Au procès Le Scouarnec, l’heure du réquisitoire

Après trois mois d’audience et de questionnements incessants, l’heure du réquisitoire a sonné vendredi au procès de l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, jugé à Vannes pour des viols et agressions sur 299 personnes, pour la plupart des patients mineurs au moment des faits.Un seul fait de viol commis avec de telles circonstances aggravantes expose le pédocriminel à une peine maximale de 20 ans de réclusion.Il ne fait pas de doute pour la plupart des protagonistes du procès que l’avocat général, Stéphane Kellenberger, demandera dans l’après-midi cette peine maximale pour l’accusé, déjà condamné en 2020 à Saintes (Charente-Maritime) à 15 ans de réclusion pour des viols et agressions sur plusieurs fillettes.”Mon client est archi coupable”, concède même son avocat Me Maxime Tessier.La question est plutôt de savoir si la sanction demandée sera assortie d’une ou plusieurs mesures de sûreté pour éviter une récidive du pédocriminel, certes âgé de 74 ans mais dont la dangerosité a été abondamment soulignée par les experts et les parties civiles au fil des débats.Pour les experts qui l’ont examiné, Joël Le Scouarnec est non seulement “totalement responsable de ses actes” mais présente aussi un très important risque de récidive.En 2023, ils ne notent chez lui “aucune compassion” pour ses victimes et la psychiatre Isabelle Alamone juge son “profil très inquiétant”, avec une “dangerosité criminologique très importante”. Pour elle, la détention est actuellement “la meilleure garantie” contre un nouveau passage à l’acte.”Même à son âge”, “la vigilance sera toujours de mise, il n’y aura pas de guérison en tant que telle”, dit-elle à la cour criminelle du Morbihan.”Autant de victimes, je n’ai jamais vu ça, et autant de perversions sexuelles chez un individu je n’ai jamais vu ça. C’est un concentré”, avait résumé de son côté Patrice Lenormand, expert psychologue qui a examiné l’accusé en 2021, alertant sur un risque de récidive “maximal”.- Plus de pulsion pédophile ? -La défense de Joël Le Scouarnec a insisté quant à elle sur “l’évolution” de l’accusé depuis le début du procès, le 24 février. Lui qui niait de nombreux viols et s’abritait parfois derrière des “gestes médicaux” a en effet fini par reconnaître à Vannes l’intégralité des faits qui lui sont reprochés, qui s’étendent de 1989 à 2014.Il en a même avoué d’autres, déjà prescrits, ou encore inconnus, comme ces violences sexuelles commises sur sa propre petite-fille qui font l’objet d’une nouvelle procédure.Cela risque toutefois de ne pas peser lourd dans la balance, d’autant que l’accusé maintient dans le même temps qu’il n’a aucun souvenir individuel de ses victimes et des violences qu’il leur infligeait, les consignant ensuite scrupuleusement dans des carnets.”Je ne sais pas, je ne me souviens pas”, répète-t-il, suscitant fréquemment l’agacement de l’accusation et la colère des parties civiles.Beaucoup d’avocats de victimes ont également remis en cause la sincérité de ses excuses, réitérées de manière presque mécanique au fil des semaines, parfois au mot près.Quand il assure aujourd’hui ne plus avoir aucune attirance pour les enfants, “il se voile clairement la face et se ment à lui-même”, a lancé jeudi Me Virginie Hamon durant sa plaidoirie. Et de toute façon, “il ne faut pas réduire cette affaire à une affaire de pédophilie, fut-elle à grande échelle, ce serait une erreur de jugement impardonnable”, a mis en garde Me Rodolphe Costantino, avocat de l’association Enfance et partage.Pour lui, c’est “la perversion” de Joël Le Scouarnec, “enkystée” au cœur de sa personnalité, qui doit être prise en compte dans le jugement sous peine de “passer complètement à côté, comme on l’a fait en 2005”.L’ex-chirurgien avait été condamné en 2005 à Vannes pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, sans aucune interdiction d’exercer ou obligation de soins.Il avait poursuivi sans encombre sa carrière et ses actes pédocriminels dans différents établissements de l’ouest de la France, jusqu’à son arrestation en 2017 en Charente-Maritime.Le procès se poursuivra lundi avec les plaidoiries de la défense et les derniers mots de l’accusé, avant que les cinq magistrats de la cour ne se retirent pour délibérer.Le verdict est attendu le 28 mai.

Procès Kardashian: l’heure du verdict pour les “papys braqueurs”

Un spectaculaire braquage de superstar américaine en pleine Fashion Week de Paris, et neuf ans après, le verdict. La cour d’assises se prononce vendredi sur le sort des “papys braqueurs” accusés d’avoir séquestré, ligoté et dépouillé Kim Kardashian de 9 millions d’euros de bijoux dans sa chambre d’hôtel en 2016.Les 10 accusés auront la parole une dernière fois dans la matinée, avant que la cour ne se retire pour délibérer. Le verdict est attendu dans la soirée. Sont-ils tous coupables? Retourneront-ils en prison? Entre mercredi après-midi et jeudi soir, les avocats de la défense se sont succédé à la barre pour regarder les magistrats professionnels et surtout les jurés populaires dans les yeux, et tenter de les convaincre.D’abord d’oublier un instant le côté ultra-médiatique de ce procès. “Je me suis demandée ce que ça vous avait fait d’apprendre que vous étiez tirés au sort pour l’affaire Kim Kardashian”, leur a dit l’une d’eux. Et puis surtout, de leur éviter la prison. La grande majorité des accusés y est passée, pour quelques mois ou quelques années, après leur arrestation plusieurs semaines après cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 quand des malfrats cagoulés et armés arrivés à vélo s’étaient introduits dans le discret hôtel de la reine des influenceuses.L’accusation a requis mercredi 10 ans de prison contre quatre braqueurs présumés. Une peine qui selon l’avocate générale prend à la fois en compte la “gravité”, la “violence” des faits, la “terreur” ressentie par les victimes mais aussi l’âge et l’état de santé de ces accusés. Il ne faut pas se fier aux “rides rassurantes” que l’on voit sur le banc des accusés, a déclaré Anne-Dominique Merville. Au moment des faits, ce sont “des braqueurs chevronnés du grand banditisme” au casier judiciaire chargé, pas des “pieds nickelés”. “La réalité, c’est qu’ils ont monté un coup et qu’ils ont réussi”.- “Hi, I’m Kim Kardashian” -Aujourd’hui, plusieurs de ces “papys braqueurs” sont malades. Yunice Abbas, 71 ans, déjà opéré du cœur en détention provisoire, souffre de la maladie de Parkinson. Didier Dubreucq, 69 ans, suit une chimiothérapie pour son cancer en marge du procès. Quant au “commanditaire” présumé, même âge, Aomar Aït Khedache, il est sourd, quasiment muet, se déplace avec une canne et souffre de diabète. “A cet âge, une condamnation à de la prison ferme, c’est la perpétuité” a lancé à la cour son avocat Frank Berton. “Je vous demande d’être à la hauteur. Et il n’y a pas que moi qui vous le demande, madame Kardashian vous le demande”, a-t-il soutenu. Quand elle est venue témoigner la semaine dernière, la star a accepté les excuses du vieux bandit. “Je vous pardonne” même si “ça ne change rien au traumatisme”, “je crois à la deuxième chance” lui a dit émue celle qui étudiait le droit depuis six ans et a enfin obtenu son diplôme, comme elle l’a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux à ses 356 millions de followers.La foule des grands jours – dont quelque 500 journalistes de tous les pays – était venue au palais de justice pour la voir en chair en et en os. “Hi, I’m Kim Kardashian”, s’est-elle présentée à la barre, dans une tenue parfaitement inhabituelle en ces lieux: robe tailleur noire haute-couture, à épaulettes, et volants sur les hanches. Et, sans doute comme un pied de nez à ce qui lui est arrivé, une cascade de diamants des oreilles aux poignets, dont un collier à trois millions de dollars et une bague ressemblant fortement à l’énorme caillou, “the ring”, qu’elle exhibait en 2016 sur les réseaux sociaux et que les malfrats lui avaient réclamé d’un fort accent français.Pendant plus de quatre heures – elle avait fini par enlever discrètement ses talons – elle a décrit sa “certitude de mourir”, d’être “violée” cette nuit-là, ses supplications pour qu’elle puisse revoir ses enfants. Puis elle avait quitté la cour. Et repris le fil de sa vie postée sur Instagram, selfies de luxe devant le Ritz ou en péniche sous la Tour Eiffel, entre champagne et fourrures, à mille lieux de ses “papys braqueurs”.

Procès Kardashian: l’heure du verdict pour les “papys braqueurs”

Un spectaculaire braquage de superstar américaine en pleine Fashion Week de Paris, et neuf ans après, le verdict. La cour d’assises se prononce vendredi sur le sort des “papys braqueurs” accusés d’avoir séquestré, ligoté et dépouillé Kim Kardashian de 9 millions d’euros de bijoux dans sa chambre d’hôtel en 2016.Les 10 accusés auront la parole une dernière fois dans la matinée, avant que la cour ne se retire pour délibérer. Le verdict est attendu dans la soirée. Sont-ils tous coupables? Retourneront-ils en prison? Entre mercredi après-midi et jeudi soir, les avocats de la défense se sont succédé à la barre pour regarder les magistrats professionnels et surtout les jurés populaires dans les yeux, et tenter de les convaincre.D’abord d’oublier un instant le côté ultra-médiatique de ce procès. “Je me suis demandée ce que ça vous avait fait d’apprendre que vous étiez tirés au sort pour l’affaire Kim Kardashian”, leur a dit l’une d’eux. Et puis surtout, de leur éviter la prison. La grande majorité des accusés y est passée, pour quelques mois ou quelques années, après leur arrestation plusieurs semaines après cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 quand des malfrats cagoulés et armés arrivés à vélo s’étaient introduits dans le discret hôtel de la reine des influenceuses.L’accusation a requis mercredi 10 ans de prison contre quatre braqueurs présumés. Une peine qui selon l’avocate générale prend à la fois en compte la “gravité”, la “violence” des faits, la “terreur” ressentie par les victimes mais aussi l’âge et l’état de santé de ces accusés. Il ne faut pas se fier aux “rides rassurantes” que l’on voit sur le banc des accusés, a déclaré Anne-Dominique Merville. Au moment des faits, ce sont “des braqueurs chevronnés du grand banditisme” au casier judiciaire chargé, pas des “pieds nickelés”. “La réalité, c’est qu’ils ont monté un coup et qu’ils ont réussi”.- “Hi, I’m Kim Kardashian” -Aujourd’hui, plusieurs de ces “papys braqueurs” sont malades. Yunice Abbas, 71 ans, déjà opéré du cœur en détention provisoire, souffre de la maladie de Parkinson. Didier Dubreucq, 69 ans, suit une chimiothérapie pour son cancer en marge du procès. Quant au “commanditaire” présumé, même âge, Aomar Aït Khedache, il est sourd, quasiment muet, se déplace avec une canne et souffre de diabète. “A cet âge, une condamnation à de la prison ferme, c’est la perpétuité” a lancé à la cour son avocat Frank Berton. “Je vous demande d’être à la hauteur. Et il n’y a pas que moi qui vous le demande, madame Kardashian vous le demande”, a-t-il soutenu. Quand elle est venue témoigner la semaine dernière, la star a accepté les excuses du vieux bandit. “Je vous pardonne” même si “ça ne change rien au traumatisme”, “je crois à la deuxième chance” lui a dit émue celle qui étudiait le droit depuis six ans et a enfin obtenu son diplôme, comme elle l’a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux à ses 356 millions de followers.La foule des grands jours – dont quelque 500 journalistes de tous les pays – était venue au palais de justice pour la voir en chair en et en os. “Hi, I’m Kim Kardashian”, s’est-elle présentée à la barre, dans une tenue parfaitement inhabituelle en ces lieux: robe tailleur noire haute-couture, à épaulettes, et volants sur les hanches. Et, sans doute comme un pied de nez à ce qui lui est arrivé, une cascade de diamants des oreilles aux poignets, dont un collier à trois millions de dollars et une bague ressemblant fortement à l’énorme caillou, “the ring”, qu’elle exhibait en 2016 sur les réseaux sociaux et que les malfrats lui avaient réclamé d’un fort accent français.Pendant plus de quatre heures – elle avait fini par enlever discrètement ses talons – elle a décrit sa “certitude de mourir”, d’être “violée” cette nuit-là, ses supplications pour qu’elle puisse revoir ses enfants. Puis elle avait quitté la cour. Et repris le fil de sa vie postée sur Instagram, selfies de luxe devant le Ritz ou en péniche sous la Tour Eiffel, entre champagne et fourrures, à mille lieux de ses “papys braqueurs”.

Climat, pétrole: TotalEnergies se prépare à une assemblée générale vendredi encore sous le feu des critiques

TotalEnergies et son PDG Patrick Pouyanné se préparent, vendredi, à une nouvelle assemblée générale de ses actionnaires sous la pression des militants de la cause climatique qui dénoncent “la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile” sur ses engagements environnementaux.Pour la 2e année consécutive, le groupe français tient sa grand-messe des actionnaires à domicile dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale.TotalEnergies, 4e entreprise pétro-gazière au monde, avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée par des échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat. Résultat: en 2024, les manifestants n’avaient pas réussi à perturber l’AG, mais la tension s’était concentrée du côté d’une autre assemblée générale, celle du gestionnaire d’actifs français Amundi, un des premiers actionnaires de TotalEnergies, où près de 200 personnes avaient été arrêtées. Après deux éditions “marquées par de grands blocages sévèrement réprimés”, les militants annoncent donc une mobilisation à distance de cette assemblée générale à la tonalité très classique, sans enjeu de taille pour le groupe qui doit tout de même jongler cette année avec la baisse de ses profits et la dégringolade des cours du pétrole. Au matin, les militants de l’organisation XR, habituée des actions coup de poing, prévoient de “cibler un partenaire de la multinationale” dans un lieu de Paris avant que “des centaines” de militants de diverses organisations ne convergent “vers un lieu symbolique de la capitale” pour une “Contre-Assemblée Générale de l’Energie”.La pression ne retombe pas. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, du fait de ses activités dans le gaz et le pétrole. Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères” intenté par plusieurs ONG dont Greenpeace qui lui reprochent d’induire le consommateur en erreur sur la sincérité de sa stratégie climatique.- Pas de vote sur le climat -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique récemment annoncés par les majors européennes Shell et BP, le groupe s’emploie à se démarquer en montrant qu’elle est “devenue la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors” et qu’elle “maintient le cap”.Le groupe prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, essentiellement de l’électricité éolienne et solaire, selon son dernier rapport climat, contre environ un tiers auparavant. De quoi alimenter les débats dans les travées feutrées de l’AG? La stratégie est “claire” souligne-t-on dans le groupe, raison pour laquelle TotalEnergies ne soumettra pas au vote sa stratégie climat. Mais les ONG y ont vu une illustration “de la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile sur ses engagements humains et environnementaux”, selon XR. La tendance n’est pas propre à TotalEnergies pour cette nouvelle saison d'”AG” qui s’annonce avec un nombre de résolutions sur les questions de changement climatique en recul, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.Dans un souci de “dialogue actionnarial”, TotalEnergies a “décidé d’inscrire cette année à l’ordre du jour (…) un point formel pour débat”, sans vote des actionnaires.L’an dernier, plus d’un actionnaire sur cinq avait voté contre le bilan et la stratégie climatique du groupe, une proportion en hausse.

Climat, pétrole: TotalEnergies se prépare à une assemblée générale vendredi encore sous le feu des critiques

TotalEnergies et son PDG Patrick Pouyanné se préparent, vendredi, à une nouvelle assemblée générale de ses actionnaires sous la pression des militants de la cause climatique qui dénoncent “la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile” sur ses engagements environnementaux.Pour la 2e année consécutive, le groupe français tient sa grand-messe des actionnaires à domicile dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale.TotalEnergies, 4e entreprise pétro-gazière au monde, avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée par des échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat. Résultat: en 2024, les manifestants n’avaient pas réussi à perturber l’AG, mais la tension s’était concentrée du côté d’une autre assemblée générale, celle du gestionnaire d’actifs français Amundi, un des premiers actionnaires de TotalEnergies, où près de 200 personnes avaient été arrêtées. Après deux éditions “marquées par de grands blocages sévèrement réprimés”, les militants annoncent donc une mobilisation à distance de cette assemblée générale à la tonalité très classique, sans enjeu de taille pour le groupe qui doit tout de même jongler cette année avec la baisse de ses profits et la dégringolade des cours du pétrole. Au matin, les militants de l’organisation XR, habituée des actions coup de poing, prévoient de “cibler un partenaire de la multinationale” dans un lieu de Paris avant que “des centaines” de militants de diverses organisations ne convergent “vers un lieu symbolique de la capitale” pour une “Contre-Assemblée Générale de l’Energie”.La pression ne retombe pas. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, du fait de ses activités dans le gaz et le pétrole. Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères” intenté par plusieurs ONG dont Greenpeace qui lui reprochent d’induire le consommateur en erreur sur la sincérité de sa stratégie climatique.- Pas de vote sur le climat -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique récemment annoncés par les majors européennes Shell et BP, le groupe s’emploie à se démarquer en montrant qu’elle est “devenue la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors” et qu’elle “maintient le cap”.Le groupe prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, essentiellement de l’électricité éolienne et solaire, selon son dernier rapport climat, contre environ un tiers auparavant. De quoi alimenter les débats dans les travées feutrées de l’AG? La stratégie est “claire” souligne-t-on dans le groupe, raison pour laquelle TotalEnergies ne soumettra pas au vote sa stratégie climat. Mais les ONG y ont vu une illustration “de la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile sur ses engagements humains et environnementaux”, selon XR. La tendance n’est pas propre à TotalEnergies pour cette nouvelle saison d'”AG” qui s’annonce avec un nombre de résolutions sur les questions de changement climatique en recul, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.Dans un souci de “dialogue actionnarial”, TotalEnergies a “décidé d’inscrire cette année à l’ordre du jour (…) un point formel pour débat”, sans vote des actionnaires.L’an dernier, plus d’un actionnaire sur cinq avait voté contre le bilan et la stratégie climatique du groupe, une proportion en hausse.

Climat, pétrole: TotalEnergies se prépare à une assemblée générale vendredi encore sous le feu des critiques

TotalEnergies et son PDG Patrick Pouyanné se préparent, vendredi, à une nouvelle assemblée générale de ses actionnaires sous la pression des militants de la cause climatique qui dénoncent “la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile” sur ses engagements environnementaux.Pour la 2e année consécutive, le groupe français tient sa grand-messe des actionnaires à domicile dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale.TotalEnergies, 4e entreprise pétro-gazière au monde, avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée par des échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat. Résultat: en 2024, les manifestants n’avaient pas réussi à perturber l’AG, mais la tension s’était concentrée du côté d’une autre assemblée générale, celle du gestionnaire d’actifs français Amundi, un des premiers actionnaires de TotalEnergies, où près de 200 personnes avaient été arrêtées. Après deux éditions “marquées par de grands blocages sévèrement réprimés”, les militants annoncent donc une mobilisation à distance de cette assemblée générale à la tonalité très classique, sans enjeu de taille pour le groupe qui doit tout de même jongler cette année avec la baisse de ses profits et la dégringolade des cours du pétrole. Au matin, les militants de l’organisation XR, habituée des actions coup de poing, prévoient de “cibler un partenaire de la multinationale” dans un lieu de Paris avant que “des centaines” de militants de diverses organisations ne convergent “vers un lieu symbolique de la capitale” pour une “Contre-Assemblée Générale de l’Energie”.La pression ne retombe pas. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, du fait de ses activités dans le gaz et le pétrole. Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères” intenté par plusieurs ONG dont Greenpeace qui lui reprochent d’induire le consommateur en erreur sur la sincérité de sa stratégie climatique.- Pas de vote sur le climat -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique récemment annoncés par les majors européennes Shell et BP, le groupe s’emploie à se démarquer en montrant qu’elle est “devenue la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors” et qu’elle “maintient le cap”.Le groupe prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, essentiellement de l’électricité éolienne et solaire, selon son dernier rapport climat, contre environ un tiers auparavant. De quoi alimenter les débats dans les travées feutrées de l’AG? La stratégie est “claire” souligne-t-on dans le groupe, raison pour laquelle TotalEnergies ne soumettra pas au vote sa stratégie climat. Mais les ONG y ont vu une illustration “de la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile sur ses engagements humains et environnementaux”, selon XR. La tendance n’est pas propre à TotalEnergies pour cette nouvelle saison d'”AG” qui s’annonce avec un nombre de résolutions sur les questions de changement climatique en recul, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.Dans un souci de “dialogue actionnarial”, TotalEnergies a “décidé d’inscrire cette année à l’ordre du jour (…) un point formel pour débat”, sans vote des actionnaires.L’an dernier, plus d’un actionnaire sur cinq avait voté contre le bilan et la stratégie climatique du groupe, une proportion en hausse.

Cannes: les frères Dardenne et une pensée pour Emilie Dequenne en clôture de la compétition

Dernier jour de compétition à Cannes vendredi avec de sérieux candidats, les frères Dardenne, qui postulent avec “Jeunes mères” pour une 3e Palme d’or record, l’occasion aussi d’un hommage à leur actrice fétiche Emilie Dequenne, décédée mi-mars.Le jury, présidé par l’actrice française Juliette Binoche et dans lequel figurent ses comparses américains Halle Berry et Jeremy Strong, rendra son verdict en début de soirée samedi.Parmi les 22 films soumis à leur regard, “Un simple accident”, nouvelle charge contre la République islamique de l’Iranien Jafar Panahi, “Valeur sentimentale”, drame familial du Norvégien Joachim Trier, et “Deux procureurs”, réflexion de l’Ukrainien Sergueï Loznitsa sur la tyrannie à l’époque des purges staliniennes, se sont notamment démarqués.Habitués de la compétition, Jean-Pierre et Luc Dardenne pleurent encore le décès d’Emilie Dequenne, fauchée à 43 ans par un cancer rare, au terme d’une lutte acharnée qu’elle avait rendue publique. L’actrice belge a été révélée en 1999, à 18 ans, dans leur film “Rosetta”, qui lui a valu le prix d’interprétation à Cannes et aux rois du cinéma social belge leur première Palme d’or (suivie de “L’Enfant” en 2005).”Elle sera un petit peu là”, a dit Luc Dardenne à l’AFP avant de partir pour la Croisette. “Le festival a eu l’idée de passer le film le dernier jour, comme +Rosetta+. Donc forcément, c’est le lien. Puis Thierry Frémaux (le directeur général du festival, NDLR) a dit que la sélection était dédiée à Emilie. Donc voilà, elle est là, son fantôme est là.”- Film choral -“Rosetta” suivait une toute jeune femme déterminée à sortir de la pauvreté. “Jeunes mères” brosse aussi le portrait de jeunes femmes en situation de précarité mais il s’agit cette fois d’un film choral, situé dans une maison maternelle hébergeant cinq adolescentes enceintes ou tout juste devenues mères.”Le film va raconter comment chacune va se libérer d’un poids, d’un destin qui leur a été, comme tous les destins, imposé”, résume Jean-Pierre Dardenne, dont le long métrage sort aussi en salles en France vendredi.Au-delà de l’hommage, son frère Luc appelle à “être au présent”, comme “Emilie le dirait”: “C’est une fille qui aimait la vie et je pense qu’il faut aussi être avec les jeunes filles d’aujourd’hui, sans oublier Emilie”.Deuxième film du jour et dernier à être présenté en compétition, “The Mastermind” de l’Américaine Kelly Reichardt met en scène l’étoile montante britannique Josh O’Connor, 35 ans, dans un vol d’œuvres d’art aux Etats-Unis en 1970.Visage du prince Charles dans la série “The Crown” et joueur de tennis pris dans un triangle amoureux dans “Challengers” de Luca Guadagnino (2024), O’Connor figure au générique d’un autre film engagé dans la course aux prix à Cannes, la romance gay et musicale “The History of Sound” du Sud-Africain Oliver Hermanus.- Premiers films d’acteurs -Hors compétition, toute une série de prix sont attendus dès vendredi, à commencer par la section Un certain regard, qui a programmé plusieurs premiers films réalisés par des acteurs (Scarlett Johansson avec “Eleanor the Great”, Kristen Stewart avec “The Chronology of Water”, Harris Dickinson avec “Urchin”).Doivent également être décernés la Queer Palm, prix alternatif LGBTQI+ qui fête ses 15 ans avec le cinéaste français Christophe Honoré comme président du jury, et l’Œil d’or, qui récompense le meilleur documentaire. A titre anecdotique, le meilleur chien acteur recevra la traditionnelle Dog Palm.Deux premières de films français sont également au programme dans la soirée. “13 jours, 13 nuits” de Martin Bourboulon, avec Roschdy Zem et Lyna Khoudri (vue en compétition dans “Les Aigles de la République” du Suédo-égyptien Tarik Saleh), retrace l’évacuation de l’ambassade de France à Kaboul, qui s’apprête à tomber aux mains des talibans en août 2021.”Moi qui t’aimais” de Diane Kurys met en scène le même Roschdy Zem et Marina Foïs dans la peau d’un couple mythique du cinéma français, Yves Montand et Simone Signoret.

Un homme inculpé pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington

Un homme a été inculpé jeudi pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël près d’un musée juif de Washington, après s’être écrié “Libérez la Palestine” lors de son arrestation, une attaque qui a accentué les tensions entre Israël et les Européens.Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont tous deux dénoncé une agression antisémite, le Premier ministre israélien donnant en outre l’ordre jeudi de renforcer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques de son pays dans le monde.Cette attaque a provoqué un accès de fièvre entre la France et Israël, dont le chef de la diplomatie a accusé des pays européens “d’inciter à la haine” en raison de leurs critiques de la guerre à Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique.L’attaque est survenue tard mercredi près du Capital Jewish Museum, situé en plein centre de Washington, non loin du Capitole et de la Maison Blanche. Le musée accueillait une réception d’une organisation juive.La police a identifié le tireur comme étant Elias Rodriguez, âgé de 31 ans et originaire de Chicago. “D’après ce que nous savons, il a agi seul”, a déclaré la ministre de la Justice Pam Bondi, en visitant le site. La police avait dans un premier temps fait état d’un âge de 30 ans.Le suspect a été inculpé jeudi pour assassinats, selon des documents judiciaires. La police fédérale, le FBI, considère cette attaque comme un acte de terrorisme, et des charges supplémentaires pourraient être retenues contre l’accusé.L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Yechiel Leiter a déclaré que les deux victimes étaient “un jeune couple sur le point de se fiancer”. Les autorités israéliennes les ont identifiées comme étant Yaron Lischinsky, un Israélien  — détenteur également d’un passeport allemand selon Berlin — et Sarah Lynn Milgrim, citoyenne américaine de confession juive.- “Appelez les flics!” -Yaron Lischinsky était assistant de recherche à l’ambassade d’Israël, tandis que Sarah Lynn Milgrim travaillait dans le service de diplomatie publique, selon leurs profils LinkedIn.Selon le document d’accusation consulté par l’AFP, les images de vidéosurveillance du musée montrent le suspect se retournant pour tirer dans le dos des victimes, puis les achevant froidement une fois celles-ci tombées au sol. Les enquêteurs ont trouvé sur le lieu du crime au total 21 douilles d’un pistolet de calibre 9 millimètres.Le suspect a été présenté jeudi à un juge, qui a ordonné son placement en détention, et a fixé une nouvelle audience à la mi-juin.”C’est catastrophique”, a réagi Kira Elvey, une agente immobilière de 54 ans, disant être une membre fondatrice de ce musée qui se consacre “à l’expérience juive” à Washington et sa région. “C’est ici que je vis, où mes enfants vont à l’école, c’est de la violence à ma porte, c’est effrayant”.Selon des témoins, le suspect a initialement été pris pour une victime par le personnel chargé de la sécurité.”Nous avons entendu environ 10 à 15 coups de feu”, a dit Yoni Kalin, qui se trouvait dans le musée. Puis “le garde laisse rentrer ce type. Je suppose qu’ils pensaient qu’il était une victime. (…) Ils l’ont fait asseoir. +Ça va? Vous avez été blessé? Que s’est-il passé?+ Et il a répondu +appelez les flics+!”.- “Parfaitement outranciers”-Puis il a sorti un keffieh, un foulard qui est de longue date un emblème propalestinien, et a dit “c’est moi qui l’ai fait, je l’ai fait pour Gaza”, a raconté un autre témoin, Katie Kalisher.Sur une vidéo, on voit un homme barbu s’écrier “Libérez, libérez la Palestine”, avant d’être emmené.”Ces horribles meurtres (…), évidemment motivés par l’antisémitisme, doivent cesser, MAINTENANT!”, a réagi le président Donald Trump, qui selon la Maison Blanche a parlé à M. Netanyahu. “Nous constatons le terrible prix de l’antisémitisme et l’incitation furieuse (à la violence) contre l’Etat d’Israël”, a déclaré Benjamin Netanyahu.La France, le Canada, l’Allemagne, le Qatar et les Emirats arabes unis figurent parmi les pays qui ont condamné les tirs, tandis que le secrétaire général de l’ONU a dénoncé des “meurtres épouvantables”. L’incitation à la “haine antisémite” est “également le fait de dirigeants et de responsables de nombreux pays et organisations internationales, particulièrement en Europe”, a accusé le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar, en référence aux nombreuses protestations contre l’offensive israélienne à Gaza.Des accusations rejetées avec force par la France. Des “propos parfaitement outranciers et parfaitement injustifiés”, a estimé Christophe Lemoine, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.Depuis les attaques du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël et les ripostes israéliennes sur Gaza, les Etats-Unis ont connu une forte hausse des actes antisémites, dénoncée par les autorités.

Un homme inculpé pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington

Un homme a été inculpé jeudi pour l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël près d’un musée juif de Washington, après s’être écrié “Libérez la Palestine” lors de son arrestation, une attaque qui a accentué les tensions entre Israël et les Européens.Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont tous deux dénoncé une agression antisémite, le Premier ministre israélien donnant en outre l’ordre jeudi de renforcer la sécurité de toutes les représentations diplomatiques de son pays dans le monde.Cette attaque a provoqué un accès de fièvre entre la France et Israël, dont le chef de la diplomatie a accusé des pays européens “d’inciter à la haine” en raison de leurs critiques de la guerre à Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique.L’attaque est survenue tard mercredi près du Capital Jewish Museum, situé en plein centre de Washington, non loin du Capitole et de la Maison Blanche. Le musée accueillait une réception d’une organisation juive.La police a identifié le tireur comme étant Elias Rodriguez, âgé de 31 ans et originaire de Chicago. “D’après ce que nous savons, il a agi seul”, a déclaré la ministre de la Justice Pam Bondi, en visitant le site. La police avait dans un premier temps fait état d’un âge de 30 ans.Le suspect a été inculpé jeudi pour assassinats, selon des documents judiciaires. La police fédérale, le FBI, considère cette attaque comme un acte de terrorisme, et des charges supplémentaires pourraient être retenues contre l’accusé.L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Yechiel Leiter a déclaré que les deux victimes étaient “un jeune couple sur le point de se fiancer”. Les autorités israéliennes les ont identifiées comme étant Yaron Lischinsky, un Israélien  — détenteur également d’un passeport allemand selon Berlin — et Sarah Lynn Milgrim, citoyenne américaine de confession juive.- “Appelez les flics!” -Yaron Lischinsky était assistant de recherche à l’ambassade d’Israël, tandis que Sarah Lynn Milgrim travaillait dans le service de diplomatie publique, selon leurs profils LinkedIn.Selon le document d’accusation consulté par l’AFP, les images de vidéosurveillance du musée montrent le suspect se retournant pour tirer dans le dos des victimes, puis les achevant froidement une fois celles-ci tombées au sol. Les enquêteurs ont trouvé sur le lieu du crime au total 21 douilles d’un pistolet de calibre 9 millimètres.Le suspect a été présenté jeudi à un juge, qui a ordonné son placement en détention, et a fixé une nouvelle audience à la mi-juin.”C’est catastrophique”, a réagi Kira Elvey, une agente immobilière de 54 ans, disant être une membre fondatrice de ce musée qui se consacre “à l’expérience juive” à Washington et sa région. “C’est ici que je vis, où mes enfants vont à l’école, c’est de la violence à ma porte, c’est effrayant”.Selon des témoins, le suspect a initialement été pris pour une victime par le personnel chargé de la sécurité.”Nous avons entendu environ 10 à 15 coups de feu”, a dit Yoni Kalin, qui se trouvait dans le musée. Puis “le garde laisse rentrer ce type. Je suppose qu’ils pensaient qu’il était une victime. (…) Ils l’ont fait asseoir. +Ça va? Vous avez été blessé? Que s’est-il passé?+ Et il a répondu +appelez les flics+!”.- “Parfaitement outranciers”-Puis il a sorti un keffieh, un foulard qui est de longue date un emblème propalestinien, et a dit “c’est moi qui l’ai fait, je l’ai fait pour Gaza”, a raconté un autre témoin, Katie Kalisher.Sur une vidéo, on voit un homme barbu s’écrier “Libérez, libérez la Palestine”, avant d’être emmené.”Ces horribles meurtres (…), évidemment motivés par l’antisémitisme, doivent cesser, MAINTENANT!”, a réagi le président Donald Trump, qui selon la Maison Blanche a parlé à M. Netanyahu. “Nous constatons le terrible prix de l’antisémitisme et l’incitation furieuse (à la violence) contre l’Etat d’Israël”, a déclaré Benjamin Netanyahu.La France, le Canada, l’Allemagne, le Qatar et les Emirats arabes unis figurent parmi les pays qui ont condamné les tirs, tandis que le secrétaire général de l’ONU a dénoncé des “meurtres épouvantables”. L’incitation à la “haine antisémite” est “également le fait de dirigeants et de responsables de nombreux pays et organisations internationales, particulièrement en Europe”, a accusé le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar, en référence aux nombreuses protestations contre l’offensive israélienne à Gaza.Des accusations rejetées avec force par la France. Des “propos parfaitement outranciers et parfaitement injustifiés”, a estimé Christophe Lemoine, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.Depuis les attaques du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël et les ripostes israéliennes sur Gaza, les Etats-Unis ont connu une forte hausse des actes antisémites, dénoncée par les autorités.