “les prochains jours” pour “préparer le déploiement d’une force de réassurance si les hostilités prenaient fin”, a détaillé un porte-parole de M. Starmer.Du côté de l’Otan, ce sont les chefs d’état-major des armées des pays membres qui se retrouveront mercredi en visioconférence. Et un responsable du Pentagone a indiqué à l’AFP que le chef d’état-major américain des armées, le général Dan Caine, s’entretiendrait mardi soir avec des chefs militaires européens.Pour autant, Kiev estime que, même si un accord de paix est trouvé, Moscou retentera une invasion.Le président français semble penser la même chose: Vladimir Poutine est “un prédateur, un ogre à nos portes” qui “a besoin de continuer de manger (pour) sa propre survie”, a-t-il accusé, parlant de “menace pour les Européens”.- Concessions territoriales -La question des concessions territoriales exigées par la Russie reste l’autre grande inconnue.Washington, comme les Européens, assure qu’elle doit être réglée directement entre Kiev et Moscou.Dans l’est de l’Ukraine, qui concentre le pire des combats, les habitants avouaient avoir peu d’espoir.Vladimir Poutine “a violé tous les accords qu’il a signés, donc on ne peut pas lui faire confiance”, a déclaré à l’AFP le soldat Vitaly, 45 ans.Et si l’Ukraine cède des territoires en échange de la paix, la Russie attaquera de nouveau “dans six mois ou un an”, a-t-il ajouté.Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a estimé à cet égard que son allié ukrainien ne devrait pas être forcé à des concessions territoriales.Pour Donald Trump, en revanche, qui a appelé M. Zelensky à faire preuve de “souplesse”, l’Ukraine devra s’y résoudre, en particulier pour le Donbass.burs-lb-nr/ph

Ukraine: Trump prêt à un soutien aérien mais pas de troupes au sol

Donald Trump s’est dit prêt mardi à ce que les Etats-Unis apportent un soutien militaire aérien en guise de garanties de sécurité à l’Ukraine en cas d’accord de paix avec la Russie, tout en excluant des soldats au sol, une mission dévolue aux alliés européens.Pour sa part, la Russie a prévenu par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov que tout règlement de paix devrait garantir sa “sécurité” et celles des russophones en Ukraine, prétexte déjà brandi pour lancer son invasion en février 2022.”Ils sont prêts à envoyer des troupes sur le terrain”, a déclaré le président américain sur la chaîne Fox News, en référence aux dirigeants français, allemand et britannique qu’il avait reçus la veille dans le Bureau ovale. Le milliardaire républicain, qui cherche une issue rapide à la guerre, a réaffirmé qu’il était “prêt à aider”, mais uniquement par un soutien dans les airs et sans aucun soldat américain sur le territoire ukrainien.Donald Trump “a assuré qu’il n’y aurait pas de troupes américaines au sol en Ukraine”, a martelé la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, confirmant que l’assistance de l’armée de l’air était bien “une possibilité”. Le président des Etats-Unis avait reçu lundi son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, épaulé par plusieurs dirigeants du Vieux continent, trois jours après son sommet en grande pompe en Alaska avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.Tous les participants aux réunions de la Maison Blanche se sont félicités d’avancées sur le dossier central des garanties de sécurité à Kiev – lesquelles doivent être cependant formalisées – et tous ont déclaré que M. Poutine avait accepté le principe d’un sommet avec M. Zelensky dans les prochaines semaines.Le président russe avait aussi proposé, au téléphone lundi soir avec M. Trump, de voir M. Zelensky à Moscou, ont révélé à l’AFP trois sources proches du dossier. Mais le chef d’Etat ukrainien a refusé, selon l’une de ces sources.Pour ce tête-à-tête éventuel, le président français Emmanuel Macron a proposé Genève en Suisse, pays neutre, qui s’est dit disposé à offrir “l’immunité” au président russe, malgré son inculpation devant la Cour pénale internationale, à condition qu’il vienne “pour une conférence de paix”.En cas de réussite de cette rencontre bilatérale, une réunion tripartite pourrait suivre avec Donald Trump, avait-il proposé lundi. Mardi soir sur Fox News, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a répondu que Budapest “pourrait” accueillir ce sommet Poutine-Trump-Zelensky, comme l’affirme le journal Politico. – “Instinct” -Interrogé mardi soir par l’animateur de radio ultraconservateur Mark Levin sur sa “méthode” pour le “processus de paix en Ukraine”, Donald Trump a préféré vanter son “instinct, probablement, plus qu’une méthode”. Dans le même temps, la “coalition des volontaires” – une trentaine de pays surtout européens soutenant l’Ukraine – s’est réunie par visioconférence sous les auspices du Premier ministre britannique, Keir Starmer, et d’Emmanuel Macron, afin de rendre compte du voyage à Washington.Des équipes de planification européennes et américaines devraient se contacter dans “les prochains jours” pour “préparer le déploiement d’une force de réassurance si les hostilités prenaient fin”, a détaillé un porte-parole de M. Starmer.Du côté de l’Otan, ce sont les chefs d’état-major des armées des pays membres qui se retrouveront mercredi en visioconférence. Et un responsable du Pentagone a indiqué à l’AFP que le chef d’état-major américain des armées, le général Dan Caine, s’entretiendrait mardi soir avec des chefs militaires européens.Pour autant, Kiev estime que, même si un accord de paix est trouvé, Moscou retentera une invasion.Le président français semble penser la même chose: Vladimir Poutine est “un prédateur, un ogre à nos portes” qui “a besoin de continuer de manger (pour) sa propre survie”, a-t-il accusé, parlant de “menace pour les Européens”.- Concessions territoriales -La question des concessions territoriales exigées par la Russie reste l’autre grande inconnue.Washington, comme les Européens, assure qu’elle doit être réglée directement entre Kiev et Moscou.Dans l’est de l’Ukraine, qui concentre le pire des combats, les habitants avouaient avoir peu d’espoir.Vladimir Poutine “a violé tous les accords qu’il a signés, donc on ne peut pas lui faire confiance”, a déclaré à l’AFP le soldat Vitaly, 45 ans.Et si l’Ukraine cède des territoires en échange de la paix, la Russie attaquera de nouveau “dans six mois ou un an”, a-t-il ajouté.Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a estimé à cet égard que son allié ukrainien ne devrait pas être forcé à des concessions territoriales.Pour Donald Trump, en revanche, qui a appelé M. Zelensky à faire preuve de “souplesse”, l’Ukraine devra s’y résoudre, en particulier pour le Donbass.burs-lb-nr/ph