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L’Iran accélère la production d’uranium hautement enrichi tout en jugeant l’arme atomique “inacceptable”

L’Iran a encore accéléré son rythme de production d’uranium hautement enrichi, selon un rapport confidentiel de l’AIEA, même si le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a jugé samedi “inacceptable” l’arme atomique au moment où son pays est engagé dans des pourparlers avec les Etats-Unis.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a noté une nette hausse de l’uranium enrichi à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire, d’après un bilan d’étape consulté par l’AFP à une semaine d’une réunion du Conseil des gouverneurs à Vienne.Le total s’élevait à 408,6 kg à la date du 17 mai, soit une augmentation de 133,8 kg sur les trois mois passés (à comparer +92 kg sur la période précédente).Quant à la quantité totale d’uranium enrichi, elle dépasse désormais de 45 fois la limite autorisée par l’accord conclu en 2015 avec les grandes puissances, s’élevant à 9247,6 kg.”Cette hausse considérable de la production par le seul Etat non-détenteur d’armes nucléaires à produire une telle matière nucléaire suscite une forte inquiétude”, écrit l’instance onusienne.L’Iran est “déterminé à achever son programme d’armement nucléaire”, a accusé Israël, ennemi juré du pouvoir iranien.- L’enrichissement au coeur des débats -Ce document a été divulgué alors que Washington et Téhéran mènent des discussions depuis plusieurs semaines pour tenter de trouver un accord et stopper cette escalade nucléaire.Elles achoppent pour l’heure sur la question de l’enrichissement d’uranium: les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran refuse catégoriquement, arguant de son droit à se doter de capacités nucléaires civiles.”Si le problème est celui des armes nucléaires, oui, nous considérons également que ce type d’arme est inacceptable”, a déclaré Abbas Araghchi lors d’un discours télévisé. “Nous sommes d’accord avec eux sur cette question”, a-t-il ajouté en référence à la position américaine.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais souligne son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu des dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire.”Ils ne peuvent pas avoir d’armes nucléaires”, a réitéré vendredi le président américain Donald Trump, estimant qu’Iran et Etats-Unis étaient “assez proches d’un accord”.Abbas Araghchi avait toutefois tempéré tout optimisme dans un message publié jeudi sur X, dans lequel il affirme n’être “pas sûr” de l'”imminence” d’un accord.- Inspecteurs américains ? -Ennemis depuis quatre décennies, Téhéran et Washington ont tenu le 23 mai à Rome un cinquième cycle de pourparlers sous la médiation du sultanat d’Oman. M. Araghchi et son interlocuteur américain Steve Witkoff se sont quittés sans avancée notable mais se disent prêts à de nouvelles discussions. Aucune date n’a pour le moment été fixée.En cas d’accord avec Washington, l’Iran a affirmé mercredi qu’il pourrait autoriser sur son sol des inspecteurs américains de l’AIEA, l’agence onusienne du nucléaire.”Si des questions sont soulevées, qu’un accord est conclu et que les demandes de l’Iran sont prises en compte, alors nous reconsidérerons la possibilité d’accepter des inspecteurs américains” de l’AIEA, a déclaré Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).Il s’agirait d’une première depuis la Révolution islamique de 1979, selon le chercheur Ali Vaez, spécialiste de l’Iran à l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.L’AIEA a par ailleurs déploré samedi la coopération “moins que satisfaisante” de l’Iran, dans un second rapport préparé par l’instance onusienne à la demande cette fois des Occidentaux lors de leur résolution critique de novembre.”L’Iran a, à plusieurs reprises, soit pas répondu, soit pas fourni de réponses techniquement crédibles aux questions de l’agence et a nettoyé” des lieux, “ce qui a entravé les activités de vérification” dans trois sites non déclarés, à savoir Lavisan-Shian, Varamin et Turquzabad, déplore l’Agence.Durant son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait retiré unilatéralement son pays d’un accord international sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 et rétabli de lourdes sanctions américaines à l’encontre de Téhéran.En représailles, l’Iran s’est affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord.M. Trump cherche dorénavant à négocier un nouveau texte mais menace d’un recours à l’option militaire en cas d’échec de la diplomatie. sbr-ap-kym-bg/anb

L’Iran accélère la production d’uranium hautement enrichi tout en jugeant l’arme atomique “inacceptable”

L’Iran a encore accéléré son rythme de production d’uranium hautement enrichi, selon un rapport confidentiel de l’AIEA, même si le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a jugé samedi “inacceptable” l’arme atomique au moment où son pays est engagé dans des pourparlers avec les Etats-Unis.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a noté une nette hausse de l’uranium enrichi à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire, d’après un bilan d’étape consulté par l’AFP à une semaine d’une réunion du Conseil des gouverneurs à Vienne.Le total s’élevait à 408,6 kg à la date du 17 mai, soit une augmentation de 133,8 kg sur les trois mois passés (à comparer +92 kg sur la période précédente).Quant à la quantité totale d’uranium enrichi, elle dépasse désormais de 45 fois la limite autorisée par l’accord conclu en 2015 avec les grandes puissances, s’élevant à 9247,6 kg.”Cette hausse considérable de la production par le seul Etat non-détenteur d’armes nucléaires à produire une telle matière nucléaire suscite une forte inquiétude”, écrit l’instance onusienne.L’Iran est “déterminé à achever son programme d’armement nucléaire”, a accusé Israël, ennemi juré du pouvoir iranien.- L’enrichissement au coeur des débats -Ce document a été divulgué alors que Washington et Téhéran mènent des discussions depuis plusieurs semaines pour tenter de trouver un accord et stopper cette escalade nucléaire.Elles achoppent pour l’heure sur la question de l’enrichissement d’uranium: les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran refuse catégoriquement, arguant de son droit à se doter de capacités nucléaires civiles.”Si le problème est celui des armes nucléaires, oui, nous considérons également que ce type d’arme est inacceptable”, a déclaré Abbas Araghchi lors d’un discours télévisé. “Nous sommes d’accord avec eux sur cette question”, a-t-il ajouté en référence à la position américaine.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais souligne son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu des dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire.”Ils ne peuvent pas avoir d’armes nucléaires”, a réitéré vendredi le président américain Donald Trump, estimant qu’Iran et Etats-Unis étaient “assez proches d’un accord”.Abbas Araghchi avait toutefois tempéré tout optimisme dans un message publié jeudi sur X, dans lequel il affirme n’être “pas sûr” de l'”imminence” d’un accord.- Inspecteurs américains ? -Ennemis depuis quatre décennies, Téhéran et Washington ont tenu le 23 mai à Rome un cinquième cycle de pourparlers sous la médiation du sultanat d’Oman. M. Araghchi et son interlocuteur américain Steve Witkoff se sont quittés sans avancée notable mais se disent prêts à de nouvelles discussions. Aucune date n’a pour le moment été fixée.En cas d’accord avec Washington, l’Iran a affirmé mercredi qu’il pourrait autoriser sur son sol des inspecteurs américains de l’AIEA, l’agence onusienne du nucléaire.”Si des questions sont soulevées, qu’un accord est conclu et que les demandes de l’Iran sont prises en compte, alors nous reconsidérerons la possibilité d’accepter des inspecteurs américains” de l’AIEA, a déclaré Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).Il s’agirait d’une première depuis la Révolution islamique de 1979, selon le chercheur Ali Vaez, spécialiste de l’Iran à l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.L’AIEA a par ailleurs déploré samedi la coopération “moins que satisfaisante” de l’Iran, dans un second rapport préparé par l’instance onusienne à la demande cette fois des Occidentaux lors de leur résolution critique de novembre.”L’Iran a, à plusieurs reprises, soit pas répondu, soit pas fourni de réponses techniquement crédibles aux questions de l’agence et a nettoyé” des lieux, “ce qui a entravé les activités de vérification” dans trois sites non déclarés, à savoir Lavisan-Shian, Varamin et Turquzabad, déplore l’Agence.Durant son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait retiré unilatéralement son pays d’un accord international sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 et rétabli de lourdes sanctions américaines à l’encontre de Téhéran.En représailles, l’Iran s’est affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord.M. Trump cherche dorénavant à négocier un nouveau texte mais menace d’un recours à l’option militaire en cas d’échec de la diplomatie. sbr-ap-kym-bg/anb

Jets de peinture verte sur deux synagogues et le Mémorial de la Shoah à Paris (police)

Le Mémorial de la Shoah, deux synagogues et un restaurant, situés dans le centre de Paris, ont été aspergés de peinture verte dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris de source policière.Au pied de la façade du restaurant, “Chez Marianne”, un pot de peinture entamé a été retrouvé. Outre le restaurant, des jets de peinture ont été constatés par la police sur la synagogue des Tournelles, sur celle d’Agoudas Hakehilos, ainsi que sur le Mémorial de la Shoah, tous dans le 4e arrondissement de la capitale. Aucun message, ni revendication n’a été découvert à ce stade.Les faits ont été constatés par les policiers lors de leurs patrouilles vers 05h15. La lecture des images de la caméra de vidéosurveillance du Mémorial a montré une personne vêtue de noir taguer vers 4H30 du matin.”Immense dégoût”, a écrit le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, dans un message posté sur X, avec une photo du Mémorial de la Shoah.”Je condamne avec la plus grande force ces intimidations, l’antisémitisme n’a pas sa place dans notre ville et dans notre République. J’ai demandé au service de la propreté d’intervenir en urgence. Nous porterons plainte”, a réagi la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, dans une déclaration transmise à la presse. Vive émotion également du maire de Paris Centre, Ariel Weil, qui a écrit sur X: “Après la peinture rouge, la peinture verte”, en faisant référence aux “mains rouges” peintes sur le Mémorial de la Shoah en mai 2024. “Cette fois, a-t-il ajouté, le geste est plus précis: mémorial de la Shoah, synagogues et restaurant +juif+. Après tout, ce n’est que du patrimoine. Et ça va sûrement sauver des vies”. “Les actes + militants +, on sait où ça commence, pas où ça finit”, a-t-il conclu.Dans un télégramme adressé aux préfets vendredi et consulté par l’AFP, Bruno Retailleau avait demandé un renforcement des mesures de sécurisation de la communauté juive à l’occasion de la fête de Chavouot du dimanche 1er juin au soir au mardi 3 juin au soir.Il avait expliqué ces mesures par la “persistance des tensions au plan international, en particulier au Proche-Orient”, qui “exige le maintien d’une extrême vigilance, notamment vis-à-vis des manifestations et des lieux à caractère religieux”. Le ministre avait relevé en outre que “les actes antisémites représentant plus de 60% des actes antireligieux, la communauté juive était particulièrement exposée”.

Ukraine: nouvelle avancée russe dans la région de Soumy, où Kiev craint un assaut d’ampleur

La Russie a revendiqué samedi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Soumy, où Kiev craint un assaut d’ampleur et vient d’ordonner de nouvelles évacuations.Malgré l’intensification des contacts diplomatiques pour trouver une issue à l’invasion russe de 2022, les combats restent féroces en Ukraine.Le ministère russe de la Défense a annoncé dans un communiqué avoir pris le village de Vodolagy, dans la région de Soumy (nord-est), près de la frontière russe.Il a aussi indiqué s’être emparé d’un village de la région orientale de Donetsk, Novopil.L’essentiel des combats se concentre dans l’est de l’Ukraine, mais Kiev craint une nouvelle offensive russe dans la région de Soumy.Une attaque à grande échelle représenterait un défi important pour l’armée ukrainienne, moins bien dotée et déjà en position difficile sur le front.La Russie a revendiqué cette semaine la prise de plusieurs villages, proche de sa frontière, dans la région de Soumy. Elle est suspectée de vouloir créer une zone tampon pour empêcher des incursions ukrainiennes sur son territoire, comme l’été dernier à Koursk.Plus tôt cette semaine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou massait plus de 50.000 soldats en vue d’une possible offensive dans la zone.L’administration régionale de Soumy a annoncé samedi l’évacuation obligatoire de onze villages proches de la frontière.Elle n’a pas cité la crainte d’un assaut, mais a justifié cette décision par “la menace constante qui pèse sur la vie des civils en raison des bombardements”.Au total, 213 localités de la région sont déjà placées sous ordre d’évacuation, selon les autorités régionales.L’évacuation obligatoire d’un village est généralement décidée quand les combats s’intensifient, mais ne signifie pas forcément que l’armée russe s’apprête à s’en emparer.- Rendez-vous lundi? -Le porte-parole du service d’Etat des garde-frontières, Andriï Demtchenko, a néanmoins affirmé jeudi à la télévision ukrainienne que la Russie avait massé assez de forces près de Soumy pour “tenter une attaque”.Selon lui, ce “renforcement” a commencé quand les forces de Moscou luttaient contre les soldats ukrainiens dans la région russe de Koursk, qui fait face à celle de Soumy.L’armée ukrainienne y avait lancé une offensive surprise en août, un épisode embarrassant pour le Kremlin.Mais elle a perdu depuis la quasi-totalité du territoire qu’elle contrôlait, et la Russie assure l’en avoir chassé complètement.La Russie a lancé en février 2022 ses troupes à l’assaut de l’Ukraine, pays dont elle occupe actuellement environ 20% du territoire. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts civils et militaires dans les deux camps.Les efforts diplomatiques pour y mettre fin s’intensifient ces dernières semaines, mais chaque camp accuse l’autre de ne pas vouloir la paix.Moscou a proposé à Kiev de se retrouver pour de nouveaux pourparlers directs lundi à Istanbul, après un premier rendez-vous peu fructueux le 16 mai.L’Ukraine n’a pas encore dit si elle acceptait. Elle demande notamment à recevoir le “mémorandum” préparé par Moscou pour exposer ses conditions pour une paix durable.M. Zelensky a encore renforcé le doute vendredi sur la venue d’une délégation ukrainienne, en évoquant une prochaine réunion “potentielle”.Il a accusé la Russie de faire tout pour que celle-ci “n’apporte aucun résultat”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans un appel avec M. Zelensky vendredi soir, a plaidé pour la participation des deux pays lundi avec des “délégations fortes”, selon l’agence étatique turque Anadolu.La composition de la délégation russe lors du premier cycle de discussion, menée par un conseiller de second plan, avait été interprétée par Kiev comme un signe du manque de sérieux.Moscou prévoit d’envoyer la même équipe lundi.Kiev exhorte la Russie à accepter un cessez-le-feu immédiat proposé par Washington et soutenu par les Européens, mais le Kremlin s’y refuse pour l’instant.Les frappes se poursuivent par ailleurs dans le pays, faisant selon les autorités ukrainiennes des morts et blessés parmi les civils, notamment dans des régions du sud et de l’est.

Ukraine: nouvelle avancée russe dans la région de Soumy, où Kiev craint un assaut d’ampleur

La Russie a revendiqué samedi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Soumy, où Kiev craint un assaut d’ampleur et vient d’ordonner de nouvelles évacuations.Malgré l’intensification des contacts diplomatiques pour trouver une issue à l’invasion russe de 2022, les combats restent féroces en Ukraine.Le ministère russe de la Défense a annoncé dans un communiqué avoir pris le village de Vodolagy, dans la région de Soumy (nord-est), près de la frontière russe.Il a aussi indiqué s’être emparé d’un village de la région orientale de Donetsk, Novopil.L’essentiel des combats se concentre dans l’est de l’Ukraine, mais Kiev craint une nouvelle offensive russe dans la région de Soumy.Une attaque à grande échelle représenterait un défi important pour l’armée ukrainienne, moins bien dotée et déjà en position difficile sur le front.La Russie a revendiqué cette semaine la prise de plusieurs villages, proche de sa frontière, dans la région de Soumy. Elle est suspectée de vouloir créer une zone tampon pour empêcher des incursions ukrainiennes sur son territoire, comme l’été dernier à Koursk.Plus tôt cette semaine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou massait plus de 50.000 soldats en vue d’une possible offensive dans la zone.L’administration régionale de Soumy a annoncé samedi l’évacuation obligatoire de onze villages proches de la frontière.Elle n’a pas cité la crainte d’un assaut, mais a justifié cette décision par “la menace constante qui pèse sur la vie des civils en raison des bombardements”.Au total, 213 localités de la région sont déjà placées sous ordre d’évacuation, selon les autorités régionales.L’évacuation obligatoire d’un village est généralement décidée quand les combats s’intensifient, mais ne signifie pas forcément que l’armée russe s’apprête à s’en emparer.- Rendez-vous lundi? -Le porte-parole du service d’Etat des garde-frontières, Andriï Demtchenko, a néanmoins affirmé jeudi à la télévision ukrainienne que la Russie avait massé assez de forces près de Soumy pour “tenter une attaque”.Selon lui, ce “renforcement” a commencé quand les forces de Moscou luttaient contre les soldats ukrainiens dans la région russe de Koursk, qui fait face à celle de Soumy.L’armée ukrainienne y avait lancé une offensive surprise en août, un épisode embarrassant pour le Kremlin.Mais elle a perdu depuis la quasi-totalité du territoire qu’elle contrôlait, et la Russie assure l’en avoir chassé complètement.La Russie a lancé en février 2022 ses troupes à l’assaut de l’Ukraine, pays dont elle occupe actuellement environ 20% du territoire. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts civils et militaires dans les deux camps.Les efforts diplomatiques pour y mettre fin s’intensifient ces dernières semaines, mais chaque camp accuse l’autre de ne pas vouloir la paix.Moscou a proposé à Kiev de se retrouver pour de nouveaux pourparlers directs lundi à Istanbul, après un premier rendez-vous peu fructueux le 16 mai.L’Ukraine n’a pas encore dit si elle acceptait. Elle demande notamment à recevoir le “mémorandum” préparé par Moscou pour exposer ses conditions pour une paix durable.M. Zelensky a encore renforcé le doute vendredi sur la venue d’une délégation ukrainienne, en évoquant une prochaine réunion “potentielle”.Il a accusé la Russie de faire tout pour que celle-ci “n’apporte aucun résultat”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans un appel avec M. Zelensky vendredi soir, a plaidé pour la participation des deux pays lundi avec des “délégations fortes”, selon l’agence étatique turque Anadolu.La composition de la délégation russe lors du premier cycle de discussion, menée par un conseiller de second plan, avait été interprétée par Kiev comme un signe du manque de sérieux.Moscou prévoit d’envoyer la même équipe lundi.Kiev exhorte la Russie à accepter un cessez-le-feu immédiat proposé par Washington et soutenu par les Européens, mais le Kremlin s’y refuse pour l’instant.Les frappes se poursuivent par ailleurs dans le pays, faisant selon les autorités ukrainiennes des morts et blessés parmi les civils, notamment dans des régions du sud et de l’est.

Record inégalé de détenus dans les prisons françaises au 1er mai

Avec 83.681 personnes incarcérées au 1er mai, jamais les prisons françaises, qui souffrent d’une surpopulation carcérale endémique, n’ont compté autant de détenus, selon les nouvelles données obtenues samedi auprès du ministère de la Justice.Les prisons françaises comptaient seulement 62.570 places opérationnelles au 1er mai, soit une densité carcérale globale de 133,7% contre 125,3% le 1er mai 2024. Ce sont 6.000 détenus de plus en un an, et près de 25.000 de plus en cinq ans, depuis la fin du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19, qui avait donné lieu à des libérations anticipées. La densité carcérale dépassait le 1er mai les 200% dans 23 établissements ou quartiers pénitentiaires, selon les données du ministère.La surpopulation carcérale, que personne ne conteste, est un mal endémique français et contraint 5.234 détenus à dormir sur des matelas posés à même le sol.La densité carcérale atteint 163,2% en maison d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement, donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines.Selon les données du ministère, 54.960 détenus étaient incarcérés au 1er mai dans une structure avec une densité supérieure à 120% et 45.513 dans une structure avec une densité supérieure à 150%.Le seuil des 80.000 détenus a été franchi pour la première fois au 1er novembre 2024 (80.130). Il n’a cessé depuis de grimper sauf au 1er janvier où l’on avait enregistré un léger tassement (80.669 détenus contre 80.792 au 1er décembre), pas inhabituel à cette période de l’année.La surpopulation carcérale est “mauvaise pour absolument tout le monde, pour les détenus eux-mêmes, évidemment” obligés de vivre “dans des conditions indignes, et pour les agents pénitentiaires qui subissent une insécurité et une violence”, expliquait récemment le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui propose comme ses prédécesseurs de construire de nouvelles prisons pour lutter contre ce fléau.Parmi les personnes incarcérées au 1er mai, 21.957 sont des prévenus, en détention dans l’attente de leur jugement définitif.Au total, 102.116 personnes étaient placées sous écrou au 1er mai, un nombre qui ne cesse aussi d’augmenter. Parmi elles, on compte 18.435 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique ou d’un placement à l’extérieur.- “Pas de tabou” -La France figure parmi les mauvais élèves en Europe en terme de surpopulation carcérale, en troisième position derrière Chypre et la Roumanie, selon une étude publiée en juin 2024 par le Conseil de l’Europe.Dans son rapport d’activité annuel publié il y a une dizaine de jours, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Dominique Simonnot a de nouveau plaidé pour “la mise en place d’une régulation carcérale contraignante fondée sur la loi”.Cette proposition est soutenue par de nombreux acteurs du secteur. Ainsi, dans un rapport rendu en mars, une mission, mise en place par le précédent ministre de la Justice Didier Migaud et composée de magistrats, d’un directeur de prison et d’une avocate, préconisait aussi “un dispositif pérenne de maîtrise des effectifs au sein des établissements pénitentiaires”.Mais Gérald Darmanin se dit “totalement défavorable” à une telle mesure. Dans une lettre envoyée à la mi-mai aux magistrats, il préfère mettre en avant la construction de prisons modulaires, l’expulsion de détenus étrangers ou encore la différenciation des prisonniers en fonction de leur niveau de dangerosité pour remédier au problème de la surpopulation carcérale.Les autorités françaises réfléchissent également à la possibilité de louer des places de prison dans d’autres établissements pénitentiaires en Europe, notamment en Europe de l’Est. “Il n’y a pas de tabou là-dessus”, a affirmé le chef de l’Etat Emmanuel Macron, interrogé sur le sujet le 13 mai sur TF1.Conséquence de cette situation intenable mais qui perdure, la promiscuité induite par la surpopulation carcérale “accroît les risques de conflit” et de fait, le “nombre des incidents augmente”, soulignait le rapport de la CGLPL.

L’Iran considère l’arme nucléaire comme “inacceptable”, dit son chef de la diplomatie

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a jugé samedi “inacceptable” l’arme atomique, au moment où son pays est engagé dans de délicats pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis.Les deux pays s’achoppent sur la question de l’enrichissement d’uranium: les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran refuse catégoriquement, arguant de son droit à se doter de capacités nucléaires civiles.”Si le problème est celui des armes nucléaires, oui, nous considérons également que ce type d’arme est inacceptable”, a déclaré Abbas Araghchi lors d’un discours télévisé. “Nous sommes d’accord avec eux sur cette question”, a-t-il ajouté en référence à la position américaine.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais souligne son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu des dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire.Le pays est toutefois le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).”Ils ne peuvent pas avoir d’armes nucléaires”, a réitéré vendredi le président américain Donald Trump, estimant qu’Iran et Etats-Unis étaient “assez proches d’un accord”.Abbas Araghchi avait toutefois tempéré tout optimisme américain dans un message publié jeudi sur X, dans lequel il affirme n’être “pas sûr” de l'”imminence” d’un accord.- Inspecteurs américains ? -Ennemis depuis quatre décennies, Téhéran et Washington ont tenu le 23 mai à Rome un cinquième cycle de pourparlers sous la médiation du sultanat d’Oman. Le négociateur iranien Abbas Araghchi et son interlocuteur américain Steve Witkoff se sont quittés sans avancée notable mais se disent prêts à de nouvelles discussions. Aucune date n’a pour le moment été fixée.En cas d’accord avec Washington, l’Iran a affirmé mercredi qu’il pourrait autoriser sur son sol des inspecteurs américains de l’AIEA, l’agence onusienne du nucléaire.”Si des questions sont soulevées, qu’un accord est conclu et que les demandes de l’Iran sont prises en compte, alors nous reconsidérerons la possibilité d’accepter des inspecteurs américains” de l’AIEA, a déclaré Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).Il s’agirait d’une première depuis la Révolution islamique de 1979, selon le chercheur Ali Vaez, spécialiste de l’Iran à l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Durant son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait retiré unilatéralement son pays d’un accord international sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 et rétabli de lourdes sanctions américaines à l’encontre de Téhéran.En représailles, l’Iran s’est affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord.M. Trump, qui cherche dorénavant à négocier un nouveau texte, menace d’avoir recours à l’option militaire en cas d’échec de la diplomatie. 

L’Iran considère l’arme nucléaire comme “inacceptable”, dit son chef de la diplomatie

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a jugé samedi “inacceptable” l’arme atomique, au moment où son pays est engagé dans de délicats pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis.Les deux pays s’achoppent sur la question de l’enrichissement d’uranium: les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran refuse catégoriquement, arguant de son droit à se doter de capacités nucléaires civiles.”Si le problème est celui des armes nucléaires, oui, nous considérons également que ce type d’arme est inacceptable”, a déclaré Abbas Araghchi lors d’un discours télévisé. “Nous sommes d’accord avec eux sur cette question”, a-t-il ajouté en référence à la position américaine.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais souligne son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu des dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire.Le pays est toutefois le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).”Ils ne peuvent pas avoir d’armes nucléaires”, a réitéré vendredi le président américain Donald Trump, estimant qu’Iran et Etats-Unis étaient “assez proches d’un accord”.Abbas Araghchi avait toutefois tempéré tout optimisme américain dans un message publié jeudi sur X, dans lequel il affirme n’être “pas sûr” de l'”imminence” d’un accord.- Inspecteurs américains ? -Ennemis depuis quatre décennies, Téhéran et Washington ont tenu le 23 mai à Rome un cinquième cycle de pourparlers sous la médiation du sultanat d’Oman. Le négociateur iranien Abbas Araghchi et son interlocuteur américain Steve Witkoff se sont quittés sans avancée notable mais se disent prêts à de nouvelles discussions. Aucune date n’a pour le moment été fixée.En cas d’accord avec Washington, l’Iran a affirmé mercredi qu’il pourrait autoriser sur son sol des inspecteurs américains de l’AIEA, l’agence onusienne du nucléaire.”Si des questions sont soulevées, qu’un accord est conclu et que les demandes de l’Iran sont prises en compte, alors nous reconsidérerons la possibilité d’accepter des inspecteurs américains” de l’AIEA, a déclaré Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).Il s’agirait d’une première depuis la Révolution islamique de 1979, selon le chercheur Ali Vaez, spécialiste de l’Iran à l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Durant son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait retiré unilatéralement son pays d’un accord international sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 et rétabli de lourdes sanctions américaines à l’encontre de Téhéran.En représailles, l’Iran s’est affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord.M. Trump, qui cherche dorénavant à négocier un nouveau texte, menace d’avoir recours à l’option militaire en cas d’échec de la diplomatie. 

Trump soigne la sortie de Musk, qui veut rester son “ami” et “conseiller”

Donald Trump a soigné vendredi la sortie d’Elon Musk, qui a assuré vouloir rester “l’ami et le conseiller” du président américain, tout en balayant de récentes révélations sur sa consommation de drogue.Leur conférence de presse commune dans le Bureau ovale, marquant la fin de l’inédite aventure gouvernementale du multimilliardaire, a pris d’emblée une tournure curieuse, puisque le patron de SpaceX, Tesla et du réseau X est apparu avec un oeil au beurre noir, selon lui causé en jouant avec son petit garçon.Donald Trump a salué la mission de réduction de la dépense publique menée par l’homme le plus riche du monde, estimant que “les Américains avaient une dette” envers lui. Le président américain a aussi condamné “les scandaleuses attaques, les calomnies et les mensonges” ayant selon lui visé Elon Musk.Lequel s’est bien gardé de critiquer à nouveau les orientations budgétaires selon lui trop dispendieuses de Donald Trump, après avoir confié dans une interview être “déçu” par une grande loi économique actuellement examinée au Congrès.Elon Musk a seulement déploré devant les journalistes que le Doge, le “département à l’efficacité gouvernementale” qu’il a piloté, soit devenu un “croque-mitaine” accusé à tort de vouloir sabrer certaines dépenses.Donald Trump a offert à son allié, premier contributeur de sa campagne électorale, une clé en or et assuré que son allié ferait à l’avenir des “allées et venues” avec la Maison Blanche, comme pour couper court aux rumeurs sur un froid entre les deux hommes.- Kétamine, ecstasy, champignons -Elon Musk a par ailleurs balayé les informations du New York Times vendredi avançant qu’il a consommé d’importantes quantités de drogues, mais sans y répondre sur le fond.Il a plutôt accusé le grand quotidien d’avoir propagé des “mensonges” sur les relations entre Donald Trump et la Russie: “C’est de ce New York Times dont on parle ? Passons à autre chose.”Le journal affirme que pendant la campagne électorale, l’entrepreneur consommait d’importantes quantités de kétamine, un anesthésiant aux effets stimulants, mais aussi de l’ecstasy, des champignons hallucinogènes et des médicaments.Plus tard, quand un journaliste a demandé à Donald Trump était “au courant de l’usage régulier de drogues par Elon Musk”, le président a répondu: “je ne l’étais pas”. Avant d’ajouter: “je pense qu’Elon est un type fantastique”.Tout de noir vêtu et coiffé comme à son habitude d’une casquette, Elon Musk, coutumier des apparitions publiques bizarres, n’a pas dérogé à la règle vendredi, avec son ecchymose bien visible à l’oeil droit.Le multimilliardaire a assuré qu’il avait reçu un coup de son fils: “Je m’amusais avec le petit X et je lui ai dit de me frapper au visage. Et il l’a fait”.Le petit garçon âgé de cinq ans, que l’on avait vu se curant le nez en février dernier aux côtés de son père dans le Bureau ovale, ne l’accompagnait pas vendredi. “Je n’étais pas du tout à proximité de la France”, a aussi plaisanté l’entrepreneur, faisant allusion à une récente vidéo dans laquelle on voit Brigitte Macron tendre vivement les mains vers le visage de son mari, le président Emmanuel Macron, à la sortie d’un avion.- Conseil conjugal -Entre des questions sur Gaza, la Chine ou le budget, Donald Trump a été interrogé sur cette scène devenue virale.Le président américain, amusé, a lancé en guise de conseil conjugal: “Il faut s’assurer que la porte est bien fermée”. Avant d’ajouter: “Je lui ai parlé, et il va bien, ils vont bien”.Sous la houlette d’Elon Musk, Doge a initié des coupes massives dans l’aide internationale, des fermetures d’agences fédérales entières et des milliers de licenciements de fonctionnaires.Mais il n’a pas, loin de là, atteint les objectifs extrêmement drastiques qu’il s’était fixés. Son action a aussi été marquée par des accrochages parfois publics avec des ministres et conseillers de Donald Trump.Le multimilliardaire a répété vendredi qu’à terme, le Doge, critiqué pour ses méthodes brutales et opaques, arriverait à réduire de “1.000 milliards de dollars” le “gaspillage” dans la dépense publique, un chiffre jugé irréaliste par tous les experts.Un site indépendant, le “Doge Tracker”, arrive à un total de seulement 12 milliards de dollars économisés jusqu’ici.L’action d’Elon Musk au gouvernement l’a rendu très impopulaire aux Etats-Unis, tandis qu’en Europe, sa défense des idées et partis de l’extrême droite a suscité l’indignation dans plusieurs pays.

Trump soigne la sortie de Musk, qui veut rester son “ami” et “conseiller”

Donald Trump a soigné vendredi la sortie d’Elon Musk, qui a assuré vouloir rester “l’ami et le conseiller” du président américain, tout en balayant de récentes révélations sur sa consommation de drogue.Leur conférence de presse commune dans le Bureau ovale, marquant la fin de l’inédite aventure gouvernementale du multimilliardaire, a pris d’emblée une tournure curieuse, puisque le patron de SpaceX, Tesla et du réseau X est apparu avec un oeil au beurre noir, selon lui causé en jouant avec son petit garçon.Donald Trump a salué la mission de réduction de la dépense publique menée par l’homme le plus riche du monde, estimant que “les Américains avaient une dette” envers lui. Le président américain a aussi condamné “les scandaleuses attaques, les calomnies et les mensonges” ayant selon lui visé Elon Musk.Lequel s’est bien gardé de critiquer à nouveau les orientations budgétaires selon lui trop dispendieuses de Donald Trump, après avoir confié dans une interview être “déçu” par une grande loi économique actuellement examinée au Congrès.Elon Musk a seulement déploré devant les journalistes que le Doge, le “département à l’efficacité gouvernementale” qu’il a piloté, soit devenu un “croque-mitaine” accusé à tort de vouloir sabrer certaines dépenses.Donald Trump a offert à son allié, premier contributeur de sa campagne électorale, une clé en or et assuré que son allié ferait à l’avenir des “allées et venues” avec la Maison Blanche, comme pour couper court aux rumeurs sur un froid entre les deux hommes.- Kétamine, ecstasy, champignons -Elon Musk a par ailleurs balayé les informations du New York Times vendredi avançant qu’il a consommé d’importantes quantités de drogues, mais sans y répondre sur le fond.Il a plutôt accusé le grand quotidien d’avoir propagé des “mensonges” sur les relations entre Donald Trump et la Russie: “C’est de ce New York Times dont on parle ? Passons à autre chose.”Le journal affirme que pendant la campagne électorale, l’entrepreneur consommait d’importantes quantités de kétamine, un anesthésiant aux effets stimulants, mais aussi de l’ecstasy, des champignons hallucinogènes et des médicaments.Plus tard, quand un journaliste a demandé à Donald Trump était “au courant de l’usage régulier de drogues par Elon Musk”, le président a répondu: “je ne l’étais pas”. Avant d’ajouter: “je pense qu’Elon est un type fantastique”.Tout de noir vêtu et coiffé comme à son habitude d’une casquette, Elon Musk, coutumier des apparitions publiques bizarres, n’a pas dérogé à la règle vendredi, avec son ecchymose bien visible à l’oeil droit.Le multimilliardaire a assuré qu’il avait reçu un coup de son fils: “Je m’amusais avec le petit X et je lui ai dit de me frapper au visage. Et il l’a fait”.Le petit garçon âgé de cinq ans, que l’on avait vu se curant le nez en février dernier aux côtés de son père dans le Bureau ovale, ne l’accompagnait pas vendredi. “Je n’étais pas du tout à proximité de la France”, a aussi plaisanté l’entrepreneur, faisant allusion à une récente vidéo dans laquelle on voit Brigitte Macron tendre vivement les mains vers le visage de son mari, le président Emmanuel Macron, à la sortie d’un avion.- Conseil conjugal -Entre des questions sur Gaza, la Chine ou le budget, Donald Trump a été interrogé sur cette scène devenue virale.Le président américain, amusé, a lancé en guise de conseil conjugal: “Il faut s’assurer que la porte est bien fermée”. Avant d’ajouter: “Je lui ai parlé, et il va bien, ils vont bien”.Sous la houlette d’Elon Musk, Doge a initié des coupes massives dans l’aide internationale, des fermetures d’agences fédérales entières et des milliers de licenciements de fonctionnaires.Mais il n’a pas, loin de là, atteint les objectifs extrêmement drastiques qu’il s’était fixés. Son action a aussi été marquée par des accrochages parfois publics avec des ministres et conseillers de Donald Trump.Le multimilliardaire a répété vendredi qu’à terme, le Doge, critiqué pour ses méthodes brutales et opaques, arriverait à réduire de “1.000 milliards de dollars” le “gaspillage” dans la dépense publique, un chiffre jugé irréaliste par tous les experts.Un site indépendant, le “Doge Tracker”, arrive à un total de seulement 12 milliards de dollars économisés jusqu’ici.L’action d’Elon Musk au gouvernement l’a rendu très impopulaire aux Etats-Unis, tandis qu’en Europe, sa défense des idées et partis de l’extrême droite a suscité l’indignation dans plusieurs pays.