Budget: le Parlement prêt à voter rapidement la “loi spéciale”

Le Parlement se prépare à une adoption au pas de charge en début de semaine d’une “loi spéciale”, rustine législative qui permettra de financer provisoirement l’État et les administrations après l’échec des discussions entre forces politiques sur le budget.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a confirmé dimanche soir cette loi spéciale, destinée à éviter un “shutdown” à la française. Mais il ne s’agit selon elle que d’un “service minimum”, avant la nécessaire reprise des discussions budgétaires en janvier, pour aboutir à une loi de finances avant “fin janvier”, y compris avec “quelques hausses d’impôts”. Avant même cette confirmation, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat avaient déjà adressé pendant le week-end à leurs membres des convocations pour auditionner lundi et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme Montchalin sur ce projet de loi spéciale.Mis en échec sur sa stratégie visant à faire émerger un compromis parlementaire sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé vendredi qu’il réunirait, “à partir de lundi, les principaux responsables politiques” pour “trouver les conditions d’une solution”.Ces concertations ont finalement commencé dès dimanche, avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe, reçus à Matignon, a fait savoir l’entourage de Sébastien Lecornu. Le président du groupe Modem Marc Fesneau et celui du groupe Liot Christophe Naegelen sont eux consultés par téléphone, selon la même source.Le parti Les Républicains (LR) sera reçu lundi, tout comme le Parti socialiste qui a rendez-vous à 10h30, le Parti communiste à 15H00, et les Écologistes à 16H00, selon des sources de chaque parti. – Calendrier resserré -Sans attendre, le gouvernement a déjà échafaudé un calendrier resserré devant conduire au vote de cette loi spéciale en un peu plus de 24 heures.Un conseil des ministres est prévu lundi en fin de journée, dès le retour du président Emmanuel Macron d’Abou Dhabi où il effectue sa traditionnelle visite de fin d’année aux troupes déployées à l’étranger.Les débats commenceraient dans la foulée à l’Assemblée nationale en vue d’un vote dans l’hémicycle puis au Sénat mardi en fin de journée, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Mais au-delà de cette loi de court terme, qui permettra de lever les impôts et d’engager des dépenses sur la base du budget 2025, Sébastien Lecornu doit trouver une issue à l’impasse budgétaire et éviter de nouvelles longues tractations en début d’année.Sa stratégie a fonctionné pour le budget de la Sécurité sociale, voté le 16 décembre grâce à l’appui du Parti socialiste et au prix de concessions sur la réforme des retraites, suspendue, et sur l’article 49.3, écarté.Mais le recours à cet outil constitutionnel, qui permet de faire passer un texte sans vote sauf motion de censure, est de nouveau au centre du débat.- “Machine arrière”-La droite pousse Sébastien Lecornu à en faire usage en début d’année sur le budget de l’État afin de sortir rapidement d’un processus jugé interminable et souvent incompréhensible par de nombreux Français.”Ce que je demande à Sébastien Lecornu, c’est de faire machine arrière et de se saisir du 49.3 pour donner un budget responsable au pays, conforme à l’intérêt de la Nation, avec moins d’impôts et de dépenses”, a martelé dans un entretien à Ouest-France le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau.Ce que précise Philippe Juvin, rapporteur LR du budget à l’Assemblée nationale, dans le Parisien: “Une loi spéciale mardi, puis un deal sur quelques principes de base à partir de la négociation, qui pourrait être converti par un 49.3 en janvier prochain”.La loi spéciale avait déjà été utilisée l’an dernier après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure.Elle avait alors été soutenue par toutes les forces politiques, au nom de la stabilité. Le Rassemblement national, groupe le plus nombreux à l’Assemblée, devrait la voter “a priori, parce qu’il faut bien que l’État continue d’avancer”, a indiqué dimanche sur franceinfo la vice-présidente du parti, Edwige Diaz.

Budget: le Parlement prêt à voter rapidement la “loi spéciale”

Le Parlement se prépare à une adoption au pas de charge en début de semaine d’une “loi spéciale”, rustine législative qui permettra de financer provisoirement l’État et les administrations après l’échec des discussions entre forces politiques sur le budget.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a confirmé dimanche soir cette loi spéciale, destinée à éviter un “shutdown” à la française. Mais il ne s’agit selon elle que d’un “service minimum”, avant la nécessaire reprise des discussions budgétaires en janvier, pour aboutir à une loi de finances avant “fin janvier”, y compris avec “quelques hausses d’impôts”. Avant même cette confirmation, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat avaient déjà adressé pendant le week-end à leurs membres des convocations pour auditionner lundi et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme Montchalin sur ce projet de loi spéciale.Mis en échec sur sa stratégie visant à faire émerger un compromis parlementaire sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé vendredi qu’il réunirait, “à partir de lundi, les principaux responsables politiques” pour “trouver les conditions d’une solution”.Ces concertations ont finalement commencé dès dimanche, avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe, reçus à Matignon, a fait savoir l’entourage de Sébastien Lecornu. Le président du groupe Modem Marc Fesneau et celui du groupe Liot Christophe Naegelen sont eux consultés par téléphone, selon la même source.Le parti Les Républicains (LR) sera reçu lundi, tout comme le Parti socialiste qui a rendez-vous à 10h30, le Parti communiste à 15H00, et les Écologistes à 16H00, selon des sources de chaque parti. – Calendrier resserré -Sans attendre, le gouvernement a déjà échafaudé un calendrier resserré devant conduire au vote de cette loi spéciale en un peu plus de 24 heures.Un conseil des ministres est prévu lundi en fin de journée, dès le retour du président Emmanuel Macron d’Abou Dhabi où il effectue sa traditionnelle visite de fin d’année aux troupes déployées à l’étranger.Les débats commenceraient dans la foulée à l’Assemblée nationale en vue d’un vote dans l’hémicycle puis au Sénat mardi en fin de journée, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Mais au-delà de cette loi de court terme, qui permettra de lever les impôts et d’engager des dépenses sur la base du budget 2025, Sébastien Lecornu doit trouver une issue à l’impasse budgétaire et éviter de nouvelles longues tractations en début d’année.Sa stratégie a fonctionné pour le budget de la Sécurité sociale, voté le 16 décembre grâce à l’appui du Parti socialiste et au prix de concessions sur la réforme des retraites, suspendue, et sur l’article 49.3, écarté.Mais le recours à cet outil constitutionnel, qui permet de faire passer un texte sans vote sauf motion de censure, est de nouveau au centre du débat.- “Machine arrière”-La droite pousse Sébastien Lecornu à en faire usage en début d’année sur le budget de l’État afin de sortir rapidement d’un processus jugé interminable et souvent incompréhensible par de nombreux Français.”Ce que je demande à Sébastien Lecornu, c’est de faire machine arrière et de se saisir du 49.3 pour donner un budget responsable au pays, conforme à l’intérêt de la Nation, avec moins d’impôts et de dépenses”, a martelé dans un entretien à Ouest-France le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau.Ce que précise Philippe Juvin, rapporteur LR du budget à l’Assemblée nationale, dans le Parisien: “Une loi spéciale mardi, puis un deal sur quelques principes de base à partir de la négociation, qui pourrait être converti par un 49.3 en janvier prochain”.La loi spéciale avait déjà été utilisée l’an dernier après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure.Elle avait alors été soutenue par toutes les forces politiques, au nom de la stabilité. Le Rassemblement national, groupe le plus nombreux à l’Assemblée, devrait la voter “a priori, parce qu’il faut bien que l’État continue d’avancer”, a indiqué dimanche sur franceinfo la vice-présidente du parti, Edwige Diaz.

Budget: le Parlement prêt à voter rapidement la “loi spéciale”

Le Parlement se prépare à une adoption au pas de charge en début de semaine d’une “loi spéciale”, rustine législative qui permettra de financer provisoirement l’État et les administrations après l’échec des discussions entre forces politiques sur le budget.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a confirmé dimanche soir cette loi spéciale, destinée à éviter un “shutdown” à la française. Mais il ne s’agit selon elle que d’un “service minimum”, avant la nécessaire reprise des discussions budgétaires en janvier, pour aboutir à une loi de finances avant “fin janvier”, y compris avec “quelques hausses d’impôts”. Avant même cette confirmation, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat avaient déjà adressé pendant le week-end à leurs membres des convocations pour auditionner lundi et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme Montchalin sur ce projet de loi spéciale.Mis en échec sur sa stratégie visant à faire émerger un compromis parlementaire sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé vendredi qu’il réunirait, “à partir de lundi, les principaux responsables politiques” pour “trouver les conditions d’une solution”.Ces concertations ont finalement commencé dès dimanche, avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe, reçus à Matignon, a fait savoir l’entourage de Sébastien Lecornu. Le président du groupe Modem Marc Fesneau et celui du groupe Liot Christophe Naegelen sont eux consultés par téléphone, selon la même source.Le parti Les Républicains (LR) sera reçu lundi, tout comme le Parti socialiste qui a rendez-vous à 10h30, le Parti communiste à 15H00, et les Écologistes à 16H00, selon des sources de chaque parti. – Calendrier resserré -Sans attendre, le gouvernement a déjà échafaudé un calendrier resserré devant conduire au vote de cette loi spéciale en un peu plus de 24 heures.Un conseil des ministres est prévu lundi en fin de journée, dès le retour du président Emmanuel Macron d’Abou Dhabi où il effectue sa traditionnelle visite de fin d’année aux troupes déployées à l’étranger.Les débats commenceraient dans la foulée à l’Assemblée nationale en vue d’un vote dans l’hémicycle puis au Sénat mardi en fin de journée, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Mais au-delà de cette loi de court terme, qui permettra de lever les impôts et d’engager des dépenses sur la base du budget 2025, Sébastien Lecornu doit trouver une issue à l’impasse budgétaire et éviter de nouvelles longues tractations en début d’année.Sa stratégie a fonctionné pour le budget de la Sécurité sociale, voté le 16 décembre grâce à l’appui du Parti socialiste et au prix de concessions sur la réforme des retraites, suspendue, et sur l’article 49.3, écarté.Mais le recours à cet outil constitutionnel, qui permet de faire passer un texte sans vote sauf motion de censure, est de nouveau au centre du débat.- “Machine arrière”-La droite pousse Sébastien Lecornu à en faire usage en début d’année sur le budget de l’État afin de sortir rapidement d’un processus jugé interminable et souvent incompréhensible par de nombreux Français.”Ce que je demande à Sébastien Lecornu, c’est de faire machine arrière et de se saisir du 49.3 pour donner un budget responsable au pays, conforme à l’intérêt de la Nation, avec moins d’impôts et de dépenses”, a martelé dans un entretien à Ouest-France le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau.Ce que précise Philippe Juvin, rapporteur LR du budget à l’Assemblée nationale, dans le Parisien: “Une loi spéciale mardi, puis un deal sur quelques principes de base à partir de la négociation, qui pourrait être converti par un 49.3 en janvier prochain”.La loi spéciale avait déjà été utilisée l’an dernier après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure.Elle avait alors été soutenue par toutes les forces politiques, au nom de la stabilité. Le Rassemblement national, groupe le plus nombreux à l’Assemblée, devrait la voter “a priori, parce qu’il faut bien que l’État continue d’avancer”, a indiqué dimanche sur franceinfo la vice-présidente du parti, Edwige Diaz.

Macron, on UAE visit, announces new French aircraft carrier

French President Emmanuel Macron said on Sunday he had given the official go-ahead to replace his country’s flagship, the nuclear-powered Charles de Gaulle aircraft carrier.That vessel, the only nuclear-powered carrier outside the US Navy, entered service in 2001 following more than a decade of construction.”In line with the last two military programming laws, and after a thorough and comprehensive review, I have decided to equip France with a new aircraft carrier,” Macron said, speaking during a visit to French troops in the United Arab Emirates.The decision to give the final go-ahead was made this week, he added.”In an age of predators, we must be strong in order to be feared,” Macron said.France first launched studies into replacing the Charles de Gaulle in 2018, with preliminary work beginning two years later.The announcement of the official start of construction comes despite a budgetary deadlock gripping the European Union’s second-largest economy.Criticism in France, including from military chief General Fabien Mandon, had focused on whether other more pressing areas should be prioritised amid fears of a European war with Russia.This official launch will make it possible to sign all of the contracts necessary for the project, Macron’s office said.Also nuclear-powered, the new carrier will be far larger than the current flagship.It will displace nearly 80,000 tons and be around 310 metres long, compared with 42,000 tons and 261 metres for the Charles de Gaulle. With a crew of 2,000, it will be able to hold 30 fighter jets.While the future ship will still be dwarfed by the 11 vast supercarriers of the US Navy, which each displace more than 100,000 tons, only China and Britain’s Royal Navy currently operate similarly sized carriers, all of which are conventionally powered.- Focus on drug trafficking -Macron was speaking during a visit to the UAE to celebrate Christmas with French troops and to discuss bilateral ties with the Gulf state, with Paris hoping for more cooperation in its fight against drug trafficking.Macron met Emirati President Mohamed bin Zayed Al Nahyan on Sunday, with the French leader posting on X that they had discussed how to strengthen their strategic partnership, particularly for “stability in the Middle East”.The UAE is a major buyer of French military hardware and Paris is reportedly considering turning to Abu Dhabi to rescue its troubled future fighter jet programme with Germany on the brink of pulling out.The French president traditionally celebrates the end-of-year holidays with troops deployed abroad, of whom there are more than 900 in the UAE.  Some of their work focuses on the war against drug trafficking, with France hoping for more Emirati cooperation.Major traffickers are believed to have found refuge in the UAE, in Dubai in particular, and some are thought to have built up substantial real estate portfolios there.The French delegation includes Justice Minister Gerald Darmanin, who last month called on the UAE to extradite some 15 suspected drug traffickers wanted by France.

Gunmen kill 9, wound 10 in South Africa bar attackSun, 21 Dec 2025 17:21:30 GMT

Nine people were killed when gunmen opened fire at a bar outside Johannesburg early Sunday, police said, in the second such shooting in South Africa this month.Ten more were wounded in the early morning attack at the tavern in the impoverished Bekkersdal township in a gold mining area around 40 kilometres (25 miles) southwest of …

Gunmen kill 9, wound 10 in South Africa bar attackSun, 21 Dec 2025 17:21:30 GMT Read More »

Allegations of new cover-up over Epstein files

Allegations of a fresh cover-up over the Jeffrey Epstein files grew Sunday, as Democrats accused President Donald Trump of trying to protect himself by defying an order to release all files on the convicted sex offender.Victims of Epstein have expressed anger after a cache of records from cases against the late financier, who amassed a fortune and circulated among rich and famous people, were released Friday with many pages blacked out and photos censored.Several images were removed from the trove after being published on Friday evening — including one of Trump.”It’s all about covering up things that, for whatever reason, Donald Trump doesn’t want to go public either about himself, other members of his family, friends,” Democratic congressman Jamie Raskin said Sunday on CNN’s “State of the Union.” The tranche of materials that the Department of Justice (DOJ) released included photographs of former president Bill Clinton and other famous names such as pop stars Mick Jagger and Michael Jackson.But the many redactions — and allegations of missing documents — only added to calls for justice in a case that has long fueled conspiracy theories from Trump’s right-wing base.The DOJ said it was protecting victims with the blackouts and defended its decision to retract some files.”Photos and other materials will continue being reviewed and redacted consistent with the law in an abundance of caution as we receive additional information,” said a DOJ statement.- Republican: ‘Selective concealment’ – Republican congressman Thomas Massie, who has long pushed for complete disclosure of the files, on Sunday echoed the Democrats’ demands.”They’re flouting the spirit and the letter of the law. It’s very troubling the posture that they’ve taken. And I won’t be satisfied until the survivors are satisfied,” he told CBS’s “Face The Nation.”A 60-count indictment that implicates many rich and powerful people were not released, Massie charged.”It’s about the selective concealment,” he said.Senator Rand Paul, a fellow Kentucky Republican and frequent critic of Trump, warned during an appearance on ABC’s “This Week” that any evidence “that there’s not a full reveal on this, this will just plague them for months and months more.”Trump spent months trying to block the disclosure of the files linked to Epstein, who died in a New York jail cell in 2019 while awaiting trial on sex-trafficking charges.The president bowed to mounting pressure from Congress — including members of his own party — and signed the law compelling publication of the materials.The Republican president, who once moved in the same party scene as Epstein, cut ties with him years before his arrest and faces no accusations of wrongdoing in the case.Hakeem Jeffries, the Democratic House minority leader said on ABC’s “This Week” that justice officials must provide written explanation to Congress within 15 days why they withheld any documents.”It does appear, of course, that this initial document release is inadequate. It falls short of what the law requires,” Jeffries said.At least one file contained dozens of censored images of naked or scantily clad figures, while previously unseen photographs of disgraced former prince Andrew show him lying across the legs of five women.Other pictures show Clinton lounging in a hot tub, part of the image blacked out, and swimming alongside a dark-haired woman who appears to be Epstein’s accomplice, Ghislaine Maxwell.Maxwell, Epstein’s former girlfriend, remains the only person convicted in connection with his crimes, and is serving a 20-year sentence for recruiting underage girls for the former banker, whose death was ruled a suicide.

Foot: grand favori, le Maroc lance sa CAN face aux Comores

Le Maroc lance dimanche face aux Comores (20h00) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier avec une double obligation: remporter un titre qui lui échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.Dimanche après-midi à Rabat, devant le nouveau stade Moulay Abdellah, allumé de ses néons rouges et verts aux couleurs du Maroc, une foule de supporters bravait déjà la pluie fine mais persistante pour accéder à l’enceinte de près de 70.000 places, annoncée à guichets fermés pour la soirée.A la vue des caméras de télévision, certains scandent “Dima Maghreb” (“Vive le Maroc”) à côté de dizaines de voitures de police, des ambulances, des forces auxiliaires —dont certaines unités à cheval- au rythme des tambours et de musiques afro.Jawad Jemili, un Marocain originaire de Casablanca mais résidant en France, a fait le déplacement de Strasbourg spécialement pour l’événement sans même être certain d’obtenir un billet.”J’en ai finalement trouvé un hier soir au marché noir, pour une fortune”, confie à l’AFP ce technicien de 34 ans, précisant être parti de chez lui vers midi en train “pour l’ambiance entre supporters”.Ce match face aux Comores sera “difficile”, estime-t-il, “car il y a une énorme pression sur l’équipe marocaine”. “Mais je crois qu’on va gagner car on a le potentiel”, ajoute-t-il, pronostiquant une victoire 2-1 des Lions de l’Atlas. “Tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, a réaffirmé samedi  Walid Regragui, le sélectionneur marocain également sous pression, à la veille du match d’ouverture.A ses côtés, le capitaine Achraf Hakimi, érigé en tête de gondole du tournoi, a lui rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis une sérieuse blessure à une cheville le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, a-t-il assuré. Il pourrait toutefois être préservé dimanche en attendant de parfaire sa condition physique.- Répétition générale -Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement Fifa (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui régne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie, qui retrouve du lustre après quelques années de disette, peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.”J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain (dimanche) pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, a prévenu Regragui. “Ils doivent mettre l’ambiance et la pression sur nos adversaires. Je mets aussi la pression sur le public.”Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets ont déjà été vendus.En 2030, le royaume sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe encore davantage ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale et aux abords des neuf stades et six villes de la compétition, on peaufine les derniers réglages.Les ronds-points sont couverts de drapeaux des 24 nations africaines engagées. Sur les routes et à l’entrée des stades, des ouvriers s’activent, agrafent, ajustent les arches aux couleurs de la CAN. Tout est prêt pour le sacre annoncé.

Foot: grand favori, le Maroc lance sa CAN face aux Comores

Le Maroc lance dimanche face aux Comores (20h00) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier avec une double obligation: remporter un titre qui lui échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.Dimanche après-midi à Rabat, devant le nouveau stade Moulay Abdellah, allumé de ses néons rouges et verts aux couleurs du Maroc, une foule de supporters bravait déjà la pluie fine mais persistante pour accéder à l’enceinte de près de 70.000 places, annoncée à guichets fermés pour la soirée.A la vue des caméras de télévision, certains scandent “Dima Maghreb” (“Vive le Maroc”) à côté de dizaines de voitures de police, des ambulances, des forces auxiliaires —dont certaines unités à cheval- au rythme des tambours et de musiques afro.Jawad Jemili, un Marocain originaire de Casablanca mais résidant en France, a fait le déplacement de Strasbourg spécialement pour l’événement sans même être certain d’obtenir un billet.”J’en ai finalement trouvé un hier soir au marché noir, pour une fortune”, confie à l’AFP ce technicien de 34 ans, précisant être parti de chez lui vers midi en train “pour l’ambiance entre supporters”.Ce match face aux Comores sera “difficile”, estime-t-il, “car il y a une énorme pression sur l’équipe marocaine”. “Mais je crois qu’on va gagner car on a le potentiel”, ajoute-t-il, pronostiquant une victoire 2-1 des Lions de l’Atlas. “Tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, a réaffirmé samedi  Walid Regragui, le sélectionneur marocain également sous pression, à la veille du match d’ouverture.A ses côtés, le capitaine Achraf Hakimi, érigé en tête de gondole du tournoi, a lui rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis une sérieuse blessure à une cheville le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, a-t-il assuré. Il pourrait toutefois être préservé dimanche en attendant de parfaire sa condition physique.- Répétition générale -Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement Fifa (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui régne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie, qui retrouve du lustre après quelques années de disette, peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.”J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain (dimanche) pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, a prévenu Regragui. “Ils doivent mettre l’ambiance et la pression sur nos adversaires. Je mets aussi la pression sur le public.”Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets ont déjà été vendus.En 2030, le royaume sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe encore davantage ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale et aux abords des neuf stades et six villes de la compétition, on peaufine les derniers réglages.Les ronds-points sont couverts de drapeaux des 24 nations africaines engagées. Sur les routes et à l’entrée des stades, des ouvriers s’activent, agrafent, ajustent les arches aux couleurs de la CAN. Tout est prêt pour le sacre annoncé.