Le budget de la “Sécu” de retour à l’Assemblée, avec une issue très incertaine

C’est un acte 2 décisif: les députés ont recommencé mardi à plancher sur le projet de budget de la Sécurité sociale, à l’avenir très incertain, avec encore des compromis à trouver à gauche et une coalition gouvernementale qui part divisée.Retraites, franchises, déficit à contenir… Les sujets explosifs ne manquent pas, tous facteurs d’une équation difficile pour rassembler des voix de groupes aux positions souvent opposées.Une adoption du texte mardi prochain serait une victoire majeure pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, privée de majoirté à l’Assemblée. Mais un rejet serait un désaveu cinglant de la méthode gouvernementale.”Le compromis majoritaire est possible”, a lancé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture des débats. “Voter pour ce budget, ce n’est pas un vote de soutien au gouvernement, c’est un vote pour la Sécurité sociale”, a-t-il ajouté, cherchant à convaincre les groupes réticents.”Il n’y a pas de plan B, pas de loi spéciale pour la Sécurité sociale”, a averti le ministre.Devant les députés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a redit souhaiter contenir le déficit de la Sécu “autour des 20 milliards d’euros” en 2026, alors que certains s’inquiètent qu’il soit creusé par les compromis recherchés.Les députés repartent de la copie du Sénat, qui a profondément remanié le projet de loi en écartant la suspension de la réforme des retraites, concédée par le gouvernement en échange de la non-censure du PS. Le moment est crucial car si le dernier mot est donné à l’Assemblée nationale après un nouveau passage au Sénat, la copie finale ne pourra que très peu différer de celle écrite par les députés cette semaine.L’examen du texte a commencé en fin d’après-midi par l’examen d’une motion de rejet préalable des Insoumis, qui a été largement rejetée. Le Premier ministre pourrait prendre la parole dans la soirée.Les débats sur quelque 900 amendements pourront aller jusqu’à dimanche, avant un vote solennel le 9 décembre. A mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie recettes. Rejetée, elle emporterait l’ensemble du texte.- “Ingénieurs du chaos” -Face au rejet attendu du texte par le RN, ses alliés et LFI qui regroupent 210 députés, l’adoption pourrait reposer sur l’abstention des communistes, des écologistes et des socialistes, voire sur le soutien de ces derniers, alors qu’une partie du camp gouvernemental pourrait faire défection. En l’état, “on ne peut pas voter pour”, a jugé Edouard Philippe devant le groupe Horizons, qui oscille entre vote contre et abstention. Une “petite bombe”, selon un cadre Renaissance.Le groupe LR n’a pas encore arrêté de position, et est divisé, selon plusieurs sources internes, mais le président des Républicains, Bruno Retailleau, est très opposé à la suspension de la réforme des retraites.Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est emporté devant la presse contre ces prises de positions: “si Edouard Philippe et si Bruno Retailleau considèrent qu’il n’y a pas assez d’ingénieurs du chaos, qu’ils le disent”, a-t-il déclaré, les accusant de travailler “uniquement pour leur candidature à l’élection présidentielle”.Le Premier ministre doit “remettre de l’ordre chez lui” et “avoir le soutien des groupes qui se sont engagés à soutenir le gouvernement”, a estimé la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, après un rendez-vous avec M. Lecornu mardi. “Il y a beaucoup de travail pour avoir une copie ne serait-ce que acceptable”, a-t-elle ajouté.Les débats pourraient se tendre sur la question de l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine, obtenue de haute lutte en première lecture par le PS, et dont LR ne veut pas entendre parler.Autre point brûlant: les franchises médicales, reste à charge payé par les patients par exemple sur les médicaments, que le gouvernement entend doubler par décret.Les députés devraient ré-indexer sur l’inflation les minimas sociaux et pensions de retraite. Et suspendre de nouveau la réforme des retraites.- “Qu’un chemin, le compromis” -Le gouvernement, qui alerte sur un déficit de la Sécurité sociale approchant “30 milliards” d’euros en l’absence de budget, pourrait-il ressusciter le 49.3 pour passer l’obstacle ? Certains députés le souhaitent, estimant plus facile pour les socialistes, voire pour Horizons et LR, de ne pas censurer le gouvernement que de voter ce compromis. “La meilleure solution reste le 49.3 car personne ne veut assumer ce budget”, a encore estimé le président du groupe MoDem, Marc Fesneau.Une piste écartée par l’entourage de M. Lecornu: “Il n’y a qu’un chemin, le compromis parlementaire”.Pour M. Faure, qui avait demandé au Premier ministre d’y renoncer, “le 49.3, c’est la politique pour les paresseux”. Mme Chatelain a aussi dit n’être “pas favorable” à son retour. la-sac-bpa-sl-cma/sde/swi

Le budget de la “Sécu” de retour à l’Assemblée, avec une issue très incertaine

C’est un acte 2 décisif: les députés ont recommencé mardi à plancher sur le projet de budget de la Sécurité sociale, à l’avenir très incertain, avec encore des compromis à trouver à gauche et une coalition gouvernementale qui part divisée.Retraites, franchises, déficit à contenir… Les sujets explosifs ne manquent pas, tous facteurs d’une équation difficile pour rassembler des voix de groupes aux positions souvent opposées.Une adoption du texte mardi prochain serait une victoire majeure pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, privée de majoirté à l’Assemblée. Mais un rejet serait un désaveu cinglant de la méthode gouvernementale.”Le compromis majoritaire est possible”, a lancé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture des débats. “Voter pour ce budget, ce n’est pas un vote de soutien au gouvernement, c’est un vote pour la Sécurité sociale”, a-t-il ajouté, cherchant à convaincre les groupes réticents.”Il n’y a pas de plan B, pas de loi spéciale pour la Sécurité sociale”, a averti le ministre.Devant les députés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a redit souhaiter contenir le déficit de la Sécu “autour des 20 milliards d’euros” en 2026, alors que certains s’inquiètent qu’il soit creusé par les compromis recherchés.Les députés repartent de la copie du Sénat, qui a profondément remanié le projet de loi en écartant la suspension de la réforme des retraites, concédée par le gouvernement en échange de la non-censure du PS. Le moment est crucial car si le dernier mot est donné à l’Assemblée nationale après un nouveau passage au Sénat, la copie finale ne pourra que très peu différer de celle écrite par les députés cette semaine.L’examen du texte a commencé en fin d’après-midi par l’examen d’une motion de rejet préalable des Insoumis, qui a été largement rejetée. Le Premier ministre pourrait prendre la parole dans la soirée.Les débats sur quelque 900 amendements pourront aller jusqu’à dimanche, avant un vote solennel le 9 décembre. A mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie recettes. Rejetée, elle emporterait l’ensemble du texte.- “Ingénieurs du chaos” -Face au rejet attendu du texte par le RN, ses alliés et LFI qui regroupent 210 députés, l’adoption pourrait reposer sur l’abstention des communistes, des écologistes et des socialistes, voire sur le soutien de ces derniers, alors qu’une partie du camp gouvernemental pourrait faire défection. En l’état, “on ne peut pas voter pour”, a jugé Edouard Philippe devant le groupe Horizons, qui oscille entre vote contre et abstention. Une “petite bombe”, selon un cadre Renaissance.Le groupe LR n’a pas encore arrêté de position, et est divisé, selon plusieurs sources internes, mais le président des Républicains, Bruno Retailleau, est très opposé à la suspension de la réforme des retraites.Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est emporté devant la presse contre ces prises de positions: “si Edouard Philippe et si Bruno Retailleau considèrent qu’il n’y a pas assez d’ingénieurs du chaos, qu’ils le disent”, a-t-il déclaré, les accusant de travailler “uniquement pour leur candidature à l’élection présidentielle”.Le Premier ministre doit “remettre de l’ordre chez lui” et “avoir le soutien des groupes qui se sont engagés à soutenir le gouvernement”, a estimé la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, après un rendez-vous avec M. Lecornu mardi. “Il y a beaucoup de travail pour avoir une copie ne serait-ce que acceptable”, a-t-elle ajouté.Les débats pourraient se tendre sur la question de l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine, obtenue de haute lutte en première lecture par le PS, et dont LR ne veut pas entendre parler.Autre point brûlant: les franchises médicales, reste à charge payé par les patients par exemple sur les médicaments, que le gouvernement entend doubler par décret.Les députés devraient ré-indexer sur l’inflation les minimas sociaux et pensions de retraite. Et suspendre de nouveau la réforme des retraites.- “Qu’un chemin, le compromis” -Le gouvernement, qui alerte sur un déficit de la Sécurité sociale approchant “30 milliards” d’euros en l’absence de budget, pourrait-il ressusciter le 49.3 pour passer l’obstacle ? Certains députés le souhaitent, estimant plus facile pour les socialistes, voire pour Horizons et LR, de ne pas censurer le gouvernement que de voter ce compromis. “La meilleure solution reste le 49.3 car personne ne veut assumer ce budget”, a encore estimé le président du groupe MoDem, Marc Fesneau.Une piste écartée par l’entourage de M. Lecornu: “Il n’y a qu’un chemin, le compromis parlementaire”.Pour M. Faure, qui avait demandé au Premier ministre d’y renoncer, “le 49.3, c’est la politique pour les paresseux”. Mme Chatelain a aussi dit n’être “pas favorable” à son retour. la-sac-bpa-sl-cma/sde/swi

L1: enquête ouverte et nouvelle plainte, l’OGC Nice toujours sous tension

L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait à son tour porter plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les graves incidents provoqués dimanche par certains de ses supporters en colère, qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête et de nombreuses condamnations politiques.”Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, dépose plainte contre X”, a fait savoir l’OGC Nice dans un bref message transmis à l’AFP.Plus tôt, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle”. Selon le communiqué du parquet, elle a été confiée à la police judiciaire et “de nombreuses auditions” sont déjà en cours.Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras étaient venus devant le centre d’entraînement exprimer leur colère face aux joueurs et dirigeants niçois, de retour de Lorient après avoir perdu dans l’après-midi (3-1) en Ligue 1, leur sixième défaite de rang toutes compétitions confondues.D’après plusieurs témoins de ces incidents, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cible. Lundi soir, une source au fait des évènements a confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT (arrêt de travail) de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X.Selon plusieurs médias sportifs, Moffi est le deuxième joueur à avoir porté plainte. Le parquet n’a pas confirmé les identités des joueurs concernés.- Sanctions demandées -“Après être sortis du bus, les deux joueurs indiquaient avoir reçu des coups de poing, des coups de pied et des crachats tout en se faisant insulter de la part de supporters ayant pour nombre d’entre eux le visage dissimulé”, est-il précisé dans le communiqué du procureur.Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP), organisatrice du championnat de France, a fait savoir qu’elle se constituerait “partie civile dans les plaintes déposées”. Elle a également déploré des “agressions totalement inacceptables”.Dans la foulée, la ministre des Sports Marina Ferrari a également “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”, dans une réaction transmise à l’AFP. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré, demandant “des sanctions”.Le maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté demandé mardi “un retour au calme et à la sérénité”, assurant qu’il ne “cautionnerai(t) jamais les violences physiques et les intimidations”. “Je vais m’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Avant l’annonce de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait dit lundi comprendre “la frustration générée par la succession de contre-performances” mais condamné “avec la plus grande fermeté” des débordements “inacceptables”.- Déjà des incidents -Contacté par l’AFP mardi, l’entraîneur du club Franck Haise n’a de son côté pas souhaité communiquer “pour le moment”.Mardi soir, les ultras de la Tribune Populaire Sud ont eux publié un communiqué dans lequel ils disent “ne pas être à l’origine” de la manifestation.”Certains cadres de l’association ont contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec les forces de l’ordre. Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des prétendues violences ou dégradations alléguées par les joueurs”, ont-ils assuré.Plusieurs incidents ont déjà impliqué des supporters niçois ces dernières saisons. En août 2022, le match Nice-Marseille avait dû être arrêté, des membres de la Tribune Populaire Sud étant descendus sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs de l’OM, notamment Dimitri Payet, précédemment touché par une bouteille jetée des gradins.Début 2025, encore contre Marseille, cette même tribune avait exhibé une banderole jugée “raciste et injurieuse” par l’OM et la Ligue. La tribune avait été fermée trois matches.Alors que le club azuréen reste sur six défaites, en championnat et en Ligue Europa, le match programmé dimanche à 15h00 face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se disputer dans une atmosphère très tendue.

L1: enquête ouverte et nouvelle plainte, l’OGC Nice toujours sous tension

L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait à son tour porter plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les graves incidents provoqués dimanche par certains de ses supporters en colère, qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête et de nombreuses condamnations politiques.”Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, dépose plainte contre X”, a fait savoir l’OGC Nice dans un bref message transmis à l’AFP.Plus tôt, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle”. Selon le communiqué du parquet, elle a été confiée à la police judiciaire et “de nombreuses auditions” sont déjà en cours.Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras étaient venus devant le centre d’entraînement exprimer leur colère face aux joueurs et dirigeants niçois, de retour de Lorient après avoir perdu dans l’après-midi (3-1) en Ligue 1, leur sixième défaite de rang toutes compétitions confondues.D’après plusieurs témoins de ces incidents, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cible. Lundi soir, une source au fait des évènements a confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT (arrêt de travail) de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X.Selon plusieurs médias sportifs, Moffi est le deuxième joueur à avoir porté plainte. Le parquet n’a pas confirmé les identités des joueurs concernés.- Sanctions demandées -“Après être sortis du bus, les deux joueurs indiquaient avoir reçu des coups de poing, des coups de pied et des crachats tout en se faisant insulter de la part de supporters ayant pour nombre d’entre eux le visage dissimulé”, est-il précisé dans le communiqué du procureur.Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP), organisatrice du championnat de France, a fait savoir qu’elle se constituerait “partie civile dans les plaintes déposées”. Elle a également déploré des “agressions totalement inacceptables”.Dans la foulée, la ministre des Sports Marina Ferrari a également “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”, dans une réaction transmise à l’AFP. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré, demandant “des sanctions”.Le maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté demandé mardi “un retour au calme et à la sérénité”, assurant qu’il ne “cautionnerai(t) jamais les violences physiques et les intimidations”. “Je vais m’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Avant l’annonce de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait dit lundi comprendre “la frustration générée par la succession de contre-performances” mais condamné “avec la plus grande fermeté” des débordements “inacceptables”.- Déjà des incidents -Contacté par l’AFP mardi, l’entraîneur du club Franck Haise n’a de son côté pas souhaité communiquer “pour le moment”.Mardi soir, les ultras de la Tribune Populaire Sud ont eux publié un communiqué dans lequel ils disent “ne pas être à l’origine” de la manifestation.”Certains cadres de l’association ont contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec les forces de l’ordre. Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des prétendues violences ou dégradations alléguées par les joueurs”, ont-ils assuré.Plusieurs incidents ont déjà impliqué des supporters niçois ces dernières saisons. En août 2022, le match Nice-Marseille avait dû être arrêté, des membres de la Tribune Populaire Sud étant descendus sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs de l’OM, notamment Dimitri Payet, précédemment touché par une bouteille jetée des gradins.Début 2025, encore contre Marseille, cette même tribune avait exhibé une banderole jugée “raciste et injurieuse” par l’OM et la Ligue. La tribune avait été fermée trois matches.Alors que le club azuréen reste sur six défaites, en championnat et en Ligue Europa, le match programmé dimanche à 15h00 face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se disputer dans une atmosphère très tendue.

Wauquiez retoqué par la justice sur la coupe d’une subvention régionale en 2021

La justice a ordonné mardi à la région Auvergne-Rhône-Alpes de verser à un centre culturel de Villeurbanne des subventions supprimées en 2021, sous la présidence de Laurent Wauquiez, à la suite d’une polémique sur un festival antifasciste.La Région “fait évidemment appel de cette décision”, a réagi l’institution dans un communiqué, “et appelle la préfecture à interdire la tenue de ce festival”.La Région avait initialement accordé des subventions “pour le fonctionnement du centre culturel, la formation des bénévoles et la construction d’une salle de spectacle”, rappelle le tribunal administratif de Lyon dans un communiqué.En 2021, une vidéo promotionnelle du festival “Lyon Antifa Fest” montrait deux rappeurs tenant “des propos insultants contre les forces de l’ordre”, poursuit le tribunal. Dans la foulée, le président de la Région Laurent Wauquiez, aujourd’hui chef des députés LR, avait annoncé par voie de presse supprimer les subventions du centre culturel, qui proposait une salle à la location pour le festival.Or, note le tribunal dans son jugement, le centre culturel n’était pas l’organisateur et s’est désolidarisé des propos tenus. De plus, au moment de la vidéo, l’organisation de l’édition à venir du festival “n’était qu’à l’état de projet” et aucun contrat de location n’avait été signé en 2021.Le tribunal estime donc que la région a commis une faute et doit verser les sommes dues, pour un total de plus de 272.000 euros.La Région avait “le devoir de suspendre tout versement à ce lieu qui héberge et donc tolère que soient diffusés” des propos “intolérables à l’encontre des forces de l’ordre”, a répondu mardi l’institution.Elle relève par ailleurs que “le ministère de la Culture a souhaité retirer la possibilité d’accéder à ce même festival via le Pass culture”, une décision que la Région “a salué”.En octobre, le tribunal administratif avait déjà ordonné à la région de verser à un théâtre une subvention de 149.000 euros dont la suppression en 2023 avait déclenché un tollé sur la politique culturelle de Laurent Wauquiez. 

David Rachline officialise sa mise en retrait du RN

Il avait gravi à toute vitesse les échelons au RN, qui avait fait de sa ville Fréjus une vitrine: devenu très discret depuis deux ans et des soupçons de malversations, David Rachline a renoncé mardi à sa vice-présidence du parti.Conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26, réélu dès le premier tour en 2020, M. Rachline a dirigé le Front national de la jeunesse et la campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017.Le RN a souvent organisé ses rentrées politiques à Fréjus, où Jordan Bardella s’affichait enthousiaste avec le jeune maire sur fond de palmiers, de grande bleue et de plans de conquête.Mais mardi matin, Marine Le Pen, présidente des députés RN, a déclaré qu’elle ne souhaitait plus que M. Rachline garde la deuxième vice-présidence du parti, qu’il occupe depuis 2022, et que la question était “en voie de règlement”.Dans un communiqué à la mi-journée, M. Rachline a reconnu qu’il était “en retrait” de ses fonctions de direction au sein du parti depuis “quelques mois” et ajouté: “Je prends également la décision de démissionner de ma vice-présidence du Rassemblement National, pour éviter que les accusations médiatiques portées à mon encontre ne soient utilisées de façon malveillante pour nuire à la dynamique du RN”.Il restera adhérent, même s’il n’a pas sollicité l’investiture du RN dans la perspective d’une candidature pour un troisième mandat à la mairie de Fréjus en 2026.Déjà en 2020, il s’était présenté officiellement sans étiquette, dans un souci affirmé de rassemblement “au-delà des étiquettes partisanes et des débats nationaux”. Il avait été réélu dès le premier tour.- Diner avec des infréquentables -La fin de l’idylle date en réalité d’il y a deux ans, après la publication du livre “Les Rapaces” de la journaliste Camille Vigogne Le Coat, qui accuse M. Rachline de vivre au-dessus de ses moyens officiels et dénonce des marchés truqués et des arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP. De “pures inventions”, répète M. Rachline, qui poursuit la journaliste en justice mais fait aussi l’objet d’une enquête pour corruption. Dans cette affaire, des perquisitions ont été menées en mars à la mairie et chez des entrepreneurs.Lors de la sortie du livre, plusieurs responsables du RN étaient montés au créneau pour le soutenir: “Je ne crois pas un mot de ce qui est écrit”, a assuré Sébastien Chenu. “Il n’y a aucune raison de douter de (son) intégrité”, a abondé Jean-Philippe Tanguy.Mais depuis, le RN a boudé Fréjus et M. Rachline n’est plus apparu en public à leurs côtés. En revanche, Mediapart a repéré en octobre sur ses réseaux sociaux la photo d’un dîner avec d’anciennes figures du GUD devenus infréquentables pour le RN comme Frédéric Chatillon, un temps mentor de M. Bardella, ou Logan Djian.”Fidèle à ma famille de pensée politique, je reste attaché aux idées que je défends depuis l’âge de 15 ans, et continuerai à les défendre avec conviction et détermination”, a promis M. Rachline dans son communiqué.Début octobre, il avait fait salle comble lors de sa rentrée politique à Fréjus, avec un discours résolument local, en présence de centaines d’habitants enthousiastes.La semaine précédente, il était pourtant devant le tribunal correctionnel de Draguignan, jugé pour prise illégale d’intérêt pour ne pas être sorti pendant des délibérations du conseil municipal portant sur ses nominations à la tête de deux sociétés d’économie mixte. Le tribunal doit se prononcer le 27 janvier. Le parquet a requis 10.000 euros d’amende et suggéré que la peine complémentaire d’inéligibilité, automatique en cas de condamnation, soit assortie du sursis, sans exécution provisoire.

David Rachline officialise sa mise en retrait du RN

Il avait gravi à toute vitesse les échelons au RN, qui avait fait de sa ville Fréjus une vitrine: devenu très discret depuis deux ans et des soupçons de malversations, David Rachline a renoncé mardi à sa vice-présidence du parti.Conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26, réélu dès le premier tour en 2020, M. Rachline a dirigé le Front national de la jeunesse et la campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017.Le RN a souvent organisé ses rentrées politiques à Fréjus, où Jordan Bardella s’affichait enthousiaste avec le jeune maire sur fond de palmiers, de grande bleue et de plans de conquête.Mais mardi matin, Marine Le Pen, présidente des députés RN, a déclaré qu’elle ne souhaitait plus que M. Rachline garde la deuxième vice-présidence du parti, qu’il occupe depuis 2022, et que la question était “en voie de règlement”.Dans un communiqué à la mi-journée, M. Rachline a reconnu qu’il était “en retrait” de ses fonctions de direction au sein du parti depuis “quelques mois” et ajouté: “Je prends également la décision de démissionner de ma vice-présidence du Rassemblement National, pour éviter que les accusations médiatiques portées à mon encontre ne soient utilisées de façon malveillante pour nuire à la dynamique du RN”.Il restera adhérent, même s’il n’a pas sollicité l’investiture du RN dans la perspective d’une candidature pour un troisième mandat à la mairie de Fréjus en 2026.Déjà en 2020, il s’était présenté officiellement sans étiquette, dans un souci affirmé de rassemblement “au-delà des étiquettes partisanes et des débats nationaux”. Il avait été réélu dès le premier tour.- Diner avec des infréquentables -La fin de l’idylle date en réalité d’il y a deux ans, après la publication du livre “Les Rapaces” de la journaliste Camille Vigogne Le Coat, qui accuse M. Rachline de vivre au-dessus de ses moyens officiels et dénonce des marchés truqués et des arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP. De “pures inventions”, répète M. Rachline, qui poursuit la journaliste en justice mais fait aussi l’objet d’une enquête pour corruption. Dans cette affaire, des perquisitions ont été menées en mars à la mairie et chez des entrepreneurs.Lors de la sortie du livre, plusieurs responsables du RN étaient montés au créneau pour le soutenir: “Je ne crois pas un mot de ce qui est écrit”, a assuré Sébastien Chenu. “Il n’y a aucune raison de douter de (son) intégrité”, a abondé Jean-Philippe Tanguy.Mais depuis, le RN a boudé Fréjus et M. Rachline n’est plus apparu en public à leurs côtés. En revanche, Mediapart a repéré en octobre sur ses réseaux sociaux la photo d’un dîner avec d’anciennes figures du GUD devenus infréquentables pour le RN comme Frédéric Chatillon, un temps mentor de M. Bardella, ou Logan Djian.”Fidèle à ma famille de pensée politique, je reste attaché aux idées que je défends depuis l’âge de 15 ans, et continuerai à les défendre avec conviction et détermination”, a promis M. Rachline dans son communiqué.Début octobre, il avait fait salle comble lors de sa rentrée politique à Fréjus, avec un discours résolument local, en présence de centaines d’habitants enthousiastes.La semaine précédente, il était pourtant devant le tribunal correctionnel de Draguignan, jugé pour prise illégale d’intérêt pour ne pas être sorti pendant des délibérations du conseil municipal portant sur ses nominations à la tête de deux sociétés d’économie mixte. Le tribunal doit se prononcer le 27 janvier. Le parquet a requis 10.000 euros d’amende et suggéré que la peine complémentaire d’inéligibilité, automatique en cas de condamnation, soit assortie du sursis, sans exécution provisoire.

Dermatose: un troupeau abattu dans le Doubs malgré une mobilisation

Des centaines de manifestants et des recours devant le tribunal administratif n’y auront rien changé: un troupeau de vaches, pourtant vaccinées contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été abattu mardi dans une ferme du Doubs.Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes dans la matinée afin d’évacuer des manifestants qui s’étaient rassemblés dans cette ferme de Pouilley-Français pour empêcher la mise à mort de 83 bovins.”C’était ultra-violent”, a dénoncé Stéphane Galais, porte-parole national de la Confédération paysanne présent sur place. “On ne supporte plus cette façon autoritaire de gérer les crises sanitaires”.Dans un communiqué, la préfecture a fait état de quelque 300 manifestants, face à “un dispositif de sécurité composé de 175 gendarmes”. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, avait interdit la veille toute manifestation “aux abords de l’exploitation”.”Les forces de l’ordre ont effectué un tir défensif de LBD face à des tracteurs en mouvement vers des gendarmes, mais aucune personne n’a été blessée”, a indiqué la préfecture.Deux personnes ont été interpellées dans cette exploitation située à une quinzaine de kilomètres de Besançon, dont le propriétaire Cédric Lhomme avait lancé un appel, relayé par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, à se rassembler afin d’empêcher les abattages.Elles sont poursuivies pour “violence avec arme” et refus d’obtempérer par conducteur d’un véhicule, selon le procureur de Besançon, Cédric Logelin. Le conducteur d’un tracteur “a été touché à l’épaule” et les deux gardés à vue ont subi des examens médicaux.- Vaccination “trop tardive”Les manifestants ont quitté les lieux peu après la décision du tribunal administratif de Besançon, qui a rejeté en début d’après-midi le recours en référé d’organisations agricoles qui demandaient d’épargner les animaux. L’abattage total a finalement eu lieu dans l’après-midi, en présence des gendarmes, a indiqué Nathalie Valleix, secrétaire générale de la préfecture.L’éleveur sera soutenu financièrement afin de “se relever de cette épreuve”, via notamment des avances de trésorerie. Il touchera 2.100 euros par bête et sera indemnisé “de l’improductivité liée à la rupture de cheptel pendant quelques semaines”, a-t-elle précisé.Dans cette ferme, les bovins avaient pourtant été vaccinés contre la DNC, et ce depuis plus de 30 jours, mais une vache a été testée positive vendredi.Or, pour stopper la propagation de la maladie, transmise via des insectes piqueurs mais qui n’atteint pas l’homme, les autorités ont imposé d’abattre toutes les bêtes d’un troupeau vivant ensemble dès qu’un cas était détecté.Dans son ordonnance, le tribunal souligne que la “présence d’une bête contaminée démontre que la vaccination de l’ensemble du cheptel a été réalisée trop tardivement pour le prémunir de la dermatose nodulaire”, et fait courir des risques aux exploitations voisines.- “Sourde oreille” -Pour Bruno Vincent, directeur départemental de la protection des populations, l’animal infecté avait “une charge virale extrêmement forte”. En outre, les manifestants venus mardi soutenir l’éleveur ont fait courir un risque “tout à fait réel pour d’autres élevages”, car ils ont pu repartir avec du fumier contaminé sous leurs pieds, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à la préfecture.Céline Lhomme, l’épouse de l’exploitant, a plus tôt déclaré à l’AFP que la vache en question allait “très bien” et que les nodules apparus pourraient être liés à sa vaccination.Elle a indiqué avoir demandé à la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, originaire du Doubs, d’intervenir. “Elle fait la sourde oreille, on n’a aucune nouvelle”, a regretté Mme Lhomme. Sollicité, le ministère de l’Agriculture n’a pas réagi dans l’immédiat.Dans un communiqué, la Coordination Rurale a “fermement condamné” l’abattage, jugeant le principe de précaution appliqué par l’Etat “poussé à l’extrême” et invitant la ministre à “revoir sa position et la stratégie sanitaire”.A l’autre bout du pays, une centaine de manifestants ont aussi tenté lundi de s’opposer à l’abattage, dans les Pyrénées-Orientales, d’environ 80 bovins dans le cadre de la lutte contre la DNC, avant d’être délogés par les gendarmes.Sur environ 2.700 animaux euthanasiés en France depuis cinq mois, plus de 1.700 l’ont été dans une zone se partageant entre la Haute-Savoie, la Savoie et l’Ain, premier foyer de l’épizootie qui frappe désormais dans les Pyrénées et le Doubs.