Asian stocks rally fades as Japan debt sale disappoints

Asian equities wobbled Wednesday as investors struggled to track a Wall Street rally fuelled by forecast-beating US consumer confidence data, with a weak Japanese debt sale adding to worries about rising bond yields.New York investors returned to their desks after a long weekend break in a good mood after Donald Trump delayed until July the 50 percent tariffs on the European Union he announced out of the blue on Friday, sparking a market rout.The US president’s announcement Sunday delaying them soothed worries about a fresh flare-up in his trade war that has rattled global sentiment, fanned uncertainty and led some to question their confidence in the world’s biggest economy.Buying was also boosted by Trump’s post on social media flagging progress with Brussels.”I have just been informed that the E.U. has called to quickly establish meeting dates,” he said on his Truth Social platform.”This is a positive event, and I hope that they will, FINALLY, like my same demand to China, open up the European Nations for Trade with the United States of America.”Markets also cheered data showing a bigger-than-expected jump in US consumer confidence thanks to a slight easing of trade tensions, particularly with China.However, investors were unable to maintain their momentum, with optimism sapped by the disappointing sale of 40-year Japanese government bonds (JGBs).Hong Kong, Sydney, Mumbai and Jakarta all fell, with Wellington also in the red even after New Zealand’s central bank cut interest rates for the sixth meeting in a row.Shanghai and Jakarta were barely moved, while Singapore, Seoul, Taipei, Manila and Bangkok rose with London, Frankfurt and Paris.Tokyo was flat and the yen lost early gains after the auction of the long-term JGBs was met with the worst take-up since July. That came after last week saw the worst auction of 20-year notes for more than a decade.The cost of government debt has surged around the world in recent weeks — hitting record highs last week in Japan — amid worries about rising spending as leaders try to support their economies and after Trump’s April 2 tariff blitz.The Bank of Japan’s decision to reduce its purchases of JGBs — as it looks to tighten monetary policy in the face rising inflation — has added to the rising yields.The poor result reversed Tuesday’s rally that came after Japan’s Ministry of Finance sent a questionnaire to market players regarding issuance, fuelling talk that it was considering slowing its sales down, meaning there would be less supply.Bonds yields rise and prices fall when demand is weak.Still, Masahiko Loo, senior fixed income strategist at State Street Global Advisors, said the JGB panic may have been overdone.”We maintain our long-standing view that the challenges in the JGB market are technical rather than structural. These issues are largely addressable through adjustments in issuance volume or composition,” he wrote in a commentary.”We believe the concern on loss of control over the super-long end is overblown. Around 90 percent of JGBs are domestically held, and the ‘don’t fight the BOJ/MOF’ mantra remains a powerful anchor,” he added, referring to the Bank of Japan and Ministry of Finance.”Any perceived supply-demand imbalance is more a matter of timing mismatches, which is a technical dislocation rather than a fundamental flaw.”We expect these imbalances to be resolved as early as the third quarter of 2025. The MOF potential reduction headline reinforces our view.”- Key figures at around 0810  GMT -Tokyo – Nikkei 225: FLAT at 37,722.40 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.5 percent at 23,258.31 (close)Shanghai – Composite: FLAT at 3,339.93 (close)London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 8,795.26Euro/dollar: DOWN at $1.1326 from $1.1329 on TuesdayPound/dollar: DOWN at $1.3501 from $1.3504Dollar/yen: DOWN at 144.33 yen from 144.34 yenEuro/pound: DOWN at 83.86 pence from 83.88 penceWest Texas Intermediate: UP 0.5 percent at $61.21 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.5 percent at $64.41 per barrelNew York – Dow: UP 1.8 percent at 42,343.65 (close)

Sur une île au nord de l’Ecosse, le tweed prend un coup de jeune

“Quand on voit le tweed dans les défilés de mode, on ne s’imagine pas qu’il vient d’ici!”, s’amuse Alexander MacLeod, un ancien banquier de 38 ans, en s’installant derrière son métier à tisser, dans une ancienne grange au bord d’un loch en Ecosse. Alexander est devenu tisserand il y a deux ans, contribuant avec d’autres habitants des îles Lewis et Harris, au nord-ouest de l’Ecosse, au rajeunissement du secteur du tweed, après une grande période de déclin.C’est “une bonne chose de perpétuer la tradition”. Le tweed, un symbole du patrimoine écossais, “a toujours fait partie de la culture ici”, sur les îles des Hébrides extérieures, souligne ce trentenaire, originaire de l’île de Scalpay, reliée à Harris par un pont. C’est désormais “un secteur attractif”, vante-t-il.Il est parti pendant sept ans pour travailler dans la banque, mais l’appel des racines a été trop fort et il est revenu sur son île. La journée, Alexander travaille pour une petite entreprise de cosmétiques locale. En soirée, il met un podcast, de préférence sur des affaires d’espionnage, et se met à tisser, patiemment. Seul le bruit régulier de sa machine vient perturber le calme total dans lequel est plongée l’ancienne grange en pierre.Le “Harris Tweed”, fabriqué de manière traditionnelle avec 100% de pure laine vierge de mouton, est le seul tissu protégé par une loi du Parlement britannique de 1993. Elle stipule qu’il doit être “tissé à la main par les insulaires dans leur maison dans les Hébrides extérieures, (…) à partir de pure laine vierge teinte et filée dans les Hébrides extérieures”. – “Résurgence” -Le tisserand parle de sa “satisfaction” une fois le tweed terminé. Le tissu, autrefois associé à l’aristocratie britannique, part ensuite à l’usine de filage, qui contrôle sa qualité, à la recherche du moindre défaut. Et enfin, il peut recevoir le précieux tampon “Harris Tweed”, un globe surmonté d’une croix certifiant la provenance et l’authenticité de ce tissu, délivré par la Harris Tweed Authority (HTA).Puis le tweed quitte l’île, régulièrement acheté par des marques de luxe, comme Christian Dior, Chanel, Gucci. Plusieurs marques de sneakers comme Nike, New Balance ou Converse l’ont adopté pour des éditions limitées. Il y a bien sûr les vestes, les casquettes, les sacs. Le tissu est également utilisé pour l’ameublement. Au total, il y a 140 tisserands, selon la HTA qui a, en 2023, lancé une opération de recrutement en réponse aux nombreux départs à la retraite et a proposé des ateliers pour apprendre le métier. Ce savoir-faire, souvent transmis de génération en génération, s’est alors ouvert à d’autres profils.  “C’est bien de voir des gens plus jeunes arriver”, se félicite Kelly MacDonald, la directrice des opérations à la HTA.”Quand j’ai rejoint le secteur, il y a une vingtaine d’années, je me suis vraiment demandée s’il allait survivre”, se souvient-elle. Le déclin a été “sévère”, puis peu à peu, il y a eu “une résurgence”. “Nous sommes maintenant sans cesse à la recherche de nouveaux marchés”, explique-t-elle. Le tweed s’exporte en Corée, au Japon, en Allemagne, en France, etc. Il n’est plus dépendant du marché américain, comme il a pu l’être auparavant, et devrait donc souffrir de manière limitée des droits de douane imposés par Donald Trump. En 2024, plus de 580.000 mètres de tweed ont été produits, indique la HTA, soulignant que le secteur connait “une croissance importante” depuis plusieurs années. – Slow Fashion -Le tweed s’est “modernisé”, se félicite Cameron MacArthur, qui travaille dans une des trois usines de filage, la Carloway Mill, dans l’ouest de l’île de Lewis. Il a 29 ans mais travaille là depuis douze ans. L’usine, avec ses grosses machines, semble ne pas avoir changé depuis des décennies mais lui a vu l’évolution: le rajeunissement dans les effectifs mais aussi au niveau du tissu. “Nous faisons de nouveaux motifs et nos propres couleurs”, explique-t-il. Il n’y a plus seulement le motif ultra-classique Prince de Galles ou du marron et des couleurs sombres. Cameron montre fièrement des rouleaux de bleu turquoise, de rose fuchsia. “Nous sommes très occupés. Nous recevons des commandes de partout”, raconte-t-il. Le jeune homme est “fier” de travailler avec ce produit local.Kelly MacDonald note aussi que le tweed répond aux attentes d’une mode plus écologique, aux antipodes de la “fast fashion”. “C’est sympa de regarder une carte et de se dire: +Ma veste vient de cette petite île là+. (…) Les gens s’intéressent désormais à ce genre de chose”, souligne-t-elle. Le processus de fabrication est “très long”: “Nous sommes l’exemple même de la +slow fashion+”, dit Kelly MacDonald en souriant.

La Bourse de Paris prudente dans l’attente de développements commerciaux

La Bourse de Paris avance prudemment mercredi, dans un contexte d’attente en l’absence de nouveaux développements sur le front de la guerre commerciale et avant les résultats du géant américains Nvidia.Vers 09H45 heure de Paris, le CAC 40, l’indice vedette de la place parisienne, prenait 0,31%, soit un gain de 24,65 points, pour s’établir à 7.851,44 points. La veille, il avait terminé à l’équilibre (-0,02%), à 7.826,79 points.”L’effervescence qui a stimulé les marchés semble s’aplatir”, a commenté Susannah Streeter, responsable des marchés chez Hargreaves Lansdown.Elle laisse en effet place à l’attentisme, en l’absence de nouvelles concrètes sur le front des droits de douane.Le président américain Donald Trump avait menacé vendredi d’imposer des droits de douane de 50% aux importations de l’Union européenne à partir du 1er juin, estimant que les négociations avec Bruxelles n’allaient “nulle part”.Il a ensuite accepté, dimanche, de reporter la date de la mise en place de ces droits de douane jusqu’au 9 juillet, après un appel téléphonique avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Si la menace ne semble pas crédible, l’issue reste incertaine”, ont souligné les analystes de LBP AM. “L’incertitude reste donc très élevée, ce qui devrait favoriser une volatilité toujours élevée sur les marchés”, ont-ils ajouté.Par ailleurs, les investisseurs attendent la publication mercredi des résultats trimestriels du géant américain des puces électroniques Nvidia, deuxième capitalisation mondiale, valorisée à plus de 3.000 milliards de dollars.”De bons résultats de Nvidia pourraient alimenter une nouvelle vague de hausse sur les marchés actions américains” et dans le reste du secteur, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Stellantis nomme un nouveau patronLe constructeur automobile Stellantis a annoncé mercredi la nomination de l’Italien Antonio Filosa au poste de directeur général, en remplacement de Carlos Tavares, évincé en décembre.Antonio Filosa, qui était jusqu’à présent directeur pour l’Amérique du Nord et du Sud pour Stellantis, avait été nommé également début février à la tête d’une nouvelle direction mondiale de la qualité. Vers 09H45 à Paris, l’action Stellantis prenait 0,59% à 9,27 euros

Sur les bords du lac Tanganyika, des Burundais impuissants face à la montée des eaux

D’élégants vestiges de Gatumba rappellent des jours prospères mais pour beaucoup de Burundais, les lieux évoquent surtout des souvenirs douloureux : un bébé sauvé des eaux in extremis, une maison qui s’écroule, la vie qui s’arrête et reste suspendue aux crues du lac Tanganyika.”Nous sommes sous l’eau depuis des années”, résume auprès de l’AFP Asha, une mère de quatre enfants de 32 ans chaussée de bottes de caoutchouc, dans son salon à nouveau immergé.Le réchauffement climatique a aggravé les crues du deuxième lac africain, au-dessus de son niveau normal depuis 2018, empêchant souvent la rivière Ruzizi de s’y jeter, selon des experts. En conséquence, le cours d’eau et son embouchure débordent, inlassablement.En 2023, de lourdes pluies ont provoqué des inondations qui ont poussé des milliers de personnes, dont la famille d’Asha, à chercher refuge sur des sites temporaires à proximité. Mais ces sites ont eux-mêmes été inondés un an plus tard.Certains ont été déplacés dans des camps plus loin. Asha et sa famille ont alors choisi de rentrer à Gatumba.Cette ville à la périphérie de Bujumbura, la capitale burundaise, se développait tous azimuts il y a quelques années encore, grâce à ses terres fertiles et à son dynamisme économique lié à sa proximité avec la frontière congolaise.Mais les eaux ont depuis avalé de nombreux quartiers, devenus fantomatiques. Des enfants naviguent au milieu de nombreuses maisons désaffectées sur des radeaux faits de bouteilles en plastique. Les crues qui arrivaient “jusqu’à la taille” ont également détruit les cultures et les écoles, raconte Asha, qui vivait autrefois de ses récoltes. Aujourd’hui, sa famille a souvent faim, soupire-t-elle, et ses enfants sont coincés à la maison. “Ce n’est pas que nous ne voulons pas déménager. Nous ne pouvons pas nous le permettre à cause du manque d’emplois”, explique-t-elle.- “Tout perdu” -Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres du monde, classé 187e sur 193 par l’ONU pour son indice de développement humain. Il est aussi particulièrement fragilisé par les effets du réchauffement climatique, avec de lourdes conséquences pour sa population.Environ 16.000 Burundais sont actuellement déplacés en raison de catastrophes naturelles, estime le chef de mission de l’ONG Save the Children dans le pays, Geoffrey Kirenga, interrogé par l’AFP, soulignant que le chiffre varie régulièrement.En 2024, des pluies diluviennes, aggravées par le phénomène climatique El Niño, avaient fait près de 100.000 déplacés et emporté des vies humaines, bien qu’aucun bilan n’avait été donné.Ariella, mère de sept enfants, fait partie de ces sinistrés climatiques. Sa famille et elle vivent dans le camp de Gateri, situé sur une zone vallonnée dans le nord du pays. Egalement originaire de Gatumba, elle raconte avoir “tout perdu” en 2020. Sa maison s’est écroulée, l’un de ses bébés – heureusement rattrapé de justesse – a manqué d’être emporté par les flots. Sa famille a ensuite été déplacée dans deux camps successifs. Où “l’eau est revenue”, souffle-t-elle.Elle vit désormais plus loin de la Ruzizi, et à l’abri des crues, mais les terres sont plus pauvres et l’argent manque, tandis que des coupes drastiques dans l’aide humanitaire commencent à se faire sentir, notamment dans les rations alimentaires. “Nous nous demandons souvent à quoi ressemblera notre avenir”, raconte Ariella, qui se refuse à retourner à Gatumba, car, dit-elle, l’eau y cache hippopotames et crocodiles. “Ce sera sans aucun doute très difficile.”- Choléra -L’augmentation du niveau du lac est cyclique, souligne le professeur burundais Bernard Sindayihebura, mais le réchauffement climatique l’a aggravée, tandis que la construction “anarchique” dès l’époque coloniale dans le pays l’a rendu particulièrement vulnérable. A Bujumbura même, sur la rive nord du lac Tanganyika, des parties de routes et bâtiments sont immergés. M. Sindayihebura croit encore à l’avenir de ces quartiers, à condition de construire des digues. Mais il faut pour cela que le niveau du lac “extrêmement déréglé” retourne à la normale. Ce qui prendra “10 ans au minimum”, estime-t-il.Face à ce problème insoluble, Save the Children demande des fonds pour continuer à aider les plus vulnérables, alors que l’administration Trump a suspendu 83% des projets humanitaires américains, quand les Etats-Unis fournissaient jusqu’ici 40% du total de l’aide mondiale. A Gatumba, certains, comme Asha, tentent de vivre avec les crues. Son mari Claude, 30 ans, raconte que des résidents ont construit l’année dernière une digue artisanale – à l’efficacité limitée. D’autres ont installé des tentes sur leurs toits pour échapper aux eaux et aux herbes hautes ayant pris possession de nombreux bâtiments. Les habitants restant font ce qu’ils peuvent, remarque Jean-Marie Niyonkuru, chef du quartier de 42 ans. Mais la vie dans les crues n’est pas sans conséquences : “les enfants souffrent de diarrhée car l’eau s’est mélangée aux eaux des toilettes, inondant ainsi les rues. Il y a beaucoup de choléra”.

Sur les bords du lac Tanganyika, des Burundais impuissants face à la montée des eaux

D’élégants vestiges de Gatumba rappellent des jours prospères mais pour beaucoup de Burundais, les lieux évoquent surtout des souvenirs douloureux : un bébé sauvé des eaux in extremis, une maison qui s’écroule, la vie qui s’arrête et reste suspendue aux crues du lac Tanganyika.”Nous sommes sous l’eau depuis des années”, résume auprès de l’AFP Asha, une mère de quatre enfants de 32 ans chaussée de bottes de caoutchouc, dans son salon à nouveau immergé.Le réchauffement climatique a aggravé les crues du deuxième lac africain, au-dessus de son niveau normal depuis 2018, empêchant souvent la rivière Ruzizi de s’y jeter, selon des experts. En conséquence, le cours d’eau et son embouchure débordent, inlassablement.En 2023, de lourdes pluies ont provoqué des inondations qui ont poussé des milliers de personnes, dont la famille d’Asha, à chercher refuge sur des sites temporaires à proximité. Mais ces sites ont eux-mêmes été inondés un an plus tard.Certains ont été déplacés dans des camps plus loin. Asha et sa famille ont alors choisi de rentrer à Gatumba.Cette ville à la périphérie de Bujumbura, la capitale burundaise, se développait tous azimuts il y a quelques années encore, grâce à ses terres fertiles et à son dynamisme économique lié à sa proximité avec la frontière congolaise.Mais les eaux ont depuis avalé de nombreux quartiers, devenus fantomatiques. Des enfants naviguent au milieu de nombreuses maisons désaffectées sur des radeaux faits de bouteilles en plastique. Les crues qui arrivaient “jusqu’à la taille” ont également détruit les cultures et les écoles, raconte Asha, qui vivait autrefois de ses récoltes. Aujourd’hui, sa famille a souvent faim, soupire-t-elle, et ses enfants sont coincés à la maison. “Ce n’est pas que nous ne voulons pas déménager. Nous ne pouvons pas nous le permettre à cause du manque d’emplois”, explique-t-elle.- “Tout perdu” -Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres du monde, classé 187e sur 193 par l’ONU pour son indice de développement humain. Il est aussi particulièrement fragilisé par les effets du réchauffement climatique, avec de lourdes conséquences pour sa population.Environ 16.000 Burundais sont actuellement déplacés en raison de catastrophes naturelles, estime le chef de mission de l’ONG Save the Children dans le pays, Geoffrey Kirenga, interrogé par l’AFP, soulignant que le chiffre varie régulièrement.En 2024, des pluies diluviennes, aggravées par le phénomène climatique El Niño, avaient fait près de 100.000 déplacés et emporté des vies humaines, bien qu’aucun bilan n’avait été donné.Ariella, mère de sept enfants, fait partie de ces sinistrés climatiques. Sa famille et elle vivent dans le camp de Gateri, situé sur une zone vallonnée dans le nord du pays. Egalement originaire de Gatumba, elle raconte avoir “tout perdu” en 2020. Sa maison s’est écroulée, l’un de ses bébés – heureusement rattrapé de justesse – a manqué d’être emporté par les flots. Sa famille a ensuite été déplacée dans deux camps successifs. Où “l’eau est revenue”, souffle-t-elle.Elle vit désormais plus loin de la Ruzizi, et à l’abri des crues, mais les terres sont plus pauvres et l’argent manque, tandis que des coupes drastiques dans l’aide humanitaire commencent à se faire sentir, notamment dans les rations alimentaires. “Nous nous demandons souvent à quoi ressemblera notre avenir”, raconte Ariella, qui se refuse à retourner à Gatumba, car, dit-elle, l’eau y cache hippopotames et crocodiles. “Ce sera sans aucun doute très difficile.”- Choléra -L’augmentation du niveau du lac est cyclique, souligne le professeur burundais Bernard Sindayihebura, mais le réchauffement climatique l’a aggravée, tandis que la construction “anarchique” dès l’époque coloniale dans le pays l’a rendu particulièrement vulnérable. A Bujumbura même, sur la rive nord du lac Tanganyika, des parties de routes et bâtiments sont immergés. M. Sindayihebura croit encore à l’avenir de ces quartiers, à condition de construire des digues. Mais il faut pour cela que le niveau du lac “extrêmement déréglé” retourne à la normale. Ce qui prendra “10 ans au minimum”, estime-t-il.Face à ce problème insoluble, Save the Children demande des fonds pour continuer à aider les plus vulnérables, alors que l’administration Trump a suspendu 83% des projets humanitaires américains, quand les Etats-Unis fournissaient jusqu’ici 40% du total de l’aide mondiale. A Gatumba, certains, comme Asha, tentent de vivre avec les crues. Son mari Claude, 30 ans, raconte que des résidents ont construit l’année dernière une digue artisanale – à l’efficacité limitée. D’autres ont installé des tentes sur leurs toits pour échapper aux eaux et aux herbes hautes ayant pris possession de nombreux bâtiments. Les habitants restant font ce qu’ils peuvent, remarque Jean-Marie Niyonkuru, chef du quartier de 42 ans. Mais la vie dans les crues n’est pas sans conséquences : “les enfants souffrent de diarrhée car l’eau s’est mélangée aux eaux des toilettes, inondant ainsi les rues. Il y a beaucoup de choléra”.

La cour d’appel administrative de Toulouse autorise la reprise du chantier de l’A69

La justice administrative a tranché: le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, fortement contesté depuis deux ans par les écologistes, va pouvoir reprendre, après trois mois d’arrêt. “La cour administrative d’appel de Toulouse prononce le sursis à l’exécution des jugements rendus le 27 février annulant les autorisations environnementales délivrées par l’Etat”, a écrit la juridiction dans un communiqué diffusé mercredi.La cour se prononçait sur un recours en urgence déposé par l’Etat, visant à redémarrer ce chantier de 53 kilomètres. Elle doit encore trancher sur le fond de ce dossier dans plusieurs mois.Cette décision intervient cinq jours avant le vote à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi dite de “validation” adoptée au Sénat à une large majorité le 15 mai. Ce texte est contesté par les opposants qui le jugent contraire à la constitution. Cette voie parlementaire prévoit d’autoriser la poursuite de la construction de l’A69, sans attendre que la cour d’appel administrative se prononce sur le fond du dossier.Le 27 février, à la surprise générale, le tribunal administratif de Toulouse avait arrêté le chantier de cette autoroute entamé en 2023, faute de “raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)” justifiant les atteintes à l’environnement causées par l’A69.Le 21 mai, lors de l’audience devant la cour administrative d’appel, le rapporteur public, magistrat dont les avis sont en général suivis, s’était dit favorable à une reprise du chantier, estimant que l’importance des villes de Castres, Mazamet et Toulouse, justifiait “par nature qu’elles soient reliées par des infrastructures routières rapides”.”Il n’y a pas de projet qui +par nature+ disposerait” d’une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), avait répliqué Alice Terrasse, avocate de la Voie est libre, collectif d’opposants. Depuis le début des travaux en mars 2023, ces militants écologistes ont occupé des arbres pour éviter leur abattage, tenté d’installer des ZAD (“zones à défendre”) sur le tracé ou organisé des rassemblements de milliers de personnes, parfois émaillés d’incidents violents avec les forces de l’ordre.Ces militants écologistes ont d’ailleurs appelé à une nouvelle mobilisation les 4, 5 et 6 juillet, ainsi qu’à des rassemblements devant les préfectures mercredi à 18h30 pour “laisser éclater leur colère”. Ces derniers mois, les partisans de l’A69 se sont aussi fait entendre, notamment en manifestant en masse le 8 mars à Castres avec comme slogan: “A69, on finit!”. A l’instar de l’association Via81, ils voient dans l’autoroute une solution de désenclavement du bassin de population de Castres-Mazamet, qui compte environ 100.000 habitants.Or, pour les opposants, ce bassin n’est pas enclavé et, même s’il l’était, une autoroute ne serait certainement pas une garantie de désenclavement, fustigent-ils.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux. Une reprise qui sera de toute façon progressive, Atosca devant rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins de chantier.

La cour d’appel administrative de Toulouse autorise la reprise du chantier de l’A69

La justice administrative a tranché: le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, fortement contesté depuis deux ans par les écologistes, va pouvoir reprendre, après trois mois d’arrêt. “La cour administrative d’appel de Toulouse prononce le sursis à l’exécution des jugements rendus le 27 février annulant les autorisations environnementales délivrées par l’Etat”, a écrit la juridiction dans un communiqué diffusé mercredi.La cour se prononçait sur un recours en urgence déposé par l’Etat, visant à redémarrer ce chantier de 53 kilomètres. Elle doit encore trancher sur le fond de ce dossier dans plusieurs mois.Cette décision intervient cinq jours avant le vote à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi dite de “validation” adoptée au Sénat à une large majorité le 15 mai. Ce texte est contesté par les opposants qui le jugent contraire à la constitution. Cette voie parlementaire prévoit d’autoriser la poursuite de la construction de l’A69, sans attendre que la cour d’appel administrative se prononce sur le fond du dossier.Le 27 février, à la surprise générale, le tribunal administratif de Toulouse avait arrêté le chantier de cette autoroute entamé en 2023, faute de “raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)” justifiant les atteintes à l’environnement causées par l’A69.Le 21 mai, lors de l’audience devant la cour administrative d’appel, le rapporteur public, magistrat dont les avis sont en général suivis, s’était dit favorable à une reprise du chantier, estimant que l’importance des villes de Castres, Mazamet et Toulouse, justifiait “par nature qu’elles soient reliées par des infrastructures routières rapides”.”Il n’y a pas de projet qui +par nature+ disposerait” d’une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), avait répliqué Alice Terrasse, avocate de la Voie est libre, collectif d’opposants. Depuis le début des travaux en mars 2023, ces militants écologistes ont occupé des arbres pour éviter leur abattage, tenté d’installer des ZAD (“zones à défendre”) sur le tracé ou organisé des rassemblements de milliers de personnes, parfois émaillés d’incidents violents avec les forces de l’ordre.Ces militants écologistes ont d’ailleurs appelé à une nouvelle mobilisation les 4, 5 et 6 juillet, ainsi qu’à des rassemblements devant les préfectures mercredi à 18h30 pour “laisser éclater leur colère”. Ces derniers mois, les partisans de l’A69 se sont aussi fait entendre, notamment en manifestant en masse le 8 mars à Castres avec comme slogan: “A69, on finit!”. A l’instar de l’association Via81, ils voient dans l’autoroute une solution de désenclavement du bassin de population de Castres-Mazamet, qui compte environ 100.000 habitants.Or, pour les opposants, ce bassin n’est pas enclavé et, même s’il l’était, une autoroute ne serait certainement pas une garantie de désenclavement, fustigent-ils.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux. Une reprise qui sera de toute façon progressive, Atosca devant rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins de chantier.

La cour d’appel administrative de Toulouse autorise la reprise du chantier de l’A69

La justice administrative a tranché: le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, fortement contesté depuis deux ans par les écologistes, va pouvoir reprendre, après trois mois d’arrêt. “La cour administrative d’appel de Toulouse prononce le sursis à l’exécution des jugements rendus le 27 février annulant les autorisations environnementales délivrées par l’Etat”, a écrit la juridiction dans un communiqué diffusé mercredi.La cour se prononçait sur un recours en urgence déposé par l’Etat, visant à redémarrer ce chantier de 53 kilomètres. Elle doit encore trancher sur le fond de ce dossier dans plusieurs mois.Cette décision intervient cinq jours avant le vote à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi dite de “validation” adoptée au Sénat à une large majorité le 15 mai. Ce texte est contesté par les opposants qui le jugent contraire à la constitution. Cette voie parlementaire prévoit d’autoriser la poursuite de la construction de l’A69, sans attendre que la cour d’appel administrative se prononce sur le fond du dossier.Le 27 février, à la surprise générale, le tribunal administratif de Toulouse avait arrêté le chantier de cette autoroute entamé en 2023, faute de “raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)” justifiant les atteintes à l’environnement causées par l’A69.Le 21 mai, lors de l’audience devant la cour administrative d’appel, le rapporteur public, magistrat dont les avis sont en général suivis, s’était dit favorable à une reprise du chantier, estimant que l’importance des villes de Castres, Mazamet et Toulouse, justifiait “par nature qu’elles soient reliées par des infrastructures routières rapides”.”Il n’y a pas de projet qui +par nature+ disposerait” d’une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), avait répliqué Alice Terrasse, avocate de la Voie est libre, collectif d’opposants. Depuis le début des travaux en mars 2023, ces militants écologistes ont occupé des arbres pour éviter leur abattage, tenté d’installer des ZAD (“zones à défendre”) sur le tracé ou organisé des rassemblements de milliers de personnes, parfois émaillés d’incidents violents avec les forces de l’ordre.Ces militants écologistes ont d’ailleurs appelé à une nouvelle mobilisation les 4, 5 et 6 juillet, ainsi qu’à des rassemblements devant les préfectures mercredi à 18h30 pour “laisser éclater leur colère”. Ces derniers mois, les partisans de l’A69 se sont aussi fait entendre, notamment en manifestant en masse le 8 mars à Castres avec comme slogan: “A69, on finit!”. A l’instar de l’association Via81, ils voient dans l’autoroute une solution de désenclavement du bassin de population de Castres-Mazamet, qui compte environ 100.000 habitants.Or, pour les opposants, ce bassin n’est pas enclavé et, même s’il l’était, une autoroute ne serait certainement pas une garantie de désenclavement, fustigent-ils.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux. Une reprise qui sera de toute façon progressive, Atosca devant rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins de chantier.

PS: Mayer Rossignol propose à Vallaud de le rejoindre dans “une dream team” socialiste

Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, candidat pour le poste de premier secrétaire du PS à l’issue du premier tour de vote des militants, a appelé mercredi Boris Vallaud, arrivé troisième, à le rejoindre dans un “collectif de direction”, pour “forger une dream team”.”Sur le fond, il faut enfin que le Parti socialiste produise de nouvelles idées. Boris (Vallaud) l’a proposé, nous l’avons proposé. On peut se rassembler là-dessus et forger une dream team, un collectif”, a déclaré le concurrent d’Olivier Faure sur RTL. “J’appelle à un nouveau collectif de direction”, a-t-il poursuivi, rappelant que “Boris et ses amis et nous-mêmes avons dit +il faut un parti qui travaille beaucoup plus et un parti qui se rassemble, il faut arrêter les divisions+”. A l’issue du premier tour de scrutin, où quelque 23.000 militants socialistes se sont exprimés, les résultats sont serrés entre l’actuel Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qui revendique 42% des voix contre 40% à Nicolas Mayer-Rossignol. Ce dernier évoque plutôt 41-41%. Les proches de Boris Vallaud donnent eux un score d’environ 20% au député des Landes.  Les résultats définitifs seront communiqués mercredi à l’issue d’une “commission de récollement”, qui pourrait être tendue. Puis les deux premiers s’affronteront pour le poste de premier secrétaire le 5 juin. Interrogé sur les intentions du chef des députés socialistes pour le 2e tour, Nicolas Mayer-Rossignol a répondu que “c’est à lui de le dire”. “Je ne suis pas pour aller faire du débauchage”, s’est-il défendu. 

L’Italien Antonio Filosa nommé directeur général de Stellantis

Le constructeur automobile Stellantis a annoncé mercredi la nomination de l’Italien Antonio Filosa au poste de directeur général, en remplacement de Carlos Tavares, évincé en décembre.Antonio Filosa, qui était jusqu’à présent directeur pour l’Amérique du Nord et du Sud pour Stellantis, avait été nommé également début février à la tête d’une nouvelle direction mondiale de la qualité. Stellantis “annonce que son conseil d’administration a élu à l’unanimité Antonio Filosa en tant que CEO, à l’issue d’un processus de recherche approfondi de candidats internes et externes, mené par un comité spécial du conseil d’administration dirigé par son président exécutif, John Elkann”, indique le constructeur dans un communiqué publié mercredi matin.Le groupe “tiendra une assemblée générale extraordinaire, qui sera convoquée dans les prochains jours, afin d’élire Antonio Filosa au conseil d’administration en tant qu’administrateur exécutif de la société”, précise l’entreprise. “Entre-temps, afin de lui donner les pleins pouvoirs et d’assurer une transition efficace, le conseil d’administration lui a accordé les pouvoirs de CEO, à compter du 23 juin”.Antonio Filosa, qui a fait toute sa carrière dans le groupe Fiat-Chrysler (FCA), était l’un des profils internes favoris pour prendre le poste de directeur général, vacant depuis la mise à l’écart de Carlos Tavares début décembre 2024.M. Filosa avait déjà été promu fin 2024 directeur pour l’Amérique du Nord et du Sud, et directeur de toutes les marques américaines (Chrysler, Dodge, Ram).