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Une vague de nouvelles protections attendues à Nice pour les océans

Le sommet mondial sur les océans s’ouvre lundi à Nice, en France, avec des appels à interdire le chalutage de fond et à renforcer la protection des aires marines protégées dans le monde.Décrite comme un sommet de “mobilisation”, la conférence va permettre d'”augmenter le niveau de protection des eaux mondiales”, a annoncé dimanche la ministre française de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.Une vague de nouveaux engagements des États devrait déferler sur la Côte d’Azur où 63 chefs d’État et de gouvernement sont attendus, dont de nombreux dirigeants du Pacifique et d’Amérique latine.”On n’a jamais rassemblé dans l’histoire de l’humanité autant de monde pour les océans”, a souligné dimanche le président français Emmanuel Macron.Cette semaine, les îles Samoa ont ouvert la voie en créant neuf nouveaux parcs marins interdits à la pêche, couvrant 30% de leurs eaux nationales, sur 36.000 kilomètres carrés.Pays hôte, la France a annoncé dès samedi, par la voix d’Emmanuel Macron, une limitation du chalut de fond dans ses aires marines protégées (AMP) pour protéger les fonds marins, sans toutefois parvenir à convaincre les ONG, qui ont critiqué le “manque d’ambition” de ces annonces.Lundi, le gouvernement britannique doit également annoncer son intention d’interdire le chalutage dans 41 zones protégées, couvrant une superficie de 30.000 km2. La moitié des AMP anglaises sera ainsi interdite au chalutage si le processus arrive à son terme.Mis en lumière dans le film “Ocean” du Britannique David Attenborough, le chalutage de fond est critiqué pour son impact carbone et les dommages qu’il engendre sur les habitats marins sensibles (herbiers, coraux, etc.).D’autres pays devraient également profiter du sommet de Nice pour annoncer la création de nouvelles aires marines protégées dans leurs eaux nationales.La communauté internationale s’est fixé un objectif de 30% de protection en 2030 (objectif “30X30”). Seulement 8,36% des océans sont protégés à ce jour, et, au rythme actuel, cet objectif ne sera pas atteint avant 2107, selon .Les annonces attendues à Nice devraient permettre de dépasser 10% de protection au niveau mondial, selon le cabinet de Mme Pannier-Runacher.- “Transformer les paroles en actions”-“Un nombre historique de chefs d’État participent aux négociations sur les océans. Il faut que tous les pays agissent”, a enjoint dans un communiqué Enric Sala, directeur du projet Pristine Seas à la National Geographic, en appelant à “transformer les paroles en actions audacieuses et ambitieuses”.Autre sujet brûlant: la ratification du traité sur la haute mer doit donner lieu à un événement spécial lundi soir.De nouvelles ratifications pourraient être officialisées pour ce traité destiné à protéger les eaux internationales, aujourd’hui ratifié par 31 pays et l’Union européenne.La France, qui espérait franchir les 60 ratifications à Nice pour l’entrée en vigueur du traité, a dû revoir ses ambitions à la baisse.Dimanche, M. Macron a cependant promis une entrée en vigueur d’ici à la prochaine assemblée générale des Nations Unies, prévue en septembre.La première journée de la conférence sera également ponctuée d’annonces scientifiques, avec le lancement de l’Ipos, une plateforme conçue pour conseiller les États sur leurs engagements liés au développement durable de l’océan.La société Mercator, qui surveille l’état de l’océan depuis plus de 20 ans, doit, elle, être transformée en organisation internationale, à l’occasion de la signature d’un traité.”C’est un fait majeur. L’océan sera à la table des discussions” internationales, a salué son directeur général Pierre Bahurel, alors qu’il n’existe pas d’organisation internationale spécifiquement dédiée aux océans.Mercator œuvre notamment à concevoir un “jumeau numérique” de l’océan, qui pourrait aider en particulier pour la compréhension des cyclones.Enfin une coalition spatiale pour l’océan (Space4Ocean) devrait voir le jour afin de renforcer des efforts de préservation et de conservation des océans.

Etats-Unis et Chine à Londres pour prolonger la trêve dans leur conflit douanier

Après Genève il y a un mois, Américains et Chinois entament une nouvelle série de discussions lundi à Londres, avec pour objectif de prolonger la trêve dans leur guerre commerciale, alors que les tensions entre les deux premières puissances économiques persistent.Côté américain, le président Donald Trump a annoncé vendredi que la délégation serait composée du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, celui au Commerce, Howard Lutnick, et du représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.Le ministère chinois des Affaires étrangères a pour sa part précisé samedi que le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, mènera la délégation, comme lors des négociations en Suisse.”Cette réunion devrait bien se passer”, a assuré sur son réseau social Truth le président américain.”Nous souhaitons que la Chine et les Etats-Unis poursuivent sur la lancée de l’accord signé à Genève”, a insisté dimanche la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, sur FoxNews.Le gouvernement britannique a précisé de son côté ne pas être impliqué dans les négociations mais “nous défendons le libre-échange et avons exprimé clairement l’idée qu’une guerre commerciale n’est bonne pour personne, nous soutenons donc ces discussions”, a déclaré à l’AFP un porte-parole.- “Redresser la trajectoire” -Une rencontre qui intervient après un premier échange téléphonique, jeudi, entre les présidents américain et chinois, conversation qualifiée de “très positive” par Donald Trump alors que Xi Jinping a demandé à son homologue américain de “redresser la trajectoire du grand navire des relations sino-américaines”, selon la presse chinoise.Mais également après un brusque accès de tension dans la semaine, alors que M. Trump a accusé Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.”Nous souhaitons que la Chine applique sa part de l’accord. Et c’est sur quoi notre équipe compte discuter demain”, à Londres, a souligné Mme Leavitt.En Suisse, Washington avait accepté, après deux jours de négociations, de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin, de 125% à 10% sur les produits américains, pour une durée de 90 jours.Les deux capitales étaient en effet entrées dans une surenchère de droits de douane au lendemain de l’annonce par le président Trump, début avril, de ses droits de douane dits “réciproques”, imposant au moins 10% sur l’ensemble des produits entrants aux Etats-Unis, quelle que soit la provenance.Les produits chinois ont été initialement frappés de 34% de surtaxe, qui venaient s’ajouter aux 20% imposés dans le cadre de la lutte contre le trafic de fentanyl, un puissant opioïde cause d’une crise sanitaire majeure aux Etats-Unis, et aux droits de douane préexistants à la réélection de Donald Trump.- “Canal vert” -Pékin avait répliqué par des droits de douane équivalents, entraînant une surenchère avec Washington, pour atteindre respectivement 125% et 145% sur les produits de chaque pays, fort ralentissement des échanges commerciaux entre les deux géants à la clé.Les exportations chinoises vers les Etats-Unis ont ainsi baissé de 12,7% en mai par rapport à avril, selon des statistiques officielles publiées lundi, à 28,8 milliards de dollars contre 33 milliards.Tout en travaillant à la normalisation de ses relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans une série de discussions avec ses autres partenaires commerciaux pour constituer un front commun face aux Etats-Unis, commençant par les autres pays asiatiques, Japon et Corée du Sud en tête.Jeudi, il s’est tourné vers le Canada, avec lequel la Chine souhaite “régulariser” ses relations, après un appel entre son Premier ministre Le Qiang et son homologue canadien Mark Carney, alors que les liens bilatéraux sont tendus depuis de nombreuses années.Pékin a également proposé à l’Union européenne (UE) un “canal vert” afin de faciliter les exportations de terres rares vers le bloc, en permettant “d’accélérer le traitement” des demandes considérées comme “conformes”.Un geste consécutif à des échanges entre son ministre du Commerce, Wang Wentao et le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, et alors que se profile en juillet un sommet entre l’UE et la Chine. Celui-ci pourrait, là aussi, mener à un rééquilibrage des échanges entre le bloc européen et Pékin.

Etats-Unis et Chine à Londres pour prolonger la trêve dans leur conflit douanier

Après Genève il y a un mois, Américains et Chinois entament une nouvelle série de discussions lundi à Londres, avec pour objectif de prolonger la trêve dans leur guerre commerciale, alors que les tensions entre les deux premières puissances économiques persistent.Côté américain, le président Donald Trump a annoncé vendredi que la délégation serait composée du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, celui au Commerce, Howard Lutnick, et du représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.Le ministère chinois des Affaires étrangères a pour sa part précisé samedi que le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, mènera la délégation, comme lors des négociations en Suisse.”Cette réunion devrait bien se passer”, a assuré sur son réseau social Truth le président américain.”Nous souhaitons que la Chine et les Etats-Unis poursuivent sur la lancée de l’accord signé à Genève”, a insisté dimanche la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, sur FoxNews.Le gouvernement britannique a précisé de son côté ne pas être impliqué dans les négociations mais “nous défendons le libre-échange et avons exprimé clairement l’idée qu’une guerre commerciale n’est bonne pour personne, nous soutenons donc ces discussions”, a déclaré à l’AFP un porte-parole.- “Redresser la trajectoire” -Une rencontre qui intervient après un premier échange téléphonique, jeudi, entre les présidents américain et chinois, conversation qualifiée de “très positive” par Donald Trump alors que Xi Jinping a demandé à son homologue américain de “redresser la trajectoire du grand navire des relations sino-américaines”, selon la presse chinoise.Mais également après un brusque accès de tension dans la semaine, alors que M. Trump a accusé Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.”Nous souhaitons que la Chine applique sa part de l’accord. Et c’est sur quoi notre équipe compte discuter demain”, à Londres, a souligné Mme Leavitt.En Suisse, Washington avait accepté, après deux jours de négociations, de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin, de 125% à 10% sur les produits américains, pour une durée de 90 jours.Les deux capitales étaient en effet entrées dans une surenchère de droits de douane au lendemain de l’annonce par le président Trump, début avril, de ses droits de douane dits “réciproques”, imposant au moins 10% sur l’ensemble des produits entrants aux Etats-Unis, quelle que soit la provenance.Les produits chinois ont été initialement frappés de 34% de surtaxe, qui venaient s’ajouter aux 20% imposés dans le cadre de la lutte contre le trafic de fentanyl, un puissant opioïde cause d’une crise sanitaire majeure aux Etats-Unis, et aux droits de douane préexistants à la réélection de Donald Trump.- “Canal vert” -Pékin avait répliqué par des droits de douane équivalents, entraînant une surenchère avec Washington, pour atteindre respectivement 125% et 145% sur les produits de chaque pays, fort ralentissement des échanges commerciaux entre les deux géants à la clé.Les exportations chinoises vers les Etats-Unis ont ainsi baissé de 12,7% en mai par rapport à avril, selon des statistiques officielles publiées lundi, à 28,8 milliards de dollars contre 33 milliards.Tout en travaillant à la normalisation de ses relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans une série de discussions avec ses autres partenaires commerciaux pour constituer un front commun face aux Etats-Unis, commençant par les autres pays asiatiques, Japon et Corée du Sud en tête.Jeudi, il s’est tourné vers le Canada, avec lequel la Chine souhaite “régulariser” ses relations, après un appel entre son Premier ministre Le Qiang et son homologue canadien Mark Carney, alors que les liens bilatéraux sont tendus depuis de nombreuses années.Pékin a également proposé à l’Union européenne (UE) un “canal vert” afin de faciliter les exportations de terres rares vers le bloc, en permettant “d’accélérer le traitement” des demandes considérées comme “conformes”.Un geste consécutif à des échanges entre son ministre du Commerce, Wang Wentao et le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, et alors que se profile en juillet un sommet entre l’UE et la Chine. Celui-ci pourrait, là aussi, mener à un rééquilibrage des échanges entre le bloc européen et Pékin.

La garde nationale déployée à Los Angeles, Trump prêt à envoyer des troupes partout où nécessaire

Des affrontements opposent dimanche à Los Angeles les forces de sécurité à des manifestants contre la politique migratoire du président américain Donald Trump, qui affirme être prêt à envoyer des troupes partout où ce sera nécessaire dans le pays.Des dizaines de manifestants ont bloqué dimanche après-midi une autoroute de la mégapole californienne pendant plus d’une heure, dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre, qui ont procédé à quelques arrestations et fait usage de gaz lacrymogènes, y compris contre des journalistes, ont constaté des reporters de l’AFP.Au moins trois voitures ont été incendiées et deux autres vandalisées, alors que des manifestants circulaient dans une zone limitée du centre-ville de Los Angeles.L’essentiel de la manifestation est terminé, ont constaté des journalistes de l’AFP, mais des affrontements sont encore en cours dimanche en début de nuit entre quelques dizaines de protestataires, pour beaucoup portant masque et capuche, et les forces de sécurité.A l’exception de heurts au niveau d’un centre de détention entre protestataires et agents fédéraux du ministère de la Sécurité intérieure, les affrontements ont tous impliqué les forces de l’ordre locales.La police de Los Angeles a indiqué que les forces de l’ordre avaient arrêté au moins 56 personnes en deux jours, et que trois de ses membres ont été légèrement blessés.En début d’après-midi, la police de Los Angeles avait bouclé les alentours de bâtiments fédéraux, empêchant tout contact entre les manifestants et les soldats casqués de la Garde nationale en tenue camouflage, ont relevé des journalistes de l’AFP.Donald Trump, qui a déployé 2.000 membres de la Garde nationale pour tenter de contenir ces manifestations, a promis dimanche “un retour à l’ordre” et ajouté qu’il n’excluait pas l’envoi de troupes ailleurs aux Etats-Unis en cas de besoin.”Ce ne sont pas des manifestants, ce sont des fauteurs de troubles et des insurgés”, a tonné Donald Trump sur son réseau Truth Social dimanche en dénonçant “les émeutes en cours”.Le déploiement de la Garde nationale intervient après deux journées de manifestations marquées par des heurts et des violences à Los Angeles, où réside une importante population hispanique, des habitants tentant de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE). Environ 300 gardes sont arrivés dimanche matin.La Garde nationale, force armée de réserve, est le plus souvent mobilisée lors de catastrophes naturelles.Les gouverneurs des Etats démocrates ont d’ailleurs fustigé un “abus de pouvoir alarmant” après que Donald Trump a unilatéralement ordonné cet envoi de militaires, contre l’avis des autorités locales et du gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom.”Nous n’avions pas de problème jusqu’à ce que Trump s’en mêle”, a écrit M. Newsom sur X, dimanche, dénonçant “une atteinte grave à la souveraineté de l’Etat” de Californie.- “Pas des criminels” -Selon l’ancien chef de l’ONG Human Rights Watch, Kenneth Roth, c’est la première fois depuis 1965 qu’un président déploie ces militaires sans demande préalable d’un gouverneur d’Etat.Des ressortissants mexicains ont été arrêtés au cours des récentes opérations, a annoncé dimanche la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, appelant les Etats-Unis à les traiter avec dignité.Ce sont “des hommes et des femmes honnêtes qui sont allés chercher une vie meilleure (…) Ce ne sont pas des criminels”, a-t-elle insisté lors d’un discours public.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, et communique abondamment sur les arrestations et expulsions d’immigrés.Menées jusque dans des tribunaux du pays, ces dernières ont plongé dans la terreur des millions d’immigrés sans statut légal.A Los Angeles, d’importantes opérations vendredi et samedi des agents de l’ICE, parfois en civil, ont donné lieu à de premiers rassemblements d’opposition et à des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.”Nous devons défendre notre peuple”, a déclaré à l’AFP une femme, elle-même fille d’immigrés, refusant de donner son nom. “Qu’importe que nous soyons blessés, qu’ils nous gazent, ils ne nous arrêteront jamais. Tout ce qui nous reste, c’est notre voix.”- Bras de fer -Le gouvernement fédéral est engagé dans un bras de fer avec la Californie, bastion de l’opposition progressiste, et “Etat sanctuaire” protégeant les migrants.Cinq cents marines sont prêts à être déployés en cas de nécessité, a informé le commandement militaire américain dans un communiqué, dimanche.Sur place, la présence des militaires inquiète plus qu’elle ne rassure Jason Garcia, 39 ans, habitant de Los Angeles et ancien militaire, qui dit craindre une “escalade”.La présence en force de tous ces militaires en treillis, “c’est plus une tactique d’intimidation”, estime pour sa part Thomas Henning, un manifestant.Marshall Goldberg, 78 ans, a lui déclaré à l’AFP que le déploiement des gardes lui donnait le sentiment d’être “terriblement offensé”: “Nous détestons ce qu’ils ont fait avec les travailleurs sans papiers, mais là, ils passent à un autre niveau en supprimant le droit de manifester et le droit de se réunir pacifiquement”, a-t-il regretté.

La garde nationale déployée à Los Angeles, Trump prêt à envoyer des troupes partout où nécessaire

Des affrontements opposent dimanche à Los Angeles les forces de sécurité à des manifestants contre la politique migratoire du président américain Donald Trump, qui affirme être prêt à envoyer des troupes partout où ce sera nécessaire dans le pays.Des dizaines de manifestants ont bloqué dimanche après-midi une autoroute de la mégapole californienne pendant plus d’une heure, dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre, qui ont procédé à quelques arrestations et fait usage de gaz lacrymogènes, y compris contre des journalistes, ont constaté des reporters de l’AFP.Au moins trois voitures ont été incendiées et deux autres vandalisées, alors que des manifestants circulaient dans une zone limitée du centre-ville de Los Angeles.L’essentiel de la manifestation est terminé, ont constaté des journalistes de l’AFP, mais des affrontements sont encore en cours dimanche en début de nuit entre quelques dizaines de protestataires, pour beaucoup portant masque et capuche, et les forces de sécurité.A l’exception de heurts au niveau d’un centre de détention entre protestataires et agents fédéraux du ministère de la Sécurité intérieure, les affrontements ont tous impliqué les forces de l’ordre locales.La police de Los Angeles a indiqué que les forces de l’ordre avaient arrêté au moins 56 personnes en deux jours, et que trois de ses membres ont été légèrement blessés.En début d’après-midi, la police de Los Angeles avait bouclé les alentours de bâtiments fédéraux, empêchant tout contact entre les manifestants et les soldats casqués de la Garde nationale en tenue camouflage, ont relevé des journalistes de l’AFP.Donald Trump, qui a déployé 2.000 membres de la Garde nationale pour tenter de contenir ces manifestations, a promis dimanche “un retour à l’ordre” et ajouté qu’il n’excluait pas l’envoi de troupes ailleurs aux Etats-Unis en cas de besoin.”Ce ne sont pas des manifestants, ce sont des fauteurs de troubles et des insurgés”, a tonné Donald Trump sur son réseau Truth Social dimanche en dénonçant “les émeutes en cours”.Le déploiement de la Garde nationale intervient après deux journées de manifestations marquées par des heurts et des violences à Los Angeles, où réside une importante population hispanique, des habitants tentant de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE). Environ 300 gardes sont arrivés dimanche matin.La Garde nationale, force armée de réserve, est le plus souvent mobilisée lors de catastrophes naturelles.Les gouverneurs des Etats démocrates ont d’ailleurs fustigé un “abus de pouvoir alarmant” après que Donald Trump a unilatéralement ordonné cet envoi de militaires, contre l’avis des autorités locales et du gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom.”Nous n’avions pas de problème jusqu’à ce que Trump s’en mêle”, a écrit M. Newsom sur X, dimanche, dénonçant “une atteinte grave à la souveraineté de l’Etat” de Californie.- “Pas des criminels” -Selon l’ancien chef de l’ONG Human Rights Watch, Kenneth Roth, c’est la première fois depuis 1965 qu’un président déploie ces militaires sans demande préalable d’un gouverneur d’Etat.Des ressortissants mexicains ont été arrêtés au cours des récentes opérations, a annoncé dimanche la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, appelant les Etats-Unis à les traiter avec dignité.Ce sont “des hommes et des femmes honnêtes qui sont allés chercher une vie meilleure (…) Ce ne sont pas des criminels”, a-t-elle insisté lors d’un discours public.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, et communique abondamment sur les arrestations et expulsions d’immigrés.Menées jusque dans des tribunaux du pays, ces dernières ont plongé dans la terreur des millions d’immigrés sans statut légal.A Los Angeles, d’importantes opérations vendredi et samedi des agents de l’ICE, parfois en civil, ont donné lieu à de premiers rassemblements d’opposition et à des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.”Nous devons défendre notre peuple”, a déclaré à l’AFP une femme, elle-même fille d’immigrés, refusant de donner son nom. “Qu’importe que nous soyons blessés, qu’ils nous gazent, ils ne nous arrêteront jamais. Tout ce qui nous reste, c’est notre voix.”- Bras de fer -Le gouvernement fédéral est engagé dans un bras de fer avec la Californie, bastion de l’opposition progressiste, et “Etat sanctuaire” protégeant les migrants.Cinq cents marines sont prêts à être déployés en cas de nécessité, a informé le commandement militaire américain dans un communiqué, dimanche.Sur place, la présence des militaires inquiète plus qu’elle ne rassure Jason Garcia, 39 ans, habitant de Los Angeles et ancien militaire, qui dit craindre une “escalade”.La présence en force de tous ces militaires en treillis, “c’est plus une tactique d’intimidation”, estime pour sa part Thomas Henning, un manifestant.Marshall Goldberg, 78 ans, a lui déclaré à l’AFP que le déploiement des gardes lui donnait le sentiment d’être “terriblement offensé”: “Nous détestons ce qu’ils ont fait avec les travailleurs sans papiers, mais là, ils passent à un autre niveau en supprimant le droit de manifester et le droit de se réunir pacifiquement”, a-t-il regretté.

Le bateau pour Gaza intercepté par Israël, ses passagers invités à retourner chez eux

Le bateau humanitaire Madleen qui tentait de rallier Gaza avec à son bord notamment l’activiste suédoise Greta Thunberg a été dérouté dans la nuit de dimanche à lundi par les autorités israéliennes, qui ont invité ses passagers à “retourner dans leurs pays”.Le voilier “fait route en toute sécurité vers les côtes d’Israël. Il est prévu que les passagers retournent dans leurs pays”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères israélien dans un communiqué.Ce ministère a publié des images montrant une distribution de sandwiches et d’eau aux passagers du bateau, équipés de gilets de sauvetage.Le voilier avec à son bord 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, était parti d’Italie le 1er juin pour “briser le blocus israélien” à Gaza, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus d’un an et demi de guerre.Après une escale en Egypte, il s’était approché de Gaza en dépit des mises en garde d’Israël, qui avait donné l’ordre à son armée de l’en empêcher.Au cours de la nuit, l’organisation Freedom Flotilla Coalition, qui avait affrété le bateau, a annoncé que l’armée israélienne avait arraisonné celui-ci.”La liaison a été perdue avec le Madleen. L’armée israélienne a arraisonné le bateau”, avait-elle indiqué sur Telegram, affirmant que l’équipage avait été “kidnappé par les forces israéliennes”.Outre Greta Thunberg, le voilier transportait aussi l’eurodéputée franco-palestinienne de gauche Rima Hassan. L’AFP n’a pu contacter aucune des personnes à bord.Le leader du parti LFI de Mme Hassan, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé dans un communiqué l'”arrestation illégale” des 12 passagers du Madleen.L’organisation Freedom Flotilla Coalition a également dénoncé une “violation manifeste des lois internationales”, assurant que l’arraisonnement s’est déroulé dans les eaux internationales. “Israël n’a pas d’autorité légale pour détenir les volontaires internationaux à bord du Madleen”, a déclaré sa responsable, Huwaida Arraf.- “Provocation médiatique” -Sur X, les militants avaient affirmé attendre une “interception et une attaque d’Israël à tout moment”, et appelé leurs gouvernements à les protéger.L’arraisonnement s’est produit à 03H02 (01H00 GMT), selon l’ONG. Les passagers doivent être débarqués dans le port israélien d’Ashdod, a indiqué le ministère de la Défense.Le gouvernement israélien a accusé lundi “Greta Thunberg et les autres (d’avoir) essayé de mettre en scène une provocation médiatique dans le seul but de se faire de la publicité”.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait annoncé dimanche avoir donné pour instruction à l’armée “d’empêcher le navire Madleen d’atteindre Gaza”.”L’Etat d’Israël ne permettra à personne de briser le blocus maritime de Gaza, dont l’objectif principal est d’empêcher le transfert d’armes au Hamas, une organisation terroriste meurtrière qui détient nos otages et commet des crimes de guerre”, avait ajouté M. Katz.Israël fait face à une forte pression internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza où la population est quotidiennement bombardée et est menacée de famine du fait des restrictions imposées par Israël sur l’aide, selon l’ONU.Plusieurs drames sont survenus récemment à proximité d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, avec laquelle l’ONU refuse de travailler en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.- Flotille en 2010 -Dans un communiqué publié samedi, l’Organisation mondiale de la Sante (OMS) a mis en garde contre “l’effondrement du système de santé de la bande de Gaza”, où “il n’y a déjà plus aucun hôpital en service dans le nord” du territoire.Israël est en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza depuis l’attaque sanglante perpétrée par celui-ci en Israël le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP fondé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent retenues dans la bande de Gaza, dont au moins 31 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.772 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.En 2010, une flottille internationale de huit cargos transportant près de 700 passagers, partie de Turquie pour tenter de forcer le blocus de la bande de Gaza, avait été stoppée par une opération militaire israélienne qui avait fait dix morts parmi les militants.

Le bateau pour Gaza intercepté par Israël, ses passagers invités à retourner chez eux

Le bateau humanitaire Madleen qui tentait de rallier Gaza avec à son bord notamment l’activiste suédoise Greta Thunberg a été dérouté dans la nuit de dimanche à lundi par les autorités israéliennes, qui ont invité ses passagers à “retourner dans leurs pays”.Le voilier “fait route en toute sécurité vers les côtes d’Israël. Il est prévu que les passagers retournent dans leurs pays”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères israélien dans un communiqué.Ce ministère a publié des images montrant une distribution de sandwiches et d’eau aux passagers du bateau, équipés de gilets de sauvetage.Le voilier avec à son bord 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, était parti d’Italie le 1er juin pour “briser le blocus israélien” à Gaza, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus d’un an et demi de guerre.Après une escale en Egypte, il s’était approché de Gaza en dépit des mises en garde d’Israël, qui avait donné l’ordre à son armée de l’en empêcher.Au cours de la nuit, l’organisation Freedom Flotilla Coalition, qui avait affrété le bateau, a annoncé que l’armée israélienne avait arraisonné celui-ci.”La liaison a été perdue avec le Madleen. L’armée israélienne a arraisonné le bateau”, avait-elle indiqué sur Telegram, affirmant que l’équipage avait été “kidnappé par les forces israéliennes”.Outre Greta Thunberg, le voilier transportait aussi l’eurodéputée franco-palestinienne de gauche Rima Hassan. L’AFP n’a pu contacter aucune des personnes à bord.Le leader du parti LFI de Mme Hassan, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé dans un communiqué l'”arrestation illégale” des 12 passagers du Madleen.L’organisation Freedom Flotilla Coalition a également dénoncé une “violation manifeste des lois internationales”, assurant que l’arraisonnement s’est déroulé dans les eaux internationales. “Israël n’a pas d’autorité légale pour détenir les volontaires internationaux à bord du Madleen”, a déclaré sa responsable, Huwaida Arraf.- “Provocation médiatique” -Sur X, les militants avaient affirmé attendre une “interception et une attaque d’Israël à tout moment”, et appelé leurs gouvernements à les protéger.L’arraisonnement s’est produit à 03H02 (01H00 GMT), selon l’ONG. Les passagers doivent être débarqués dans le port israélien d’Ashdod, a indiqué le ministère de la Défense.Le gouvernement israélien a accusé lundi “Greta Thunberg et les autres (d’avoir) essayé de mettre en scène une provocation médiatique dans le seul but de se faire de la publicité”.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait annoncé dimanche avoir donné pour instruction à l’armée “d’empêcher le navire Madleen d’atteindre Gaza”.”L’Etat d’Israël ne permettra à personne de briser le blocus maritime de Gaza, dont l’objectif principal est d’empêcher le transfert d’armes au Hamas, une organisation terroriste meurtrière qui détient nos otages et commet des crimes de guerre”, avait ajouté M. Katz.Israël fait face à une forte pression internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza où la population est quotidiennement bombardée et est menacée de famine du fait des restrictions imposées par Israël sur l’aide, selon l’ONU.Plusieurs drames sont survenus récemment à proximité d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, avec laquelle l’ONU refuse de travailler en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.- Flotille en 2010 -Dans un communiqué publié samedi, l’Organisation mondiale de la Sante (OMS) a mis en garde contre “l’effondrement du système de santé de la bande de Gaza”, où “il n’y a déjà plus aucun hôpital en service dans le nord” du territoire.Israël est en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza depuis l’attaque sanglante perpétrée par celui-ci en Israël le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP fondé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent retenues dans la bande de Gaza, dont au moins 31 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.772 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.En 2010, une flottille internationale de huit cargos transportant près de 700 passagers, partie de Turquie pour tenter de forcer le blocus de la bande de Gaza, avait été stoppée par une opération militaire israélienne qui avait fait dix morts parmi les militants.

Bolsonaro à la barre, accusé de tentative de coup d’État

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, menacé d’une lourde peine de prison pour tentative présumée de coup d’État en 2022, comparaît lundi devant la Cour suprême pour être interrogé lors d’une étape-clé d’un procès historique. L’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) fera notamment face à Alexandre de Moraes, magistrat puissant et controversé chargé de ce dossier, considéré comme l’ennemi numéro un du camp Bolsonaro.Le parquet accuse M. Bolsonaro, 70 ans, d’avoir été le “leader d’une organisation criminelle” ayant comploté pour empêcher le retour aux affaires du président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui l’a battu lors de l’élection de 2022.Selon l’accusation, le supposé projet de coup d’État, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.L’ex-président et sept anciens proches collaborateurs jugés lors de ce procès encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.Inéligible jusqu’en 2030, Jair Bolsonaro demeure néanmoins le meneur incontesté de l’opposition face à Lula. Il clame son innocence, criant à la “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2026, alors qu’il espère encore faire annuler son inéligibilité.- “Heure de vérité” -Même s’il a le droit de garder le silence à la barre, l’ex-président a déclaré jeudi qu’il répondrait “sans aucun problème” aux questions qui lui seront posées à la Cour suprême, lors d’audiences retransmises en direct à la télévision.”C’est une excellente idée de pouvoir parler en direct de cette histoire de coup d’État, je suis très heureux d’avoir l’opportunité d’éclaircir les faits”, a-t-il insisté.”C’est l’heure de vérité”, a-t-il résumé vendredi, durant un événement du Parti Libéral, sa formation politique.Selon la presse brésilienne, Jair Bolsonaro a passé le week-end à préparer son interrogatoire avec ses avocats dans la résidence officielle du gouverneur de Sao Paulo, Tarcisio de Freitas.Cet ancien ministre est un de ses plus puissants alliés, pressenti pour être candidat à sa place en 2026 si l’ex-président ne parvient pas à faire annuler son inéligibilité.Fin mai, lors de son témoignage à la Cour suprême, le gouverneur a affirmé que l’ex-président n’avait “jamais mentionné la moindre tentative de rupture” institutionnelle lors de leurs rencontres après l’élection de 2022, le trouvant simplement “triste et résigné” après sa défaite face à Lula.Mais d’anciens commandants militaires ont confirmé que M. Bolsonaro avait évoqué avec eux l’éventuelle élaboration d’un décret d'”état de siège” pour faire annuler ce scrutin.- “Extrêmement complexe” -Les interrogatoires des accusés ont lieu au siège de la Cour suprême à Brasilia, un des lieux saccagés le 8 janvier 2023 par des milliers de bolsonaristes réclamant une intervention militaire pour renverser Lula, une semaine après l’investiture de ce dernier.Les audiences pourront s’étendre tout au long de la semaine, sachant que Jair Bolsonaro est le sixième dans l’ordre fixé par la cour. Il est donc probable qu’il soit interrogé mardi ou mercredi.Mais dès lundi, l’ex-président fera face au juge Moraes, qu’il qualifie de “dictateur”.Et il aura à ses côtés Mauro Cid, son aide de camp durant son mandat, considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Le témoignage de ce lieutenant-colonel a permis aux enquêteurs d’identifier les différents acteurs du supposé complot et des échanges de messages compromettants entre eux.Sur le banc des accusés, Jair Bolsonaro sera également flanqué de quatre de ses anciens ministres (dont trois généraux), d’un ancien commandant de la Marine et d’un ex-chef du renseignement.Le juge Moraes, d’autres magistrats de la Cour suprême, les procureurs et les avocats de la défense pourront poser des questions lors des interrogatoires.Le procès a avancé plus rapidement que la moyenne des affaires pénales au Brésil, selon Rogerio Taffarello, expert de la Fondation Getulio Vargas, qui s’attend néanmoins à “une discussion juridique extrêmement complexe”.Le verdict ne devrait pas être connu avant plusieurs mois. Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les cinq juges de la première chambre de la Cour suprême doivent voter pour décider s’ils condamnent ou non les accusés, et, le cas échéant, fixer les peines.”L’histoire du Brésil est en train d’être écrite”, résume à l’AFP Marcio Coimbra, directeur du groupe de réflexion Casa Politica.

Les démocrates fustigent un “abus de pouvoir alarmant” après le déploiement de militaires à Los Angeles

Les gouverneurs des Etats démocrates ont fustigé dimanche un “abus de pouvoir alarmant” après que Donald Trump a unilatéralement ordonné l’envoi de militaires à Los Angeles pour faire face à des manifestations contre sa politique migratoire.”La décision du président Trump de déployer la Garde nationale en Californie est un abus de pouvoir alarmant”, ont insisté …

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Les démocrates fustigent un “abus de pouvoir alarmant” après le déploiement de militaires à Los Angeles

Les gouverneurs des Etats démocrates ont fustigé dimanche un “abus de pouvoir alarmant” après que Donald Trump a unilatéralement ordonné l’envoi de militaires à Los Angeles pour faire face à des manifestations contre sa politique migratoire.”La décision du président Trump de déployer la Garde nationale en Californie est un abus de pouvoir alarmant”, ont insisté les gouverneurs dans un communiqué commun, après l’annonce du républicain d’envoyer contre l’avis des autorités locales 2.000 membres de cette force armée de réserve, principalement mobilisée lors de catastrophes naturelles.Ce dernier a promis dimanche “un retour à l’ordre” lors d’un bref échange avec des journalistes, ajoutant qu’il n’excluait pas l’envoi de troupes ailleurs aux Etats-Unis en cas de besoin.Dans le même temps, de nouveaux heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants ont éclatés aux abords d’un centre de détention de  la deuxième plus grande ville du pays, où environ 300 gardes sont arrivés dimanche matin.Leur déploiement intervient après deux journées de manifestations marquées par des heurts et des violences dans la mégalopole californienne où réside une importante population hispanique, des habitants tentant de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE).Des ressortissants mexicains ont été arrêtés au cours des récentes opérations, a annoncé dimanche la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, appelant les Etats-Unis à les traiter avec dignité.Ce sont “des hommes et des femmes honnêtes qui sont allés chercher une vie meilleure (…) Ce ne sont pas des criminels”, a-t-elle insisté lors d’un discours public.- “Défendre notre peuple” -Evoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, et communique abondamment sur les arrestations et expulsions d’immigrés.Menées jusque dans des tribunaux du pays, ces dernières ont plongé dans la terreur des millions d’immigrés sans statut légal.A Los Angeles, d’importantes opérations vendredi et samedi des agents de l’ICE, parfois en civil, ont donné lieu à des rassemblements d’opposition et à des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.”Nous devons défendre notre peuple”, a déclaré à l’AFP une femme, elle-même fille d’immigrés, refusant de donner son nom. “Qu’importe que nous soyons blessés, qu’ils nous gazent, ils ne nous arrêteront jamais. Tout ce qui nous reste, c’est notre voix.”Les images des heurts, barricades, jets de projectiles et voiture calcinée ont été largement repartagées sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnes ont été arrêtées selon les autorités.- Bras de fer – Tout en condamnant les violences, les autorités locales ont publiquement regretté la décision de Donald Trump d’envoyer la Garde nationale.”Pour moi, ce n’est que de la politique”, a fustigé la maire Karen Bass auprès d’une télévision locale tandis que le gouverneur de Californie Gavin Newsom a lui dénoncé une mesure “délibérément incendiaire” qui ne fait “qu’aggraver les tensions”.Selon l’ancien chef de l’ONG Human Rights Watch, Kenneth Roth, il s’agit de la première fois depuis 1965 qu’un président déploie ces militaires sans demande préalable d’un gouverneur d’Etat.Le gouvernement fédéral est engagé dans un bras de fer avec la Californie, bastion de l’opposition progressiste, et “Etat sanctuaire” protégeant les migrants.Sur place, la présence de ces militaires inquiète plus qu’elle ne rassure, selon Jason Garcia, habitant de Los Angeles. “J’étais dans l’armée, et je sais que l’escalade de la force va juste crescendo”, regrette cet homme de 39 ans auprès de l’AFP.Une marche des fiertés devait également se tenir dimanche en parallèle des rassemblements contre la politique migratoire, ses organisateurs ayant précisé être en contact avec les autorités pour assurer sa tenue en toute sécurité.Samedi, le ministre de la Défense Pete Hegseth a même menacé de mobiliser l’armée régulière basée non loin si les violences se poursuivaient.”Nous devons être prêts à faire ce qui est nécessaire”, a justifié dimanche le chef de la Chambre des représentants, l’élu républicain Mike Johnson, sur ABC.