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Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville

Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël”, a déclaré le Premier ministre.Sans la citer explicitement, il répondait ainsi à la dernière proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats Unis – en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par plus de 22 mois d’une guerre qui y a fait des dizaines de milliers de morts. Le plan a été accepté lundi par le Hamas, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché le conflit. Il prévoit selon des sources palestiniennes une trêve de 60 jours durant laquelle doivent être liberés en deux temps les otages du 7-Octobre toujours captifs à Gaza, au nombre de 49 dont 27 morts selon l’armée.M. Netanyahu a en parallèle affirmé être sur le point d’ “approuver les plans” militaires “visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza”, la plus grande du territoire palestinien, considérée comme un des derniers bastions du Hamas, et à “vaincre” ce dernier.  – “Evacuation complète” -Signalant que cette offensive pourrait être imminente, l’armée a annoncé avoir commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux de Gaza-ville pour les prévenir d’une prochaine “évacuation complète” et leur enjoindre de “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”.L’armée a dit avoir assuré ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé”, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à l’assaut contre Gaza-ville et ses environs. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz a approuvé mercredi l’opération, l’armée disant être désormais positionnée “en périphérie” de Gaza-ville. – 48 morts selon la Défense civile – Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi de très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens. Comme elle le fait quotidiennement, l’armée a rejeté ce bilan. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les otages. Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés et affamés, confrontés à une catastrophe humanitaire. – “Sauver les otages” –  La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Les proches d’otages plaident pour qu’Israël accepte cette proposition, “qui peut sauver des otages” souligne Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. son rejet par Israël “condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a-t-elle mis en garde. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Mais les efforts des médiateurs ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza. 

Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville

Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de …

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Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville

Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël”, a déclaré le Premier ministre.Sans la citer explicitement, il répondait ainsi à la dernière proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats Unis – en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par plus de 22 mois d’une guerre qui y a fait des dizaines de milliers de morts. Le plan a été accepté lundi par le Hamas, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché le conflit. Il prévoit selon des sources palestiniennes une trêve de 60 jours durant laquelle doivent être liberés en deux temps les otages du 7-Octobre toujours captifs à Gaza, au nombre de 49 dont 27 morts selon l’armée.M. Netanyahu a en parallèle affirmé être sur le point d’ “approuver les plans” militaires “visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza”, la plus grande du territoire palestinien, considérée comme un des derniers bastions du Hamas, et à “vaincre” ce dernier.  – “Evacuation complète” -Signalant que cette offensive pourrait être imminente, l’armée a annoncé avoir commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux de Gaza-ville pour les prévenir d’une prochaine “évacuation complète” et leur enjoindre de “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”.L’armée a dit avoir assuré ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé”, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à l’assaut contre Gaza-ville et ses environs. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz a approuvé mercredi l’opération, l’armée disant être désormais positionnée “en périphérie” de Gaza-ville. – 48 morts selon la Défense civile – Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi de très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens. Comme elle le fait quotidiennement, l’armée a rejeté ce bilan. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les otages. Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés et affamés, confrontés à une catastrophe humanitaire. – “Sauver les otages” –  La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Les proches d’otages plaident pour qu’Israël accepte cette proposition, “qui peut sauver des otages” souligne Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. son rejet par Israël “condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a-t-elle mis en garde. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Mais les efforts des médiateurs ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza. 

Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de la Russie de mettre fin à la guerre après son attaque massive de drones et de missiles sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi.Moscou a utilisé 574 drones et 40 missiles, selon l’armée de l’air ukrainienne, un nombre record depuis la mi-juillet.Ces frappes ont fait deux morts une à Kherson et une autre à Lviv, dans l’ouest du pays d’habitude moins visé par les bombardements, ont indiqué les autorités locales.Des explosions ont retenti à Kiev toute la nuit, ont constaté des journalistes de l’AFP. Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il souhaitait comprendre “l’architecture des garanties de sécurité d’ici sept à dix jours” devant un groupe de médias parmi lesquels l’AFP ; des déclarations faites mercredi mais sous embargo jusqu’à jeudi matin.Une fois que cela sera fait, “nous devrions avoir une réunion bilatérale dans une semaine ou deux”, comme le souhaite le président américain, Donald Trump, a expliqué M. Zelensky, pour lequel il s’agirait de la première rencontre avec son homologue russe depuis 2019. – “Europe neutre” – En fonction de ses résultats, le président américain pourrait ensuite participer à une réunion trilatérale avec les deux dirigeants, selon M. Zelensky.Les contacts diplomatiques se sont accélérés ces dernières semaines pour trouver une issue à la guerre provoquée par l’invasion russe lancée le 24 février 2022, mais les inconnues restent nombreuses tant les positions de Moscou et Kiev sont opposées, notamment sur la question des territoires ukrainiens occupés et sur les garanties de sécurité que Kiev négocie avec ses alliés.Le président ukrainien a mentionné la Suisse, l’Autriche ou la Turquie pour sa rencontre avec son homologue russe. Il a en revanche écarté la Hongrie restée proche du Kremlin, préférant une “Europe neutre”.Vladimir Poutine semble avoir accepté le principe de cette rencontre, qu’il refusait jusque-là. Mais ni date ni lieu n’a été annoncé, et Moscou a semblé calmer les ardeurs mercredi en soulignant qu’une telle rencontre devait être “préparée avec le plus grand soin”.Pour le président Zelensky, la Russie cherche en réalité à “se soustraire” à la “nécessité” d’organiser une rencontre avec M. Poutine pour trouver une issue à la guerre.”A l’heure actuelle, les signaux envoyés par la Russie sont tout simplement indécents. Ils essaient de se soustraire à la nécessité d’organiser une réunion”, a accusé jeudi M. Zelensky dans son adresse quotidienne sur les réseaux sociaux.Trouver un accord sur les garanties de sécurité s’annonce également complexe.Européens et Américains ont évoqué ces derniers mois différentes possibilités allant de garanties similaires au fameux “article 5” de l’Otan au déploiement d’un contingent militaire en Ukraine ou encore à un soutien en matière de formation, aérien ou naval.Epine dorsale de l’Otan, l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord est un mécanisme de défense collective qui stipule que toute attaque contre un des pays membres de l’alliance est considérée comme une attaque contre tous.L’Ukraine considère que, même si une issue est trouvée à cette guerre, la Russie tentera encore de l’envahir, d’où l’importance de ces garanties.Moscou, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des “causes profondes” ayant mené au conflit, rejette de son côté catégoriquement la plupart de ces éventualités et veut que ses exigences soient prises en compte.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a averti jeudi que tout déploiement d’un contingent militaire européen en Ukraine serait “inacceptable” pour Moscou, affirmant que l’Ukraine ne voulait pas d’un “règlement juste et durable” de la guerre. Volodymyr Zelensky a en outre exclu l’idée de Moscou que la Chine soit un garant de sécurité pour l’Ukraine.- Nouveau missile – L’Ukraine cherche à augmenter sa production d’armement, une façon de réduire sa dépendance à l’aide des alliés.Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays avait testé avec succès un nouveau missile d’une portée de 3.000 kilomètres appelé Flamingo.”Il s’agit actuellement de notre missile le plus performant”, a-t-il salué, évoquant une production de masse possible d’ici la fin de l’année ou début 2026.Sur le front, la Russie a déclaré avoir pris le village d’Oleksandro-Shultyne, dans la région orientale de Donetsk, dernière conquête en date d’une longue série de gains territoriaux. Le village se trouve à moins de huit kilomètres de Kostiantynivka, une ville fortifiée de la région de Donetsk que la Russie tente de prendre d’assaut des deux côtés.

Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de la Russie de mettre fin à la guerre après son attaque massive de drones et de missiles sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi.Moscou a utilisé 574 drones et 40 missiles, selon l’armée de l’air ukrainienne, un nombre record depuis la mi-juillet.Ces frappes ont fait deux morts une à Kherson et une autre à Lviv, dans l’ouest du pays d’habitude moins visé par les bombardements, ont indiqué les autorités locales.Des explosions ont retenti à Kiev toute la nuit, ont constaté des journalistes de l’AFP. Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il souhaitait comprendre “l’architecture des garanties de sécurité d’ici sept à dix jours” devant un groupe de médias parmi lesquels l’AFP ; des déclarations faites mercredi mais sous embargo jusqu’à jeudi matin.Une fois que cela sera fait, “nous devrions avoir une réunion bilatérale dans une semaine ou deux”, comme le souhaite le président américain, Donald Trump, a expliqué M. Zelensky, pour lequel il s’agirait de la première rencontre avec son homologue russe depuis 2019. – “Europe neutre” – En fonction de ses résultats, le président américain pourrait ensuite participer à une réunion trilatérale avec les deux dirigeants, selon M. Zelensky.Les contacts diplomatiques se sont accélérés ces dernières semaines pour trouver une issue à la guerre provoquée par l’invasion russe lancée le 24 février 2022, mais les inconnues restent nombreuses tant les positions de Moscou et Kiev sont opposées, notamment sur la question des territoires ukrainiens occupés et sur les garanties de sécurité que Kiev négocie avec ses alliés.Le président ukrainien a mentionné la Suisse, l’Autriche ou la Turquie pour sa rencontre avec son homologue russe. Il a en revanche écarté la Hongrie restée proche du Kremlin, préférant une “Europe neutre”.Vladimir Poutine semble avoir accepté le principe de cette rencontre, qu’il refusait jusque-là. Mais ni date ni lieu n’a été annoncé, et Moscou a semblé calmer les ardeurs mercredi en soulignant qu’une telle rencontre devait être “préparée avec le plus grand soin”.Pour le président Zelensky, la Russie cherche en réalité à “se soustraire” à la “nécessité” d’organiser une rencontre avec M. Poutine pour trouver une issue à la guerre.”A l’heure actuelle, les signaux envoyés par la Russie sont tout simplement indécents. Ils essaient de se soustraire à la nécessité d’organiser une réunion”, a accusé jeudi M. Zelensky dans son adresse quotidienne sur les réseaux sociaux.Trouver un accord sur les garanties de sécurité s’annonce également complexe.Européens et Américains ont évoqué ces derniers mois différentes possibilités allant de garanties similaires au fameux “article 5” de l’Otan au déploiement d’un contingent militaire en Ukraine ou encore à un soutien en matière de formation, aérien ou naval.Epine dorsale de l’Otan, l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord est un mécanisme de défense collective qui stipule que toute attaque contre un des pays membres de l’alliance est considérée comme une attaque contre tous.L’Ukraine considère que, même si une issue est trouvée à cette guerre, la Russie tentera encore de l’envahir, d’où l’importance de ces garanties.Moscou, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des “causes profondes” ayant mené au conflit, rejette de son côté catégoriquement la plupart de ces éventualités et veut que ses exigences soient prises en compte.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a averti jeudi que tout déploiement d’un contingent militaire européen en Ukraine serait “inacceptable” pour Moscou, affirmant que l’Ukraine ne voulait pas d’un “règlement juste et durable” de la guerre. Volodymyr Zelensky a en outre exclu l’idée de Moscou que la Chine soit un garant de sécurité pour l’Ukraine.- Nouveau missile – L’Ukraine cherche à augmenter sa production d’armement, une façon de réduire sa dépendance à l’aide des alliés.Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays avait testé avec succès un nouveau missile d’une portée de 3.000 kilomètres appelé Flamingo.”Il s’agit actuellement de notre missile le plus performant”, a-t-il salué, évoquant une production de masse possible d’ici la fin de l’année ou début 2026.Sur le front, la Russie a déclaré avoir pris le village d’Oleksandro-Shultyne, dans la région orientale de Donetsk, dernière conquête en date d’une longue série de gains territoriaux. Le village se trouve à moins de huit kilomètres de Kostiantynivka, une ville fortifiée de la région de Donetsk que la Russie tente de prendre d’assaut des deux côtés.

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Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de …

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Liban: les camps palestiniens entament leur désarmement

Des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé jeudi à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais. “Aujourd’hui marque le début de la première phase du processus de remise des armes à l’intérieur des camps palestiniens”, a indiqué dans un communiqué le président du Comité de dialogue libano-palestinien, Ramez Damaschkieh.L’opération a débuté dans le camp de Bourj al-Barajneh à Beyrouth, où un premier lot d’armes a été remis à l’armée libanaise, a constaté un photographe de l’AFP. Un camion a transporté des armes et munitions placées dans des sacs du camp vers un parking voisin, où des militaires libanais étaient déployés. Des dizaines de combattants en treillis, armés de fusils ont aussi été vus par l’AFP devant le siège à Beyrouth du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas.L’émissaire américain, Tom Barrack, a salué une “étape historique vers l’unité et la stabilité” du Liban. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s’est également félicité du début du processus, qui, a-t-il dit, “s’achèvera avec la remise de lots supplémentaires dans les semaines à venir depuis Bourj al-Barajneh et d’autres camps », selon un communiqué de son cabinet.Un responsable sécuritaire palestinien avait plus tôt précisé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que “le Fatah commencera à remettre ses armes dans le camp de Bourj, dans le cadre de la coordination avec l’armée libanaise”. – “Démarche symbolique” -En mai, M. Abbas s’était rendu à Beyrouth – sa première visite au Liban depuis 2017 – et y avait conclu avec le président libanais Joseph Aoun un accord prévoyant la remise aux autorités de toutes les armes présentes dans les camps palestiniens.Le Liban est en parallèle sous fortes pressions américaines pour désarmer le Hezbollah, après les lourdes pertes infligées au mouvement pro-iranien lors de sa guerre contre Israël l’an dernier. Le 5 août, le gouvernement a chargé l’armée de préparer un plan pour le désarmer d’ici la fin 2025.Une source sécuritaire du camp de Bourj el-Barajneh a estimé que “l’initiative du Fatah de commencer à remettre ses armes est symbolique, et découle d’un accord entre Aoun et le fils du président palestinien, Yasser Abbas, actuellement en visite à Beyrouth”. Cette démarche vise à “encourager les autres factions (palestiniennes armées) à suivre le même chemin”, a ajouté cette source, soulignant que dans les camp, ces dernières “n’ont pas encore décidé de remettre leurs armes”. L’Autorité palestinienne n’exerce pas de contrôle sur ces autres factions, au premier rang desquelles figure le Hamas, le mouvement islamiste palestinien en guerre contre Israël à Gaza depuis octobre 2023. – “Illégitimes” -Le Liban accueille environ 222.000 réfugiés palestiniens, selon l’agence onusienne Unrwa, dont une majorité vit dans des camps surpeuplés échappant au contrôle de l’Etat.Le camp d’Aïn al-Hilweh, près de Saïda (sud), est le plus grand du pays et abrite notamment des personnes recherchées par les autorités libanaises.La remise des armes devait initialement commencer à la mi-juin, mais, dans un entretien la semaine dernière à la chaîne saoudienne Al-Arabiya, M. Aoun avait imputé le retard à la guerre qui a opposé en juin l’Iran et Israël et à “des considérations internes à l’Autorité palestinienne”.Badie al-Habet, membre de la direction du Fatah à Beyrouth, a déclaré à l’AFP que la remise attendue jeudi concernait “les armes illégitimes détenues par des individus illégitimes”.Il a toutefois précisé que les armes du personnel de sécurité palestinien dans les camps n’étaient pas concernées.Les factions armées palestiniennes, dont le Hamas, ont tiré à plusieurs reprises sur Israël depuis le Liban lors du conflit qui a opposé Israël au Hezbollah avant un accord de cessez-le-feu conclu fin novembre. Le texte stipule que seule l’armée libanaise est autorisée à conserver des armes et qu’elle est la seule force, avec les Casques bleus de l’ONU, à être déployée dans le sud du pays. Israël poursuit néanmoins ses frappes contre le Liban et maintient ses troupes sur cinq positions stratégiques dans cette région. Le Hezbollah, de son côté, a affirmé qu’il résisterait à toute tentative de désarmement.

Liban: les camps palestiniens entament leur désarmement

Des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé jeudi à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais. “Aujourd’hui marque le début de la première phase du processus de remise des armes à l’intérieur des camps palestiniens”, …

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