Présidentielle 2027: Ruffin veut une primaire et affirme qu’il la gagnera

Le député François Ruffin appelle, dans Libération, à une primaire de la gauche, “de Poutou à Ruffin”, pour la présidentielle de 2027, affirmant qu’il y participera, et qu’il la remportera.”Il nous faut une primaire, une +primaire geyser+, qui ne soit pas qu’une élection de départage, mais un moment de débordement”, déclare le député qui a rompu avec LFI lors des dernières législatives, et siège maintenant au sein du groupe écologiste.L’élu de la Somme annonce son intention d’y être candidat. “Et je la remporterai”, promet-il, rappelant qu’il a battu “trois fois” le Rassemblement national “dans des terres ouvrières”. “Je parle pour le monde du travail, les gens ordinaires qui tiennent le pays debout”, justifie-t-il.A l’initiative de l’idée du Nouveau Front populaire aux législatives pour réunir la gauche, le député rappelle qu’en un mois il y a eu “9 millions de votants”. “On pourrait leur rendre la parole, non ? C’est soit la stratégie des primaires, soit la stratégie déprimante”, assène-t-il. Le député considère que ce sont “les partis, a priori”, qui doivent organiser cette primaire. “Ce serait mieux avec eux. Est-ce qu’ils diront tous oui demain matin ? Probablement pas. Mais il y a, au sein de chacun, des unitaires contre des identitaires. De toute façon, cette primaire aura lieu”. Pour le calendrier, il préconise “des candidatures en avril 2026 et un vote à l’automne”, pour “une élection à deux tours, sur le modèle de la présidentielle”. Il détaille également les critères pour candidater: “100.000 parrainages citoyens, 250 de maires. Dix idées, en guise de profession de foi”. Et suggère “un vote physique, avec un bureau de vote par canton”, pour un objectif de “2 à 3 millions de votants”. Pour lui, les insoumis et Jean-Luc Mélenchon sont les bienvenus dans cette primaire, dont le périmètre doit être celui du NFP: “de Philippe Poutou à François Hollande. C’est à eux de choisir d’y rentrer ou non”.Quant à l’hypothèse d’une candidature de Jean-Luc Mélenchon sans passer par la case primaire, il estime que “tout est question de rapport de force. Un candidat légitimé par des millions de votants, ça chamboule les calculs”. Interrogé pour savoir s’il soutiendrait le gagnant quel qu’il soit, y compris si c’était François Hollande ou Raphaël Glucksmann, il dit ne pas imaginer “qu’on participe à un tel scrutin sans, ensuite, en respecter les règles”.

Google lance un nouveau mode de recherche en ligne avec de l’intelligence artificielle renforcée

Google lance un nouveau mode de recherche en ligne avec de l’intelligence artificielle (IA) renforcée, a annoncé mardi son directeur général Sundar Pichai, contre-attaquant après les assauts de la concurrence des assistants IA dont ChatGPT.Il s’agit d’une nouvelle phase de l’intégration de l’IA générative au célèbre moteur de recherche, après la mise en ligne, il y a un an, d’AI Overviews, un cartouche qui s’affiche en tête des résultats, devant les traditionnels liens vers des sites internet.AI Overviews s’appuie sur l’interface d’IA générative Gemini, réponse à ChatGPT introduite en décembre 2023.”AI Mode”, qui va, dans un premier temps, être accessible seulement aux Etats-Unis, promet d’aller plus loin, en fournissant, sur requête en langage courant, des rapports détaillés ou des graphiques pour visualiser des données.Il propose aussi des réponses personnalisées en fonction du profil de l’utilisateur, de l’historique de son activité sur internet et de ses correspondances, s’il a donné accès à son historique de recherche ou sa boîte mail.”C’est le futur de la recherche sur Google”, a affirmé, lors d’une présentation dans le cadre de la conférence Google I/O dédiée aux développeurs, Liz Reid, responsable de la recherche au sein du groupe de Mountain View (Californie), une fonctionnalité qui va “au-delà de l’information, vers l’intelligence”.Le moteur de recherche va ainsi ressembler un peu plus au ChatGPT d’OpenAI, qui a récemment gagné en fonctionnalités, avec l’ajout du shopping notamment.AI Overviews compte plus de 1,5 milliard d’utilisateurs, selon l’entreprise californienne.Longtemps hégémonique, Google se doit de réagir car menacé par des rivaux émergents, mais aussi par la justice américaine.Le gouvernement américain réclame en effet que Google cède son navigateur Chrome, après que l’entreprise californienne a été jugée coupable de maintenir son monopole avec des pratiques commerciales déloyales.Début mai, lors du procès pour déterminer sa peine, un cadre d’Apple a révélé que le trafic sur le moteur de recherche, installé par défaut sur les iPhone, avait baissé le mois dernier pour la première fois depuis 20 ans. L’annonce, qui a fait chuter le cours d’Alphabet de plus de 7% en une séance de Bourse, montre que la concurrence progresse.ChatGPT et d’autres assistants IA surfent sur internet pour apporter des réponses directes à leurs utilisateurs, sans publicités. Perplexity AI, une autre start-up de San Francisco, ambitionne de devenir le principal rival de Google sur son terrain de jeu.- Un assistant AI omniscient -Mais la firme de Mountain View n’a pas dit son dernier mot.Elle dispose d’un atout de taille : sa taille, l’habitude des internautes qui se tournent, par défaut, vers son moteur de recherche depuis des décennies, et les données des utilisateurs, si ceux-ci sont prêts à les lui confier encore plus.En cas de voyage par exemple, il pourra par exemple proposer des événements dans des galeries d’art aux bonnes dates, puisqu’il connaîtra les goûts de la personne et les dates de son déplacement.Google espère ainsi prendre de l’avance dans la création d’un agent IA, avatar numérique omniscient et personnalisé, le Graal des géants de la “tech”.”Les récentes mises à jour de Gemini représentent des étapes cruciales pour concrétiser notre vision d’un assistant IA universel, qui vous aide dans votre vie quotidienne, qui est intelligent et comprend le contexte dans lequel vous vous trouvez, et qui peut planifier et prendre des mesures en votre nom sur n’importe quel appareil”, a expliqué Demis Hassabis, patron de Google DeepMind.”C’est l’objectif ultime de l’application Gemini : une IA personnelle, proactive et puissante”, a-t-il ajouté.L’IA générative commence déjà à rapporter gros à Alphabet. Au premier trimestre, la société a dégagé un bénéfice net record de 34,5 milliards de dollars, en hausse de 46% sur un an, grâce à son activité de “cloud” (informatique dématérialisée), portée par l’appétit pour les services d’IA.

Mexique: la violence frappe la gauche au pouvoir avec un double homicide à Mexico

La violence a frappé mardi de près la gauche au pouvoir au Mexique, avec le double assassinat par balles à Mexico de deux collaborateurs de la maire Clara Brugada, elle-même une fidèle de la présidente Claudia Sheinbaum.La secrétaire personnelle de la maire, Ximena Guzman, et un conseiller, José Muñoz, ont été assassinés en pleine rue et en pleine heure de pointe, a rapporté le bureau de la maire, Clara Brugada, dans un communiqué. Ils ont été victimes d’une “agression directe”, a dénoncé Mme Brugada.Tous deux étaient membres du parti de gauche Morena, tout comme la maire et la présidente de la République, Claudia Sheinbaum.Mme Brugada a succédé à Claudia Sheinbaum à la tête de la ville aux neuf millions d’habitants après les élections du 2 juin 2024.L’attaque s’est produite avant 08h00 locales (14h00 GMT) près de la Calzada de Tlalpan, une grande avenue reliant le sud au centre de la ville. Mme Guzman s’apprêtait à faire monter son collègue à bord d’une voiture particulière. Les tueurs présumés circulaient à mobylette. D’après des images de vidéo-surveillance, un homme vêtu de blanc a tiré contre le pare-brise du véhicule que conduisait Mme Guzman.Puis le tueur se retourne vers M. Munoz, qui était sur le point de monter à bord du véhicule. Le tueur part en courant après l’attaque.Les autorités mènent des investigations pour déterminer “le mobile de l’agression”, selon la mairie. Les caméras de vidéosurveillance de la zone sont en cours de vérification afin de tenter d’identifier les responsables, qui circulaient à moto.”Nous irons au fond des choses et il y aura justice”, a promis la présidente Claudia Sheinbaum en présentant ses condoléances lors de sa conférence de presse matinale habituelle.Les deux victimes travaillaient avec son mouvement “depuis longtemps”, a-t-elle ajouté, après avoir pris connaissance des faits pendant sa conférence de presse matinale.La maire de Mexico a rendu hommage à sa collaboratrice assassinée, “une femme merveilleuse, infatigable, très bonne”, ainsi qu’au conseiller, qu’elle connaissait depuis qu’il était enfant, a déclaré Mme Brugada lors d’une brève conférence de presse.Plusieurs responsables locaux et fédéraux ont également exprimé leur tristesse.”Je regrette profondément l’agression fourbe qui a coûté la vie à Ximena Guzman et José Munoz”, a écrit dans un communiqué le secrétaire (ministre) de l’Economie Marcelo Ebrard, également ancien maire de Mexico.Les fusillades et attaques sont fréquentes dans plusieurs Etats mexicains en raison de la présence de cartels mais Mexico enregistre des niveaux de violence moindres qu’ailleurs dans le pays.En avril, la ville a enregistré 78 victimes d’homicides, bien loin des 195 du Guanajuato, un des Etats les plus frappés par la violence.Mme Sheinbaum s’était félicitée d’avoir fait reculer la violence dans la capitale avec une méthode qu’elle veut transposer au niveau fédéral: plus de police, plus de renseignements, plus de coordination entre les différents corps de sécurité.En 2024, le chef des opérations spéciales de la police de Mexico, Milton Figueroa, a été assassiné dans la banlieue de la capitale.Figueroa était le bras droit du monsieur Sécurité de la ville de Mexico, Omar Garcia Harfuch, nommée depuis par présidente Claudia Sheinbaum au poste de ministre fédéral de la Sécurité.0mar Garcia Harfuch a lui-même été blessé dans une attaque par balles en juin 2020 en plein cœur de Mexico. Deux de ses gardes du corps et une passante ont été tués.Le véhicule blindé dans lequel voyageait celui qui était alors secrétaire à la Sécurité publique locale, a été attaqué par plusieurs tueurs à gages liés au Cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), l’un des plus puissants du Mexique. Lors de cet attentat, deux de ses gardes du corps et une passante ont été tués.

Israël rejette les pressions contre sa guerre à Gaza, coup de semonce de l’UE

Israël a affirmé mardi qu’il ne céderait pas aux pressions internationales pour faire cesser sa guerre dans la bande de Gaza,  après l’annonce par Londres et l’Union européenne de mesures de rétorsion. Dans le territoire palestinien affamé et dévasté par plus de 19 mois de guerre, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 44 morts, la plupart des enfants et des femmes, dans les frappes israéliennes.Après avoir bloqué depuis le 2 mars le passage de toute aide humanitaire vitale pour la population de Gaza, Israël a annoncé que 93 camions de l’ONU y étaient entrés mardi après neuf camions la veille. Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va lancer un réexamen de son accord d’association avec Israël, a annoncé sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, faisant état d’une “forte majorité” d’Etats membres en faveur de cette mesure. Le Royaume-Uni a dit qu’il suspendait les  négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, ont prévenu les Affaires étrangères israéliennes, réagissant à l’annonce de Londres.  A l’entrée des premiers camions lundi depuis le 2 mars, l’ONU a fustigé une “goutte d’eau dans l’océan”, alors que 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.- “Immenses souffrances” -Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé lundi son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza, après l’intensification de la campagne militaire israélienne dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages israéliens. Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine, qui a déclenché la guerre.Dans une station-service de Nousseirat (centre), où un bombardement a tué 15 personnes selon les secours, Mahmoud al-Louh transporte dans un sac des restes humains jusqu’à un véhicule. “Ce sont des civils, des enfants qui dormaient. Quelle était leur faute?””Cela fait un an et demi de bombardements et d’immenses souffrances. Nous n’en pouvons plus”, se lamente à Gaza-ville (nord) Douaa Al-Zaanin, qui a perdu des proches dans une frappe sur une école abritant des déplacés. L’armée israélienne a déclaré avoir “frappé un terroriste du Hamas” opérant dans cette école et affirmé avoir frappé plus de “100 cibles terroristes” à Gaza ces dernières 24 heures.- Israël rappelle ses chefs négociateurs -“Nous prendrons le contrôle de tout le territoire”, a affirmé lundi Benjamin Netanyahu.Il a attribué son feu vert à une reprise limitée des livraisons d’aide à des “raisons diplomatiques” pour éviter des “images de famine de masse” risquant de saper le soutien de “pays amis”. Il s’est dans le même temps dit ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire.Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, rejette de telles exigences.  Signe du blocage, Israël a annoncé le rappel de ses chefs négociateurs envoyés à Doha, y laissant une équipe, après que le médiateur qatari a déploré l’absence de progrès. Israël a accepté une “proposition américaine pour le retour des otages” qui a “été transmise au Hamas par les médiateurs” (Egypte et Qatar), mais “le Hamas campe sur son refus”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu sans détailler cette proposition.- “Moralement injustifiable” – Lundi, Londres, Paris et Ottawa ont averti qu’ils ne resteraient “pas les bras croisés” face aux “actions scandaleuses” d’Israël à Gaza.L’escalade de l’offensive est “moralement injustifiable, totalement disproportionnée et contre-productive”, a fustigé le chef de la diplomatie britannique David Lammy. Faute d’amélioration de la situation des civils à Gaza, “nous devons hausser le ton”, a affirmé la Suède. Dans le territoire palestinien, “deux millions” de personnes sont “affamées” alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré l’Organisation mondiale de la santé. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.573 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël rejette les pressions contre sa guerre à Gaza, coup de semonce de l’UE

Israël a affirmé mardi qu’il ne céderait pas aux pressions internationales pour faire cesser sa guerre dans la bande de Gaza,  après l’annonce par Londres et l’Union européenne de mesures de rétorsion. Dans le territoire palestinien affamé et dévasté par plus de 19 mois de guerre, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 44 morts, la plupart des enfants et des femmes, dans les frappes israéliennes.Après avoir bloqué depuis le 2 mars le passage de toute aide humanitaire vitale pour la population de Gaza, Israël a annoncé que 93 camions de l’ONU y étaient entrés mardi après neuf camions la veille. Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va lancer un réexamen de son accord d’association avec Israël, a annoncé sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, faisant état d’une “forte majorité” d’Etats membres en faveur de cette mesure. Le Royaume-Uni a dit qu’il suspendait les  négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, ont prévenu les Affaires étrangères israéliennes, réagissant à l’annonce de Londres.  A l’entrée des premiers camions lundi depuis le 2 mars, l’ONU a fustigé une “goutte d’eau dans l’océan”, alors que 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.- “Immenses souffrances” -Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé lundi son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza, après l’intensification de la campagne militaire israélienne dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages israéliens. Ces derniers ont été enlevés lors de l’attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine, qui a déclenché la guerre.Dans une station-service de Nousseirat (centre), où un bombardement a tué 15 personnes selon les secours, Mahmoud al-Louh transporte dans un sac des restes humains jusqu’à un véhicule. “Ce sont des civils, des enfants qui dormaient. Quelle était leur faute?””Cela fait un an et demi de bombardements et d’immenses souffrances. Nous n’en pouvons plus”, se lamente à Gaza-ville (nord) Douaa Al-Zaanin, qui a perdu des proches dans une frappe sur une école abritant des déplacés. L’armée israélienne a déclaré avoir “frappé un terroriste du Hamas” opérant dans cette école et affirmé avoir frappé plus de “100 cibles terroristes” à Gaza ces dernières 24 heures.- Israël rappelle ses chefs négociateurs -“Nous prendrons le contrôle de tout le territoire”, a affirmé lundi Benjamin Netanyahu.Il a attribué son feu vert à une reprise limitée des livraisons d’aide à des “raisons diplomatiques” pour éviter des “images de famine de masse” risquant de saper le soutien de “pays amis”. Il s’est dans le même temps dit ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire.Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, rejette de telles exigences.  Signe du blocage, Israël a annoncé le rappel de ses chefs négociateurs envoyés à Doha, y laissant une équipe, après que le médiateur qatari a déploré l’absence de progrès. Israël a accepté une “proposition américaine pour le retour des otages” qui a “été transmise au Hamas par les médiateurs” (Egypte et Qatar), mais “le Hamas campe sur son refus”, a indiqué le bureau de M. Netanyahu sans détailler cette proposition.- “Moralement injustifiable” – Lundi, Londres, Paris et Ottawa ont averti qu’ils ne resteraient “pas les bras croisés” face aux “actions scandaleuses” d’Israël à Gaza.L’escalade de l’offensive est “moralement injustifiable, totalement disproportionnée et contre-productive”, a fustigé le chef de la diplomatie britannique David Lammy. Faute d’amélioration de la situation des civils à Gaza, “nous devons hausser le ton”, a affirmé la Suède. Dans le territoire palestinien, “deux millions” de personnes sont “affamées” alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré l’Organisation mondiale de la santé. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.573 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Back at Cannes, Iran filmmaker Panahi defies repression

Back in Cannes for the first time in 15 years, dissident Iranian filmmaker Jafar Panahi spoke to AFP about how he feels “alive” thanks to filmmaking and the danger of continuing to work in the Islamic republic.Imprisoned twice and until recently subjected to a travel ban, Panahi also said he was not afraid of the consequences of showing “It Was Just an Accident” in Cannes. The answers have been translated by AFP from the original Persian and edited for clarity:Q: Your new film “It Was Just an Accident” explores the moral dilemma faced by Iranians tempted to take revenge on their torturers. What does this say about the issues facing Iranian society?”We chose a range of characters, from violent to non-violent, from a simple man to someone completely detached from such concerns. “Through their actions and reactions, we reach — or perhaps fail to reach — a conclusion about what the right path might be.”We let the viewer decide for themselves, asking what would they do in that situation? For me, the real question is: what would I do if this actually happened? And honestly, I don’t know.”And in the end, perhaps the film suggests that the real issue lies within a flawed structure — and that the problem lies with the government, not the people trapped inside it.”Q: In what way does your film denounce a system of government?”It’s about how we can shape the future of this country. Where is it headed? Will this cycle continue, or will we reach a place where no one dictates how we dress, what we create, or what we eat? No one has the right to control that.”We are looking forward, thinking a few steps ahead. When will this become a reality? I don’t know. But I hope it will, and I believe that it will.”Q: You were sentenced in 2010 and imprisoned twice in Iran. Are you afraid for your safety when you return home after Cannes?”What matters most is that the film gets made… I haven’t made space in my thoughts for whatever else might happen. I’m alive as long as I’m making films. If I’m not making films, then what happens to me no longer matters.”Q: How do you feel about being back at the Cannes Festival?”The truth is I missed watching films with an audience because I couldn’t put my films on in cinemas, I couldn’t sit and watch them or see people’s reactions. That’s the biggest thing, to experience a film with an audience. When you watch a film with others, you feel alive. “Cannes is a bigger stage and has its own qualities, but what I truly want is to sit in a cinema with ordinary people in Iran and watch this film. That’s the most important thing.”Q: Do you fear being prevented from making films due to restrictions in Iran?”They (the Iranian government) have always stopped us from making films, but we find a way. It’s typical of regimes like this: they don’t let artists work, they don’t let anyone do what they love. “What matters is that you find a way, just as I and other friends have done. The important thing is not to give up trying, and not to expect a regime like this to suddenly say: ‘Go ahead, make your film.'”When they gave me a 15- or 20-year work ban, I could have easily gone home and told myself: ‘That’s it, it’s over. I can’t do anything, it’s not my fault,’ and then let myself sink into despair. “But I thought: ‘No — what should I do instead?’ The important thing is to keep working.”

Cannes: Jafar Panahi défie Téhéran, Scarlett Johansson devient cinéaste

Pour la première fois depuis 15 ans, le cinéaste iranien Jafar Panahi a pu se déplacer en personne à Cannes pour présenter “Un simple accident”, un thriller en forme de défi aux autorités de Téhéran et d’introspection pour ses dissidents.La projection du film, en lice pour la Palme d’or, était l’un des évènements du jour, avec celle du premier long métrage de réalisatrice d’une star d’Hollywood, Scarlett Johansson, et le retour de l’actrice francophile et francophone Jodie Foster, dans un film français signé Rebecca Zlotowski.Peu de montées des marches auront été aussi symboliques que celle de Panahi, 64 ans, et de son équipe: très grand nom du cinéma iranien, le réalisateur de “Taxi Téhéran” ou “Trois visages” est habitué à voir ses oeuvres primées dans les plus grands festivals, beaucoup moins à fouler les tapis rouges.Depuis sa condamnation en 2010 pour “propagande contre le régime”, il n’avait pu se rendre à aucun de ces rendez-vous internationaux. Nul ne sait quel sort lui réserveront les autorités de Téhéran après ce onzième long-métrage qui s’en prend très directement à elles et à l’arbitraire des forces de sécurité.L’an dernier, un autre cinéaste iranien, Mohammad Rasoulof, a choisi l’exil, arrivant clandestinement à Cannes pour son film brûlot “Les graines du figuier sauvage” (prix spécial du jury). – La justice et la vengeance -Comme lui, Panahi a tourné dans la clandestinité. Au mépris des lois, plusieurs de ses actrices apparaissent cheveux nus, comme récemment dans “Mon gâteau préféré” du couple de cinéastes Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha, sélectionnés à Berlin l’an dernier puis condamnés à des peines de prison avec sursis pour “propagande contre le régime et obscénité”. Thriller très réussi, “Un simple accident” raconte l’histoire d’un homme enlevé par d’anciens détenus convaincus qu’il était leur tortionnaire en prison. Le long-métrage est aussi une réflexion sur la justice et la vengeance face à l’arbitraire.Avec ce film, Panahi, incarcéré à deux reprises dans son pays, devient un candidat très sérieux à la Palme d’or, décernée samedi par la présidente du jury Juliette Binoche. Actrice engagée, celle-ci l’a régulièrement soutenu.Son compatriote Saeed Roustaee présentera jeudi “Woman and Child”. Sa dernière venue à Cannes pour “Leïla et ses frères”, en 2022, lui a valu une peine de six mois de prison en Iran.- “Historique et très actuel” -Seconde star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”, Scarlett Johansson a, pour sa part, fait salle comble avec “Eleanor the Great” – “un rêve devenu réalité”, a-t-elle confié, citée sur le site spécialisé Variety.Le long métrage de l’actrice de 40 ans, vue dans “Lost in translation” et “Match Point”, suit Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”C’est un film sur l’amitié, sur le deuil, sur le pardon. Et je pense que ce sont tous des thèmes dont nous avons particulièrement besoin aujourd’hui (…) C’est un film que je trouve historique et également très actuel”, a poursuivi Scarlett Johansson.L’autre film en compétition, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée pour vol en 1980. Ce long-métrage, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour de l’Italien de 65 ans dans la course à la Palme, après “Nostalgia” en 2022 et “L’Amour meurtri” en 1995.Hors compétition (section Cannes Première), les festivaliers devaient découvrir en soirée “Vie privée”, le nouveau thriller psychologique de Rebecca Zlotowski (“Les enfants des autres”, “Une fille facile”) qui, aux côtés de Virginie Efira et Daniel Auteuil, a embauché Jodie Foster.Présent à Cannes pour le 25e anniversaire de son film “Amours chiennes”, le Mexicain Alejandro González Iñárritu a enfin annoncé préparer une installation artistique sur l’œuvre qui l’a révélé à partir de rushs non utilisés. Elle sera présentée en septembre et octobre à la Fondation Prada à Milan, puis à Los Angeles et au Mexique. Le cinéaste prévoit également de ressortir le film en septembre.

Suryavanshi helps lowly Rajasthan end IPL campaign with win

Teenage sensation Vaibhav Suryavanshi hit a half-century as Rajasthan Royals ended their IPL season with a consolation six-wicket win over Chennai Super Kings on Tuesday.The 14-year-old Suryavanshi, who made waves after he struck a record 35-ball century last month, hit 57 off 33 balls as Rajasthan chased down 188 with 17 balls to spare in New Delhi.Suryavanshi, who announced himself on the IPL stage in emphatic style by launching his first ball in the competition for six, set up the chase in his knock laced with four fours and fours sixes.”I don’t have words for Vaibhav, he can hit a slower ball over cover,” Rajasthan skipper Sanju Samson said. “Today when the middle overs were going on, he was going with his job very smartly. He has game awareness at such a young age.”Dhruv Jurel sealed the win with his unbeaten 31 off 12 balls.Both teams had already bowed out of the play-off race but Rajasthan stay above bottom-placed Chennai in the 10-team table with four wins in 14 matches.Five-time champions Chennai, led by 43-year-old M.S. Dhoni, have one more match to go in the league phase.Leaders Gujarat Titans, Royal Challengers Bengaluru and Punjab Kings have all qualified for the playoffs. Five-time winners Mumbai Indians and Delhi Capitals are competing for the final play-off spot.Chennai had their chances including when veteran spinner Ravichandran Ashwin struck in the space of five balls to send back Samson (41) and Suryavanshi.Jurel soon eased the pressure with boundaries in the next over and despite the loss of another wicket in Riyan Parag, Rajasthan raced to victory.Jurel hit the winning six with Shimron Hetmyer at the other end on 12.Yashasvi Jaiswal contributed with 36 off 19 balls in a brisk opening stand of 37 with Suryavanshi.- Impressive Mhatre -Chennai recovered to reach 187-8 after they slipped to 78-5 inside eight overs, batting first on a hot and humid evening in the Indian capital.”If you look at the amount of runs we had put on the board, it was very good,” said Dhoni. “But you got to see the wickets column as it puts pressure on the lower-middle order that you might not bat 20 overs.”Teenage opener Ayush Mhatre lifted the team after two early wickets with his 20-ball 43 before his dismissal triggered a mini-collapse.The 17-year-old Mhatre, who has impressed in his debut year with a top score of 94, hit eight fours and one six before falling to medium-pace bowler Tushar Deshpande.Sri Lankan spinner Wanindu Hasaranga took down Ashwin and seam bowler Yudhvir Singh struck for the third time to remove Ravindra Jadeja as Chennai lost half their side in 7.4 overs.South African batter Dewald Brevis made 42 and rebuilt the innings in a 59-run stand with Shivam Dube (39).Rajasthan’s bowlers pulled things back in the end as they gave away just 17 runs from the last three overs.Seam bowler Akash Madhwal returned figures of 3-29 to be named player of the match.The IPL resumed last Saturday after being paused due to a deadly conflict between India and Pakistan, forcing a revised schedule with the final now on June 3 in Ahmedabad.

Bétharram: Bayrou promet de rendre publics tous les documents produits à son audition

François Bayrou a promis mardi de rendre publics tous les documents qu’il a produits devant la commission d’enquête sur les violences physiques et sexuelles faites aux enfants, née du scandale de Bétharram, pour montrer que les accusations portées contre lui “sont scandaleusement inexactes”.”Pour que cette polémique soit close, j’ai l’intention, dans les 48 heures, de mettre en ligne la totalité des documents (…) qui montreront que ces accusations sont scandaleusement inexactes et qui, je l’espère, permettront à tous ceux qui sont intéressés de se faire une opinion loyale”, a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement.Il répondait à la députée de la France insoumise Sarah Legrain, qui l’interrogeait sur un document du collège-lycée Bétharram selon lequel un surveillant condamné pour violences sur un élève en 1996 faisait toujours partie de l’établissement en 1997-1998, contredisant une lettre du directeur de l’époque, citée par M. Bayrou lors de son audition, assurant qu’il avait été licencié.Le Premier ministre a tenu à citer à nouveau mardi cette lettre, datée du 5 novembre 1996, dont l’AFP s’est procurée une copie, dans laquelle le directeur de l’époque de Bétharram affirme à l’inspecteur: “Je viens de licencier, même si cela risque d’avoir des retombées, le surveillant avec une +certaine conception de la discipline+”.Dans ce dossier qui lui colle à la peau depuis plusieurs mois, François Bayrou qui a scolarisé plusieurs de ses enfants dans cet établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques est notamment accusé par la gauche d’avoir été au courant dans le passé, des agissements dénoncés aujourd’hui, et d’être intervenu dans une affaire judiciaire impliquant un religieux de Bétharram accusé de viol.Le Premier ministre a démenti fermement à plusieurs reprises, dénonçant encore le 14 mai une “instrumentalisation” politique.Mardi, il a estimé que LFI avait “dévoyé” la commission d’enquête “de sa vocation et de son sujet”, et accusé de nouveau une témoin-clé de l’affaire Bétharram, Françoise Gullung, d'”affabulation”, alors que cette dernière, ancienne enseignante de Bétharram, considère que c’est le Premier ministre qui fait “erreur”. “Je sais bien que ça vous gêne”, a ajouté à ce sujet M. Bayrou dans le brouhaha, alors que la députée LFI Ségolène Amiot le qualifiait de “menteur”.

“Rien n’a bougé”: à Kiev, des Ukrainiens sceptiques après l’appel Trump-Poutine

“Discuter avec la Russie, c’est comme se cogner la tête contre un mur”, lance Daryna, une étudiante ukrainienne, résumant le scepticisme qui règne à Kiev après l’appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui a exclu toute pression supplémentaire sur Moscou.Si Donald Trump, qui désire une fin rapide de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, s’est montré positif après cet appel de près de deux heures lundi, leur conversation n’a pas abouti à des avancées majeures.”Rien n’a bougé”, constate Vitaliï, un ingénieur de 53 ans interrogé par l’AFP dans le centre de Kiev, plus de trois ans après le début de l’invasion russe, qui a fait des dizaines de milliers de morts.Vitaliï n’avait d’ailleurs guère d’espoir à l’égard de Donald Trump, estimant que ses promesses de mettre fin rapidement à la guerre “n’étaient que des slogans de campagne” électorale. Il soutient en revanche, sur le principe, l’idée de négocier directement avec Moscou.”Peut-être que cela permettrait d’arrêter ce bain de sang et après, on peut régler des choses par la voie diplomatique”, ajoute Vitaliï, qui révèle qu’il a “beaucoup d’amis tués sur le front”.- Perte de confiance -Lors de la conversation Trump-Poutine, le président russe a pourtant une nouvelle fois rejeté le cessez-le-feu réclamé par Kiev et ses alliés, mais a assuré être prêt à travailler à un “mémorandum” avec l’Ukraine, étape préalable d’après lui à un “possible traité de paix”.Malgré l’absence d’avancées concrètes, Donald Trump s’est félicité des “progrès accomplis” et annoncé que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.Son souhait de normaliser les relations avec la Russie dès son retour à la Maison Blanche en janvier avait déjà choqué les Ukrainiens, qui sont depuis de plus en plus nombreux à perdre confiance en Washington, principal allié de Kiev depuis le début de la guerre.”Je ne sens aucunement que la paix se rapproche”, résume auprès de l’AFP Victoria Kysseliova, enseignante à la retraite, qui dit n’avoir “pas du tout” confiance en Donald Trump et qui constate que la Russie et Vladimir Poutine “sont très agressifs”.”Ceux sur qui je compte aujourd’hui, ce sont les dirigeants européens”, ajoute-elle. Elle cite le président français Emmanuel Macron, qui “est très actif en ce moment” ou encore le nouveau pape Léon XIV, qui “est également très positif” et “intelligent”. “C’est en eux que je place mes espoirs”, explique cette femme.- “Poutine a peur” -Victoria Kysseliova est elle aussi favorable à des pourparlers directs entre Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. “Zelensky, même par son état d’esprit et son caractère, l’emporte sur Poutine”, assure Mme Kysseliova. “Poutine a peur. Il a peur de nous, il a peur de Zelensky”, ajoute-t-elle, confiante dans la victoire de l’Ukraine, tôt ou tard.M. Poutine avait refusé de venir en Turquie la semaine dernière à l’invitation de M. Zelensky, à l’occasion des premières négociations directes entre Russes et Ukrainiens à Istanbul depuis les toutes premières semaines de l’invasion. Ces pourparlers n’avaient pas mené à des annonces majeures, hormis la promesse d’un échange de prisonniers.Daryna, l’étudiante de 21 ans, n’a pas non plus confiance dans le président américain et encore moins dans la volonté de Moscou d’accepter un cessez-le-feu ou de mettre fin à l’invasion.”Cela n’a aucun sens de parler avec le pays agresseur, c’est inutile”, martèle-t-elle. “C’est un pays qui est constamment en guerre et il continuera toujours, cela ne peut pas être résolu par des négociations”, estime la jeune femme.