Colère agricole: réveillon en vue sur les barrages du Sud-Ouest

Des agriculteurs mobilisés depuis une dizaine de jours contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), épizootie touchant les bovins, ont annoncé préparer leur réveillon de Noël sur les quelques barrages toujours maintenus dans le Sud-Ouest.”On espérait des avancées (…) L’État ne veut pas apporter de solutions. On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. On fera le réveillon sur l’autoroute”, a déclaré Jérôme Bayle, figure de la contestation et pilier du barrage de Carbonne (Haute-Garonne), dressé sur l’A64 Toulouse-Bayonne le 12 décembre.”Je pense que si (le gouvernement) demande une trêve de Noël, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas envie de travailler (…) On traite les conséquences de la DNC mais on n’a toujours pas trouvé la cause”, a-t-il dit en sortant d’une réunion avec le préfet.En Haute-Garonne, un nouveau cas de DNC a été annoncé par le ministère de l’Agriculture, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Les 72 vaches du troupeau ont été abattues mardi. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude. À la veille du 24 décembre, journée très “chargée” sur les routes selon Bison Futé, des blocages ont persisté mardi sur plusieurs autoroutes, comme sur l’A63 au sud de Bordeaux ou sur l’A64 à Carbonne et Briscous (Pyrénées-Atlantiques).Avec 53 actions et 1.600 manifestants mardi, selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation reste en baisse comparée à la semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi), mais en progression par rapport à la veille (35 actions mobilisant 1.200 personnes) et à un week-end plus calme.Au Pays basque, le syndicat agricole ELB, affilié à la Confédération paysanne et représentant environ la moitié des effectifs sur le barrage de Briscous, a annoncé mardi “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir (ses) forces intactes”, mais la Coordination rurale, elle, compte rester sur place.La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a chiffré à “plus d’un million d’euros” le coût global des blocages dans le département, selon “une première évaluation” intégrant le nettoyage et la remise en état des routes, les pertes des sociétés d’autoroutes ou encore la réparation de radars endommagés, mais pas les impacts sur l’activité économique comme par exemple le manque à gagner des stations de ski.À Cestas au sud de Bordeaux, les manifestants de la Coordination rurale de Gironde (CR33) ont pour leur part annoncé l’organisation d’un réveillon “façon auberge espagnole” et d’une messe de Noël mercredi soir sur leur barrage, à l’instar des agriculteurs mobilisés à Carbonne près de Toulouse.À Héricourt (Haute-Saône), une cinquantaine d’agriculteurs ont mis en place mardi un barrage filtrant sur une route nationale, arrêtant les camions pour inspecter leur chargement en quête de produits d’origine étrangère, a indiqué à l’AFP la préfecture.Le maintien de blocages et déviations laisse entrevoir des complications sur les routes pour la veille de Noël mercredi, “l’une des journées les plus chargées” de la période des fêtes selon Bison Futé.Dans le sens des départs, l’agence publique d’information routière a classé la journée rouge en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, orange ailleurs.bur-mk-gag-mer-jed/jco

Colère agricole: réveillon en vue sur les barrages du Sud-Ouest

Des agriculteurs mobilisés depuis une dizaine de jours contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), épizootie touchant les bovins, ont annoncé préparer leur réveillon de Noël sur les quelques barrages toujours maintenus dans le Sud-Ouest.”On espérait des avancées (…) L’État ne veut pas apporter de solutions. On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. On fera le réveillon sur l’autoroute”, a déclaré Jérôme Bayle, figure de la contestation et pilier du barrage de Carbonne (Haute-Garonne), dressé sur l’A64 Toulouse-Bayonne le 12 décembre.”Je pense que si (le gouvernement) demande une trêve de Noël, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas envie de travailler (…) On traite les conséquences de la DNC mais on n’a toujours pas trouvé la cause”, a-t-il dit en sortant d’une réunion avec le préfet.En Haute-Garonne, un nouveau cas de DNC a été annoncé par le ministère de l’Agriculture, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Les 72 vaches du troupeau ont été abattues mardi. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude. À la veille du 24 décembre, journée très “chargée” sur les routes selon Bison Futé, des blocages ont persisté mardi sur plusieurs autoroutes, comme sur l’A63 au sud de Bordeaux ou sur l’A64 à Carbonne et Briscous (Pyrénées-Atlantiques).Avec 53 actions et 1.600 manifestants mardi, selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation reste en baisse comparée à la semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi), mais en progression par rapport à la veille (35 actions mobilisant 1.200 personnes) et à un week-end plus calme.Au Pays basque, le syndicat agricole ELB, affilié à la Confédération paysanne et représentant environ la moitié des effectifs sur le barrage de Briscous, a annoncé mardi “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir (ses) forces intactes”, mais la Coordination rurale, elle, compte rester sur place.La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a chiffré à “plus d’un million d’euros” le coût global des blocages dans le département, selon “une première évaluation” intégrant le nettoyage et la remise en état des routes, les pertes des sociétés d’autoroutes ou encore la réparation de radars endommagés, mais pas les impacts sur l’activité économique comme par exemple le manque à gagner des stations de ski.À Cestas au sud de Bordeaux, les manifestants de la Coordination rurale de Gironde (CR33) ont pour leur part annoncé l’organisation d’un réveillon “façon auberge espagnole” et d’une messe de Noël mercredi soir sur leur barrage, à l’instar des agriculteurs mobilisés à Carbonne près de Toulouse.À Héricourt (Haute-Saône), une cinquantaine d’agriculteurs ont mis en place mardi un barrage filtrant sur une route nationale, arrêtant les camions pour inspecter leur chargement en quête de produits d’origine étrangère, a indiqué à l’AFP la préfecture.Le maintien de blocages et déviations laisse entrevoir des complications sur les routes pour la veille de Noël mercredi, “l’une des journées les plus chargées” de la période des fêtes selon Bison Futé.Dans le sens des départs, l’agence publique d’information routière a classé la journée rouge en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, orange ailleurs.bur-mk-gag-mer-jed/jco

La loi spéciale adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

Le Parlement a adopté mardi le projet de loi spéciale qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Le projet de loi, déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026, a été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/jco

La loi spéciale adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

Le Parlement a adopté mardi le projet de loi spéciale qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Le projet de loi, déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026, a été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/jco

La loi spéciale adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

Le Parlement a adopté mardi le projet de loi spéciale qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Le projet de loi, déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026, a été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/jco

La “loi spéciale” en passe d’être adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, le projet de loi spéciale a été transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive mardi soir. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/frd/

La “loi spéciale” en passe d’être adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, le projet de loi spéciale a été transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive mardi soir. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/frd/

Greta Thunberg arrested at pro-Palestinian protest in London

London police on Tuesday arrested Swedish activist Greta Thunberg at a demonstration in support of pro-Palestinian hunger strikers, Palestinian campaign groups said.Thunberg’s arrest makes her the highest profile person to be detained by police since the government banned the Palestine Action group under anti-terror laws.Prisoners for Palestine, which organised the protest, said in a statement that Thunberg was arrested under the UK Terrorism Act. Thunberg, 22, was holding a sign reading: “I support the Palestine Action prisoners. I oppose genocide.”City of London Police said several people were arrested.They did not directly name Thunberg, but said “a 22-year-old woman… has been arrested for displaying an item (in this case a placard) in support of a proscribed organisation (in this case Palestine Action) contrary to Section 13 of the Terrorism Act 2000”.Hours later, police said she was released on bail.Police said another three people were arrested at the protest, at a building in London’s financial quarter, on suspicion of criminal damage.The three were detained after “hammers and red paint were used to damage a building” and they glued themselves to fixtures nearby, police said. Prisoners for Palestine said its protest had targeted the offices of Aspen Insurance because the company provided services to Israeli-linked defence firm Elbit Systems UK.- ‘Political prisoners’ -Thunberg on Monday described the detained hunger strikers as “political prisoners” in a video posted on Instagram.The British government in July outlawed Palestine Action after activists broke into an air force base and caused an estimated £7 million ($9.3 million) of damage.Some of the eight detainees who went on hunger strike had been charged over that incident.The group, aged between 20 and 31, are facing trials relating to break-ins or criminal damage by Palestine Action.Their hunger strike is to protest their treatment and call for their release on bail.The first two prisoners going on the hunger strike were into their 52nd day, Prisoners for Palestine said on Tuesday. The Guardian newspaper reported that three of the eight had ended their hunger strike.Asked about it in parliament last week, Prime Minister Keir Starmer said “rules and procedures” were being followed.The government’s ban on Palestine Action — which makes being a member of the group or supporting it a serious criminal offence punishable by up to 14 years in prison — has resulted in at least 2,300 arrests of demonstrators, according to protest organisers Defend Our Juries. According to London’s Met Police in late November, so far 254 out of the more than 2,000 arrested have been charged with a lesser offence which carries a sentence of up to six months.Thunberg has maintained a high profile in protests supporting Palestinians.In October, she was among hundreds of people who boarded a flotilla that tried to break through the Israeli blockade of Gaza.

L’Ukraine se retire d’une ville de l’est, la Russie poursuit ses frappes

L’armée ukrainienne a annoncé mardi s’être retirée de la petite ville de Siversk, dans l’est du pays, sous la pression des forces russes qui par ailleurs poursuivent leurs frappes meurtrières à deux jours de Noël, notamment sur le système énergétique du pays.”Afin de préserver la vie de nos soldats et la capacité de combat de nos unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés” de Siversk, a indiqué sur Telegram l’état-major de l’armée ukrainienne.Les troupes de Moscou “disposent d’un avantage significatif en termes d’effectifs et d’équipement et, malgré des pertes importantes, poursuivent leurs opérations offensives”, a ajouté l’état-major.La Russie avait revendiqué il y a deux semaines la prise de Siversk, l’un des derniers verrous avant les villes importantesde la région encore sous contrôle ukrainien, Kramatorsk et Sloviansk.Siversk, qui omptait environ 11.000 habitants avant la guerre, est aujourd’hui en grande partie détruite.Des frappes russes d’ampleur ont par ailleurs visé le secteur énergétique ukrainien, tuant trois personnes et provoquant de nouvelles coupures de courant.Ces derniers mois, la Russie a frappé à de multiples reprises les infrastructures électriques et gazières de l’Ukraine, mettant à rude épreuve le réseau énergétique en plein hiver.- 635 drones et 38 missiles -Dans la nuit de lundi à mardi, elle a visé le pays avec 635 drones et 38 missiles, dont respectivement 587 et 34 ont été abattus, selon les chiffres de l’armée de l’air ukrainienne.Le président Volodymyr Zelensky a fait état de treize régions du pays visées, dont la capitale Kiev, où l’alerte antiaérienne a sonné pendant plus de quatre heures mardi matin.Trois personnes ont été tuées: une dans la région de Kiev, une autre dans celle de Khmelnytsky (ouest) et une fillette dans celle de Jytomyr (centre-ouest), selon les autorités locales. Plus de dix personnes, dont des enfants, ont été blessées.Ces frappes ont déclenché des coupures de courant d’urgence dans plusieurs régions ukrainiennes.Mardi en début de soirée, le ministère de l’Energie a indiqué qu’après cette attaque “massive”, les services concernés “stabilisaient progressivement la situation”.”Les mesures de restriction de la consommation restent en vigueur dans toutes les régions”, a ajouté le ministère.- “Stratégie cynique” -“Le moment choisi pour cette attaque – deux jours avant Noël et pendant la première vague de froid prolongée de l’hiver – souligne la stratégie cynique de la Russie”, a dénoncé l’opérateur électrique privé DTEK.La région méridionale d’Odessa, frappée à plusieurs reprises ces dernières semaines en réponse à des attaques ukrainiennes sur des pétroliers liés à la Russie en mer Noire et en Méditerranée, a notamment été visée.Olena Dolkhatchova, une enseignante de mathématiques de 40 ans, a raconté à l’AFP devoir désormais travailler à la lumière des bougies.”Malgré tout, nous travaillons, nous faisons cours. (…) Nous n’abandonnons pas”, a-t-elle poursuivi.Selon Anastassia Koulakivska, gérante d’un salon de beauté, “sept jours sans électricité sont devenus la norme à Odessa”.Comme lors des précédentes frappes, le ministère russe de la Défense a indiqué avoir frappé “des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations énergétiques assurant leur fonctionnement”.Le directeur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, Sergiy Tarakanov, a mis en garde contre le risque qu’une frappe russe provoque l’effondrement du “sarcophage” de confinement du réacteur accidenté en 1986.”Personne ne peut garantir que l’abri restera debout après cela”, a-t-il dit à l’AFP.- “Signal extrêmement clair” -De son côté, le président Volodymyr Zelensky a estimé que ces frappes “envoient un signal extrêmement clair sur les priorités de la Russie”, au moment où Washington déploie des efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit.Une série de rencontres séparées entre négociateurs russe et ukrainien et les Américains ont eu lieu pendant le weekend aux Etats-Unis. Si Kiev et Washington ont salué des échanges “productifs”, Moscou a fait état seulement de “lents progrès” et critiqué la position des Européens.Dans son allocution quotidienne lundi soir, le président ukrainien a affirmé qu’il serait informé mardi des résultats détaillés de ces discussions par ses négociateurs, de retour de Floride.Ces derniers “ont effectué un gros travail, avant tout sur les documents concernant les garanties de sécurité” qui seraient apportées à Kiev en cas d’accord, a déclaré M. Zelensky.En attendant un accord, sur le terrain, l’armée russe a poursuivi ses avancées, outre la prise de Siversk. Elle a revendiqué mardi la prise de plusieurs localités dans les régions de Kharkiv (nord-est) et Dnipropetrovsk (centre-est).Les forces russes, qui occupent environ 19% du territoire ukrainien, ont accéléré leur progression sur le front ces derniers mois.

Latest Epstein files renew scrutiny of Britain’s ex-prince Andrew

A man who appears to be Britain’s former prince Andrew discussed arranging meetings with “inappropriate friends” with Ghislaine Maxwell, the accomplice of notorious sex offender Jeffrey Epstein, according to newly released US government documents.The emails are among nearly 30,000 pages made public by the US Justice Department under a transparency law and add fresh detail to the long-running controversy surrounding Andrew’s links to Epstein and Maxwell.The correspondence dates from 2001 and 2002 and was sent from an account using the alias “The Invisible Man” and signing off as “A.” In one August 2001 message, the writer says he is staying at Balmoral, the British royal family’s summer residence in Scotland, and asks Maxwell: “Have you found me some new inappropriate friends?”While the author is not explicitly named, several details point toward the former prince, whose royal titles were stripped in the fallout from the scandal.The emails refer to Balmoral, to a valet who had served the writer since childhood and to leaving the “RN” — a reference to the Royal Navy, which Andrew left in July 2001. Andrew has previously acknowledged his friendship with Maxwell and Epstein but has denied all allegations of wrongdoing.In the exchange, Maxwell replies apologetically that she has found only “appropriate” friends, prompting a terse response from “A”: “Distraught!” In another email chain from early 2002, Maxwell forwards correspondence about a proposed trip to Peru that includes plans to introduce “Andrew” to companions described as “friendly and discreet.”Maxwell, who is serving a 20-year jail sentence for sex trafficking, suggests to her acquaintance that he organize some “two-legged sight-seeing.”Files highlighted by American media also illuminate tensions between Andrew and US prosecutors, with internal Justice Department emails showing lawyers debating how to respond publicly to claims by his legal team that he was willing to cooperate.Prosecutors privately disputed those claims and later accused him of offering “zero cooperation” when asked to submit to an interview.US authorities sought to question Andrew in connection with investigations into Epstein — whose 2019 jailhouse death has been ruled a suicide — although the royal was not a criminal target.Andrew settled a US civil lawsuit in 2022 brought by Virginia Giuffre, who alleged she was trafficked by Epstein and forced to have sex with the royal when she was a teenager. He did not admit liability.Giuffre died by suicide in April and fallout from the posthumous publication of her memoir six months later ultimately saw Andrew stripped of his remaining royal titles.