Ce sera “grand”: Trump, l’hyper-président face au Congrès

Ce sera “grand”, a-t-il promis sur Truth Social: Donald Trump prononce mardi son premier discours de politique générale face au Congrès, lui qui veut étendre le pouvoir présidentiel comme jamais dans l’histoire américaine récente, y compris face au législateur.Au point que de nombreux experts s’inquiètent désormais d’une dérive illibérale voire autoritaire de la démocratie la plus puissante du monde.Le thème de l’allocution sera le “renouveau du rêve américain”, selon la Maison Blanche, une thématique à première vue très positive et rassembleuse, pour un président davantage connu pour son habileté à provoquer et échauffer les esprits.Le milliardaire de 78 ans, friand de mise en scène grandiose, sera servi mardi pour cet événement prévu à 21H00 locales (02H00 GMT mercredi) au Capitole de Washington.L’arrivée du président est annoncée à haute voix pendant que s’ouvrent les portes de l’hémicycle. Le chef de l’Etat s’avance sous les applaudissements entre les travées et prend place au pupitre  sous l’oeil du patron de la Chambre des représentants, aujourd’hui le républicain Mike Johnson, et du vice-président, JD Vance, officiant comme chef du Sénat.Donald Trump, face à un Congrès que son parti domine, vantera sa vision économique, au moment où sa féroce offensive commerciale contre le Canada et le Mexique bouscule les marchés.Il fera le service après-vente de sa politique migratoire très dure.Il évoquera sa vision pour les relations internationales, juste après avoir décidé d’interrompre l’aide militaire américaine à l’Ukraine, et quelques jours après une altercation inouïe dans le Bureau ovale avec le président Volodymyr Zelensky.Le républicain entend dominer la pyramide du pouvoir, sans trop se soucier des contrepoids installés par la Constitution sous la forme du Parlement et des tribunaux.- Musk -Il a donné carte blanche au multimilliardaire Elon Musk pour tailler dans le budget et bouleverser la bureaucratie fédérale.Le patron de Tesla et SpaceX, propriétaire de X, a selon la presse été invité à assister au discours, tandis que l’opposition démocrate a convié des fonctionnaires fédéraux qu’il a limogés.Le président convie aussi traditionnellement des personnes symbolisant des thèmes qui lui sont chers. Selon des articles de médias partagés par la porte-parole de la Maison Blanche, Donald Trump a notamment invité la veuve d’un policier tué lors d’un contrôle routier et une jeune volleyeuse blessée lors d’un match par une femme trans.Donald Trump a dit vouloir d’une “rupture nette” avec la diplomatie “du passé”, qui a fait de l’Amérique la garante de la sécurité des démocraties occidentales depuis 1945.Cette volonté de “rupture” se traduit, au plan domestique, par la nomination de fidèles à la tête de l’appareil judiciaire comme sécuritaire, par le démantèlement à marche forcée de la bureaucratie fédérale et par des attaques répétées contre la presse.- “Autoritaire” -Dans un article pour la revue Foreign Affairs, les politologues Steven Levitsky (Harvard) et Lucan Way (université de Toronto) mettent en garde contre le basculement vers un régime “autoritaire concurrentiel”.”L’effondrement de la démocratie aux Etats-Unis ne donnera pas naissance à une dictature classique dans laquelle les élections sont une mascarade et les opposants sont emprisonnés, expulsés ou tués”, analysent-ils, mais à un système dans lequel les partis s’affrontent lors d’élections biaisées, parce que le camp au pouvoir aura manipulé les règles et le débat politique en sa faveur.Les deux chercheurs prévoient que “les Américains pourront toujours s’opposer au gouvernement, mais cela sera plus difficile et plus risqué, ce qui conduira nombre de personnalités et de citoyens à décider que le jeu n’en vaut pas la chandelle”.En ce début de second mandat Trump, la riposte est jusqu’ici aussi timorée que les décisions sont brutales, en particulier au sein du Parti démocrate.L’ancienne patronne de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, figure démocrate très influente, a conseillé aux élus de son parti de faire profil bas mardi soir.”Laissez-le mariner dans son jus. N’apportez pas d’eau au moulin de ceux qui chercheront des comportements inappropriés”, a-t-elle dit au Washington Post.

Ce sera “grand”: Trump, l’hyper-président face au Congrès

Ce sera “grand”, a-t-il promis sur Truth Social: Donald Trump prononce mardi son premier discours de politique générale face au Congrès, lui qui veut étendre le pouvoir présidentiel comme jamais dans l’histoire américaine récente, y compris face au législateur.Au point que de nombreux experts s’inquiètent désormais d’une dérive illibérale voire autoritaire de la démocratie la plus puissante du monde.Le thème de l’allocution sera le “renouveau du rêve américain”, selon la Maison Blanche, une thématique à première vue très positive et rassembleuse, pour un président davantage connu pour son habileté à provoquer et échauffer les esprits.Le milliardaire de 78 ans, friand de mise en scène grandiose, sera servi mardi pour cet événement prévu à 21H00 locales (02H00 GMT mercredi) au Capitole de Washington.L’arrivée du président est annoncée à haute voix pendant que s’ouvrent les portes de l’hémicycle. Le chef de l’Etat s’avance sous les applaudissements entre les travées et prend place au pupitre  sous l’oeil du patron de la Chambre des représentants, aujourd’hui le républicain Mike Johnson, et du vice-président, JD Vance, officiant comme chef du Sénat.Donald Trump, face à un Congrès que son parti domine, vantera sa vision économique, au moment où sa féroce offensive commerciale contre le Canada et le Mexique bouscule les marchés.Il fera le service après-vente de sa politique migratoire très dure.Il évoquera sa vision pour les relations internationales, juste après avoir décidé d’interrompre l’aide militaire américaine à l’Ukraine, et quelques jours après une altercation inouïe dans le Bureau ovale avec le président Volodymyr Zelensky.Le républicain entend dominer la pyramide du pouvoir, sans trop se soucier des contrepoids installés par la Constitution sous la forme du Parlement et des tribunaux.- Musk -Il a donné carte blanche au multimilliardaire Elon Musk pour tailler dans le budget et bouleverser la bureaucratie fédérale.Le patron de Tesla et SpaceX, propriétaire de X, a selon la presse été invité à assister au discours, tandis que l’opposition démocrate a convié des fonctionnaires fédéraux qu’il a limogés.Le président convie aussi traditionnellement des personnes symbolisant des thèmes qui lui sont chers. Selon des articles de médias partagés par la porte-parole de la Maison Blanche, Donald Trump a notamment invité la veuve d’un policier tué lors d’un contrôle routier et une jeune volleyeuse blessée lors d’un match par une femme trans.Donald Trump a dit vouloir d’une “rupture nette” avec la diplomatie “du passé”, qui a fait de l’Amérique la garante de la sécurité des démocraties occidentales depuis 1945.Cette volonté de “rupture” se traduit, au plan domestique, par la nomination de fidèles à la tête de l’appareil judiciaire comme sécuritaire, par le démantèlement à marche forcée de la bureaucratie fédérale et par des attaques répétées contre la presse.- “Autoritaire” -Dans un article pour la revue Foreign Affairs, les politologues Steven Levitsky (Harvard) et Lucan Way (université de Toronto) mettent en garde contre le basculement vers un régime “autoritaire concurrentiel”.”L’effondrement de la démocratie aux Etats-Unis ne donnera pas naissance à une dictature classique dans laquelle les élections sont une mascarade et les opposants sont emprisonnés, expulsés ou tués”, analysent-ils, mais à un système dans lequel les partis s’affrontent lors d’élections biaisées, parce que le camp au pouvoir aura manipulé les règles et le débat politique en sa faveur.Les deux chercheurs prévoient que “les Américains pourront toujours s’opposer au gouvernement, mais cela sera plus difficile et plus risqué, ce qui conduira nombre de personnalités et de citoyens à décider que le jeu n’en vaut pas la chandelle”.En ce début de second mandat Trump, la riposte est jusqu’ici aussi timorée que les décisions sont brutales, en particulier au sein du Parti démocrate.L’ancienne patronne de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, figure démocrate très influente, a conseillé aux élus de son parti de faire profil bas mardi soir.”Laissez-le mariner dans son jus. N’apportez pas d’eau au moulin de ceux qui chercheront des comportements inappropriés”, a-t-elle dit au Washington Post.

Tesla incendiées: un collectif anarchiste revendique l’action

Un collectif anarchiste a revendiqué mardi l’incendie qui a détruit douze voitures Tesla dans une concession près de Toulouse, dans la nuit de dimanche à lundi, selon un message publié sur une plateforme d’ultra-gauche.Intitulé “salut incendiaire à tesla”, le message publié mardi sur Iaata.info (Information anti-autoritaire Toulouse et alentours) affirme: “nous avons incendié des véhicules à l’intérieur de l’enceinte à l’aide de deux bidons d’essence”.Contactée par l’AFP, la plateforme n’avait pas donné suite mardi en fin d’après-midi.”Alors que les élites multiplient les saluts nazis nous avons décidé de saluer à notre manière un concessionnaire tesla”, écrivent les auteurs affirmant incarner “l’antifascisme combatif qui ne croit pas au mythe de la démocratie” et “l’écologie radicale qui ne croit pas aux solutions technologiques”.”Par cet acte nous participons à l’appel +Accueille le printemps, crame une tesla+, à l’élan international qui cible tesla de l’Allemagne aux états-unis en passant par les Pays-Bas, et plus largement à la conflictualité anarchiste”, souligne le message.Des appels à cibler Tesla, notamment par des incendies volontaires, sont relayés par plusieurs plateformes francophones d’inspiration anarchiste.À Lyon, à la suite d’un appel à incendier des concessions Tesla relayé la semaine dernière par Rebellyon.info, un site d’actualités locales proche de l’ultra-gauche, le parquet a indiqué mardi à l’AFP avoir ouvert une enquête pour “provocation publique directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit”. À Strasbourg, un groupe baptisé Stop Elon propose gratuitement des autocollants en ligne à coller sur des Tesla avec le slogan “Elon, stay away from the EU” (Elon, ne te mêle pas de l’UE).Les créateurs de ce groupe invitent également à organiser des manifestations pacifistes devant les concessions de la marque du milliardaire américain, dénonçant sa “propagande anti-UE”.À Toulouse, les auteurs de l’action incendiaire sont entrés par effraction sur le principal site de Tesla de l’agglomération de Toulouse, à Plaisance-du-Touch, où trois départs de feu ont été recensés par les pompiers. Douze voitures Tesla ont été brûlées dans la nuit de dimanche à lundi sur le parking de la concession. Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour incendie volontaire.

Mort de Nahel: procès pour meurtre requis contre le policier auteur du tir

Le parquet de Nanterre a requis lundi un procès pour meurtre contre le policier ayant tiré sur Nahel, adolescent de 17 ans dont la mort en juin 2023 avait choqué l’opinion publique, devenant symbole des violences policières et à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.Le parquet “a requis le 3 mars 2025 le renvoi du policier mis en examen (…) du chef de meurtre, et le non-lieu du chef de complicité de meurtre pour le second policier présent lors des faits”, détaille le ministère public dans un communiqué mardi.Nahel a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait.Dans la foulée, une enquête pour meurtre avait été ouverte. Celle-ci s’est achevée le 2 août dernier. Une première version policière, selon laquelle le jeune homme aurait foncé sur le motard, avait été infirmée par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux.- Pas de “danger immédiat” -Au moment précis des faits, “alors que (le véhicule de Nahel) était bloqué dans le flot de la circulation, et même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il ait représenté un danger immédiat” pour les policiers, d’après le réquisitoire définitif consulté par l’AFP.”En réalité, selon toute vraisemblance, le déclenchement du tir s’explique essentiellement par l’état de tension extrême dans lequel la scène a eu lieu, mais précisément, en sa qualité de fonctionnaire de police expérimenté, (le policier) aurait dû conserver son sang-froid”, poursuit le même document, qualifiant le tir de “prise de risque inconsidérée”. “C’est sans surprise que nous avons pris connaissance de la position du parquet dans cette affaire, qui reste identique à celle affichée au moment des faits”, a réagi auprès de l’AFP l’avocat du policier Me Laurent-Franck Liénard, pour qui “le tir (mortel) était parfaitement conforme au cadre légal”.”Nous espérons que les juges chargés de régler le dossier sauront marquer leur indépendance”, a-t-il poursuivi en dénonçant des “erreurs juridiques et factuelles” du parquet.”Pour la mère de Nahel, c’est un soulagement. Cette femme n’avait qu’une crainte, c’est que dans le combat qu’elle menait pour établir que son fils avait été tué volontairement, on arrive par je ne sais pas quelle opération à éviter une comparution devant la cour d’assises des policiers”, a indiqué l’avocat de cette dernière, Mounia Merzouk, Me Frank Berton, à l’AFP.”Il n’y avait pas d’autre qualification envisageable dans cette affaire: le geste est volontaire et l’intention de tuer évidente”, a-t-il souligné.L’avocate d’autres membres de la famille de Nahel, Me Margot Pugliese, estime pour sa part que “la qualification de meurtre s’imposait” tout en déplorant “l’absence de réaction judiciaire” concernant le deuxième policier présent lors des faits.Pour celui-ci, placé sous le statut de témoin assisté et pour qui le parquet requiert un non-lieu, “l’accusation elle-même admet (…) que rien ne peut lui être reproché, ce qui correspond à la stricte réalité du dossier”, a commenté pour l’AFP son avocate Me Pauline Ragot. De son côté, sollicité par l’AFP, le maire DVG Raphaël Adam a rappelé que la ville de Nanterre porte “une exigence de justice et de vérité, que notre société doit à la famille de Nahel, à ses amis et à l’ensemble des Nanterriens émus par ce drame”. L’auteur du coup de feu mortel, Florian M., a été mis en examen pour meurtre et incarcéré pendant cinq mois, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.En 2023, 36 personnes sont décédées dans le cadre d’une mission de police, selon le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).- Versions contradictoires -Une reconstitution des faits avait eu lieu le 5 mai 2024. En présence de leurs avocats, Florian M., son collègue présent ce jour-là et plusieurs témoins avaient été confrontés à leurs déclarations, notamment pour établir si le policier auteur du tir était en danger de mort.Après cette reconstitution faite à partir des récits des policiers et des témoins, un expert accidentologue “confirmait qu’aucune des versions n’était en totale adéquation avec ses constatations et analyses”, selon le réquisitoire du parquet.Les analyses écartent d’un côté des coups portés à Nahel par les policiers, comme les passagers et certains témoins l’avaient affirmé, mais aussi la mise en danger de ces derniers par le redémarrage de la voiture.Le syndicat de police Alliance a lui dénoncé “une décision inacceptable” et appelé l’ensemble des policiers du pays à se réunir devant les services de police à 12H30 mercredi pour “exprimer leur colère”.Quant au syndicat Un1té, il a soulevé des “interrogations légitimes” concernant le choix du parquet et apporté “son soutien” au suspect et à ses proches.Contrairement à Alliance, ce syndicat a jugé que “tout rassemblement serait préjudiciable à la défense et à ses intérêts”. Un juge d’instruction doit désormais décider si un procès doit ou non se tenir.gd-tll-dho-js-mlf/cal/bfa/abl

Mort de Nahel: procès pour meurtre requis contre le policier auteur du tir

Le parquet de Nanterre a requis lundi un procès pour meurtre contre le policier ayant tiré sur Nahel, adolescent de 17 ans dont la mort en juin 2023 avait choqué l’opinion publique, devenant symbole des violences policières et à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.Le parquet “a requis le 3 mars 2025 le renvoi du policier mis en examen (…) du chef de meurtre, et le non-lieu du chef de complicité de meurtre pour le second policier présent lors des faits”, détaille le ministère public dans un communiqué mardi.Nahel a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait.Dans la foulée, une enquête pour meurtre avait été ouverte. Celle-ci s’est achevée le 2 août dernier. Une première version policière, selon laquelle le jeune homme aurait foncé sur le motard, avait été infirmée par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux.- Pas de “danger immédiat” -Au moment précis des faits, “alors que (le véhicule de Nahel) était bloqué dans le flot de la circulation, et même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il ait représenté un danger immédiat” pour les policiers, d’après le réquisitoire définitif consulté par l’AFP.”En réalité, selon toute vraisemblance, le déclenchement du tir s’explique essentiellement par l’état de tension extrême dans lequel la scène a eu lieu, mais précisément, en sa qualité de fonctionnaire de police expérimenté, (le policier) aurait dû conserver son sang-froid”, poursuit le même document, qualifiant le tir de “prise de risque inconsidérée”. “C’est sans surprise que nous avons pris connaissance de la position du parquet dans cette affaire, qui reste identique à celle affichée au moment des faits”, a réagi auprès de l’AFP l’avocat du policier Me Laurent-Franck Liénard, pour qui “le tir (mortel) était parfaitement conforme au cadre légal”.”Nous espérons que les juges chargés de régler le dossier sauront marquer leur indépendance”, a-t-il poursuivi en dénonçant des “erreurs juridiques et factuelles” du parquet.”Pour la mère de Nahel, c’est un soulagement. Cette femme n’avait qu’une crainte, c’est que dans le combat qu’elle menait pour établir que son fils avait été tué volontairement, on arrive par je ne sais pas quelle opération à éviter une comparution devant la cour d’assises des policiers”, a indiqué l’avocat de cette dernière, Mounia Merzouk, Me Frank Berton, à l’AFP.”Il n’y avait pas d’autre qualification envisageable dans cette affaire: le geste est volontaire et l’intention de tuer évidente”, a-t-il souligné.L’avocate d’autres membres de la famille de Nahel, Me Margot Pugliese, estime pour sa part que “la qualification de meurtre s’imposait” tout en déplorant “l’absence de réaction judiciaire” concernant le deuxième policier présent lors des faits.Pour celui-ci, placé sous le statut de témoin assisté et pour qui le parquet requiert un non-lieu, “l’accusation elle-même admet (…) que rien ne peut lui être reproché, ce qui correspond à la stricte réalité du dossier”, a commenté pour l’AFP son avocate Me Pauline Ragot. De son côté, sollicité par l’AFP, le maire DVG Raphaël Adam a rappelé que la ville de Nanterre porte “une exigence de justice et de vérité, que notre société doit à la famille de Nahel, à ses amis et à l’ensemble des Nanterriens émus par ce drame”. L’auteur du coup de feu mortel, Florian M., a été mis en examen pour meurtre et incarcéré pendant cinq mois, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.En 2023, 36 personnes sont décédées dans le cadre d’une mission de police, selon le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).- Versions contradictoires -Une reconstitution des faits avait eu lieu le 5 mai 2024. En présence de leurs avocats, Florian M., son collègue présent ce jour-là et plusieurs témoins avaient été confrontés à leurs déclarations, notamment pour établir si le policier auteur du tir était en danger de mort.Après cette reconstitution faite à partir des récits des policiers et des témoins, un expert accidentologue “confirmait qu’aucune des versions n’était en totale adéquation avec ses constatations et analyses”, selon le réquisitoire du parquet.Les analyses écartent d’un côté des coups portés à Nahel par les policiers, comme les passagers et certains témoins l’avaient affirmé, mais aussi la mise en danger de ces derniers par le redémarrage de la voiture.Le syndicat de police Alliance a lui dénoncé “une décision inacceptable” et appelé l’ensemble des policiers du pays à se réunir devant les services de police à 12H30 mercredi pour “exprimer leur colère”.Quant au syndicat Un1té, il a soulevé des “interrogations légitimes” concernant le choix du parquet et apporté “son soutien” au suspect et à ses proches.Contrairement à Alliance, ce syndicat a jugé que “tout rassemblement serait préjudiciable à la défense et à ses intérêts”. Un juge d’instruction doit désormais décider si un procès doit ou non se tenir.gd-tll-dho-js-mlf/cal/bfa/abl

Trump to tout new ‘American dream’ to Congress despite Ukraine, tariff tensions

Donald Trump will tout his high-octane start to his second term in an address to Congress Tuesday, in the face of a nation roiled by his aggressive extension of presidential power and a world unsettled by his shifts on Ukraine and tariffs.The White House said the theme of Trump’s televised speech at 9:00 pm (0200 GMT Wednesday) will be “the renewal of the American dream” — but it promises to be a rowdy and divisive evening inside the US Capitol.Democratic lawmakers will bring federal workers targeted by the blizzard of cuts to the US bureaucracy made by Trump’s advisor Elon Musk — the world’s richest person — and his Department for Government Efficiency (DOGE).Republicans are however expected to cheer Trump on loudly while the president and First Lady Melania Trump will invite guests who reflect his speech’s priorities on the economy and migration.Trump said the address “will be big” and promised to “tell it like it is,” in a post on his Truth Social network on Monday.”We’re so excited — it’s a big day and it’s a big night for President Trump and we know he’s going to give a fantastic speech,” White House Press Secretary Karoline Leavitt told Fox News on Tuesday.She said the speech would cover his accomplishments in his first term, his plans for the economy, a push for Congress to pass border funding, and “dive into foreign policy” on Ukraine and Gaza.The final section will be closely watched given the fresh global turmoil triggered by Trump’s actions in the last 24 hours as he pursues his “America First” policy.Tariffs on US allies Mexico and Canada and rival China came into effect on Tuesday, while Trump halted aid to Ukraine on the eve of the speech after a blazing Oval Office row with President Volodymyr Zelensky.Trump’s pivot towards Russia’s Vladimir Putin on the Ukraine war has particularly alarmed US allies.- ‘Unprecedented achievements’ -On the home front Trump is expected to play up the record blitz of executive orders he has signed in his first six weeks back in the White House.Abetted by Musk, who will attend the speech, Trump has moved to unilaterally dismantle federal agencies and fired thousands of government workers. He has also ended diversity programs and begun holding undocumented migrants at the US military base at Guantanamo Bay in Cuba as part of his crackdown on foreigners without papers.The speech will be Trump’s first to both houses of Congress for five years, and also his first since his supporters stormed the building following his 2020 election defeat.But this time he will be making a triumphant appearance in front of a fully Republican-controlled Congress.”It’s an opportunity for President Trump, as only he can, to lay out the last month of record-setting, record-breaking unprecedented achievements and accomplishments that have made this the most successful opening to any presidency,” his Deputy Chief of Staff Stephen Miller told reporters on Monday.Trump is also determined this time around to exert more power than any president in decades, which at times could put him on a collision course with Congress and the US courts. Democrats have so far however struggled to counter Trump’s “flood the zone” strategy and his hogging of the news cycle with constant Oval Office news conferences.But with his poll numbers softening, Trump will also know he faces pressure to deal with stubborn issues facing Americans — most importantly inflation.Trump’s tariffs also threaten to weigh on the economy, with stock markets sliding around the world as his tariffs took effect.

Israel says Palestinian militants killed as it expands West Bank offensive

The Israeli military announced Tuesday it had expanded its weeks-long offensive in the occupied West Bank to more areas of Jenin city, saying troops killed three militants although Palestinian officials reported two dead.On its 43rd day, Israeli forces “expanded the counterterrorism operation in northern Samaria to additional areas in Jenin”, the military said, using the Biblical name for that part of the West Bank.It said that a local Hamas leader and another Palestinian militant were killed in an exchange of fire with troops during an overnight raid in Jenin. Later, during an inspection of the premises where the militants had been, troops killed a third armed man “who posed an immediate threat” to them, the military said.Jenin governor Kamal Abu al-Rub told AFP that two Palestinians were killed during the raid in the eastern neighbourhood of the city.”Two citizens were martyred, and many young men were arrested”, he said.The military said troops had arrested three Palestinian suspects.The Palestinian health ministry identified one of the dead as Aser Saadi, matching the name of the Hamas leader in the Israeli army statement.The health ministry said the 21-year-old’s body was taken away by troops after he was shot.The head of the Jenin government hospital, Wisam Baker, told AFP that a man identified as Jihad Alawneh was declared dead on arrival at the facility early on Tuesday.Baker said that Alawneh, 25, had bled out after being shot in the thigh.Governor Abu al-Rub said the raid had caused “devastation and massive destruction” in Jenin’s eastern neighbourhood, “which has not experienced an Israeli assault like this before”.He said that the main electricity line was cut off, dozens of families were forced to leave, and army bulldozers had left behind a trail of damage.- ‘Massive destruction’ -The Israeli offensive in the northern West Bank began on January 21 around refugee camps regarded as bastions of Palestinian militancy, but has since expanded to more areas, displaced tens of thousands of people and saw the first deployment of Israeli tanks in the territory in 20 years.On Tuesday afternoon, an AFP journalist said Israeli troops and armoured personnel carriers were still in Jenin’s eastern neighbourhood.Firefighters worked to extinguish a fire in an apartment hit during the raid, its facade charred and some of its walls destroyed.Pools of blood had accumulated in several rooms of the apartment, the journalist said.Abu al-Rub said that “more than 50 families were forced to flee and evacuate their homes because the Israelis took over their houses and buildings, turning them into military barracks”.”All the streets in the eastern neighbourhood were bulldozed”, said the governor, including areas that before Tuesday did not see army bulldozers ripping through roads in what the military says aims to clear explosives.Bassem Hardan, a resident of the neighbourhood, told AFP that after initially ignoring army calls for his family to leave, “they called our neighbours and told them to get out within two minutes before they demolish the building”.Dubbed “Iron Wall” by the Israeli military, the operation in the northern West Bank began days after a ceasefire took effect in Gaza, a separate Palestinian territory.Israel has occupied the West Bank since 1967 and its troops carry out regular raids there.The ongoing operation has involved raids in multiple refugee camps near the cities of Jenin, Tulkarem and Tubas, where Palestinian armed groups have a strong presence.

La Réunion: cinq morts après le passage du cyclone, la procédure de catastrophe naturelle enclenchée

Le bilan du cyclone Garance qui a frappé La Réunion vendredi s’est alourdi à cinq morts après la découverte du corps sans vie d’un homme à Saint-Paul, dans l’ouest de cette île de l’océan Indien, balayée vendredi dernier par des vents à plus de 200 km/h et de très fortes pluies orageuses.La procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle “est enclenchée et devrait aboutir en urgence dès cette semaine”, a indiqué mardi le ministre des Outre-mer Manuel Valls lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.Le corps d’un homme, enchevêtré dans les branchages et les galets arrachés par les pluies cycloniques, a été retrouvé dans un bassin d’eau situé à Saint-Paul (commune de l’ouest de La Réunion), a annoncé lundi soir la préfecture, précisant que la découverte du corps avait été faite plus tôt dans l’après-midi par des employés communaux nettoyant les abords du bassin après le passage du cyclone.Ce décès porte à cinq le nombre de personnes tuées lors du passage du cyclone Garance sur l’île de près de 900.000 habitants, frappée par de violentes pluies et marquée par des dégâts considérables pour l’agriculture vivrière.Six personnes ont été blessées, dont trois grièvement, selon le ministère de l’Intérieur, qui fait état de 50.000 foyers privés d’électricité (11,6% des foyers) et 43.960 personnes totalement privées d’eau (5% de la population).”Le travail de la Daaf”, la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de La Réunion, et du préfet a “déjà commencé en vue de la reconnaissance de calamités agricoles”, a assuré Manuel Valls devant les députés.Le ministre se rendra jeudi et vendredi à La Réunion pour établir “un état des lieux précis”, enclencher “des actions prioritaires pour soutenir les habitants sinistrés de l’île et permettre la reconstruction économique, et notamment dans le secteur de l’agriculture”, a-t-il précisé.Lors des questions au gouvernement, il a également évoqué un “plan de reconstruction” qu’il devrait préciser lors de sa visite sur l’île.Quelque 1.200 personnels sont mobilisés par le préfet, dont 153 sapeurs-pompiers de La Réunion, 851 gendarmes – dont 99 en renfort – et 232 policiers, selon le ministère de l’Intérieur. Dimanche, 100 personnels de la sécurité civile sont partis de métropole pour l’île.mah-tll-mby-sc/bfa/hj