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Le Brésil s’attaque à un vaste réseau de blanchiment dans les carburants
Des sommes faramineuses blanchies via des stations-services, puis placées dans des institutions financières: les autorités brésiliennes se sont attaquées jeudi au crime organisé en lançant une vaste opération mobilisant 1.400 agents à travers le pays.Le président Luiz Inacio Lula da Silva a salué “la plus grande riposte de l’Etat brésilien contre le crime organisé de …
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Gaza: l’ONU dénonce une horreur “sans fin”, Israël intensifie ses opérations
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé jeudi “un catalogue sans fin d’horreurs” à Gaza, où la Défense civile a fait état d’au moins 40 personnes tuées par l’armée israélienne depuis l’aube. “Gaza est jonchée de décombres, jonchée de corps, et jonchée d’exemples de ce qui pourrait constituer de graves violations du droit international”, …
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Gaza: l’ONU dénonce une horreur “sans fin”, Israël intensifie ses opérations
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé jeudi “un catalogue sans fin d’horreurs” à Gaza, où la Défense civile a fait état d’au moins 40 personnes tuées par l’armée israélienne depuis l’aube. “Gaza est jonchée de décombres, jonchée de corps, et jonchée d’exemples de ce qui pourrait constituer de graves violations du droit international”, a déclaré le chef de l’ONU, près de 700 jours après le début de la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023. Dans le territoire palestinien assiégé, dévasté et en proie à la famine selon l’ONU, l’exode des habitants du nord, où l’armée israélienne intensifie son offensive, se poursuit. Des dizaines d’entre eux se dirigeaient vers le sud sur la route côtière, sur des charrettes tirées par des ânes, des véhicules endommagés surchargés de sacs, ou même à pied, a constaté un photographe de l’AFP près de Nousseirat (centre).Pour beaucoup, c’est un énième déplacement, les Nations unies estimant que la quasi-totalité des plus de deux millions de Gazaouis a déjà dû quitter son logement au moins une fois en près de deux ans, en raison des combats et bombardements.Malgré des pressions grandissantes, tant à l’international qu’au sein de la société israélienne, pour mettre un terme à la guerre, l’armée a déclaré jeudi que ses soldats “poursuiv(ai)ent leurs opérations” dans tout le territoire. Elle a précisé opérer à Khan Younès (sud) et dans le nord. – “Où aller?” -La Défense civile a fait état de 40 morts “à la suite des bombardements israéliens continus depuis le lever du jour.”Interrogée, l’armée a, comme elle le fait d’habitude, dit ne pas être en mesure de commenter sans coordonnées précises des évènements rapportés.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties. “Des quadricoptères ont survolé nos têtes de 01h00 à 08h00. Il y a eu des explosions toute la nuit”, a témoigné auprès de l’AFP Aya Daher, depuis la ville de Gaza, affirmant avoir été blessée avec son mari et un fils.”Où pouvons nous aller?”, interroge cette mère de famille, le bras en écharpe, assise devant un hôpital où elle espère pouvoir se réfugier avec ses enfants.Les autorités israéliennes assurent avoir pris des mesures pour faciliter “le passage en toute sécurité des habitants vers le sud pour leur protection”. L’armée a affirmé mercredi que l’évacuation de Gaza-ville était “inévitable”, au vu de la décision prise par Israël de prendre le contrôle de cette localité, la plus grande du territoire, considérée comme un des derniers bastions du Hamas. Mais de nombreux acteurs humanitaires jugent ce projet irréaliste et dangereux. L’ONU estime à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat qui comprend Gaza-ville et ses environs.Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, une figure d’extrême droite, a de son côté appelé jeudi le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à lancer l’annexion de la bande de Gaza si le Hamas continuait de refuser de déposer les armes.Le mouvement islamiste a fustigé “un soutien ouvert à la politique de déplacement forcé et de nettoyage ethnique” du peuple palestinien. – “Point de rupture” -A l’issue d’une visite sur place, la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, a déclaré que la bande de Gaza était arrivée à un “point de rupture.”Après avoir bloqué en mars toute aide humanitaire, Israël y a réautorisé progressivement son entrée depuis mai, mais à une échelle jugée largement insuffisante par l’ONU et les ONG. Des experts des droits humains de l’ONU ont pour leur part fait état jeudi d’informations sur des “disparitions forcées” de plusieurs personnes, dont un enfant, sur des sites de distribution d’aide à Rafah (sud). La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, qui gère ces sites, a objecté qu’il n’y avait “aucune preuve de disparitions forcées” dans ses centres. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP reposant sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent retenues dans la bande de Gaza dont au moins 27 sont mortes selon l’armée.L’offensive de représailles israélienne a fait au moins 62.966 morts dans ce territoire palestinien, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés fiables par l’ONU.
Ukraine: 21 morts dans des frappes russes sur Kiev, tollé chez les Européens
Des missiles et des drones russes ont éventré dans la nuit des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 21 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine qui a suscité l’indignation de plusieurs dirigeants européens.Le président américain Donald Trump n’est, lui, “pas content” mais “pas …
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Ukraine: 21 morts dans des frappes russes sur Kiev, tollé chez les Européens
Des missiles et des drones russes ont éventré dans la nuit des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 21 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine qui a suscité l’indignation de plusieurs dirigeants européens.Le président américain Donald Trump n’est, lui, “pas content” mais “pas surpris” de ces bombardements, a réagi jeudi sa porte-parole, Karoline Leavitt.Cette réaction du président américain, qui refuse d’attribuer la responsabilité de la guerre à Moscou, diffère par sa tonalité de celle de son émissaire spécial pour l’Ukraine, Keith Kellogg.Ce dernier a dénoncé plus tôt de “terribles attaques” menaçant “la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”.Selon le dernier bilan fourni par les secours, 21 personnes ont perdu la vie, dont quatre enfants, et une cinquantaine ont été blessées.Des représentations de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagés à Kiev par ces frappes. Conséquence: l’UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.Deux médias ont aussi fait savoir que leurs locaux avaient subi des dégâts- Vives condamnations -Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires du Kremlin, tels que la Chine et la Hongrie (membre de l’Union européenne), à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien.La Russie, qui a envahi l’Ukraine en février 2022, “ne recule devant rien” pour la “terroriser”, a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump, elle a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Le chef de l’Etat russe “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est, quant à lui, emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, cependant que le président français Emmanuel Macron a fustigé des “attaques insensées d’une grande cruauté”, parlant de “terreur” et de “barbarie”.La Russie a “de nouveau montré son vrai visage” et “a de moins en moins de scrupules”, a de son côté déploré le chancelier allemand Friedrich Merz.Pour le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international humanitaire, sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”.- “J’aurais été enseveli” -Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses bombardements tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.L’armée russe, qui affirme ne jamais cibler des civils, a affirmé avoir visé des sites du “complexe militaro-industriel” ukrainien.- Rencontre à New York -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien.La perspective d’une telle rencontre semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’elle n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.burx-fv/pop/rco/mr/liu
Ukraine: 21 morts dans des frappes russes sur Kiev, tollé chez les Européens
Des missiles et des drones russes ont éventré dans la nuit des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 21 personnes, dont quatre enfants, au cours d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine qui a suscité l’indignation de plusieurs dirigeants européens.Le président américain Donald Trump n’est, lui, “pas content” mais “pas surpris” de ces bombardements, a réagi jeudi sa porte-parole, Karoline Leavitt.Cette réaction du président américain, qui refuse d’attribuer la responsabilité de la guerre à Moscou, diffère par sa tonalité de celle de son émissaire spécial pour l’Ukraine, Keith Kellogg.Ce dernier a dénoncé plus tôt de “terribles attaques” menaçant “la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”.Selon le dernier bilan fourni par les secours, 21 personnes ont perdu la vie, dont quatre enfants, et une cinquantaine ont été blessées.Des représentations de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagés à Kiev par ces frappes. Conséquence: l’UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.Deux médias ont aussi fait savoir que leurs locaux avaient subi des dégâts- Vives condamnations -Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires du Kremlin, tels que la Chine et la Hongrie (membre de l’Union européenne), à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien.La Russie, qui a envahi l’Ukraine en février 2022, “ne recule devant rien” pour la “terroriser”, a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump, elle a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Le chef de l’Etat russe “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est, quant à lui, emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, cependant que le président français Emmanuel Macron a fustigé des “attaques insensées d’une grande cruauté”, parlant de “terreur” et de “barbarie”.La Russie a “de nouveau montré son vrai visage” et “a de moins en moins de scrupules”, a de son côté déploré le chancelier allemand Friedrich Merz.Pour le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international humanitaire, sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”.- “J’aurais été enseveli” -Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses bombardements tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.L’armée russe, qui affirme ne jamais cibler des civils, a affirmé avoir visé des sites du “complexe militaro-industriel” ukrainien.- Rencontre à New York -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien.La perspective d’une telle rencontre semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’elle n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.burx-fv/pop/rco/mr/liu
Macron et Merz scellent à Brégançon le “reset” franco-allemand
Un couple “parfaitement aligné”. Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz se sont retrouvés jeudi soir au fort de Brégançon, résidence d’été des présidents français, pour sceller la relance du moteur franco-allemand, qui patinait depuis des années. Vue plongeante sur la Méditerranée, le dirigeant allemand a été accueilli par le chef de l’Etat français. Sourires et ambiance décontractée, sans cravate, autour d’une table en extérieur avec les conseillers, avant un dîner en tête-à-tête, étaient de la partie pour symboliser cette nouvelle phase des relations, à la veille d’un conseil des ministres conjoint vendredi à Toulon.”Le couple franco-allemand aujourd’hui est parfaitement aligné pour justement avoir une Europe plus forte en matière économique, commerciale, monétaire, mais aussi avoir une Europe qui tient sa position géopolitique”, a dit Emmanuel Macron, tandis que Friedrich Merz a souligné l’amitié entre les deux pays mais aussi entre les deux dirigeants.”La relation franco-allemande est un axe, un fondement de l’Europe mais 25 autres Etats-membres nous regardent. Ils peuvent compter sur notre détermination à agir ensemble car alors nous sommes vraiment fort”, a renchéri Friedrich Merz. Le lieu se veut à la hauteur de l’enjeu : seuls deux chanceliers y ont été reçus avant lui, Helmut Kohl par François Mitterrand en 1985 et Angela Merkel par Emmanuel Macron en 2020… un an après Vladimir Poutine, quand le rapprochement avec la Russie était encore à l’ordre du jour.Fini les temps maussades, voire tendus avec le chancelier Olaf Scholz, volontiers taiseux et peu familier de la France, face à un président au tempérament fonceur.Paris et Berlin mettent volontiers en avant le nouvel élan de leur relation depuis l’arrivée du conservateur Friedrich Merz à la chancellerie le 7 mai. Venu dès son investiture à Paris, il a depuis reçu Emmanuel Macron à Berlin en juillet. Tous deux ont aussi effectué plusieurs déplacements conjoints, à Kiev en juin, à Washington le 18 août ou encore en Moldavie mercredi. – “Alchimie” -La rencontre de Brégançon, ponctuée par un dîner, et le conseil des ministres franco-allemand vendredi, avec dix ministres de chaque côté, acteront, photos à l’appui, cette nouvelle dynamique.”Ca fonctionne vraiment bien parce qu’ils ont un peu en commun ce côté disruptif, qui peut s’enthousiasmer, foncer tête baissée”, explique à l’AFP Hélène Miard-Delacroix, spécialiste des relations franco-allemandes à La Sorbonne.Depuis le retour de Donald Trump, qui malmène ses alliés européens et tend à se rapprocher de la Russie, “il y a une déception à Berlin vis-à-vis des Etats-Unis qui provoque vraiment un aiguillon pour se rapprocher de la France”, note-t-elle.Les deux dirigeants vont évoquer les grands sujets diplomatiques du moment, qu’il s’agisse des garanties de sécurité à fournir à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec la Russie, du nucléaire iranien ou de Gaza.La France et l’Allemagne ont vivement condamné les derniers bombardements russes en Ukraine qui ont fait jeudi 19 morts à Kiev, Friedrich Merz actant l’échec à ce stade de la médiation américaine.”Il est évident qu’il n’y aura pas de rencontre entre le président Zelensky et le président Poutine, contrairement à ce qui avait été convenu entre le président Trump et le président Poutine”, a-t-il reconnu.Compétitivité européenne, convergence des réformes économiques et sociales des deux pays et enjeux de défense et sécurité seront au coeur du conseil des ministres.Pour autant, “cette +alchimie+ suffira-t-elle à relever les défis du +reset+ (nouvel élan) franco-allemand et ses enjeux vitaux pour l’Europe ?”, s’interroge Paul Maurice, expert des sujets franco-allemands à l’Institut français des relations internationales (Ifri).- Crise politique -La nouvelle crise politique à Paris, avec la probable chute du gouvernement de François Bayrou sur son plan d’économies budgétaires de 44 milliards d’euros, complique sérieusement la donne pour Emmanuel Macron.”On part avec un petit boulet aux pieds comparé aux Allemands. Ils sont à 60% de PIB d’endettement. Nous on est à 113%”, déplore une ministre française. Friedrich Merz, déterminé à renforcer le poids de l’Allemagne sur la scène internationale, est aussi confronté à de premières turbulences au sein de sa coalition avec les sociaux-démocrates.D’un autre côté, le risque de voir l’extrême droite arriver au pouvoir en France en 2027 pousse aussi les Allemands à “vouloir faire bouger les choses” tant qu’il en est encore temps, ajoute l’universitaire.En attendant, les sujets qui fâchent, à commencer par le projet commun d’avion de combat du futur (Scaf), source de tensions récurrentes entre les industriels des deux pays, ont été relégués à plus tard.





