Macron en Indonésie pour vanter sa troisième voie chez un non-aligné historique

La troisième voie française chez le chantre historique des non-alignés: Emmanuel Macron défend mercredi en Indonésie sa posture de “puissance d’équilibre” entre les Etats-Unis et la Chine lors de la deuxième étape de sa tournée en Asie du Sud-Est.Arrivé à Jakarta mardi soir depuis le Vietnam, le président français a été accueilli en grande pompe mercredi matin par son homologue Prabowo Subianto au palais présidentiel Merdeka. “Notre partenariat dans tous les domaines, défense et sécurité, économie, culture est déjà fort, mais nous le renforçons”, a déclaré M. Macron à l’adresse de M. Prabowo, qu’il a qualifié de “frère”, avant le début des entretiens.M. Macron espère traduire son positionnement en contrats pour les entreprises françaises, notamment en matière de défense, d’énergie et de minerais critiques, dans une région en quête à la fois de partenaires face aux droits de douane américains de Donald Trump, mais aussi d’une juste distance à l’égard de l’imposant voisin chinois.En toile de fond, un autre enjeu pour la France: tenter d’embarquer un tant soit peu le pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde dans sa volonté de faire avancer la “solution à deux Etats” lors d’une conférence à l’ONU en juin sur le conflit israélo-palestinien.L’Indonésie est l’un des trois pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) à ne pas avoir de relations avec Israël. Or Emmanuel Macron, dans sa “détermination” à reconnaître un Etat de Palestine, potentiellement dès juin, espère en contrepartie obtenir des gages des pays arabo-musulmans.”Tous les pas que l’on pourra faire en direction d’une reconnaissance mutuelle seront des pas de géant au vu de la situation actuelle à Gaza”, a dit mercredi à la presse un conseiller du chef de l’Etat.Une déclaration commune est en cours de négociation, a-t-il ajouté, indiquant que “ce sera la première fois que l”Indonésie s’exprime avec un pays occidental sur Gaza”.- “Puissance de paix” -Au Vietnam, à l’entame de cette tournée de six jours qu’il conclura vendredi à Singapour, Emmanuel Macron a présenté la France en “puissance de paix et d’équilibres”, soucieuse d’un ordre international “fondé sur le droit”.Un message qui s’adresse à la fois à Pékin, qui se fait de plus en plus offensif dans ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, et à Donald Trump et ses menaces de hausse drastique des droits de douane.La “méthode” du président américain, qui consiste à “créer de l’incertitude en permanence” avec “des tarifs qui changent selon les matins où l’on se réveille”, “freine les investissements et l’économie”, a prévenu M. Macron au moment même où, réunie mardi en sommet à Kuala Lumpur, l’Asean a affiché son intention d’accélérer ses efforts pour diversifier ses réseaux commerciaux face à cette guerre douanière.En Indonésie, l’Elysée entend renforcer sa coopération dans les armements avec Prabowo Subianto, ancien ministre de la Défense, alors que l’Indonésie s’est fournie par le passé notamment en Russie pour ses avions de chasse.Elle a depuis acquis des Rafale du français Dassault Aviation, dont le patron Eric Trappier fait partie de la délégation — peut-être pour rassurer ce client après que le Pakistan a affirmé que ses avions de combat construits par la Chine avaient abattu des Rafale de l’Inde lors de leur récent affrontement.Interrogé sur une éventuelle nouvelle commande, ce même conseiller de M. Macron a souligné que “les contrats et accords se négocient jusqu’à la dernière minute, ils sont cours de négociation”, rappelant que l’achat de 42 avions de chasse a déjà “été acté par le passé”.Egalement dans le viseur, des contrats en matière d’énergie et de minerais critiques.Le nouveau directeur général d’Eramet Paulo Castellari fait ainsi parie de la délégation française pour tenter d’obtenir de Jakarta un relèvement du permis de production dans la plus grosse mine du monde de nickel, sur l’île de Lelilef Sawai. L’énergie est aussi un enjeu, l’Indonésie souhaitant se convertir rapidement au nucléaire pour répondre à la demande croissante d’électricité.Jeudi, M. Macron se rendra à Yogyakarta où il visitera le temple bouddhiste de Borobudur.

Macron en Indonésie pour vanter sa troisième voie chez un non-aligné historique

La troisième voie française chez le chantre historique des non-alignés: Emmanuel Macron défend mercredi en Indonésie sa posture de “puissance d’équilibre” entre les Etats-Unis et la Chine lors de la deuxième étape de sa tournée en Asie du Sud-Est.Arrivé à Jakarta mardi soir depuis le Vietnam, le président français a été accueilli en grande pompe mercredi matin par son homologue Prabowo Subianto au palais présidentiel Merdeka. “Notre partenariat dans tous les domaines, défense et sécurité, économie, culture est déjà fort, mais nous le renforçons”, a déclaré M. Macron à l’adresse de M. Prabowo, qu’il a qualifié de “frère”, avant le début des entretiens.M. Macron espère traduire son positionnement en contrats pour les entreprises françaises, notamment en matière de défense, d’énergie et de minerais critiques, dans une région en quête à la fois de partenaires face aux droits de douane américains de Donald Trump, mais aussi d’une juste distance à l’égard de l’imposant voisin chinois.En toile de fond, un autre enjeu pour la France: tenter d’embarquer un tant soit peu le pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde dans sa volonté de faire avancer la “solution à deux Etats” lors d’une conférence à l’ONU en juin sur le conflit israélo-palestinien.L’Indonésie est l’un des trois pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) à ne pas avoir de relations avec Israël. Or Emmanuel Macron, dans sa “détermination” à reconnaître un Etat de Palestine, potentiellement dès juin, espère en contrepartie obtenir des gages des pays arabo-musulmans.”Tous les pas que l’on pourra faire en direction d’une reconnaissance mutuelle seront des pas de géant au vu de la situation actuelle à Gaza”, a dit mercredi à la presse un conseiller du chef de l’Etat.Une déclaration commune est en cours de négociation, a-t-il ajouté, indiquant que “ce sera la première fois que l”Indonésie s’exprime avec un pays occidental sur Gaza”.- “Puissance de paix” -Au Vietnam, à l’entame de cette tournée de six jours qu’il conclura vendredi à Singapour, Emmanuel Macron a présenté la France en “puissance de paix et d’équilibres”, soucieuse d’un ordre international “fondé sur le droit”.Un message qui s’adresse à la fois à Pékin, qui se fait de plus en plus offensif dans ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, et à Donald Trump et ses menaces de hausse drastique des droits de douane.La “méthode” du président américain, qui consiste à “créer de l’incertitude en permanence” avec “des tarifs qui changent selon les matins où l’on se réveille”, “freine les investissements et l’économie”, a prévenu M. Macron au moment même où, réunie mardi en sommet à Kuala Lumpur, l’Asean a affiché son intention d’accélérer ses efforts pour diversifier ses réseaux commerciaux face à cette guerre douanière.En Indonésie, l’Elysée entend renforcer sa coopération dans les armements avec Prabowo Subianto, ancien ministre de la Défense, alors que l’Indonésie s’est fournie par le passé notamment en Russie pour ses avions de chasse.Elle a depuis acquis des Rafale du français Dassault Aviation, dont le patron Eric Trappier fait partie de la délégation — peut-être pour rassurer ce client après que le Pakistan a affirmé que ses avions de combat construits par la Chine avaient abattu des Rafale de l’Inde lors de leur récent affrontement.Interrogé sur une éventuelle nouvelle commande, ce même conseiller de M. Macron a souligné que “les contrats et accords se négocient jusqu’à la dernière minute, ils sont cours de négociation”, rappelant que l’achat de 42 avions de chasse a déjà “été acté par le passé”.Egalement dans le viseur, des contrats en matière d’énergie et de minerais critiques.Le nouveau directeur général d’Eramet Paulo Castellari fait ainsi parie de la délégation française pour tenter d’obtenir de Jakarta un relèvement du permis de production dans la plus grosse mine du monde de nickel, sur l’île de Lelilef Sawai. L’énergie est aussi un enjeu, l’Indonésie souhaitant se convertir rapidement au nucléaire pour répondre à la demande croissante d’électricité.Jeudi, M. Macron se rendra à Yogyakarta où il visitera le temple bouddhiste de Borobudur.

Asian stocks track Wall St rally as trade fears ease, eyes on Japan debt

Asian equities rose Wednesday following a Wall Street rally as traders cheered forecast-beating US consumer confidence data and a drop in bond yields, with eyes now on a key sale of Japanese debt.New York investors returned to their desks after a long weekend break in a good mood after Donald Trump delayed until July the 50 percent tariffs he announced out of the blue on Friday, sparking a market rout.The US president’s announcement Sunday soothed worries about a fresh flare-up in his trade war that has rattled global sentiment, fanned uncertainty and led some to question their confidence in the world’s biggest economy.Buying was also boosted by Trump’s post on social media saying progress with Brussels was being made.”I have just been informed that the E.U. has called to quickly establish meeting dates,” he said on his Truth Social platform.”This is a positive event, and I hope that they will, FINALLY, like my same demand to China, open up the European Nations for Trade with the United States of America.”Markets also cheered data showing a bigger-than-expected jump in US consumer confidence thanks to a slight easing of trade tensions, particularly with China.The lift in the Conference Board’s index was the first improvement after five months of decline and dragged it up from lows last seen at the onset of the Covid-19 pandemic. However, the report did warn that tariffs remained a key concern.Hong Kong, Shanghai, Sydney, Seoul, Singapore, Taipei, Manila and Jakarta all rose. Wellington was in the red even after New Zealand’s central bank cut interest rates for the sixth meeting in a row.Tokyo was also on the front foot as investors eye the crucial sale of Japanese 40-year government bonds, after an auction of 20-year notes this month saw the worst take-up in more than a decade.The cost of government debt has surged around the world in recent weeks — hitting record highs last week in Japan — amid worries about rising spending as leaders try to support their economies and after Trump’s April 2 tariff blitz.However, yields tumbled Tuesday after Japan’s Ministry of Finance sent a questionnaire to market players regarding issuance, fuelling talk that it was considering slowing its sales down, meaning there would be less supply.Masahiko Loo, senior fixed income strategist at State Street Global Advisors, said the recent panic over the Japanese government bond (JGB) market may have been overdone.”We maintain our long-standing view that the challenges in the JGB market are technical rather than structural. These issues are largely addressable through adjustments in issuance volume or composition,” he wrote in a commentary.”We believe the concern on loss of control over the super-long end is overblown. Around 90 percent of JGBs are domestically held, and the ‘don’t fight the BOJ/MOF’ mantra remains a powerful anchor,” he added, referring to the Bank of Japan and Ministry of Finance.”Any perceived supply-demand imbalance is more a matter of timing mismatches, which is a technical dislocation rather than a fundamental flaw.”We expect these imbalances to be resolved as early as the third quarter of 2025. The MOF potential reduction headline reinforces our view.”The drop in Japanese yields sent the yen lower Tuesday, and it held those losses in early trade Wednesday, sitting around 144.30 per dollar.- Key figures at around 0230 GMT -Tokyo – Nikkei 225: UP 0.5 percent at 37.918.86 (break) Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 23,421.96Shanghai – Composite: UP 0.2 percent at 3,346.13Euro/dollar: DOWN at $1.1323 from $1.1329 on TuesdayPound/dollar: DOWN at $1.3502 from $1.3504Dollar/yen: DOWN at 144.26 yen from 144.34 yenEuro/pound: DOWN at 83.86 pence from 83.88 penceWest Texas Intermediate: UP 0.8 percent at $61.36 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.7 percent at $64.56 per barrelNew York – Dow: UP 1.8 percent at 42,343.65 (close)London – FTSE 100: UP 0.7 percent at 8,778.05 (close)

France: l’heure du verdict pour l’ex-chirurgien pédocriminel Le Scouarnec

L’ex-chirurgien pédocriminel français Joël Le Scouarnec, qui encourt la peine maximale de 20 ans de prison pour viols et agressions sexuelles, va connaître mercredi le sort que lui réserve la justice après trois mois d’audience devant la cour criminelle du Morbihan (ouest).Cet homme aujourd’hui âgé de 74 ans, qualifié de “diable” par l’avocat général, est accusé d’avoir commis des viols et agressions sexuelles sur 299 personnes, dont une large majorité de patients mineurs au moment des faits, de 1989 à 2014. Il a reconnu l’ensemble des faits, endossant également la responsabilité pour la mort de deux victimes, l’une par overdose et l’autre par suicide.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé, invité lundi une dernière fois à prendre la parole au terme de ce procès débuté le 24 février.L’avocat général Stéphane Kellenberger a requis contre lui la peine maximale de 20 ans de réclusion assortie d’une série de mesures de sûreté en raison de sa “dangerosité”.Il a notamment requis une “rétention de sûreté”, une mesure rare qui concerne essentiellement des délinquants sexuels et qui permet de placer dans un centre unique en France un criminel présentant un risque élevé de récidive après la fin de sa peine.Pour Manon Lemoine, que Joël Le Scouarnec a reconnu avoir violée à l’âge de 11 ans, l’adoption de cette mesure par la cour est “le véritable enjeu” du verdict. “Si (elle) n’est pas prononcée, c’est une honte”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Son avocate, Me Marie Grimaud, a elle espéré que “la cour ne passera pas à côté (…) du risque de dangerosité extrêmement important” de Joël Le Scouarnec.”Archi-coupable”, il “ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, a affirmé l’un des avocats de la défense, Me Maxime Tessier, estimant que son client est allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle”. Il a “le droit à la repentance”, a-t-il rappelé.Le verdict, qui sera prononcé par la présidente de la cour Aude Buresi, est attendu au tribunal judiciaire de Vannes à partir de la mi-journée en France. – “Bombe atomique” -Tout au long du procès, Joël Le Scouarnec a voulu “avancer et réparer”, une “démarche volontaire”, a plaidé lundi Me Thibaut Kurzawa, l’un de ses conseils.Certains avocats des parties civiles y ont vu eux un simple tour de passe-passe: “reconnaître tout, c’est ne rien reconnaître”, a ainsi remarqué Me Giovanni Bertho-Briand.”Il nous a été martelé votre grande repentance, la grande sérénade de +j’ai changé+”, s’est agacé Me Delphine Caro. “Mais à qui ferez-vous croire que vous avez changé?””Vous êtes le pire pédophile de masse qui ait jamais existé (…) la bombe atomique de la pédophilie”, a lancé Me Thomas Delaby.Débuté le 24 février, ce procès fleuve a réuni quelque 60 avocats de parties civiles qui ont plaidé, tantôt individuellement, tantôt en se regroupant autour de thèmes précis, pendant presque trois jours.Les victimes “ne vous pardonneront jamais. Jamais”, a asséné à l’accusé Me Delaby.”Aucune peine ne pourra être à la hauteur de la souffrance des parties civiles”, a rappelé Me Romane Codou.- “A la hauteur” -Si la plupart ont loué une défense “bienveillante”, d’autres ont regretté que la cour n’ait pas “davantage bousculé” Joël Le Scouarnec pour “accéder à la vérité”, selon les mots de Me Bertho-Briand.Mais ce procès ne sera vraisemblablement pas le dernier de l’ex-chirurgien pédocriminel: “il y aura probablement une autre procédure”, a lancé l’avocat général lors de ses réquisitions.Le parquet de Lorient a ainsi ouvert deux enquêtes liées à “l’affaire Le Scouarnec”, dont l’une, révélée à l’AFP le 20 mars, concerne “des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées” d’agressions sexuelles et viols perpétrés par l’ex-chirurgien viscéral.”J’espère que le verdict sera à la hauteur des horreurs qu’il a pu commettre”, a confié à l’AFP Amélie Lévêque, l’une des 299 victimes de l’accusé. “Mais je n’y crois pas beaucoup.”

France: l’heure du verdict pour l’ex-chirurgien pédocriminel Le Scouarnec

L’ex-chirurgien pédocriminel français Joël Le Scouarnec, qui encourt la peine maximale de 20 ans de prison pour viols et agressions sexuelles, va connaître mercredi le sort que lui réserve la justice après trois mois d’audience devant la cour criminelle du Morbihan (ouest).Cet homme aujourd’hui âgé de 74 ans, qualifié de “diable” par l’avocat général, est accusé d’avoir commis des viols et agressions sexuelles sur 299 personnes, dont une large majorité de patients mineurs au moment des faits, de 1989 à 2014. Il a reconnu l’ensemble des faits, endossant également la responsabilité pour la mort de deux victimes, l’une par overdose et l’autre par suicide.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé, invité lundi une dernière fois à prendre la parole au terme de ce procès débuté le 24 février.L’avocat général Stéphane Kellenberger a requis contre lui la peine maximale de 20 ans de réclusion assortie d’une série de mesures de sûreté en raison de sa “dangerosité”.Il a notamment requis une “rétention de sûreté”, une mesure rare qui concerne essentiellement des délinquants sexuels et qui permet de placer dans un centre unique en France un criminel présentant un risque élevé de récidive après la fin de sa peine.Pour Manon Lemoine, que Joël Le Scouarnec a reconnu avoir violée à l’âge de 11 ans, l’adoption de cette mesure par la cour est “le véritable enjeu” du verdict. “Si (elle) n’est pas prononcée, c’est une honte”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Son avocate, Me Marie Grimaud, a elle espéré que “la cour ne passera pas à côté (…) du risque de dangerosité extrêmement important” de Joël Le Scouarnec.”Archi-coupable”, il “ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, a affirmé l’un des avocats de la défense, Me Maxime Tessier, estimant que son client est allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle”. Il a “le droit à la repentance”, a-t-il rappelé.Le verdict, qui sera prononcé par la présidente de la cour Aude Buresi, est attendu au tribunal judiciaire de Vannes à partir de la mi-journée en France. – “Bombe atomique” -Tout au long du procès, Joël Le Scouarnec a voulu “avancer et réparer”, une “démarche volontaire”, a plaidé lundi Me Thibaut Kurzawa, l’un de ses conseils.Certains avocats des parties civiles y ont vu eux un simple tour de passe-passe: “reconnaître tout, c’est ne rien reconnaître”, a ainsi remarqué Me Giovanni Bertho-Briand.”Il nous a été martelé votre grande repentance, la grande sérénade de +j’ai changé+”, s’est agacé Me Delphine Caro. “Mais à qui ferez-vous croire que vous avez changé?””Vous êtes le pire pédophile de masse qui ait jamais existé (…) la bombe atomique de la pédophilie”, a lancé Me Thomas Delaby.Débuté le 24 février, ce procès fleuve a réuni quelque 60 avocats de parties civiles qui ont plaidé, tantôt individuellement, tantôt en se regroupant autour de thèmes précis, pendant presque trois jours.Les victimes “ne vous pardonneront jamais. Jamais”, a asséné à l’accusé Me Delaby.”Aucune peine ne pourra être à la hauteur de la souffrance des parties civiles”, a rappelé Me Romane Codou.- “A la hauteur” -Si la plupart ont loué une défense “bienveillante”, d’autres ont regretté que la cour n’ait pas “davantage bousculé” Joël Le Scouarnec pour “accéder à la vérité”, selon les mots de Me Bertho-Briand.Mais ce procès ne sera vraisemblablement pas le dernier de l’ex-chirurgien pédocriminel: “il y aura probablement une autre procédure”, a lancé l’avocat général lors de ses réquisitions.Le parquet de Lorient a ainsi ouvert deux enquêtes liées à “l’affaire Le Scouarnec”, dont l’une, révélée à l’AFP le 20 mars, concerne “des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées” d’agressions sexuelles et viols perpétrés par l’ex-chirurgien viscéral.”J’espère que le verdict sera à la hauteur des horreurs qu’il a pu commettre”, a confié à l’AFP Amélie Lévêque, l’une des 299 victimes de l’accusé. “Mais je n’y crois pas beaucoup.”

Pour le chirurgien pédocriminel Le Scouarnec, l’heure du verdict a sonné

Trois mois d’audience pour arriver à ce moment tant attendu par les victimes de Joël Le Scouarnec: la cour criminelle du Morbihan rend mercredi son verdict à Vannes, marquant le point final du procès de l’ex-chirurgien pédocriminel qui risque 20 ans de prison mais n’a demandé “aucune mansuétude” aux juges.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé, invité lundi une dernière fois à prendre la parole.L’avocat général Stéphane Kellenberger a requis contre lui la peine maximale de 20 ans de réclusion assortie d’une série de mesures de sûreté en raison de sa “dangerosité”.Il a notamment requis une “rétention de sûreté”, une mesure rare qui concerne essentiellement des délinquants sexuels et qui permet de placer dans un centre unique en France un criminel présentant un risque élevé de récidive après la fin de sa peine.Pour Manon Lemoine, que Joël Le Scouarnec a reconnu avoir violée à l’âge de 11 ans, l’adoption de cette mesure par la cour est “le véritable enjeu” du verdict. “Si (elle) n’est pas prononcée, c’est une honte”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Son avocate, Me Marie Grimaud, a elle espéré que “la cour ne passera pas à côté (…) du risque de dangerosité extrêmement important” de Joël Le Scouarnec.”Archi-coupable”, il “ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, a affirmé l’un des avocats de la défense, Me Maxime Tessier, estimant que son client est allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle”. Il a “le droit à la repentance”, a-t-il rappelé.Le verdict, qui sera prononcé par la présidente de la cour Aude Buresi, est attendu au tribunal judiciaire de Vannes à partir de la mi-journée. – “Réparer” -L’ex-chirurgien est accusé d’avoir commis des viols et agressions sexuelles sur 299 personnes, dont une large majorité de patients mineurs au moment des faits, de 1989 à 2014.Le 20 mars, il a reconnu l’ensemble des faits, endossant également la responsabilité pour la mort de deux victimes, l’une par overdose et l’autre par suicide.Tout au long du procès, Joël Le Scouarnec a voulu “avancer et réparer”, une “démarche volontaire”, a plaidé lundi Me Thibaut Kurzawa, l’un de ses conseils.Certains avocats des parties civiles y ont vu eux un simple tour de passe-passe: “reconnaître tout, c’est ne rien reconnaître”, a ainsi remarqué Me Giovanni Bertho-Briand.”Il nous a été martelé votre grande repentance, la grande sérénade de +j’ai changé+”, s’est agacé Me Delphine Caro. “Mais à qui ferez-vous croire que vous avez changé?””Vous êtes le pire pédophile de masse qui ait jamais existé (…) la bombe atomique de la pédophilie”, lance Me Thomas Delaby.Débuté le 24 février, ce procès fleuve a réuni quelque 60 avocats de parties civiles qui ont plaidé, tantôt individuellement, tantôt en se regroupant autour de thèmes précis, pendant presque trois jours.- “A la hauteur” -Les victimes “ne vous pardonneront jamais. Jamais”, a asséné à l’accusé Me Delaby.”Aucune peine ne pourra être à la hauteur de la souffrance des parties civiles”, a rappelé Me Romane Codou.Si la plupart ont loué une défense “bienveillante”, d’autres ont regretté que la cour n’ait pas “davantage bousculé” Joël Le Scouarnec pour “accéder à la vérité”, selon les mots de Me Bertho-Briand.Mais ce procès ne sera vraisemblablement pas le dernier de l’ex-chirurgien pédocriminel: “il y aura probablement une autre procédure”, a lancé l’avocat général lors de ses réquisitions.Le parquet de Lorient a ainsi ouvert deux enquêtes liées à “l’affaire Le Scouarnec”, dont l’une, révélée à l’AFP le 20 mars, concerne “des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées” d’agressions sexuelles et viols perpétrés par l’ex-chirurgien viscéral.”J’espère que le verdict sera à la hauteur des horreurs qu’il a pu commettre”, a confié à l’AFP Amélie Lévêque, l’une des 299 victimes de l’accusé. “Mais je n’y crois pas beaucoup.”

Pour le chirurgien pédocriminel Le Scouarnec, l’heure du verdict a sonné

Trois mois d’audience pour arriver à ce moment tant attendu par les victimes de Joël Le Scouarnec: la cour criminelle du Morbihan rend mercredi son verdict à Vannes, marquant le point final du procès de l’ex-chirurgien pédocriminel qui risque 20 ans de prison mais n’a demandé “aucune mansuétude” aux juges.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé, invité lundi une dernière fois à prendre la parole.L’avocat général Stéphane Kellenberger a requis contre lui la peine maximale de 20 ans de réclusion assortie d’une série de mesures de sûreté en raison de sa “dangerosité”.Il a notamment requis une “rétention de sûreté”, une mesure rare qui concerne essentiellement des délinquants sexuels et qui permet de placer dans un centre unique en France un criminel présentant un risque élevé de récidive après la fin de sa peine.Pour Manon Lemoine, que Joël Le Scouarnec a reconnu avoir violée à l’âge de 11 ans, l’adoption de cette mesure par la cour est “le véritable enjeu” du verdict. “Si (elle) n’est pas prononcée, c’est une honte”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Son avocate, Me Marie Grimaud, a elle espéré que “la cour ne passera pas à côté (…) du risque de dangerosité extrêmement important” de Joël Le Scouarnec.”Archi-coupable”, il “ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, a affirmé l’un des avocats de la défense, Me Maxime Tessier, estimant que son client est allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle”. Il a “le droit à la repentance”, a-t-il rappelé.Le verdict, qui sera prononcé par la présidente de la cour Aude Buresi, est attendu au tribunal judiciaire de Vannes à partir de la mi-journée. – “Réparer” -L’ex-chirurgien est accusé d’avoir commis des viols et agressions sexuelles sur 299 personnes, dont une large majorité de patients mineurs au moment des faits, de 1989 à 2014.Le 20 mars, il a reconnu l’ensemble des faits, endossant également la responsabilité pour la mort de deux victimes, l’une par overdose et l’autre par suicide.Tout au long du procès, Joël Le Scouarnec a voulu “avancer et réparer”, une “démarche volontaire”, a plaidé lundi Me Thibaut Kurzawa, l’un de ses conseils.Certains avocats des parties civiles y ont vu eux un simple tour de passe-passe: “reconnaître tout, c’est ne rien reconnaître”, a ainsi remarqué Me Giovanni Bertho-Briand.”Il nous a été martelé votre grande repentance, la grande sérénade de +j’ai changé+”, s’est agacé Me Delphine Caro. “Mais à qui ferez-vous croire que vous avez changé?””Vous êtes le pire pédophile de masse qui ait jamais existé (…) la bombe atomique de la pédophilie”, lance Me Thomas Delaby.Débuté le 24 février, ce procès fleuve a réuni quelque 60 avocats de parties civiles qui ont plaidé, tantôt individuellement, tantôt en se regroupant autour de thèmes précis, pendant presque trois jours.- “A la hauteur” -Les victimes “ne vous pardonneront jamais. Jamais”, a asséné à l’accusé Me Delaby.”Aucune peine ne pourra être à la hauteur de la souffrance des parties civiles”, a rappelé Me Romane Codou.Si la plupart ont loué une défense “bienveillante”, d’autres ont regretté que la cour n’ait pas “davantage bousculé” Joël Le Scouarnec pour “accéder à la vérité”, selon les mots de Me Bertho-Briand.Mais ce procès ne sera vraisemblablement pas le dernier de l’ex-chirurgien pédocriminel: “il y aura probablement une autre procédure”, a lancé l’avocat général lors de ses réquisitions.Le parquet de Lorient a ainsi ouvert deux enquêtes liées à “l’affaire Le Scouarnec”, dont l’une, révélée à l’AFP le 20 mars, concerne “des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées” d’agressions sexuelles et viols perpétrés par l’ex-chirurgien viscéral.”J’espère que le verdict sera à la hauteur des horreurs qu’il a pu commettre”, a confié à l’AFP Amélie Lévêque, l’une des 299 victimes de l’accusé. “Mais je n’y crois pas beaucoup.”

Starship megarocket blows up over Indian Ocean in latest bumpy test

SpaceX’s prototype Starship exploded over the Indian Ocean on Tuesday, capping another bumpy test flight for the rocket central to billionaire Elon Musk’s dream of colonizing Mars.The biggest and most powerful launch vehicle ever built lifted off around 6:36 pm (2336 GMT) from the company’s Starbase facility, near a southern Texas village that earlier this month voted to become a city — also named Starbase.Excitement ran high among SpaceX engineers and spectators alike, after the last two outings ended with the upper stage disintegrating in fiery cascades over the Caribbean.But signs of trouble emerged quickly: the first-stage Super Heavy booster blew up instead of executing its planned splashdown in the Gulf of Mexico.A live feed then showed the upper-stage spaceship failing to open its doors to deploy a payload of Starlink satellite “simulators.”Though the ship flew farther than on its two previous attempts, it sprang leaks and began spinning out of control as it coasted through space.Mission teams vented fuel to reduce the force of the expected explosion, and onboard cameras cut out roughly 45 minutes into what was meant to be a 66-minute flight — falling short of its target splashdown zone off Australia’s west coast.”Starship experienced a rapid unscheduled disassembly,” SpaceX posted on X — a familiar euphemism for fiery failure — while stressing it would learn from the setback.Musk, meanwhile, vowed to pick up the pace: “Launch cadence for the next 3 flights will be faster — approximately one every 3 to 4 weeks,” he said.He did not say, however, whether he still planned to deliver a live stream about Mars that SpaceX had been promoting.- Space fans – Standing 403 feet (123 meters) tall, the black-and-white behemoth is designed to eventually be fully reusable and launch at low cost, carrying Musk’s hopes of making humanity a multi-planetary species.NASA is also counting on a variant of Starship to serve as the crew lander for Artemis 3, the mission to return Americans to the Moon.Ahead of the launch, dozens of space fans gathered at Isla Blanca Park on nearby South Padre Island, hoping to catch a glimpse of history.Several small tourist boats also dotted the lagoon, while a live feed showed Musk sitting at ground control in Starbase, wearing an “Occupy Mars” T-shirt.Australian Piers Dawson, 50, told AFP he’s “obsessed” with the rocket and built his family vacation around the launch — his first trip to the United States, with his wife and teenage son whom he took out of school to be there.”I know in science there’s never a failure, you learn everything from every single test so that was still super exciting to see,” said Joshua Wingate, a 33-year-old tech entrepreneur from Austin, after the launch.- ‘Fail fast, learn fast’ -Starship has now completed nine integrated test flights atop its Super Heavy booster.  SpaceX is betting that its “fail fast, learn fast” ethos, which helped it dominate commercial spaceflight, will once again pay off.One bright spot: the company has now caught the Super Heavy booster in the launch tower’s giant robotic arms three times — a daring engineering feat it sees as key to rapid reusability and slashing costs.This ninth flight marked the first time SpaceX reused a Super Heavy booster, though it opted not to attempt a catch — instead pushing the envelope with a steeper descent angle and one engine intentionally disabled.The FAA recently approved an increase in Starship launches from five to 25 annually, stating the expanded schedule wouldn’t harm the environment — a decision that overruled objections from conservation groups concerned about impacts to sea turtles and shorebirds.

Carrefour: pour Alexandre Bompard, bientôt l’heure de faire les comptes

Arrivé en 2017 à la tête de Carrefour, Alexandre Bompard a redressé ses comptes et imprimé sa marque mais le cours de Bourse n’a pas suivi, pour un groupe devancé par Leclerc et confronté à de nombreux défis à l’approche de sa fin de mandat, mi-2026.Le grand fan de sport, notamment du tennis de Roger Federer, disait à son arrivée en 2017 aimer les défis, et redresser Carrefour en était un de taille. Auréolé par une fusion opérée juste avant entre Fnac et Darty, après un passage en cabinet ministériel (celui de François Fillon aux affaires sociales et au travail) et des expériences dans l’audiovisuel (Canal Plus et Europe 1), le dirigeant semblait en mesure de relever le gant.A l’époque, le géant vacille dans son pays d’origine sous la pression d’enseignes au modèle moins coûteux, E.Leclerc en tête, pendant qu’il a l’esprit occupé par une croissance internationale tous azimuts.En huit ans, les deux mandats du dirigeant de 52 ans n’ont pas été un long fleuve tranquille.L’énarque (promotion Cyrano-de-Bergerac) et inspecteur des finances, qui expliquait en 2018 vouloir positionner Carrefour sur le segment du “mieux consommer”, a dû manoeuvrer son paquebot entre épidémie de Covid-19, puis poussée inédite de l’inflation.Résultat, les consommateurs ont donné la priorité au prix, ce qui a profité aux enseignes jugées mieux-disantes en la matière, E.Leclerc au premier chef. – Esprit olympique -“Cultivez vos forces plutôt que d’essayer de corriger vos faiblesses”, répondait Alexandre Bompard au magazine Le Point en 2024 à la question de savoir quel conseil il donnerait à un débutant.Huit ans après son arrivée, sa stratégie de tout axer sur un développement des magasins en franchise, mode d’exploitation plus rentable pour le distributeur, a permis de dégager des bénéfices confortables, et de rémunérer les actionnaires.Carrefour a aussi réussi plusieurs acquisitions qui lui ont permis de devenir leader au Brésil (rachat de Grupo Big) ou de rester numéro 2 en France (rachat de Cora, Match ou Bio C’Bon), et rationalisé ses implantations en sortant d’Asie notamment.Longtemps présenté comme le Emmanuel Macron de son secteur, le dirigeant est parvenu à faire de Carrefour un sponsor enthousiaste des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Mais côté face, le cours en Bourse du groupe reste sévèrement déprimé, autour de 14,50 euros, quand il évoluait à l’arrivée de M. Bompard autour des 20 euros.Et les tentatives de fusion, avec le concurrent Auchan ou le Canadien Couche-Tard, ont vite achoppé, privant le dirigeant d’un des dossiers de “fusacq” (fusion-acquisition, NDLR) dont il raffole.- Franchise contestée -Un syndicaliste de la CFDT, qui a assigné Carrefour en justice, le décrit comme un homme “sympathique et agréable”, mais un dirigeant “soupe au lait”, avec une tendance “à tout prendre un peu pour lui” et convaincu “d’avoir toujours raison”.Au point, selon le même syndicaliste, de cultiver une forme de “déni” sur la situation du groupe: “tous les problèmes que rencontrent Carrefour aujourd’hui ont été mis à un moment donné sur la table, il a refusé de les traiter”.Ces dernières années, les procédures judiciaires se sont accumulées contre son recours à la franchise, jugé abusif par les syndicats qui y voient des restructurations à bas bruit et bas coût.Certains de ses franchisés lui reprochent aussi devant la justice des relations trop déséquilibrées. Ils ont enregistré le soutien du ministère de l’Economie, qui a préconisé d’infliger à Carrefour une amende de 200 millions d’euros.Ce contexte incertain rend certains analystes financiers très critiques, d’autant que, dans le même temps, le leader français E.Leclerc caracole en tête du marché et que le numéro trois Intermarché, fort du rachat de nombreux points de vente anciennement Casino, ne cache pas ses ambitions.Père de trois filles et marié à l’ancienne ministre Charlotte Caubel, M. Bompard n’a pas encore fait connaître officiellement sa volonté de poursuivre l’aventure chez Carrefour.Son nom est régulièrement avancé pour diriger d’autres grandes entreprises françaises, même s’il est récemment devenu patron de la fédération patronale de la grande distribution, la FCD, où ses homologues sont plutôt laudateurs sur son action.

Carrefour: pour Alexandre Bompard, bientôt l’heure de faire les comptes

Arrivé en 2017 à la tête de Carrefour, Alexandre Bompard a redressé ses comptes et imprimé sa marque mais le cours de Bourse n’a pas suivi, pour un groupe devancé par Leclerc et confronté à de nombreux défis à l’approche de sa fin de mandat, mi-2026.Le grand fan de sport, notamment du tennis de Roger Federer, disait à son arrivée en 2017 aimer les défis, et redresser Carrefour en était un de taille. Auréolé par une fusion opérée juste avant entre Fnac et Darty, après un passage en cabinet ministériel (celui de François Fillon aux affaires sociales et au travail) et des expériences dans l’audiovisuel (Canal Plus et Europe 1), le dirigeant semblait en mesure de relever le gant.A l’époque, le géant vacille dans son pays d’origine sous la pression d’enseignes au modèle moins coûteux, E.Leclerc en tête, pendant qu’il a l’esprit occupé par une croissance internationale tous azimuts.En huit ans, les deux mandats du dirigeant de 52 ans n’ont pas été un long fleuve tranquille.L’énarque (promotion Cyrano-de-Bergerac) et inspecteur des finances, qui expliquait en 2018 vouloir positionner Carrefour sur le segment du “mieux consommer”, a dû manoeuvrer son paquebot entre épidémie de Covid-19, puis poussée inédite de l’inflation.Résultat, les consommateurs ont donné la priorité au prix, ce qui a profité aux enseignes jugées mieux-disantes en la matière, E.Leclerc au premier chef. – Esprit olympique -“Cultivez vos forces plutôt que d’essayer de corriger vos faiblesses”, répondait Alexandre Bompard au magazine Le Point en 2024 à la question de savoir quel conseil il donnerait à un débutant.Huit ans après son arrivée, sa stratégie de tout axer sur un développement des magasins en franchise, mode d’exploitation plus rentable pour le distributeur, a permis de dégager des bénéfices confortables, et de rémunérer les actionnaires.Carrefour a aussi réussi plusieurs acquisitions qui lui ont permis de devenir leader au Brésil (rachat de Grupo Big) ou de rester numéro 2 en France (rachat de Cora, Match ou Bio C’Bon), et rationalisé ses implantations en sortant d’Asie notamment.Longtemps présenté comme le Emmanuel Macron de son secteur, le dirigeant est parvenu à faire de Carrefour un sponsor enthousiaste des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Mais côté face, le cours en Bourse du groupe reste sévèrement déprimé, autour de 14,50 euros, quand il évoluait à l’arrivée de M. Bompard autour des 20 euros.Et les tentatives de fusion, avec le concurrent Auchan ou le Canadien Couche-Tard, ont vite achoppé, privant le dirigeant d’un des dossiers de “fusacq” (fusion-acquisition, NDLR) dont il raffole.- Franchise contestée -Un syndicaliste de la CFDT, qui a assigné Carrefour en justice, le décrit comme un homme “sympathique et agréable”, mais un dirigeant “soupe au lait”, avec une tendance “à tout prendre un peu pour lui” et convaincu “d’avoir toujours raison”.Au point, selon le même syndicaliste, de cultiver une forme de “déni” sur la situation du groupe: “tous les problèmes que rencontrent Carrefour aujourd’hui ont été mis à un moment donné sur la table, il a refusé de les traiter”.Ces dernières années, les procédures judiciaires se sont accumulées contre son recours à la franchise, jugé abusif par les syndicats qui y voient des restructurations à bas bruit et bas coût.Certains de ses franchisés lui reprochent aussi devant la justice des relations trop déséquilibrées. Ils ont enregistré le soutien du ministère de l’Economie, qui a préconisé d’infliger à Carrefour une amende de 200 millions d’euros.Ce contexte incertain rend certains analystes financiers très critiques, d’autant que, dans le même temps, le leader français E.Leclerc caracole en tête du marché et que le numéro trois Intermarché, fort du rachat de nombreux points de vente anciennement Casino, ne cache pas ses ambitions.Père de trois filles et marié à l’ancienne ministre Charlotte Caubel, M. Bompard n’a pas encore fait connaître officiellement sa volonté de poursuivre l’aventure chez Carrefour.Son nom est régulièrement avancé pour diriger d’autres grandes entreprises françaises, même s’il est récemment devenu patron de la fédération patronale de la grande distribution, la FCD, où ses homologues sont plutôt laudateurs sur son action.