Le Cambodge suspend les passages frontaliers avec la Thaïlande, 4 soldats thaïlandais tués

Le Cambodge a suspendu tous les passages frontaliers avec la Thaïlande samedi, après que Bangkok a démenti la conclusion d’un cessez-le-feu mettant fin à plusieurs jours d’affrontements meurtriers, comme l’affirmait le président américain Donald Trump.Le ministère thaïlandais de la Défense a son côté annoncé que quatre de ses soldats avaient été tués samedi par les …

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Un collège de Dijon fermé pour plusieurs mois après un incendie vraisemblablement criminel

Un collège de Dijon, touché dans la nuit par un incendie très vraisemblablement criminel, va rester fermé plusieurs mois pour travaux, le préfet évoquant samedi la piste d’un acte de “représailles” à l’action de l’Etat contre le narcotrafic.L’incendie est survenu vers 1H00 du matin au collège Champollion dans le quartier des Grésilles, classé prioritaire, a précisé le procureur Olivier Caracotch. L’origine volontaire est “très vraisemblable” selon le magistrat, qui rapporte “plusieurs départs de feu concomitants”. Une enquête pour “dégradations volontaires par incendie” a été ouverte.Le préfet de Côte d’Or Paul Mourier a de son côté fait part de sa “conviction très claire” d’un “lien entre le narcotrafic qui gangrène ce quartier (…) et cet incendie”, évoquant une “action de représailles par rapport à l’action de l’État” qui lutte contre le trafic de drogue, lors d’une conférence de presse devant l’établissement.”Il appartient à la justice de le déterminer”, a-t-il précisé. Selon le récit du préfet, “c’est un commando de quatre personnes qui, aux alentours d’une heure du matin, a envahi une partie des bâtiments”. Il a décrit une “action préparée” et une “volonté déterminée de détruire le plus possible”.Des “bouteilles de produits inflammables” ont été retrouvées sur place, a-t-il précisé.- “indignation et colère” -Début mars, dans ce même quartier, la médiathèque avait été touchée par un incendie criminel.”Dans le cadre de cette action globale, il y a des tentatives (…) de toucher atteinte aux symboles de la République”, a déclaré Paul Mourier.Le ministre de l’Education Edouard Geffray a promis “la plus grande fermeté” contre les auteurs.”Porter atteinte à un établissement scolaire, c’est vouloir détruire ce qui permet à chacun de se construire: c’est s’attaquer à l’avenir de nos enfants et au cœur de notre pacte républicain”, a déploré le ministre dans une publication sur X, apportant son soutien à la communauté éducative et indiquant qu’il se rendrait sur place lundi.”On éprouve tous le même sentiment d’indignation et de colère”, a déclaré le président du conseil départemental François Sauvadet, également présent à la conférence de presse, aux côtés de la maire de Dijon et de la rectrice d’académie.”Il va y avoir plusieurs mois de travaux, vu l’ampleur des dégâts”, a-t-il expliqué, avec pour objectif d’être “prêts pour la rentrée de l’année prochaine”.- Rentrée de septembre -Le rez-de-chaussée a été particulièrement touché et la fumée s’est propagée dans les étages du bâtiment visé.Les installations électriques, qui avaient fait l’objet de travaux récents, ont été atteintes, rendant impossible l’accueil des collégiens dans d’autres bâtiments intacts de l’établissement, qui accueille 490 élèves en temps normal.”Nous sommes tous bouleversés”, a confié la principale du collège Catherine Cloâtre, soulignant la “mobilisation” pour trouver une solution à l’accueil des collégiens. Le département a recensé les places disponibles dans d’autres établissements.”On attend, je pense qu’ils n’auront pas d’école la semaine prochaine”, avance avec hésitation une quadragénaire parent d’élève venue devant les grilles en entendant la nouvelle. “C’est une agression en soi, pour des élèves qui n’ont rien demandé, et les profs non plus”, souffle-t-elle avec beaucoup d’émotion dans la voix.”Je suis écoeurée”, dit de son côté une professeure d’EPS. Elle vient d’apprendre que le collège ne rouvrira probablement pas avant la prochaine rentrée de septembre. “Je ne sais pas ce qu’on va faire dans les six mois qui arrivent”.La section dijonnaise du syndicat SNPDEN-UNSA des chefs d’établissements a dénoncé “une nouvelle attaque grave contre l’Education nationale” dans le quartier des Grésilles et réclamé “tous les moyens efficaces”pour préserver les établissements.

Italie: l’offre de rachat de la Juventus formulée par Tether rejetée

L’offre de rachat de la Juventus Turin formulée vendredi par le société de cryptomonnaie Tether a été rejetée samedi par la holding de la famille Agnelli, Exor, qui contrôle le club le plus titré du football italien.”Exor annonce que son conseil d’administration a rejeté à l’unanimité l’offre non-sollicitée émanant de la société Tether Investments pour l’acquisition de sa participation dans la Juventus”, a indiqué Exor dans un communiqué.”Exor réaffirme comme elle l’a déjà dit et répété par le passé qu’elle n’a pas l’intention de vendre une partie ou l’intrégralité de ses actions à une troisième partie, y compris, mais pas seulement, à la société basé au Salvador Tether”, poursuit le communiqué.Exor et la famille Agnelli “restent pleinement engagés envers le club, soutenant sa nouvelle équipe dirigeante dans la mise en œuvre d’une stratégie claire pour obtenir de solides résultats tant sur le terrain qu’en dehors”.Dans un message vidéo publié sur le compte X du club, le président d’Exor John Elkann qui préside également les constructeurs automobiles Stellantis et Ferrari, a rappelé que la “Juve faisait partie de (sa) famille depuis 102 ans” et que “la Juventus, notre histoire, nos valeurs n’étaient pas à vendre”.Entré dans le capital de la Juve en février 2025 à hauteur de 8%, part qui a grimpé depuis à 11,5%, Tether a proposé vendredi à Exor de racheter, en numéraire, ses 65,4% dans le club bianconero.- 1,1 Md d’euros -Selon la presse spécialisée, Tether proposait 2,66 euros par action, soit une valorisation de 1,1 milliard d’euros. A la clôture de la bourse de Milan, vendredi avant l’offre de Tether, l’action Juventus Turin a terminé la séance à 2,19 euros.Tether, dont le directeur général, l’Italien Paolo Ardoino, a expliqué que “la Juventus a toujours fait partie de (sa) vie, s’était également engagé à investir un milliard d’euros dans la “Vieille Dame”.Si elle reste le club le plus titré du calcio avec 36 titres de champion d’Italie, quinze Coupes d’Italie et deux Ligue des champions, la Juve a perdu ces dernières années de sa splendeur, sur les terrains, comme en dehors.Son dernier scudetto remonte à 2020, son dernier trophée en 2024, avec la Coupe d’Italie. Elle a vécu une saison 2024-25 pénible marquée par le licenciement de Thiago Motta et est déjà distancée dans la course au titre 2026 (7e) après s’être encore séparé d’un entraîneur, Igor Tudor, remplacé par Luciano Spalletti.La Juve a également été impliquée dans des scandales comptables, qui ont conduit au départ d’Andrea Agnelli, son président de 2010 à 2023, et lui ont valu d’être sanctionnée sportivement. Ses résultats financiers restent, depuis la période du Covid, mauvais, malgré le soutien de la famille Agnelli: ses pertes ont certes été réduites en 2024-25, mais se montent encore à 58 millions d’euros.

Bélarus: le prix Nobel de la paix Bialiatski et l’opposante Kolesnikova libérés

Le Bélarus a libéré samedi le militant Ales Bialiatski, colauréat du prix Nobel de la paix 2022, et l’opposante Maria Kolesnikova, a annoncé l’ONG de défense des droits humains Viasna, après des pourparlers entre Minsk et Washington.Ces deux figures de l’opposition, détenues depuis plus de quatre ans dans ce pays d’Europe orientale allié à la Russie, font partie d’un groupe de 123 personnes, dont la libération a été annoncée par Minsk. Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a gracié “123 citoyens de différents pays”, a indiqué sur Telegram le compte Poul Pervogo, affilié à la présidence, sans fournir leurs noms.Le compte précise que ces libérations s’inscrivent dans le cadre “d’accords conclus” avec Donald Trump impliquant notamment la levée par Washington, annoncée plus tôt samedi, de sanctions économiques américaines contre Minsk. Parmi les personnes libérées figurent également d’autres militants et journalistes, ainsi que Viktor Babariko, un ancien banquier devenu opposant qui avait tenté, avant son arrestation, de se présenter contre Alexandre Loukachenko lors de l’élection présidentielle contestée d’août 2020.Avec Maria Kolesnikova, qui était sa collaboratrice, ils se trouvent actuellement en Ukraine, où ils ont été conduits en bus.”Je pense aux gens qui ne sont pas encore libres et j’attends ce moment où nous pourrons tous nous prendre dans les bras”, a déclaré Maria Kolesnikova, dans une vidéo diffusée par le programme gouvernemental ukrainien “Je veux vivre”. Sur ces images, elle dit avec un grand sourire ressentir “un sentiment de bonheur irréel” et observer “la beauté” d’un “premier coucher de soleil en tant que personne libre”.L’opposante a parlé également brièvement par téléphone avec Volodymyr Zelensky, a indiqué un conseiller du président ukrainien, Dmytro Lytvyn.Au total, 114 des personnes libérées ont été transférées en Ukraine, selon Kiev, tandis que les autres sont arrivées à Vilnius, en Lituanie.- Prix Nobel en 2022 -Agé de 63 ans, Ales Bialiatski a fondé en 1996 et animé pendant des années Viasna (“Printemps”), le principal groupe de défense des droits humains et source essentielle d’informations sur les répressions au Bélarus.Musicienne de formation, Maria Kolesnikova, 43 ans, a pour sa part été l’une des meneuses des manifestations massives contre la réélection jugée frauduleuse d’Alexandre Loukachenko, en 2020. Tous deux avaient été arrêtés lors de la répression brutale de ce mouvement de protestation et condamnés à de lourdes peines de prison.En septembre 2020, Maria Kolesnikova avait été enlevée par les services de sécurité bélarusses et conduite à la frontière ukrainienne pour être expulsée du Bélarus.Mais elle était parvenue à déchirer son passeport, ce qui avait rendu son expulsion légalement impossible et avait d’elle un symbole de la résistance anti-Loukachenko.Alors qu’il était en détention, le travail d’Ales Bialiatski lui avait pour sa part valu en 2022 le prix Nobel de la Paix, partagé avec l’ONG Memorial (Russie) et le Centre pour les libertés civiles (Ukraine).”Le prix Nobel, c’était une certaine considération de nos activités, de nos aspirations qui n’ont pas été encore réalisées. Et donc le combat continue”, a déclaré M. Bialiatski après sa libération, dans une interview au média d’opposition bélarusse Belsat.Le comité Nobel norvégien s’est dit “soulagé” par sa libération et demande celle de tous les autres prisonniers politiques dans le pays, qui en compte toujours 1.203, selon Viasna.- Pourparlers avec Washington -Ces libérations font suite à l’annonce par un émissaire américain, John Coale, en visite au Bélarus, de la levée des sanctions des Etats-Unis sur le potassium, un composant utilisé pour la fabrication d’engrais et dont le Bélarus est un grand producteur.Ces derniers mois, Donald Trump a encouragé notamment le Bélarus à libérer les centaines de prisonniers politiques que compte le pays. Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis plus de 30 ans, a gracié des dizaines de personnes. En échange, Washington avait déjà partiellement levé les sanctions contre la compagnie aérienne bélarusse Belavia, lui permettant d’entretenir et d’acheter des pièces pour sa flotte, qui comprend des Boeing.John Coale a affirmé samedi que la proximité entre Alexandre Loukachenko et son homologue russe Vladimir Poutine pourrait être “très utile” dans la difficile médiation américaine en cours pour tenter de mettre fin à la guerre entre Kiev et Moscou.Alexandre Loukachenko, 71 ans, a écrasé plusieurs mouvements de contestation, dont le plus important, en 2020 et 2021, l’avait sérieusement fragilisé, le poussant à appeler à l’aide Vladimir Poutine.