Le Congrès amĂ©ricain veut empĂŞcher la Californie d’interdire les voitures thermiques

Le SĂ©nat amĂ©ricain acquis Ă  Donald Trump a votĂ© jeudi une rĂ©solution pour empĂŞcher la Californie d’interdire la vente de vĂ©hicules thermiques neufs en 2035, ouvrant ainsi la voie Ă  une bataille judiciaire capable de façonner l’industrie des voitures Ă©lectriques aux Etats-Unis.Sous l’impulsion du gouverneur dĂ©mocrate Gavin Newsom, le parlement de Californie avait lĂ©gifĂ©rĂ© en 2022 pour imposer que tous les vĂ©hicules neufs vendus dans cet Etat de l’Ouest amĂ©ricain soient Ă  “zĂ©ro Ă©mission” polluante Ă  partir de 2035.Une ambition partagĂ©e par une dizaine d’autres Etats dĂ©mocrates, mais contestĂ©e par le prĂ©sident Donald Trump et son Parti rĂ©publicain qui dĂ©noncent ce qu’ils estiment ĂŞtre un diktat pour l’ensemble des Etats-Unis.”Gavin Newsom n’a pas le pouvoir de bousiller les 49 autres Etats”, a dĂ©noncĂ© le sĂ©nateur rĂ©publicain Mike Lee après le vote.La Californie compte le plus grand nombre de voitures Ă©lectriques du pays et bĂ©nĂ©ficie depuis plus d’un demi-siècle de dĂ©rogations qui lui permettent de fixer des normes environnementales plus strictes que la lĂ©gislation fĂ©dĂ©rale.L’Etat le plus peuplĂ© du pays a ainsi poussĂ© de longue date les constructeurs automobiles Ă  fabriquer des voitures respectant ses normes d’Ă©mission et vendues partout aux Etats-Unis. Le texte approuvĂ© par les sĂ©nateurs, qui s’attaque au dispositif dĂ©rogatoire dont bĂ©nĂ©ficie la Californie, doit maintenant ĂŞtre promulguĂ© par Donald Trump. Sa signature fait peu de doute: le milliardaire rĂ©publicain, climatosceptique notoire, a fait campagne en 2024 sur sa volontĂ© de forer du pĂ©trole Ă  tout-va. Il a aussi dĂ©jĂ  abandonnĂ© l’objectif fixĂ© par son prĂ©dĂ©cesseur dĂ©mocrate Joe Biden de vendre 50% de voitures Ă©lectriques aux Etats-Unis d’ici 2030.- DĂ©cision “illĂ©gale” -Jeudi, les autoritĂ©s californiennes ont annoncĂ© leur intention de poursuivre l’administration Trump en justice dès que le prĂ©sident signera le texte.”Nous avons une plainte bien conçue, nous sommes prĂŞts Ă  la dĂ©poser”, a expliquĂ© l’avocat gĂ©nĂ©ral de Californie Rob Bonta, dĂ©nonçant une dĂ©cision “illĂ©gale”.”Vous voulez que l’AmĂ©rique soit Ă  nouveau plongĂ©e dans le brouillard?”, a accusĂ© le gouverneur Gavin Newsom, en rappelant que l’exception accordĂ©e Ă  son Etat datait des annĂ©es 1970, lorsque Los Angeles Ă©tait rĂ©gulièrement nimbĂ©e d’un nuage de pollution. “Je suppose que c’est ce que Trump prĂ©conise”, a-t-il ajoutĂ©, en reprochant au prĂ©sident de “trahir” les gĂ©nĂ©rations futures.Largement vu comme un potentiel candidat pour la prĂ©sidentielle de 2028, le dĂ©mocrate a dĂ©noncĂ© un cadeau fait Ă  la Chine, qui pourrait en profiter pour asseoir sa domination sur le marchĂ© mondial des voitures Ă©lectriques.”Nous cĂ©dons notre leadership, et nous reculons d’un demi-siècle avec la technologie d’hier”, a-t-il insistĂ©, en rappelant que le constructeur amĂ©ricain “Tesla n’aurait tout simplement pas existĂ©” sans les règles environnementales adoptĂ©es en Californie.Le bras de fer judiciaire qu’il compte mener s’annonce technique. Pour remettre en cause l’exception californienne, les rĂ©publicains ont utilisĂ© une loi permettant au Congrès d’annuler une rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale rĂ©cemment adoptĂ©e par un vote Ă  la majoritĂ© simple au lieu d’un seuil de 60 voix. Ils sont ainsi allĂ©s Ă  l’encontre de l’avis du “Government Accountability Office” – l’Ă©quivalent de la Cour des comptes en France -, qui estimait que les règles de la Californie, Ă©mises seulement pour cet Etat, ne constituent pas une rĂ©glementation nationale.La justice devra dire s’ils ont outrepassĂ© leur pouvoir.

Le Congrès amĂ©ricain veut empĂŞcher la Californie d’interdire les voitures thermiques

Le SĂ©nat amĂ©ricain acquis Ă  Donald Trump a votĂ© jeudi une rĂ©solution pour empĂŞcher la Californie d’interdire la vente de vĂ©hicules thermiques neufs en 2035, ouvrant ainsi la voie Ă  une bataille judiciaire capable de façonner l’industrie des voitures Ă©lectriques aux Etats-Unis.Sous l’impulsion du gouverneur dĂ©mocrate Gavin Newsom, le parlement de Californie avait lĂ©gifĂ©rĂ© en 2022 pour imposer que tous les vĂ©hicules neufs vendus dans cet Etat de l’Ouest amĂ©ricain soient Ă  “zĂ©ro Ă©mission” polluante Ă  partir de 2035.Une ambition partagĂ©e par une dizaine d’autres Etats dĂ©mocrates, mais contestĂ©e par le prĂ©sident Donald Trump et son Parti rĂ©publicain qui dĂ©noncent ce qu’ils estiment ĂŞtre un diktat pour l’ensemble des Etats-Unis.”Gavin Newsom n’a pas le pouvoir de bousiller les 49 autres Etats”, a dĂ©noncĂ© le sĂ©nateur rĂ©publicain Mike Lee après le vote.La Californie compte le plus grand nombre de voitures Ă©lectriques du pays et bĂ©nĂ©ficie depuis plus d’un demi-siècle de dĂ©rogations qui lui permettent de fixer des normes environnementales plus strictes que la lĂ©gislation fĂ©dĂ©rale.L’Etat le plus peuplĂ© du pays a ainsi poussĂ© de longue date les constructeurs automobiles Ă  fabriquer des voitures respectant ses normes d’Ă©mission et vendues partout aux Etats-Unis. Le texte approuvĂ© par les sĂ©nateurs, qui s’attaque au dispositif dĂ©rogatoire dont bĂ©nĂ©ficie la Californie, doit maintenant ĂŞtre promulguĂ© par Donald Trump. Sa signature fait peu de doute: le milliardaire rĂ©publicain, climatosceptique notoire, a fait campagne en 2024 sur sa volontĂ© de forer du pĂ©trole Ă  tout-va. Il a aussi dĂ©jĂ  abandonnĂ© l’objectif fixĂ© par son prĂ©dĂ©cesseur dĂ©mocrate Joe Biden de vendre 50% de voitures Ă©lectriques aux Etats-Unis d’ici 2030.- DĂ©cision “illĂ©gale” -Jeudi, les autoritĂ©s californiennes ont annoncĂ© leur intention de poursuivre l’administration Trump en justice dès que le prĂ©sident signera le texte.”Nous avons une plainte bien conçue, nous sommes prĂŞts Ă  la dĂ©poser”, a expliquĂ© l’avocat gĂ©nĂ©ral de Californie Rob Bonta, dĂ©nonçant une dĂ©cision “illĂ©gale”.”Vous voulez que l’AmĂ©rique soit Ă  nouveau plongĂ©e dans le brouillard?”, a accusĂ© le gouverneur Gavin Newsom, en rappelant que l’exception accordĂ©e Ă  son Etat datait des annĂ©es 1970, lorsque Los Angeles Ă©tait rĂ©gulièrement nimbĂ©e d’un nuage de pollution. “Je suppose que c’est ce que Trump prĂ©conise”, a-t-il ajoutĂ©, en reprochant au prĂ©sident de “trahir” les gĂ©nĂ©rations futures.Largement vu comme un potentiel candidat pour la prĂ©sidentielle de 2028, le dĂ©mocrate a dĂ©noncĂ© un cadeau fait Ă  la Chine, qui pourrait en profiter pour asseoir sa domination sur le marchĂ© mondial des voitures Ă©lectriques.”Nous cĂ©dons notre leadership, et nous reculons d’un demi-siècle avec la technologie d’hier”, a-t-il insistĂ©, en rappelant que le constructeur amĂ©ricain “Tesla n’aurait tout simplement pas existĂ©” sans les règles environnementales adoptĂ©es en Californie.Le bras de fer judiciaire qu’il compte mener s’annonce technique. Pour remettre en cause l’exception californienne, les rĂ©publicains ont utilisĂ© une loi permettant au Congrès d’annuler une rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale rĂ©cemment adoptĂ©e par un vote Ă  la majoritĂ© simple au lieu d’un seuil de 60 voix. Ils sont ainsi allĂ©s Ă  l’encontre de l’avis du “Government Accountability Office” – l’Ă©quivalent de la Cour des comptes en France -, qui estimait que les règles de la Californie, Ă©mises seulement pour cet Etat, ne constituent pas une rĂ©glementation nationale.La justice devra dire s’ils ont outrepassĂ© leur pouvoir.

Trump dĂ®ne avec les acheteurs de sa cryptomonnaie, l’opposition dĂ©mocrate dĂ©nonce un trafic d’influence

Donald Trump a reçu Ă  dĂ®ner Ă  huis-clos jeudi les 220 plus gros dĂ©tenteurs de sa cryptomonnaie, un Ă©vĂ©nement Ă  la croisĂ©e du pouvoir et de l’argent, scandaleux pour l’opposition dĂ©mocrate, qui crie au conflit d’intĂ©rĂŞt.Cette soirĂ©e, d’un genre inĂ©dit, s’est tenue au Trump National Golf Club, l’un des parcours de golf et country clubs du groupe familial, situĂ© Ă  Potomac Falls (Virginie), en grande banlieue de Washington.”Les Etats-Unis dominent dans les cryptos, le bitcoin, etc, et nous allons faire en sorte que cela dure!”, a Ă©crit le prĂ©sident amĂ©ricain sur son rĂ©seau social Truth Social en marge du dĂ®ner. Longtemps ouvertement hostile aux monnaies numĂ©riques, Donald Trump a fait volte-face durant sa dernière campagne, et le secteur a contribuĂ© Ă  sa réélection pour plus de 100 millions de dollars.Pour ĂŞtre du dĂ®ner, il fallait dĂ©tenir, en moyenne entre fin avril et mi-mai, pour plus de 50.000 dollars de $TRUMP, le nom de cette devise numĂ©rique lancĂ©e quelques heures avant l’investiture de Donald Trump.Certains, comme le milliardaire des cryptomonnaies Justin Sun, plus gros propriĂ©taire de $TRUMP, en ont mĂŞme acquis pour plusieurs millions de dollars.SollicitĂ©e, la Maison Blanche n’a pas fourni la liste des participants au dĂ®ner.Selon des donnĂ©es communiquĂ©es Ă  l’AFP par la sociĂ©tĂ© d’analyse Inca Digital, beaucoup des heureux Ă©lus ont achetĂ© leurs $TRUMP via des plateformes inaccessibles aux internautes amĂ©ricains, ce qui laisse penser qu’il s’agit de ressortissants Ă©trangers.”Si vous pensez qu’il n’y a rien de mal, alors qu’avez-vous Ă  cacher?”, a lancĂ©, jeudi, lors d’une confĂ©rence de presse intitulĂ©e “Publiez la liste des invitĂ©s”, le sĂ©nateur dĂ©mocrate Chris Murphy.Le système sur lequel s’appuient les monnaies numĂ©riques, la blockchain, garantit l’anonymat, contrairement au système financier traditionnel.Des entrepreneurs tels le financier Bryce Paul, le patron de la plateforme Magic Eden, Jack Lu, ou le programmeur Nikita Anufriev ont fait part sur X de leur prĂ©sence au gala, le dernier postant une vidĂ©o du discours prononcĂ© par Donald Trump.En arrivant Ă  l’entrĂ©e du golf, les convives ont Ă©tĂ© accueilli par des dizaines de manifestants, qui ont notamment scandĂ© “Pas Ă  vendre!” (Not for sale), selon des images diffusĂ©es par Our Revolution, un des groupes qui organisaient ce rassemblement.Les 25 plus importants possesseurs ont droit, en plus du dĂ®ner, Ă  une audience privĂ©e avec le chef d’Etat et une visite de la Maison Blanche.Le $TRUMP a Ă©tĂ© labellisĂ© “meme coin”, classe d’actifs Ă  but purement spĂ©culatif qui n’ont pas d’utilitĂ© transactionnelle et pas vocation de placement.Ses crĂ©ateurs la prĂ©sentent, eux, comme “l’expression du soutien et de l’engagement vis-Ă -vis des idĂ©aux et des croyances” portĂ©s par Donald Trump.Une grande partie du milieu des cryptomonnaies a mal accueilli la commercialisation du $TRUMP, l’estimant de nature Ă  ternir l’image de cette industrie.- “Incarnation de la corruption” -Selon le cabinet spĂ©cialisĂ© Chainalysis, les crĂ©ateurs du $TRUMP ont empochĂ© environ 320 millions de dollars de commissions depuis son introduction.Ils prĂ©voient par ailleurs d’Ă©mettre, dans les trois ans, 800 millions d’exemplaires supplĂ©mentaires, soit 12 milliards de dollars au cours actuel, qu’ils contrĂ´leront.”Il vend son influence et l’accès au gouvernement amĂ©ricain”, a fustigĂ© mercredi le sĂ©nateur dĂ©mocrate Jeff Merkley, qui doit participer Ă  un rassemblement de protestation devant le lieu du dĂ®ner, jeudi. “C’est l’incarnation de la corruption.”Un groupe d’Ă©lus dĂ©mocrates a tentĂ© de contrecarrer le vote, au Congrès, d’une loi sur les “stablecoins”, des devises numĂ©riques adossĂ©s Ă  des monnaies traditionnelles, au motif que le texte n’interdisait pas clairement au prĂ©sident d’en dĂ©tenir.Une start-up lancĂ©e en septembre avec le soutien du clan Trump a créé, fin mars, son propre stablecoin, USD1, qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© par le fonds Ă©mirati MGX.$TRUMP ou USD1, “des gouvernements Ă©trangers pourraient acheter ses cryptomonnaies, ce qui voudrait dire que Donald Trump viole la Constitution sans que le grand public ne le sache”, s’est alarmĂ© mercredi le prĂ©sident de l’observatoire anticorruption CREW, Noah Bookbinder.Le document fondateur interdit ainsi thĂ©oriquement Ă  un officiel amĂ©ricain d’accepter des fonds d’un gouvernement Ă©tranger sans accord prĂ©alable du Congrès.”Il est absurde d’insinuer que le prĂ©sident tire profit de sa fonction”, a clamĂ©, jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, soutenant que le chef d’Etat respectait “toutes les lois relatives aux conflits d’intĂ©rĂŞt”.Elle a rappelĂ© que Donald Trump avait placĂ© l’ensemble de ses intĂ©rĂŞts Ă©conomiques et participations dans un trust gĂ©rĂ© par son fils. Le milliardaire peut nĂ©anmoins rĂ©cupĂ©rer ces actifs Ă  tout moment.Donald Trump “a renoncĂ© Ă  tout pour servir notre pays”, a insistĂ© Karoline Leavitt. “Il a perdu de l’argent, et il a failli perdre la vie”, a-t-elle ajoutĂ©, en rĂ©fĂ©rence Ă  la tentative d’assassinat dont il a Ă©tĂ© la cible en juillet 2024.Le magazine Forbes estime pourtant que sa fortune a plus que doublĂ© depuis l’an dernier, passant de 2,3 Ă  5,4 milliards de dollars actuellement.

Trump dĂ®ne avec les acheteurs de sa cryptomonnaie, l’opposition dĂ©mocrate dĂ©nonce un trafic d’influence

Donald Trump a reçu Ă  dĂ®ner Ă  huis-clos jeudi les 220 plus gros dĂ©tenteurs de sa cryptomonnaie, un Ă©vĂ©nement Ă  la croisĂ©e du pouvoir et de l’argent, scandaleux pour l’opposition dĂ©mocrate, qui crie au conflit d’intĂ©rĂŞt.Cette soirĂ©e, d’un genre inĂ©dit, s’est tenue au Trump National Golf Club, l’un des parcours de golf et country clubs du groupe familial, situĂ© Ă  Potomac Falls (Virginie), en grande banlieue de Washington.”Les Etats-Unis dominent dans les cryptos, le bitcoin, etc, et nous allons faire en sorte que cela dure!”, a Ă©crit le prĂ©sident amĂ©ricain sur son rĂ©seau social Truth Social en marge du dĂ®ner. Longtemps ouvertement hostile aux monnaies numĂ©riques, Donald Trump a fait volte-face durant sa dernière campagne, et le secteur a contribuĂ© Ă  sa réélection pour plus de 100 millions de dollars.Pour ĂŞtre du dĂ®ner, il fallait dĂ©tenir, en moyenne entre fin avril et mi-mai, pour plus de 50.000 dollars de $TRUMP, le nom de cette devise numĂ©rique lancĂ©e quelques heures avant l’investiture de Donald Trump.Certains, comme le milliardaire des cryptomonnaies Justin Sun, plus gros propriĂ©taire de $TRUMP, en ont mĂŞme acquis pour plusieurs millions de dollars.SollicitĂ©e, la Maison Blanche n’a pas fourni la liste des participants au dĂ®ner.Selon des donnĂ©es communiquĂ©es Ă  l’AFP par la sociĂ©tĂ© d’analyse Inca Digital, beaucoup des heureux Ă©lus ont achetĂ© leurs $TRUMP via des plateformes inaccessibles aux internautes amĂ©ricains, ce qui laisse penser qu’il s’agit de ressortissants Ă©trangers.”Si vous pensez qu’il n’y a rien de mal, alors qu’avez-vous Ă  cacher?”, a lancĂ©, jeudi, lors d’une confĂ©rence de presse intitulĂ©e “Publiez la liste des invitĂ©s”, le sĂ©nateur dĂ©mocrate Chris Murphy.Le système sur lequel s’appuient les monnaies numĂ©riques, la blockchain, garantit l’anonymat, contrairement au système financier traditionnel.Des entrepreneurs tels le financier Bryce Paul, le patron de la plateforme Magic Eden, Jack Lu, ou le programmeur Nikita Anufriev ont fait part sur X de leur prĂ©sence au gala, le dernier postant une vidĂ©o du discours prononcĂ© par Donald Trump.En arrivant Ă  l’entrĂ©e du golf, les convives ont Ă©tĂ© accueilli par des dizaines de manifestants, qui ont notamment scandĂ© “Pas Ă  vendre!” (Not for sale), selon des images diffusĂ©es par Our Revolution, un des groupes qui organisaient ce rassemblement.Les 25 plus importants possesseurs ont droit, en plus du dĂ®ner, Ă  une audience privĂ©e avec le chef d’Etat et une visite de la Maison Blanche.Le $TRUMP a Ă©tĂ© labellisĂ© “meme coin”, classe d’actifs Ă  but purement spĂ©culatif qui n’ont pas d’utilitĂ© transactionnelle et pas vocation de placement.Ses crĂ©ateurs la prĂ©sentent, eux, comme “l’expression du soutien et de l’engagement vis-Ă -vis des idĂ©aux et des croyances” portĂ©s par Donald Trump.Une grande partie du milieu des cryptomonnaies a mal accueilli la commercialisation du $TRUMP, l’estimant de nature Ă  ternir l’image de cette industrie.- “Incarnation de la corruption” -Selon le cabinet spĂ©cialisĂ© Chainalysis, les crĂ©ateurs du $TRUMP ont empochĂ© environ 320 millions de dollars de commissions depuis son introduction.Ils prĂ©voient par ailleurs d’Ă©mettre, dans les trois ans, 800 millions d’exemplaires supplĂ©mentaires, soit 12 milliards de dollars au cours actuel, qu’ils contrĂ´leront.”Il vend son influence et l’accès au gouvernement amĂ©ricain”, a fustigĂ© mercredi le sĂ©nateur dĂ©mocrate Jeff Merkley, qui doit participer Ă  un rassemblement de protestation devant le lieu du dĂ®ner, jeudi. “C’est l’incarnation de la corruption.”Un groupe d’Ă©lus dĂ©mocrates a tentĂ© de contrecarrer le vote, au Congrès, d’une loi sur les “stablecoins”, des devises numĂ©riques adossĂ©s Ă  des monnaies traditionnelles, au motif que le texte n’interdisait pas clairement au prĂ©sident d’en dĂ©tenir.Une start-up lancĂ©e en septembre avec le soutien du clan Trump a créé, fin mars, son propre stablecoin, USD1, qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© par le fonds Ă©mirati MGX.$TRUMP ou USD1, “des gouvernements Ă©trangers pourraient acheter ses cryptomonnaies, ce qui voudrait dire que Donald Trump viole la Constitution sans que le grand public ne le sache”, s’est alarmĂ© mercredi le prĂ©sident de l’observatoire anticorruption CREW, Noah Bookbinder.Le document fondateur interdit ainsi thĂ©oriquement Ă  un officiel amĂ©ricain d’accepter des fonds d’un gouvernement Ă©tranger sans accord prĂ©alable du Congrès.”Il est absurde d’insinuer que le prĂ©sident tire profit de sa fonction”, a clamĂ©, jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, soutenant que le chef d’Etat respectait “toutes les lois relatives aux conflits d’intĂ©rĂŞt”.Elle a rappelĂ© que Donald Trump avait placĂ© l’ensemble de ses intĂ©rĂŞts Ă©conomiques et participations dans un trust gĂ©rĂ© par son fils. Le milliardaire peut nĂ©anmoins rĂ©cupĂ©rer ces actifs Ă  tout moment.Donald Trump “a renoncĂ© Ă  tout pour servir notre pays”, a insistĂ© Karoline Leavitt. “Il a perdu de l’argent, et il a failli perdre la vie”, a-t-elle ajoutĂ©, en rĂ©fĂ©rence Ă  la tentative d’assassinat dont il a Ă©tĂ© la cible en juillet 2024.Le magazine Forbes estime pourtant que sa fortune a plus que doublĂ© depuis l’an dernier, passant de 2,3 Ă  5,4 milliards de dollars actuellement.

Trump dĂ®ne avec les acheteurs de sa cryptomonnaie, l’opposition dĂ©mocrate dĂ©nonce un trafic d’influence

Donald Trump a reçu Ă  dĂ®ner Ă  huis-clos jeudi les 220 plus gros dĂ©tenteurs de sa cryptomonnaie, un Ă©vĂ©nement Ă  la croisĂ©e du pouvoir et de l’argent, scandaleux pour l’opposition dĂ©mocrate, qui crie au conflit d’intĂ©rĂŞt.Cette soirĂ©e, d’un genre inĂ©dit, s’est tenue au Trump National Golf Club, l’un des parcours de golf et country clubs du groupe familial, situĂ© Ă  Potomac Falls (Virginie), en grande banlieue de Washington.”Les Etats-Unis dominent dans les cryptos, le bitcoin, etc, et nous allons faire en sorte que cela dure!”, a Ă©crit le prĂ©sident amĂ©ricain sur son rĂ©seau social Truth Social en marge du dĂ®ner. Longtemps ouvertement hostile aux monnaies numĂ©riques, Donald Trump a fait volte-face durant sa dernière campagne, et le secteur a contribuĂ© Ă  sa réélection pour plus de 100 millions de dollars.Pour ĂŞtre du dĂ®ner, il fallait dĂ©tenir, en moyenne entre fin avril et mi-mai, pour plus de 50.000 dollars de $TRUMP, le nom de cette devise numĂ©rique lancĂ©e quelques heures avant l’investiture de Donald Trump.Certains, comme le milliardaire des cryptomonnaies Justin Sun, plus gros propriĂ©taire de $TRUMP, en ont mĂŞme acquis pour plusieurs millions de dollars.SollicitĂ©e, la Maison Blanche n’a pas fourni la liste des participants au dĂ®ner.Selon des donnĂ©es communiquĂ©es Ă  l’AFP par la sociĂ©tĂ© d’analyse Inca Digital, beaucoup des heureux Ă©lus ont achetĂ© leurs $TRUMP via des plateformes inaccessibles aux internautes amĂ©ricains, ce qui laisse penser qu’il s’agit de ressortissants Ă©trangers.”Si vous pensez qu’il n’y a rien de mal, alors qu’avez-vous Ă  cacher?”, a lancĂ©, jeudi, lors d’une confĂ©rence de presse intitulĂ©e “Publiez la liste des invitĂ©s”, le sĂ©nateur dĂ©mocrate Chris Murphy.Le système sur lequel s’appuient les monnaies numĂ©riques, la blockchain, garantit l’anonymat, contrairement au système financier traditionnel.Des entrepreneurs tels le financier Bryce Paul, le patron de la plateforme Magic Eden, Jack Lu, ou le programmeur Nikita Anufriev ont fait part sur X de leur prĂ©sence au gala, le dernier postant une vidĂ©o du discours prononcĂ© par Donald Trump.En arrivant Ă  l’entrĂ©e du golf, les convives ont Ă©tĂ© accueilli par des dizaines de manifestants, qui ont notamment scandĂ© “Pas Ă  vendre!” (Not for sale), selon des images diffusĂ©es par Our Revolution, un des groupes qui organisaient ce rassemblement.Les 25 plus importants possesseurs ont droit, en plus du dĂ®ner, Ă  une audience privĂ©e avec le chef d’Etat et une visite de la Maison Blanche.Le $TRUMP a Ă©tĂ© labellisĂ© “meme coin”, classe d’actifs Ă  but purement spĂ©culatif qui n’ont pas d’utilitĂ© transactionnelle et pas vocation de placement.Ses crĂ©ateurs la prĂ©sentent, eux, comme “l’expression du soutien et de l’engagement vis-Ă -vis des idĂ©aux et des croyances” portĂ©s par Donald Trump.Une grande partie du milieu des cryptomonnaies a mal accueilli la commercialisation du $TRUMP, l’estimant de nature Ă  ternir l’image de cette industrie.- “Incarnation de la corruption” -Selon le cabinet spĂ©cialisĂ© Chainalysis, les crĂ©ateurs du $TRUMP ont empochĂ© environ 320 millions de dollars de commissions depuis son introduction.Ils prĂ©voient par ailleurs d’Ă©mettre, dans les trois ans, 800 millions d’exemplaires supplĂ©mentaires, soit 12 milliards de dollars au cours actuel, qu’ils contrĂ´leront.”Il vend son influence et l’accès au gouvernement amĂ©ricain”, a fustigĂ© mercredi le sĂ©nateur dĂ©mocrate Jeff Merkley, qui doit participer Ă  un rassemblement de protestation devant le lieu du dĂ®ner, jeudi. “C’est l’incarnation de la corruption.”Un groupe d’Ă©lus dĂ©mocrates a tentĂ© de contrecarrer le vote, au Congrès, d’une loi sur les “stablecoins”, des devises numĂ©riques adossĂ©s Ă  des monnaies traditionnelles, au motif que le texte n’interdisait pas clairement au prĂ©sident d’en dĂ©tenir.Une start-up lancĂ©e en septembre avec le soutien du clan Trump a créé, fin mars, son propre stablecoin, USD1, qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© par le fonds Ă©mirati MGX.$TRUMP ou USD1, “des gouvernements Ă©trangers pourraient acheter ses cryptomonnaies, ce qui voudrait dire que Donald Trump viole la Constitution sans que le grand public ne le sache”, s’est alarmĂ© mercredi le prĂ©sident de l’observatoire anticorruption CREW, Noah Bookbinder.Le document fondateur interdit ainsi thĂ©oriquement Ă  un officiel amĂ©ricain d’accepter des fonds d’un gouvernement Ă©tranger sans accord prĂ©alable du Congrès.”Il est absurde d’insinuer que le prĂ©sident tire profit de sa fonction”, a clamĂ©, jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, soutenant que le chef d’Etat respectait “toutes les lois relatives aux conflits d’intĂ©rĂŞt”.Elle a rappelĂ© que Donald Trump avait placĂ© l’ensemble de ses intĂ©rĂŞts Ă©conomiques et participations dans un trust gĂ©rĂ© par son fils. Le milliardaire peut nĂ©anmoins rĂ©cupĂ©rer ces actifs Ă  tout moment.Donald Trump “a renoncĂ© Ă  tout pour servir notre pays”, a insistĂ© Karoline Leavitt. “Il a perdu de l’argent, et il a failli perdre la vie”, a-t-elle ajoutĂ©, en rĂ©fĂ©rence Ă  la tentative d’assassinat dont il a Ă©tĂ© la cible en juillet 2024.Le magazine Forbes estime pourtant que sa fortune a plus que doublĂ© depuis l’an dernier, passant de 2,3 Ă  5,4 milliards de dollars actuellement.

Au Bangladesh, vive controverse autour de l’interdiction du parti de l’indĂ©pendance

Mesure de justice ou dĂ©ni de dĂ©mocratie ? Au Bangladesh, la mise au ban politique du parti de l’ex-Première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina, fer de lance de la guerre d’indĂ©pendance, a rĂ©sonnĂ© comme un coup de tonnerre.Depuis la dĂ©cision dĂ©but mai du gouvernement provisoire, qui exclut la Ligue Awami des Ă©lections gĂ©nĂ©rales attendues d’ici un an, la controverse bat son plein, entre partisans et adversaires du plus vieux mouvement politique bangladais.Jahangir Alam a choisi son camp. Son fils de 19 ans a Ă©tĂ© tuĂ© lors des Ă©meutes qui ont prĂ©cipitĂ© la chute de la “bĂ©gum de fer” en aoĂ»t 2024, alors il soutient sans hĂ©siter l’interdiction de son parti.”Le gouvernement a pris la bonne dĂ©cision. Qui a donnĂ© Ă  Sheikh Hasina le droit de tuer mon fils ?”, interroge le père d’Ibrahim Hossain Zahid.”Avant, les gens accrochaient la photo de +Mujib+ au-dessus de leurs tĂŞtes. A cause des fautes de sa fille, ils la piĂ©tinent”, poursuit-il.”Mujib”, c’est Sheikh Mujibur Rahman. Père de Sheikh Hasina, premier prĂ©sident du Bangladesh indĂ©pendant en 1971 et chef de la Ligue Awami qui a menĂ© le combat fratricide contre le Pakistan. Un hĂ©ros pour nombre de ses compatriotes.La question de l’avenir de la Ligue Ă©tait posĂ©e depuis la “rĂ©volution” d’aoĂ»t 2024, mais ce n’est que le 11 mai que le chef du gouvernement provisoire, le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, l’a finalement tranchĂ©e.Les activitĂ©s de l’AL ont Ă©tĂ© interdites, a justifiĂ© l’exĂ©cutif, “en application de la loi antiterroriste, jusqu’au procès du parti et de ses chefs”.- “Aucun remords” -Sheikh Hasina, plusieurs de ses ministres et des chefs de son parti et des forces de sĂ©curitĂ© sont accusĂ©s par la justice d’avoir ordonnĂ© la rĂ©pression des manifestations de l’Ă©tĂ© dernier.Selon un bilan très provisoire de l’ONU, elle aurait fait au moins 1.400 victimes.La Ligue Awami a rejetĂ© “avec dĂ©goĂ»t” la dĂ©cision des autoritĂ©s. Et promis de “continuer Ă  fonctionner de façon appropriĂ©e”.Dans un pays oĂą les tensions politiques sont restĂ©es très vives, l’analyste Farhad Mazhar, proche des Ă©tudiants Ă  la pointe de la mobilisation anti-Hasina, juge l’interdiction bienvenue.”Elle est juste et conforme Ă  la volontĂ© du peuple”, argumente-t-il. “Alors oui, l’espace dĂ©mocratique s’est rĂ©duit, mais la Ligue Awami n’a jamais exprimĂ© aucun remords”.C’est lĂ  le principal reproche adressĂ© Ă  l’exĂ©cutif.Interdire l’AL constitue une “atteinte aux libertĂ©s fondamentales” qui “ressemble Ă  la rĂ©pression exercĂ©e par l’ex-gouvernement”, a jugĂ© l’ONG Human Rights Watch.”Les opprimĂ©s sont devenus les oppresseurs”, griffe lui aussi Latif Siddiqui, figure historique de la Ligue Awami et ancien ministre.Proche de l’AL sous l’ancien rĂ©gime, le chef du parti Jatiya, GM Quader, dĂ©plore par principe toute interdiction d’un mouvement politique.”Nous croyons en une dĂ©mocratie multipartisane”, Ă©nonce-t-il. “Si la Ligue Awami est interdite pour avoir ordonnĂ© des meurtres de masse, qu’en est-il des partis plus ou moins impliquĂ©s dans un gĂ©nocide”, interroge le dirigeant.- “Rebond” -Une rĂ©fĂ©rence au plus important parti islamiste du pays, le Jamaat-e-Islami.Soutien du Pakistan contre l’indĂ©pendance en 1971, il a Ă©tĂ© interdit et dĂ©cimĂ© par la rĂ©pression sous le règne Hasina (2009-2024), oĂą plusieurs de ses chefs ont Ă©tĂ© condamnĂ©s et pendus.Le Jamaat-e-Islami est revenu depuis l’an dernier sur la scène publique et a Ă©tĂ© autorisĂ© Ă  prĂ©senter des candidats Ă  titre personnel.Du point de vue de la carte Ă©lectorale, les spĂ©cialistes font remarquer que l’interdiction de l’AL ne signifie pas la mort de ses idĂ©es.”Ce serait très imprudent de le croire”, note Mamun Al Mostafa, professeur de sciences politiques Ă  l’universitĂ© de Dacca. “Le parti a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© interdit et a traversĂ© de nombreuses crises (…) mais il a toujours rebondi”.”L’AL dispose d’un rĂ©servoir de vote Ă©valuĂ© Ă  30% de l’Ă©lectorat”, Ă©value pour sa part Shahdeen Malik, constitutionnaliste et avocat.”Vu les atrocitĂ©s qu’elle a commis, elle a sĂ»rement perdu une parti de son soutien mais pas en-deçà de 20%”, dit-il, “priver ces 20% de leur droit Ă  ĂŞtre reprĂ©sentĂ© ne profitera Ă  personne”.PrĂ©sentĂ© comme le favori du prochain scrutin, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) veut croire que si. Il n’a pas fait campagne pour la mise au ban de l’AL, mais il s’en est satisfait. Avec quelques arrières-pensĂ©es.Si les membres de la Ligue “n’ont pas oeuvrĂ© spĂ©cifiquement pour la suppression du BNP (…) ils sont les bienvenus”, a rĂ©cemment lancĂ© un de leurs chefs, Amir Khasru Mahmud Chowdhury.sa/pa/pt           

Le nord de l’Europe frappé par une sécheresse exceptionnelle

Une sĂ©cheresse jamais vue depuis des dĂ©cennies frappe depuis plusieurs semaines une partie du nord de l’Europe, allant de l’Écosse aux Pays-Bas, ce qui pourrait, si elle se prolongeait, rĂ©duire les futurs rendements des cultures que les agriculteurs sont en train de semer.Lorsqu’il y a un dĂ©ficit d’eau dans les champs de blĂ©, de maĂŻs, de colza ou d’orge, leur “croissance est limitĂ©e”, explique Ă  l’AFP Nicolas Guilpart, maĂ®tre de confĂ©rence en agronomie Ă  Agro Paris Tech.Il a plu beaucoup moins que la normale au printemps dans le nord de la France, en Belgique ou au Royaume-Uni, et les sols sont secs, au point d’ĂŞtre poussiĂ©reux par endroits.Dans les champs, les semis de printemps n’ont pas encore germĂ© Ă  cause du temps exceptionnellement sec.Luke Abblitt, agriculteur de l’est de l’Angleterre, “prie pour que la pluie” tombe alors que le Royaume-Uni connaĂ®t jusqu’ici son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle et demi. “Nous passons d’un extrĂŞme Ă  l’autre: il pleut beaucoup en hiver, et moins au printemps et en Ă©tĂ©”, a dit l’agriculteur Ă  l’AFP. Il se rĂ©signe dĂ©sormais Ă  adapter ses mĂ©thodes de culture ou “explorer de nouvelles variĂ©tĂ©s” rĂ©sistantes.Mais dans le nord de l’Angleterre, les niveaux des rĂ©servoirs d’eau “sont particulièrement, voire exceptionnellement bas”, selon l’Agence de l’Environnement.Certains agriculteurs ont commencĂ© Ă  irriguer plus tĂ´t, a rapportĂ© le principal syndicat agricole NFU, qui rĂ©clame des investissements pour installer des cuves de stockage directement sur les exploitations.Aux Pays-Bas, il n’avait jamais aussi peu plu depuis le dĂ©but des relevĂ©s en 1906.- Beaucoup de soleil -Au Danemark, l’institut mĂ©tĂ©orologique a prĂ©venu dĂ©but mai que les trois derniers mois avaient Ă©tĂ© exceptionnellement secs, avec moins de 63 mm de pluie enregistrĂ©s. “Depuis 1874, il n’est arrivĂ© que 7 fois que la pĂ©riode de fĂ©vrier Ă  avril ait moins de prĂ©cipitations”, a-t-il relevĂ©.Ă€ cela s’ajoutent un ensoleillement et des tempĂ©ratures supĂ©rieurs Ă  la normale pour le Danemark. Depuis le 15 mai, l’indice de sĂ©cheresse est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  9 sur une Ă©chelle de 1 Ă  10, ce qui n’est jamais arrivĂ© aussi tĂ´t depuis que cet indice a Ă©tĂ© Ă©tabli en 2005, a soulignĂ© l’institut.En Suède, il est encore “trop tĂ´t pour dire quel sera l’impact sur l’agriculture cet Ă©tĂ©”, estime la FĂ©dĂ©ration des agriculteurs. Elle conseille quand mĂŞme aux exploitants de revoir leur planification en matière d’eau.- Besoin d’irriguer -En France, les nappes phrĂ©atiques, en sous-sol, sont bien remplies, mais les plantes ont besoin d’eau en surface pour pousser, et donc de pluie.Or le Nord est placĂ© en vigilance sĂ©cheresse depuis lundi: le dĂ©partement a reçu, entre fĂ©vrier et dĂ©but mai, la quantitĂ© de pluie qui tombe habituellement en un mois, et le vent du Nord-Est a accentuĂ© l’assèchement des sols. Les agriculteurs misent donc de plus en plus sur l’irrigation. C’est le cas de SĂ©bastien De Coninck, producteur d’endive. Le village de ce trentenaire, Beuvry-la-ForĂŞt, a reçu entre mars et mai huit fois moins de prĂ©cipitations que sur la mĂŞme pĂ©riode l’annĂ©e dernière, particulièrement arrosĂ©e, explique-t-il Ă  l’AFP.”Jusqu’Ă  il y a cinq ans, on ne se posait pas la question de l’irrigation dans le Nord” mais les lignes bougent, car sans ou avec, “le rendement peut varier du simple au double”, pointe l’agriculteur.L’irrigation permet de “pallier ce manque de prĂ©cipitation”, reconnaĂ®t l’agronome Nicolas Guilpart, mais encore faut-il “avoir les ressources pour le faire”. Pour irriguer, l’eau est prĂ©levĂ©e dans les nappes, les cours d’eau Ă  proximitĂ© ou dans les retenues d’eau, Ă©galement appelĂ©es “bassines”.En France aussi les tempĂ©ratures sont au-dessus de la normale, notamment dans les Hauts-de-France, “rendant l’atmosphère plus +sĂ©chante+”, entraĂ®nant “plus d’évapotranspiration [combinaison de l’Ă©vaporation et de la transpiration des plantes, NDLR] et donc augmentant la demande en eau des plantes”, explique l’agronome.Mais cette sĂ©cheresse intense dans une partie du nord de l’Europe contraste avec celle du sud du continent, et notamment de l’Espagne et du Portugal oĂą l’on a mesurĂ© jusqu’au double des quantitĂ©s de pluie habituelles sur cette pĂ©riode.

Le nord de l’Europe frappé par une sécheresse exceptionnelle

Une sĂ©cheresse jamais vue depuis des dĂ©cennies frappe depuis plusieurs semaines une partie du nord de l’Europe, allant de l’Écosse aux Pays-Bas, ce qui pourrait, si elle se prolongeait, rĂ©duire les futurs rendements des cultures que les agriculteurs sont en train de semer.Lorsqu’il y a un dĂ©ficit d’eau dans les champs de blĂ©, de maĂŻs, de colza ou d’orge, leur “croissance est limitĂ©e”, explique Ă  l’AFP Nicolas Guilpart, maĂ®tre de confĂ©rence en agronomie Ă  Agro Paris Tech.Il a plu beaucoup moins que la normale au printemps dans le nord de la France, en Belgique ou au Royaume-Uni, et les sols sont secs, au point d’ĂŞtre poussiĂ©reux par endroits.Dans les champs, les semis de printemps n’ont pas encore germĂ© Ă  cause du temps exceptionnellement sec.Luke Abblitt, agriculteur de l’est de l’Angleterre, “prie pour que la pluie” tombe alors que le Royaume-Uni connaĂ®t jusqu’ici son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle et demi. “Nous passons d’un extrĂŞme Ă  l’autre: il pleut beaucoup en hiver, et moins au printemps et en Ă©tĂ©”, a dit l’agriculteur Ă  l’AFP. Il se rĂ©signe dĂ©sormais Ă  adapter ses mĂ©thodes de culture ou “explorer de nouvelles variĂ©tĂ©s” rĂ©sistantes.Mais dans le nord de l’Angleterre, les niveaux des rĂ©servoirs d’eau “sont particulièrement, voire exceptionnellement bas”, selon l’Agence de l’Environnement.Certains agriculteurs ont commencĂ© Ă  irriguer plus tĂ´t, a rapportĂ© le principal syndicat agricole NFU, qui rĂ©clame des investissements pour installer des cuves de stockage directement sur les exploitations.Aux Pays-Bas, il n’avait jamais aussi peu plu depuis le dĂ©but des relevĂ©s en 1906.- Beaucoup de soleil -Au Danemark, l’institut mĂ©tĂ©orologique a prĂ©venu dĂ©but mai que les trois derniers mois avaient Ă©tĂ© exceptionnellement secs, avec moins de 63 mm de pluie enregistrĂ©s. “Depuis 1874, il n’est arrivĂ© que 7 fois que la pĂ©riode de fĂ©vrier Ă  avril ait moins de prĂ©cipitations”, a-t-il relevĂ©.Ă€ cela s’ajoutent un ensoleillement et des tempĂ©ratures supĂ©rieurs Ă  la normale pour le Danemark. Depuis le 15 mai, l’indice de sĂ©cheresse est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  9 sur une Ă©chelle de 1 Ă  10, ce qui n’est jamais arrivĂ© aussi tĂ´t depuis que cet indice a Ă©tĂ© Ă©tabli en 2005, a soulignĂ© l’institut.En Suède, il est encore “trop tĂ´t pour dire quel sera l’impact sur l’agriculture cet Ă©tĂ©”, estime la FĂ©dĂ©ration des agriculteurs. Elle conseille quand mĂŞme aux exploitants de revoir leur planification en matière d’eau.- Besoin d’irriguer -En France, les nappes phrĂ©atiques, en sous-sol, sont bien remplies, mais les plantes ont besoin d’eau en surface pour pousser, et donc de pluie.Or le Nord est placĂ© en vigilance sĂ©cheresse depuis lundi: le dĂ©partement a reçu, entre fĂ©vrier et dĂ©but mai, la quantitĂ© de pluie qui tombe habituellement en un mois, et le vent du Nord-Est a accentuĂ© l’assèchement des sols. Les agriculteurs misent donc de plus en plus sur l’irrigation. C’est le cas de SĂ©bastien De Coninck, producteur d’endive. Le village de ce trentenaire, Beuvry-la-ForĂŞt, a reçu entre mars et mai huit fois moins de prĂ©cipitations que sur la mĂŞme pĂ©riode l’annĂ©e dernière, particulièrement arrosĂ©e, explique-t-il Ă  l’AFP.”Jusqu’Ă  il y a cinq ans, on ne se posait pas la question de l’irrigation dans le Nord” mais les lignes bougent, car sans ou avec, “le rendement peut varier du simple au double”, pointe l’agriculteur.L’irrigation permet de “pallier ce manque de prĂ©cipitation”, reconnaĂ®t l’agronome Nicolas Guilpart, mais encore faut-il “avoir les ressources pour le faire”. Pour irriguer, l’eau est prĂ©levĂ©e dans les nappes, les cours d’eau Ă  proximitĂ© ou dans les retenues d’eau, Ă©galement appelĂ©es “bassines”.En France aussi les tempĂ©ratures sont au-dessus de la normale, notamment dans les Hauts-de-France, “rendant l’atmosphère plus +sĂ©chante+”, entraĂ®nant “plus d’évapotranspiration [combinaison de l’Ă©vaporation et de la transpiration des plantes, NDLR] et donc augmentant la demande en eau des plantes”, explique l’agronome.Mais cette sĂ©cheresse intense dans une partie du nord de l’Europe contraste avec celle du sud du continent, et notamment de l’Espagne et du Portugal oĂą l’on a mesurĂ© jusqu’au double des quantitĂ©s de pluie habituelles sur cette pĂ©riode.

Le nord de l’Europe frappé par une sécheresse exceptionnelle

Une sĂ©cheresse jamais vue depuis des dĂ©cennies frappe depuis plusieurs semaines une partie du nord de l’Europe, allant de l’Écosse aux Pays-Bas, ce qui pourrait, si elle se prolongeait, rĂ©duire les futurs rendements des cultures que les agriculteurs sont en train de semer.Lorsqu’il y a un dĂ©ficit d’eau dans les champs de blĂ©, de maĂŻs, de colza ou d’orge, leur “croissance est limitĂ©e”, explique Ă  l’AFP Nicolas Guilpart, maĂ®tre de confĂ©rence en agronomie Ă  Agro Paris Tech.Il a plu beaucoup moins que la normale au printemps dans le nord de la France, en Belgique ou au Royaume-Uni, et les sols sont secs, au point d’ĂŞtre poussiĂ©reux par endroits.Dans les champs, les semis de printemps n’ont pas encore germĂ© Ă  cause du temps exceptionnellement sec.Luke Abblitt, agriculteur de l’est de l’Angleterre, “prie pour que la pluie” tombe alors que le Royaume-Uni connaĂ®t jusqu’ici son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle et demi. “Nous passons d’un extrĂŞme Ă  l’autre: il pleut beaucoup en hiver, et moins au printemps et en Ă©tĂ©”, a dit l’agriculteur Ă  l’AFP. Il se rĂ©signe dĂ©sormais Ă  adapter ses mĂ©thodes de culture ou “explorer de nouvelles variĂ©tĂ©s” rĂ©sistantes.Mais dans le nord de l’Angleterre, les niveaux des rĂ©servoirs d’eau “sont particulièrement, voire exceptionnellement bas”, selon l’Agence de l’Environnement.Certains agriculteurs ont commencĂ© Ă  irriguer plus tĂ´t, a rapportĂ© le principal syndicat agricole NFU, qui rĂ©clame des investissements pour installer des cuves de stockage directement sur les exploitations.Aux Pays-Bas, il n’avait jamais aussi peu plu depuis le dĂ©but des relevĂ©s en 1906.- Beaucoup de soleil -Au Danemark, l’institut mĂ©tĂ©orologique a prĂ©venu dĂ©but mai que les trois derniers mois avaient Ă©tĂ© exceptionnellement secs, avec moins de 63 mm de pluie enregistrĂ©s. “Depuis 1874, il n’est arrivĂ© que 7 fois que la pĂ©riode de fĂ©vrier Ă  avril ait moins de prĂ©cipitations”, a-t-il relevĂ©.Ă€ cela s’ajoutent un ensoleillement et des tempĂ©ratures supĂ©rieurs Ă  la normale pour le Danemark. Depuis le 15 mai, l’indice de sĂ©cheresse est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  9 sur une Ă©chelle de 1 Ă  10, ce qui n’est jamais arrivĂ© aussi tĂ´t depuis que cet indice a Ă©tĂ© Ă©tabli en 2005, a soulignĂ© l’institut.En Suède, il est encore “trop tĂ´t pour dire quel sera l’impact sur l’agriculture cet Ă©tĂ©”, estime la FĂ©dĂ©ration des agriculteurs. Elle conseille quand mĂŞme aux exploitants de revoir leur planification en matière d’eau.- Besoin d’irriguer -En France, les nappes phrĂ©atiques, en sous-sol, sont bien remplies, mais les plantes ont besoin d’eau en surface pour pousser, et donc de pluie.Or le Nord est placĂ© en vigilance sĂ©cheresse depuis lundi: le dĂ©partement a reçu, entre fĂ©vrier et dĂ©but mai, la quantitĂ© de pluie qui tombe habituellement en un mois, et le vent du Nord-Est a accentuĂ© l’assèchement des sols. Les agriculteurs misent donc de plus en plus sur l’irrigation. C’est le cas de SĂ©bastien De Coninck, producteur d’endive. Le village de ce trentenaire, Beuvry-la-ForĂŞt, a reçu entre mars et mai huit fois moins de prĂ©cipitations que sur la mĂŞme pĂ©riode l’annĂ©e dernière, particulièrement arrosĂ©e, explique-t-il Ă  l’AFP.”Jusqu’Ă  il y a cinq ans, on ne se posait pas la question de l’irrigation dans le Nord” mais les lignes bougent, car sans ou avec, “le rendement peut varier du simple au double”, pointe l’agriculteur.L’irrigation permet de “pallier ce manque de prĂ©cipitation”, reconnaĂ®t l’agronome Nicolas Guilpart, mais encore faut-il “avoir les ressources pour le faire”. Pour irriguer, l’eau est prĂ©levĂ©e dans les nappes, les cours d’eau Ă  proximitĂ© ou dans les retenues d’eau, Ă©galement appelĂ©es “bassines”.En France aussi les tempĂ©ratures sont au-dessus de la normale, notamment dans les Hauts-de-France, “rendant l’atmosphère plus +sĂ©chante+”, entraĂ®nant “plus d’évapotranspiration [combinaison de l’Ă©vaporation et de la transpiration des plantes, NDLR] et donc augmentant la demande en eau des plantes”, explique l’agronome.Mais cette sĂ©cheresse intense dans une partie du nord de l’Europe contraste avec celle du sud du continent, et notamment de l’Espagne et du Portugal oĂą l’on a mesurĂ© jusqu’au double des quantitĂ©s de pluie habituelles sur cette pĂ©riode.