Congrès: Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol opposés au second tour, Vallaud en arbitre

Le premier secrétaire sortant du PS Olivier Faure sera opposé au maire de Rouen  Nicolas Mayer-Rossignol au second tour du vote des adhérents socialistes pour se choisir un nouveau chef, et Boris Vallaud, éliminé, se retrouve en position de faiseur de roi.Les deux candidats, qui s’étaient déjà affrontés lors du précédents congrès en 2023, seront départagés lors d’un deuxième tour le 5 juin avant un Congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy.Selon les résultats provisoires communiqués dans la nuit de mardi à mercredi par les entourages des trois candidats, Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour. Son entourage annonce un score d’environ 42% contre 40% pour Nicolas Mayer-Rossignol (et un écart d’environ 500 voix), et 18% pour Boris Vallaud. L’équipe du maire de Rouen évoque un score plus serré de 41%-41%, avec seulement quelques voix de plus pour le premier secrétaire sortant. Les proches de Boris Vallaud donnent eux un score d’environ 20% au député des Landes.   Les résultats définitifs seront communiqués mercredi à l’issue d’une commission de récollement, qui pourrait être tendue.      Les adhérents, – quelque 40.000 comptabilisés, et environ 23.000 votants au final – étaient invités à voter dans les sections de 17h à 22H, pour ce premier tour destiné à choisir le prochain texte d’orientation du parti, avec pour principal enjeu la stratégie pour la présidentielle de 2027.Olivier Faure, à la tête du PS depuis 2018, défend l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, avec une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Dans une vidéo sur X mardi, il a appelé les militants à “prolonger le travail accompli ces dernières années”, affirmant que “nous sommes redevenus centraux dans le débat politique”.Mais Nicolas Mayer-Rossignol, qui n’a jamais accepté sa défaite sur le fil en 2023, taxe celui qui a été l’un des artisans des accords de gauche Nupes (en 2022) et Nouveau Front populaire (en 2024) d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, avec qui il a pourtant pris ses distances depuis plusieurs mois.Le maire de Rouen défend “l’affirmation socialiste” et prône la création d’un grand parti socialiste (un “GPS”) agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergera un candidat social-démocrate en vue de 2027, estime-t-il, jugeant prématuré de parler primaire avant les municipales. – Faiseur de roi -Dans une vidéo mardi, l’édile rouennais dit vouloir faire revenir au PS “toutes celles et ceux qui n’attendent que ça”, et ont quitté le parti ces dernières années, pour atteindre “100.000 militants”.  Surtout, il accuse Olivier Faure d'”une gestion clanique” et d’un manque de travail dans le parti.Les partisans du premier secrétaire sortant répondent que Nicolas Mayer-Rossignol a rassemblé autour de lui une coalition disparate de tous les “anti-Faure”, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.  Et ils prédisent une candidature de l’ex-président François Hollande en 2027, si le maire de Rouen gagne le congrès. Le troisième homme du congrès, Boris Vallaud se veut le candidat de “la réconciliation” et de “la doctrine”. Il a notamment développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation et un média interne.Sur France 2, il a expliqué mardi être “le seul à faire une vraie proposition de rassemblement”, et appelé les militants à choisir “la perspective du meilleur” contre l’extrême droite. Le reste de la gauche scrute ce congrès. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, favorable à l’union de la gauche en 2027, souhaite la victoire d’Olivier Faure. A l’inverse, Raphaël Glucksmann, qui refuse toute idée de primaire, penche plus pour une victoire de M. Mayer-Rossignol. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui trace son chemin vers la présidentielle et entend bien se présenter comme “la vraie gauche”.   

Congrès: Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol opposés au second tour, Vallaud en arbitre

Le premier secrétaire sortant du PS Olivier Faure sera opposé au maire de Rouen  Nicolas Mayer-Rossignol au second tour du vote des adhérents socialistes pour se choisir un nouveau chef, et Boris Vallaud, éliminé, se retrouve en position de faiseur de roi.Les deux candidats, qui s’étaient déjà affrontés lors du précédents congrès en 2023, seront départagés lors d’un deuxième tour le 5 juin avant un Congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy.Selon les résultats provisoires communiqués dans la nuit de mardi à mercredi par les entourages des trois candidats, Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour. Son entourage annonce un score d’environ 42% contre 40% pour Nicolas Mayer-Rossignol (et un écart d’environ 500 voix), et 18% pour Boris Vallaud. L’équipe du maire de Rouen évoque un score plus serré de 41%-41%, avec seulement quelques voix de plus pour le premier secrétaire sortant. Les proches de Boris Vallaud donnent eux un score d’environ 20% au député des Landes.   Les résultats définitifs seront communiqués mercredi à l’issue d’une commission de récollement, qui pourrait être tendue.      Les adhérents, – quelque 40.000 comptabilisés, et environ 23.000 votants au final – étaient invités à voter dans les sections de 17h à 22H, pour ce premier tour destiné à choisir le prochain texte d’orientation du parti, avec pour principal enjeu la stratégie pour la présidentielle de 2027.Olivier Faure, à la tête du PS depuis 2018, défend l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, avec une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Dans une vidéo sur X mardi, il a appelé les militants à “prolonger le travail accompli ces dernières années”, affirmant que “nous sommes redevenus centraux dans le débat politique”.Mais Nicolas Mayer-Rossignol, qui n’a jamais accepté sa défaite sur le fil en 2023, taxe celui qui a été l’un des artisans des accords de gauche Nupes (en 2022) et Nouveau Front populaire (en 2024) d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, avec qui il a pourtant pris ses distances depuis plusieurs mois.Le maire de Rouen défend “l’affirmation socialiste” et prône la création d’un grand parti socialiste (un “GPS”) agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergera un candidat social-démocrate en vue de 2027, estime-t-il, jugeant prématuré de parler primaire avant les municipales. – Faiseur de roi -Dans une vidéo mardi, l’édile rouennais dit vouloir faire revenir au PS “toutes celles et ceux qui n’attendent que ça”, et ont quitté le parti ces dernières années, pour atteindre “100.000 militants”.  Surtout, il accuse Olivier Faure d'”une gestion clanique” et d’un manque de travail dans le parti.Les partisans du premier secrétaire sortant répondent que Nicolas Mayer-Rossignol a rassemblé autour de lui une coalition disparate de tous les “anti-Faure”, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.  Et ils prédisent une candidature de l’ex-président François Hollande en 2027, si le maire de Rouen gagne le congrès. Le troisième homme du congrès, Boris Vallaud se veut le candidat de “la réconciliation” et de “la doctrine”. Il a notamment développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation et un média interne.Sur France 2, il a expliqué mardi être “le seul à faire une vraie proposition de rassemblement”, et appelé les militants à choisir “la perspective du meilleur” contre l’extrême droite. Le reste de la gauche scrute ce congrès. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, favorable à l’union de la gauche en 2027, souhaite la victoire d’Olivier Faure. A l’inverse, Raphaël Glucksmann, qui refuse toute idée de primaire, penche plus pour une victoire de M. Mayer-Rossignol. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui trace son chemin vers la présidentielle et entend bien se présenter comme “la vraie gauche”.   

Congrès: Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol opposés au second tour, Vallaud en arbitre

Le premier secrétaire sortant du PS Olivier Faure sera opposé au maire de Rouen  Nicolas Mayer-Rossignol au second tour du vote des adhérents socialistes pour se choisir un nouveau chef, et Boris Vallaud, éliminé, se retrouve en position de faiseur de roi.Les deux candidats, qui s’étaient déjà affrontés lors du précédents congrès en 2023, seront départagés lors d’un deuxième tour le 5 juin avant un Congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy.Selon les résultats provisoires communiqués dans la nuit de mardi à mercredi par les entourages des trois candidats, Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour. Son entourage annonce un score d’environ 42% contre 40% pour Nicolas Mayer-Rossignol (et un écart d’environ 500 voix), et 18% pour Boris Vallaud. L’équipe du maire de Rouen évoque un score plus serré de 41%-41%, avec seulement quelques voix de plus pour le premier secrétaire sortant. Les proches de Boris Vallaud donnent eux un score d’environ 20% au député des Landes.   Les résultats définitifs seront communiqués mercredi à l’issue d’une commission de récollement, qui pourrait être tendue.      Les adhérents, – quelque 40.000 comptabilisés, et environ 23.000 votants au final – étaient invités à voter dans les sections de 17h à 22H, pour ce premier tour destiné à choisir le prochain texte d’orientation du parti, avec pour principal enjeu la stratégie pour la présidentielle de 2027.Olivier Faure, à la tête du PS depuis 2018, défend l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, avec une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Dans une vidéo sur X mardi, il a appelé les militants à “prolonger le travail accompli ces dernières années”, affirmant que “nous sommes redevenus centraux dans le débat politique”.Mais Nicolas Mayer-Rossignol, qui n’a jamais accepté sa défaite sur le fil en 2023, taxe celui qui a été l’un des artisans des accords de gauche Nupes (en 2022) et Nouveau Front populaire (en 2024) d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, avec qui il a pourtant pris ses distances depuis plusieurs mois.Le maire de Rouen défend “l’affirmation socialiste” et prône la création d’un grand parti socialiste (un “GPS”) agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergera un candidat social-démocrate en vue de 2027, estime-t-il, jugeant prématuré de parler primaire avant les municipales. – Faiseur de roi -Dans une vidéo mardi, l’édile rouennais dit vouloir faire revenir au PS “toutes celles et ceux qui n’attendent que ça”, et ont quitté le parti ces dernières années, pour atteindre “100.000 militants”.  Surtout, il accuse Olivier Faure d'”une gestion clanique” et d’un manque de travail dans le parti.Les partisans du premier secrétaire sortant répondent que Nicolas Mayer-Rossignol a rassemblé autour de lui une coalition disparate de tous les “anti-Faure”, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.  Et ils prédisent une candidature de l’ex-président François Hollande en 2027, si le maire de Rouen gagne le congrès. Le troisième homme du congrès, Boris Vallaud se veut le candidat de “la réconciliation” et de “la doctrine”. Il a notamment développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation et un média interne.Sur France 2, il a expliqué mardi être “le seul à faire une vraie proposition de rassemblement”, et appelé les militants à choisir “la perspective du meilleur” contre l’extrême droite. Le reste de la gauche scrute ce congrès. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, favorable à l’union de la gauche en 2027, souhaite la victoire d’Olivier Faure. A l’inverse, Raphaël Glucksmann, qui refuse toute idée de primaire, penche plus pour une victoire de M. Mayer-Rossignol. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui trace son chemin vers la présidentielle et entend bien se présenter comme “la vraie gauche”.   

Lancement de la mégafusée d’Elon Musk Starship, après deux explosions

L’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk a lancé une nouvelle fois mardi sa mégafusée Starship, développée pour partir à la conquête de Mars, après deux explosions spectaculaires survenues coup sur coup lors des derniers vols d’essai.Haute de 123 mètres, soit la taille d’un immeuble d’environ 40 étages, cette fusée est la plus grande et la puissante jamais conçue.Dans un colossal nuage de fumée, elle s’est élancée peu après 23H35 GMT dans le ciel du Texas sous les applaudissements de dizaines de curieux rassemblés sur une plage avoisinante.Le fondateur de SpaceX, Elon Musk suivait lui le décollage directement depuis le site de l’entreprise Starbase, vêtu d’un T-shirt affichant sa devise: “coloniser Mars”.Le richissime entrepreneur compte en effet sur cette mégafusée pour mener à bien son projet fou de conquête de la planète rouge, nécessaire selon lui pour faire des humains une espèce “multiplanétaire” et offrir un plan de secours dans le cas où la Terre deviendrait inhabitable.Une version modifiée de Starship doit également servir au programme Artémis, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.- Réutilisation -Lors de ce neuvième essai, SpaceX a réutilisé pour la première fois un premier étage de fusée ayant déjà volé et été récupéré, signant ainsi une nouvelle étape vers son objectif de totale réutilisation de la fusée, une caractéristique qui doit permettre de réduire considérablement les coûts et les ressources.A cette occasion, le premier étage ne devait pas revenir cette fois sur son pas de tir mais aller “s’écraser brutalement” dans les eaux du golfe du Mexique, unilatéralement rebaptisé “golfe d’Amérique” par Donald Trump, avait prévenu SpaceX.Toutefois, le propulseur a probablement explosé peu avant de toucher la surface de l’eau, selon des propos d’employés de SpaceX lors d’une retransmission vidéo mentionnant la “disparition” de l’engin et de fortes explosions entendues par un journaliste de l’AFP.Le vaisseau, qui avait explosé en altitude lors des deux derniers vols a lui réussi à atteindre sa trajectoire.- Explosions et débris -Les deux précédents essais de Starship tenus en début d’année s’étant soldés par des explosions en altitude et des pluies de débris au-dessus des Caraïbes.A chaque fois, le premier étage de la fusée, propulsant l’ensemble, avait réussi à revenir sur le pas de tir et à être rattrapé par des bras mécaniques – une manoeuvre spectaculaire que seule SpaceX maîtrise.Mais l’immense vaisseau avait lui explosé en altitude les deux fois, contraignant les autorités à dévier les trajectoires d’avions ou encore à retarder des décollages. Des incidents spectaculaires mais loin d’être inédits, l’entreprise d’Elon Musk misant sur une stratégie risquée: lancer de multiples prototypes afin de corriger au fur et à mesure les problèmes rencontrés en situation de vol.Une philosophie qui a fait son succès, mais n’est pas exempte de critiques, notamment sur le plan environnemental.Des associations ont ainsi porté plainte en 2023 contre les autorités américaines, les accusant d’avoir mal évalué l’impact de ces lancements, alors que la base spatiale de l’entreprise au Texas est située à proximité de zones naturelles protégées.En dépit de ces critiques, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, a accordé début mai son feu vert à l’augmentation de la cadence des lancements de Starship de 5 à 25 vols annuels.

China not trying to ‘replace’ US in Colombia: ambassador

China is not seeking to “replace” the United States as the top trading partner of Colombia, Beijing’s ambassador to Bogota, whose president has announced a pivot to China, told AFP on Tuesday.Until recently Colombia was one of the United States’ closest trade and security partners in Latin America. But the country’s first leftist president Gustavo Petro, who has crossed swords with his US counterpart Donald Trump, is trying to steer more trade towards China.China’s ambassador to Bogota denied that Beijing was seeking to topple the United States from its pole position in Latin America.”China is coming to offer our collaboration, not to replace anyone, nor seeking to take someone’s place,” Zhu Jingyang told AFP on the sidelines of a media briefing.Earlier this month, Colombia formally joined China’s vast Belt and Road (BRI) infrastructure program.Bogota’s accession boosted Beijing’s efforts to deepen ties with Latin America, a key battleground in its confrontation with the Trump administration.It came in the wake of a showdown between Trump and Petro over deportation flights which ended in humiliation for Colombia.After initially denying entry to US military planes carrying deported Colombians in January, Bogota sent its own planes to bring them home to avoid hefty US tariffs threatened by Trump.The business community in Latin America’s fourth-biggest economy has expressed fears that Petro’s rapprochement with China could damage Colombia’s trade with the United States.The State Department’s special envoy for Latin America, Mauricio Claver-Carone, warned recently that the United States might start buying flowers and coffee — two of Colombia’s top exports to the United States — from other Latin American countries instead.Zhu accused the Trump administration of using “intimidation” and “blackmail” to try keep Colombia in its orbit.Two-thirds of Latin American countries have already joined the Belt and Road Initiative.

Charles III défend la souveraineté du Canada face aux menaces de Trump

Le roi Charles III a défendu mardi à Ottawa la souveraineté du Canada, pays dont il est le chef d’Etat et qui traverse une crise sans précédent en raison des menaces d’annexion de Donald Trump. “La démocratie, le pluralisme, la primauté du droit, l’autodétermination et la liberté sont des valeurs chères aux yeux des Canadiens et des Canadiennes, des valeurs que le gouvernement est déterminé à protéger”, a déclaré le roi dans un discours prononcé pour la réouverture du parlement, temps fort d’une visite hautement symbolique au Canada.Le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney a voulu faire de cette visite de deux jours, vue comme un “honneur historique”, une démonstration de souveraineté face au voisin du sud et aux velléités de Donald Trump de faire du Canada le 51e Etat américain.Une éventualité à nouveau évoquée mardi par le locataire de la Maison Blanche.”J’ai dit au Canada, qui veut vraiment faire partie de notre fabuleux Dôme d’or, qu’il lui en coûtera 61 milliards de dollars s’il reste une nation séparée (…) mais qu’il ne lui en coûtera RIEN s’il devient notre cher 51e Etat”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en référence à son projet de bouclier antimissiles. Il a assuré qu’Ottawa “étudiait” cette offre.C’est à l’invitation de M. Carney que Charles III a fait exceptionnellement le déplacement pour cette allocution qui est en principe prononcée par le représentant de la couronne britannique au Canada, le gouverneur général.Si le roi Charles III a prononcé le discours – en anglais et même par moments en français – comme s’il s’agissait de ses propres mots, il a en réalité été rédigé par le cabinet du Premier ministre et visait à détailler le programme du nouveau gouvernement de centre-gauche, en place depuis les élections législatives du 28 avril.La campagne électorale avait été entièrement centrée sur le président américain et ses menaces commerciales comme politiques.Depuis qu’il est devenu Premier ministre en mars, Mark Carney, un technocrate sans expérience politique, a plusieurs fois martelé que le Canada ne se laisserait pas faire. Et ce discours du trône l’a encore rappelé, dans un langage diplomatique prudent.”Le Canada fait face à des défis qui, dans nos vies, sont sans précédent”, a déclaré Charles III, parlant d’un “moment décisif”.Les bouleversements actuels représentent une “occasion incroyable” pour le pays de “forger de nouvelles alliances et une nouvelle économie au service de toute sa population”, a ajouté le roi.Le pays est “prêt à bâtir une coalition de nations” qui croient “en la coopération internationale et le libre-échange de biens, de services et d’idées”, a-t-il ajouté, alors que Donald Trump continue de brandir à tout-va des menaces de droits de douane.- “Message à Trump”  -Le discours s’est conclu par une allusion à l’hymne national canadien, rappelant que “le Grand Nord est en effet fort et libre”, déclenchant de longs applaudissements dans la chambre du Sénat.”Notre souveraineté est forte”, a ensuite souligné Mark Carney.Sous le ciel bleu, Charles III a longuement serré la main de gens massés le long d’une clôture de sécurité, souriant et disant un mot à chacun. Il a ensuite assisté à une dernière cérémonie avec son épouse Camilla avant de quitter le sol canadien.Mardi matin, des milliers de personnes de tous âges s’étaient rassemblées le long du parcours du cortège pour apercevoir le couple royal dans leur voiture de cérémonie tirée par des chevaux.Dans une atmosphère festive, elles ont agité des drapeaux canadiens et l’Union Jack, la bannière britannique.Kirsten Hanson, 44 ans, s’est réjouie du soutien royal. “S’il peut faire quoi que ce soit pour démontrer la souveraineté du Canada, c’est fantastique”, a-t-elle dit à l’AFP. “Personne ne veut être absorbé par les Etats-Unis”.La visite du roi est un “message à Donald Trump” pour lui montrer que le “Canada n’est pas seul dans ce combat”, a expliqué Félix Mathieu, professeur à l’Université du Québec en Outaouais. “C’est extraordinaire car c’est seulement la troisième fois que le souverain lit ce discours”.En effet, Elizabeth II, la mère du roi Charles, n’était venue prononcer le discours du trône qu’à deux reprises lors de son long règne, en 1957 et en 1977.”Le Canada a été un peu malmené ces derniers temps” par le président américain, affirme Tom Fleming. Pour cet homme de 83 ans, il est donc “très important” que Charles et Camilla “se montrent et fassent sentir leur présence”.

King Charles says Canada ‘strong and free’ as Trump looms

King Charles III hailed Canada as “strong and free” as he delivered a major speech to open parliament in Ottawa against the backdrop of US President Donald Trump’s threats to take over the country.”Democracy, pluralism, the rule of law, self-determination, and freedom are values which Canadians hold dear, and ones which the government is determined to protect,” King Charles said, adding that Canada was facing a “critical moment.”To loud applause, he drew on the national anthem as he said “the true north is indeed strong and free!”Prime Minister Mark Carney invited the 76-year-old British monarch — Canada’s head of state as it is a Commonwealth member — to the capital, accompanied by Queen Camilla.The king has never publicly commented on Trump’s repeated talk of making Canada the 51st US state, but his language was closely watched for veiled references.Although the speech was read by the king as if it were his own words, it was written by the prime minister’s office to set out the government’s priorities to “build Canada strong” and how it aims to achieve them.In addition to his annexation threats, Trump has also launched tariff wars, particularly targeting Canada.”The system of open global trade that, while not perfect, has helped to deliver prosperity for Canadians for decades, is changing,” Charles said, in cautious words.”We must be clear-eyed: the world is a more dangerous and uncertain place than at any point since the Second World War.”Not to be outdone, Trump on Tuesday posted on his TruthSocial platform about annexing Canada — eliding mention of King Charles — by offering protection from his proposed “Golden Dome” missile defense system. “I told Canada, which very much wants to be part of our fabulous Golden Dome System, that it will cost $61 Billion Dollars if they remain a separate, but unequal, Nation, but will cost ZERO DOLLARS if they become our cherished 51st State,” Trump said, adding: “They are considering the offer!”There was no immediate response from Canada to Trump’s claims.- ‘Symbolism’ – The speech was delivered in the Senate — a former railway station that has been converted while parliament undergoes renovations — with past prime ministers, Supreme Court justices and Indigenous leaders in feather headdresses in attendance.”You see the enthusiasm for our institutions,” Carney told reporters, pointing to cheering crowds that awaited the king. “Our sovereignty is strong.”King Charles’s “speech from the throne” was the first by a monarch in nearly half a century. It was delivered by Charles’s mother, the late Queen Elizabeth II, in 1957 and 1977.”In terms of symbolism, it’s extraordinary,” said Felix Mathieu, a politics professor at the University of Quebec in Outaouais.Tuesday’s event, Mathieu said, was a message to Trump to show him that “Canada is not alone in this fight.”Carney has vowed to oversee the biggest transformation of Canada’s economy since the end of the Second World War to enable it to “stand up” to Trump.Charles said in the speech that Canada would also “build new alliances” and seek out “reliable trading partners and allies around the world,” while reinvesting in its military and Arctic defense.”Canada is ready to build a coalition of like-minded countries that share its values, that believe in international cooperation and the free and open exchange of goods, services, and ideas,” he said.- Festive welcome -Thousands gathered along a parade route for a chance to see the monarch arriving in a carriage escorted by Royal Canadian Mounted Police officers on horseback.The atmosphere was festive, with people waving Canadian flags, a 21-gun salute and a fighter jet flyover. The king stopped several times to speak with people along a security fence before and after his speech.Kirsten Hanson, 44, said she welcomed the king’s show of support as the pressure grows from the United States.”If there’s anything that he can do to demonstrate Canada’s sovereignty I think that that’s fantastic,” she told AFP. “Nobody wants to be absorbed into the US.””Elbows up,” said Marion Hand, 88, in reference to Carney’s battle cry in the face of Trump’s annexation threats. She traveled from Mississauga, Ontario for the event and was visibly giddy after shaking hands with the king and queen.

Après deux explosions, la mégafusée d’Elon Musk Starship prête à un nouveau vol test

Le multimilliardaire Elon Musk, fondateur de l’entreprise SpaceX, compte mener mardi un nouveau lancement test de sa mégafusée Starship, qu’il développe pour partir à la conquête de Mars, après deux explosions spectaculaires survenues coup sur coup lors des derniers vols d’essai.Cette fusée, haute de 123 mètres, soit la taille d’un immeuble d’environ 40 étages, doit s’élancer dans le ciel du Texas à partir de 18H30 locales (23H30 GMT) pour un neuvième vol test.Un événement qui attire comme à l’accoutumée des dizaines de curieux, venus parfois de très loin pour assister à ce spectacle depuis une petite plage avoisinante.Parmi eux, Piers Dawson, un quinquagénaire ayant fait le voyage depuis l’Australie avec sa femme et son fils de 15 ans, qui rate pour l’occasion les cours. “C’est vraiment génial”, s’exclame auprès de l’AFP le père de famille, un passionné qui se dit “obsédé” par cette fusée, la plus puissante jamais conçue, et s’attend cette fois “à un lancement réussi”. Les deux précédents essais de Starship tenus en début d’année s’étant en effet soldés par des explosions en altitude et des pluies de débris au-dessus des Caraïbes.A chaque fois, le premier étage de la fusée, propulsant l’ensemble, avait réussi à revenir sur le pas de tir et à être rattrapé par des bras mécaniques – une manoeuvre spectaculaire que seule SpaceX maîtrise.Mais l’immense vaisseau avait lui explosé en altitude les deux fois, contraignant les autorités à dévier les trajectoires d’avions ou encore à retarder des décollages. – Objectif 25 vols annuels -Des incidents spectaculaires mais loin d’être inédits, l’entreprise d’Elon Musk misant sur une stratégie risquée: lancer de multiples prototypes afin de corriger au fur et à mesure les problèmes rencontrés en situation de vol.Une philosophie qui a fait son succès, mais n’est pas exempte de critiques, notamment sur le plan environnemental.Des associations ont ainsi porté plainte en 2023 contre les autorités américaines, les accusant d’avoir mal évalué l’impact de ces lancements, alors que la base spatiale de l’entreprise au Texas est située à proximité de zones naturelles protégées. En dépit de ces critiques, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, a accordé début mai son feu vert à l’augmentation de la cadence des lancements de Starship de 5 à 25 vols annuels.Une bonne nouvelle pour Elon Musk, dont le projet fou de “coloniser Mars” et de faire des humains une espèce “multiplanétaire”, dépend du développement de cette mégafusée.Le richissime entrepreneur, connu pour ses prévisions très optimistes, prévoit d’envoyer Starship sur la planète rouge dès la fin 2026, et d’y mener des missions habitées dans les trois à cinq ans suivants, alors que le président Donald Trump, dont il est devenu l’un des grands alliés, a lui promis de planter un drapeau américain sur Mars au cours de son mandat, qui doit se terminer en janvier 2029.Une version modifiée de Starship doit également servir au programme Artémis, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.- Plongeon brutal dans le golfe -Lors de ce neuvième essai, SpaceX réutilisera pour la première fois un premier étage de fusée ayant déjà volé et été récupéré, signant ainsi une nouvelle étape vers son objectif de totale réutilisation de la fusée, une caractéristique qui doit permettre de réduire considérablement les coûts et les ressources.Mais qui est extrêmement complexe à réaliser. S’il parvient déjà à récupérer le propulseur de la fusée, Elon Musk compte ainsi tenter bientôt une récupération du vaisseau Starship, qui constitue le deuxième étage de la fusée et donne son nom à l’ensemble.Lors de ce nouveau vol test, SpaceX espère par ailleurs réaliser les tests qu’elle comptait mener lors des deux précédents vols sur le vaisseau – dont une tentative de déploiement de simulateurs de satellites – puis le laisser finir sa course dans l’océan Indien.Le premier étage ne reviendra quant à lui pas cette fois sur son pas de tir mais ira “s’écraser brutalement” dans les eaux du golfe du Mexique, unilatéralement rebaptisé “golfe d’Amérique” par Donald Trump, a prévenu SpaceX.Un changement de programme destiné à réaliser “plusieurs expériences en vol” afin d'”améliorer les performances et la fiabilité des futurs propulseurs”, a-t-elle expliqué.