CAN-2025: le Mali bat la Tunisie au bout du suspense et rejoint le Sénégal en quart
Après un combat rugueux conclu aux tirs au but, les Maliens, pourtant vite réduits à dix, ont défait 3-2 aux tirs au but (1-1 a.p.) les Tunisiens, samedi à Casablanca, et défieront le Sénégal en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations.Sur la pelouse du stade Mohammed V sous une pluie battante, le duel entre les Aigles de Carthage et les Aigles du Mali n’a pas atteint des sommets d’élégance mais l’intensité et le scénario étaient de premier choix, conclu dans une séance de tirs au but étouffante.Le gardien Djigui Diarra, qui a détourné deux tirs au but, est incontestablement le héros du match malien tant ses coéquipiers semblaient mal embarqués. Les Tunisiens, vainqueurs de la CAN en 2004, pensaient avoir fait le plus dur à deux minutes de la fin du temps réglementaire après un beau geste de Firas Chaouat (1-0, 88e).Un scénario somme toute logique pour les joueurs de Sami Trabelsi qui, sans être tranchants, ont dominé les débats depuis l’expulsion précoce (26e) du défenseur malien Wolo Coulibaly après une semelle sur Hannibal Mejbri.Un énième mauvais geste après vingt premières minutes où les deux équipes qui en étaient à leur 16e confrontation (sept victoires tunisiennes, cinq côté malien et trois nuls jusqu’à samedi) se sont volé dans les plumes.L’arbitre sud-africain Tom Abongile a eu fort à faire, distribuant deux cartons jaunes de part et d’autre durant les vingt première minutes.En infériorité numérique, les Maliens ont été pris d’assaut et ont fait le gros dos jusqu’à ce qu’ils craquent sur une subtile déviation de Chaouat.Jetant alors toutes leurs forces durant le temps additionnel, les joueurs de Tom Saintfiet ont hérité d’un coup franc sur lequel Yassine Meriah a détourné le ballon de la main.Le pénalty a été transformé par le meilleur buteur malien de la compétition, Lassine Sinayoko, qui a signé sa troisième réalisation (1-1, 90e+6).La prolongation a été une réplique du temps réglementaire avec un siège tunisien inoffensif de la surface malienne. Il ne restait alors plus à Djigui Diarra que le soin de conclure une soirée malienne inespérée mais parfaite pour donner à son équipe le droit de défier, le 9 janvier à Tanger, le Sénégal, vainqueur un peu plus tôt du Soudan (3-1).”Mon équipe a joué avec beaucoup de discipline et un gros moral”, a commenté Tom Saintfiet sur BeIN. “Dans les prolongations, on a dit qu’on allait jouer pour (atteindre) les pénaltys. Je suis très fier de mon équipe”, a conclu le technicien belge.
Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, journée de deuil national
Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés, et décrété une journée de deuil national vendredi 9 janvier.Les deux gérants sont accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.A ce jour, huit morts suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés par la police cantonale. De son côté, l’ambassadeur d’Italie en Suisse a annoncé à l’agence AGI que trois corps d’Italiens avaient également été identifiés.Vendredi, la police avait annoncé qu’avaient pu être formellement identifiés 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.- Deuil national -“Le 9 janvier, la Confédération prévoit, en collaboration avec les Églises suisses, une journée de deuil national”, a déclaré le président helvétique Guy Parmelin. En signe supplémentaire de solidarité nationale, toutes les cloches des églises de Suisse sonneront à 14h00 (13H00 GMT) lorsque débutera une cérémonie d’hommage à Crans-Montana.”La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place samedi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés (…) C’est une tragédie terrible”, a-t-il dit devant la presse.L’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours selon les autorités.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Marche silencieuse dimanche -Les hommages et appels à se rassembler se multiplient, et des messes sont organisées à l’intention des victimes. Samedi soir à Montana, l’église était pleine, certaines personnes étaient en larmes tandis que d’autres se serraient dans les bras.”On est venus pour soutenir ces familles qui sont dans le deuil”, a déclaré à l’AFP Maurice Robyr, de Crans-Montana, après la messe.”Je ne vais pas à l’église le reste du temps” mais “il faut venir aider, être solitaire, être humain”, a confié Patricia, 68 ans, se disant “tétanisée” et “choquée”.La messe dominicale, en présence de représentants d’autres confessions religieuses, sera elle suivie d’une marche silencieuse jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.Des psychologues sont également sur place.”Parmi toute la gamme d’émotions que nous voyons et entendons chez les gens” qui viennent “il y a de la colère, de la tristesse, de la peur, bien sûr, car certains attendent toujours des informations sur leurs proches”, a indiqué l’une de ces psychologues, Guendalina Grossi, aux journalistes. De nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.- Mousse -Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse – un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond du sous-sol du bar. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.L’enquête doit notamment porter sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.- “Laissez-nous tranquilles” -Le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.
L1: Lyon coule Monaco, Rennes s’offre le Losc, Nice se stabilise
Monaco a été battu à domicile par Lyon (3-1), comme le Losc par Rennes (2-0), samedi pour la 17e journée de Ligue 1, qui a vu le Nice de Claude Puel prendre un point encourageant face à Strasbourg.C’est Elye Wahi, tout juste recruté par les Aiglons, qui leur a permis d’égaliser contre Strasbourg et d’ouvrir sans faux pas l’ère Puel après l’échec de Franck Haise (13e place). Joaquin Panichelli avait ouvert le score dans cette partie animée.De son côté l’Anglais Liam Rosenior a peut-être connu son dernier match sur le banc alsacien, avant un départ vers Chelsea, de la même galaxie Blue Co. Il quitterait le club sur une note amère après un très bon début de saison, puisque Strasbourg (7e, 24 points) est désormais distancé par le train de tête.Car aux cinquième et sixième places, Lyon et Rennes (30 points) ont tous deux gagné samedi, profitant d’exclusions côté monégasque et lillois. Un doublé de Sulc, notamment, a scellé la rencontre à Louis-II, ainsi que le carton rouge de Coulibaly.Pour leur part les hommes de Habib Beye, sereins malgré la détermination des Lillois à ne pas craquer, ont fait la différence par Frankowski et Merlin après l’exclusion d’Alexsandro.Lille reste quatrième avec 32 points. Quant à Monaco, le début de mandat de Sébastien Pocognoli est décidément compliqué, avec une troisième défaite d’affilée et une 9e place loin des standards du club, deuxième puis troisième lors des deux dernières saisons.
Italie: la Juventus Turin et David se prennent les pieds dans le tapis
La Juventus Turin et Jonathan David ont bien mal débuté 2026: la Vieille Dame a archi-dominé Lecce samedi mais a dû se contenter d’un point à domicile (1-1) après un penalty raté par l’international canadien.La Juve est tombée de haut. Alors qu’elle avait remporté ses trois précédents matches de Serie A, elle n’a pas trouvé la clef face à un mal classé (16e).C’est même Lecce qui a rallié les vestiaires en tête à la pause grâce au Zambien Lameck Banda (45e+1), opportuniste après un mauvais dégagement d’Andrea Cambiaso.Si Weston McKennie, servi par le toujours précieux Kenan Yildiz, a rapidement égalisé (49e), les Bianconeri n’ont ensuite pas réussi à concrétiser leur nette domination.Ils ont tiré 26 fois au but, en cadrant à six reprises, quand Lecce n’a mis à l’épreuve Michele Di Gregorio qu’à… deux reprises, pour un total de six tirs.La différence ? Le gardien de Lecce Wladimiro Falcone qui a préservé le nul de son équipe dans le final avec un arrêt spectaculaire sur un tir de David (89e), avant que Yildiz ne trouve le montant gauche dans le temps additionnel (90e+4).Et aussi la panne de confiance de David. Depuis son arrivée en provenance de Lille l’été dernier, l’attaquant canadien n’a fait mouche qu’une seule fois en championnat, en août.Depuis, malgré sept titularisations, il n’a plus marqué et la presse italienne rapporte régulièrement que le Canadien de 25 ans a du mal à s’intégrer dans le vestiaire bianconero.Ses coéquipiers, Yildiz en tête, ont pourtant voulu prouver le contraire et booster sa confiance en le chargeant de tirer le penalty accordé à la 66e minute après un main dans la surface d’un joueur de Lecce.- Panenka ratée -Mais David qui a voulu surprendre Falcone avec une panenka, a complétement manqué son geste et sa tentative, trop molle, a été détournée du pied par le gardien de Lecce.Son entraîneur Luciano Spalletti n’a toutefois rien trouvé à redire: “Il est l’un de nos tireurs de penaltys, il les tire très bien, il a montré qu’il avait du caractère en choisissant de frapper dans l’axe et il a fait ce qu’il devait faire”, a-t-il insisté.L’ancien sélectionneur de l’Italie, arrivé à Turin en novembre, a en revanche regretté “l’absence de (ses) joueurs au premier poteau sur plusieurs situations qui auraient pu nous être favorables”.La Juventus se rapproche provisoirement à un point du podium (4e, 33 points), et à cinq (et un match en plus) de l’AC Milan, vainqueur à Cagliari (1-0) vendredi en ouverture de cette 18e journée.L’Inter Milan, 2e avec 36 points et deux matches en moins que la Juventus, reçoit Bologne dimanche, tandis que le champion en titre Naples, 3e (34 pts), se déplace à la mi-journée à Rome pour affronter la Lazio.L’autre club de Rome, la Roma, s’est incliné à Bergame 1 à 0 pour le retour de Gian Piero Gasperini, emblématique entraîneur de l’Atalanta pendant neuf saisons, avant de rejoindre la capitale italienne l’été dernier.Depuis qu’ils ont pris brièvement place dans le fauteuil de leader après la 12e journée, les Giallorossi ont du mal: ils ont perdu quatre de leurs six derniers matches et ont rétrogradé à la 5e place (33 pts).L’Atalanta s’est elle replacée à la 8e place (25 pts).
As Trump imposes ‘Donroe’ Doctrine, murky message to US rivals
With a major attack to arrest Venezuela’s leader, President Donald Trump is showing that the United States will impose its will in its neighborhood — and the lesson may not be lost on Russia and China.Trump described the raid to seize leftist Nicolas Maduro as an update of the Monroe Doctrine, the 1823 declaration by fifth US president James Monroe that Latin America was closed to other powers, then meaning Europe.”The Monroe Doctrine is a big deal, but we’ve superseded it by a lot, by a real lot. They now call it the Donroe document,” Trump told a news conference, slapping his name on the policy principle. “American dominance in the Western Hemisphere will never be questioned again.”Weeks earlier, White House policymakers had given more intellectual gloss for the same idea in a national security strategy that announced a “Trump Corollary” to the Monroe Doctrine.The policy, the strategy said, will authorize US intervention in Latin America for goals such as seizing strategic assets, fighting crime or ending migration, one of Trump’s top domestic goals.Venezuela has the world’s largest proven oil reserves, with China its top partner. Trump had justified intervention by alleging drug-smuggling from small boats off Venezuela and by Maduro himself.But the United States is not alone in wanting to exert itself over smaller regional neighbors.Russia’s Vladimir Putin invaded Ukraine in February 2022 after questioning the former Soviet republic’s historical legitimacy and vowing the removal of its elected president, Volodymyr Zelensky.China has refused to rule out force to seize Taiwan, a self-governing democracy, and has angered US allies by claiming rights to much of the South China Sea.The Venezuela raid came days after China carried out major military exercises aimed at simulating a blockade of Taiwan following a major US arms deal. A Chinese envoy met Maduro in Caracas hours before his capture.- US superpower status slips -Trump’s intervention is also sure to gain the attention of US allies that have been stunned by his threats over resources he sees as strategic.Trump recently named an envoy who said he would work to seize Greenland, an autonomous territory of Denmark, and he has threatened to take back the Panama Canal.Jennifer Kavanagh, director of military analysis at Defense Priorities, which supports US restraint, said she had long dismissed Trump’s Greenland talk.”Now I’m not so sure,” she said. “It wouldn’t be that hard for the US to put a couple hundred or a couple thousand troops inside of Greenland, and it’s not clear to me who could do anything about it.”Venezuela “does raise this question that if the US can declare a leader illegitimate, go and remove him and then run the country, why can’t other countries?” The United States, of course, has a long history of interventions without UN authorization, notably the 2003 invasion of Iraq.The difference, Kavanaugh said, is that back then the United States had far more relative power.”It wasn’t a matter of setting a precedent for other countries, because they just couldn’t aspire to that level of military power and the US could stop basically anyone who tried. But that’s not true anymore.”- Mixed messages -The United States for decades stood firm against Moscow and Beijing. But under Trump, Washington’s stance has become murkier.The new national security strategy calls for a refocus closer to home and says comparatively little about Russia and China, leading some critics to conclude that Trump essentially was acknowledging they enjoy their own spheres of influence.Trump has spoken favorably of China and played down the risks of a Taiwan invasion. Before taking office Trump suggested Taiwan should pay more for its US “insurance policy.”On Ukraine, Trump has mused that the country is destined for defeat against larger Russia, and has pressed Kyiv to accept territorial concessions.At the very least, Venezuela will herald a harder US line within Latin America, said Alexander Gray, an Atlantic Council scholar who served on the National Security Council during Trump’s first term.”I think it’s very clear that there will no longer be a level of tolerance for the type of even lower-level Chinese, Russian and Iranian influence that we’ve seen over the last couple of decades,” Gray said.
Venezuelans in Florida rejoice over Maduro’s fall, fret over future
Venezuelans who loathed President Nicolas Maduro and for years dreamed of his ouster hugged, sang and cried with joy Saturday over his seizure in a stunning nighttime US military raid.Now these Venezuelans — forced to flee their country due to financial hardship or political persecution — are hoping for a better future for Venezuela after years of political and economic crisis.Before dawn, Venezuelans started gathering outside El Arepazo, a popular restaurant in Doral, a Miami-area city where more than 40 percent of the population hails from Venezuela.”We woke up with the news that someone finally had done justice, and this fills us with happiness,” said Douglas Zarzalejo, a 55-year-old Venezuelan who has lived in Florida for 11 years.”Our country’s recovery has begun,” he added.Many of the revelers waved the red, yellow and blue Venezuelan flag as they sang and hugged each other over news of the fall of Maduro, who was captured with his wife Cilia Flores and taken out of the country en route to New York to face trial on “narco-terrorism” and weapons charges.The Venezuelans here blame him for the country’s ugly slide from oil wealth to economic basket case beset with shortages of everything and harsh political repression.Amid the celebration, one young man waved a poster that read, “Trump was right about everything.”For many people in Doral, Trump is a hero. He waged a weeks-long campaign of military pressure leading up to the pre-dawn raid and likened Maduro to a drug kingpin whose days were numbered.”Trump will go down in history as the first president who finally faced up to these corrupt people who kidnapped our country,” said Zarzalejo.- ‘Justice was done’ –Across the street from the Arepazo restaurant, a woman named Liz Vivas cried as she remembered her husband, Wilmer Munoz, a civil servant who had criticized the Maduro government. Vivas said the authorities caused him to disappear in 2018.”I know nothing about him, so this is great news. I could not bury him. I could not see him. But thanks to the fall of Nicolas Maduro, I can breathe a bit,” said Vivas, who is 39.”I feel like justice was done.”As Trump began a mid-day press conference at his Mar-a-Lago estate to talk about the overnight raid that nabbed Maduro, the hundreds of Venezuelans celebrating in Doral fell silent to watch and listen on their cell phones.Trump said the United States will run Venezuela until a transition is possible and dampened the festive mood when he said Secretary of State Marco Rubio had been in contact with Delcy Rodriguez, Maduro’s stalwart vice president.”She’s essentially willing to do what we think is necessary to make Venezuela great again,” Trump said.Another buzzkill came when Trump dismissed opposition leader Maria Corina Machado, who is wildly popular among the Venezuelan diaspora. Trump said she cannot be leader now because she “doesn’t have the support within or the respect within the country.”This is a shocking statement — the United States and much of the international community have argued that the winner of Venezuela’s 2024 election was not Maduro as he claimed but rather Edmundo Gonzalez Urrutia, who stood in for Machado when the government barred her from running for president.”Maria Corina is our president. We have no representative other than her,” Vivas said emphatically.- ‘Mixed feelings’ -For some Venezuelans in Florida, the cloud of uncertainty now hanging over Venezuela saps the euphoria they feel over the ouster of Maduro.”I do not know what is going to happen. Trump just said that the vice president (Rodriguez) is with him. He is crazy. Everyone loves Maria Corina,” said Eleazar Morrison, a 47-year-old Venezuelan.”I don’t trust Trump but I am very grateful,” he added.Raul Chavez, a Venezuelan living in Miami, said he was worried by the remarks of Trump, who also said the United States will now tap Venezuela’s oil wealth.”I have mixed feelings. I really want Venezuela to be free, but I also want it to be independent, and we hope there can be a transition or an elected Venezuelan government.”





