Celebrities back ‘Free Marwan’ campaign for Palestinian leader

More than 200 celebrities, including actors Benedict Cumberbatch and Josh O’Connor, called on Israel on Wednesday to release imprisoned Palestinian politician Marwan Barghouti, who is seen by supporters as a key unifying figure.Barghouti, 66, has been in jail since 2002 but is regarded as a likely major player in the creation of any Palestinian state because of his ability to unite various political factions.The open letter calling for his release featured film A-listers Josh O’Connor, Benedict Cumberbatch and Javier Bardem, as well as musicians Fontaines D.C. and Sting.Top-selling writers Sally Rooney, Annie Ernaux and Margaret Atwood also lent their support, as did artist Nan Goldin and British footballer-turned-broadcaster Gary Lineker.”We express our grave concern at the continuing imprisonment of Marwan Barghouti, his violent mistreatment and denial of legal rights whilst imprisoned,” they wrote. “We call upon the United Nations and the governments of the world to actively seek the release of Marwan Barghouti from Israeli prison.”Most of the signatories were already active in efforts to bring an end to Israel’s war in Gaza, but the new letter is part of an international “Free Marwan” campaign launched by Barghouti’s family. Sometimes dubbed the “Mandela of Palestine” by his supporters, Barghouti was handed five life sentences by an Israeli court in 2004 over deadly attacks during the 2000-2005 second Palestinian intifada, or uprising. He was an MP at the time and refused to recognise the court during his trial, which was later denounced as flawed by the Inter-Parliamentary Union, a body that represents parliaments around the world.Israel has refused to release Barghouti — known for his anti-corruption stance — in any prisoner exchanges carried out since the Gaza war erupted after Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel.Barghouti’s son said in October that his father had been severely beaten by Israeli guards during a prison transfer in September, resulting in four broken ribs and head injuries.In a video he shared on social media in August, Israel’s far-right National Security Minister Itamar Ben Gvir was seen threatening a physically weak Marwan Barghouti in jail.

Emmanuel Macron entame une visite d’État en Chine sur fond de lourds contentieux

Emmanuel Macron a entamé mercredi sa quatrième visite d’État en Chine sur fond de contentieux croissants avec Pékin, de l’Ukraine aux déséquilibres commerciaux majeurs en faveur du géant asiatique.Le président français, qui a atterri peu après 17H00 locales (GMT) à Pékin, entrera dans le vif du sujet jeudi avec son homologue Xi Jinping au Grand Palais du Peuple. Les deux dirigeants se retrouveront aussi vendredi à Chengdu, dans la province du Sichuan (sud-ouest), pour une rencontre plus informelle. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte qui a descendu la passerelle à son bras et arborait un manteau et un sac rouges, a été accueilli par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.”Merci infiniment de votre présence ce soir et de tout le travail qu’on va faire ensemble”, a-t-il dit à son hôte chinois. Un programme privé l’attendait ensuite dans la capitale, avec une visite du “jardin de l’empereur Qianlong” tout juste rénové, à la Cité interdite, suivie d’un dîner. Emmanuel Macron est accompagné de six ministres (Affaires étrangères, Économie, Agriculture, Environnement, Enseignement supérieur, Culture) et 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire.”Nous voulons, et ce sera l’objet de la conversation stratégique avec le président Xi Jinping, que l’Europe soit respectée comme un grand partenaire de la Chine”, a insisté l’Élysée avant la visite.Sujet prioritaire: la guerre en Ukraine et par ricochet la sécurité du Vieux continent, alors que le président russe Vladimir Poutine a réitéré mardi ses conditions, notamment territoriales, pour tout accord de paix.Emmanuel Macron va appeler une nouvelle fois Xi Jinping à “peser” sur la Russie, partenaire stratégique de la Chine, pour la “convaincre” d’accepter un cessez-le-feu.Si elle appelle régulièrement à des pourparlers de paix, la Chine n’a toutefois jamais condamné la Russie pour l’invasion de l’Ukraine et s’oppose aux sanctions à son encontre.Elle continue à s’approvisionner chez elle en hydrocarbures alors que l’Union européenne a convenu mercredi d’interdire toutes les importations de gaz russe à l’automne 2027 afin de priver Moscou d’une manne qui finance sa guerre en Ukraine.- Investir plus en France -La Chine est aussi accusée par les Occidentaux de soutenir l’effort de guerre russe en lui livrant notamment des composants pour son industrie de défense.Autre enjeu clé de la visite, le déficit commercial abyssal entre la France et la Chine, qui a doublé en dix ans pour atteindre 47 milliards d’euros en 2024, de même qu’entre l’UE et le géant asiatique.La Chine compense des “surcapacités” de production par une hausse de ses exportations, ce qui emporte un certain nombre de “risques géopolitiques”, de la “fermeture de marchés” à la “récession”, a averti un conseiller du président Macron.Dans ce contexte, Paris souhaite que les entreprises chinoises investissent plus en France et partagent les innovations qu’elles maîtrisent dans les “mobilités durables, les batteries ou le photovoltaïque”.La Chine, outre ses salaires beaucoup plus faibles, est accusée de “concurrence déloyale” en subventionnant massivement son industrie. La France se retrouve ainsi dans le viseur de Pékin, avec une série d’enquêtes visant ses exportations (cognac, produits laitiers, viande porcine etc..) et des surtaxes potentielles à la clé, pour avoir soutenu une hausse des droits de douane européens sur les voitures électriques en provenance de Chine.- Droits humains -“Ces questions-là feront l’objet de discussions au plus haut niveau” durant la visite, promet la présidence française, jugeant ces enquêtes “inacceptables”. Tout comme le sujet des terres rares dont la Chine encadre sévèrement ses exportations.A l’inverse, le géant du e-commerce chinois Shein est dans le collimateur de la France – et de l’UE – après la vente de produits illégaux dont des poupées pédopornographiques. Paris réclame la suspension pour trois mois minimum du site en France.Signe toutefois que la relation économique reste fluide, plusieurs accords seront signés durant la visite, relève l’Élysée sans plus de précisions.Brigitte Macron se rendra à Chengdu au Centre de conservation des pandas géants, des ursidés emblématiques de la Chine qui les prête régulièrement à des zoos étrangers en signe d’amitié. Deux d’entre eux viennent tout juste revenir de France et deux autres s’apprêtent à y partir. Emmanuel Macron abordera la question des droits humains en Chine, assure la présidence.L’organisation International Campaign for Tibet (ICT) l’exhorte à “demander la libération immédiate et inconditionnelle” de Zhang Yadi, une défenseuse des droits des Tibétains arrêtée en Chine en juillet.

Emmanuel Macron entame une visite d’État en Chine sur fond de lourds contentieux

Emmanuel Macron a entamé mercredi sa quatrième visite d’État en Chine sur fond de contentieux croissants avec Pékin, de l’Ukraine aux déséquilibres commerciaux majeurs en faveur du géant asiatique.Le président français, qui a atterri peu après 17H00 locales (GMT) à Pékin, entrera dans le vif du sujet jeudi avec son homologue Xi Jinping au Grand Palais du Peuple. Les deux dirigeants se retrouveront aussi vendredi à Chengdu, dans la province du Sichuan (sud-ouest), pour une rencontre plus informelle. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte qui a descendu la passerelle à son bras et arborait un manteau et un sac rouges, a été accueilli par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.”Merci infiniment de votre présence ce soir et de tout le travail qu’on va faire ensemble”, a-t-il dit à son hôte chinois. Un programme privé l’attendait ensuite dans la capitale, avec une visite du “jardin de l’empereur Qianlong” tout juste rénové, à la Cité interdite, suivie d’un dîner. Emmanuel Macron est accompagné de six ministres (Affaires étrangères, Économie, Agriculture, Environnement, Enseignement supérieur, Culture) et 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire.”Nous voulons, et ce sera l’objet de la conversation stratégique avec le président Xi Jinping, que l’Europe soit respectée comme un grand partenaire de la Chine”, a insisté l’Élysée avant la visite.Sujet prioritaire: la guerre en Ukraine et par ricochet la sécurité du Vieux continent, alors que le président russe Vladimir Poutine a réitéré mardi ses conditions, notamment territoriales, pour tout accord de paix.Emmanuel Macron va appeler une nouvelle fois Xi Jinping à “peser” sur la Russie, partenaire stratégique de la Chine, pour la “convaincre” d’accepter un cessez-le-feu.Si elle appelle régulièrement à des pourparlers de paix, la Chine n’a toutefois jamais condamné la Russie pour l’invasion de l’Ukraine et s’oppose aux sanctions à son encontre.Elle continue à s’approvisionner chez elle en hydrocarbures alors que l’Union européenne a convenu mercredi d’interdire toutes les importations de gaz russe à l’automne 2027 afin de priver Moscou d’une manne qui finance sa guerre en Ukraine.- Investir plus en France -La Chine est aussi accusée par les Occidentaux de soutenir l’effort de guerre russe en lui livrant notamment des composants pour son industrie de défense.Autre enjeu clé de la visite, le déficit commercial abyssal entre la France et la Chine, qui a doublé en dix ans pour atteindre 47 milliards d’euros en 2024, de même qu’entre l’UE et le géant asiatique.La Chine compense des “surcapacités” de production par une hausse de ses exportations, ce qui emporte un certain nombre de “risques géopolitiques”, de la “fermeture de marchés” à la “récession”, a averti un conseiller du président Macron.Dans ce contexte, Paris souhaite que les entreprises chinoises investissent plus en France et partagent les innovations qu’elles maîtrisent dans les “mobilités durables, les batteries ou le photovoltaïque”.La Chine, outre ses salaires beaucoup plus faibles, est accusée de “concurrence déloyale” en subventionnant massivement son industrie. La France se retrouve ainsi dans le viseur de Pékin, avec une série d’enquêtes visant ses exportations (cognac, produits laitiers, viande porcine etc..) et des surtaxes potentielles à la clé, pour avoir soutenu une hausse des droits de douane européens sur les voitures électriques en provenance de Chine.- Droits humains -“Ces questions-là feront l’objet de discussions au plus haut niveau” durant la visite, promet la présidence française, jugeant ces enquêtes “inacceptables”. Tout comme le sujet des terres rares dont la Chine encadre sévèrement ses exportations.A l’inverse, le géant du e-commerce chinois Shein est dans le collimateur de la France – et de l’UE – après la vente de produits illégaux dont des poupées pédopornographiques. Paris réclame la suspension pour trois mois minimum du site en France.Signe toutefois que la relation économique reste fluide, plusieurs accords seront signés durant la visite, relève l’Élysée sans plus de précisions.Brigitte Macron se rendra à Chengdu au Centre de conservation des pandas géants, des ursidés emblématiques de la Chine qui les prête régulièrement à des zoos étrangers en signe d’amitié. Deux d’entre eux viennent tout juste revenir de France et deux autres s’apprêtent à y partir. Emmanuel Macron abordera la question des droits humains en Chine, assure la présidence.L’organisation International Campaign for Tibet (ICT) l’exhorte à “demander la libération immédiate et inconditionnelle” de Zhang Yadi, une défenseuse des droits des Tibétains arrêtée en Chine en juillet.

Agressions sexuelles: le faux infirmier “jouissait des aiguilles”

Le faux infirmier obsédé par les veines Nicolas Gonidec, jugé à Quimper pour agressions sexuelles, éprouvait “satisfaction sexuelle” et “jouissance perverse” en piquant des dizaines de femmes depuis deux décennies, a décrit une experte psychiatre mercredi.”Il jouit, il jouit tout le temps, ce monsieur, quand il parle des aiguilles”, a déclaré le Dr Anne Henry, experte psychiatre, lors d’un témoignage en visioconférence devant le tribunal correctionnel de Quimper.”C’est sexuel, c’est totalement sexuel. Les injections (…) lui procuraient de la satisfaction sexuelle, sans qu’il ait forcément une érection”, a-t-elle ajouté, devant le prévenu poursuivi pour avoir pratiqué des injections et prises de sang illégales sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021.Alors producteur audiovisuel et conseiller municipal de Quimper, dans la majorité de droite, M. Gonidec, 44 ans, proposait à ses victimes de participer à une étude médicale impliquant des prises de sang. Le plus souvent, ces études étaient censées porter sur des personnes ayant une phobie des aiguilles.- “Comportements pervers” -Les femmes qui acceptaient devaient remplir un questionnaire de santé et un formulaire de consentement, adressé par une secrétaire fictive.Mallette de médecin, garrot, seringues: M. Gonidec travaillait les moindres détails pour convaincre ses victimes qu’il était bien infirmier et leur proposait rappels de vaccins et tests Covid, en sus des prises de sang.”Le stratagème fait partie de la jouissance”, a souligné l’experte. “Les comportements pervers, c’est un rituel qui se répète et augmente en intensité. Ce n’est pas le coït habituel qui va leur donner satisfaction, c’est le rituel”.Marié, M. Gonidec n’avait pas de relation sexuelle avec sa femme, dont il est aujourd’hui divorcé, a décrit un expert psychologue.Anne Henry a quant à elle décrit M. Gonidec en “personnalité perverse”, un homme “autocentré, bien plus préoccupé par son sort que par la souffrance des victimes”.Le rituel pervers qu’il avait mis en place s’est modifié au cours du temps “dans le sens d’une aggravation transgressive”, a détaillé la psychiatre.Le faux infirmier s’est ainsi mis à proposer à certaines de ses victimes des méthodes de relaxation, à base de massages censés provoquer un “orgasme thérapeutique”.Huit femmes ont raconté aux enquêteurs avoir subi des caresses sur les seins et des masturbations non désirées, alors qu’elles étaient censées participer à un protocole médical.- “Collectionnisme” -“Il est intelligent, il savait ce qu’il risquait et il a continué en prenant tous les risques. Sa jouissance est tellement impérieuse que ça prenait le pas sur tout le reste”, a commenté Mme Henry, décrivant un “collectionnisme pervers”.Mardi, M. Gonidec avait raconté en détail comment une prise de sang douloureuse, à l’âge de 5 ans, avait, selon lui, déclenché cette obsession pour les veines.Se piquant lui-même dès l’âge de 10 ans, il a ensuite reporté son obsession sur des camarades d’université. En 2001, à 20 ans, il fait l’objet d’un rappel à la loi du parquet, mais cela ne le dissuade pas de continuer ses injections.En octobre 2021, il est condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis pour des faits similaires. C’est à la suite de la publicité générée par ce premier procès, organisé à Saint-Brieuc à l’automne 2021, qu’une soixantaine de plaintes avaient été déposées.Mme Henry a estimé mercredi que le risque de récidive ne pouvait être écarté pour le prévenu, qui avait réalisé une séance d’injection un mois après une garde à vue en février 2021.Lundi, il a d’ailleurs admis qu’il pratiquait des prises de sang sur sa nouvelle compagne, dans le cadre d’un “fantasme” assouvi dans un “cadre privé”.Une troisième procédure pour des faits similaires est par ailleurs en cours au parquet de Lorient.

Corée du Sud: le président déchu appelle à manifester, un an après la loi martiale

Le président sud-coréen déchu Yoon Suk Yeol a lancé mercredi depuis sa prison un appel à manifester à ses partisans et défendu sa décision il y a un an d’imposer la loi martiale, qui avait plongé le pays dans le chaos.Depuis cette éphémère proclamation, le pays reste polarisé et confronté à un ralentissement économique, à …

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Stocks dip after US jobs fall

Wall Street’s main stock indices dipped on Wednesday after data showed US businesses unexpectedly shed jobs last month.The US private sector shed 32,000 jobs in November, according to payroll firm ADP, compared to a small gain expected by analysts.The jobs numbers reinforced concerns over the health of the US economy, which has struggled with dislocations and price rises caused by tariffs introduced by President Donald Trump’s administration.The Dow dipped by less than a tenth of a percentage point at the opening bell, while the S&P 500 shed 0.2 percent and the tech-heavy Nasdaq dropped 0.5 percent.Tech stocks were weaker, with shares in the so-called Magnificent Seven largest tech firms down 0.3 percent overall. Shares in Microsoft were down 2.8 percent.The surprise drop in employment underpinned expectations that the US Federal Reserve will cut interest rates next week.”The justification for a rate cut next week centres around weakness in the (US) jobs market,” noted Joshua Mahony, chief market analyst at trading group Scope Markets.Money markets have put the chances of the Fed cutting interest rates on December 10 at nearly 90 percent.Lower interest rates make it easier for companies and consumers to borrow money, and thus the prospect of Fed rate cuts tend to boost stocks.Optimism over US rate cuts won an additional boost from reports that Trump’s top economic adviser Kevin Hassett — a proponent of more reductions — is the frontrunner to take the helm at the Fed when Jerome Powell’s tenure ends in May.While a number of bank decision-makers have thrown their hat in the ring for a reduction, there remains differences on the policy board about the need to target the soft labour market or stubbornly high inflation.With a cut to US interest rates expected, trading has softened ahead of key indicators this week that could still play a role in the central bank’s planning over the next year.The Fed’s preferred gauge of inflation — personal consumption expenditure (PCE) index — will be released on Friday.Investors see the Fed cutting rates three times next year, which has been a factor weighing on the dollar.A recovery in Bitcoin has also helped support equity markets.”A continued bounce in bitcoin and other cryptocurrencies has stoked a renewed speculative bid,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.Bitcoin is back above $90,000. It plunged below $83,000 last month after having set a record high of $126,251 in October.European stocks were just below the break-even point in afternoon trading.Asian stock markets mostly rose Wednesday.The pound was up 0.7 percent against the dollar on UK data showing stronger than expected British services sector activity.Stronger sterling weighed on London’s benchmark FTSE 100 stock index, which features major companies earning in dollars.Elsewhere, the Indian rupee weakened past 90 per dollar for the first time, extending declines through the year as New Delhi struggles to strike a trade deal with the United States.- Key figures at around 1440 GMT -New York – Dow: DOWN less than 0.1 percent at 47,434.68 pointsNew York – S&P 500: DOWN 0.2 percent at 6,841.32New York – Nasdaq Composite: DOWN 0.5 percent at 23,315.58London – FTSE 100: DOWN less than 0.1 percent at 9,696.83 Paris – CAC 40: DOWN less than 0.1 percent at 8,069.52Frankfurt – DAX: DOWN less than 0.1 percent at 23,697.98Tokyo – Nikkei 225: UP 1.1 percent at 49,864.68 (close) Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.3 percent at 25,760.73 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.5 percent at 3,878.00 (close)Euro/dollar: UP at $1.1657 from $1.1622 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3296 from $1.3209Dollar/yen: DOWN at 155.50 yen from 155.86 yenEuro/pound: DOWN at 87.68 pence from 88.00 penceBrent North Sea Crude: UP 0.7 percent at $62.89 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.8 percent at $59.12 per barrelburs-rl/tw

Mère accusée d’avoir empoisonné ses filles: 30 ans de réclusion criminelle requis

Des faits “d’une particulière gravité”: l’avocat général a requis mercredi 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Maylis Daubon, accusée d’avoir empoisonné avec des médicaments ses deux filles, dont l’une est morte, et d’avoir voulu faire assassiner son ex-mari.Devant la cour d’assises des Landes à Mont-de-Marsan, Marc Bourragué a retenu la circonstance aggravante d’empoisonnements “commis sur des personnes en état de sujétion psychologique ou physique connu de l’auteur”, et demandé que la peine soit assortie d’une période de sûreté de 15 ans.Enea, 18 ans, déscolarisée depuis plus d’un an et souffrant de troubles psychologiques, a été prise d’une crise de convulsions le 13 novembre 2019 au domicile familial. Sa mort a été causée par une prise de Propranolol, un bêta-bloquant qui ralentit l’activité du cœur, à un taux “dix fois supérieur à la dose thérapeutique”, selon l’enquête.Pour le magistrat, “rien n’étaye” la thèse du suicide de la fille aînée, avancée par l’accusée qui clame son innocence. Il estime que la mère avait deux mobiles: “J’ai une emprise sur quelqu’un qui va m’échapper, je ne peux pas le supporter, je le tue. C’est le syndrome de Münchhausen par procuration. Et la détestation du père, tellement forte”.Yannick Reverdy, ancien international français de handball, avait divorcé de Maylis Daubon en 2009, qui l’accusait de violences, et avait ensuite perdu contact avec ses filles.- “Conditions d’emprise” -L’avocat général a présenté Enea “comme une enfant affaiblie par la surmédicalisation, avec une soumission chimique qui entraîne une abolition du libre arbitre”.Une perquisition avait permis de découvrir des cachets de Propranolol dans la chambre de la mère, cachés dans un emballage de suppositoires, ainsi que dans le vaisselier du salon.Confrontée aux “incohérences” relevées dans ses déclarations, aux soupçons de falsifications d’ordonnances, l’accusée de 53 ans a persisté à l’audience dans ses dénégations.Pour le magistrat, “l’absorption de Propranolol” a eu lieu le matin des faits. “On lui donne ou elle le prend, je ne peux l’affirmer, mais l’absorption a été faite dans des conditions d’emprise”, a dit Marc Bourragué.”On ne peut pas se cantonner à des hypothèses pour assoir son intime conviction”, a tancé Me Gérard Danglade, l’un des deux avocats de Maylis Daubon, demandant aux jurés de “juger une mère avec des défauts et des comportements pas toujours adaptés”, mais en évacuant des “accusations fondées essentiellement sur sa personnalité”.L’avocat général n’a pas apporté la “preuve de la culpabilité”, a ajouté Me Carine Monzat, décrivant méticuleusement Enea comme une adolescente “aux troubles psychiatriques sévères et chroniques” dont les intentions suicidaires étaient connues de certains de ses proches.La défense, qui a ainsi cherché à se recentrer sur la thèse du suicide, a plaidé l’acquittement au terme d’une démonstration rigoureuse.- “Schéma criminel” -Concernant la cadette Luan, chez qui les analyses ont révélé une prise importante d’un somnifère réservé aux adultes, le magistrat évoque “exactement le même schéma. Il y a une similitude des modes opératoires, c’est la preuve de l’empoisonnement”.La sœur d’Enea n’a jamais incriminé sa mère. Au procès, elle a maintenu qu’elle n’était “pas coupable”, revenant sur son enfance “heureuse” mais “compliquée” par le divorce des parents et des violences imputées à son père.Ce dernier accuse son ex-femme de s’être servi de ses filles comme “outil de sa vengeance” contre lui.Devant la cour, un expert psychiatre a décrit “l’emprise” que la mère exerçait sur ses filles, vouée à “s’aggraver” à mesure qu’elles grandiraient, doublée d’une volonté d'”éliminer le père”.Outre l’empoisonnement d’Enea et Luan, Maylis Daubon est aussi soupçonnée d’avoir voulu faire assassiner son ex-mari en soudoyant des codétenues à la prison de Pau.Les faits d’empoisonnement sur les filles “sont colorés par l’instigation à l’assassinat sur Yannick Reverdy, qui montre un schéma criminel bien établi et mûri de longue date”, a lancé M. Bourragué.Mardi, Mme Daubon a dénoncé des “ragots de prison” à ce sujet.Dans une dernière prise de parole, elle a une nouvelle fois assuré qu’elle n’avait pas  “fait de mal à (s)es fille”. “C’est avec l’énergie du désespoir que je vous dis mon innocence”.