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Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de …

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Liban: les camps palestiniens entament leur désarmement

Des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé jeudi à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais. “Aujourd’hui marque le début de la première phase du processus de remise des armes à l’intérieur des camps palestiniens”, a indiqué dans un communiqué le président du Comité de dialogue libano-palestinien, Ramez Damaschkieh.L’opération a débuté dans le camp de Bourj al-Barajneh à Beyrouth, où un premier lot d’armes a été remis à l’armée libanaise, a constaté un photographe de l’AFP. Un camion a transporté des armes et munitions placées dans des sacs du camp vers un parking voisin, où des militaires libanais étaient déployés. Des dizaines de combattants en treillis, armés de fusils ont aussi été vus par l’AFP devant le siège à Beyrouth du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas.L’émissaire américain, Tom Barrack, a salué une “étape historique vers l’unité et la stabilité” du Liban. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s’est également félicité du début du processus, qui, a-t-il dit, “s’achèvera avec la remise de lots supplémentaires dans les semaines à venir depuis Bourj al-Barajneh et d’autres camps », selon un communiqué de son cabinet.Un responsable sécuritaire palestinien avait plus tôt précisé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que “le Fatah commencera à remettre ses armes dans le camp de Bourj, dans le cadre de la coordination avec l’armée libanaise”. – “Démarche symbolique” -En mai, M. Abbas s’était rendu à Beyrouth – sa première visite au Liban depuis 2017 – et y avait conclu avec le président libanais Joseph Aoun un accord prévoyant la remise aux autorités de toutes les armes présentes dans les camps palestiniens.Le Liban est en parallèle sous fortes pressions américaines pour désarmer le Hezbollah, après les lourdes pertes infligées au mouvement pro-iranien lors de sa guerre contre Israël l’an dernier. Le 5 août, le gouvernement a chargé l’armée de préparer un plan pour le désarmer d’ici la fin 2025.Une source sécuritaire du camp de Bourj el-Barajneh a estimé que “l’initiative du Fatah de commencer à remettre ses armes est symbolique, et découle d’un accord entre Aoun et le fils du président palestinien, Yasser Abbas, actuellement en visite à Beyrouth”. Cette démarche vise à “encourager les autres factions (palestiniennes armées) à suivre le même chemin”, a ajouté cette source, soulignant que dans les camp, ces dernières “n’ont pas encore décidé de remettre leurs armes”. L’Autorité palestinienne n’exerce pas de contrôle sur ces autres factions, au premier rang desquelles figure le Hamas, le mouvement islamiste palestinien en guerre contre Israël à Gaza depuis octobre 2023. – “Illégitimes” -Le Liban accueille environ 222.000 réfugiés palestiniens, selon l’agence onusienne Unrwa, dont une majorité vit dans des camps surpeuplés échappant au contrôle de l’Etat.Le camp d’Aïn al-Hilweh, près de Saïda (sud), est le plus grand du pays et abrite notamment des personnes recherchées par les autorités libanaises.La remise des armes devait initialement commencer à la mi-juin, mais, dans un entretien la semaine dernière à la chaîne saoudienne Al-Arabiya, M. Aoun avait imputé le retard à la guerre qui a opposé en juin l’Iran et Israël et à “des considérations internes à l’Autorité palestinienne”.Badie al-Habet, membre de la direction du Fatah à Beyrouth, a déclaré à l’AFP que la remise attendue jeudi concernait “les armes illégitimes détenues par des individus illégitimes”.Il a toutefois précisé que les armes du personnel de sécurité palestinien dans les camps n’étaient pas concernées.Les factions armées palestiniennes, dont le Hamas, ont tiré à plusieurs reprises sur Israël depuis le Liban lors du conflit qui a opposé Israël au Hezbollah avant un accord de cessez-le-feu conclu fin novembre. Le texte stipule que seule l’armée libanaise est autorisée à conserver des armes et qu’elle est la seule force, avec les Casques bleus de l’ONU, à être déployée dans le sud du pays. Israël poursuit néanmoins ses frappes contre le Liban et maintient ses troupes sur cinq positions stratégiques dans cette région. Le Hezbollah, de son côté, a affirmé qu’il résisterait à toute tentative de désarmement.

Liban: les camps palestiniens entament leur désarmement

Des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé jeudi à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais. “Aujourd’hui marque le début de la première phase du processus de remise des armes à l’intérieur des camps palestiniens”, …

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Trump obtient une victoire judiciaire en échappant à une très lourde amende

Donald Trump a remporté jeudi une importante victoire judiciaire en obtenant l’annulation en appel de l’amende de près d’un demi-milliard de dollars à laquelle il avait été condamné pour fraudes en 2024, au terme d’un procès-fleuve et ultramédiatisé.Dans sa décision, une cour d’appel de l’Etat de New York invoque à propos du montant de 464 …

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Trump obtient une victoire judiciaire en échappant à une très lourde amende

Donald Trump a remporté jeudi une importante victoire judiciaire en obtenant l’annulation en appel de l’amende de près d’un demi-milliard de dollars à laquelle il avait été condamné pour fraudes en 2024, au terme d’un procès-fleuve et ultramédiatisé.Dans sa décision, une cour d’appel de l’Etat de New York invoque à propos du montant de 464 millions de dollars “une amende excessive qui viole le huitième amendement de la Constitution des États-Unis”, qui interdit les condamnations disproportionnées.La procureure générale de l’Etat Letitia James, adversaire farouche du président et initiatrice des poursuites contre lui, a aussitôt annoncé qu’elle allait faire appel de cette décision.Elle note au passage que la cour d’appel a confirmé sur le fond que Donald Trump et deux de ses fils, jugés à ses côtés dans ce dossier, étaient bien “responsables de fraudes”. “Cela ne devrait pas être oublié par l’histoire : un autre tribunal a statué que le président avait enfreint la loi”, dit-elle.Reste qu’en obtenant l’annulation de l’amende astronomique à laquelle il avait été condamné, le président républicain peut s’enorgueillir d’une victoire face à une institution judiciaire qu’il ne cesse d’accuser d’acharnement à son égard.”Il s’agissait d’une chasse aux sorcières politique”, a-t-il réagi dans un long message au ton vengeur sur son réseau Truth Social. “Tout ce que j’ai fait était absolument CORRECT, et même, PARFAIT”.Dans cette affaire, lui et ses fils Donald Jr et Eric avaient été reconnus coupables d’avoir fait enfler de manière colossale durant les années 2010 la valeur des actifs de la Trump Organization – leurs gratte-ciel, hôtels de luxe ou golfs dans le monde entier.Le but était d’obtenir des prêts plus favorables de banques et de meilleures conditions d’assurance.L’affaire avait éclaté à la suite du témoignage devant le Congrès d’un ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, qui avait assuré que le milliardaire mentait sur la valeur de ses immeubles, comme son triplex à Manhattan, dont la surface avait été gonflée artificiellement.Pour leur défense, l’homme d’affaires et ses fils avaient plaidé de simples erreurs comptables, faites de bonne foi. Outre l’amende, ils s’étaient également vu interdire de gérer une entreprise pendant trois ans.- Procès en forme de tribune -Au cours d’un procès qui avait duré d’octobre à début 2024, à un moment où Donald Trump n’était que candidat putatif à un second mandat et se débattait avec ses ennuis judiciaires, plus de 40 personnes avaient été auditionnées.Regards noirs sur le banc du tribunal, saillies à l’encontre des juges et du parquet, incidents d’audience : sous l’oeil des médias du monde entier, Donald Trump s’était employé à faire du procès une tribune politique, tempêtant contre une justice aux mains des démocrates du président Joe Biden et “un procès digne d’une république bananière”. Tout au long de l’audience, le juge Arthur Engoron avait tenté de cadrer les réponses du bouillonnant milliardaire, rappelé à l’ordre à de nombreuses reprises – et contraint de payer plusieurs amendes pour prix de ses emportements.Cette affaire judiciaire était l’une des dernières à aller jusqu’à son terme pour Donald Trump, qui bénéficie depuis sa réélection d’une immunité qui le place à l’abri des poursuites. “Victoire massive !!!”, s’est réjoui jeudi sur X son fils Donald Jr. “Ca a toujours été une chasse aux sorcières, une ingérence dans les élections et une totale parodie de justice… et même une cour d’appel de NY à tendance progressiste est d’accord !”.Le conseiller au commerce de Trump, Peter Navarro, est allé jusqu’à dire que la place de la procureure générale Letitia James, une démocrate, devrait être “en prison”. “Les démocrates avaient vraiment surestimé leur coup cette fois-là, parce qu’ils pensaient qu’ils pourraient écarter Donald Trump”, a-t-il déclaré jeudi devant des journalistes à la Maison Blanche.

Mort de Jean Pormanove: l’autopsie exclut “l’intervention d’un tiers”

Le décès du streamer Jean Pormanove, après plus de 12 jours de vidéo live le montrant violenté et humilié par ses partenaires de streaming, “n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers”, selon les conclusions de l’autopsie révélées jeudi par le procureur de la République de Nice.”Les causes probables du décès apparaissent donc d’origine médicale et/ou toxicologique”, ajoute le procureur Damien Martinelli dans un communiqué.La mort en direct de Raphaël Graven, alias JP ou Jean Pormanove, diffusée sur la plateforme Kick et suivie par des milliers d’internautes a suscité un énorme scandale, la ministre déléguée chargée du Numérique Clara Chappaz dénonçant “une horreur absolue”.Une vidéo diffusée en live lundi sur Kick, et largement partagée depuis, montrait JP, allongé inanimé dans un lit au moment de la découverte de son décès par un de ses partenaires de streaming, Owen Cenazandotti, alias Narutovie, dans leur studio de tournage à Contes, près de Nice.Sur d’autres vidéos, largement partagées depuis lundi sur les réseaux sociaux, Jean Pormanove, 46 ans, se faisait insulter, frapper par Narutovie et un autre influenceur, Safine Hamadi dit Safine, ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball, semblant assumer son rôle de souffre-douleur, au côté d’un autre homme, surnommé Coudoux, visiblement handicapé.En janvier dernier, le parquet de Nice avait déjà ouvert une enquête après la révélation de ces vidéos par Mediapart, visant notamment des faits de “violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables”. Owen Cenazandotti, 26 ans, et Safine Hamadi, 23 ans, avaient alors été placés en garde à vue mais relâchés sans charge.- “Ecchymoses et lésions cicatrisées” -Tant Jean Pormanove que le dit Coudoux avaient, selon le parquet, “fermement” contesté être victimes de violences, invoquant “des mises en scènes destinées à faire le buzz” et à gagner de l’argent, grâce aux dons des internautes versés à la plateforme lors des “défis” en direct.Lors de l’autopsie, les deux médecins légistes n’ont relevé ni “lésions traumatiques tant au niveau interne qu’externe”, ni “brûlures”, mais uniquement la “présence de quelques ecchymoses et lésions cicatrisées plus particulièrement sur les membres inférieurs”, indique jeudi le procureur.”A la lumière de ces éléments, les médecins experts considèrent que le décès de M. Graven n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers”, écrit M. Martinelli, qui précise que “des analyses complémentaires, toxicologiques et anatomopathologiques, ont été ordonnées pour préciser ces causes”.Ces analyses seront mises en relation avec certains témoignages faisant état de “difficultés cardiaques” détectées lors d’une anesthésie en Turquie en 2024, et d’un “traitement médical pour la glande thyroïde”, ajoute le procureur, qui précise que la direction nationale de la police judiciaire et l’office anticybercriminalité ont été cosaisis avec la police des Alpes-Maritimes pour la suite des enquêtes.Selon des témoignages recueillis par l’AFP auprès de proches de Jean Pormanove, ce dernier, qui avait accumulé des petits boulots après plusieurs années au sein de l’armée en Moselle, sa région d’origine, était de santé fragile, avec une hygiène de vie déplorable, s’alimentant essentiellement de sucreries et fumant jusqu’à trois paquets de cigarettes par jour.Si certains proches des influenceurs niçois ont assuré que JP vivait “sa meilleure vie” depuis sa rencontre en 2020 avec Narutovie, un de ses anciens amis, militaire à la retraite, s’est quant à lui dit convaincu que Raphaël Graven, décrit comme “crédule” et “pas très intelligent”, se faisait “manipuler”.Mise en cause, la plateforme australienne de diffusion en direct Kick s’est engagée jeudi à revoir l’ensemble des règles de supervision et de modération de ses contenus, après un échange avec l’Arcom, le gendarme du numérique.La ministre Clara Chappaz, en déplacement dans le Loiret, a quant à elle estimé qu’il y avait “urgence à sortir de ce Far West numérique”, pointant aussi la responsabilité des “200.000 personnes qui suivaient cette chaîne et payaient”.