Budget de l’Etat: au Sénat, la droite tentée par le compromis, mais pas à n’importe quel prix

Appelée par le gouvernement à se montrer constructive, la droite sénatoriale n’entend pas tourner le dos à un compromis sur le budget de l’Etat, mais sa fermeté vis-à-vis des socialistes risque de compliquer l’aboutissement de la discussion budgétaire avant 2026.”La balle est aujourd’hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale”, a lancé mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Une manière de mettre la pression sur la chambre haute et son alliance majoritaire droite-centristes. Elle détient à elle seule une grande partie des clés d’une équation jusqu’ici insoluble sur le projet de loi de finances pour 2026 (PLF).En effet, si le compromis a été possible sans le Sénat sur le budget de la Sécurité sociale, les délais sur le budget de l’Etat sont tellement contraints que seul un accord entre les deux chambres du Parlement pourrait permettre l’adoption d’un budget avant le 31 décembre.Le Sénat doit voter lundi sur l’ensemble du projet de budget, largement remanié par rapport à la version gouvernementale. Ensuite, une commission mixte paritaire (CMP), réunion de sept députés et sept sénateurs, sera chargée de trouver un terrain d’entente. – CMP décisive -Cette CMP est pour le moment fixée au vendredi 19 décembre, ce qui laisse encore quelques jours aux parlementaires pour négocier le périmètre d’un accord.Si le gouvernement y croit, l’intransigeance de Bruno Retailleau, patron des Républicains et ténor de la droite sénatoriale, reste totale à ce stade.”Il ne pourra pas y avoir d’accord sur un budget qui augmenterait considérablement les impôts et ne réduirait pas significativement la dette”, a-t-il fermement affirmé au Figaro.Autre signe d’une droite sénatoriale inflexible: elle a rejeté d’emblée, vendredi, le budget de la Sécurité sociale dans sa version de compromis trouvée à l’Assemblée nationale, laissant le dernier mot aux députés.Une issue différente sur le budget de l’Etat ? Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, martèle depuis plusieurs semaines sa conviction qu’une “voie de passage existe”. “Nous serons dans l’écoute et dans l’ouverture, mais pas à n’importe quel prix. Personne ne peut se permettre de viser une victoire politique sur ce budget”, assure auprès de l’AFP celui qui pilote les débats budgétaires au Sénat.Ce dernier a commencé, ces derniers jours, à rapprocher les points de vue avec son homologue de l’Assemblée nationale, Philippe Juvin (LR lui aussi). Une autre réunion est prévue dimanche entre ces deux responsables.”Mon objectif, c’est bien de trouver un atterrissage”, confirme Philippe Juvin à l’AFP. “Il me semble que c’est accessible”.Le président du Sénat Gérard Larcher, connu pour ses qualités de conciliateur, est lui aussi dans cette optique.Mais le patron de la chambre haute, qui a échangé avec Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu jeudi, reste très agacé par le choix du Premier ministre de se tourner vers le Parti socialiste et lui reproche d’avoir “méprisé” le Sénat.- “Pas prêt à se renier” -“On est prêt à faire des efforts mais on n’est pas prêt à se renier”, glisse un proche du président Larcher, pour qui “trop de concessions ont été faites à la gauche”.”Ce n’est pas à la droite sénatoriale d’aller parler au PS, c’est à Sébastien Lecornu d’aller voir les socialistes pour leur dire que maintenant ça suffit, qu’ils ont tout obtenu dans le budget de la Sécu”, explicite Christine Lavarde, sénatrice LR qui devrait siéger en CMP.Une commission mixte paritaire conclusive ne suffirait pas, néanmoins, car il faudrait ensuite que le texte de compromis soit adopté par l’Assemblée nationale, avec au minimum une abstention de la gauche qui paraît impensable à ce stade.Et certains cadres du bloc central en appellent au retour du 49.3 pour valider cet hypothétique accord.”Le 49.3 n’est pas une baguette magique, si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a menacé le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans Libération.Lui, comme beaucoup, anticipe déjà l’alternative: l’adoption d’une loi spéciale avant le 31 décembre, afin de permettre la poursuite des activités de l’Etat, et la reprise des débats début 2026. Avec un nouveau casse-tête budgétaire en perspective…

Budget de l’Etat: au Sénat, la droite tentée par le compromis, mais pas à n’importe quel prix

Appelée par le gouvernement à se montrer constructive, la droite sénatoriale n’entend pas tourner le dos à un compromis sur le budget de l’Etat, mais sa fermeté vis-à-vis des socialistes risque de compliquer l’aboutissement de la discussion budgétaire avant 2026.”La balle est aujourd’hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale”, a lancé mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Une manière de mettre la pression sur la chambre haute et son alliance majoritaire droite-centristes. Elle détient à elle seule une grande partie des clés d’une équation jusqu’ici insoluble sur le projet de loi de finances pour 2026 (PLF).En effet, si le compromis a été possible sans le Sénat sur le budget de la Sécurité sociale, les délais sur le budget de l’Etat sont tellement contraints que seul un accord entre les deux chambres du Parlement pourrait permettre l’adoption d’un budget avant le 31 décembre.Le Sénat doit voter lundi sur l’ensemble du projet de budget, largement remanié par rapport à la version gouvernementale. Ensuite, une commission mixte paritaire (CMP), réunion de sept députés et sept sénateurs, sera chargée de trouver un terrain d’entente. – CMP décisive -Cette CMP est pour le moment fixée au vendredi 19 décembre, ce qui laisse encore quelques jours aux parlementaires pour négocier le périmètre d’un accord.Si le gouvernement y croit, l’intransigeance de Bruno Retailleau, patron des Républicains et ténor de la droite sénatoriale, reste totale à ce stade.”Il ne pourra pas y avoir d’accord sur un budget qui augmenterait considérablement les impôts et ne réduirait pas significativement la dette”, a-t-il fermement affirmé au Figaro.Autre signe d’une droite sénatoriale inflexible: elle a rejeté d’emblée, vendredi, le budget de la Sécurité sociale dans sa version de compromis trouvée à l’Assemblée nationale, laissant le dernier mot aux députés.Une issue différente sur le budget de l’Etat ? Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, martèle depuis plusieurs semaines sa conviction qu’une “voie de passage existe”. “Nous serons dans l’écoute et dans l’ouverture, mais pas à n’importe quel prix. Personne ne peut se permettre de viser une victoire politique sur ce budget”, assure auprès de l’AFP celui qui pilote les débats budgétaires au Sénat.Ce dernier a commencé, ces derniers jours, à rapprocher les points de vue avec son homologue de l’Assemblée nationale, Philippe Juvin (LR lui aussi). Une autre réunion est prévue dimanche entre ces deux responsables.”Mon objectif, c’est bien de trouver un atterrissage”, confirme Philippe Juvin à l’AFP. “Il me semble que c’est accessible”.Le président du Sénat Gérard Larcher, connu pour ses qualités de conciliateur, est lui aussi dans cette optique.Mais le patron de la chambre haute, qui a échangé avec Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu jeudi, reste très agacé par le choix du Premier ministre de se tourner vers le Parti socialiste et lui reproche d’avoir “méprisé” le Sénat.- “Pas prêt à se renier” -“On est prêt à faire des efforts mais on n’est pas prêt à se renier”, glisse un proche du président Larcher, pour qui “trop de concessions ont été faites à la gauche”.”Ce n’est pas à la droite sénatoriale d’aller parler au PS, c’est à Sébastien Lecornu d’aller voir les socialistes pour leur dire que maintenant ça suffit, qu’ils ont tout obtenu dans le budget de la Sécu”, explicite Christine Lavarde, sénatrice LR qui devrait siéger en CMP.Une commission mixte paritaire conclusive ne suffirait pas, néanmoins, car il faudrait ensuite que le texte de compromis soit adopté par l’Assemblée nationale, avec au minimum une abstention de la gauche qui paraît impensable à ce stade.Et certains cadres du bloc central en appellent au retour du 49.3 pour valider cet hypothétique accord.”Le 49.3 n’est pas une baguette magique, si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a menacé le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans Libération.Lui, comme beaucoup, anticipe déjà l’alternative: l’adoption d’une loi spéciale avant le 31 décembre, afin de permettre la poursuite des activités de l’Etat, et la reprise des débats début 2026. Avec un nouveau casse-tête budgétaire en perspective…

Ski: étincelante à St-Moritz, Vonn renoue avec la victoire sept ans plus tard

Eternelle Lindsey Vonn: un an après son retour à la compétition, l’Américaine a réussi vendredi une performance stratosphérique pour remporter à 41 ans la descente de Saint-Moritz (Suisse), sa première victoire depuis sept ans et la 83e de sa carrière en Coupe du monde.Dossard N.16 sous un ciel azur, prudente dans la longue portion de glisse, la meilleure descendeuse de l’histoire a survolé les secteurs les plus techniques pour finir avec respectivement 98/100e et 1 sec 16 d’avance sur les Autrichiennes Magdalena Egger et Mirjam Puchner.Et même si, après elle, 45 concurrentes devaient encore s’élancer sur la Corviglia, visiblement plus rapide au fil des passages, la clameur de la foule grisonne était éloquente: personne ne pourrait combler le gouffre créé dès l’entame de cette saison de vitesse par la “Speed Queen”, désormais skieuse la plus âgée de l’histoire à gagner une épreuve de Coupe du monde, hommes et femmes confondus.”J’ai eu mon père au téléphone et il a pleuré tellement fort, je n’avais jamais entendu ça de ma vie et ça signifie tellement pour moi”, a raconté la quadruple lauréate du gros globe à la chaîne suisse SRF, sourire radieux.Sept ans et demi après son dernier succès en Coupe du monde, lors de la descente d’Are en mars 2018, la légende de Vail postule plus que jamais pour boucler sa deuxième carrière sur un nouveau titre olympique en février à Cortina (Italie), l’une de ses pistes fétiches.- “Redevenue une enfant” -“Quelle incroyable démonstration de tout ce qu’on peut accomplir avec du travail, de la détermination, de la patience et tellement de passion”, l’a félicitée sur instagram sa compatriote Mikaela Shiffrin, seule skieuse à lui avoir chipé ses records de victoire (elle en compte 104).Très proche de Vonn, l’Italienne Sofia Goggia a fini au pied du podium mais a longuement enlacé l’Américaine: “Je savais que tu pouvais gagner, mais pas aussi nettement!”, lui a-t-elle glissé.Le pari semblait fou et des commentaires sceptiques ont fusé lorsqu’elle a annoncé à l’été 2024 son retour à la compétition après cinq saisons d’absence et la pose d’une prothèse en titane pour remplacer partiellement son genou droit.Mais Vonn, performante dès son retour sur cette même piste (14e du super-G) en décembre dernier, avait bouclé sa saison sur une deuxième place en super-G à Sun Valley en mars, alors même qu’il lui restait des réglages matériels à trouver, une forme physique à parfaire et de meilleurs dossards à conquérir.Et après un été à prendre plus de 5 kg de muscles, dépoussiérer ses vieilles chaussures finalement plus à son goût que les modèles récents, et travailler avec son ami et nouvel entraîneur, le Norvégien Aksel Lund Svindal, elle s’est présentée en Engadine dans une forme étincelante, en tête dès le premier entraînement de descente mercredi.”Mon corps répond à toutes les sollicitations de mon esprit et ça n’a pas toujours été le cas”, confiait-elle à la RTS avant l’épreuve. “Maintenant, je peux tout faire, j’ai l’impression d’être redevenue une enfant”.- Hécatombe -Avec les JO en tête (6-22 février), elle compte bien “économiser (son) énergie pour rester en aussi bonne forme”, et doser sa prise de risques au vu des “blessures ces derniers mois”, a-t-elle expliqué à la SRF.Le circuit féminin a notamment perdu les N.1 et 2 mondiales de la saison dernière, l’Italienne Federica Brignone et la Suissesse Lara Gut-Behrami: le retour de la première pour les JO paraît hypothétique et la seconde a déjà mis fin à sa saison.La piste de St Moritz a aussi vu chuter en une semaine deux championnes olympiques en titre, la Suissesse Corinne Suter (descente), absente pour au moins un mois, et sa compatriote Michelle Gisin (combiné), qui a dû être opérée jeudi des cervicales et est également touchée à un poignet et un genou.Côté français, Romane Miradoli a signé un Top 10, avec une belle sixième place à 1 sec 42 de Vonn, alors que Camille Cerutti, Laura Gauché et Karen Clément ont respectivement terminé 33e, 35e et 49e.L’étape de St Moritz se poursuit samedi avec une deuxième descente et dimanche avec un super-G.

World stocks retrench, consolidating Fed-fuelled gains

Stock markets on both sides of the Atlantic pulled back Friday as pre-weekend profit-taking pared some, but not all, of the gains seen after the Federal Reserve bank delivered a much-anticipated rate easing this week.Investors kept away from any big bets on the future direction of US interest rates while the inflation and employment pictures remain cloudy, analysts said.European and Asian equity markets initially tracked Thursday’s record performance on Wall Street, but then turned negative as the mood in New York shifted, a change partly motivated by unease about potentially excessive stock valuations in the tech sector.Focus for global investors is switching to next week’s release of US jobs data, which could provide insights into the Federal Reserve’s plans for next year.Partial data released Thursday showed US jobless claims rose more than expected in the week ended December 6, marking their biggest increase for five and a half years and reinforcing the view of a softening labour market.Traders welcomed Fed boss Jerome Powell’s post-meeting comments Wednesday — seen as less hawkish than feared — but the policy board’s statement suggested it could hold off from a fourth straight cut in January.There was some concern about sector valuations after disappointing earnings from sector giants Oracle and Broadcom.”Oracle and Broadcom reminded the market that while AI demand remains strong, leveraged investments and uncertain monetisation paths are preventing investors from adding exposure at current valuations,” said Ipek Ozkardeskaya, Senior Analyst at Swissquote.The tech-heavy NASDAQ index consequently did worse than the Dow and S&P 500 indexes.London stock prices underperformed their European peers after official data showed that the UK economy unexpectedly contracted in October.- Key figures at around 1640 GMT -New York – Dow: DOWN 0.6 percent at 48,383.22 pointsNew York – NASDAQ: DOWN 2.0 percent at 23,120New York: S&P 500: DOWN 1.4 percent at 6,804.16London – FTSE 100: DOWN 0.6 percent at 9,649.03 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.2 percent at 8,068.62 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.5 percent at 24,186.49 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 1.4 percent at 50,836.55 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.8 percent at 25,976.79 (close)Shanghai – Composite: UP 0.4 percent at 3,889.35 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1728 from $1.1741 on ThursdayDollar/yen: UP at 155.75 yen from 155.58Pound/dollar: DOWN at $1.3347 from $1.3394Euro/pound: UP at 87.87 pence from 87.65Brent North Sea Crude: DOWN 0.4 percent at $61.06 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.4 percent at $57.39 per barrelburs-jh/gv

Procès Péchier: la perpétuité requise contre l’anesthésiste

Une peine de réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi à Besançon contre l’anesthésiste Frédéric Péchier, jugé pour 30 empoisonnements de patients, dont douze mortels, lors d’une audience chargée de tension.”Parce que les crimes reprochés à Frédéric Péchier sont hautement pervers, parce qu’il a agi sournoisement et par le biais de la médecine pour duper tout le monde, parce que Frédéric Péchier a commis l’irréparable, tuant de sang froid 12 personnes, et manqué de tuer 18 personnes, (…) nous requérons la peine maximale”, a déclaré l’avocate générale Christine de Curraize devant la cour d’assises du Doubs.Elle a demandé une période de sûreté de 22 ans – soit le maximum prévu par le code pénal – ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer la profession de médecin envers celui qu’elle a qualifié de “tueur en série”.Frédéric Péchier est l'”inventeur du crime à double lame: la mort physique du patient et l’atteinte psychique lente et insidieuse de ses confrères jusqu’à les conduire à la disgrâce”, a asséné la magistrate.Le médecin de 53 ans, qui n’a cessé de clamer son innocence, est accusé d’avoir empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon.Frédéric Péchier est “le seul dénominateur commun des 30 empoisonnements”, “le seul à pouvoir les avoir commis”, a assené Mme de Curraize plus tôt dans l’après-midi.Selon elle, si Frédéric Péchier n’a pas avoué, c’est qu’il est “complètement verrouillé par sa famille” car ses proches ont dit qu’ils le “renieraient, lui cracheraient dessus, le priveraient de ses enfants” s’il était coupable, avertissant que “leur amour n’est pas inconditionnel”.Une tirade fougueuse qui a déclenché les applaudissements du public, vite rappelé à l’ordre par la présidente de la cour Delphine Thibierge.- Impassible -“Maintenant nous savons qui vous êtes, maintenant nous connaissons vos crimes”, a dit Mme de Curraize.Frédéric Péchier est resté impassible tout au long de cette journée où la tension est montée crescendo.En fin de matinée, l’autre avocate générale, Thérèse Brunisso, a eu la voix brisée en concluant son énumération de la longue liste d’empoisonnements imputés à l’anesthésiste – signe de l’émotion provoquée par plus de trois mois d’audience intense et technique, ponctués de témoignages poignants.Depuis jeudi matin, les deux avocates générales se sont efforcées de convaincre les jurés que chaque cas de cette “affaire totalement hors norme” est bien un empoisonnement et que “tout converge” vers le médecin de 53 ans.Frédéric Péchier “n’a cessé de mentir, de varier dans ses déclarations, soutenant au-delà de la raison des positions intenables”, a déroulé Christine de Curraize, regrettant qu’il n’ait “pas su évoluer face aux avancées de l’enquête”.- “Soif de puissance” -Selon l’accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par des confrères. Son objectif: “atteindre psychologiquement” des soignants avec lesquels il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.Selon Christine de Curraize, l’objectif du docteur Péchier, à chaque empoisonnement, était d'”assister à la débâcle de son confrère piégé, jouir de son impuissance” avant d’entrer en jeu et d’être ce “médecin que tout le monde admirait”.Pour elle, cependant, sa participation à la réanimation des victimes “n’avait qu’un but: masquer ses crimes”.Pendant cette terrible charge, Frédéric Péchier est resté imperturbable, relisant ses notes, aux côtés de sa sœur Julie Péchier et de Randall Schwerdorffer, ses deux conseils. Depuis l’ouverture du procès, où il comparaît libre, il a admis qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé, mais a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.Pour Mme de Curraize, Frédéric Péchier s’est “empêtré dans ses mensonges”. “Votre souhait le plus cher c’était de manipuler tout le monde et d’échapper à la justice”, lui a-t-elle lancé.Lundi, l’avocat de Frédéric Péchier, Randall Schwerdorffer plaidera l’acquittement. “Je n’ai aucun doute que la cour d’assises écoutera cet argumentaire et j’espère qu’il sera entendu”, a déclaré l’avocat jeudi.Interrogé jeudi soir par les journalistes sur les mots des avocates générales, qui voient en lui un “serial killer”, Frédéric Péchier a répondu de manière lapidaire: “C’est leur avis. On verra à la fin.”Le verdict est attendu d’ici le 19 décembre.

Procès Péchier: la perpétuité requise contre l’anesthésiste

Une peine de réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi à Besançon contre l’anesthésiste Frédéric Péchier, jugé pour 30 empoisonnements de patients, dont douze mortels, lors d’une audience chargée de tension.”Parce que les crimes reprochés à Frédéric Péchier sont hautement pervers, parce qu’il a agi sournoisement et par le biais de la médecine pour duper tout le monde, parce que Frédéric Péchier a commis l’irréparable, tuant de sang froid 12 personnes, et manqué de tuer 18 personnes, (…) nous requérons la peine maximale”, a déclaré l’avocate générale Christine de Curraize devant la cour d’assises du Doubs.Elle a demandé une période de sûreté de 22 ans – soit le maximum prévu par le code pénal – ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer la profession de médecin envers celui qu’elle a qualifié de “tueur en série”.Frédéric Péchier est l'”inventeur du crime à double lame: la mort physique du patient et l’atteinte psychique lente et insidieuse de ses confrères jusqu’à les conduire à la disgrâce”, a asséné la magistrate.Le médecin de 53 ans, qui n’a cessé de clamer son innocence, est accusé d’avoir empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon.Frédéric Péchier est “le seul dénominateur commun des 30 empoisonnements”, “le seul à pouvoir les avoir commis”, a assené Mme de Curraize plus tôt dans l’après-midi.Selon elle, si Frédéric Péchier n’a pas avoué, c’est qu’il est “complètement verrouillé par sa famille” car ses proches ont dit qu’ils le “renieraient, lui cracheraient dessus, le priveraient de ses enfants” s’il était coupable, avertissant que “leur amour n’est pas inconditionnel”.Une tirade fougueuse qui a déclenché les applaudissements du public, vite rappelé à l’ordre par la présidente de la cour Delphine Thibierge.- Impassible -“Maintenant nous savons qui vous êtes, maintenant nous connaissons vos crimes”, a dit Mme de Curraize.Frédéric Péchier est resté impassible tout au long de cette journée où la tension est montée crescendo.En fin de matinée, l’autre avocate générale, Thérèse Brunisso, a eu la voix brisée en concluant son énumération de la longue liste d’empoisonnements imputés à l’anesthésiste – signe de l’émotion provoquée par plus de trois mois d’audience intense et technique, ponctués de témoignages poignants.Depuis jeudi matin, les deux avocates générales se sont efforcées de convaincre les jurés que chaque cas de cette “affaire totalement hors norme” est bien un empoisonnement et que “tout converge” vers le médecin de 53 ans.Frédéric Péchier “n’a cessé de mentir, de varier dans ses déclarations, soutenant au-delà de la raison des positions intenables”, a déroulé Christine de Curraize, regrettant qu’il n’ait “pas su évoluer face aux avancées de l’enquête”.- “Soif de puissance” -Selon l’accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par des confrères. Son objectif: “atteindre psychologiquement” des soignants avec lesquels il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.Selon Christine de Curraize, l’objectif du docteur Péchier, à chaque empoisonnement, était d'”assister à la débâcle de son confrère piégé, jouir de son impuissance” avant d’entrer en jeu et d’être ce “médecin que tout le monde admirait”.Pour elle, cependant, sa participation à la réanimation des victimes “n’avait qu’un but: masquer ses crimes”.Pendant cette terrible charge, Frédéric Péchier est resté imperturbable, relisant ses notes, aux côtés de sa sœur Julie Péchier et de Randall Schwerdorffer, ses deux conseils. Depuis l’ouverture du procès, où il comparaît libre, il a admis qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé, mais a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.Pour Mme de Curraize, Frédéric Péchier s’est “empêtré dans ses mensonges”. “Votre souhait le plus cher c’était de manipuler tout le monde et d’échapper à la justice”, lui a-t-elle lancé.Lundi, l’avocat de Frédéric Péchier, Randall Schwerdorffer plaidera l’acquittement. “Je n’ai aucun doute que la cour d’assises écoutera cet argumentaire et j’espère qu’il sera entendu”, a déclaré l’avocat jeudi.Interrogé jeudi soir par les journalistes sur les mots des avocates générales, qui voient en lui un “serial killer”, Frédéric Péchier a répondu de manière lapidaire: “C’est leur avis. On verra à la fin.”Le verdict est attendu d’ici le 19 décembre.

EU agrees three-euro small parcel tax to tackle China flood

EU finance ministers agreed Friday to impose a three-euro duty on low-value imports into the bloc from July 2026 to help tackle a flood of small parcels ordered via the likes of Shein and Temu.Last year, 4.6 billion small retail packages entered the European Union — more than 145 per second — with 91 percent originating in China and their numbers expected to keep rising.Starting at three euros, the new fee will apply once per item in cases where packages contain different products, but only once if they contain multiples of the same item, a spokesperson for the European Council told AFP.The move comes a month after the EU agreed to scrap a duty exemption for parcels worth less than 150 euros ($174) imported directly to consumers in the 27-nation bloc, in many cases via Chinese-founded platforms.The levy will be introduced on a temporary basis starting July 1, staying in place until the bloc can settle on a permanent solution for taxing such imports.”This temporary measure responds to the fact that such parcels currently enter the EU duty free, leading to unfair competition for EU sellers, health and safety risks for consumers, high levels of fraud and environmental concerns,” the Council, which represents EU member states, said in a statement.- ‘Major victory’ -European retailers argue they face unfair competition from overseas platforms, such as AliExpress, Shein and Temu, which they claim do not always comply with the EU’s stringent rules on products.Key EU power France has made the matter a priority, given the around 800 million such packages shipped to the country last year and strong domestic pressure to take action.French Finance Minister Roland Lescure welcomed the flat tax as “a major victory for the European Union”.”Europe is taking concrete steps to protect its single market, its consumers and its sovereignty,” he said.The move comes as the EU strives to bolster the continent’s competitiveness by making the lives of European businesses easier through slashing red tape.Alongside ending the duty exemption, the EU executive in May proposed a small package handling fee worth two euros. EU member states have yet to agree on the level of that fee, but hope it will apply from late 2026.Fed up with waiting, some states have already moved forward with their own plans, including Romania, which has imposed a five-euro fee on small parcels.