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Sortie de la Switch 2: Nintendo rêve d’égaler le succès de l’originale

Le géant du jeu vidéo Nintendo table pour relancer ses ventes sur un début en fanfare de sa Switch 2, commercialisée à partir de jeudi, très attendue par les joueurs en dépit d’un prix jugé onéreux.Comme la Switch originale, c’est une console hybride –jouable aussi bien en déplacement que connectée à un téléviseur– mais disposant d’un écran plus grand, d’une mémoire huit fois supérieure, d’un micro intégré et de manettes amovibles.Nintendo espère égaler le succès fulgurant de la Switch: sortie en mars 2017, elle a été écoulée depuis à plus de 152 millions d’exemplaires, ce qui en fait la troisième console la plus vendue de tous les temps derrière la PlayStation 2 de Sony et la Nintendo DS. Mais après huit ans, les ventes se sont essoufflées, la lassitude s’installant dans l’attente de sa nouvelle version.Le géant nippon anticipait début mai d’écouler 15 millions de Switch 2 d’ici mars 2026 –soit à peu près autant que la Switch durant sa première année de commercialisation–, en s’appuyant sur des pré-commandes colossales (2,2 millions pour le seul Japon courant avril). Pour autant, la Switch 2 “est proposée à un prix relativement élevé” par rapport à la console originale et “même si le lancement suscite une dynamique, il ne sera pas facile de la maintenir sur le long terme”, reconnaissait en mai le président de Nintendo, Shuntaro Furukawa.La Switch 2 est vendue 469,99 euros en Europe (449,99 dollars aux États-Unis), alors que sa devancière avait été lancée à 329,99 euros.Les titres Switch 2 emblématiques, comme “Donkey Kong Bonanza” et “Mario Kart World”, sont également plus chers. En revanche, la plupart des jeux Switch originaux seront jouables sur la Switch 2.-“Super excités”-“Les gens ont été un peu surpris par le prix de +Mario Kart World+, premier jeu à 80 dollars que nous ayons jamais vu”, observe Krysta Yang du podcast Kit & Krysta. Mais si l’entreprise “devra faire des efforts” pour convaincre les joueurs occasionnels de l’intérêt de passer à la nouvelle console, les fans sont eux “super excités”, indique-t-elle à l’AFP.Bien que la nouvelle console ne soit pas radicalement différente, “beaucoup de gens disent: +Voilà ce que je voulais, une Switch plus puissante, rien de sert de toucher à ce qui marche bien”, confie Mme Yang, elle-même ex-employée de Nintendo. De nouvelles fonctionnalités permettant aux utilisateurs de discuter en ligne et de partager temporairement une partie de jeux avec leurs amis pourraient constituer un atout majeur, précise David Gibson, analyste de MST Financial.”C’est un moyen de séduire un public qui s’est habitué à regarder des jeux en +streaming+, en plus de jouer eux-mêmes”, déclare-t-il à l’AFP.”Le prix aurait pu être un frein, mais il semblerait en tout cas que pour les clients qui veulent l’avoir tout de suite, ça n’en est pas un”, observe Charlotte Massicault, directrice des produits multimédia du distributeur français Fnac-Darty.Par rapport à la Switch originale, “c’est moins un produit familial qu’un produit de +gamers+. Et ça prend!”, ajoute-t-elle, misant pour son enseigne sur des ventes records en termes de consoles écoulées au premier jour. “Et les jeux ont déjà un très bon niveau de précommandes, on n’est pas du tout inquiets”, note-t-elle.-Surtaxes douanières-L’enjeu est massif pour Nintendo: bien qu’il se diversifie dans les parcs à thème et films à succès, environ 90% de ses revenus proviennent de l’activité liée à sa console vedette. Il a durement souffert de l’effritement des ventes de la Switch jugée veillissante, lesquelles ont plongé de 22% en 2024-2025.Nintendo avait retardé de deux semaines les précommandes de la Switch 2 aux États-Unis, le temps d’évaluer l’impact de l’offensive douanière du président Donald Trump. Mais depuis, les précommandes ont atteint le niveau maximal sur le marché américain.”Les articles destinés à l’Amérique du Nord sont principalement produits au Vietnam”, avait précisé en mai M. Furukawa. Or, Washington a imposé aux importations venant du Vietnam des surtaxes dites “réciproques” de 46%, actuellement suspendues jusqu’à début juillet.L’incertitude sur les droits de douane pourrait inciter les consommateurs à acheter une Switch 2 plus tôt, par peur d’une hausse des prix ultérieure, juge Mme Yang.

Sortie de la Switch 2: Nintendo rêve d’égaler le succès de l’originale

Le géant du jeu vidéo Nintendo table pour relancer ses ventes sur un début en fanfare de sa Switch 2, commercialisée à partir de jeudi, très attendue par les joueurs en dépit d’un prix jugé onéreux.Comme la Switch originale, c’est une console hybride –jouable aussi bien en déplacement que connectée à un téléviseur– mais disposant d’un écran plus grand, d’une mémoire huit fois supérieure, d’un micro intégré et de manettes amovibles.Nintendo espère égaler le succès fulgurant de la Switch: sortie en mars 2017, elle a été écoulée depuis à plus de 152 millions d’exemplaires, ce qui en fait la troisième console la plus vendue de tous les temps derrière la PlayStation 2 de Sony et la Nintendo DS. Mais après huit ans, les ventes se sont essoufflées, la lassitude s’installant dans l’attente de sa nouvelle version.Le géant nippon anticipait début mai d’écouler 15 millions de Switch 2 d’ici mars 2026 –soit à peu près autant que la Switch durant sa première année de commercialisation–, en s’appuyant sur des pré-commandes colossales (2,2 millions pour le seul Japon courant avril). Pour autant, la Switch 2 “est proposée à un prix relativement élevé” par rapport à la console originale et “même si le lancement suscite une dynamique, il ne sera pas facile de la maintenir sur le long terme”, reconnaissait en mai le président de Nintendo, Shuntaro Furukawa.La Switch 2 est vendue 469,99 euros en Europe (449,99 dollars aux États-Unis), alors que sa devancière avait été lancée à 329,99 euros.Les titres Switch 2 emblématiques, comme “Donkey Kong Bonanza” et “Mario Kart World”, sont également plus chers. En revanche, la plupart des jeux Switch originaux seront jouables sur la Switch 2.-“Super excités”-“Les gens ont été un peu surpris par le prix de +Mario Kart World+, premier jeu à 80 dollars que nous ayons jamais vu”, observe Krysta Yang du podcast Kit & Krysta. Mais si l’entreprise “devra faire des efforts” pour convaincre les joueurs occasionnels de l’intérêt de passer à la nouvelle console, les fans sont eux “super excités”, indique-t-elle à l’AFP.Bien que la nouvelle console ne soit pas radicalement différente, “beaucoup de gens disent: +Voilà ce que je voulais, une Switch plus puissante, rien de sert de toucher à ce qui marche bien”, confie Mme Yang, elle-même ex-employée de Nintendo. De nouvelles fonctionnalités permettant aux utilisateurs de discuter en ligne et de partager temporairement une partie de jeux avec leurs amis pourraient constituer un atout majeur, précise David Gibson, analyste de MST Financial.”C’est un moyen de séduire un public qui s’est habitué à regarder des jeux en +streaming+, en plus de jouer eux-mêmes”, déclare-t-il à l’AFP.”Le prix aurait pu être un frein, mais il semblerait en tout cas que pour les clients qui veulent l’avoir tout de suite, ça n’en est pas un”, observe Charlotte Massicault, directrice des produits multimédia du distributeur français Fnac-Darty.Par rapport à la Switch originale, “c’est moins un produit familial qu’un produit de +gamers+. Et ça prend!”, ajoute-t-elle, misant pour son enseigne sur des ventes records en termes de consoles écoulées au premier jour. “Et les jeux ont déjà un très bon niveau de précommandes, on n’est pas du tout inquiets”, note-t-elle.-Surtaxes douanières-L’enjeu est massif pour Nintendo: bien qu’il se diversifie dans les parcs à thème et films à succès, environ 90% de ses revenus proviennent de l’activité liée à sa console vedette. Il a durement souffert de l’effritement des ventes de la Switch jugée veillissante, lesquelles ont plongé de 22% en 2024-2025.Nintendo avait retardé de deux semaines les précommandes de la Switch 2 aux États-Unis, le temps d’évaluer l’impact de l’offensive douanière du président Donald Trump. Mais depuis, les précommandes ont atteint le niveau maximal sur le marché américain.”Les articles destinés à l’Amérique du Nord sont principalement produits au Vietnam”, avait précisé en mai M. Furukawa. Or, Washington a imposé aux importations venant du Vietnam des surtaxes dites “réciproques” de 46%, actuellement suspendues jusqu’à début juillet.L’incertitude sur les droits de douane pourrait inciter les consommateurs à acheter une Switch 2 plus tôt, par peur d’une hausse des prix ultérieure, juge Mme Yang.

Corée du Sud: dernières heures de campagne pour les candidats à la présidentielle

Les candidats à la présidentielle anticipée du 3 juin en Corée du Sud poursuivent jusqu’au dernier moment lundi leurs efforts pour convaincre les électeurs, à la veille d’un scrutin déclenché par la destitution du président Yoon Suk Yeol pour sa tentative désastreuse d’imposer la loi martiale.Les Sud-Coréens espèrent que cette élection leur permettra de tourner la page après six mois de chaos politique, marqué par des manifestations massives, des rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Tous les sondages prédisent une victoire du candidat de centre-gauche Lee Jae-myung, battu d’un cheveu par Yoon Suk Yeol lors de la présidentielle de 2022. Le dernier sondage Gallup autorisé avant l’élection le crédite de 49% des suffrages pour ce scrutin à un seul tour, contre 35% pour le conservateur Kim Moon-soo, du Parti du Pouvoir du Peuple (PPP) — l’ancien parti de M. Yoon.Les deux candidats ont présenté leur campagne comme un combat vital pour l’âme de la nation, dans une Corée du Sud polarisée à l’extrême.M. Lee a passé une grande partie de sa dernière journée de campagne dans son fief de la province de Gyeonggi, dont il a été le gouverneur. Il devait se rendre en soirée dans le quartier de Yeouido à Séoul, là où “la révolution de la lumière a commencé”, selon ce parti, qui a ainsi baptisé la confrontation entre députés et militaires le soir de la déclaration de la loi martiale.”Depuis le lieu où la révolution de la lumière a commencé, nous imaginons un avenir pour la Corée du Sud, un avenir qui met fin aux conflits internes, surmonte l’insurrection et fait de notre pays une puissance économique mondiale”, a déclaré une porte-parole du Parti démocrate de M. Lee.- Ultime controverse -Lee Jae-myung et près de 200 autres députés avaient réussi à se faufiler, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, dans le Parlement cerné par l’armée et à voter une motion exigeant l’abrogation de la loi martiale, ce qui avait obligé le président Yoon à faire marche-arrière.Kim Moon-soo a pour sa part entamé sa dernière journée de campagne dans l’île méridionale de Jeju, et prévoyait un événement final dans le quartier branché de Gangnam à Séoul.La fin de campagne est dominée par des accusations selon lesquelles le Parti démocrate aurait inventé un soutien à M. Lee de la part du célèbre investisseur basé à Singapour Jim Rogers.Vendredi, les démocrates avaient prêté à M. Rogers une déclaration qualifiant M. Lee de “dirigeant capable d’ouvrir un nouveau chapitre de paix, de prospérité et de leadership mondial”. Mais selon les médias sud-coréens, l’homme d’affaires a affirmé n’avoir “jamais soutenu qui que ce soit en Corée”.Malgré cette énième controverse, les experts estiment que M. Lee reste imbattable.”La course présidentielle est devenue, en pratique, un affrontement entre Lee Jae-myung et ceux qui se mobilisent contre lui”, explique à l’AFP Kang Joo-hyun, professeure de sciences politiques à l’université féminine Sookmyung. “Les derniers sondages montrent que Lee a constamment maintenu une avance proche ou juste en dessous du seuil de majorité”.Sur les 44,3 millions d’inscrits, plus de 15 millions ont déjà voté de façon anticipée jeudi et vendredi, selon la Commission électorale nationale.Le vainqueur de l’élection du 3 juin entrera en fonction dès le lendemain pour un mandat unique de cinq ans, sans période de transition.

Corée du Sud: dernières heures de campagne pour les candidats à la présidentielle

Les candidats à la présidentielle anticipée du 3 juin en Corée du Sud poursuivent jusqu’au dernier moment lundi leurs efforts pour convaincre les électeurs, à la veille d’un scrutin déclenché par la destitution du président Yoon Suk Yeol pour sa tentative désastreuse d’imposer la loi martiale.Les Sud-Coréens espèrent que cette élection leur permettra de tourner la page après six mois de chaos politique, marqué par des manifestations massives, des rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Tous les sondages prédisent une victoire du candidat de centre-gauche Lee Jae-myung, battu d’un cheveu par Yoon Suk Yeol lors de la présidentielle de 2022. Le dernier sondage Gallup autorisé avant l’élection le crédite de 49% des suffrages pour ce scrutin à un seul tour, contre 35% pour le conservateur Kim Moon-soo, du Parti du Pouvoir du Peuple (PPP) — l’ancien parti de M. Yoon.Les deux candidats ont présenté leur campagne comme un combat vital pour l’âme de la nation, dans une Corée du Sud polarisée à l’extrême.M. Lee a passé une grande partie de sa dernière journée de campagne dans son fief de la province de Gyeonggi, dont il a été le gouverneur. Il devait se rendre en soirée dans le quartier de Yeouido à Séoul, là où “la révolution de la lumière a commencé”, selon ce parti, qui a ainsi baptisé la confrontation entre députés et militaires le soir de la déclaration de la loi martiale.”Depuis le lieu où la révolution de la lumière a commencé, nous imaginons un avenir pour la Corée du Sud, un avenir qui met fin aux conflits internes, surmonte l’insurrection et fait de notre pays une puissance économique mondiale”, a déclaré une porte-parole du Parti démocrate de M. Lee.- Ultime controverse -Lee Jae-myung et près de 200 autres députés avaient réussi à se faufiler, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, dans le Parlement cerné par l’armée et à voter une motion exigeant l’abrogation de la loi martiale, ce qui avait obligé le président Yoon à faire marche-arrière.Kim Moon-soo a pour sa part entamé sa dernière journée de campagne dans l’île méridionale de Jeju, et prévoyait un événement final dans le quartier branché de Gangnam à Séoul.La fin de campagne est dominée par des accusations selon lesquelles le Parti démocrate aurait inventé un soutien à M. Lee de la part du célèbre investisseur basé à Singapour Jim Rogers.Vendredi, les démocrates avaient prêté à M. Rogers une déclaration qualifiant M. Lee de “dirigeant capable d’ouvrir un nouveau chapitre de paix, de prospérité et de leadership mondial”. Mais selon les médias sud-coréens, l’homme d’affaires a affirmé n’avoir “jamais soutenu qui que ce soit en Corée”.Malgré cette énième controverse, les experts estiment que M. Lee reste imbattable.”La course présidentielle est devenue, en pratique, un affrontement entre Lee Jae-myung et ceux qui se mobilisent contre lui”, explique à l’AFP Kang Joo-hyun, professeure de sciences politiques à l’université féminine Sookmyung. “Les derniers sondages montrent que Lee a constamment maintenu une avance proche ou juste en dessous du seuil de majorité”.Sur les 44,3 millions d’inscrits, plus de 15 millions ont déjà voté de façon anticipée jeudi et vendredi, selon la Commission électorale nationale.Le vainqueur de l’élection du 3 juin entrera en fonction dès le lendemain pour un mandat unique de cinq ans, sans période de transition.

Pour pimenter la soirée électorale, la TV sud-coréenne mise sur les visuels déjantés

Avatars de candidats à la présidence débouchant des toilettes, tirant dans un ballon de football, puis ouvrant une canette de soda… il ne peut s’agir que de la soirée électorale en Corée du Sud, où les chaînes redoublent d’inventivité pour muscler le décompte des voix à grand renfort d’animations farfelues.”Harry Potter”, “Squid Game”, un sprint sur un vélo stationnaire… aucune référence n’est trop éloignée de la politique pour la chaîne SBS qui multiplie les animations extravagantes en image de synthèse afin d’attirer les téléspectateurs – et, selon les journalistes aux manettes, de rendre les élections plus accessibles et engageantes.Mardi soir, SBS peut compter sur une équipe de plusieurs dizaines de spécialistes, pour transformer le fastidieux dépouillement de millions de bulletins de vote en un spectacle digne des JO.”La pression est forte”, confie à l’AFP Son Hyoung-an, journaliste de SBS, qui travaille au sein de l’équipe graphique électorale depuis l’annonce du scrutin. “Tout le monde nous demande ce que nous allons faire ensuite, et ils sont impatients de voir ce que nous allons apporter”, ajoute-t-il.Cette tradition a débuté il y a une dizaine d’années, lorsque les chaînes sud-coréennes ont compris qu’elles pouvaient attirer davantage de téléspectateurs le soir des élections en s’appuyant sur la forte culture de la K-pop et des K-dramas, et en s’efforçant ainsi de rendre la politique divertissante.Désormais, la plupart des chaînes sud-coréennes diffusent des séquences animées sophistiquées montrant les visages et les mouvements corporels des candidats – avec leur permission –, en utilisant des acteurs pour créer les mouvements, puis en ajoutant les vrais visages par-dessus.- Election anticipée -Le scrutin de cette année constitue un défi particulier, car il s’agit d’une présidentielle anticipée après la destitution de l’ex-dirigeant Yoon Suk Yeol, à la suite de l’échec de sa déclaration de loi martiale. L’équipe électorale de SBS n’a donc eu que peu de temps pour se préparer. “Nous devons accomplir l’équivalent de cinq mois de travail en quelques semaines”, souffle Son Hyoung-an à l’AFP, ajoutant qu’il avait été difficile de convaincre les candidats, très occupés, de leur consacrer quelques minutes afin de filmer leurs visages pour les animations.Le favori, le chef de l’opposition de gauche Lee Jae-myung, s’est présenté en 2022 et a perdu face à M. Yoon par la plus faible marge de l’histoire du pays. SBS disposait donc déjà d’images de lui.Le défi était de recruter Kim Moon-soo, ancien ministre du Travail et candidat du Parti du pouvoir au peuple (PPP, conservateur), mais son équipe, trop occupée, refusait constamment les demandes de SBS.Finalement, ils ont obtenu trois minutes avec lui devant un fond vert. Il ne restait plus qu’à créer les visuels. L’un des thèmes de cette année est “Squid Game”, avec des visuels montrant MM. Lee et Kim s’affrontant dans des jeux d’enfants traditionnels vus dans la série à succès Netflix.”Même les plus petites idées sont les bienvenues”, déclare à l’AFP Kim Deok-hyun, journaliste de SBS. “Nous recueillons des souvenirs personnels, des moments joyeux – tout ce que l’équipe trouve divertissant – sans filtre ni retenue.”Un membre de l’équipe a eu un cours sur un vélo stationnaire particulièrement réussi et a suggéré que cela pourrait fonctionner pour le soir des élections. Sur l’image, les têtes des deux candidats en selle balancent furieusement, leur part de voix augmentant à chaque coup de pédale. – Battle de rap -SBS est particulièrement connue pour ses graphiques électoraux, mais tous les réseaux sud-coréens en font. Une chaîne rivale est même devenue virale l’année dernière grâce à une battle de rap – un duel de rappeurs – entre candidats.”On peut se demander: peut-on aller aussi loin avec des candidats qui pourraient devenir président?”, s’interroge Kim Deok-hyun. Mais les journalistes à l’origine des animations de SBS affirment que l’objectif est de créer un “flux” pour captiver les téléspectateurs et les maintenir captivés par le processus démocratique.Pendant le vote de mardi, la couverture médiatique est plus restreinte, mais une fois les sondages de sortie des urnes publiés, “nous diffuserons des reportages dynamiques, avec des résumés rapides pour aider les téléspectateurs à suivre l’évolution de la situation, explique-t-il.”Nous voulons que les gens attendent avec impatience notre couverture de la soirée électorale, comme ils attendent un nouveau film, en se disant: +J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire cette fois-ci+.”

Colorado: six blessés dans une attaque lors d’une manifestation pour les otages israéliens

Six personnes ont été blessées dimanche par un homme armé d’engins incendiaires dans une attaque que le FBI a qualifié de “terroriste”, lors d’une manifestation pour la libération des otages israéliens retenus à Gaza, dans le Colorado.Le directeur de la police fédérale américaine (FBI) Kash Patel a évoqué sur X “une attaque terroriste ciblée”. Selon l’agence, l’auteur est un homme de 45 ans nommé Mohamed Sabry Soliman, lequel a été placé en garde à vue.Stephen Redfearn, le chef de la police de la ville de Boulder, dans l’ouest des Etats-Unis, où se sont déroulés les faits, s’est montré plus réservé.”Je ne peux pas confirmer pour l’instant que cela visait un groupe spécifique de personnes”, a-t-il déclaré en conférence de presse.Un responsable de la Maison Blanche, Stephen Miller, a affirmé sur X que l’auteur était un “étranger” resté “illégalement” sur le territoire malgré l’expiration de son “visa de tourisme”.- “Engin incendiaire” -L’organisation juive ADL (Anti-Defamation League) a fait état d'”une attaque” lors “d’un rassemblement hebdomadaire de membres de la communauté juive qui courent ou marchent en soutien aux otages enlevés le 7-Octobre” 2023 en Israël, lors de l’attaque sans précédent du Hamas qui a déclenché la guerre à Gaza.”Cette attaque est survenue lors d’un événement pacifique régulier”, a confirmé à la presse l’agent du FBI Mark Michalek, ajoutant que les blessés, au nombre de six et âgés de 67 à 88 ans, avaient tous été transportés à l’hôpital.”Des témoins rapportent que le sujet a utilisé un lance-flammes artisanal et jeté un engin incendiaire dans la foule”, selon M. Michalek. “Le suspect a été entendu crier: +Palestine libre !+”.”Au moins une victime est très grièvement blessée, probablement (…) dans un état critique”, a poursuivi M. Redfearn, précisant que le suspect était lui aussi blessé.Il était d’abord question d’un possible deuxième auteur, mais la police est “plutôt convaincue” que ce n’est pas le cas, a dit le responsable.Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, qui paraît avoir été tournée au moment de l’attaque, on voit un homme torse nu, agité, avec deux bouteilles en main et quelques flammes sur la pelouse devant lui, qui semble crier “Palestine is free” (“La Palestine est libre”).”Nous avons appris avec tristesse qu’un engin incendiaire a été lancé sur les participants à la marche +Run for Their Lives+ (Cours pour leurs vies, ndlr), alors qu’ils sensibilisaient l’opinion à la cause des otages toujours détenus dans la bande de Gaza”, a écrit la communauté juive de Boulder dans un communiqué. “Nous sommes de tout cœur avec ceux qui ont été témoins de cette horrible attaque et nous prions pour que les blessés se rétablissent rapidement.”- Trump “briefé” -Interrogée par l’AFP, la Maison Blanche a indiqué que le président américain Donald Trump avait été “briefé” sur les événements de Boulder.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a lui indiqué “prier pour les victimes de cette attaque terroriste ciblée”. “Le terrorisme n’a pas sa place dans notre grand pays”, a-t-il ajouté sur X.”Le terrorisme contre les Juifs ne s’arrête pas à la frontière de Gaza – il brûle déjà les rues de l’Amérique”, a déclaré quant à lui Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies. “Aujourd’hui, à Boulder, dans le Colorado, des Juifs ont manifesté avec une exigence morale et humaine: la restitution des otages (…) Ne vous y trompez pas: il ne s’agit pas d’une manifestation politique, mais bien de terrorisme”.Un porte-parole du ministère de la Justice a déclaré suivre l’affaire de près et que l’auteur des faits serait poursuivi “avec toute la rigueur de la loi”.Deux employés de l’ambassade d’Israël aux Etats-Unis avaient été tués par balle le 21 mai au soir près du Capital Jewish Museum à Washington, au moment où le musée accueillait une réception d’une organisation juive. Le tireur, qui avait hurlé “Libérez la Palestine”, a été arrêté et inculpé pour assassinats.

Colorado: six blessés dans une attaque lors d’une manifestation pour les otages israéliens

Six personnes ont été blessées dimanche par un homme armé d’engins incendiaires dans une attaque que le FBI a qualifié de “terroriste”, lors d’une manifestation pour la libération des otages israéliens retenus à Gaza, dans le Colorado.Le directeur de la police fédérale américaine (FBI) Kash Patel a évoqué sur X “une attaque terroriste ciblée”. Selon l’agence, l’auteur est un homme de 45 ans nommé Mohamed Sabry Soliman, lequel a été placé en garde à vue.Stephen Redfearn, le chef de la police de la ville de Boulder, dans l’ouest des Etats-Unis, où se sont déroulés les faits, s’est montré plus réservé.”Je ne peux pas confirmer pour l’instant que cela visait un groupe spécifique de personnes”, a-t-il déclaré en conférence de presse.Un responsable de la Maison Blanche, Stephen Miller, a affirmé sur X que l’auteur était un “étranger” resté “illégalement” sur le territoire malgré l’expiration de son “visa de tourisme”.- “Engin incendiaire” -L’organisation juive ADL (Anti-Defamation League) a fait état d'”une attaque” lors “d’un rassemblement hebdomadaire de membres de la communauté juive qui courent ou marchent en soutien aux otages enlevés le 7-Octobre” 2023 en Israël, lors de l’attaque sans précédent du Hamas qui a déclenché la guerre à Gaza.”Cette attaque est survenue lors d’un événement pacifique régulier”, a confirmé à la presse l’agent du FBI Mark Michalek, ajoutant que les blessés, au nombre de six et âgés de 67 à 88 ans, avaient tous été transportés à l’hôpital.”Des témoins rapportent que le sujet a utilisé un lance-flammes artisanal et jeté un engin incendiaire dans la foule”, selon M. Michalek. “Le suspect a été entendu crier: +Palestine libre !+”.”Au moins une victime est très grièvement blessée, probablement (…) dans un état critique”, a poursuivi M. Redfearn, précisant que le suspect était lui aussi blessé.Il était d’abord question d’un possible deuxième auteur, mais la police est “plutôt convaincue” que ce n’est pas le cas, a dit le responsable.Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, qui paraît avoir été tournée au moment de l’attaque, on voit un homme torse nu, agité, avec deux bouteilles en main et quelques flammes sur la pelouse devant lui, qui semble crier “Palestine is free” (“La Palestine est libre”).”Nous avons appris avec tristesse qu’un engin incendiaire a été lancé sur les participants à la marche +Run for Their Lives+ (Cours pour leurs vies, ndlr), alors qu’ils sensibilisaient l’opinion à la cause des otages toujours détenus dans la bande de Gaza”, a écrit la communauté juive de Boulder dans un communiqué. “Nous sommes de tout cœur avec ceux qui ont été témoins de cette horrible attaque et nous prions pour que les blessés se rétablissent rapidement.”- Trump “briefé” -Interrogée par l’AFP, la Maison Blanche a indiqué que le président américain Donald Trump avait été “briefé” sur les événements de Boulder.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a lui indiqué “prier pour les victimes de cette attaque terroriste ciblée”. “Le terrorisme n’a pas sa place dans notre grand pays”, a-t-il ajouté sur X.”Le terrorisme contre les Juifs ne s’arrête pas à la frontière de Gaza – il brûle déjà les rues de l’Amérique”, a déclaré quant à lui Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies. “Aujourd’hui, à Boulder, dans le Colorado, des Juifs ont manifesté avec une exigence morale et humaine: la restitution des otages (…) Ne vous y trompez pas: il ne s’agit pas d’une manifestation politique, mais bien de terrorisme”.Un porte-parole du ministère de la Justice a déclaré suivre l’affaire de près et que l’auteur des faits serait poursuivi “avec toute la rigueur de la loi”.Deux employés de l’ambassade d’Israël aux Etats-Unis avaient été tués par balle le 21 mai au soir près du Capital Jewish Museum à Washington, au moment où le musée accueillait une réception d’une organisation juive. Le tireur, qui avait hurlé “Libérez la Palestine”, a été arrêté et inculpé pour assassinats.

A69 : nouveau bras de fer en vue à l’Assemblée

Alors que la justice a autorisé la reprise du controversé chantier de l’A69, ses partisans défendent lundi à l’Assemblée un texte pour valider rétroactivement des autorisations environnementales et empêcher un éventuel nouvel arrêt des travaux, dénonçant une “obstruction” face aux nombreux amendements écologistes et LFI.Nouvel épisode dans la bataille entre partisans et opposants à l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse: après que la cour administrative d’appel a autorisé la reprise des travaux, “mi-juin”, des députés souhaitent enfoncer un clou avec un texte déjà adopté au Sénat.Profitant d’une demie-journée réservée à son groupe macroniste Ensemble pour la République, Jean Terlier (Tarn) a fait inscrire une atypique “loi de validation” rétroactive des autorisations environnementales, invalidées en février par le tribunal administratif de Toulouse.Pourquoi, si les travaux peuvent reprendre? Car la cour d’appel ne s’est prononcée que sur un recours en urgence de l’Etat, et doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a dit dimanche dans le JDD avoir “bon espoir” que la future décision aille dans le même sens.Mais pour les défenseurs du texte, qui vise à conférer aux chantiers une “raison impérative d’intérêt public majeur” ouvrant la voie à des dérogations à la protection des espèces, au nom du désenclavement du territoire, il apporterait une sécurité juridique avant la décision sur le fond.A contrario, les députés écologistes et Insoumis, à l’instar d’Anne Stambach-Terrenoir (LFI), y voient “un énième passage en force pour ce projet absurde d’autoroute qui longe littéralement une route nationale que l’on aurait pu réaménager”, et une volonté “d’écraser une décision judiciaire” qui avait invalidé les autorisations environnementales.”On s’attaque à l’état de droit dans ce pays ni plus ni moins”, alerte la députée, rejetant les accusations d’obstruction. LFI et écologistes ont déposé la quasi-totalité des 695 amendements. S’ils devaient tous être examinés lundi, ils rendraient quasiment impossible un vote avant minuit, l’Assemblée poursuivant ses travaux mardi sur d’autres textes.- Stratégie -“Un procédé d’obstruction assumé pour éviter la discussion et le vote de la loi, largement adoptée en commission”, critique Jean Terlier, qui a défendu à plusieurs reprises la “constitutionnalité” du texte, au coeur des débats. Selon lui il répond notamment à “un motif impérieux d’intérêt général”, ce que contestent ses opposants.La France insoumise a également déposé une motion de rejet préalable au texte qui doit être étudiée avant les amendements. Une stratégie également envisagée par… Jean Terlier. Face à la masse d’amendements, il avait dit considérer déposer une motion contre son propre texte. Cette tactique a déjà été utilisée fin mai par le bloc central pour faire progresser au Parlement un autre texte clivant comprenant une réintroduction dérogatoire d’un pesticide néonicotinoïde.Une stratégie qu’il n’a pas confirmé dimanche. “Je ne désespère pas de convaincre les oppositions de retirer leurs amendements”, a-t-il dit.Un cadre macroniste avance qu’il n’y aura “pas de motion de rejet” du groupe, étudiant les pistes pour éviter de devoir renoncer au texte. Et sans s’attendre à ce que le gouvernement déclenche des outils constitutionnels pour accélérer les débats, alors que l’exécutif s’était contenté de donner un avis de “sagesse” au texte au Sénat (ni pour, ni contre).L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, mais l’échéance ne pourra pas être respectée. Pour finaliser le chantier, la société doit rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins.De leurs côtés, les opposants s’organisent. “La Voie est Libre”, collectif d’opposants au chantier, a appelé dans un communiqué dimanche les parlementaires à s’opposer à la loi de validation, “véritable danger pour notre démocratie”, et annoncé une conférence de presse à l’Assemblée.Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier. 

Mexique: l’élection inédite de tous les juges du pays s’achève

Les premiers bureaux de vote ont commencé à fermer dimanche au Mexique, où les électeurs étaient appelés à désigner tous les juges du pays jusqu’à la Cour suprême, lors d’un scrutin unique au monde promu par la gauche au pouvoir afin de lutter contre le crime organisé.Le taux de participation risque cependant d’être assez faible, l’autorité électorale ayant prévu que que seul 13% à 20% des électeurs se déplaceraient pour ce scrutin.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, selon la présidente Claudia Sheinbaum et son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador, très populaires dans le pays.”C’est la première fois dans l’histoire. C’est pour cela que j’ai voulu participer à cette élection historique”, a déclaré à Palenque dans le Chiapas (sud), l’ex-président pour sa première réapparition publique depuis qu’il a transmis le pouvoir à Mme Sheinbaum le 1er octobre, après avoir promulgué la réforme.La présidente a, elle, voté en passant 11 minutes et 10 secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a souligné la “complexité” de la procédure d’élection des juges à plusieurs échelons du pouvoir judiciaire.Les électeurs doivent choisir parmi des centaines de candidats, ce qui peut nécessiter des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur à l’université de San Diego, aux Etats-Unis. Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Les bureaux de l’est et du centre du pays ont cessé leurs opérations à 18H00 locales dimanche (00H00 GMT) lundi. Ceux du nord-ouest, suivant un autre fuseau horaire, fermeront ensuite.- “Jour historique” -Claudia Sheinbaum avait lancé un dernier appel à voter samedi qu’elle avait qualifié de “jour historique”, balayant les arguments de ses adversaires.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”: “rien de plus faux”, a déclaré la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple”.L’argument semble avoir convaincu Arturo Giesemann, 57 ans, qui a voté dans le centre de la capitale par “dégoût” envers l’actuel pouvoir judiciaire dirigé par des “corrompus”. “C’est une opportunité pour changer”, selon lui.Les adversaires de la réforme dénoncent eux un risque de mainmise du pouvoir actuel sur le système judiciaire. Quelques centaines de personnes ont participé à Mexico à une “marche nationale” contre la présidente et la “farce” de l’élection. “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”, pouvait-on lire sur certaines affiches.- Candidats controversés -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis.Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle M. Shirk, de l’université de San Diego.”Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique celui qui dirige un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Présidentielle en Pologne: le candidat nationaliste en tête avec 51% des voix, selon une estimation

Le candidat nationaliste Karol Nawrocki arrive en tête de l’élection présidentielle en Pologne de dimanche selon une nouvelle estimation, soit un revers majeur pour le gouvernement pro-UE du pays si la tendance se confirme.Karol Nawrocki, 42 ans, un historien nationaliste spécialiste du monde criminel et admirateur du président américain Donald Trump, est crédité de 51% des voix, selon cette estimation de l’Institut Ipsos, basée sur des résultats issus de 90% des bureaux de vote.Son rival de 53 ans, Rafal Trzaskowski, maire pro-UE de Varsovie et allié du gouvernement centriste du pays, était à 49%.Les résultats officiels définitifs sont attendus lundi dans la matinée.Si ces prévisions se confirment, la victoire de Karol Nawrocki risque de bloquer le programme progressiste du gouvernement concernant notamment l’avortement et les droits LGBT+ et pourrait raviver les tensions avec Bruxelles sur les questions d’Etat de droit. Cela pourrait aussi compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’Otan et souhaite réduire les avantages pour les réfugiés ukrainiens.Karol Nawrocki a visité la Maison Blanche pendant sa campagne et a affirmé que Donald Trump lui avait dit: “Tu vas gagner”.La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a également soutenu M. Nawrocki lors de sa participation à une réunion de la sphère conservatrice en Pologne la semaine dernière, déclarant: “Il doit être le prochain président”.La première estimation donnait gagnant le maire pro-UE de Varsovie, Rafal Trzaskowski, d’une courte tête, à 50,3% des suffrages. C’était avant de nouvelles estimations favorables à son adversaire. Les deux candidats ont revendiqué la victoire.”Cette nuit, nous allons gagner, nous gagnerons et sauverons la Pologne”, a assuré M. Nawrocki à ses partisans.”Nous ne permettrons pas que (le Premier ministre) Donald Tusk ait (…) le monopole du pouvoir.””Une nuit blanche nous attend”, a déclaré à l’AFP Dorota Loboda, une députée de la Coalition civique au pouvoir, ajoutant qu’elle passerait la nuit à vérifier les résultats de la commission électorale.- “Valeurs catholiques” -Les présidents polonais exercent une certaine influence sur la politique étrangère et de défense de leur pays. Ils disposent surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif, qui ne peut être annulé que par une majorité des trois cinquièmes au Parlement – ce dont ne dispose pas le gouvernement en place.Les réformes prévues par le Premier ministre Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont été bloquées en raison de l’impasse avec l’actuel président nationaliste en exercice Andrzej Duda.De nombreux partisans de M. Nawrocki souhaitent davantage de restrictions en matière d’immigration et une souveraineté accrue de leur pays au sein de l’Union européenne.”Les valeurs catholiques sont importantes pour moi. Je sais qu’il les partage,” a déclaré à l’AFP Lila Chojecka, une retraitée de Varsovie, votant pour M. Nawrocki. Les électeurs de Rafal Trzaskowski soutiennent plutôt une intégration accrue au sein de l’UE et une accélération des réformes sociales. Le maire de Varsovie prône l’introduction des partenariats civils, y compris pour les couples de même sexe, et l’assouplissement de l’interdiction quasi totale de l’avortement en Pologne.Malgorzata Wojciechowska, guide touristique et enseignante d’une cinquantaine d’années, a souligné que les Polonaises “n’ont malheureusement pas les mêmes droits que nos amies européennes”. “J’espère que Rafal Trzaskowski relancera le débat sur l’avortement pour que nous puissions enfin vivre dans un pays libre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. Anna Materska-Sosnowska, analyste politique, a qualifié l’élection de “véritable choc de civilisations” en raison des importantes divergences de politiques entre les candidats.- Controverses de campagne -Une victoire de Karol Nawrocki renforcerait le parti populiste Droit et Justice (PiS) qui a gouverné la Pologne entre 2015 et 2023, et pourrait entraîner de nouvelles élections législatives.La campagne de M. Nawrocki a souvent été éclipsée par des controverses concernant les circonstances dans lesquelles il a acquis un appartement auprès d’un homme âgé et son passé de hooligan. L’ancien boxeur amateur a nié catégoriquement les informations des médias, parues dans les derniers jours de la campagne, selon lesquelles il aurait recruté des travailleuses du sexe lorsqu’il exerçait en tant que garde dans un hôtel. Son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan a suscité des critiques de la part de responsables ukrainiens.Karol Nawrocki a utilisé ses dernières heures de campagne vendredi pour déposer des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré. La Pologne, pays de 38 millions d’habitants, est membre de l’UE et de l’Otan, avec une économie en croissance rapide, jouant un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.