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Ligue des champions: ce jeune PSG peut voir loin

La jeunesse a pris le pouvoir au PSG et en Europe: de Désiré Doué à Senny Mayulu, le club de la capitale, vainqueur grandiose de la Ligue des champions samedi, a promu une nouvelle génération de champions qui lui fait entrevoir un avenir radieux.87e minute samedi: le cinquième but de Paris contre l’Inter Milan survient par Senny Mayulu, jeune “titi” du centre de formation parisien. A 19 ans, le milieu de terrain a fait parler son insouciance et sa fougue, trois minutes après sa rentrée en jeu.”J’ai repensé à mes années au centre de formation du PSG. Je suis +titi+, j’ai le club dans le coeur. Jouer en finale était un rêve”, a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Allianz Arena.La scène a été la cerise sur le gâteau dans cette somptueuse soirée, mais elle dit beaucoup du projet parisien depuis deux ans. Plus tôt dans la soirée, le récital de Désiré Doué (deux buts, une passe décisive), 19 ans, était aussi une publicité éclatante pour les choix du PSG.D’ailleurs, le club a aligné samedi le plus jeune onze de départ en finale de C1 au 21e siècle, selon Opta (25 ans, 96 jours). L’aboutissement d’un changement complet de paradigme décidé il y a deux ans par le président Nasser Al-Khelaïfi, le conseiller sportif Luis Campos et l’entraineur Luis Enrique, qui avait conditionné sa venue à ce projet.Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos ont recruté l’entraîneur Luis Enrique notamment pour son goût de la jeunesse, prouvé à la tête de la sélection espagnole. Très vite à partir de l’été 2023, le technicien a fait comprendre qu’aucun statut ne protégeait les joueurs expérimentés et que les plus jeunes avaient toutes leurs chances. Qu’importe le départ de Kylian Mbappé en 2024, “le PSG va créer ses propres stars”, a appuyé le coach.- Formation -Le style de jeu porté par Luis Enrique, exigeant physiquement, tactiquement et sur le plan disciplinaire, a besoin de soldats capables de laisser de côté leur égo. Un jeune joueur qui a tout à prouver est l’élément de base de cette recette. “C’est très important de tirer parti de la qualité du centre de formation, qu’un joueur sache que s’il a le niveau il peut monter en équipe première”, expliquait Luis Enrique en mai. Monter, littéralement: au Campus PSG de Poissy (Yvelines), les jeunes du centre s’entraînent sur des terrains situés en contre-bas de ceux dédiés à l’équipe première.Encore fallait-il que le talent soit là. Warren Zaïre-Emery avait ouvert la voie à cette extrême précocité en jouant dès ses 16 ans avec le PSG sous Christophe Galtier, puis en étant titulaire une partie des deux saisons de Luis Enrique.La jeunesse est recherchée aussi via le recrutement. Bradley Barcola, arrivé de Lyon à 20 ans en 2023, a rapidement confirmé les espoirs placés en lui. Entré en fin de match samedi, il a délivré une passe décisive pour bien terminer sa belle saison (21 buts, 19 passes décisives en 58 matches).- Le relais Marquinhos -Mais il a été relégué sur le banc en seconde partie de saison par encore plus précoce que lui, Désiré Doué, arrivé de Rennes l’été dernier, qui a marqué la soirée munichoise de son empreinte. Sa facilité technique et sa sérénité à toute épreuve laissent augurer d’une carrière éblouissante. Doué aura 20 ans mardi et le trophée d’homme du match de samedi en appelle d’autres, lui qui avait déjà rayonné en seconde partie de saison par son efficacité (15 buts et 16 passes décisives en 54 matches) mais aussi par sa vista.”On a beaucoup de jeunes joueurs qui doivent encore progresser, j’en fais partie, on va travailler en restant humbles pour aller gagner les plus grands trophées”, a affirmé Désiré Doué samedi soir.Car le milieu Joao Neves (20 ans), les défenseurs Nuno Mendes (22) et Willian Pacho (23) sont autant de promesses d’avenir pour le PSG.Dans cette source vive de la jeunesse, quelle sera la place de certains anciens, comme Marquinhos ? Le capitaine était en larmes hier soir, se remémorant le parcours semé d’embûches du club et heureux d’avoir été un relais pour la jeune génération: “Moi j’étais le plus fier possible, tout derrière je les voyais courir et presser”, a-t-il raconté dans un grand sourire.Le Brésilien sait qu’à 31 ans la question de son avenir à Paris se pose. Il a certes prolongé jusqu’en 2028, mais Luis Campos a fait du recrutement d’un successeur central sa priorité du mercato d’été, selon son entourage.Autre interrogation d’avenir, le gardien Gianluigi Donnarumma, plus jeune (26 ans), n’a pas encore prolongé, lui dont le contrat expire à l’été 2026. Il a fait taire les critiques par de nombreuses parades décisives cette saison, mais son futur reste en suspens.”Je ne le sais pas, je ne le sais pas, on verra dans les prochains jours”, a-t-il répondu samedi soir à Sky Sport.

Ligue des champions: les héros parisiens attendus à Paris pour fêter leur triomphe

Après leur sacre historique en Ligue des champions samedi face à l’Inter Milan (5-0), les héros parisiens sont attendus dimanche après-midi à Paris pour être portés en triomphe par leurs supporters.Dans la nuit de Munich, ils ont écrit, avec la fougue de la jeunesse et la vista de leur entraîneur Luis Enrique, l’histoire du PSG et du foot européen. Mais aussi un moment de télévision: 11,8 millions de personnes ont suivi la finale sur Canal+ et M6.Au même moment, les scènes de liesse se multipliaient dans la capitale en ébullition, avec des rassemblements de supporters autour du Parc des Princes et des Champs-Elysées, ivres de joie après des années d’éliminations frustrantes.Les célébrations ont duré toute la nuit dans les rues de Paris et ailleurs en France, émaillées parfois de violences qui ont conduit à 559 interpellations dans tout le pays. A Dax, un mineur de 17 ans a été tué au couteau. A Paris, un homme à scooter est décédé après avoir été percuté par une voiture. Et dans la Manche, un policier a été placé en coma artificiel après avoir été blessé – a priori accidentellement – par un tir de mortiers d’artifice.A Grenoble, une voiture a percuté la foule, faisant quatre blessés dont deux graves. L’acte n’était pas intentionnel, selon une source proche du dossier.Dans les couloirs de l’Allianz Arena, les coéquipiers du capitaine Marquinhos avaient tous du mal à mettre des mots sur ce qu’ils venaient de réaliser: remporter la première Ligue des champions de l’histoire du PSG, et avec le plus grand écart de buts de l’histoire de la compétition (5-0).”Je n’arrive pas à réaliser, je pense que demain on va réaliser, commentait le jeune “titi” Senny Mayulu, 19 ans et buteur en finale. Dans le vestiaire, tout le monde a craqué à sa manière, on le voyait dans leurs yeux, les gens étaient remplis de joie, de fierté”.Les Parisiens réaliseront forcément leur performance mémorable au moment d’être fêtés en héros par la capitale: des scènes que rêvent de vivre Marquinhos, Presnel Kimpembe, les propriétaires qataris et les fans parisiens depuis tant d’années.- Champs-Elysées, Elysée, Parc des Princes -Après une très courte nuit, les Parisiens vont décoller en début d’après-midi pour Paris où ils atterriront vers 15h30 à l’aéroport de Roissy. Ils seront escortés ensuite jusqu’aux Champs-Elysées où 100.000 supporters sont attendus: les joueurs et le staff de Luis Enrique défileront dans un bus à impériale pendant plus d’une heure, avec la Coupe aux grandes oreilles à partir de 17h00 sur la plus célèbre avenue du monde, fermée à la circulation.Puis les joueurs seront reçus par Emmanuel Macron à l’Elysée. Ils se rendront ensuite au Parc des Princes pour une “célébration inoubliable” avec des concerts, assure le club.”Tout le monde mérite de savourer ce titre. Les gens à Paris et au Parc, dans le monde entier”, savourait de son côté Marquinhos, le seul survivant de la défaite en finale en 2020 et de bon nombre de désillusions avec Presnel Kimpembe. Les deux étaient en larmes sur le terrain au coup de sifflet final.- Klaxons -Dimanche matin, la presse européenne a salué le sacre inédit de la “jeunesse” du PSG: “Dans une performance qui pourrait être exposée au Louvre, Désiré Doué s’est livré à un déchaînement d’adolescent au coeur d’une défense de l’Inter Milan âgée”, a commenté le journal anglais The Sun. Le jeune Français a éclaboussé la finale de son aisance technique, son calme, un doublé et une passe décisive, ce qui n’avait jamais été réalisé avant lui dans une finale.Impliqué sur trois buts dont deux passes décisives, Ousmane Dembélé s’est aussi peut-être rapproché du Ballon d’Or, même si le fait de ne pas avoir marqué pourrait lui coûter des votes. Il a celui de son entraîneur Luis Enrique, qui l’a clamé haut et fort samedi.Justement, pour Marquinhos, l’explication simple de ce succès éclatant “s’appelle Luis Enrique”: “Même quand des gens n’y croyaient pas, lui croyait tout seul, avec nous et il était fier, et on voit aujourd’hui le résultat”. “Il voit le mental, l’équilibre de l’équipe, il voit les choses, il a l’expérience”, a-t-il ajouté devant la presse, alors que le bus parisien l’attendait dans un joyeux brouhaha et à coups de klaxons.Après des heures de fête s’ensuivront quelques jours de repos. Mais ils devront vite se replonger dans l’ambiance de compétition puisqu’ils joueront la Coupe du monde des clubs (14 juin – 13 juillet) aux Etats-Unis.Puis, le 13 août, ils affronteront Tottenham, qui a remporté la Ligue Europa, en finale de la Supercoupe.  

C1: après la victoire du PSG, les Marseillais se consolent d’être “à jamais les premiers”

A Marseille, même “dégoutés” par la victoire du rival honni parisien en Ligue des champions (5-0), les fans de foot reconnaissent que le PSG a “mérité” le trophée… que l’OM a gagné il y a 32 ans.”J’ai pas les mots… 4-0, c’est incontestable. On ne peut rien dire. Fallait s’y attendre, c’est le jeu. Mais on restera à jamais les premiers!”, se console Fabien Chabord, gérant du mythique Bar de la Plaine, au milieu du quartier branché du même nom qui vibre régulièrement de la passion de la ville pour le football. Oubliant même le 5e marqué par les Parisiens en fin de match.Comme lui, nombreux sont les supporteurs marseillais, qui depuis de longues années entretiennent une vive rivalité avec le club de la capitale, à rappeler que leur club restera historiquement le premier à avoir décroché la reine des coupes d’Europe, en 1993 (victoire 1-0 contre le Milan AC).”L’étoile sur le maillot, on est les premiers à l’avoir eue, et ça, personne ne nous l’enlèvera”, s’enorgueillit Walid, maillot de l’OM sur le dos et arrivé longtemps avant le coup d’envoi pour réserver une table en face des écrans. “On a le souffle coupé. On sait pas quoi dire… Il n’y a que Jul qui peut consoler le peuple marseillais”, estime l’air dépité son ami Benoît.”C’est pas les Parisiens qui l’ont gagné, c’est le Qatar!”, enrage leur voisin Samir.Partout dans la ville, un néophyte aurait pu penser que le match du soir opposait le club local à l’Inter Milan, tant les maillots des deux clubs étaient omniprésents. Cependant, si plusieurs bars avaient installé des écrans sur leur terrasse pour suivre la rencontre, ces derniers n’étaient pas aussi nombreux que lors de matches où la rivalité -voire l’animosité- contre une équipe est moins marquée (Coupe du monde, Euro). Ou bien sûr lors de soirées où l’OM joue…- “Mal dormir pendant 3 mois” -Sur la place de la Plaine, fief des “Marseille trop puissant”, club de supporters aux 3.700 membres, plusieurs centaines de spectateurs ont suivi la rencontre sur l’une des nombreuses terrasses. Plusieurs serveurs et serveuses arboraient un maillot de l’Olympique ou… de l’Inter.Si les Parisiens ont été copieusement sifflés lors de la présentation des équipes et les intéristes applaudis à chacune de leur (rare) action, un calme plat a envahi les lieux après la très rapide ouverture du score d’Achraf Hakimi.Puis, quelques minutes plus tard pour le deuxième but marqué par Désiré Doué, la foule laisse retentir un grand “noooooooon!”. Au troisième but, des insultes homophobes fusent à l’adresse des Parisiens.Au quatrième, le gérant du bar… coupe carrément le son du match, remplacé par une playlist de rappeurs marseillais.”Je suis dégoûté mais je m’y attendais tellement parce que l’Inter n’est pas si bon que ça. Ça me fait chier de le dire mais Paris le mérite: ils ont sorti les meilleures équipes”, avoue Théo Lamour, 30 ans, pourtant fervent supporteur du peuple “Bleu et blanc”.”Cette année c’était écrit, ils allaient tout rafler. Ça fait 10 ans qu’ils essaient. Le seul truc qui me fait plaisir c’est qu’ils l’ont gagné quand Mbappé est parti. Mais je vais quand même mal dormir pendant 3 mois…”, ajoute-t-il.Même analyse de la part d’Eléonore Bianchi, 36 ans, maillot de l’Inter sur le dos, dont le coeur balance entre les Italiens et l’OM et pour qui il est “hors de question de soutenir le PSG”.”Si je suis honnête, on a très mal joué: on n’était pas présent en attaque et peu en défense. J’ai le seum de dire ça mais ils l’ont méri…”, lâche la jeune femme avant de se raviser. “On a mal joué plutôt”, sourit-elle.Pour Serguei Verseil, 38 ans, “ils le méritent bien sûr, l’Inter touche pas le ballon. C’est dur… Mais on restera à jamais les premiers. Et l’année prochaine, on la gagne nous!”, glisse-t-il en riant. Sans vraiment y croire…

C1: après la victoire du PSG, les Marseillais se consolent d’être “à jamais les premiers”

A Marseille, même “dégoutés” par la victoire du rival honni parisien en Ligue des champions (5-0), les fans de foot reconnaissent que le PSG a “mérité” le trophée… que l’OM a gagné il y a 32 ans.”J’ai pas les mots… 4-0, c’est incontestable. On ne peut rien dire. Fallait s’y attendre, c’est le jeu. Mais on …

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Ligue des champions: à Paris, la fête bat son plein après le sacre

Les scènes de liesse se multiplient à Paris samedi après la victoire du PSG 5-0 face à l’Inter Milan, à Munich en finale de la Ligue des champions, avec des rassemblements de supporters autour du Parc des Princes et des Champs-Elysées, et quelques incidents. Même sans joueur sur le terrain, le Parc des Princes a résonné comme pour les plus belles affiches et a rugi à chacun des cinq buts des Parisiens, qui ont assuré une démonstration sans contestation possible contre l’Inter Milan (5-0). “C’est comme si le match se passait à la maison”, a lancé le rappeur Vacra, l’un des acteurs du spectacle d’avant-match dans un Parc des Princes où 48.000 billets ont été mis à la vente pour l’occasion afin de profiter de la finale avec quatre écrans géants au niveau du rond central.Chaque gros plan sur des supporters italiens en détresse a été célébré comme un but ou presque tandis que Désiré Doué, héros du match avec son doublé, a été longuement ovationné lors de sa sortie. – “En tachycardie” -Supporter du PSG depuis plus de 20 ans, Clément, maillot de Dembélé sur le dos, exulte: “C’est trop bon! Et tellement mérité! On a un chant qui parle de galères et de combats, ça n’a pas toujours été facile. Mais on a retrouvé la foi cette année avec une équipe sans star. C’est 11 mecs qui jouent les uns pour les autres”.”“Je m’attendais à être en tachycardie tout le match et finalement on a plié ça d’entrée. Quelle démonstration !”, s’enthousiasme Simon, maillot du PSG version 1992, son année de naissance, sur le dos. Dès le coup de sifflet final, un son et lumière avec des flammes a illuminé le terrain tandis que quelques kilomètres plus loin, la Tour Eiffel a brillé de mille feux aux couleurs parisiennes. Mais en-dehors, les supporters regroupés notamment sur les Champs-Elysées, interdits aux voitures pour l’occasion, et sur la place du Trocadéro ont célébré bien plus tôt le sacre, à grands coups de pétards, de chants et de coups klaxon. Les manifestations de joie ne sont pas allées sans débordements: les 5.400 policiers et gendarmes mobilisés pour la soirée à Paris et son agglomération ont eu recours au canon à eau sur les Champs-Elysées et ont dû évacuer des supporters descendus sur le périphérique alors même que le match se jouait encore. A 22H45, moment de la fin de match, 81 personnes avaient été interpellées, concentrées Porte de Saint-Cloud et en haut de l’avenue des Champs-Elysées notamment pour “détention de mortiers d’artifice, produits incendiaires”, selon la préfecture de police.Sur les Champs, beaucoup de vitrines de magasins ont été préventivement recouvertes de panneaux en bois léger par crainte de débordements, comme lors de la demi-finale retour.- “Comme en 98″ -Les célébrations vont durer une bonne partie de la nuit, notamment autour des Champs-Elysées. Une parade est prévue dimanche pour présenter le trophée. L’équipe parisienne sera également reçue par le chef de l’Etat Emmanuel Macron, dimanche à l’Elysée.”C’est énorme d’être là ce soir c’est historique ! Les Champs y a que ça à Paris ! J’ai suivi le match sur mon téléphone avec eux [ses 3 amis, NDLR]. On est là pour l’ambiance et on va célébrer, jusqu’à ce qu’il nous poussent dehors”, savoure Amine, 19 ans, venu de Nanterre Romain, 48 ans, est venu sur les Champs avec sa compagne. “On habite dans l’ouest de Paris, on a marché 30 minutes pour venir. Quand la France gagne on va sur les Champs, on était venu en 2018, j’étais là en 98… on attendait que Paris gagne depuis si longtemps” raconte-t-il. “Par contre l’ambiance est un peu particulière on s’attendait à des chants…” souligne-t-il quelques secondes plus tard, après un mouvement de foule. Le Collectif Ultras Paris (CUP) avait appelé les supporters à célébrer “sans débordements.””Ca va être incroyable à Paris, mais s’il vous plaît pas de violence, on ne casse rien, on est tranquilles on fait la fête seulement”, a plaidé l’attaquant du PSG Ousmane Dembélé au micro de CBS après la rencontre. sdu-js-dga-fs/dar/cpb/