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Ukraine: Moscou ne s’attend à aucune “avancée” rapide dans le règlement du conflit

Pas de solution “immédiate” à l’horizon: le Kremlin a écarté mardi tout règlement à court terme du conflit armé en Ukraine, au lendemain de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens peu fructueux à Istanbul.Alors que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, a l’avantage sur le terrain, Kiev accuse depuis des mois la Russie de bloquer les négociations de paix, car Moscou refuse sa demande d’une trêve inconditionnelle, estimant qu’elle permettrait à l’Ukraine de reprendre des forces avec l’aide de ses alliés.”Il serait erroné d’attendre des décisions et des avancées immédiates”, a tranché mardi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “La question du règlement est extrêmement complexe et comporte de nombreuses nuances”, a-t-il ajouté, rappelant que Moscou souhaitait avant tout “éliminer les causes profondes du conflit” pour parvenir à la paix.Moscou conditionne un arrêt des combats à un règlement de ces “causes profondes”: à savoir notamment le statut des territoires ukrainiens dont elle revendique l’annexion et la volonté de Kiev de rejoindre l’Otan, présentée par Moscou comme une menace existentielle.Depuis son lancement en février 2022, l’offensive russe à grande échelle de l’Ukraine (le pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale) a fait au moins des dizaines de milliers de victimes, civiles et militaires confondues, voire des centaines de milliers.Et les tractions diplomatiques initiées mi-février par le président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit ne sont pas parvenues à faire taire les armes.- Exigences inconciliables -Lundi, Russes et Ukrainiens se sont retrouvés pour une deuxième fois en deux semaines en Turquie pour des discussions de paix directes, sous médiation turque. Mais Moscou a encore une fois refusé l’offre de trêve “inconditionnelle” faite par Kiev et soutenue par Washington et les Européens.Russes et Ukrainiens ont toutefois convenu, à l’issue de ces discussions, d’échanger tous leurs prisonniers de guerre de moins de 25 ans ou grièvement blessés, ainsi que des milliers de corps de soldats tués.En revanche, les exigences de chaque camp, sur le fond, semblent toujours aussi inconciliables.La délégation russe a remis aux Ukrainiens un mémorandum, publié par les agences de presse russes. Moscou y demande à Kiev de retirer ses troupes des quatre régions d’Ukraine dont la Russie revendique l’annexion, avant tout cessez-le-feu global.Ces conditions sont inacceptables pour l’Ukraine, qui veut un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire, ainsi que des garanties de sécurité concrètes, appuyées par les Occidentaux, comme la protection de l’Otan ou la présence de troupes occidentales sur le terrain, ce que Moscou exclut totalement.Kiev appelle Washington et ses alliés occidentaux à sanctionner davantage Moscou pour la forcer à accepter une trêve globale, mais Donald Trump a refusé pour l’heure de prendre de telles mesures, disant ne pas vouloir faire échouer un accord.En l’état d’ailleurs, une rencontre entre Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky et Donald Trump est “peu probable” dans un avenir “proche”, selon M. Peskov.Une délégation de hauts responsables ukrainiens est arrivée néanmoins mardi à Washington pour discuter avec l’administration Trump du “soutien à la défense” de leur pays et de dossiers économiques, notamment le renforcement des sanctions contre Moscou, a annoncé Kiev.- Bombardements meurtriers -Sur le terrain, les frappes meurtrières se poursuivent.Selon les autorités ukrainiennes, un bombardement russe a tué mardi deux civils dans un village de la région de Kharkiv (nord-est), tandis qu’au moins trois autres sont morts lors d’une frappe de roquettes sur la ville de Soumy, qui a fait au moins 20 blessés (nord-est).”Il s’agit d’une attaque (russe) délibérée contre des civils”, a déploré Volodymyr Zelensky, concernant la frappe à Soumy.La région de Soumy, frontalière de la Russie, est soumise à une pression accrue depuis des semaines, Moscou disant vouloir y constituer une “zone tampon” pour prévenir des incursions ukrainiennes. Mardi, l’armée russe y a revendiqué la prise d’une nouvelle localité. La semaine dernière, M. Zelensky avait averti que Moscou massait plus de 50.000 soldats près de cette zone, en vue d’une possible offensive.L’armée ukrainienne continue néanmoins d’entreprendre des opérations offensives. Dimanche, elle a mené une attaque coordonnée de drones contre des aérodromes russes, jusqu’en Sibérie, assurant touché 41 avions russes, dont des bombardiers stratégiques.Après cette attaque d’une ampleur inédite, les autorités russes n’ont fait quasiment aucune déclaration. Interrogé mardi sur le sujet, Dmitri Peskov a botté en touche, se contentant d’appeler à attendre les “résultats de l’enquête” et à se référer aux communiqués du ministère russe de la Défense.

Corée du Sud: triomphe du candidat de centre gauche Lee Jae-myung à la présidentielle, selon un sondage

Le candidat de centre gauche Lee Jae-myung arrive très largement en tête de l’élection présidentielle en Corée du Sud, selon un sondage sortie des urnes publié par les chaînes de télévision mardi à la clôture du scrutin.D’après ce sondage réalisé conjointement par les trois principales chaînes sud-coréennes (KBS, MBC et SBS), M. Lee obtient 51,7% des voix, contre 39,3% pour son rival conservateur Kim Moon-soo.Les Sud-Coréens se sont déplacés massivement dans les bureaux de vote pour désigner leur nouveau chef de l’Etat et mettre fin à six mois d’un chaos politique causé par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale, six mois plus tôt jour pour jour.Le taux de participation s’établissait à 77,8% une heure environ avant la fin du vote.Lee Jae-myung, chef du Parti démocrate qui dispose déjà d’une confortable majorité au Parlement, était le grand favori de cette présidentielle à un tour.Lorsqu’à 20H00 précises (11H00 GMT) les écrans de télévision ont montré les résultats des sondages, des hurlements de joie et des applaudissements ont retenti dans la salle de réunion du Parti démocrate à l’Assemblée nationale, bientôt suivis du cri: “Lee Jae-myung ! Lee Jae-myung !”, selon un journaliste de l’AFP sur place.- “Chemin difficile” -“Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, le vainqueur sera investi dès que la Commission électorale nationale aura certifié les résultats, probablement tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en milieu de journée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent que ce scrutin leur permettra de tourner la page après six mois de chaos politique marqué par des manifestations massives, des rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.- Droite fracturée -“La victoire de Lee montre que les Coréens rejettent les mesures illibérales et antidémocratiques comme la loi martiale, et réaffirment leur attachement à la gouvernance démocratique”, a déclaré à l’AFP Gi-Wook Shin, professeur de sociologie à l’Université de Stanford.”Ce moment restera probablement dans les mémoires comme un tournant”, a-t-il ajouté.L’épisode de la loi martiale, qui a effaré les électeurs modérés et fracturé la droite, a fortement pesé sur le scrutin, selon Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’État de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung, un ancien ouvrier de 60 ans, s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Après avoir frôlé la mort l’an dernier lors d’une tentative d’assassinat, il a fait campagne en gilet pare-balles et prononcé ses discours derrière des vitres blindées.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir détourné de lui les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud” après la loi martiale, a-t-elle avancé.Le futur président du pays de 52 millions d’habitants devra faire face à une crise économique qui s’aggrave, à l’un des taux de natalité parmi les plus bas au monde et à la hausse du coût de la vie.Il devra également répondre à la menace de son imprévisible voisin nord-coréen, et se positionner dans l’affrontement entre les Etats-Unis, garant traditionnel de la sécurité du pays, et la Chine, son principal partenaire commercial.

Corée du Sud: triomphe du candidat de centre gauche Lee Jae-myung à la présidentielle, selon un sondage

Le candidat de centre gauche Lee Jae-myung arrive très largement en tête de l’élection présidentielle en Corée du Sud, selon un sondage sortie des urnes publié par les chaînes de télévision mardi à la clôture du scrutin.D’après ce sondage réalisé conjointement par les trois principales chaînes sud-coréennes (KBS, MBC et SBS), M. Lee obtient 51,7% des voix, contre 39,3% pour son rival conservateur Kim Moon-soo.Les Sud-Coréens se sont déplacés massivement dans les bureaux de vote pour désigner leur nouveau chef de l’Etat et mettre fin à six mois d’un chaos politique causé par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale, six mois plus tôt jour pour jour.Le taux de participation s’établissait à 77,8% une heure environ avant la fin du vote.Lee Jae-myung, chef du Parti démocrate qui dispose déjà d’une confortable majorité au Parlement, était le grand favori de cette présidentielle à un tour.Lorsqu’à 20H00 précises (11H00 GMT) les écrans de télévision ont montré les résultats des sondages, des hurlements de joie et des applaudissements ont retenti dans la salle de réunion du Parti démocrate à l’Assemblée nationale, bientôt suivis du cri: “Lee Jae-myung ! Lee Jae-myung !”, selon un journaliste de l’AFP sur place.- “Chemin difficile” -“Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, le vainqueur sera investi dès que la Commission électorale nationale aura certifié les résultats, probablement tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en milieu de journée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent que ce scrutin leur permettra de tourner la page après six mois de chaos politique marqué par des manifestations massives, des rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.- Droite fracturée -“La victoire de Lee montre que les Coréens rejettent les mesures illibérales et antidémocratiques comme la loi martiale, et réaffirment leur attachement à la gouvernance démocratique”, a déclaré à l’AFP Gi-Wook Shin, professeur de sociologie à l’Université de Stanford.”Ce moment restera probablement dans les mémoires comme un tournant”, a-t-il ajouté.L’épisode de la loi martiale, qui a effaré les électeurs modérés et fracturé la droite, a fortement pesé sur le scrutin, selon Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’État de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung, un ancien ouvrier de 60 ans, s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Après avoir frôlé la mort l’an dernier lors d’une tentative d’assassinat, il a fait campagne en gilet pare-balles et prononcé ses discours derrière des vitres blindées.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir détourné de lui les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud” après la loi martiale, a-t-elle avancé.Le futur président du pays de 52 millions d’habitants devra faire face à une crise économique qui s’aggrave, à l’un des taux de natalité parmi les plus bas au monde et à la hausse du coût de la vie.Il devra également répondre à la menace de son imprévisible voisin nord-coréen, et se positionner dans l’affrontement entre les Etats-Unis, garant traditionnel de la sécurité du pays, et la Chine, son principal partenaire commercial.

Volkswagen : 20.000 salariés ont signé pour quitter l’entreprise

Environ 20.000 salariés de Volkswagen ont accepté à ce jour de quitter l’entreprise dans le cadre d’un vaste plan d’économies négocié pour tenter de relancer la compétitivité du constructeur allemand, a indiqué mardi un responsable du groupe.”Les premières mesures de l’accord [social] sur l’avenir de Volkswagen conclu fin 2024 “portent leurs fruits et nous sommes …

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Volkswagen : 20.000 salariés ont signé pour quitter l’entreprise

Environ 20.000 salariés de Volkswagen ont accepté à ce jour de quitter l’entreprise dans le cadre d’un vaste plan d’économies négocié pour tenter de relancer la compétitivité du constructeur allemand, a indiqué mardi un responsable du groupe.”Les premières mesures de l’accord [social] sur l’avenir de Volkswagen conclu fin 2024 “portent leurs fruits et nous sommes sur la bonne voie”, a déclaré Gunnar Kilian, membre du directoire de Volkswagen, lors d’une réunion du personnel à Wolfsburg, la plus grande usine de la marque.Il a précisé qu'”environ 20.000 départs de l’entreprise d’ici 2030 étaient déjà contractuellement fixés”, sans donner de détails financiers.Volkswagen va supprimer en tout 35.000 emplois en Allemagne d’ici 2030, soit près de 30% de ses effectifs dans le pays, sans recourir à des licenciements secs ni à des fermetures d’usines.Fragilisé par la concurrence chinoise et un virage électrique laborieux, le fabricant de l’ID.7 a été contraint de réduire sa présence industrielle en Allemagne, un symbole fort dans une économie en perte de vitesse.Ce plan, conclu après des mois de tensions avec les syndicats, doit permettre de réaliser 1,5 milliard d’euros d’économies par an via la baisse des coûts salariaux et la réduction progressive des effectifs.”Nous accélérons notre transformation grâce aux progrès mesurables réalisés sur les coûts de production à Wolfsburg”, l’usine historique de la marque et à “la réduction des effectifs socialement responsable sur les six sites allemands de Volkswagen”, a également déclaré M. Kilian.Le plan prévoit aussi le report de certaines primes et un gel des salaires en 2025 et 2026. A la place, une augmentation salariale de 5% sera versée en deux étapes dans un fonds destiné notamment à financer des modèles de temps de travail flexibles.Enfin, les salariés ont accepté la fin de la production de la Golf à Wolfsburg, qui sera transférée au Mexique.

A l’heure de pointe, Schwarzenegger au micro dans le métro de Vienne

“C’est Arnold Schwarzenegger qui vous parle!”: la routine des Autrichiens a été bousculée mardi par une annonce sonore du plus célèbre de leurs acteurs, qui les a félicités de se comporter en “héros du climat” en prenant le métro.”Merci pour votre engagement en faveur d’une planète en bonne santé”, ont entendu en allemand les passagers en route pour le travail à Vienne, dans la voix rauque bien reconnaissable de l’enfant du pays devenu star à Hollywood. “Vous contribuez à l’action collective et à éliminer la pollution”, a ajouté, cette fois en anglais, l’ancien gouverneur culturiste de Californie dès 06H00 du matin (04H00 GMT), un message diffusé en boucle tout au long de la journée dans les transports en commun de la capitale.”Schwarzy”, 77 ans, est présent en Autriche pour son neuvième sommet annuel consacré au climat dans l’ancien palais impérial de la Hofburg.Vienne dispose d’un système efficace de transports en commun, qui véhicule 2,4 millions de passagers par jour, dans une ville qui compte deux millions d’habitants.Dans son discours d’ouverture de l’Austrian World Summit, Arnold Schwarzenegger, qui avait traité par le passé le président Donald Trump de “dirigeant raté”, a retenu ses critiques, minimisant le rôle du gouvernement fédéral américain pour appeler chacun à l’action contre le réchauffement climatique.”Les gens sont las des jérémiades (…), ils veulent des héros”, du maire local au PDG, capables “d’améliorer leur vie maintenant”, a lancé à l’assistance l’interprète de Terminator et Conan le Barbare.

A l’heure de pointe, Schwarzenegger au micro dans le métro de Vienne

“C’est Arnold Schwarzenegger qui vous parle!”: la routine des Autrichiens a été bousculée mardi par une annonce sonore du plus célèbre de leurs acteurs, qui les a félicités de se comporter en “héros du climat” en prenant le métro.”Merci pour votre engagement en faveur d’une planète en bonne santé”, ont entendu en allemand les passagers …

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Pologne: Tusk va demander la confiance au Parlement le 11 juin

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé mardi que le vote de confiance de son gouvernement, qu’il avait annoncé après la victoire du candidat d’opposition nationaliste à l’élection présidentielle, se tiendrait le 11 juin.Selon les résultats officiels publiés lundi, Karol Nawrocki, soutenu par le parti d’opposition nationaliste PiS, a remporté 50,89% des voix contre 49,11% pour le pro-européen Rafal Trzaskowski au second tour du scrutin de dimanche dont les résultats ont confirmé la polarisation profonde dans ce pays membre de l’Otan et de l’UE.Le succès du candidat nationaliste vient à contre-courant de l’engagement pro-européen et du soutien à l’Ukraine impulsés par le gouvernement actuel.Le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a estimé que ce résultat était “un carton rouge” pour le gouvernement et appelé à la création d’un “gouvernement apolitique et technique” composé d’experts, alors que les prochaines élections législatives sont prévues en Pologne en 2027.Mais Donald Tusk a promis de poursuivre sa gouvernance du pays.”Le vote sur la confiance pour le gouvernement aura lieu le mercredi 11 juin”, a déclaré M. Tusk mardi, lors d’une première réunion post-électorale de son cabinet.”Certaines choses peuvent être faites mieux, plus rapidement, et ce vote de confiance devrait être un nouveau départ. Donc (ce vote sera) offensif, et non pas défensif”, a-t-il expliqué.La veille, M. Tusk avait exprimé l’espoir de pouvoir coopérer avec le nouveau président élu.En Pologne, le chef de l’Etat, dont le mandat est de cinq ans, exerce une influence sur la politique étrangère et de défense. Il dispose surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif.Plusieurs réformes prévues par Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont ainsi été bloquées en raison d’une impasse avec le président conservateur sortant Andrzej Duda.”La présidence de Nawrocki sera une période difficile pour le gouvernement Tusk”, a déclaré l’analyste Piotr Buras à l’AFP. Selon lui, le résultat des élections pourrait conduire à des “élections parlementaires anticipées, peut-être pas cette année, mais l’année prochaine”.- “Etat de droit” -Le président américain Donald Trump a félicité mardi la Pologne, qui s’est choisi “un GAGNANT”, dans un message sur son réseau Truth Social accompagné d’un titre de média présentant M. Nawrocki comme “un allié de Trump”. Admirateur du dirigeant américain, M. Nawrocki l’avait rencontré à la Maison Blanche avant le premier tour.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a, lui, qualifié la Pologne d'”alliée modèle” et de “contributrice clé au renforcement de l’Otan”, dont le peuple “soutient une armée plus forte et la sécurisation de ses frontières”.De son côté, le Kremlin a dit mardi ne pas s’attendre à une amélioration des relations entre Moscou et Varsovie.”Actuellement, on ne peut pas s’attendre à l’arrivée au pouvoir en Pologne d’un homme politique avec une vision politique plus large qui permettrait de comprendre la nécessité de réfléchir à une normalisation des relations avec ses voisins, avant tout, avec la Fédération de Russie”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite, sur X, “confiante” dans la poursuite d’une “très bonne coopération” avec Varsovie, tandis que le chef de l’Otan s’est réjoui “de travailler ensemble” avec le nouveau président.Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a, quant à lui, appelé la Pologne et l’Allemagne à “coopérer étroitement sur la base de la démocratie et de l’Etat de droit”.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui partage la même vision souverainiste face à Bruxelles que M. Nawrocki, a qualifié sa victoire de “fantastique”.De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté M. Nawrocki à continuer à bâtir une Europe “forte”, “indépendante” et “respectueuse de l’Etat de droit”, alors que la présidente des députés d’extrême droite, Marine Le Pen, a vu dans la victoire de M. Nawrocki et “un désaveu pour l’oligarchie de Bruxelles”.- Ukraine -Cette victoire pourrait compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de son voisin au sein de l’UE et de l’Otan et souhaite réduire les avantages accordés aux réfugiés ukrainiens.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a cependant dit espérer “poursuivre une coopération fructueuse avec la Pologne et avec le président Nawrocki personnellement”, dans un message sur X.La Pologne joue un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.Durant les dernières heures de sa campagne électorale, Karol Nawrocki a déposé des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré.Le leader d’extrême droite polonais, Slawomir Mentzen, lui a également adressé ses félicitations, en soulignant que les électeurs de son parti Confédération s’attendaient à ce qu’il ne place “pas les intérêts de l’Ukraine au même niveau que les nôtres”.

Pologne: Tusk va demander la confiance au Parlement le 11 juin

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé mardi que le vote de confiance de son gouvernement, qu’il avait annoncé après la victoire du candidat d’opposition nationaliste à l’élection présidentielle, se tiendrait le 11 juin.Selon les résultats officiels publiés lundi, Karol Nawrocki, soutenu par le parti d’opposition nationaliste PiS, a remporté 50,89% des voix contre 49,11% pour le pro-européen Rafal Trzaskowski au second tour du scrutin de dimanche dont les résultats ont confirmé la polarisation profonde dans ce pays membre de l’Otan et de l’UE.Le succès du candidat nationaliste vient à contre-courant de l’engagement pro-européen et du soutien à l’Ukraine impulsés par le gouvernement actuel.Le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a estimé que ce résultat était “un carton rouge” pour le gouvernement et appelé à la création d’un “gouvernement apolitique et technique” composé d’experts, alors que les prochaines élections législatives sont prévues en Pologne en 2027.Mais Donald Tusk a promis de poursuivre sa gouvernance du pays.”Le vote sur la confiance pour le gouvernement aura lieu le mercredi 11 juin”, a déclaré M. Tusk mardi, lors d’une première réunion post-électorale de son cabinet.”Certaines choses peuvent être faites mieux, plus rapidement, et ce vote de confiance devrait être un nouveau départ. Donc (ce vote sera) offensif, et non pas défensif”, a-t-il expliqué.La veille, M. Tusk avait exprimé l’espoir de pouvoir coopérer avec le nouveau président élu.En Pologne, le chef de l’Etat, dont le mandat est de cinq ans, exerce une influence sur la politique étrangère et de défense. Il dispose surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif.Plusieurs réformes prévues par Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont ainsi été bloquées en raison d’une impasse avec le président conservateur sortant Andrzej Duda.”La présidence de Nawrocki sera une période difficile pour le gouvernement Tusk”, a déclaré l’analyste Piotr Buras à l’AFP. Selon lui, le résultat des élections pourrait conduire à des “élections parlementaires anticipées, peut-être pas cette année, mais l’année prochaine”.- “Etat de droit” -Le président américain Donald Trump a félicité mardi la Pologne, qui s’est choisi “un GAGNANT”, dans un message sur son réseau Truth Social accompagné d’un titre de média présentant M. Nawrocki comme “un allié de Trump”. Admirateur du dirigeant américain, M. Nawrocki l’avait rencontré à la Maison Blanche avant le premier tour.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a, lui, qualifié la Pologne d'”alliée modèle” et de “contributrice clé au renforcement de l’Otan”, dont le peuple “soutient une armée plus forte et la sécurisation de ses frontières”.De son côté, le Kremlin a dit mardi ne pas s’attendre à une amélioration des relations entre Moscou et Varsovie.”Actuellement, on ne peut pas s’attendre à l’arrivée au pouvoir en Pologne d’un homme politique avec une vision politique plus large qui permettrait de comprendre la nécessité de réfléchir à une normalisation des relations avec ses voisins, avant tout, avec la Fédération de Russie”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite, sur X, “confiante” dans la poursuite d’une “très bonne coopération” avec Varsovie, tandis que le chef de l’Otan s’est réjoui “de travailler ensemble” avec le nouveau président.Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a, quant à lui, appelé la Pologne et l’Allemagne à “coopérer étroitement sur la base de la démocratie et de l’Etat de droit”.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui partage la même vision souverainiste face à Bruxelles que M. Nawrocki, a qualifié sa victoire de “fantastique”.De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté M. Nawrocki à continuer à bâtir une Europe “forte”, “indépendante” et “respectueuse de l’Etat de droit”, alors que la présidente des députés d’extrême droite, Marine Le Pen, a vu dans la victoire de M. Nawrocki et “un désaveu pour l’oligarchie de Bruxelles”.- Ukraine -Cette victoire pourrait compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de son voisin au sein de l’UE et de l’Otan et souhaite réduire les avantages accordés aux réfugiés ukrainiens.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a cependant dit espérer “poursuivre une coopération fructueuse avec la Pologne et avec le président Nawrocki personnellement”, dans un message sur X.La Pologne joue un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.Durant les dernières heures de sa campagne électorale, Karol Nawrocki a déposé des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré.Le leader d’extrême droite polonais, Slawomir Mentzen, lui a également adressé ses félicitations, en soulignant que les électeurs de son parti Confédération s’attendaient à ce qu’il ne place “pas les intérêts de l’Ukraine au même niveau que les nôtres”.

Pologne: Tusk va demander la confiance au Parlement, après la victoire de Nawrocki

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé lundi qu’il allait demander prochainement la confiance au Parlement, après la victoire du candidat d’opposition nationaliste, Karol Nawrocki, à l’élection présidentielle.Selon les résultats officiels publiés lundi, Karol Nawrocki, soutenu par le parti d’opposition nationaliste PiS, a remporté 50,89% des voix contre 49,11% pour le pro-européen Rafal Trzaskowski au second tour du scrutin présidentiel de dimanche dont les résultats ont confirmé la polarisation profonde dans ce pays membre de l’Otan et de l’UE.Le succès du candidat nationaliste vient à contre-courant de l’engagement pro-européen et du soutien à l’Ukraine impulsés par le gouvernement actuel.Le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a estimé que ce résultat était “un carton rouge” pour le gouvernement et appelé à la création d’un “gouvernement apolitique et technique” composé d’experts, alors que les prochaines élections législatives sont prévues en Pologne en 2027.Mais Donald Tusk a promis de poursuivre sa gouvernance du pays. “Le premier test (pour le gouvernement, ndlr) sera un vote de confiance que je demanderai prochainement à la chambre basse”, a déclaré M. Tusk dans une allocution télévisée, sans préciser la date de sa démarche.”Je ne m’arrêterai pas un instant, en tant que Premier ministre, dans mon travail et dans notre lutte commune pour la Pologne de nos rêves (…): libre, souveraine, sûre et prospère”, a déclaré M. Tusk en exprimant l’espoir de pouvoir coopérer avec le nouveau président élu.En Pologne, le chef de l’Etat, dont le mandat est de cinq ans, exerce une influence sur la politique étrangère et de défense. Il dispose surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif.Plusieurs réformes prévues par Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont ainsi été bloquées en raison d’une impasse avec le président sortant Andrzej Duda.”La présidence de Nawrocki sera une période difficile pour le gouvernement Tusk”, a déclaré l’analyste Piotr Buras à l’AFP. Selon lui, le résultat des élections pourrait conduire à des “élections parlementaires anticipées, peut-être pas cette année, mais l’année prochaine”.- “Etat de droit” -Le président américain Donald Trump a félicité mardi la Pologne, qui s’est choisi “un GAGNANT”, dans un message sur son réseau Truth Social accompagné d’un titre de média présentant M. Nawrocki comme “un allié de Trump”. Admirateur du dirigeant américain, M. Nawrocki l’avait rencontré à la Maison Blanche avant le premier tour.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a, lui, qualifié la Pologne d'”alliée modèle” et de “contributrice clé au renforcement de l’OTAN”, dont le peuple “soutient une armée plus forte et la sécurisation de ses frontières”.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite, sur X, “confiante” dans la poursuite d’une “très bonne coopération” avec Varsovie, tandis que le chef de l’Otan s’est réjoui “de travailler ensemble” avec le nouveau président.Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a, quant à lui, appelé la Pologne et l’Allemagne à “coopérer étroitement sur la base de la démocratie et de l’Etat de droit”.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui partage la même vision souverainiste face à Bruxelles que M. Nawrocki, a qualifié sa victoire de “fantastique”.De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté M. Nawrocki, à continuer à bâtir une Europe “forte”, “indépendante” et “respectueuse de l’Etat de droit”, alors que la présidente des députés d’extrême droite, Marine Le Pen, a vu une “bonne nouvelle” dans la victoire de M. Nawrocki et “un désaveu pour l’oligarchie de Bruxelles”.La cheffe du gouvernement en Italie, Giorgia Meloni, a quant à elle félicité M. Nawrocki en évoquant des “valeurs communes” entre les deux pays.- Ukraine -Cette victoire pourrait compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de son voisin au sein de l’UE et de l’Otan et souhaite réduire les avantages accordés aux réfugiés ukrainiens.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a cependant dit espérer “poursuivre une coopération fructueuse avec la Pologne et avec le président Nawrocki personnellement”, dans un message sur X.La Pologne joue un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.Durant les dernières heures de sa campagne électorale, Karol Nawrocki a déposé des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré.Le leader d’extrême droite polonais, Slawomir Mentzen, lui a également adressé ses félicitations, en soulignant que les électeurs de son parti Confédération s’attendaient à ce qu’il ne place “pas les intérêts de l’Ukraine au même niveau que les nôtres”.