Latest round of US-Iran nuclear talks ends in Rome

Iran’s foreign minister described nuclear talks with the United States as “complicated”, following the conclusion of a fifth round of discussions in Rome on Friday.The talks, which began in April, are the highest-level contact between the foes since the United States quit a landmark 2015 nuclear accord during President Donald Trump’s first term.Since returning to office, Trump has revived his “maximum pressure” campaign on Iran, backing talks but warning of military action if diplomacy fails.Iran wants a new deal that would ease the sanctions which have battered its economy.”The negotiations are too complicated to be resolved in two or three meetings,” Iranian Foreign Minister and lead negotiator Abbas Araghchi said, as the Oman-mediated talks concluded.A senior US official nonetheless described the talks as “constructive” and said the two sides agreed to meet again.”The discussions were both direct and indirect, and lasted over two hours. The talks continue to be constructive — we made further progress, but there is still work to be done,” the official said. Omani Foreign Minister Badr Albusaidi had said on X, that the fifth round concluded “with some but not conclusive progress”, adding that he hoped “the remaining issues” would be clarified in the coming days.Iranian foreign ministry spokesman Esmaeil Baqaei had earlier said that chief US negotiator Steve Witkoff had left the talks “due to his flight schedule”.The fourth round of talks, in the Omani capital Muscat, ended with a public spat over enrichment.Witkoff said Washington “could not authorise even one percent” enrichment — a position Tehran called a red line, citing its rights under the nuclear Non-Proliferation Treaty.- ‘Fundamental differences’ -Ahead of Friday’s talks, Araghchi said “fundamental differences” remained with the United States, while adding that Tehran was open to its nuclear sites undergoing more inspections.”We will not have an agreement at all” if the United States wants to prevent Iran from enriching uranium, he said.The talks came ahead of a June meeting of the UN nuclear watchdog, the Vienna-based International Atomic Energy Agency (IAEA), and the October expiry of the 2015 accord.The deal, known as the Joint Comprehensive Plan of Action, aimed to allay Western suspicions that Iran was seeking a nuclear weapons capability, an ambition that Tehran has consistently denied.In return for curbs on its nuclear programme, Iran had received relief from international sanctions. But the accord was torpedoed in 2018 when Trump unilaterally withdrew the United States and reimposed sanctions.A year later, Iran responded by ramping up its nuclear activities.It is now enriching uranium to 60 percent — far above the deal’s 3.67 percent cap but below, though close to, the 90 percent level needed for a nuclear warhead.- ‘It’s quite simple’ -Analysts in Tehran said Iran was unlikely to back down.”It’s quite simple; if the US expects Iran to halt nuclear enrichment, then there can’t be a deal,” said Mohammad Marandi, a political scientist who was once an adviser on the nuclear issue.The Atomic Energy Organization of Iran says the country’s nuclear industry employs 17,000 people, similar to other countries where uranium is enriched for civilian use.”The Netherlands, Belgium, South Korea, Brazil and Japan enrich (uranium) without possessing nuclear weapons,” its spokesman Behrouz Kamalvandi said.Iran’s enmity with Israel, whose main backer is the United States, has been a constant backdrop to the talks.In a letter to the United Nations, Araghchi wrote: “We believe that in the event of any attack on the nuclear facilities of the Islamic Republic of Iran by the Zionist regime, the US government will also be involved and bear legal responsibility.” The warning came after CNN, citing unnamed US officials, reported Israel was making preparations to carry out such a strike.The White House said Trump had a “productive discussion” with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu on Thursday about Iran and the fatal shooting of two Israeli embassy staff in Washington.- ‘Irreversible’ -Friday’s talks take place before an IAEA Board of Governors meeting in Vienna in June during which Iran’s nuclear activities will be reviewed.The 2015 deal provides for the possibility of UN sanctions being reimposed through a mechanism called “snapback” if Iran fails to fulfil its commitments.The agreement’s three European parties — Britain, France and Germany — have warned they will trigger the mechanism if the continent’s security is threatened.Araghchi said such a move would have “consequences — not only the end of Europe’s role in the agreement, but also an escalation of tensions that could become irreversible”.

La Russie et l’Ukraine commencent leur échange record de prisonniers, salué par Trump

La Russie et l’Ukraine ont entamé vendredi la première étape d’un échange record de prisonniers, impliquant à ce stade 270 militaires et 120 civils, qui avait été annoncé et salué peu auparavant par le président américain Donald Trump.Cet échange, qui doit au total impliquer “1.000 pour 1.000” personnes de chaque côté, avait été convenu lors de négociations entre Russes et Ukrainiens à Istanbul mi-mai. C’était d’ailleurs le seul résultat tangible de cette réunion.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a toutefois indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé. Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.Dans la région de Tcherniguiv, où étaient ramenés les Ukrainiens libérés par les Russes, des centaines de personnes, principalement des femmes, attendaient en brandissant des banderoles et des portraits, a constaté un journaliste de l’AFP.Certains criaient, pleuraient ou acclamaient d’une seule voix les bus remplis d’hommes amaigris, qui les saluaient en retour à travers les fenêtres teintées. Quand les anciens captifs sont sortis du bus, enroulés dans des drapeaux ukrainiens, les familles ont accouru auprès d’eux, leur tendant des portraits de leur proche pour savoir s’ils l’avaient aperçu durant leur captivité.”C’est la première étape du plus grand échange” depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, a souligné le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son adresse du soir. Les phases suivantes sont attendues samedi et dimanche.- Savoir “s’il est vivant” -“Je voudrais que Dieu nous envoie une bonne nouvelle aujourd’hui”, a confié à l’AFP Lioudmyla Parkhomenko, venue de Kiev. Depuis deux ans, elle est sans nouvelles de son fils, parti combattre en 2022 avant de disparaître à Bakhmout (est), théâtre de l’une des batailles les plus sanglantes du conflit.Elle espère que les soldats libérés lui “confirment qu’il est vivant”.La Russie donne très peu d’informations sur le sort des prisonniers ukrainiens et chaque échange réserve son lot de surprises, a déclaré à l’AFP un haut responsable ukrainien sous le couvert de l’anonymat. “Dans presque chaque échange, il y a des gens dont personne ne savait rien”, a-t-il déclaré. “Parfois, ils nous rendent des personnes qui figuraient sur les listes de personnes disparues ou qui étaient considérées comme mortes”.Anastassia Rouda, 28 ans, dit être “prête à tout faire” pour retrouver son frère jumeau Maksym, disparu il y a huit mois. “Nous ne savons même pas s’il est en captivité et nous espérons que les autres gars nous aideront”, a raconté la jeune femme à l’AFP. “Que la guerre se termine plus vite et que tout le monde revienne!” Le parquet général ukrainien a toutefois accusé vendredi l’armée russe d’avoir exécuté environ 270 prisonniers de guerre depuis le début de la guerre, assurant que cela résultait de “directives” en haut lieu.- Tortures -Côté russe, Moscou a annoncé avoir également récupéré 270 militaires et 120 civils, dont “des habitants de la région de Koursk capturés par les forces armées ukrainiennes” lors de leur offensive à l’été 2024.Selon la commissaire russe aux droits humains, Tatiana Moskalkova, 34 civils sont toujours détenus par les Ukrainiens dans la ville de Soumy, près de la frontière.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au “bain de sang”. “Félicitations aux deux parties pour cette négociation. Cela pourrait conduire à quelque chose d’énorme ???”, a écrit le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social.Les autorités ukrainiennes avaient estimé à 10.000 personnes le nombre de ses citoyens détenus en Russie. Le nombre de Russes détenus en Ukraine n’a pas été dévoilé mais devrait être inférieur, selon des estimations.Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de violer la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. Plusieurs ex-prisonniers de guerre ukrainiens ont indiqué à l’AFP avoir été torturés en captivité.Ailleurs en Ukraine, deux personnes ont été tuées dans des frappes russes sur le port d’Odessa (sud) et trois dans la région de Kherson (sud).L’armée russe a de son côté indiqué que l’Ukraine avait visé le territoire russe avec 788 drones et missiles depuis mardi, dont 776 ont été abattus.bur-fz-led-ant-pop/lpt

La Russie et l’Ukraine commencent leur échange record de prisonniers, salué par Trump

La Russie et l’Ukraine ont entamé vendredi la première étape d’un échange record de prisonniers, impliquant à ce stade 270 militaires et 120 civils, qui avait été annoncé et salué peu auparavant par le président américain Donald Trump.Cet échange, qui doit au total impliquer “1.000 pour 1.000” personnes de chaque côté, avait été convenu lors de négociations entre Russes et Ukrainiens à Istanbul mi-mai. C’était d’ailleurs le seul résultat tangible de cette réunion.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a toutefois indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé. Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.Dans la région de Tcherniguiv, où étaient ramenés les Ukrainiens libérés par les Russes, des centaines de personnes, principalement des femmes, attendaient en brandissant des banderoles et des portraits, a constaté un journaliste de l’AFP.Certains criaient, pleuraient ou acclamaient d’une seule voix les bus remplis d’hommes amaigris, qui les saluaient en retour à travers les fenêtres teintées. Quand les anciens captifs sont sortis du bus, enroulés dans des drapeaux ukrainiens, les familles ont accouru auprès d’eux, leur tendant des portraits de leur proche pour savoir s’ils l’avaient aperçu durant leur captivité.”C’est la première étape du plus grand échange” depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, a souligné le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son adresse du soir. Les phases suivantes sont attendues samedi et dimanche.- Savoir “s’il est vivant” -“Je voudrais que Dieu nous envoie une bonne nouvelle aujourd’hui”, a confié à l’AFP Lioudmyla Parkhomenko, venue de Kiev. Depuis deux ans, elle est sans nouvelles de son fils, parti combattre en 2022 avant de disparaître à Bakhmout (est), théâtre de l’une des batailles les plus sanglantes du conflit.Elle espère que les soldats libérés lui “confirment qu’il est vivant”.La Russie donne très peu d’informations sur le sort des prisonniers ukrainiens et chaque échange réserve son lot de surprises, a déclaré à l’AFP un haut responsable ukrainien sous le couvert de l’anonymat. “Dans presque chaque échange, il y a des gens dont personne ne savait rien”, a-t-il déclaré. “Parfois, ils nous rendent des personnes qui figuraient sur les listes de personnes disparues ou qui étaient considérées comme mortes”.Anastassia Rouda, 28 ans, dit être “prête à tout faire” pour retrouver son frère jumeau Maksym, disparu il y a huit mois. “Nous ne savons même pas s’il est en captivité et nous espérons que les autres gars nous aideront”, a raconté la jeune femme à l’AFP. “Que la guerre se termine plus vite et que tout le monde revienne!” Le parquet général ukrainien a toutefois accusé vendredi l’armée russe d’avoir exécuté environ 270 prisonniers de guerre depuis le début de la guerre, assurant que cela résultait de “directives” en haut lieu.- Tortures -Côté russe, Moscou a annoncé avoir également récupéré 270 militaires et 120 civils, dont “des habitants de la région de Koursk capturés par les forces armées ukrainiennes” lors de leur offensive à l’été 2024.Selon la commissaire russe aux droits humains, Tatiana Moskalkova, 34 civils sont toujours détenus par les Ukrainiens dans la ville de Soumy, près de la frontière.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au “bain de sang”. “Félicitations aux deux parties pour cette négociation. Cela pourrait conduire à quelque chose d’énorme ???”, a écrit le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social.Les autorités ukrainiennes avaient estimé à 10.000 personnes le nombre de ses citoyens détenus en Russie. Le nombre de Russes détenus en Ukraine n’a pas été dévoilé mais devrait être inférieur, selon des estimations.Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de violer la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. Plusieurs ex-prisonniers de guerre ukrainiens ont indiqué à l’AFP avoir été torturés en captivité.Ailleurs en Ukraine, deux personnes ont été tuées dans des frappes russes sur le port d’Odessa (sud) et trois dans la région de Kherson (sud).L’armée russe a de son côté indiqué que l’Ukraine avait visé le territoire russe avec 788 drones et missiles depuis mardi, dont 776 ont été abattus.bur-fz-led-ant-pop/lpt

Trump signs orders to boost US nuclear energy

President Donald Trump signed a series of executive orders Friday to boost nuclear energy in the United States, including by rolling back regulatory processes on a still divisive technology.”We’re signing tremendous executive orders today that really will make us the real power in this industry,” Trump told reporters as he penned the four orders in the Oval Office.Trump’s orders aim to speed up the building of new reactors and to boost domestic mining and enriching of uranium, with the United States relying on imports for most of the crucial fuel.The US president said the focus would be on building smaller reactors, such as those required by tech and artificial intelligence companies that have huge energy needs.The orders will also overhaul the US nuclear watchdog so that it pushes through decisions on building new reactors within 18 months, amid reports that the White House found the regulator too risk averse.Trump denied that speeding up the regulation process could compromise nuclear safety.”We’re going to get it very fast and very safe,” Trump said. “It’s time for nuclear and we’re going to do it very big.”The move comes with growing interest in nuclear energy in the United States, despite being expensive to build and still politically sensitive in the wake of the 2011 Fukushima disaster.”President Trump is taking truly historic action to usher in the American nuclear renaissance,” Michael Kratsios, Director for the White House Office of Science and Technology Policy, told reporters earlier.- ‘Energy emergency’ -A senior White House official said the administration hopes to “test and deploy” new reactors before the end of Trump’s second term in January 2029.Trump’s order “fundamentally rehauls” the Nuclear Regulatory Commission, which grants permission for new reactors, by “lowering regulatory burdens and shortening the licensing timeline.”Republican Trump declared an “energy emergency” on his first day back in office to expand drilling for oil and gas and to roll back Democratic predecessor Joe Biden’s climate policies, But he is now also looking at nuclear to meet growing demand.Much of the demand is fueled by US tech giants, with some including Amazon, Microsoft and Google having recently signed deals for nuclear power as they seek carbon-free electricity sources.Two US energy companies are also preparing to bring nuclear stations back online, including Three Mile Island — the site in 1979 of the worst commercial nuclear power accident in US history.Trump’s drive to boost mining and enrichment also reflects the fact that the United States imports most of the uranium that is needed to fuel nuclear power stations.The US imported most from Canada, Australia, Russia, Kazakhstan, and Uzbekistan in 2023 but in 2024 it banned uranium imports from Russia over Moscow’s invasion of Ukraine.Nuclear power has been undergoing a resurgence in recent years as countries look for carbon-free energy and confront rising prices, fueled by the war in Ukraine.It suffered a major downturn after Fukushima when a huge tsunami caused a meltdown at a Japanese power station, with Germany in particular turning its back on nuclear.

US power company to pay $82.5m for California wildfire

One of California’s largest utilities is to pay the US Forest Service $82.5 million for a wildfire that burned tens of thousands of acres (hectares) of woodland, the government said Friday.The 2020 Bobcat Fire destroyed dozens of buildings as it tore through the San Gabriel Mountains north of Los Angeles.The US government said Southern California Edison had not properly controlled vegetation near its power lines and the blaze erupted when trees touched a live wire.A 2023 lawsuit claimed damages from the company for the cost of fighting the fire on Forest Service land as well as for remediation of damage caused to campgrounds, trails and wildlife habitats.”This record settlement against Southern California Edison provides meaningful compensation to taxpayers for the extensive costs of fighting the Bobcat Fire and for the widespread damage to public lands,” said US Attorney Bill Essayli. “My office will continue to aggressively pursue recovery for suppression costs and environmental damages from any entity that causes harm to the public’s forests and other precious national resources.”Southern California Edison is no stranger to paying out large sums of money for wildfires where its equipment was suspected to have been at fault.The company handed over more that $2.7 billion in settlements over the 2017 Thomas Fire that tore through Ventura and Santa Barbara counties, killing two people and destroying hundreds of buildings.It paid $2.2 billion for the 2018 Woolsey Fire that burned through Los Angeles and Ventura counties, killing three people and damaging more than 1,600 buildings.Investigators probing the deadly Eaton Fire, one of two blazes that ripped througth Los Angeles at the start of this year, are homing on in SCE transmission lines as a possible source of ignition.

79 miners rescued from S.African shaft, over 100 still undergroundFri, 23 May 2025 18:21:05 GMT

Rescuers have hoisted 79 miners who were stuck in a gold mine outside Johannesburg but more than 100 were still trapped underground, the mine’s operator said on Friday.At least 260 miners were trapped underground on Thursday at the Kloof gold mine, 60 kilometres (37 miles) west of Johannesburg, after a hoist used to access the …

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Pétrole et climat: TotalEnergies maintient “le cap” malgré les incertitudes et les critiques

Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a assuré vendredi devant ses actionnaires que son groupe maintenait “le cap” dans les hydrocarbures comme dans les renouvelables en dépit d’un contexte international plus incertain et malgré la contestation des militants qui se sont mobilisés à distance, sans heurts majeurs.”Notre stratégie de produire à bas coûts, alliée à la discipline sur nos investissements, va nous permettre de résister quand les cours du pétrole baissent”, a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale annuelle au siège du groupe, à La Défense.”TotalEnergie maintient le cap (…) et continue à investir de façon tout à fait conséquente pour faire en sorte que ce second pilier (l’électricité, ndlr) représente 20% de nos ventes et production d’énergie à horizon 2030″, a ajouté Patrick Pouyanné, visiblement plus décontracté après des éditions particulièrement houleuses ces dernières années.Pour la 2e année, l’AG s’est tenue dans sa tour du quartier d’affaires, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale, à distance des militants du climat rassemblés dans Paris. Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste Extinction Rebellion (XR) ont tenté de s’introduire dans le siège parisien de la banque BNP Paribas, l’accusant de soutenir les activités de la compagnie dans les hydrocarbures, avant d’être violemment repoussés par des policiers, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches clamant: “on tape sur Total et ses partenaires”. Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police, loin des 200 arrestations dénombrées l’an dernier.”Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Peu avant le commencement de l’AG, en début d’après-midi, une cinquantaine de militants de XR ont aussi tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur la stratégie, clame TotalEnergies -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques des défenseurs du climat qui lui reprochent de contribuer au changement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, le sommant d’arrêter des projets d’hydrocarbures en Ouganda/Tanzanie mais aussi au Mozambique.Le 5 juin, il affrontera à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant.Mais au milieu des nets revirements sur la transition énergétique annoncés par les compagnies européennes Shell et BP, il entend se démarquer en montrant qu’il est “devenu la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors”. Le groupe vante une stratégie “claire”, raison qui justifie selon lui de ne pas soumettre cette année sa stratégie climat au vote des actionnaires. “Soyons clairs”, a déclaré M. Pouyanné, “ce n’est pas à cause de cette pression que nous sommes engagés dans cette stratégie de transition (mais) parce que notre analyse (…), c’est que la demande pétrolière, à cause des évolutions technologiques, va à un moment ne plus croître et qu’à l’inverse, la demande d’électricité va continuer à galoper.”Le PDG a par ailleurs confirmé le projet de cotation “en continu” à la Bourse de New York en plus de Paris, réaffirmant qu'”il n’est évidemment pas question de quitter la France”

Pétrole et climat: TotalEnergies maintient “le cap” malgré les incertitudes et les critiques

Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a assuré vendredi devant ses actionnaires que son groupe maintenait “le cap” dans les hydrocarbures comme dans les renouvelables en dépit d’un contexte international plus incertain et malgré la contestation des militants qui se sont mobilisés à distance, sans heurts majeurs.”Notre stratégie de produire à bas coûts, alliée à la discipline sur nos investissements, va nous permettre de résister quand les cours du pétrole baissent”, a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale annuelle au siège du groupe, à La Défense.”TotalEnergie maintient le cap (…) et continue à investir de façon tout à fait conséquente pour faire en sorte que ce second pilier (l’électricité, ndlr) représente 20% de nos ventes et production d’énergie à horizon 2030″, a ajouté Patrick Pouyanné, visiblement plus décontracté après des éditions particulièrement houleuses ces dernières années.Pour la 2e année, l’AG s’est tenue dans sa tour du quartier d’affaires, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale, à distance des militants du climat rassemblés dans Paris. Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste Extinction Rebellion (XR) ont tenté de s’introduire dans le siège parisien de la banque BNP Paribas, l’accusant de soutenir les activités de la compagnie dans les hydrocarbures, avant d’être violemment repoussés par des policiers, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches clamant: “on tape sur Total et ses partenaires”. Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police, loin des 200 arrestations dénombrées l’an dernier.”Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Peu avant le commencement de l’AG, en début d’après-midi, une cinquantaine de militants de XR ont aussi tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur la stratégie, clame TotalEnergies -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques des défenseurs du climat qui lui reprochent de contribuer au changement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, le sommant d’arrêter des projets d’hydrocarbures en Ouganda/Tanzanie mais aussi au Mozambique.Le 5 juin, il affrontera à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant.Mais au milieu des nets revirements sur la transition énergétique annoncés par les compagnies européennes Shell et BP, il entend se démarquer en montrant qu’il est “devenu la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors”. Le groupe vante une stratégie “claire”, raison qui justifie selon lui de ne pas soumettre cette année sa stratégie climat au vote des actionnaires. “Soyons clairs”, a déclaré M. Pouyanné, “ce n’est pas à cause de cette pression que nous sommes engagés dans cette stratégie de transition (mais) parce que notre analyse (…), c’est que la demande pétrolière, à cause des évolutions technologiques, va à un moment ne plus croître et qu’à l’inverse, la demande d’électricité va continuer à galoper.”Le PDG a par ailleurs confirmé le projet de cotation “en continu” à la Bourse de New York en plus de Paris, réaffirmant qu'”il n’est évidemment pas question de quitter la France”

Pétrole et climat: TotalEnergies maintient “le cap” malgré les incertitudes et les critiques

Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a assuré vendredi devant ses actionnaires que son groupe maintenait “le cap” dans les hydrocarbures comme dans les renouvelables en dépit d’un contexte international plus incertain et malgré la contestation des militants qui se sont mobilisés à distance, sans heurts majeurs.”Notre stratégie de produire à bas coûts, alliée à la discipline sur nos investissements, va nous permettre de résister quand les cours du pétrole baissent”, a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale annuelle au siège du groupe, à La Défense.”TotalEnergie maintient le cap (…) et continue à investir de façon tout à fait conséquente pour faire en sorte que ce second pilier (l’électricité, ndlr) représente 20% de nos ventes et production d’énergie à horizon 2030″, a ajouté Patrick Pouyanné, visiblement plus décontracté après des éditions particulièrement houleuses ces dernières années.Pour la 2e année, l’AG s’est tenue dans sa tour du quartier d’affaires, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale, à distance des militants du climat rassemblés dans Paris. Dans la matinée, une dizaine de militants de l’organisation écologiste Extinction Rebellion (XR) ont tenté de s’introduire dans le siège parisien de la banque BNP Paribas, l’accusant de soutenir les activités de la compagnie dans les hydrocarbures, avant d’être violemment repoussés par des policiers, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont déversé de l’huile sur les escaliers, lancé des faux billets en l’air et collé des affiches clamant: “on tape sur Total et ses partenaires”. Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police, loin des 200 arrestations dénombrées l’an dernier.”Aucune banque n’est complètement vertueuse, mais certaines sont quand même pires que les autres”, a déclaré un porte-parole de XR. La banque française a condamné “fermement (c)es actes agressifs” et “toutes formes de violences physiques subies” par ses collaborateurs, soulignant que “les nouveaux financements accordés par BNP Paribas au secteur de la production d’énergie sont quasi exclusivement réservés aux énergies bas carbone”.Peu avant le commencement de l’AG, en début d’après-midi, une cinquantaine de militants de XR ont aussi tenté d’organiser une “contre-assemblée générale” sur le parvis du Sacré Coeur à Paris, mais leur banderole a été décrochée par des policiers. “On voit que ça dérange le pouvoir qui empêche cette installation au lieu de planifier la sortie des énergies fossiles”, a dénoncé un porte-parole.- “Clair” sur la stratégie, clame TotalEnergies -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques des défenseurs du climat qui lui reprochent de contribuer au changement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, le sommant d’arrêter des projets d’hydrocarbures en Ouganda/Tanzanie mais aussi au Mozambique.Le 5 juin, il affrontera à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères”, accusé par plusieurs ONG d’induire le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est au sujet de ses ambitions climatiques.TotalEnergies prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, selon son dernier rapport sur le climat, contre environ un tiers auparavant.Mais au milieu des nets revirements sur la transition énergétique annoncés par les compagnies européennes Shell et BP, il entend se démarquer en montrant qu’il est “devenu la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors”. Le groupe vante une stratégie “claire”, raison qui justifie selon lui de ne pas soumettre cette année sa stratégie climat au vote des actionnaires. “Soyons clairs”, a déclaré M. Pouyanné, “ce n’est pas à cause de cette pression que nous sommes engagés dans cette stratégie de transition (mais) parce que notre analyse (…), c’est que la demande pétrolière, à cause des évolutions technologiques, va à un moment ne plus croître et qu’à l’inverse, la demande d’électricité va continuer à galoper.”Le PDG a par ailleurs confirmé le projet de cotation “en continu” à la Bourse de New York en plus de Paris, réaffirmant qu'”il n’est évidemment pas question de quitter la France”

La mission d’un Irlandais : enregistrer les chants de toutes les espèces d’oiseaux

L’Irlandais Sean Ronayne a commencé il y a quatre ans à enregistrer les chants de toutes les espèces d’oiseaux de son pays, dont beaucoup sont en voie de disparition. Des archives sonores uniques pour tirer la sonnette d’alarme mais aussi susciter de l’espoir.”Les oiseaux sont en péril en Irlande, comme partout dans le monde. La perte de la faune – tant sur le plan sonore que physique – me bouleverse”, explique à l’AFP l’ornithologue de 37 ans, de son domicile près de Cobh, dans le sud de l’Irlande. “Mais je me concentre sur l’espoir et la beauté”, dit-il.Selon les organismes de protection de la nature, environ 63% des oiseaux d’Irlande sont classés en danger d’extinction grave ou modéré.Plus de quatre ans après avoir commencé ses enregistrements, Sean Ronayne a répertorié les sons de 201 espèces d’oiseaux, soit plus de 12.000 extraits audio provenant des quatre coins de son pays.Il ne lui reste plus que deux espèces à documenter : le grand labbe et le harle huppé.”Si les gens réalisaient à quel point la faune est spectaculaire, ils ne la laisseraient jamais disparaître, les mentalités changeraient”, veut-il croire.- Rire et larmes -L’Irlande est connue pour ses paysages bucoliques et verdoyants mais le trentenaire dresse un tableau très sombre – “réaliste”, dit-il – d’un paysage qui se dégrade et d’une population d’oiseaux décimée par la disparition de leurs habitats.La plus grande partie du pays est constituée de champs cultivés de manière intensive, délimités par des haies taillées, des terres surexploitées pour le pâturage et des forêts indigènes réduites à la portion congrue, explique-t-il.Les plantations de conifères non indigènes, “une culture industrielle”, qui représentent environ 9% des forêts en Irlande, constituent également une menace pour la biodiversité, selon lui.”J’essaie de montrer aux gens la beauté de ce que nous sommes en train de faire disparaître et ce pour quoi nous devons nous lever et nous battre”, dit l’expert en faune et en flore.L’an dernier, il a publié un livre, sorti deux albums et réalisé un film documentaire. Les conférences qu’il donne en Irlande font salle comble.”Le son de la faune est un outil formidable pour rapprocher les gens de la nature et les familiariser avec tout ce qui se trouve à leur porte”, dit Sean Ronayne. “Si vous connaissez votre voisin, vous êtes plus enclin à l’aider”.Au cours de ses conférences, Sean Ronayne, diagnostiqué autiste à l’âge adulte, raconte l’histoire de sa vie et comment la nature y est profondément enracinée.Il diffuse également des extraits sonores de gazouillis, chants, cris et bruits mystérieux, invitant le public à deviner leur origine.Dans certains extraits, on entend des oiseaux imitant d’autres animaux, comme des chiens et d’autres espèces d’oiseaux.”Certaines espèces dans mes archives peuvent imiter 30 à 40 autres espèces dans leur chant”, raconte-t-il.Les rires sont fréquents dans ses conférences mais aussi les larmes et la tristesse, au fur et à mesure que le public prend conscience des menaces pesant sur les oiseaux en Irlande.- “Retomber amoureux” -Sean Ronayne organise régulièrement des promenades au lever du jour, emmenant des petits groupes dans des forêts silencieuses pour vivre l’expérience du réveil de la faune.Le chant du matin, une cacophonie sonore qui monte progressivement, reflète “la santé de l’environnement”, selon lui. “Plus il est diversifié, plus l’habitat est sain”, explique-t-il à l’occasion de l’une de ces promenades, à laquelle l’AFP a participé.Après avoir déballé son enregistreur audio, son microphone parabolique et son trépied, il identifie rapidement les mélodies des grives musiciennes, rouges-gorges, merles, roitelets et autres oiseaux qui se réveillent.”Vous avez entendu ça ? Il y a une bergeronnette grise !”, s’exclame-t-il, se tournant vers chaque son émergeant de la brume matinale.Sean Ronayne cache également des enregistreurs pendant des semaines, voire des mois, dans des lieux reculés où se rassemblent les oiseaux.”Quand, en tant que société, nous retomberons amoureux de la nature et la respecterons comme nous l’avons fait autrefois, de belles choses se produiront”, espère-t-il.