Palestinian faction chiefs quit Damascus amid pressure: faction sources

The leaders of pro-Iran Palestinian factions close to former ruler Bashar al-Assad have left Syria under pressure from the new authorities, Palestinian sources said Friday, a key US demand for lifting sanctions.A pro-Iran Palestinian faction leader who left Syria after Assad’s December overthrow said on condition of anonymity that “most of the Palestinian factional leadership that received support from Tehran has left Damascus” to countries including Lebanon, while another still based there confirmed the development.”The factions have fully handed over weapons in their headquarters or with their cadres” to the authorities, who also received “lists of names of faction members possessing individual weapons” and demanded that those arms be handed over, the first added.A third Palestinian faction source in Damascus said that after Assad’s overthrow, “we gathered our members’ weapons ourselves and handed them over, but we have kept individual light weapons for protection… with the (authorities’) authorisation”.In the Yarmuk Palestinian camp in the Damascus suburbs which was devastated during the war, factional banners usually at the entrance were gone and party buildings were closed and unguarded, AFP photographers said. Factional premises elsewhere in Damascus also appeared closed.- ‘No cooperation’ -Many Palestinians fled to Syria in 1948 following the creation of Israel, and from the mid-1960s Syria began hosting the leadership of Palestinian factions.Pro-Iran Palestinian factions had enjoyed considerable freedom of movement under Assad.Washington, which considers several Palestinian factions to be “terrorist” organisations, last week announced it was lifting sanctions on Syria after earlier saying Damascus needed to respond to demands including suppressing “terrorism” and preventing “Iran and its proxies from exploiting Syrian territory”.According to the White House, during a meeting in Saudi Arabia last week, US President Donald Trump gave new Syrian leader Ahmed al-Sharaa a list of demands that included deporting “Palestinian terrorists”.The factions along with groups from Lebanon, Iraq and Yemen are part of the Iran-backed “axis of resistance” against Israel, some of which fought alongside Assad’s forces after civil war erupted in 2011.In neighbouring Lebanon, a government official told AFP that the disarmament of Palestinian camps, where factions usually handle security, would begin next month based on an accord with visiting Palestinian president Mahmud Abbas.Sharaa’s Islamist group led the offensive that ousted Assad, a close ally of Iran. Last month, Sharaa met Abbas on a visit to Damascus.The factions “did not receive any official request from the authorities to leave Syrian territory” but instead faced restrictions, the first Palestinian factional leader said, noting that some factions “were de facto prohibited from operating” or their members were arrested.- ‘Unwelcome’ -The new authorities have seized property from “private homes, offices, vehicles and military training camps in the Damascus countryside and other provinces”, he said.The Syrian authorities did not immediately provide comment to AFP when asked about the matter.Earlier this month, officials from the Popular Front for the Liberation of Palestine-General Command (PFLP-GC) said Syrian authorities briefly detained factional chief Talal Naji.In April, the Al-Quds Brigades said Islamic Jihad’s Syria official Khaled Khaled and organising committee member Yasser al-Zafri had been detained “without explanation”.A source from the movement told AFP on Friday that they were still detained.The second Palestinian official, from a group that has remained in Damascus with limited representation, said there was “no cooperation between most of the Palestinian factions and the new Syrian administration”.”The response to our contact is mostly cold or delayed. We feel like unwelcome guests, though they don’t say that clearly,” he added, also requesting anonymity.The Fatah movement and militant group Hamas appear to be unaffected.A Hamas official in Gaza told AFP that it had “channels of communication with our brothers in Syria”. Hamas left after the civil war began as ties with the government deteriorated amid the Palestinian group’s support for opposition demands, and has minimal representation there.Yarmuk camp resident Marwan Mnawar, a retiree, said that “nobody knows what happened to the factional leadership”, adding that “people just want to live, they are exhausted” by the conflict and factional infighting.

Adolescent tué à Bordeaux: verdict attendu au terme d’un procès sous tension

Son ouverture, il y a deux semaines, avait donné lieu à une bagarre dans le palais de justice. Le procès tendu du meurtre d’un adolescent à Bordeaux, sur fond de rivalité entre quartiers, s’achève vendredi devant la cour d’assises de la Gironde.Trente ans de réclusion criminelle ont été requis contre Abdoulhadre Savane (25 ans) et Marwan Souane (24 ans), accusés d’avoir tiré mortellement sur Lionel, 16 ans, et blessé trois mineurs et un adulte aux Aubiers, quartier populaire du nord de Bordeaux, le 2 janvier 2021.Une peine de 20 ans a été requise contre le chauffeur présumé du commando, Yassine Salmi, 25 ans.Avant que la cour se retire pour délibérer vendredi matin, les trois hommes, issus de la cité voisine de Chantecrit, ont à nouveau nié les faits en s’adressant aux proches de l’adolescent décédé.”Ce qui s’est passé, c’est terrible, j’espère que la famille s’en remettra. Moi, je n’ai tué personne, je suis innocent”, a déclaré Marwan Souane. “Je vous donne tout ma force et j’espère que justice lui sera rendue”, a dit Abdoulhadre Savane, ajoutant n’avoir “rien à voir avec tout ça”.”Ils n’ont pas hésité à +rafaler+ dans le dos des enfants qui s’enfuyaient”, avait dénoncé mercredi l’avocat général, Jean-Luc Gadaud, fustigeant un mobile “pitoyable”, “simple bataille de rap entre deux quartiers”.”Le premier jour d’audience a montré le niveau de haine”, avait-il ajouté, rappelant “ces hommes en noir venus pour en découdre” le 12 mai au soir.Tandis que la salle d’audience se vidait, une rixe avait éclaté entre les deux bandes rivales. Le dispositif policier a depuis été renforcé, la jauge de l’assistance réduite.Vendredi après-midi, une centaine de personnes attendaient le verdict dans la salle des pas perdus, beaucoup portant un t-shirt “Lionel repose en paix”.Parmi elles, Nouno, 40 ans, animatrice socioculturelle aux Aubiers, n’excluait pas un nouvel affrontement. “Si ça doit péter, ça va péter (…) tant que c’est avec les poings, c’est l’essentiel”, a-t-elle dit à l’AFP.- Intimidations et menaces -La tension est restée palpable durant le procès, des témoins exprimant leur “peur” de représailles. “Il y a des vérités que je ne dirai pas”, a déclaré l’un d’eux, deux femmes refusant de venir déposer devant la cour après des “intimidations”.”Vous avez des accusés qui gardent le silence, qui mentent, des éléments de preuves qui disparaissent, des témoins menacés”, a cinglé Jean-Luc Gadaud.Il a requis des peines allant de trois ans (dont deux avec sursis) à cinq ans de prison à l’encontre des cinq autres mis en cause jugés pour association de malfaiteurs – tous nient aussi.Le 2 janvier 2021 en fin de journée, tandis que Lionel et un ami vendaient des pâtisseries au pied d’un immeuble des Aubiers, des témoins ont vu deux hommes cagoulés surgir d’une Clio noire – certains affirmant avoir reconnu la voix et la silhouette de Marwan Souane – conduite par un troisième.L’accusation s’appuie aussi sur des éléments de téléphonie et l’achat, quelques heures avant la fusillade, de cagoules et de gants en latex – pour faire de la motocross et du ménage, selon les accusés.”Ces achats signent le crime”, a tonné Me Jean Gonthier, l’un des avocats des parties civiles. Mais pour la défense, qui plaide l’acquittement, rien ne prouve la culpabilité des mis en cause.- “Faire taire les détonations” -“On a retrouvé l’arme? Non. ADN? Non. Empreintes? Non. Témoin objectif? Non. Lien avec le véhicule volé? Non. Vidéosurveillance? Non plus”, a martelé Me Saïd Harir, avocat d’un des tireurs présumés.Me Christian Blazy, qui défend l’autre, souligne que selon l’enquête, l’arme utilisée le 2 janvier 2021 l’avait déjà été le 7 mars 2019 lors d’une fusillade à Chantecrit, où un frère de Marwan Souane avait été blessé. Ce qui accrédite, selon lui, la piste d’un règlement de comptes impliquant d’autres tireurs, lié au trafic de stupéfiants.La rivalité entre les deux quartiers s’était exacerbée les semaines précédentes. Après une rixe dans un bar, une tentative de meurtre avait eu lieu le 14 décembre 2020 sur un jeune des Aubiers, avant des tirs 11 jours plus tard à Chantecrit.Et la veille du 2 janvier 2021, un autre frère de Marwan Souane avait été blessé par balle dans la rue.”La famille vous demande à jamais de faire taire les détonations, dans leur tête mais aussi dans les quartiers”, a lancé aux jurés Me Yann Herrera, l’avocat des parents de Lionel, en plaidant mercredi.Le verdict est attendu en début de soirée.mer-jed-tsq-kal/ppy/hj

Wall Street recule, plombée par les nouvelles menaces douanières de Trump

La Bourse de New York évolue en baisse vendredi, lestée par les nouvelles menaces de Donald Trump, qui a suggéré d’imposer des droits de douane de 50% sur les biens importés depuis l’Union européenne (UE) et une surtaxe de minimum 25% sur les produits Apple.Vers 14H00 GMT, le Dow Jones perdait 0,77%, l’indice Nasdaq chutait de 1,32% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 1,00%.”Les marchés sont secoués par les inquiétudes liées au commerce et à la croissance” en raison de nouvelles menaces de Donald Trump, résume dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.Après plusieurs semaines d’accalmie, le président américain Donald Trump est reparti vendredi à l’assaut du commerce mondial.Le président américain montre des signes d’impatience à l’égard des négociations commerciales en cours avec l’UE qui, selon lui, “ne vont nulle part”. En conséquence, le dirigeant américain a “recommand(é) d’imposer 50% de droits de douane” sur les produits importés aux Etats-Unis depuis l’Union à partir du 1er juin.”Il est très difficile de traiter avec l’UE, qui a été créée en premier lieu pour profiter des Etats-Unis d’un point de vue commercial”, a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.”L’Europe est très importante pour le commerce américain, les entreprises qui composent l’indice S&P 500 y réalisent un chiffre d’affaires considérable, et il est compréhensible que le marché réagisse comme il le fait”, relève auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.Avec cette menace de Washington, “une nouvelle volatilité a été injectée dans les marchés financiers”, souligne Patrick O’Hare. L’indice de volatilité Vix, surnommé “indice de la peur”, qui mesure la nervosité des investisseurs sur le marché, s’envolait de plus de 24%.La place américaine est aussi lestée par d’autres déclarations de Donald Trump, qui a assuré qu’Apple “devra payer des droits de douane d’au moins 25%” si l’entreprise ne fabriquait pas ses iPhone aux Etats-Unis.Pour Daniel Ives, analyste pour Wedbush, produire des iPhone aux Etats-Unis est un “conte de fée qui n’est pas réalisable”.Cela porterait “le prix des iPhone à environ 3.500 dollars, ce qui n’est pas réaliste, et il faudrait cinq à dix ans pour rapatrier la production”, a-t-il ajouté dans une note.Vers 14H00 GMT, la firme à la pomme lâchait 2,55% à 196,23 dollars.”Apple a une énorme capitalisation boursière donc cela touche certainement le marché au sens large”, estime Christopher Low.Sur le marché obligataire, le taux de rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se détendait, évoluant autour de 4,50% contre 4,53% la veille et celui à 30 ans était de 5,03% alors qu’il s’approchait des niveaux de 2007 en début de séance jeudi. Les bons du Trésor américains ont connu un coup de chaud au passage d’une étape parlementaire clé pour le mégaprojet de loi budgétaire voulu par Donald Trump, qui devrait permettre la concrétisation de certaines promesses phare de campagne comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôts, mais pourrait largement creuser le déficit américain.Selon M. Low, ces préoccupations “vont passer au second plan pour le mois à venir” alors que “les droits de douane reviendront sur le devant de la scène”, en raison notamment de l’expiration du sursis accordé par Washington sur les prohibitifs droits de douane qui devaient être imposés à la majorité de ses partenaires commerciaux.Ailleurs à la cote, le fabricant de chaussures Deckers Outdoor, qui commercialise notamment les bottes Ugg et les chaussures de course Hoka, plongeait de 21,86% à 98,53 dollars après le refus de l’entreprise de donner des prévisions pour l’année 2026, en raison de “l’incertitude macroéconomique liée à l’évolution des politiques commerciales mondiales”.

Trump fires new tariff threats at Apple and EU

President Donald Trump ratcheted up the US trade war on Friday, threatening to impose a new 25 percent levy against Apple, and a 50 percent tariff on the European Union.Lamenting that negotiations with the EU “are going nowhere,” Trump said on Truth Social that he is recommending “a straight 50% Tariff on the European Union, starting on June 1, 2025.”If the new duties come into effect, they would dramatically hike the current US baseline levy of 10 percent, and raise economic tensions between the world’s biggest economy and its largest trading bloc.In a separate message, the president said Apple had failed to move iPhone production to the United States despite his repeated requests, and he threatened new duties of “at least” 25 percent if they did not comply.Wall Street stocks fell in early trading, with Apple’s share price dropping 2.7 percent.  The VIX volatility index, known as Wall Street’s “fear gauge,” was up 18.5 percent at around 9:30 am local time in New York (1330 GMT). – ‘Difficult’ negotiations -Last month, Trump imposed sweeping tariffs against most countries, introducing steep duties for several trading partners — including the EU — and sector-specific measures on automobiles, steel and aluminum not produced in the United States.Markets tanked following the announcement, and a few days later, the US president announced he would roll back the higher levies to 10 percent for a 90-day pause to allow for trade negotiations, while keeping the sector-specific measures in place.Since then, Trump has announced a deal to permanently roll back some sector-specific tariffs on Britain, and another agreement with China to reduce prohibitively high levies and retaliatory measures for 90 days. The talks between the United States and the EU have failed to make much progress, with Brussels recently threatening to hit US goods worth nearly 100 billion euros ($113 billion) with tariffs if it does not lower the duties on European goods.In his early morning social media post on Friday, Trump said the EU had been “formed for the primary purpose of taking advantage of the United States on TRADE,” and took a swipe at the “difficult” negotiations taking place.An EU spokesperson declined to comment on the threats of new tariffs, telling AFP that a call was set to take place later Friday between EU Trade Commissioner Maros Sefcovic and US Trade Representative (USTR) Jamieson Greer. Spokespeople for the USTR, the Commerce Department, the White House, and the Treasury Department did not immediately respond to a request for comment. – US-made iPhones ‘not feasible’ -Trump’s fresh criticism of Apple revived the pressure on chief executive Tim Cook to do more to bring manufacturing jobs back to the United States from Asia. Most of Apple’s iPhones assembly happens in China, although the company has in recent years been shifting production to other countries, including India.The problem with Trump’s proposal, according to Wedbush Securities analyst Dan Ives, is that reshoring iPhone production to the United States “is a fairy tale that is not feasible.””This would result in an iPhone price point that is a non-starter for Cupertino and translate into iPhone prices of ~$3,500 if it was made in the US,” he wrote in a note to clients, referring to the location of Apple’s California headquarters. This is simply “not realistic,” he said, adding that it would take up to 10 years to shift production to the United States. In a recent report, Bank of America Securities analysts said that the labor costs alone of movingIn a recent report, Bank of America Securities analysts said that the labor costs alone of moving assembly to the United States would add around 25 percent to the price of the high-end iPhone 16 Pro Max. “On top of that, if Apple had to pay reciprocal tariffs to import sub-assemblies into the U.S., we see the total cost of an iPhone increasing 90%+” they added.burs-da/md

Stock markets sink as Trump eyes tariffs on EU, Apple

Stock markets tumbled Friday after US President Donald Trump ended a lull in his trade war with threats of massive tariffs on Apple products and imports from the European Union.Wall Street’s main indexes fell at the open, with the broad-based S&P 500 shedding 1.2 percent and the tech-heavy Nasdaq falling by 1.5 percent as Apple shares sank 2.5 percent.The Paris CAC 40 index was down 2.3 percent in afternoon deals while the Frankfurt DAX retreated by 1.8 percent, with shares in luxury and car companies taking a hit.London’s FTSE 100, which had been up earlier, fell into the red. The DAX had also been higher earlier in the day as German economic growth data was revised up.Oil prices also reversed course to fall by around one percent while the dollar remained under pressure.Trump’s new threats revived investor concerns about his trade policies after a recent deal with Britain and a tariffs truce with China.”All the optimism over trade deals wiped out in minutes –- seconds, even,” said Fawad Razaqzada, market analyst at StoneX.Trump said on his Truth Social platform that he was “recommending a straight 50% Tariff on the European Union” from June 1 as “discussions with them are going nowhere!””The EU is one of Trump’s least favourite regions, and he does not seem to have good relations with its leaders, which increases the chance of a prolonged trade war between the two,” said Kathleen Brooks, research director at XTB trading platform.The US president had announced 20 percent tariffs on EU goods last month but suspended the measure to give space for negotiations.Trump, however, maintained a 10 percent levy on imports from the 27-nation bloc and nearly every other nation around the world, along with 25 percent duties on the car, steel and aluminium industries.He also threatened on Friday to hit Apple with a 25 percent tariff if its iPhones are not manufactured in the United States.”Trump’s attack on Apple looks like one of his negotiating tactics to us,” Brooks said, noting that the threat comes as his tax-cut plan faces Senate debate after passing the lower house of Congress.”This looks like a negotiating maneuver to get Apple to pay the bulk of their tax in the US, including taxes for non-US sales,” she said.”If this happens, then we would not be surprised to see the iPhone tariff disappear.”Trump’s social media outburst rocked stock markets which had steadied following losses over concerns about the ballooning US debt and rising US borrowing costs.Investors were already on edge after Moody’s stripped the United States of its top-tier credit rating and the House of Representatives approved Trump’s tax cut plan, which critics say would add to the country’s debt pile.The yield — or borrowing costs — on 10-year and 30-year US government bonds surged this week as investors worry about the fiscal health of the world’s biggest economy.The yields eased late Thursday.Trump’s tax package, which now goes to the Senate, had faced scepticism from fiscal hawks who fear the country is headed for bankruptcy.Independent analysts warn it would increase the deficit by as much as $4 trillion over a decade.But the White House insists it will spur growth of up to 5.2 percent, ensuring it adds nothing to the $36 trillion national debt — growth projections that are well outside the mainstream consensus.- Key figures at around 1330 GMT -New York – Dow: DOWN 1.0 percent at 41,427.91 pointsNew York – S&P 500: DOWN 1.1 percent at 5,778.02New York – Nasdaq Composite: DOWN 1.5 percent at 18,644.41London – FTSE 100: DOWN 0.6 percent at 8,683.32Paris – CAC 40: DOWN 2.3 percent at 7,685.87Frankfurt – DAX: DOWN 1.8 percent at 23,568.04Tokyo – Nikkei 225: UP 0.5 percent at 37,160.47 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 23,601.26 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.9 percent at 3,348.37 (close)Euro/dollar: UP at $1.1326 from $1.1281 on ThursdayPound/dollar: UP at $1.3500 from $1.3419Dollar/yen: DOWN at 142.81 yen from 143.99 yenEuro/pound: DOWN at 83.91 pence from 84.07 penceBrent North Sea Crude: DOWN 1.0 percent at $63.83 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 1.0 percent at $60.62 per barrel

Des acteurs du bio inquiets des coupes dans le budget de l’Agence Bio

Des entrepreneurs de la filière bio alertent des effets sur leur activité des coupes dans le budget de l’Agence Bio, alors que démarre une vaste campagne de publicité organisée par cette dernière pour les 40 ans du label AB – agriculture biologique.”Ça va affecter directement des porteurs de projets, on va voir arriver des demandes en détresse”, prévient Loïc Madeline, coprésident de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) et agriculteur bio en Normandie.Le ministère de l’Agriculture a annoncé mardi une baisse drastique – de 15 millions d’euros – du budget de l’Agence Bio, chargée du développement, de la promotion et de la structuration du secteur, fondé sur l’interdiction d’utilisation de produits issus de la chimie de synthèse.Dans un contexte de recherche d’économies budgétaires, le fonds Avenir bio, destiné à soutenir des projets entrepreneuriaux, est amputé de près de 10 millions d’euros, passant de 18 millions en 2024 à 8,8 millions pour 2025, tandis que les 5 millions d’euros dédiés à la communication de l’Agence sont supprimés.Le ministère rappelle l’existence d’autres soutiens à l’agriculture biologique: Ecorégime, crédit d’impôt et aide à la conversion à l’agriculture biologique. “Les enveloppes dédiées directement et exclusivement aux agricultures biologiques (sont) programmées à près de 700 millions d’euros”, souligne-t-il dans un communiqué.Mais les coupes annoncées plongent dans l’incertitude plusieurs entrepreneurs d’un secteur déjà mis à mal par le recul de la consommation de produits bio, après une forte progression pendant la pandémie de Covid-19.”On est au pied du mur. On ne sait pas encore comment on va pouvoir donner suite aux banques”, alerte Margaux Amblard, trésorière de “La fabrique à sucres”, un projet de sucrerie bio dans le Nord qui réunit près de 80 producteurs.”On a un plan de financement qui intègre 500.000 euros de subventions. L’Agence Bio nous avait donné un accord de principe, mais sans valider le montant”, précise-t-elle à l’AFP. “Ça fait 10 ans qu’on travaille sur ce projet. Si on perd ces 500.000 euros, tout est remis en cause.”- Croissance stoppée net -Didier Dorin, membre de la coopérative Biolopam, qui produit des plantes médicinales biologiques en Charente-Maritime, craint de voir sa croissance stoppée net, malgré “une forte demande sur le marché des plantes médicinales”.”Une coopérative, c’est une société acapitalistique, c’est-à-dire qu’on n’a pas de capitaux, on n’a pas d’investisseurs. Donc notre grosse problématique, c’est comment on finance une croissance”, souligne-t-il auprès de l’AFP.”On a candidaté au Fonds Avenir Bio pour investir dans des nouveaux bâtiments qui nous permettent de répondre à des gros marchés qu’on a signés. Aujourd’hui on s’attend à des coupes sérieuses, voire pas de financement du tout. Donc on va avoir des difficultés pour répondre à nos engagements.”Des craintes partagées par Pierre-Marie Brizou, associé de l’entreprise Bio&Lo qui accompagne les éleveurs laitiers bio dans la transformation du lait en yaourt.”On a porté un premier projet en 2024 auprès du Fonds d’Avenir Bio qui nous a accordé un million d’euros” permettant “d’accompagner des éleveurs en Normandie et en Auvergne-Rhône-Alpes”, raconte cet ancien responsable chez Danone.”On a déposé un deuxième projet” pour “passer à l’échelle nationale (…) et donc le risque c’est qu’on soit coupé de 50% ou qu’on n’ait rien. Pour une entreprise en croissance, c’est compliqué de prévoir son développement quand on n’a pas de réponse.”- 28 entrepreneurs en attente -Les trois entrepreneurs attendent encore la décision de l’Agence Bio concernant leur projet mais craignent le pire.Interrogée jeudi devant une commission d’enquête sénatoriale sur les agences de l’État, Laure Verdeau, directrice de l’agence, a donné un aperçu de ces difficultés.En prenant en compte les nouvelles coupes budgétaires et les financements déjà validés, “il nous restera trois millions à distribuer, alors même que les dossiers affluent”, a-t-elle détaillé.”C’est-à-dire qu’on a plus de 28 entrepreneurs qui nous ont déposé des dossiers qui sont en attente.””Quand on enlève les moyens, on ne peut pas transformer les choses”, prévient de son côté Loïc Madeline, qui rappelle que le France s’est fixé l’objectif de 21% de surfaces agricoles en bio pour 2030, contre un peu plus de 10% actuellement, selon les dernières données officielles.

Des acteurs du bio inquiets des coupes dans le budget de l’Agence Bio

Des entrepreneurs de la filière bio alertent des effets sur leur activité des coupes dans le budget de l’Agence Bio, alors que démarre une vaste campagne de publicité organisée par cette dernière pour les 40 ans du label AB – agriculture biologique.”Ça va affecter directement des porteurs de projets, on va voir arriver des demandes en détresse”, prévient Loïc Madeline, coprésident de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) et agriculteur bio en Normandie.Le ministère de l’Agriculture a annoncé mardi une baisse drastique – de 15 millions d’euros – du budget de l’Agence Bio, chargée du développement, de la promotion et de la structuration du secteur, fondé sur l’interdiction d’utilisation de produits issus de la chimie de synthèse.Dans un contexte de recherche d’économies budgétaires, le fonds Avenir bio, destiné à soutenir des projets entrepreneuriaux, est amputé de près de 10 millions d’euros, passant de 18 millions en 2024 à 8,8 millions pour 2025, tandis que les 5 millions d’euros dédiés à la communication de l’Agence sont supprimés.Le ministère rappelle l’existence d’autres soutiens à l’agriculture biologique: Ecorégime, crédit d’impôt et aide à la conversion à l’agriculture biologique. “Les enveloppes dédiées directement et exclusivement aux agricultures biologiques (sont) programmées à près de 700 millions d’euros”, souligne-t-il dans un communiqué.Mais les coupes annoncées plongent dans l’incertitude plusieurs entrepreneurs d’un secteur déjà mis à mal par le recul de la consommation de produits bio, après une forte progression pendant la pandémie de Covid-19.”On est au pied du mur. On ne sait pas encore comment on va pouvoir donner suite aux banques”, alerte Margaux Amblard, trésorière de “La fabrique à sucres”, un projet de sucrerie bio dans le Nord qui réunit près de 80 producteurs.”On a un plan de financement qui intègre 500.000 euros de subventions. L’Agence Bio nous avait donné un accord de principe, mais sans valider le montant”, précise-t-elle à l’AFP. “Ça fait 10 ans qu’on travaille sur ce projet. Si on perd ces 500.000 euros, tout est remis en cause.”- Croissance stoppée net -Didier Dorin, membre de la coopérative Biolopam, qui produit des plantes médicinales biologiques en Charente-Maritime, craint de voir sa croissance stoppée net, malgré “une forte demande sur le marché des plantes médicinales”.”Une coopérative, c’est une société acapitalistique, c’est-à-dire qu’on n’a pas de capitaux, on n’a pas d’investisseurs. Donc notre grosse problématique, c’est comment on finance une croissance”, souligne-t-il auprès de l’AFP.”On a candidaté au Fonds Avenir Bio pour investir dans des nouveaux bâtiments qui nous permettent de répondre à des gros marchés qu’on a signés. Aujourd’hui on s’attend à des coupes sérieuses, voire pas de financement du tout. Donc on va avoir des difficultés pour répondre à nos engagements.”Des craintes partagées par Pierre-Marie Brizou, associé de l’entreprise Bio&Lo qui accompagne les éleveurs laitiers bio dans la transformation du lait en yaourt.”On a porté un premier projet en 2024 auprès du Fonds d’Avenir Bio qui nous a accordé un million d’euros” permettant “d’accompagner des éleveurs en Normandie et en Auvergne-Rhône-Alpes”, raconte cet ancien responsable chez Danone.”On a déposé un deuxième projet” pour “passer à l’échelle nationale (…) et donc le risque c’est qu’on soit coupé de 50% ou qu’on n’ait rien. Pour une entreprise en croissance, c’est compliqué de prévoir son développement quand on n’a pas de réponse.”- 28 entrepreneurs en attente -Les trois entrepreneurs attendent encore la décision de l’Agence Bio concernant leur projet mais craignent le pire.Interrogée jeudi devant une commission d’enquête sénatoriale sur les agences de l’État, Laure Verdeau, directrice de l’agence, a donné un aperçu de ces difficultés.En prenant en compte les nouvelles coupes budgétaires et les financements déjà validés, “il nous restera trois millions à distribuer, alors même que les dossiers affluent”, a-t-elle détaillé.”C’est-à-dire qu’on a plus de 28 entrepreneurs qui nous ont déposé des dossiers qui sont en attente.””Quand on enlève les moyens, on ne peut pas transformer les choses”, prévient de son côté Loïc Madeline, qui rappelle que le France s’est fixé l’objectif de 21% de surfaces agricoles en bio pour 2030, contre un peu plus de 10% actuellement, selon les dernières données officielles.

Wall Street recule à l’ouverture, plombée par les nouvelles menaces douanières de Trump

La Bourse de New York a ouvert en baisse vendredi, lestée par les nouvelles menaces de Donald Trump, qui a suggéré d’imposer des droits de douane de 50% sur les biens importés depuis l’Union européenne (UE) et une surtaxe de minimum 25% sur les produits Apple.Dans les premiers échanges, le Dow Jones perdait 1,15%, l’indice Nasdaq chutait de 1,60% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 1,19%. De son côté, Apple reculait de 2,60%.

TotalEnergies tient son assemblée générale des actionnaires à distance des militants du climat

Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a ouvert vendredi l’assemblée générale des actionnaires du groupe pétrolier, plus tranquille qu’à l’accoutumée, mais contestée à distance par les militants du climat qui ont tenté de s’introduire au siège parisien de la banque BNP Paribas en l’accusant de soutenir les activités du groupe dans les hydrocarbures. Pour la 2e année consécutive, le groupe français tient sa grand-messe des actionnaires à domicile, dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale. L’AG s’est ouverte peu après 14H00.TotalEnergies avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée d’échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat.Ces derniers ont cette année prévu une mobilisation à distance pour cette assemblée générale sans enjeu de taille pour le groupe, qui doit tout de même jongler cette année avec la baisse de ses profits et la dégringolade des cours du pétrole. Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste XR, certains en costume de ville, ont brièvement franchi les grilles du siège de BNP Paribas, au coeur de Paris, avant d’en être violemment repoussés par des policiers, échouant à rentrer dans les locaux, à constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches à l’effigie de Patrick Pouyanné clamant: “On tape sur Total et ses partenaires”.Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris. “Une cinquantaine de personnes de la mouvance écologiste ont mené une action médiatique”, a-t-elle précisé, en précisant que “la porte d’entrée de l’établissement a été dégradée et des détritus (ont été) jetés”.”BNP Paribas continue à financer les énergies fossiles, comme la SG (Société générale), la BPCE, les fonds d’investissement du CA (Crédit agricole). Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, en soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Une heure avant le début de l’AG, une cinquantaine de militants de XR ont tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis en bas du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur sa stratégie clame TotalEnergies -Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste donc sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, du fait de ses activités dans le gaz et le pétrole. Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique annoncés par les majors européennes Shell et BP, le groupe s’emploie à se démarquer en montrant qu’il est “devenue la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors” et qu’il “maintient le cap”.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant. La stratégie est “claire”, souligne-t-on dans le groupe, raison pour laquelle TotalEnergies ne soumettra pas au vote sa stratégie climat. Mais les ONG y ont vu une illustration “de la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile sur ses engagements humains et environnementaux”, selon XR. La tendance n’est pas propre à TotalEnergies pour cette nouvelle saison d’assemblées générales, qui s’annonce avec un nombre de résolutions sur le climat en recul, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.