Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. Il a ajouté qu’il ferait une conférence de presse à 11H00 (16H00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes, dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu. Le numéro deux du Département d’Etat américain, Christopher Landau, a proclamé une “nouvelle ère” pour le Venezuela, dont le gouvernement socialiste est accusé par Washington de jouer un rôle majeur dans le narcotrafic.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré à la télévision ignorer où se trouvait le président Maduro et exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro. Caracas a dénoncé une “très grave agression militaire” après les frappes en pleine nuit autour de la capitale et sa région, que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque “de missiles”.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP.Donald Trump accuse depuis des mois le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas”, a indiqué un communiqué du gouvernement. “L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.Le gouvernement “appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation”, selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro “a signé et ordonné la mise en œuvre du Décret déclarant l’état d’urgence”.- Déploiement massif -Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l’aube, l’armée américaine d’avoir “frappé des zones résidentielles”, et a promis également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays. “Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile”, a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”. Il a aussi promis “le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale”.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.”Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela”, a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion “immédiate” de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la “légalité internationale” de cette “agression”.Il a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d'”agression contre la souveraineté” de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine” contre ce pays et la Russie l’a jugée “profondément inquiétante et condamnable”. – “Beaucoup de détonations” -Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP, sous couvert d’anonymat.D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.Le courant a été coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.”Depuis ici, on entend des explosions près de Fuerte Tiuna, je vis (dans le quartier voisin) à Valle. En ce moment, on entend quelque chose qui ressemble à une mitrailleuse, comme une défense contre les bombardiers”, a affirmé à l’AFP Emmanuel Parabavis, 29 ans, employé dans les relations publiques. “On entend beaucoup de détonations et de coups de feu”, a-t-il ajouté.”J’étais en train de dormir quand ma copine m’a réveillé et dit qu’ils étaient en train de bombarder. J’entends les avions”, a affirmé Francis Peña, 29 ans. “On commence à préparer à la maison, un sac avec les affaires les plus importantes: passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On commence à charger tout ce qu’on peut charger et on est déjà habillées, au cas où”, a-t-il ajouté.Le président Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant: “le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires”.

Trump says Venezuela’s Maduro captured in ‘large scale’ US strike

President Donald Trump said Saturday that US forces had captured Venezuelan leader Nicolas Maduro after launching a “large scale strike” on the South American country.Trump’s stunning announcement follows months of steadily mounting US military and economic pressure on leftist leader Maduro and his country’s oil-export-dependent economy.”The United States of America has successfully carried out a large scale strike against Venezuela and its leader, President Nicolas Maduro, who has been, along with his wife, captured and flown out of the Country,” Trump said on Truth Social.”This operation was done in conjunction with U.S. Law Enforcement.”Trump added that he would give a news conference at 11:00 am (1600 GMT) at his Mar-a-Lago residence in Florida, where he is nearing the end of a two-week Christmas and New Year’s vacation.In a brief phone interview with The New York Times, Trump hailed the “brilliant” operation. “A lot of good planning and lot of great, great troops and great people,” the paper quoted Trump as saying.The US army’s elite Delta Force unit carried out the operation to seize Maduro, CBS News reported. US officials did not immediately confirm the report.The US military action was now complete, with Maduro having been arrested to “stand trial” in the United States, a US senator quoted Secretary of State Marco Rubio as saying.”He anticipates no further action in Venezuela now that Maduro is in US custody,” Senator Mike Lee, a Republican initially critical of the operation, wrote on X after what he said was a telephone call with Rubio.The Trump administration in August offered a $50 million reward for information leading to the capture of Maduro, whom it accuses of leading the alleged “Cartel of the Suns” drug trafficking organization.- ‘Justice for his crimes’ -Rubio’s number two hailed a “new dawn” for Venezuela.”A new dawn for Venezuela! The tyrant is gone. He will now — finally — face justice for his crimes,” Deputy Secretary of State Christopher Landau wrote on X.The White House meanwhile reposted a video on X of Trump saying in October that Maduro “doesn’t want to fuck around with the United States.”Trump has given differing arguments for his campaign against Venezuela, including the claim that the country is a major drug exporter to the United States and that Venezuela seized US oil interests.The Republican leader has not explicitly called for Maduro’s ouster but the US government, along with many European nations, does not recognize the Venezuelan leader’s legitimacy. Trump said in December “it would be smart for (Maduro)” to step down and has also said that the Venezuelan leader’s “days are numbered.”The US president’s claim of Maduro’s capture comes two days after Maduro attempted to engage with Trump, offering cooperation on fighting drug trafficking and illegal migration.A huge naval and aerial presence has been established in the Caribbean, including the aircraft carrier USS Gerald R. Ford and other warships.US forces have seized two tankers at sea as part of an oil blockade on Venezuela and killed more than 100 people in aerial strikes to destroy small boats accused of drug trafficking.Trump said on Monday that the United States had hit and destroyed a docking area for alleged Venezuelan drug boats, in what was the first known strike on Venezuelan soil of the campaign.

Saudi-backed forces make advances in Yemen’s Hadramawt: military officials

Saudi-backed troops on Saturday made advances in Yemen’s resource-rich Hadramawt province, military officials said, as confrontations between forces backed by Riyadh and Abu Dhabi have triggered a deep rift between the two Gulf allies.The Saudis and Emiratis have for years supported rival factions in Yemen’s fractious government. But the UAE-backed secessionist Southern Transitional Council’s recent offensive to capture Hadramawt angered Riyadh and left the oil-rich regional powers on a collision course.Following repeated warnings and air strikes, including on an alleged Emirati weapons shipment this week, the Saudi-led coalition launched a wave of attacks on Friday, including on the Al-Khasha military camp in Hadramawt that left 20 dead, according to the separatist group.Two military officials with the Saudi-aligned government told AFP on Saturday morning that Riyadh-backed forces had taken control of the principal military base in the Yemeni city of Mukalla, the capital of Hadramawt.According to an AFP journalist, gunfire could be heard in the city early Saturday and while residents described a security breakdown there, Saudi-backed forces appeared to advance with little resistence.  In the province’s city of Seiyun, 160 kilometres (100 miles) northwest of Mukalla, a government military official said pro-Saudi forces had taken control of the airport, targeted in Friday’s strikes, as well as administrative buildings.”We are working to secure them,” the military official said. A STC military official said: “There has been a retreat of our forces and we are resisting the attacking forces in Seiyun.” “We carried out a complete withdrawal from the areas of Al-Khasha… as a result of pressure from Saudi air strikes on us,” he added. – Call for dialogue -Residents in Seiyun also said they heard gunfire and clashes early on Saturday. Saudi Arabia on Saturday called for dialogue between factions in southern Yemen.  In a statement posted to social media, the Saudi foreign ministry called for “a comprehensive conference in Riyadh to bring together all southern factions to discuss just solutions to the southern cause”.Riyadh said the Yemeni government had issued the invitation for talks.Also on Saturday, the UAE urged Yemenis to “halt escalation and resolve differences through dialogue”. The STC is now pushing to declare independence and form a breakaway state, which would split the Arabian Peninsula’s poorest state in two.On Friday the separatists announced the start of a two-year transitional period towards declaring an independent state and said the process would include dialogue and a referendum on independence.STC president Aidaros Alzubidi said the transitional phase would include dialogue with Yemen’s north — controlled by Iran-backed Houthi rebels — and a referendum on independence.But he warned that the group would declare independence “immediately” if there was no dialogue or if southern Yemen was attacked again.The Saudi-backed coalition was formed in 2015 in an attempt to dislodge the Houthi rebels from Yemen’s north. But after a brutal, decade-long civil war, the Houthis remain in place while the Saudi and Emirati-backed factions attack each other in the south.

US bombs Caracas, Maduro captured: Trump

President Donald Trump said Saturday that US forces had captured Venezuelan leader Nicolas Maduro after launching a “large scale strike” on the South American country.”The United States of America has successfully carried out a large scale strike against Venezuela and its leader, President Nicolas Maduro, who has been, along with his wife, captured and flown out of the Country,” Trump said on Truth Social, around two hours after explosions rocked Venezuela’s capital Caracas.There was no confirmation from Venezuela’s government of the fate of the leftist Maduro, in power since 2013.His government accused the United States of an “extremely serious military aggression” which follows a months-long campaign of increasing military and economic pressure by Trump.In a dramatic night of fast-moving events, Caracas was rocked by explosions, accompanied by the sound of helicopters, around 2:00 am (0600 GMT).The blasts continued for nearly an hour, AFP journalists said.Trump said he would give a news conference at 11:00 am (1600 GMT) at his Mar-a-Lago residence in Florida, where he is on vacation.- A ‘brilliant’ operation -In a brief phone interview with The New York Times, he hailed a “brilliant” operation which involved “a lot of good planning and lot of great, great troops and great people.”Fuerte Tiuna, Venezuela’s largest military complex, situated in the south of Caracas, and Carlota airbase in the north were among the targets of the strikes.AFP saw flames and huge plumes of smoke billowing from Fuerte Tiuna.Blasts were also heard in La Guaira, north of the capital, where Caracas’s airport and port are located. “I felt like (the explosions) lifted me out of bed, and I immediately thought, ‘God, the day has come,’ and I cried,” María Eugenia Escobar, a 58-year-old resident of La Guaira, told AFP.”Venezuela rejects, repudiates, and denounces before the international community the extremely serious military aggression perpetrated by the current government of the United States of America against Venezuelan territory and people,” the government said.The government said Maduro had declared a state of emergency but the 63-year-old socialist was himself nowhere to be seen.The defense ministry accused the United States of targeting residential areas and announced a “massive deployment” of its military resources.The leftist president of neighboring Colombia, Gustavo Petro, called on X for an emergency meeting of the United Nations and said he was deploying troops to the Venezuela border.As the strikes began in the dead of night, residents of Caracas rushed to their windows and terraces to try to make sense of events.Others hid in safe, windowless spaces, fearful of breaking glass.Videos shared on social media showed helicopters silhouetted against the night sky.Power has been cut in certain parts Caracas, according to residents.- ‘They’re bombing’ -Francis Pena, a 29-year-old communications professional living in eastern Caracas, told AFP that he was sleeping and his girlfriend woke him and said “they’re bombing.””I can’t see the explosions, but I hear the planes. We’re starting to prepare a bag with the most important things at home — passport, cards, cash, candles, a change of clothes, canned food,” Pena said.Trump, who deployed an aircraft carrier and warships to the Caribbean as part of what he initially presented as an anti-drug smuggling campaign, had repeatedly threatened strikes on Venezuelan soil.On Monday, he said it would be “smart” for Maduro, whose re-election in 2024 was widely dismissed by the international community as fraudulent, to step down.He also said the United States had hit and destroyed a docking area for alleged Venezuelan drug boats.Maduro had said Thursday he was open to cooperation with Washington.The Trump administration has accused Maduro of heading a drug cartel, but the Venezuelan leader denied any involvement in the narcotics trade, saying Washington was seeking to overthrow him because Venezuela has the largest known reserves of oil on Earth.In an apparent bid to force him out, Washington in recent weeks informally closed Venezuela’s airspace in recent weeks, imposed more sanctions and ordered the seizure of tankers loaded with Venezuelan oil.US forces have also carried out numerous strikes on boats in both the Caribbean Sea and eastern Pacific Ocean since September, targeting what Washington says are drug smugglers.The strikes have killed at least 107 people, according to the US military.

Iran security forces member stabbed, shot dead at protest: agency

A member of an Iranian paramilitary force was killed during a demonstration in the country’s west, the Mehr news agency reported on Saturday, the seventh day of protests that have spread to more than two dozen cities.The protests began on Sunday as an expression of discontent over high prices and economic stagnation, but have since expanded to include political demands.The first deaths were reported as demonstrators clashed with authorities on Thursday, with at least eight people killed so far, including members of the security services, according to official figures.”Ali Azizi, a member of the Basij, was martyred after being stabbed and shot in the city of Harsin during a gathering of armed rioters,” Mehr said, citing a statement from the Revolutionary Guards, the ideological arm of the military that oversees the volunteer Basij force.The Tasnim news agency, citing a local official, also reported a man killed Friday in the holy city of Qom, south of Tehran, when a grenade he was trying to use exploded “in his hands”.The protests have mostly been concentrated in mid-sized cities in Iran’s west and southwest, where clashes and vandalism have been reported.At least 25 cities have seen protest gatherings of varying sizes, according to an AFP tally based on local media.However, local media do not necessarily report on every incident, and state media have downplayed coverage of protests, while videos flooding social media are often impossible to verify.- Political demands -The Fars news agency reported gatherings on Friday in several working-class neighbourhoods of Tehran, which is home to around 10 million people.But on Saturday, a public holiday, the atmosphere in the capital appeared quiet, with streets mostly empty as the skies spat rain and snow.In Darehshahr, in the west, around 300 people blocked streets, threw molotov cocktails and “brandished Kalashnikovs” on Friday, according to Fars.The movement kicked off on Sunday when shopkeepers went on strike in Tehran to protest economic conditions, and spread after university students elsewhere in the country took up the cause.In recent days, the protests have taken on a more overtly political bent.In Karaj, on the outskirts of the capital, “a few people burned the Iranian flag, shouting ‘Death to the dictator!’ and ‘This isn’t the last battle, Pahlavi is coming back!'” Fars reported, adding that others in the crowd objected to the slogans.The pro-Western Pahlavi dynasty ruled Iran from 1925 to 1979, when it was toppled by the Islamic revolution.Since the protests began, authorities have adopted a conciliatory tone when it comes to economic demands, while warning that destabilisation and chaos will not be tolerated.Though widespread, the demonstrations are smaller than the ones that broke out in 2022, triggered by the death in custody of Mahsa Amini, who was arrested for allegedly violating Iran’s strict dress code for women.Her death sparked a nationwide wave of anger that left several hundred people dead, including dozens of members of the security forces.Iran was also gripped by nationwide protests that began in late 2019 over a rise in fuel prices, eventually leading to calls to topple the country’s clerical rulers.

Suisse: identifier les victimes et trouver les causes de l’incendie meurtrier d’un bar

Les enquêteurs poursuivent samedi leur long travail d’identification des corps et de recherche des causes de l’incendie qui a fait 40 morts dans la nuit de nouvel an dans un bar bondé de la station de ski suisse de Crans-Montana, mais la piste de bougies incandescentes reste privilégiée. Fleurs, bougies et petites peluches continuaient d’affluer samedi à proximité du lieu du drame, le bar Le Constellation, où les personnes se recueillaient, souvent en silence.”Courage à toutes les familles de victimes, on pense fort à Stefan en espérant qu’il va bien, un héro(s)”, ce mot signé d’un coeur a été accroché à un petit sapin posé près d’une chapelle ardente à proximité du bar.Sur d’autres cartes, on peut notamment lire “on pense fort à vous” ou “qu’ils reposent en paix”. Le drame reste dans toutes les conversations, emplies de douleur, de tristesse mais aussi d’incompréhension.La priorité des autorités demeure l’identification des victimes. Elle est toujours en cours, mais elle avance.Vendredi, la police cantonale du Valais a annoncé que 113 des 119 blessés — Suisses, Français, Italiens, Serbes, Belge… — avaient pu être formellement identifiés. Ils sont traités dans plusieurs hôpitaux en Suisse, mais aussi en France, en Italie ou en Allemagne.Aucune information n’a été donnée sur l’identité des 40 morts, mais des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays parmi lesquelles la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.Laetitia Brodard, une mère habitant les environs de Lausanne, dans l’ouest de la Suisse, a raconté à des journalistes vendredi sa recherche désespérée de son fils Arthur, 16 ans, venu comme de nombreux jeunes fêter le passage à 2026 au bar Le Constellation où l’incendie s’est déclaré vers 01H30, au sous-sol.Le dernier message d’Arthur disait à 00H03: “Maman, bonne année, je t’aime.” A 00H06, “je lui ai répondu +Je t’aime mon grand+ (…) A 01H28 du matin, j’ai trouvé une vidéo éphémère qu’il a envoyée à ses copains, où ils avaient toute la tablée ensemble à faire la fête”, a-t-elle narré.Les hommages et appels à se rassembler sont lancés dans la région. Plusieurs messes à l’intention des victimes sont prévues, dont une samedi à 18H00 (17H00 GMT) à Montana.- “N’importe quoi” -Selon les premiers éléments de l’enquête, “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne”, a annoncé vendredi la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. A côté, de jeunes adolescents filment la scène, semble-t-il inconscients du danger. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.”C’est très triste, profondément triste”, se désole un touriste français, rencontré samedi à Crans-Montana skis dans les mains et qui veut rester anonyme.Mais cela semble être “un scénario habituel : un bar qui n’est d’après les premiers éléments pas forcément aux normes et qui a fait n’importe quoi, et des jeunes qui ne sont pas aperçus forcément des risques. Ce genre de drames est déjà survenu ailleurs. Si seulement celui pouvait faire prendre conscience aux jeunes ou moins jeunes des risques, de regarder les issues de secours, etc”, a-t-il dit à l’AFP.- “Embrasement généralisé” -Le visionnage de nombreuses vidéos par les enquêteurs tend à accréditer les affirmations de nombreux témoins sur ces dispositifs crachant des étincelles. Ces témoins ont également mentionné la présence de mousse sur le plafond du sous-sol, un isolant phonique, qui pourrait expliquer l'”embrasement généralisé” mentionné par les autorités.La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, a détaillé la procureure.Les deux propriétaires du Constellation, un couple de Français, ont été entendus “à titre de personnes appelées à donner des renseignements”, selon la procureure, qui a précisé qu’aucune responsabilité n’avait été établie à ce stade.bur-apo-ag-al/bfi

Manifestations en Iran: un membre des forces de sécurité tué par balles

Un membre des forces de sécurité a été tué “à l’arme blanche et par balles” dans l’ouest de l’Iran, a rapporté samedi l’agence de presse Mehr, au septième jour d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.”Ali Azizi, membre du Bassidj, est tombé en martyr après avoir été poignardé à l’arme blanche et tué par balles dans la ville de Harsin, lors d’un rassemblement d’émeutiers armés” vendredi, a indiqué Mehr, citant un communiqué des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.Les forces du Bassidj sont des milices de volontaires islamistes, affiliées aux Gardiens.Ces derniers jours, au moins huit personnes ont été tuées, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel.La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 25 villes différentes, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Essentiellement de taille moyenne, ces villes sont situées dans l’ouest et le sud-ouest du pays où des dégradations et affrontements parfois meurtriers ont été rapportés.L’agence Fars a fait état samedi de rassemblements la veille dans plusieurs quartiers populaires de la capitale Téhéran, qui compte environ 10 millions d’habitants. Samedi, jour férié, la situation semblait calme avec des rues quasi désertes, par temps pluvieux et enneigé, a constaté l’AFP.A Darehshahr (ouest), environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov, bloqué des rues et “exhibé des kalachnikovs” vendredi, a rapporté l’agence de presse Fars.Selon l’agence Tasnim, qui cite un responsable local, un homme a par ailleurs été tué vendredi dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, par l’explosion “dans ses mains” d’une grenade qu’il comptait utiliser.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.- Revendications politiques -Le mouvement est parti dimanche de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique. Il a ensuite gagné des universités et le reste du pays.La grogne s’est depuis élargie à des revendications politiques.A Karaj, en périphérie de Téhéran, “quelques personnes ont brûlé le drapeau iranien en criant +Mort au dictateur!+ et +C’est pas la dernière bataille, Pahlavi revient!+”, a rapporté Fars, ajoutant que ces slogans avaient suscité des “protestations”.La dynastie Pahlavi (1925-1979), pro-occidentale et alliée des Etats-Unis, a été renversée par la Révolution islamique.Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.