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Présidentielle en Pologne: le candidat nationaliste en tête avec 51% des voix, selon une estimation

Le candidat nationaliste Karol Nawrocki arrive en tête de l’élection présidentielle en Pologne de dimanche selon une nouvelle estimation, soit un revers majeur pour le gouvernement pro-UE du pays si la tendance se confirme.Karol Nawrocki, 42 ans, un historien nationaliste spécialiste du monde criminel et admirateur du président américain Donald Trump, est crédité de 51% des voix, selon cette estimation de l’Institut Ipsos, basée sur des résultats issus de 90% des bureaux de vote.Son rival de 53 ans, Rafal Trzaskowski, maire pro-UE de Varsovie et allié du gouvernement centriste du pays, était à 49%.Les résultats officiels définitifs sont attendus lundi dans la matinée.Si ces prévisions se confirment, la victoire de Karol Nawrocki risque de bloquer le programme progressiste du gouvernement concernant notamment l’avortement et les droits LGBT+ et pourrait raviver les tensions avec Bruxelles sur les questions d’Etat de droit. Cela pourrait aussi compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’Otan et souhaite réduire les avantages pour les réfugiés ukrainiens.Karol Nawrocki a visité la Maison Blanche pendant sa campagne et a affirmé que Donald Trump lui avait dit: “Tu vas gagner”.La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a également soutenu M. Nawrocki lors de sa participation à une réunion de la sphère conservatrice en Pologne la semaine dernière, déclarant: “Il doit être le prochain président”.La première estimation donnait gagnant le maire pro-UE de Varsovie, Rafal Trzaskowski, d’une courte tête, à 50,3% des suffrages. C’était avant de nouvelles estimations favorables à son adversaire. Les deux candidats ont revendiqué la victoire.”Cette nuit, nous allons gagner, nous gagnerons et sauverons la Pologne”, a assuré M. Nawrocki à ses partisans.”Nous ne permettrons pas que (le Premier ministre) Donald Tusk ait (…) le monopole du pouvoir.””Une nuit blanche nous attend”, a déclaré à l’AFP Dorota Loboda, une députée de la Coalition civique au pouvoir, ajoutant qu’elle passerait la nuit à vérifier les résultats de la commission électorale.- “Valeurs catholiques” -Les présidents polonais exercent une certaine influence sur la politique étrangère et de défense de leur pays. Ils disposent surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif, qui ne peut être annulé que par une majorité des trois cinquièmes au Parlement – ce dont ne dispose pas le gouvernement en place.Les réformes prévues par le Premier ministre Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont été bloquées en raison de l’impasse avec l’actuel président nationaliste en exercice Andrzej Duda.De nombreux partisans de M. Nawrocki souhaitent davantage de restrictions en matière d’immigration et une souveraineté accrue de leur pays au sein de l’Union européenne.”Les valeurs catholiques sont importantes pour moi. Je sais qu’il les partage,” a déclaré à l’AFP Lila Chojecka, une retraitée de Varsovie, votant pour M. Nawrocki. Les électeurs de Rafal Trzaskowski soutiennent plutôt une intégration accrue au sein de l’UE et une accélération des réformes sociales. Le maire de Varsovie prône l’introduction des partenariats civils, y compris pour les couples de même sexe, et l’assouplissement de l’interdiction quasi totale de l’avortement en Pologne.Malgorzata Wojciechowska, guide touristique et enseignante d’une cinquantaine d’années, a souligné que les Polonaises “n’ont malheureusement pas les mêmes droits que nos amies européennes”. “J’espère que Rafal Trzaskowski relancera le débat sur l’avortement pour que nous puissions enfin vivre dans un pays libre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. Anna Materska-Sosnowska, analyste politique, a qualifié l’élection de “véritable choc de civilisations” en raison des importantes divergences de politiques entre les candidats.- Controverses de campagne -Une victoire de Karol Nawrocki renforcerait le parti populiste Droit et Justice (PiS) qui a gouverné la Pologne entre 2015 et 2023, et pourrait entraîner de nouvelles élections législatives.La campagne de M. Nawrocki a souvent été éclipsée par des controverses concernant les circonstances dans lesquelles il a acquis un appartement auprès d’un homme âgé et son passé de hooligan. L’ancien boxeur amateur a nié catégoriquement les informations des médias, parues dans les derniers jours de la campagne, selon lesquelles il aurait recruté des travailleuses du sexe lorsqu’il exerçait en tant que garde dans un hôtel. Son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan a suscité des critiques de la part de responsables ukrainiens.Karol Nawrocki a utilisé ses dernières heures de campagne vendredi pour déposer des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré. La Pologne, pays de 38 millions d’habitants, est membre de l’UE et de l’Otan, avec une économie en croissance rapide, jouant un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.

Gaza: des tirs font 31 morts près d’un centre d’aide, selon les secours, Israël nie tout incident

Les secours ont annoncé qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens dimanche près d’un centre de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, l’organisation soutenue par les Etats-Unis et chargée de la distribution ainsi que l’armée israélienne niant tout incident.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol le 7 octobre 2023.La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, où Israël a imposé un blocus complet pendant plus de deux mois, partiellement assoupli fin mai.La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), officiellement une société privée dotée d’un financement opaque, affirme avoir distribué des millions de repas depuis le début de ses opérations la semaine dernière, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.La Défense civile a indiqué que des tirs israéliens avaient visé dimanche matin des personnes qui se dirigeaient vers un centre d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, faisant au moins 31 morts et plus de 176 blessés.L’armée israélienne a nié avoir tiré sur des civils tandis qu’un porte-parole de la GHF a démenti des informations “fausses et fabriquées de toutes pièces”.”Les conclusions d’une enquête initiale indiquent que l’armée n’a pas tiré sur des civils qui se trouvaient à proximité ou à l’intérieur du site”, a déclaré l’armée. “Il y avait beaucoup de monde, c’était le chaos” et “l’armée a tiré depuis des drones et des chars”, a raconté à l’AFP Abdallah Barbakh, 58 ans, disant s’être rendu sur place.Réagissant à ces informations, Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), interdite en Israël depuis le début de l’année, a déploré que la distribution d’aide humanitaire à Gaza soit devenue un “piège mortel”.- “Carnage absolu” -Victoria Rose, une chirurgienne britannique se trouvant à l’hôpital Nasser de Khan Younès, où ont été transportés de nombreux blessés, a décrit dans un message vidéo une scène de “carnage absolu” dans l’établissement.Des images de l’AFP montrent des habitants évacuant des morts sur une charrette tirée par un âne et une foule compacte d’hommes, certains chargés de colis, revenant du centre, dans un paysage désertique et dévasté.La Défense civile a également déclaré que des tirs israéliens avaient fait un mort et de nombreux blessés près d’un autre site d’aide humanitaire dans le centre du territoire.L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a indiqué de son côté dimanche que des personnes qu’elle a soignées sur un site d’aide à Gaza avaient été ciblées par des tirs, qualifiant le système de distribution de GHF de “déshumanisant, dangereux et sévèrement inefficace”.”Les patients ont dit à MSF qu’on leur avait tiré dessus de tous les côtés avec des drones, des hélicoptères, des bateaux, des tanks et des soldats israéliens au sol”, a déclaré MSF dans un communiqué. Près de 20 mois après le début de la guerre, les négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’un accord pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza n’ont pas abouti.Sur 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 57 restent retenues à Gaza, au moins 34 d’entre elles étant mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas a affirmé samedi avoir répondu “de manière positive” à une proposition américaine présentée cette semaine, mais l’émissaire des Etats-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a jugé cette réponse “complètement inacceptable”, critiquant un retour en arrière.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui aussi jugé que la réponse du Hamas faisait “reculer le processus”.Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dit avoir ordonné à l’armée d’aller de l’avant dans la bande de Gaza, “indépendamment de toute négociation”, afin d’accroître la pression sur le Hamas pour qu’il libère les otages.- “Amendements” du Hamas -De son côté, un dirigeant du Hamas a reproché aux Américains d’être revenus sur ce qui avait été convenu précédemment.”Nous avons exigé des amendements aux clauses qui ne garantissent pas la fin des massacres” ainsi que la fin de la guerre et le retrait d’Israël de Gaza, a déclaré dimanche Mahmoud al-Mardawi.”Ironiquement, les amendements que nous avons demandés sont identiques, mot pour mot, à ce qui avait été convenu avec le médiateur américain au cours des dernières semaines”, a-t-il affirmé.Un autre dirigeant de Hamas, Bassem Naïm, a déclaré: “Pourquoi, à chaque fois, la réponse d’Israël est-elle considérée comme la seule réponse à négocier ?”.Dimanche, le Hamas s’est dit prêt à entamer “immédiatement” un nouveau cycle de négociations pour “parvenir à un accord sur les points de discorde” en vue d’un cessez-le-feu.Le Qatar et l’Egypte ont dit vouloir “intensifier les efforts visant à surmonter les obstacles”, en coordination avec les Etats-Unis, le troisième pays médiateur.Fin mai, M. Netanyahu avait conditionné la fin de la guerre à l'”exil” du Hamas et au “désarmement” de Gaza, des exigences jusque-là rejetées par le mouvement palestinien qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Plus de 54.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: des tirs font 31 morts près d’un centre d’aide, selon les secours, Israël nie tout incident

Les secours ont annoncé qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens dimanche près d’un centre de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, l’organisation soutenue par les Etats-Unis et chargée de la distribution ainsi que l’armée israélienne niant tout incident.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol le 7 octobre 2023.La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, où Israël a imposé un blocus complet pendant plus de deux mois, partiellement assoupli fin mai.La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), officiellement une société privée dotée d’un financement opaque, affirme avoir distribué des millions de repas depuis le début de ses opérations la semaine dernière, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.La Défense civile a indiqué que des tirs israéliens avaient visé dimanche matin des personnes qui se dirigeaient vers un centre d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, faisant au moins 31 morts et plus de 176 blessés.L’armée israélienne a nié avoir tiré sur des civils tandis qu’un porte-parole de la GHF a démenti des informations “fausses et fabriquées de toutes pièces”.”Les conclusions d’une enquête initiale indiquent que l’armée n’a pas tiré sur des civils qui se trouvaient à proximité ou à l’intérieur du site”, a déclaré l’armée. “Il y avait beaucoup de monde, c’était le chaos” et “l’armée a tiré depuis des drones et des chars”, a raconté à l’AFP Abdallah Barbakh, 58 ans, disant s’être rendu sur place.Réagissant à ces informations, Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), interdite en Israël depuis le début de l’année, a déploré que la distribution d’aide humanitaire à Gaza soit devenue un “piège mortel”.- “Carnage absolu” -Victoria Rose, une chirurgienne britannique se trouvant à l’hôpital Nasser de Khan Younès, où ont été transportés de nombreux blessés, a décrit dans un message vidéo une scène de “carnage absolu” dans l’établissement.Des images de l’AFP montrent des habitants évacuant des morts sur une charrette tirée par un âne et une foule compacte d’hommes, certains chargés de colis, revenant du centre, dans un paysage désertique et dévasté.La Défense civile a également déclaré que des tirs israéliens avaient fait un mort et de nombreux blessés près d’un autre site d’aide humanitaire dans le centre du territoire.L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a indiqué de son côté dimanche que des personnes qu’elle a soignées sur un site d’aide à Gaza avaient été ciblées par des tirs, qualifiant le système de distribution de GHF de “déshumanisant, dangereux et sévèrement inefficace”.”Les patients ont dit à MSF qu’on leur avait tiré dessus de tous les côtés avec des drones, des hélicoptères, des bateaux, des tanks et des soldats israéliens au sol”, a déclaré MSF dans un communiqué. Près de 20 mois après le début de la guerre, les négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’un accord pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza n’ont pas abouti.Sur 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 57 restent retenues à Gaza, au moins 34 d’entre elles étant mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas a affirmé samedi avoir répondu “de manière positive” à une proposition américaine présentée cette semaine, mais l’émissaire des Etats-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a jugé cette réponse “complètement inacceptable”, critiquant un retour en arrière.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui aussi jugé que la réponse du Hamas faisait “reculer le processus”.Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dit avoir ordonné à l’armée d’aller de l’avant dans la bande de Gaza, “indépendamment de toute négociation”, afin d’accroître la pression sur le Hamas pour qu’il libère les otages.- “Amendements” du Hamas -De son côté, un dirigeant du Hamas a reproché aux Américains d’être revenus sur ce qui avait été convenu précédemment.”Nous avons exigé des amendements aux clauses qui ne garantissent pas la fin des massacres” ainsi que la fin de la guerre et le retrait d’Israël de Gaza, a déclaré dimanche Mahmoud al-Mardawi.”Ironiquement, les amendements que nous avons demandés sont identiques, mot pour mot, à ce qui avait été convenu avec le médiateur américain au cours des dernières semaines”, a-t-il affirmé.Un autre dirigeant de Hamas, Bassem Naïm, a déclaré: “Pourquoi, à chaque fois, la réponse d’Israël est-elle considérée comme la seule réponse à négocier ?”.Dimanche, le Hamas s’est dit prêt à entamer “immédiatement” un nouveau cycle de négociations pour “parvenir à un accord sur les points de discorde” en vue d’un cessez-le-feu.Le Qatar et l’Egypte ont dit vouloir “intensifier les efforts visant à surmonter les obstacles”, en coordination avec les Etats-Unis, le troisième pays médiateur.Fin mai, M. Netanyahu avait conditionné la fin de la guerre à l'”exil” du Hamas et au “désarmement” de Gaza, des exigences jusque-là rejetées par le mouvement palestinien qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Plus de 54.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Ligue des champions: les héros parisiens fêtés par leurs supporters

Après leur sacre historique en Ligue des champions samedi face à l’Inter Milan (5-0), les joueurs du PSG ont été accueillis en héros par des dizaines de milliers de supporters à leur arrivée dimanche à Paris, des célébrations conclues par une fête dans leur stade en soirée.A Munich, samedi soir, ils ont écrit, avec la fougue de la jeunesse et la clairvoyance de leur entraîneur Luis Enrique, l’histoire du PSG et du foot européen. Mais aussi un moment de télévision: 11,8 millions de personnes ont suivi la finale sur Canal+ et M6.Au même moment, les scènes de liesse se multipliaient dans la capitale en ébullition, avec des rassemblements de supporters autour du Parc des Princes et des Champs-Élysées, ivres de joie après des années d’éliminations frustrantes.Les célébrations ont duré toute la nuit dans les rues de Paris et ailleurs en France, émaillées parfois de violences ayant conduit à plus de 550 interpellations dans tout le pays. À Dax, un mineur de 17 ans a été tué au couteau. À Paris, un homme à scooter est décédé après avoir été percuté par une voiture. Et dans la Manche, un policier a été placé en coma artificiel après avoir été blessé – a priori accidentellement – par un tir de mortiers d’artifice.À Grenoble, une voiture a percuté la foule, faisant quatre blessés dont deux graves. L’acte n’était pas intentionnel, selon une source proche du dossier.Le président Emmanuel Macron a condamné des incidents “très graves” et “inacceptables” en soulignant que “la réponse de l’Etat sera à la hauteur”.  “Nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacables. Le football, ça n’est pas cela, en aucun cas”, a promis le chef de l’Etat lors de la réception des joueurs à l’Elysée dimanche.Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a prévenu qu’il ne supporterait “aucune exaction” dimanche soir lors des célébrations, tout en estimant que le dispositif mis en place pour prévenir tout débordement avait été “à la hauteur”.Le PSG a aussi “condamné avec la plus grande fermeté” les incidents et violences, son président Nasser Al Khelaïfi incitant les supporters à rester “calmes” dimanche soir.  “Le football, cela doit être du plaisir”, a dit le dirigeant qatari sur le perron de l’Elysée.Samedi, dans les couloirs de l’Allianz Arena, les coéquipiers du capitaine Marquinhos avaient tous du mal à mettre des mots sur ce qu’ils venaient de réaliser: remporter la première Ligue des champions de l’histoire du PSG, et avec le plus grand écart de buts de l’histoire de la compétition.”Je n’arrive pas à réaliser, je pense que demain on va réaliser, commentait le jeune “titi” Senny Mayulu, 19 ans et buteur en finale. Dans le vestiaire, tout le monde a craqué à sa manière, on le voyait dans leurs yeux, les gens étaient remplis de joie, de fierté”.Les Parisiens ont saisi l’impact populaire de leur performance mémorable au moment d’être fêtés en héros par la capitale: des scènes que rêvaient de vivre Marquinhos, Presnel Kimpembe, les deux joueurs les plus anciens de l’équipe, les propriétaires qataris et les fans parisiens depuis tant d’années.- Champs-Élysées, Élysée, Parc des Princes -Après une très courte nuit, les Parisiens sont arrivés en France peu avant 16H et ont ensuite été escortés jusqu’aux Champs-Élysées où ils ont été ovationnés par des dizaines de milliers de personnes. Les joueurs et le staff de Luis Enrique ont défilé dans un bus à impériale pendant près d’une heure avec la Coupe aux grandes oreilles sur la plus “belle avenue du monde”, fermée à la circulation.Après la réception à l’Élysée, ils ont fini la soirée dans leur Parc des Princes, comble pour l’occasion, chauffé à blanc par DJ Snake et le rappeur Niska. Ils ont pu y montrer leur précieux trophée à leurs supporters.- Klaxons -Dimanche matin, la presse européenne a salué le sacre inédit de la “jeunesse” du PSG: “Dans une performance qui pourrait être exposée au Louvre, Désiré Doué s’est livré à un déchaînement d’adolescent au coeur d’une défense de l’Inter Milan âgée”, a commenté le journal anglais The Sun. Le jeune Français a éclaboussé la finale de sa classe avec un doublé et une passe décisive, une première historique dans une finale. Impliqué sur trois buts dont deux passes décisives, Ousmane Dembélé s’est aussi peut-être rapproché du Ballon d’Or, même si le fait de ne pas avoir marqué pourrait lui coûter des votes. L’UEFA l’a en tout cas désigné meilleur joueur de la saison en Ligue des champions, ce qui pourrait peser lourd au moment de la désignation du futur lauréat le 22 septembre. Il a aussi les faveurs de son entraîneur Luis Enrique, qui l’a clamé haut et fort samedi.Justement, pour Marquinhos, l’explication simple de ce succès éclatant “s’appelle Luis Enrique”: “Même quand des gens n’y croyaient pas, lui croyait tout seul, avec nous et il était fier, et on voit aujourd’hui le résultat”. Après des heures de fête suivront quelques jours de repos. Mais les joueurs devront vite se replonger dans la compétition avec la Coupe du monde des clubs (14 juin – 13 juillet) aux États-Unis.Puis, le 13 août, ils affronteront Tottenham, lauréat de la Ligue Europa, en finale de la Supercoupe.  ali-bap-amb-eba/ll/kn/cpb/

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, à l’ombre du crime

Une première mondiale. Les Mexicains votaient dimanche pour désigner tous les juges jusqu’aux neuf membres de la Cour suprême, une réforme poussée par la gauche au pouvoir sous la menace du crime organisé.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, comme le disent la présidente Claudia Sheinbaum et son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador, très populaires dans le pays.”C’est la première fois dans l’histoire. C’est pour cela que j’ai voulu participer à cette élection historique”, a déclaré l’ex-président pour sa première réapparition publique depuis qu’il a transmis le pouvoir à Mme Sheinbaum le 1er octobre, après avoir promulgué la réforme.”Nous avons la meilleure présidente du monde. Je le répète: la meilleure présidente du monde”, a ajouté AMLO en sortant de sa retraite de Palenque, dans le Chiapas (sud). Il a confié au passage qu’il était en train d’écrire un livre sur “la grandeur culturel” du Mexique à paraître à la fin de l’année.La présidente a elle voté en passant onze minutes et dix secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a mentionné la “complexité” de la procédure d’élection des juges à plusieurs échelons du pouvoir judiciaire.Un électeur doit choisir les juges parmi des centaines de candidats, ce qui peut nécessiter des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur à l’Université de San Diego, aux Etats-Unis. Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Le taux de participation risque d’être assez faible, de l’ordre de 13 à 20% d’après l’autorité électorale.Claudia Sheinbaum avait d’ailleurs lancé un dernier appel à voter samedi, en parlant aussi d’un “jour historique” et en balayant les arguments de ses adversaires.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”: “rien de plus faux”, a déclaré la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple”.L’argument semble avoir convaincu Arturo Giesemann, 57 ans, qui vote dans le centre de la capitale par “dégoût” envers l’actuel pouvoir judiciaire dirigé par des “corrompus”. “C’est une opportunité pour changer”, selon lui.Les adversaires de la réforme dénoncent eux un risque de mainmise du pouvoir actuel, très populaire, sur le système judiciaire. Quelques centaines de personnes ont participé à Mexico à une “marche nationale” contre la présidente et la “farce” de l’élection. “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”, pouvait-on lire sur certaines affiches.- Candidats controversés -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis. Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle le chercheur de l’Université de San Diego. “Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique M. Shirk, directeur d’un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, à l’ombre du crime

Une première mondiale. Les Mexicains votaient dimanche pour désigner tous les juges jusqu’aux neuf membres de la Cour suprême, une réforme poussée par la gauche au pouvoir sous la menace du crime organisé.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, comme le disent la présidente Claudia Sheinbaum et son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador, très populaires dans le pays.”C’est la première fois dans l’histoire. C’est pour cela que j’ai voulu participer à cette élection historique”, a déclaré l’ex-président pour sa première réapparition publique depuis qu’il a transmis le pouvoir à Mme Sheinbaum le 1er octobre, après avoir promulgué la réforme.”Nous avons la meilleure présidente du monde. Je le répète: la meilleure présidente du monde”, a ajouté AMLO en sortant de sa retraite de Palenque, dans le Chiapas (sud). Il a confié au passage qu’il était en train d’écrire un livre sur “la grandeur culturel” du Mexique à paraître à la fin de l’année.La présidente a elle voté en passant onze minutes et dix secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a mentionné la “complexité” de la procédure d’élection des juges à plusieurs échelons du pouvoir judiciaire.Un électeur doit choisir les juges parmi des centaines de candidats, ce qui peut nécessiter des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur à l’Université de San Diego, aux Etats-Unis. Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Le taux de participation risque d’être assez faible, de l’ordre de 13 à 20% d’après l’autorité électorale.Claudia Sheinbaum avait d’ailleurs lancé un dernier appel à voter samedi, en parlant aussi d’un “jour historique” et en balayant les arguments de ses adversaires.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”: “rien de plus faux”, a déclaré la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple”.L’argument semble avoir convaincu Arturo Giesemann, 57 ans, qui vote dans le centre de la capitale par “dégoût” envers l’actuel pouvoir judiciaire dirigé par des “corrompus”. “C’est une opportunité pour changer”, selon lui.Les adversaires de la réforme dénoncent eux un risque de mainmise du pouvoir actuel, très populaire, sur le système judiciaire. Quelques centaines de personnes ont participé à Mexico à une “marche nationale” contre la présidente et la “farce” de l’élection. “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”, pouvait-on lire sur certaines affiches.- Candidats controversés -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis. Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle le chercheur de l’Université de San Diego. “Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique M. Shirk, directeur d’un projet de recherche sur la justice au Mexique.

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L’Ukraine mène une vaste attaque contre l’aviation russe, jusqu’en Sibérie

L’Ukraine a mené dimanche une vaste attaque coordonnée de drones contre des aérodromes militaires en Russie, jusqu’en Sibérie, Moscou confirmant ensuite que plusieurs avions avaient “pris feu”, à la veille de pourparlers attendus à Istanbul.Des délégations russe et ukrainienne sont attendues en Turquie lundi pour un nouveau cycle de négociations, plus de trois ans après le début de l’invasion russe.Dimanche, l’Ukraine a mené une “opération spéciale d’ampleur” contre quatre aérodromes militaires russes, dont certains à des milliers de kilomètres du front, selon une source au sein des services de sécurité ukrainiens (SBU).Quelque 41 avions utilisés pour “bombarder les villes ukrainiennes” ont été touchés, a-t-elle indiqué, citant notamment des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22 et des appareils radar A-50.Le ministère russe de la Défense a confirmé que “plusieurs appareils aériens ont pris feu” après une attaque de drones dans des aérodromes des régions de Mourmansk et d’Irkoutsk, respectivement dans l’Arctique russe et en Sibérie orientale.Il n’y a pas eu de victimes, selon le ministère.Le premier des deux aérodromes cités, Olenia, est à près de 1.900 kilomètres de l’Ukraine, et le deuxième, Belaïa, à environ 4.300 kilomètres de l’Ukraine. Les services ukrainiens ont publié une vidéo censée montrer la base de Belaïa, dans laquelle on peut voir plusieurs appareils en flammes, des panaches de fumée noire s’en élevant.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les résultats “brillants” de cette attaque ayant mobilisé 117 drones, affirmant que son pays n’avait jamais mené d’opération à si “longue portée”.L’Ukraine envoie régulièrement des drones en Russie, en réponse aux attaques aériennes contre son territoire, mais a utilisé cette fois un mode opératoire entièrement différent.Le ministère russe a indiqué que les drones avaient été lancés depuis des lieux se trouvant “à proximité immédiate des aérodromes”.- “Toile d’araignée” -L’Ukraine a fait passer clandestinement des drones en Russie, cachés dans des structures en bois dans le plafond de containers de transport, selon la source ukrainienne.Les toits de ces structures ont ensuite été ouverts à distance pour laisser s’envoler les engins, selon elle.Volodymyr Zelensky a aussi affirmé qu’un des lieux depuis lesquels l’attaque a été mise au point est situé “juste à côté” d’un des bureaux des services de sécurité russes (FSB).Des agents travaillaient dans plusieurs régions russes, selon lui.L’opération, au nom de code “toile d’araignée”, a été préparée pendant plus d’un an et demi et supervisée par Volodymyr Zelensky, selon la source ukrainienne.Elle a visé d’autres aérodromes, dont l’un dans l’Extrême-Orient russe, mais ces attaques ont été repoussées, a assuré le ministère russe.La Russie a dit avoir arrêté des suspects, notamment le conducteur d’un camion d’où un drone avait décollé, selon les agences d’Etat.Volodymyr Zelensky a lui assuré que les personnes impliquées dans la préparation de l’attaque ont été “extraites du territoire russe à temps”.Il a salué des résultats “absolument brillants” et dignes des “livres d’Histoire”, tout comme d’autres responsables ukrainiens.Des blogueurs militaires russes ont déploré à l’inverse un “jour noir pour l’aviation” de leur pays.La chaîne Telegram Rybar, proche de l’armée russe, a estimé qu'”il s’agit sans exagération d’un coup très dur”, dénonçant de “graves erreurs” des services spéciaux russes.- Effondrement de ponts -Les conséquences de cette attaque sur les capacités militaires de la Russie sont difficiles à prédire, mais sa portée symbolique est importante dans le contexte des négociations.L’Ukraine est à la peine sur le champ de bataille, son armée moins nombreuse et bien armée que celle de la Russie.Cette attaque spectaculaire survient à la veille de négociations attendues entre Russie et Ukraine en Turquie, proposées par Moscou.Le président Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu’une délégation ukrainienne, menée par son ministre de la Défense Roustem Oumerov, serait à Istanbul lundi.Volodymyr Zelensky a notamment appelé à un “cessez-le-feu complet et inconditionnel”, que Moscou refuse pour l’instant.Les délégations russe et ukrainienne ont déjà tenu des pourparlers peu fructueux à Istanbul le 16 mai.Malgré les efforts diplomatiques, leurs positions restent inconciliables.Les autorités russes ont en outre dit enquêter sur des “actes de terrorisme”, après l’effondrement de deux ponts dans les régions de Koursk et Briansk.Cela a provoqué des accidents de train, dont l’un a fait au moins sept morts.Les autorités d’investigation russes n’ont à ce stade fait aucun lien avec le conflit en Ukraine, laquelle n’a pas officiellement commenté l’effondrement des ponts.

L’Ukraine mène une vaste attaque contre l’aviation russe, jusqu’en Sibérie

L’Ukraine a mené dimanche une vaste attaque coordonnée de drones contre des aérodromes militaires en Russie, jusqu’en Sibérie, Moscou confirmant ensuite que plusieurs avions avaient “pris feu”, à la veille de pourparlers attendus à Istanbul.Des délégations russe et ukrainienne sont attendues en Turquie lundi pour un nouveau cycle de négociations, plus de trois ans après le début de l’invasion russe.Dimanche, l’Ukraine a mené une “opération spéciale d’ampleur” contre quatre aérodromes militaires russes, dont certains à des milliers de kilomètres du front, selon une source au sein des services de sécurité ukrainiens (SBU).Quelque 41 avions utilisés pour “bombarder les villes ukrainiennes” ont été touchés, a-t-elle indiqué, citant notamment des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22 et des appareils radar A-50.Le ministère russe de la Défense a confirmé que “plusieurs appareils aériens ont pris feu” après une attaque de drones dans des aérodromes des régions de Mourmansk et d’Irkoutsk, respectivement dans l’Arctique russe et en Sibérie orientale.Il n’y a pas eu de victimes, selon le ministère.Le premier des deux aérodromes cités, Olenia, est à près de 1.900 kilomètres de l’Ukraine, et le deuxième, Belaïa, à environ 4.300 kilomètres de l’Ukraine. Les services ukrainiens ont publié une vidéo censée montrer la base de Belaïa, dans laquelle on peut voir plusieurs appareils en flammes, des panaches de fumée noire s’en élevant.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les résultats “brillants” de cette attaque ayant mobilisé 117 drones, affirmant que son pays n’avait jamais mené d’opération à si “longue portée”.L’Ukraine envoie régulièrement des drones en Russie, en réponse aux attaques aériennes contre son territoire, mais a utilisé cette fois un mode opératoire entièrement différent.Le ministère russe a indiqué que les drones avaient été lancés depuis des lieux se trouvant “à proximité immédiate des aérodromes”.- “Toile d’araignée” -L’Ukraine a fait passer clandestinement des drones en Russie, cachés dans des structures en bois dans le plafond de containers de transport, selon la source ukrainienne.Les toits de ces structures ont ensuite été ouverts à distance pour laisser s’envoler les engins, selon elle.Volodymyr Zelensky a aussi affirmé qu’un des lieux depuis lesquels l’attaque a été mise au point est situé “juste à côté” d’un des bureaux des services de sécurité russes (FSB).Des agents travaillaient dans plusieurs régions russes, selon lui.L’opération, au nom de code “toile d’araignée”, a été préparée pendant plus d’un an et demi et supervisée par Volodymyr Zelensky, selon la source ukrainienne.Elle a visé d’autres aérodromes, dont l’un dans l’Extrême-Orient russe, mais ces attaques ont été repoussées, a assuré le ministère russe.La Russie a dit avoir arrêté des suspects, notamment le conducteur d’un camion d’où un drone avait décollé, selon les agences d’Etat.Volodymyr Zelensky a lui assuré que les personnes impliquées dans la préparation de l’attaque ont été “extraites du territoire russe à temps”.Il a salué des résultats “absolument brillants” et dignes des “livres d’Histoire”, tout comme d’autres responsables ukrainiens.Des blogueurs militaires russes ont déploré à l’inverse un “jour noir pour l’aviation” de leur pays.La chaîne Telegram Rybar, proche de l’armée russe, a estimé qu'”il s’agit sans exagération d’un coup très dur”, dénonçant de “graves erreurs” des services spéciaux russes.- Effondrement de ponts -Les conséquences de cette attaque sur les capacités militaires de la Russie sont difficiles à prédire, mais sa portée symbolique est importante dans le contexte des négociations.L’Ukraine est à la peine sur le champ de bataille, son armée moins nombreuse et bien armée que celle de la Russie.Cette attaque spectaculaire survient à la veille de négociations attendues entre Russie et Ukraine en Turquie, proposées par Moscou.Le président Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu’une délégation ukrainienne, menée par son ministre de la Défense Roustem Oumerov, serait à Istanbul lundi.Volodymyr Zelensky a notamment appelé à un “cessez-le-feu complet et inconditionnel”, que Moscou refuse pour l’instant.Les délégations russe et ukrainienne ont déjà tenu des pourparlers peu fructueux à Istanbul le 16 mai.Malgré les efforts diplomatiques, leurs positions restent inconciliables.Les autorités russes ont en outre dit enquêter sur des “actes de terrorisme”, après l’effondrement de deux ponts dans les régions de Koursk et Briansk.Cela a provoqué des accidents de train, dont l’un a fait au moins sept morts.Les autorités d’investigation russes n’ont à ce stade fait aucun lien avec le conflit en Ukraine, laquelle n’a pas officiellement commenté l’effondrement des ponts.