La Réunion sous la menace d’un cyclone, alerte rouge attendue jeudi

La Réunion devrait être placée en alerte cyclonique rouge jeudi en raison de l’arrivée imminente de la tempête tropicale Garance, qui devrait atteindre le stade de cyclone intense, a annoncé mercredi le préfet du département français de l’océan Indien.”La trajectoire et la puissance de Garance affinées dans la nuit détermineront l’heure du déclenchement de l’alerte rouge”, a précisé le préfet Patrice Latron au cours d’une conférence de presse.Ce niveau d’alerte, le troisième sur une échelle de quatre, impose un confinement de la population, seuls les services de secours et les forces de l’ordre pouvant circuler.À 17H00 locales (14H00 à Paris), le phénomène se trouvait à 370 km de l’île. En phase d’intensification, Garance “va amorcer un virage et se diriger vers La Réunion”, a prévenu Céline Jauffray, directrice interrégionale de Météo France, lors de la conférence de presse.Garance doit devenir un cyclone mercredi et son pic d’intensité est attendu jeudi “en fin de journée, voire en soirée”, a précisé l’organisme météorologique dans un bulletin publié à 16H00. Météo-France qualifie de “dangereux” le système en approche.Le “scénario privilégié est un impact direct sur La Réunion”, a souligné Céline Jauffray, tout en précisant que l’évolution du phénomène restait incertaine quant à son intensité et sa chronologie.Des rafales de plus de 150 km/h sont attendues sur les hauteurs, accompagnées de fortes pluies et d’une houle importante.Les 24 communes de l’île ont annoncé l’ouverture de centres d’hébergement dès l’activation de l’alerte rouge. L’aéroport Roland-Garros fermera ses portes jeudi à 10H30 locales, tandis que toutes les manifestations sportives et culturelles prévues ce jour-là ont été annulées.Les établissements scolaires et l’université ont fermé dès mercredi midi. Les autorités envisagent une fermeture totale de la route du littoral, axe routier majeur en partie construit sur la mer, reliant le nord à l’ouest.Dans les commerces, les files d’attente s’allongent alors que les habitants s’approvisionnent en piles, bougies, eau, café et conserves, comme à chaque alerte cyclonique.La dernière alerte cyclonique à La Réunion remonte à janvier 2024. L’île avait été placée en alerte violette, dernier niveau du dispositif, interdisant tout déplacement y compris pour les forces de l’ordre et les services de secours.Le cyclone Belal avait provoqué la mort de quatre personnes et des dégâts matériels estimés à 100 millions d’euros par France assureurs.

La Réunion sous la menace d’un cyclone, alerte rouge attendue jeudi

La Réunion devrait être placée en alerte cyclonique rouge jeudi en raison de l’arrivée imminente de la tempête tropicale Garance, qui devrait atteindre le stade de cyclone intense, a annoncé mercredi le préfet du département français de l’océan Indien.”La trajectoire et la puissance de Garance affinées dans la nuit détermineront l’heure du déclenchement de l’alerte rouge”, a précisé le préfet Patrice Latron au cours d’une conférence de presse.Ce niveau d’alerte, le troisième sur une échelle de quatre, impose un confinement de la population, seuls les services de secours et les forces de l’ordre pouvant circuler.À 17H00 locales (14H00 à Paris), le phénomène se trouvait à 370 km de l’île. En phase d’intensification, Garance “va amorcer un virage et se diriger vers La Réunion”, a prévenu Céline Jauffray, directrice interrégionale de Météo France, lors de la conférence de presse.Garance doit devenir un cyclone mercredi et son pic d’intensité est attendu jeudi “en fin de journée, voire en soirée”, a précisé l’organisme météorologique dans un bulletin publié à 16H00. Météo-France qualifie de “dangereux” le système en approche.Le “scénario privilégié est un impact direct sur La Réunion”, a souligné Céline Jauffray, tout en précisant que l’évolution du phénomène restait incertaine quant à son intensité et sa chronologie.Des rafales de plus de 150 km/h sont attendues sur les hauteurs, accompagnées de fortes pluies et d’une houle importante.Les 24 communes de l’île ont annoncé l’ouverture de centres d’hébergement dès l’activation de l’alerte rouge. L’aéroport Roland-Garros fermera ses portes jeudi à 10H30 locales, tandis que toutes les manifestations sportives et culturelles prévues ce jour-là ont été annulées.Les établissements scolaires et l’université ont fermé dès mercredi midi. Les autorités envisagent une fermeture totale de la route du littoral, axe routier majeur en partie construit sur la mer, reliant le nord à l’ouest.Dans les commerces, les files d’attente s’allongent alors que les habitants s’approvisionnent en piles, bougies, eau, café et conserves, comme à chaque alerte cyclonique.La dernière alerte cyclonique à La Réunion remonte à janvier 2024. L’île avait été placée en alerte violette, dernier niveau du dispositif, interdisant tout déplacement y compris pour les forces de l’ordre et les services de secours.Le cyclone Belal avait provoqué la mort de quatre personnes et des dégâts matériels estimés à 100 millions d’euros par France assureurs.

L’état du pape François connaît une “nouvelle légère amélioration”, selon le Vatican

L’état de santé du pape François, hospitalisé pour une pneumonie aux deux poumons, est en “légère amélioration”, a annoncé mercredi soir le Vatican dans un bulletin de santé à la tonalité rassurante, précisant toutefois que le pronostic du pontife de 88 ans reste “réservé”.”Les conditions cliniques du Saint-Père ont enregistré ces dernières 24 heures une nouvelle légère amélioration”, a indiqué le Saint-Siège au 13e jour de son hospitalisation.”Il a passé l’après-midi à travailler”, a-t-il ajouté, tenant visiblement à montrer que le chef de l’Église catholique tient toujours la barre. Le pape avait reçu lundi la visite de son secrétaire d’État, le cardinal italien Pietro Parolin, et d’Edgar Peña Parra, respectivement N°2 et N°3 du Saint-Siège. Au cours de leur première visite depuis son admission à l’hôpital Gemelli de Rome, le pape a autorisé deux canonisations et convoqué un consistoire (assemblée de cardinaux), dont la date n’a pas été précisée.”La légère insuffisance rénale observée ces derniers jours a disparu”, souligne aussi ce dernier bulletin de santé. Cette insuffisance rénale pouvait faire craindre un début de septicémie, c’est-à-dire un passage dans le sang de l’infection présente dans les poumons.L’annonce de cette “amélioration” intervient alors que l’état de santé du chef de l’Église catholique, qui suscite l’inquiétude à travers le monde, s’était dégradé samedi avec “une crise asthmatique prolongée” et des problèmes hématologiques ayant requis une transfusion sanguine.En outre, le Vatican met en avant mercredi le résultat d’un scanner réalisé mardi, “qui a montré une évolution normale de l’inflammation pulmonaire”. Les examens réalisés mercredi, notamment sanguins, ont confirmé “l’amélioration observée” mardi.Par ailleurs, Jorge Bergoglio, qui continue à recevoir “de l’oxygène à haut débit”, poursuit sa “physiothérapie respiratoire”.François avait été initialement hospitalisé le 14 février pour une bronchite mais celle-ci a évolué en double pneumonie.Cette hospitalisation, la quatrième mais aussi la plus longue depuis le début de son pontificat en 2013, suscite de vives inquiétudes alors que le pape a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années, allant d’opérations du côlon et de l’abdomen à des difficultés à marcher.L’hospitalisation du pontife, à la fois chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques et chef de l’État de la Cité du Vatican, a relancé les interrogations autour de sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité.Elle relance également les conjectures sur la possible démission de François, qui a cependant dit plusieurs fois que ce moment n’était pas arrivé.

Au procès Nemmouche, Hollande répète que “la France ne verse pas de rançons”

Cité comme témoin par la défense du jihadiste Mehdi Nemmouche, accusé d’avoir été un geôlier du groupe Etat islamique, l’ancien président François Hollande a répété mercredi que “la France ne verse pas de rançons” pour obtenir la libération d’otages.L’ex-chef de l’Etat, qui avait déjà témoigné aux procès des attentats du 13-Novembre et de Nice, s’avance à la barre de la cour d’assises spéciale de Paris. “Je suis député de Corrèze et j’habite à Tulle.”De l’aveu même de Me Francis Vuillemin, à qui il doit sa présence, l’audition de l’ancien président n’a “aucune incidence sur le sort judiciaire” de Mehdi Nemmouche. Identifié par les ex-otages français retenus pendant 10 mois par l’EI en Syrie entre 2013 et 2014, ce dernier conteste le rôle de geôlier et de tortionnaire dont il est accusé.”Chaque fois que je suis appelé à témoigner, je m’y plie, alors que je ne suis pas obligé”, note François Hollande.Tantôt solennel, tantôt plein d’humour, il revient sur la mobilisation immédiate des services de renseignement qui oeuvreront “24 heures sur 24” pendant toute la captivité des otages, qu’il accueillera lui-même sur le tarmac de Villacoublay (Yvelines) le 20 avril 2014.Pendant tout ce temps, il tient à témoigner que les services français “ont été particulièrement efficaces et courageux”.Ils ont su où se trouvaient les lieux de détention successifs des otages, mais il n’y a eu “aucune collaboration avec les services syriens”, Paris estimant que le “régime syrien” de Bachar al-Assad “a agi cyniquement avec un certain nombre de terroristes” dont il avait “besoin pour justifier la répression”.- La France “visée” -“Si nous avons été victimes de terrorisme”, si la France a été ciblée par des attentats, postérieurs à ces enlèvements, c’est parce que des “terroristes voulaient nous attaquer nous la France”, insiste François Hollande.”Si nous avons été attaqués”, “s’ils ont été enlevés”, “c’est parce que c’est la France qui était visée”.Sur les 24 otages occidentaux, la moitié “ne sont jamais revenus”, souligne l’ancien président socialiste. “Il s’en est fallu de peu”, pour que les quatre Français subissent le même sort, “quelques semaines plus tard ils auraient été assassinés”.Le président de la cour, Laurent Raviot, s’attache à déminer les questions de la défense qui s’annoncent, autour de l’hypothèse de rançons. Un élément évoqué par l’un des “Beatles” de l’EI, Alexanda Kotey, membre d’un groupe ainsi nommé en raison de l’accent britannique de ses membres.”Je ne viole rien, je ne fais rien de grave en abordant cette question dont tout le monde connaît la réponse en réalité”, lance Me Vuillemin en préambule.François Hollande l’assure: “la France ne verse pas de rançons, je n’en dirai pas davantage”. “Sauf s’il a dit qu’il a reçu quoi que ce soit !”, complète l’ex-chef de l’Etat en désignant Mehdi Nemmouche assis dans son box, suggérant que l’avocat devrait dans ce cas s’interroger sur l’origine de ses honoraires. La salle rit.- Tout faire, ne rien dire -“Nous avons tout fait pour aller au contact” des ravisseurs, “cherché le contact”, raconte l’ancien chef de l’Etat, et “s’il y avait eu une possibilité d’intervention, elle aurait été engagée”, “des agents de la DGSE ont risqué leur vie dans cette opération”.Il révèle qu'”à un moment donné, nous avons pensé” que la captivité des otages “durerait une semaine”.Me Vuillemin rebondit sur la question de ses honoraires qui sont pris en charge par l’aide juridictionnelle, si bien qu’il ne touche “presque rien”.Réponse de François Hollande: “ça me rassure”. Nouveaux rires.Retour du sérieux. “Les modalités opératoires” des services français “restent ce qu’elles doivent être, c’est-à-dire secrètes”, insiste l’ex-président. Si aucune rançon n’a été versée, quid d’un quelconque “avantage d’ordre économique, financier, matériel” qui serait consenti “de manière directe ou indirecte” ?L’ancien président ne révèlera rien: “j’invoque ce qui doit être gardé secret pour notre intérêt collectif”, “c’est une garantie d’efficacité pour l’action de l’Etat”.Questionné par les avocats des parties civiles, François Hollande raconte aussi la difficulté face aux interrogations des familles, et la seule réponse qui peut leur être faite: “Nous faisons tout mais nous ne pouvons rien vous dire”, “nous faisons tout pour les libérer”.

Agriculture: Wauquiez conseille à Pannier-Runacher “d’écouter” les agriculteurs sur l’OFB

Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de son parti, a lancé mercredi depuis le Salon de l’agriculture à Paris une nouvelle charge contre l’Office français de la biodiversité (OFB) et conseillé à la ministre Agnès Pannier-Runacher de se rendre “plus sur le terrain (pour) écouter”. Cherchant à se distinguer de son adversaire à la tête de LR, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, tout en refusant d’évoquer d’autres sujets que l’agriculture, le député de Haute-Loire a mis en avant sa “force de ne pas être à l’intérieur du gouvernement”, situation qui lui permet d’avoir “une parole libre et claire”.Lors d’un point presse en marge de sa visite au salon, il a dénoncé l’OFB comme un “organisme qui vient contrôler nos agriculteurs avec un pistolet à la ceinture”.Les agents de l’OFB, cibles d’attaques récentes du monde agricole et politique, sont notamment chargés de faire respecter les règles en matière d’usage des pesticides, d’arrachage de haies ou de respect des arrêtés sécheresse. Une circulaire de décembre impose un “port d’arme discret” à cette police de l’environnement.”On a affaire à un organisme qui est pour nous sorti de ce qui est sa raison d’être initiale et qui est devenu un organisme militant, idéologique, dans le harcèlement de l’agriculture au lieu de la soutenir et de la protéger”, a-t-il affirmé.Laurent Wauquiez a réagi à de récentes déclarations de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, dont dépend l’OFB, qui l’avait accusé de “jouer les shérifs” en attaquant cet organisme.”Cela ferait du bien à certains de nos ministres d’aller plus sur le terrain et d’écouter. Je propose à Mme Pannier-Runacher de faire ça”, a-t-il répliqué. “Quand on n’a pas d’argument de fond, il y a l’argument d’autorité: la déconnexion du terrain!”, a réagi la ministre de la Transition écologique.- “Aller voir un psy” -“Les agriculteurs méritent mieux que d’être instrumentalisés par des postures politiques qui ne leur apporteront ni revenus ni solutions” a déclaré Agnès Pannier-Runacher, rappelant avoir “réalisé plusieurs dizaines de visites de terrain aux côtés des agriculteurs durant la seule année 2024” et “participé à des centaines d’heures de réunion avec eux sur leurs sujets”.Quant aux agents de l’OFB, “ils font le travail que leur demandent les parlementaires”, a répondu la ministre.”Rappelons que moins de 1% des exploitations agricoles font l’objet d’un contrôle administratif chaque année, soit un contrôle tous les 120 ans par ferme” et “seuls 0,045% de contrôles problématiques ont été recensés depuis la création de l’OFB”, a-t-elle souligné. Avant d’ajouter que “non, les agriculteurs ne demandent pas dans leur très large majorité la suppression de la police de l’eau”.En fin de journée, M. Wauquiez s’est entretenu avec des cadres de la Coordination rurale, acquis à sa cause puisque le deuxième syndicat agricole a plusieurs fois demandé la suppression de l’OFB. “On est sur la même longueur d’ondes”, a déclaré à l’AFP son secrétaire général Christian Convers. Plus tôt dans l’après-midi, il avait rencontré, comme les autres syndicats, la direction de l’OFB au Salon de l’agriculture.”C’était un instant de dialogue (…) mais il y a toujours des choses pas entendables. On nous a dit que si on avait un problème avec les armes, il fallait aller voir un psy, c’est pas possible”, a-t-il déploré.La FNSEA, syndicat historique qui a “des échanges réguliers” avec l’OFB et a appelé à un dialogue apaisé sur les contrôles de l’office, n’a pas souhaité commenter sa rencontre avec les dirigeants de l’organisation.arz-dep-mdz-sb/myr/abl

Agriculture: Wauquiez conseille à Pannier-Runacher “d’écouter” les agriculteurs sur l’OFB

Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de son parti, a lancé mercredi depuis le Salon de l’agriculture à Paris une nouvelle charge contre l’Office français de la biodiversité (OFB) et conseillé à la ministre Agnès Pannier-Runacher de se rendre “plus sur le terrain (pour) écouter”. Cherchant à se distinguer de son adversaire à la tête de LR, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, tout en refusant d’évoquer d’autres sujets que l’agriculture, le député de Haute-Loire a mis en avant sa “force de ne pas être à l’intérieur du gouvernement”, situation qui lui permet d’avoir “une parole libre et claire”.Lors d’un point presse en marge de sa visite au salon, il a dénoncé l’OFB comme un “organisme qui vient contrôler nos agriculteurs avec un pistolet à la ceinture”.Les agents de l’OFB, cibles d’attaques récentes du monde agricole et politique, sont notamment chargés de faire respecter les règles en matière d’usage des pesticides, d’arrachage de haies ou de respect des arrêtés sécheresse. Une circulaire de décembre impose un “port d’arme discret” à cette police de l’environnement.”On a affaire à un organisme qui est pour nous sorti de ce qui est sa raison d’être initiale et qui est devenu un organisme militant, idéologique, dans le harcèlement de l’agriculture au lieu de la soutenir et de la protéger”, a-t-il affirmé.Laurent Wauquiez a réagi à de récentes déclarations de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, dont dépend l’OFB, qui l’avait accusé de “jouer les shérifs” en attaquant cet organisme.”Cela ferait du bien à certains de nos ministres d’aller plus sur le terrain et d’écouter. Je propose à Mme Pannier-Runacher de faire ça”, a-t-il répliqué. “Quand on n’a pas d’argument de fond, il y a l’argument d’autorité: la déconnexion du terrain!”, a réagi la ministre de la Transition écologique.- “Aller voir un psy” -“Les agriculteurs méritent mieux que d’être instrumentalisés par des postures politiques qui ne leur apporteront ni revenus ni solutions” a déclaré Agnès Pannier-Runacher, rappelant avoir “réalisé plusieurs dizaines de visites de terrain aux côtés des agriculteurs durant la seule année 2024” et “participé à des centaines d’heures de réunion avec eux sur leurs sujets”.Quant aux agents de l’OFB, “ils font le travail que leur demandent les parlementaires”, a répondu la ministre.”Rappelons que moins de 1% des exploitations agricoles font l’objet d’un contrôle administratif chaque année, soit un contrôle tous les 120 ans par ferme” et “seuls 0,045% de contrôles problématiques ont été recensés depuis la création de l’OFB”, a-t-elle souligné. Avant d’ajouter que “non, les agriculteurs ne demandent pas dans leur très large majorité la suppression de la police de l’eau”.En fin de journée, M. Wauquiez s’est entretenu avec des cadres de la Coordination rurale, acquis à sa cause puisque le deuxième syndicat agricole a plusieurs fois demandé la suppression de l’OFB. “On est sur la même longueur d’ondes”, a déclaré à l’AFP son secrétaire général Christian Convers. Plus tôt dans l’après-midi, il avait rencontré, comme les autres syndicats, la direction de l’OFB au Salon de l’agriculture.”C’était un instant de dialogue (…) mais il y a toujours des choses pas entendables. On nous a dit que si on avait un problème avec les armes, il fallait aller voir un psy, c’est pas possible”, a-t-il déploré.La FNSEA, syndicat historique qui a “des échanges réguliers” avec l’OFB et a appelé à un dialogue apaisé sur les contrôles de l’office, n’a pas souhaité commenter sa rencontre avec les dirigeants de l’organisation.arz-dep-mdz-sb/myr/abl

Les argentiers du G20 se réunissent à l’heure d’une “menace” pour “la croissance mondiale” selon Ramaphosa

Un mois après l’investiture de Donald Trump, les ministres des Finances du G20, à l’exception de celui des Etats-Unis, sont réunis depuis mercredi au Cap où le président sud-africain a mis en garde contre une “menace” pesant sur la “croissance mondiale”.”L’érosion du multilatéralisme pose une menace à la croissance et à la stabilité mondiales”, a averti mercredi Cyril Ramaphosa en ouverture de cette rencontre des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20.Cette réunion, comme celle des ministres des Affaires étrangères la semaine passée, se tient en l’absence du principal représentant des Etats-Unis sur fond de craintes croissantes de guerres commerciales.Le chef d’Etat américain Donald Trump a annoncé mercredi que les produits européens seront “prochainement” taxés à 25%. S’agissant du Canada et du Mexique, les droits de douane de 25% également, annoncés puis suspendus jusqu’au 4 mars, devraient finalement être effectifs à compter du 2 avril.Le ministre italien de l’Economie Giancarlo Giorgetti, dont la cheffe de gouvernement est réputée proche du nouveau locataire de la Maison Blanche, a fait part des mêmes inquiétudes que son hôte au Cap.”Le protectionnisme, les barrières commerciales et l’incertitude politique menacent la croissance”, a-t-il déclaré en session, selon un communiqué de son ministère dans lequel il cite les risques d’augmentation des coûts de production et de l’inflation.”Il est vital de veiller à ce que les droits et les intérêts des personnes vulnérables ne soient pas piétinés par les ambitions des puissants”, avait lancé plus tôt le président de l’Afrique du Sud, dont toutes les aides ont été coupées par la Maison Blanche qui l’accuse de traitement “injuste” des Afrikaners, descendants des colons européens.Pretoria craint pour le futur de l’Agoa, accord commercial entre le continent et Washington, ainsi que pour le financement américain du partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), a reconnu le ministre sud-africain de l’Energie mardi.”Un ordre international fondé sur des règles équitables, transparentes et inclusives est, en fin de compte une condition essentielle à la stabilité économique et à une croissance soutenue en ces temps de contestation géopolitique accrue”, a encore exhorté Cyril Ramaphosa au premier des deux jours de rencontres au Cap.A l’inverse de Marco Rubio qui avait boycotté la réunion des chefs de la diplomatie en taxant Pretoria d'”anti-américanisme”, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a invoqué des “obligations à Washington”.En revanche, le président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell est, lui, bien présent. Comme son homologue de la BCE (Banque centrale européenne) Christine Lagarde.Plusieurs ministres des finances européens, comme la Britannique Rachel Reeves, le Français Eric Lombard ou Giancarlo Giorgetti ont assisté au discours du chef d’Etat de l’Afrique du Sud, premier pays du continent à présider le G20 et par conséquent le premier également à accueillir son sommet en novembre à Johannesburg.- Dette record des pays en développement -En plein mouvement de désengagement américain en Europe, Rachel Reeves prévoit de soutenir devant ses homologues du G20 qu’une défense forte est le “socle de la croissance économique” et plaidera pour un “commerce libre et équitable”, ont annoncé ses services.Le bouleversement des règles du jeu par Donald Trump éclipse en partie les thèmes promus par l’Afrique du Sud pour ce G20, à savoir la croissance inclusive et soutenable ainsi que l’innovation financière pour soulager les pays accablés par la dette et les conséquences du changement climatique.”Parlez à n’importe quel dirigeant africain”, a lancé Cyril Ramaphosa mercredi. “Ils vous diront que des ponts, écoles et hôpitaux sont emportés par des inondations qu’ils n’ont jamais vues auparavant et qu’ils savent maintenant dues au changement climatique. Ils ne sont pas en mesure de reconstruire ces routes et ces ponts sans imposer un lourd fardeau de dette à leurs économies.”Le montant total de la dette extérieure des pays en développement a atteint un record de 1.400 milliards de dollars en 2023, selon le Programme de développement des Nations unies (UNDP).Dix-sept pays consacrent plus de 20% de leurs recettes publiques aux paiements d’intérêts, a averti l’UNDP dans un communiqué mardi, un seuil qui est d’après le programme onusien “fortement lié au risque de défaut”.

Pêche: alerte sur le renouvellement des populations de poissons

Impactées par le réchauffement climatique et les activités humaines, les populations de poissons ciblées par les pêcheurs français peinent à se renouveler alors qu’un poisson sur cinq débarqué en France est issu de stocks surpêchés, a annoncé l’Ifremer mercredi.En 2023, 58% des 323.000 tonnes de poissons débarqués en France provenaient de populations non surpêchées, un chiffre en amélioration par rapport à 2022 (52% des débarquements non surpêchés), selon le bilan annuel de l’institut français.En revanche, 19% des débarquements sont issus de populations de poissons surexploitées et 2% de populations effondrées, comme le merlu de Méditerranée ou la sole de Manche Est.Le reste (21% des volumes) est issu de stocks non classifiés ou non évalués, faute de données suffisantes. Après un net recul de la surpêche entre 2008 et 2016, l’état de santé des populations de poissons débarquées en France ne s’améliore plus depuis plusieurs années. Cette situation pourrait être liée à un moins bon recrutement, c’est-à-dire à une moindre survie des larves de poissons. “Le problème majeur, c’est tout ce passage de l’œuf au juvénile. Ce sont des problèmes qui ne sont pas liés seulement à la pêche mais à la survie, à un taux de succès de la reproduction qui commence à être assez problématique”, a souligné Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer.”On a plusieurs populations qui montrent des signaux d’alerte”, a-t-elle ajouté, citant notamment la sole de Manche Est ou du Golfe de Gascogne, le hareng de mer du Nord ou le merlu de l’Atlantique.Ainsi, près de 31% des volumes de poissons débarqués en France proviennent de populations dont le recrutement est en baisse et seulement 20% de populations dont le recrutement est en hausse. On manque de données pour les 49% restants.Parmi les facteurs pouvant expliquer ce moindre renouvellement des populations de poissons, Mme Ulrich cite la pollution, la dégradation des habitats marins, le réchauffement de l’océan, le décalage des efflorescences de zooplancton avec l’éclosion des larves, les changements de courants, la destruction de zones côtières riches en nutriment, etc.La pêche française est loin d’atteindre l’objectif européen fixé dans le cadre de la Politique Commune de la Pêche, qui visait 100% de populations pêchées au “rendement maximum durable” (RMD) en 2020. Le RMD désigne la quantité maximum de poissons que l’on peut pêcher sans mettre en péril le renouvellement de la ressource sur le long terme.