Commission d’enquête : Coquerel (LFI) annonce saisir la justice après le refus de Kohler d’être auditionné

Le député Eric Coquerel (LFI) a annoncé mardi qu’il saisirait “dès ce jour” le procureur de la République pour demander des poursuites contre le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, après son nouveau refus d’être auditionné devant une commission d’enquête sur les raisons du dérapage des finances publiques.”J’ai donné une dernière chance à Monsieur Kohler pour se présenter devant notre commission puisqu’il en a l’obligation. Il vient de me répondre à l’instant que ce ne sera pas le cas. Donc je vais évidemment entamer dès ce jour une poursuite devant le procureur de la République”, a annoncé M. Coquerel, président de cette commission d’enquête, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée.”Certains diront qu’il a peut-être des choses à cacher. Je ne suis même pas sûr que ça soit l’élément fondamental. L’élément fondamental ? C’est que ces gens-là pensent qu’ils n’ont pas de comptes à rendre au Parlement. Je rappelle que Monsieur Kohler n’est pas le président de la République”, a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis devant des journalistes.La commission des Finances de l’Assemblée, présidée par Eric Coquerel, a obtenu pour six mois les pouvoirs d’une commission d’enquête et lancé ses travaux début décembre pour enquêter sur “les causes” de “la variation” et des “écarts des prévisions fiscales et budgétaires” constatés sur les années 2023 et 2024.Alexis Kohler, bras droit du président Emmanuel Macron, n’a pas répondu à la convocation de la commission invoquant des problèmes d’agenda, puis “le principe de séparation des pouvoirs”, selon différents courriers adressés à Eric Coquerel et consultés par l’AFP, dont le dernier est daté du 3 mars.Le secrétaire général de l’Elysée y invoque à nouveau “le principe de séparation des pouvoirs” entre l’exécutif et le législatif, pour justifier le fait qu’un collaborateur du président de la République puisse refuser d’être auditionné devant une commission d’enquête, estimant qu’une telle audition risquerait de “porter atteinte aux principes constitutionnels qui encadrent le fonctionnement de nos institutions”.Selon une ordonnance du 17 novembre 1958, toute personne dont une commission d’enquête a jugé l’audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée. La personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende.M. Kohler s’est déjà présenté devant des commissions d’enquête, en 2019 sur l’affaire Benalla au Sénat, ou en 2020 sur les concessions d’autoroute, toujours à la chambre haute.

Trade wars intensify as US tariffs on Canada, Mexico and China take force

Mounting trade wars between the United States and its largest economic partners deepened on Tuesday as US tariffs on Canada, Mexico and China kicked in, sparking swift retaliation from Beijing and Ottawa.Stinging US tariffs on Canadian and Mexican goods came into effect as a deadline to avert President Donald Trump’s levies passed without the nations striking a deal — a move set to snarl supply chains.Trade war fears sent markets falling in Asia and Europe on Tuesday in response to what analysts said were its steepest tariffs on imports since the 1940s.Trump had announced — and then paused — the blanket 25 percent tariffs on imports from major trading partners Canada and Mexico in February, accusing them of failing to stop illegal immigration and drug trafficking.In pushing ahead with the duties, Trump cited a lack of progress in tackling the flow of drugs like fentanyl into the United States.The duties stand to impact over $918 billion worth of US imports from both countries.The sweeping duties on Canada and Mexico are set to hamper supply chains for key sectors like automobiles and construction materials, risking cost increases to households.Mexico supplied 63 percent of US vegetable imports and nearly half of US fruit and nut imports in 2023, according to the US Department of Agriculture.More than 80 percent of US avocados come from Mexico — meaning higher import costs could push up prices for American shoppers.And the United States imports construction materials from Canada, too, meaning tariffs could drive up housing costs.More than 70 percent of imports of two key materials homebuilders need — softwood lumber and gypsum — come from Canada and Mexico, said National Association of Home Builders chairman Carl Harris.- ‘Bitter end’ -Trump also inked an order Monday to increase a previously imposed 10 percent tariff on China to 20 percent — piling atop existing levies on various Chinese goods.Beijing condemned the “unilateral imposition of tariffs by the US” and swiftly retaliated, saying it would impose 10 and 15 percent levies on a range of agricultural imports from the United States.China’s tariffs will come into effect next week and will impact tens of billions of dollars in imports, from US soybeans to chickens.Beijing’s foreign ministry vowed to fight a US trade war to the “bitter end.””The Chinese people will not be intimidated,” spokesman Lin Jian said.And after Trump earlier announced tariffs on EU products would be 25 percent, France’s Economy Minister Eric Lombard called for the European Union to reach a “balanced deal” with Washington.EU trade spokesman Olof Gill warned the tariffs on Canada and Mexico threatened transatlantic “economic stability” and risked “disrupting global trade,” urging Washington to reverse course.Economists caution that tariffs could raise consumer prices while weighing on growth and employment.The Tax Foundation estimates that before accounting for foreign retaliation, tariffs on Canada, Mexico and China this time would each cut US economic output by 0.1 percent.This could complicate Trump’s efforts to fulfill his campaign promises of lowering prices for Americans.Former US officials see Trump’s tariffs over drugs like fentanyl as a means to tackle socio-economic problems — while providing legal justifications to move quickly.Washington is also seeking leverage and to rebalance trade ties, analysts say.But using emergency economic powers to impose tariffs on Canada, Mexico and China is a novel move, and could trigger lawsuits.- US tariffs won’t ‘go unanswered’ -Canadian Prime Minister Justin Trudeau on Monday pledged to impose retaliatory 25 percent tariffs on Washington, saying in a statement: “Canada will not let this unjustified decision go unanswered.”Mexican President Claudia Sheinbaum said her country has contingency plans.If Trump continues with his tariff plans, KPMG chief economist Diane Swonk warned ahead of them going into effect: “We could easily reach the highest effective tariff rate since 1936 by the beginning of 2026.”Both consumers and manufacturers stand to bear the costs of additional tariffs, which could diminish demand and trigger layoffs as businesses try to keep costs under control, she told AFP.Robert Dietz, chief economist at the National Association of Home Builders, told AFP the group expects a possible “combined duty tariff rate of above 50 percent on Canadian lumber” as proposed duties add up.Even as the United States also plans to expand forestry, Dietz said, prices will likely rise in the short-run.burs-oho/cms/sco

Bétharram: la congrégation reconnaît sa “responsabilité” et annonce des mesures

La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l’établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques au cÅ“ur d’une vaste affaire de violences physiques et de viols, reconnaît mardi sa “responsabilité” en annonçant des mesures, alors que de nombreux plaignants fustigeaient son “mutisme”.”Je prends la parole au nom de la congrégation pour dire que nous sommes toujours très affectés par ce qui s’est passé (…) par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués” mais auxquels “le contraire” est arrivé: “ils ont été anéantis”, a déclaré le prêtre Laurent Bacho, 75 ans et ancien vicaire régional des bétharramites, qui a accordé une interview à l’AFP.”Pour aboutir à une position commune irrévocable, il nous a fallu du temps”, admet le religieux, dont le large sourire semble vouloir compenser une appréhension palpable pour cette prise de parole officielle.Depuis un an, d’anciens religieux et personnels laïcs de Notre-Dame-de-Bétharram sont visés par plus de 150 plaintes déposées pour violences physiques, agressions sexuelles et viols.Laurent Bacho, responsable de la cellule d’écoute au sein de la congrégation, a déjà rencontré huit victimes. “Je n’ai pas douté” de leur parole, assure-t-il. Mais il murmure aussi sa “douloureuse” prise de conscience, comparable à un coup “d’épée”: les personnes accusées sont “des frères (qu’il a) appréciés”. “Ce n’est pas moi en tant que tel mais je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable.”En mai dernier, la congrégation s’est tournée vers l’Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD) afin de trouver la “sérénité” nécessaire aux décisions “douloureuses”, résume Laurent Bacho.Cette ONG doit “les accompagner” pour satisfaire “le plus possible les droits des victimes” et prévenir de nouvelles violences, explique à l’AFP sa directrice, Magalie Besse.- “Toutes les victimes” -De premières mesures ont été décidées.Jusqu’à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de “700.000 euros”, soit 60% de ses finances, les 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Église depuis 2021.Mais elle ne prenait pas en compte les victimes de laïcs. Les pères de Bétharram veulent indemniser désormais ces dernières, grâce à “la vente des quelques biens immobiliers” qu’ils possèdent à Lestelle-Bétharram, à l’exception du sanctuaire emblématique, selon Laurent Bacho.”Nous allons nous dépouiller (…) et c’est d’autant plus douloureux que ces biens ont été acquis par notre fondateur Michel Garicoïts”, ajoute-t-il. Le montant des réparations dépendra notamment des fonds récoltés lors de ces ventes, et de la teneur des dénonciations.”Jésus prit la place de toutes les victimes, lui qui était innocent”: M. Bacho déclame le “texte fondateur” de la congrégation, en menant l’AFP à un lieu baptisé “le calvaire”, près de l’école de Bétharram.”Que nous soyons montés ici est un grand symbole, c’est comme un ordre qui m’est fait”, dit le prêtre: la congrégation doit “prendre en compte toutes les victimes”.Y compris pour les violences physiques, non concernées par l’indemnisation ? “Il y a des questions techniques complexes” liées au nombre important des victimes, répond Magalie Besse, mais “il va falloir proposer des solutions” pour ces violences physiques “extrêmement graves”.- Commission d’enquête indépendante -Une “réparation mémorielle” sera aussi proposée à toutes les victimes, souligne Laurent Bacho. Le 15 mars à Bayonne, l’IFJD organise un forum pour ouvrir “un dialogue” entre celles qui le souhaitent et des membres de la congrégation. L’idée d’installer une plaque ou d’édifier un monument y sera évoquée.Ce rendez-vous sera aussi l’occasion d’expliciter le fonctionnement d’une nouvelle commission d’enquête indépendante, financée par la congrégation.Composée de membres externes qui restent à définir, elle devra investiguer “pendant au moins six mois” sur “les causes” des “abus massifs”, assure Laurent Bacho: les commissaires entendront des victimes, des membres de la congrégation, ils pourront “étudier les archives” de Bétharram, creuseront son fonctionnement dans les “différents pays” où elle est présente…”Pourquoi nous n’avons rien vu, rien su ?”, répète Laurent Bacho, circonscrivant les violences à “des personnalités déviantes” et rejetant l’idée d’un “système” ayant permis cinquante ans de violences.”La congrégation a beaucoup avancé dans sa prise de conscience” ces derniers mois “mais le travail de la commission sera aussi d’accompagner pour achever ce travail de réflexion”, estime Magalie Besse. Qui suggère d’interroger aussi “les acteurs de l’Éducation nationale”, les “politiques”, “une partie des élites”… qui ont pu contribuer “au déni”. “L’Etat n’a pas été au rendez-vous” dans cette affaire, avait regretté le 21 février la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, au sujet de cet établissement presque jamais inspecté en trente ans à part un contrôle en 1996 n’ayant rien relevé d’anormal malgré déjà des signalements de violences. Mme Borne avait toutefois déploré “l’exploitation politique” de cette affaire qui éclabousse le chef du gouvernement François Bayrou. Ministre de l’Education entre 1993 et 1997, à l’époque de certains des faits incriminés, il répète n’avoir “jamais été informé” dans le passé des violences sexuelles dans cet établissement qu’ont fréquenté plusieurs de ses enfants et où son épouse a enseigné le catéchisme, malgré des témoignages affirmant le contraire.

Bétharram: la congrégation reconnaît sa “responsabilité” et annonce des mesures

La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l’établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques au cÅ“ur d’une vaste affaire de violences physiques et de viols, reconnaît mardi sa “responsabilité” en annonçant des mesures, alors que de nombreux plaignants fustigeaient son “mutisme”.”Je prends la parole au nom de la congrégation pour dire que nous sommes toujours très affectés par ce qui s’est passé (…) par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués” mais auxquels “le contraire” est arrivé: “ils ont été anéantis”, a déclaré le prêtre Laurent Bacho, 75 ans et ancien vicaire régional des bétharramites, qui a accordé une interview à l’AFP.”Pour aboutir à une position commune irrévocable, il nous a fallu du temps”, admet le religieux, dont le large sourire semble vouloir compenser une appréhension palpable pour cette prise de parole officielle.Depuis un an, d’anciens religieux et personnels laïcs de Notre-Dame-de-Bétharram sont visés par plus de 150 plaintes déposées pour violences physiques, agressions sexuelles et viols.Laurent Bacho, responsable de la cellule d’écoute au sein de la congrégation, a déjà rencontré huit victimes. “Je n’ai pas douté” de leur parole, assure-t-il. Mais il murmure aussi sa “douloureuse” prise de conscience, comparable à un coup “d’épée”: les personnes accusées sont “des frères (qu’il a) appréciés”. “Ce n’est pas moi en tant que tel mais je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable.”En mai dernier, la congrégation s’est tournée vers l’Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD) afin de trouver la “sérénité” nécessaire aux décisions “douloureuses”, résume Laurent Bacho.Cette ONG doit “les accompagner” pour satisfaire “le plus possible les droits des victimes” et prévenir de nouvelles violences, explique à l’AFP sa directrice, Magalie Besse.- “Toutes les victimes” -De premières mesures ont été décidées.Jusqu’à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de “700.000 euros”, soit 60% de ses finances, les 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Église depuis 2021.Mais elle ne prenait pas en compte les victimes de laïcs. Les pères de Bétharram veulent indemniser désormais ces dernières, grâce à “la vente des quelques biens immobiliers” qu’ils possèdent à Lestelle-Bétharram, à l’exception du sanctuaire emblématique, selon Laurent Bacho.”Nous allons nous dépouiller (…) et c’est d’autant plus douloureux que ces biens ont été acquis par notre fondateur Michel Garicoïts”, ajoute-t-il. Le montant des réparations dépendra notamment des fonds récoltés lors de ces ventes, et de la teneur des dénonciations.”Jésus prit la place de toutes les victimes, lui qui était innocent”: M. Bacho déclame le “texte fondateur” de la congrégation, en menant l’AFP à un lieu baptisé “le calvaire”, près de l’école de Bétharram.”Que nous soyons montés ici est un grand symbole, c’est comme un ordre qui m’est fait”, dit le prêtre: la congrégation doit “prendre en compte toutes les victimes”.Y compris pour les violences physiques, non concernées par l’indemnisation ? “Il y a des questions techniques complexes” liées au nombre important des victimes, répond Magalie Besse, mais “il va falloir proposer des solutions” pour ces violences physiques “extrêmement graves”.- Commission d’enquête indépendante -Une “réparation mémorielle” sera aussi proposée à toutes les victimes, souligne Laurent Bacho. Le 15 mars à Bayonne, l’IFJD organise un forum pour ouvrir “un dialogue” entre celles qui le souhaitent et des membres de la congrégation. L’idée d’installer une plaque ou d’édifier un monument y sera évoquée.Ce rendez-vous sera aussi l’occasion d’expliciter le fonctionnement d’une nouvelle commission d’enquête indépendante, financée par la congrégation.Composée de membres externes qui restent à définir, elle devra investiguer “pendant au moins six mois” sur “les causes” des “abus massifs”, assure Laurent Bacho: les commissaires entendront des victimes, des membres de la congrégation, ils pourront “étudier les archives” de Bétharram, creuseront son fonctionnement dans les “différents pays” où elle est présente…”Pourquoi nous n’avons rien vu, rien su ?”, répète Laurent Bacho, circonscrivant les violences à “des personnalités déviantes” et rejetant l’idée d’un “système” ayant permis cinquante ans de violences.”La congrégation a beaucoup avancé dans sa prise de conscience” ces derniers mois “mais le travail de la commission sera aussi d’accompagner pour achever ce travail de réflexion”, estime Magalie Besse. Qui suggère d’interroger aussi “les acteurs de l’Éducation nationale”, les “politiques”, “une partie des élites”… qui ont pu contribuer “au déni”. “L’Etat n’a pas été au rendez-vous” dans cette affaire, avait regretté le 21 février la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, au sujet de cet établissement presque jamais inspecté en trente ans à part un contrôle en 1996 n’ayant rien relevé d’anormal malgré déjà des signalements de violences. Mme Borne avait toutefois déploré “l’exploitation politique” de cette affaire qui éclabousse le chef du gouvernement François Bayrou. Ministre de l’Education entre 1993 et 1997, à l’époque de certains des faits incriminés, il répète n’avoir “jamais été informé” dans le passé des violences sexuelles dans cet établissement qu’ont fréquenté plusieurs de ses enfants et où son épouse a enseigné le catéchisme, malgré des témoignages affirmant le contraire.

Mort de Nahel: le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre contre le policier auteur du tir

Le parquet de Nanterre a requis un procès pour meurtre contre le policier ayant tiré sur Nahel en juin 2023, une mort devenue symbole des violences policières et qui est à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France, a annoncé le ministère public mardi.Le parquet “a requis le 3 mars 2025 le renvoi du policier mis en examen (…) du chef de meurtre, et le non-lieu du chef de complicité de meurtre pour le second policier présent lors des faits”, détaille la même source dans un communiqué.Le jeune homme a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier motocycliste qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait. Dans la foulée, une enquête pour meurtre avait été ouverte. Celle-ci s’est achevée le 2 août. Une première version policière, selon laquelle le jeune homme aurait foncé sur le motard, avait été infirmée par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux.La mère de Nahel, Mounia Merzouk, est “soulagée” par l’annonce des réquisitions pour meurtre, a indiqué à l’AFP son avocat Me Frank Berton, sollicité par l’AFP.”Il n’y avait pas d’autre qualification envisageable dans cette affaire, le geste est volontaire et l’intention de tuer évidente”, a-t-il souligné.L’auteur du coup de feu mortel, Florian M., a été mis en examen pour meurtre et incarcéré pendant cinq mois, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.L’autre policier présent était lui sous le statut de témoin assisté.Une reconstitution des faits avait eu lieu le 5 mai 2024. En présence de leurs avocats, Florian M., son collègue présent ce jour-là et plusieurs témoins ont été confrontés à leurs déclarations, notamment pour établir si le policier auteur du tir était en danger de mort. Après cette reconstitution, “deux confrontations” ont été “organisées les 15 et 16 juillet 2024”, précise le parquet.Etaient présents les policiers, la mère de Nahel et les deux passagers du véhicule conduit par l’adolescent au moment des faits, selon une source proche du dossier.Contacté, l’avocat du policier auteur du tir, Me Laurent-Franck Liénard, n’était pas joignable dans l’immédiat.gd-dho-mlf-js/cal/pta

Mort de Nahel: le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre contre le policier auteur du tir

Le parquet de Nanterre a requis un procès pour meurtre contre le policier ayant tiré sur Nahel en juin 2023, une mort devenue symbole des violences policières et qui est à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France, a annoncé le ministère public mardi.Le parquet “a requis le 3 mars 2025 le renvoi du policier mis en examen (…) du chef de meurtre, et le non-lieu du chef de complicité de meurtre pour le second policier présent lors des faits”, détaille la même source dans un communiqué.Le jeune homme a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier motocycliste qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait. Dans la foulée, une enquête pour meurtre avait été ouverte. Celle-ci s’est achevée le 2 août. Une première version policière, selon laquelle le jeune homme aurait foncé sur le motard, avait été infirmée par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux.La mère de Nahel, Mounia Merzouk, est “soulagée” par l’annonce des réquisitions pour meurtre, a indiqué à l’AFP son avocat Me Frank Berton, sollicité par l’AFP.”Il n’y avait pas d’autre qualification envisageable dans cette affaire, le geste est volontaire et l’intention de tuer évidente”, a-t-il souligné.L’auteur du coup de feu mortel, Florian M., a été mis en examen pour meurtre et incarcéré pendant cinq mois, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.L’autre policier présent était lui sous le statut de témoin assisté.Une reconstitution des faits avait eu lieu le 5 mai 2024. En présence de leurs avocats, Florian M., son collègue présent ce jour-là et plusieurs témoins ont été confrontés à leurs déclarations, notamment pour établir si le policier auteur du tir était en danger de mort. Après cette reconstitution, “deux confrontations” ont été “organisées les 15 et 16 juillet 2024”, précise le parquet.Etaient présents les policiers, la mère de Nahel et les deux passagers du véhicule conduit par l’adolescent au moment des faits, selon une source proche du dossier.Contacté, l’avocat du policier auteur du tir, Me Laurent-Franck Liénard, n’était pas joignable dans l’immédiat.gd-dho-mlf-js/cal/pta