Eddy Mitchell et Universal condamnent le détournement antisémite d’un de ses tubes

Le chanteur Eddy Mitchell et son label Universal Music France ont condamné samedi le détournement du tube “Couleur menthe à l’eau” avec des paroles antisémites et négationnistes, lors d’un festival d’un mouvement d’extrême droite en 2023.Une vidéo, dévoilée par Mediapart, montre un individu détourner le texte de cette chanson d’amour sortie en 1980, lors d’un évènement du mouvement d’extrême droite Égalité & Réconciliation d’Alain Soral, militant raciste et négationniste multicondamné.Eddy Mitchell et son label “ont demandé le retrait immédiat de cette vidéo et condamnent avec la plus grande fermeté les paroles antisémites et négationnistes d’une extrême gravité que cet individu a substituées aux paroles originales”, a écrit Universal Music France dans un communiqué.La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, avait annoncé quelques jours plus tôt faire un signalement au procureur de la République.”On n’acceptera jamais la banalisation de l’antisémitisme, d’où qu’il vienne, que soit d’extrême gauche ou d’extrême droite”, avait-elle déclaré, estimant que dans ce cas précis, le caractère antisémite ne faisait “aucun doute”.Avec sa voix de crooner, Eddy Mitchell est un des visages de la chanson française. Ses six décennies de carrière ont été marquées par des succès comme “Pas de boogie woogie”, “Il ne rentre pas ce soir” ou “Tu peux préparer le café noir”.Agé de 83 ans, il reste actif avec “Amigos”, son 40e album sorti l’année passée, mais a dû se résoudre à annuler une tournée prévue à l’été 2025, à cause de soucis de santé.

Tens of thousands attend funeral of slain Bangladesh student leader

Massive crowds gathered in Bangladesh’s capital on Saturday for the funeral of a slain student leader, held under tight security after two days of protests and violence.Tens of thousands of people joined the funeral procession to pay their respects to Sharif Osman Hadi, a key figure in last year’s pro-democracy uprising who was set to contest the general elections in February.He was shot by masked gunmen last week while leaving a mosque in Dhaka, and died in a hospital in Singapore on Thursday.”You are in our hearts and you will remain in the heart of all Bangladeshis as long as the country exists,” interim leader Muhammad Yunus said in an emotional speech in front of the parliament building, where funeral prayers were held.Police wearing body cameras were deployed in the area, and flags were flown at half-mast to mark a day of state mourning.Hadi’s body was then buried at the central mosque of Dhaka University.Hadi, 32, was an outspoken critic of India, where Bangladesh’s ousted prime minister Sheikh Hasina has taken refuge since fleeing Dhaka in the wake of the 2024 uprising.Iqbal Hossain Saikot, a government employee who travelled to the capital to attend the funeral, told AFP that he believed Hadi was killed because of his staunch opposition to India.”The millions of Bangladeshi people who love the land and its sovereign territory” will carry on Hadi’s legacy, said Saikot, 34.Hadi’s death has triggered unrest, with protesters across the South Asian nation demanding the arrest of those responsible.Bangladeshi police said they had launched a manhunt for his killers but have yet to report progress.As news of Hadi’s death spread on Thursday, people set fire to several buildings in Dhaka including the offices of leading newspapers Prothom Alo and the Daily Star, accused by critics of favouring India.- ‘Anarchy’ -Cultural institutions and the residence of a former minister were also attacked by rampaging mobs.Fuelled in part by growing anti-India sentiments in the majority Muslim nation, the violence this week also saw a Hindu garment worker killed following allegations of blasphemy.Yunus said seven suspects had been arrested in connection with the killing of the worker, Dipu Chandra Das, in the central district of Mymensingh on Thursday.Rights group Amnesty International on Saturday expressed alarm over Das’s “lynching”, while urging Bangladesh’s interim government to carry out “prompt, thorough, independent and impartial” investigations into Hadi’s killing and the violence that followed.Political parties across the spectrum condemned the violence and expressed concern over public order and security in the build-up to the elections — Bangladesh’s first polls since Hasina’s autocratic government was ousted.The Bangladesh Nationalist Party accused a “long-identified group” — a likely reference to Hasina’s Awami League party — of “trying to push the country towards anarchy”.Awami League has been banned from contesting in the upcoming polls.Nahid Islam, convener of the National Citizen Party set up largely by students who took part in the 2024 uprising, slammed the government for failing to rein in rogue elements.”There are elements within the government opposed to the mass uprising, and they are actively at play,” he said in a statement.Ties between neighbours Bangladesh and India have deteriorated since the uprising, with Dhaka demanding New Delhi extradite Hasina, who has been sentenced to death in absentia after being charged with crimes against humanity.Hasina, 78, has denounced her trial and the verdict, calling it a “travesty of justice” and vowed to continue serving her people.At a protest on Friday, a 20-year-old student told AFP he believed Hadi’s killers were also hiding in India.

Honduras: ultime recomptage pour enfin l’épilogue d’une présidentielle à suspense

La présidentielle à suspense au Honduras devrait connaître son épilogue dans un entrepôt de Tegucigalpa, grand comme deux terrains de basket, où depuis vendredi sont recomptés d’ultimes bulletins jugés suspicieux.Munis de gants en latex, presque à la manière de laborantins médicaux-légistes, des membres de l’Autorité électorale (CNE) examinent minutieusement chaque suffrage, sous le regard de …

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Attentat de Sydney: avant un recueillement national, l’hommage des sauveteurs

Des centaines de sauveteurs en mer australiens ont marqué trois minutes de silence sur la plage de Bondi samedi, à la veille d’une journée de recueillement national en hommage aux 15 personnes tuées lors de l’attentat antisémite de Sydney.L’émotion reste considérable six jours après la pire tuerie depuis près de 30 ans en Australie, dont …

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Galeries Lafayette vend les murs du BHV à un investisseur anglo-saxon

Nouveau rebondissement pour le magasin parisien BHV: Galeries Lafayette a annoncé samedi entrer en négociations exclusives avec un investisseur anglo-saxon, pour lui céder les murs du bâtiment dès janvier, le groupe SGM continuant d’assurer l’exploitation du BHV.Le nom de ce groupe “disposant d’une expertise reconnue dans la gestion d’actifs immobiliers”, selon le communiqué, n’a pas été donné. C’est un nouvel épisode pour le BHV dont le fonds de commerce a été racheté il y a deux ans par le groupe SGM, cofondé par Frédéric Merlin et qui se trouve dans la tourmente depuis l’annonce de son alliance début octobre avec le géant du commerce en ligne Shein.Initialement, SGM était sur les rangs pour racheter les murs du magasin: le groupe était lié aux Galeries Lafayette par une promesse de vente arrivant à échéance vendredi. Mais le tour de table s’est avéré plus difficile que prévu, en particulier après que SGM a été lâché par la Banque des territoires, dans le sillage du scandale Shein.Auditionné fin novembre à l’Assemblée nationale, M. Merlin avait évoqué des “discussions extrêmement précises” avec des “fonds d’investissement” étrangers non chinois.C’est donc finalement un groupe anglo-saxon, dont ni SGM, ni Galeries Lafayette contactés par l’AFP, n’ont voulu donner le nom, qui devrait acheter les murs. Cette vente se fait selon les conditions qui avaient été proposées au groupe SGM, est-il ajouté sans précision.”Cette acquisition serait réalisée par l’investisseur en accord avec le groupe SGM, qui continuera à assurer l’exploitation du BHV”, ajoute le communiqué.”Nous sommes heureux de cette nouvelle étape franchie”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole de SGM, “nous restons focalisés sur la finalisation de cette opération”.- Plus d’espace pour Shein -Dans un entretien mi-décembre au magazine spécialisé LSA, Frédéric Merlin a dévoilé ses nouveaux projets pour le BHV avec notamment une halle alimentaire de 1.000 m2 en juin 2026, la création d’une marque BHV, l’implantation d’un restaurant de type “bouillon” ou encore une offre de parapharmacie.Loin d’être refroidi par la polémique, le patron du BHV entend également donner plus de place aux produits Shein, qui occupent déjà un espace de plus de 1.000 m2, en leur dédiant un étage entier.Frédéric Merlin a suscité un tollé en annonçant début octobre l’installation, au sein du BHV, du premier magasin physique au monde aux couleurs de la marque asiatique de mode ultra-éphémère, accusée de nombreux maux (concurrence déloyale, pollution…). La Banque des territoires, entité de la Caisse des dépôts, avait par la suite annoncé son retrait des négociations entamées en juin avec SGM pour l’aider à s’offrir le bâtiment, invoquant une “rupture de confiance”.Refusant de voir son nom associé à Shein, Galeries Lafayette a par ailleurs rompu son contrat avec la SGM concernant sept magasins de province – rebaptisés BHV.A cela s’est ajouté le départ du magasin parisien de nombreuses marques (Dior, Sandro, Guerlain, etc.) en raison d’une accumulation d’impayés ou par opposition à Shein.Mardi, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo avait accentué la pression en manifestant l’intérêt de la capitale pour les murs du grand magasin, situé comme son nom l’indique (BHV pour Bazar de l’Hôtel de Ville) juste sous les fenêtres de l’Hôtel de ville. Son adjoint chargé du commerce, Nicolas Bonnet-Oulaldj, avait estimé le montant de la transaction à 300 millions d’euros.

“Cold case” en Isère: un homme écroué pour un meurtre commis en 2002

Un homme de 50 ans a été mis en examen et écroué pour un meurtre commis en 2002 à Seyssuel (Isère), a indiqué samedi le parquet de Nanterre sollicité par l’AFP, confirmant une information du quotidien Le Progrès.Le suspect avait été interpellé le 4 décembre à Décines-Charpieu (Rhône) par les gendarmes de la section de recherches de Grenoble, avant d’être mis en examen le 9 décembre et placé en détention provisoire, indique le ministère public.Alors que le meurtre remonte à 23 ans, le dossier, repris par le pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE), ou pôle “cold cases” de Nanterre, a avancé après l’analyse de l’ADN présent sur un scellé.L’ADN était situé sur un mégot de cigarette, et la personne mise en examen n’a pas avoué les faits, précise une source proche du dossier.La victime est un artisan âgé de 60 ans qui venait de prendre sa retraite, tué d’un coup de chevrotine dans le dos alors qu’il fermait ses volets, selon Le Progrès.

Violences sexuelles sur mineurs: la Ciivise veut mieux coordonner santé, justice et protection de l’enfant

La Commission sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) appelle, dans un avis publié samedi, à créer “un parcours en santé spécifique, adapté à la vulnérabilité des mineurs”, qui renforce les liens entre santé, justice et protection de l’enfant.En 2024, la Ciivise a été reconduite par le gouvernement pour suivre la mise en oeuvre des 82 recommandations qu’elle avait faites dans son rapport sur les violences sexuelles faites aux enfants intitulé  “On vous croit “.Après une vingtaine d’auditions auprès de sociétés savantes, administrations, associations, experts, anciennes victimes etc… la Ciivise préconise un parcours de santé “tant pour les enfants et adolescents victimes de violences sexuelles et d’inceste que pour les mineurs auteurs de violences sexuelles ou présentant des comportements sexuels problématiques”.”Le mineur doit pouvoir être entendu et soigné dans un lieu sécure, par des professionnels formés”, souligne la Ciivise, qui insiste sur la nécessité “de limiter la répétition des entretiens et des examens”, de rechercher le consentement du mineur “à chaque étape de l’examen” et d’assurer un “meilleur accueil” dans les structures hospitalières.”Les professionnels du soin doivent être attentifs à la participation des mineurs tout au long de leur parcours en santé et à la compréhension de l’ensemble des actes médicaux”, estime la Ciivise.La généralisation sur tout le territoire des unités d’accueil pédiatriques enfants en danger (UAPED), structures pluridisciplinaires en milieu pédiatrique, fait partie aussi des recommandations, tout comme leur rôle dans l’audition du mineur “pour limiter le surtraumatisme et garantir la sécurité émotionnelle des enfants et adolescents”.La Ciivise alerte sur les représentations encore trop réductrices des violences sexuelles, notamment lorsqu’elles sont limitées à la seule atteinte de l’hymen.Elle appelle à “une formation des magistrats, enquêteurs et avocats” aux spécificités de la pédiatrie médico-légale, ainsi qu’à une clarification législative ou réglementaire du partage d’informations à caractère secret entre les acteurs de la santé, de la protection de l’enfance et de la justice.L’avis propose que la Haute autorité de santé (HAS) élabore “de bonnes pratiques professionnelles” pour “améliorer les interfaces santé-justice et protection de l’enfance”.Ce parcours de santé devrait être financé par l’Assurance maladie en intégrant médecins de premier recours, professionnels de santé mentale et structures pédopsychiatriques.  “Pour renforcer l’adhésion des professionnels à cette notion de parcours en santé, il est essentiel de valoriser leur participation sur le plan financier”, selon la Ciivise qui plaide pour une meilleure participation des associations d’usagers, représentant notamment d’anciennes victimes et anciens enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.