Retards: Bruxelles envisage de donner un peu d’air aux compagnies aériennes

Permettre aux compagnies aériennes d’accuser des retards plus longs sans avoir à indemniser les passagers? La mesure, examinée mercredi à Bruxelles, divise les Etats membres et provoque la colère des associations de protection des consommateurs.Les passagers peuvent actuellement réclamer jusqu’à 600 euros pour un retard de plus de trois heures, ou si un vol est annulé moins de deux semaines avant son départ prévu.Cette mesure, adoptée il y a plus de 20 ans, est régulièrement citée en exemple pour illustrer l’engagement de l’Union européenne en faveur des droits des consommateurs.Mais les compagnies aériennes dénoncent une charge financière excessive — évaluée à 8,1 milliards d’euros par an selon la Commission européenne — qui, selon elles, les inciterait à annuler davantage de vols plutôt que de les faire partir en retard.”Allonger les délais permettrait aux compagnies de mieux réorganiser avions et équipages à travers l’Europe et de garantir le calendrier des vols”, plaide Airlines for Europe, lobby du transport aérien européen.- De 3 à 5 heures? -La question a été remise sur la table par la Pologne, dans le cadre de sa présidence tournante de l’UE. L’idée de faire passer le seuil d’indemnisation de trois à cinq heures a notamment été évoquée, selon plusieurs sources. Mais elle a été stoppée net par l’Allemagne.”Les longs retards sont un véritable fléau” pour les passagers, a dénoncé la ministre allemande Stefanie Hubig, chargée de la protection des consommateurs. “Ils gâchent le début de vacances bien méritées et des plans importants, ils font perdre un temps précieux”, a-t-elle souligné.C’est pourquoi l’Allemagne ne peut pas soutenir de modifications “unilatéralement alignées” sur les intérêts des compagnies aériennes “juste avant la saison estivale”, a ajouté la ministre.Selon le lobby du transport aérien européen, qui représente 17 groupes européens, de Lufthansa à Ryanair en passant par Air France-KLM et easyJet, faire passer ce délai de 3 à 5 heures permettrait de garantir 50% des vols actuellement annulés.Cela priverait aussi environ 75% des passagers de leur droit à l’indemnisation, rétorque le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), la majorité des retards constatés se situant dans cette fourchette de trois à cinq heures.”Pour les consommateurs européens, ce changement serait désastreux”, alerte Tomasz Pawliszyn d’AirHelp, l’une des entreprises qui aident les passagers à faire valoir leurs droits face aux compagnies, contre commission.Un tel changement risque aussi de provoquer la confusion pour les consommateurs à échelle mondiale, assure-t-il, puisque le seuil des trois heures a depuis été adopté dans d’autres pays comme le Canada, la Turquie et le Royaume-Uni. – Forme de “chantage” -La réforme envisagée s’inscrit dans un volet de mesures plus large autour de l’aviation.Elle inclut certaines avancées pour les passagers, notamment sur la facturation des bagages à main des compagnies aériennes.Elle a néanmoins provoqué la colère de certains députés européens qui accusent la Pologne de vouloir passer en force sur ce dossier. Quitte à recourir à une procédure d’urgence rarement utilisée, réduisant drastiquement le rôle du Parlement européen.L’élu bulgare Andrey Novakov, rapporteur du Parlement sur la question, compare la situation à une forme de “chantage”.”Ceux parmi nous qui ne sont pas experts en aviation avons besoin d’un peu de temps pour digérer” la réforme et proposer des modifications qui “puissent servir à la fois les passagers et les compagnies”, affirme-t-il.”Ce n’est pas le genre de chose que l’on peut faire quand on est sous pression”, regrette cet élu de droite.

Retards: Bruxelles envisage de donner un peu d’air aux compagnies aériennes

Permettre aux compagnies aériennes d’accuser des retards plus longs sans avoir à indemniser les passagers? La mesure, examinée mercredi à Bruxelles, divise les Etats membres et provoque la colère des associations de protection des consommateurs.Les passagers peuvent actuellement réclamer jusqu’à 600 euros pour un retard de plus de trois heures, ou si un vol est annulé moins de deux semaines avant son départ prévu.Cette mesure, adoptée il y a plus de 20 ans, est régulièrement citée en exemple pour illustrer l’engagement de l’Union européenne en faveur des droits des consommateurs.Mais les compagnies aériennes dénoncent une charge financière excessive — évaluée à 8,1 milliards d’euros par an selon la Commission européenne — qui, selon elles, les inciterait à annuler davantage de vols plutôt que de les faire partir en retard.”Allonger les délais permettrait aux compagnies de mieux réorganiser avions et équipages à travers l’Europe et de garantir le calendrier des vols”, plaide Airlines for Europe, lobby du transport aérien européen.- De 3 à 5 heures? -La question a été remise sur la table par la Pologne, dans le cadre de sa présidence tournante de l’UE. L’idée de faire passer le seuil d’indemnisation de trois à cinq heures a notamment été évoquée, selon plusieurs sources. Mais elle a été stoppée net par l’Allemagne.”Les longs retards sont un véritable fléau” pour les passagers, a dénoncé la ministre allemande Stefanie Hubig, chargée de la protection des consommateurs. “Ils gâchent le début de vacances bien méritées et des plans importants, ils font perdre un temps précieux”, a-t-elle souligné.C’est pourquoi l’Allemagne ne peut pas soutenir de modifications “unilatéralement alignées” sur les intérêts des compagnies aériennes “juste avant la saison estivale”, a ajouté la ministre.Selon le lobby du transport aérien européen, qui représente 17 groupes européens, de Lufthansa à Ryanair en passant par Air France-KLM et easyJet, faire passer ce délai de 3 à 5 heures permettrait de garantir 50% des vols actuellement annulés.Cela priverait aussi environ 75% des passagers de leur droit à l’indemnisation, rétorque le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), la majorité des retards constatés se situant dans cette fourchette de trois à cinq heures.”Pour les consommateurs européens, ce changement serait désastreux”, alerte Tomasz Pawliszyn d’AirHelp, l’une des entreprises qui aident les passagers à faire valoir leurs droits face aux compagnies, contre commission.Un tel changement risque aussi de provoquer la confusion pour les consommateurs à échelle mondiale, assure-t-il, puisque le seuil des trois heures a depuis été adopté dans d’autres pays comme le Canada, la Turquie et le Royaume-Uni. – Forme de “chantage” -La réforme envisagée s’inscrit dans un volet de mesures plus large autour de l’aviation.Elle inclut certaines avancées pour les passagers, notamment sur la facturation des bagages à main des compagnies aériennes.Elle a néanmoins provoqué la colère de certains députés européens qui accusent la Pologne de vouloir passer en force sur ce dossier. Quitte à recourir à une procédure d’urgence rarement utilisée, réduisant drastiquement le rôle du Parlement européen.L’élu bulgare Andrey Novakov, rapporteur du Parlement sur la question, compare la situation à une forme de “chantage”.”Ceux parmi nous qui ne sont pas experts en aviation avons besoin d’un peu de temps pour digérer” la réforme et proposer des modifications qui “puissent servir à la fois les passagers et les compagnies”, affirme-t-il.”Ce n’est pas le genre de chose que l’on peut faire quand on est sous pression”, regrette cet élu de droite.

Mango deal sweetens ties between Bangladesh and China

Bangladesh waved off its first consignment of mangoes to China on Wednesday, a largely symbolic export as Beijing sweetens ties after relations soured between Dhaka and former ally and neighbour India.Bangladesh, still reeling from the political fallout of a 2024 uprising that ended the autocratic rule of Sheikh Hasina — who fled by helicopter to New Delhi — has since been courted by Beijing, India’s rival.”It is such a great pleasure to jointly witness this historic moment, as the first consignment of Bangladesh’s premium mangoes sets off for China,” China’s ambassador to Bangladesh Yao Wen said, alongside government officials.Bangladesh, largely encircled by land by India, has seen relations with New Delhi turn icy.Interim Bangladeshi leader Muhammad Yunus’s first state visit was to China, while Bangladesh has also moved closer to Pakistan, India’s arch-enemy.”President Xi Jinping has emphasised on several occasions that China’s door of opening up will not close, but will only open wider,” Yao said, at a small ceremony at the airport alongside Bangladeshi ministers.”I am confident that the export of Bangladeshi mangoes to China is just the beginning,” he added.In China, the fruit has a particular historic diplomatic resonance — including the curious cult of the mango.After Chairman Mao Zedong was pictured gifting a mango to a group of workers in 1968, during the mania of the Cultural Revolution, the fruit became an object of veneration.Those mangoes were reportedly a gift from the foreign minister of Pakistan — and at that time, in 1968, Bangladesh had yet to win its independence from Islamabad.Export levels are small so far, just 50 tonnes in an initial phase, but both Bangladesh and China said they hoped to increase that.In the past year, China has sponsored several tours for Dhaka’s political party leaders, and has begun hosting Bangladeshi patients in its hospitals.India has long been wary of China’s growing regional clout and the world’s two most populous countries compete for influence in South Asia, despite a recent diplomatic thaw.

Mango deal sweetens ties between Bangladesh and China

Bangladesh waved off its first consignment of mangoes to China on Wednesday, a largely symbolic export as Beijing sweetens ties after relations soured between Dhaka and former ally and neighbour India.Bangladesh, still reeling from the political fallout of a 2024 uprising that ended the autocratic rule of Sheikh Hasina — who fled by helicopter to New Delhi — has since been courted by Beijing, India’s rival.”It is such a great pleasure to jointly witness this historic moment, as the first consignment of Bangladesh’s premium mangoes sets off for China,” China’s ambassador to Bangladesh Yao Wen said, alongside government officials.Bangladesh, largely encircled by land by India, has seen relations with New Delhi turn icy.Interim Bangladeshi leader Muhammad Yunus’s first state visit was to China, while Bangladesh has also moved closer to Pakistan, India’s arch-enemy.”President Xi Jinping has emphasised on several occasions that China’s door of opening up will not close, but will only open wider,” Yao said, at a small ceremony at the airport alongside Bangladeshi ministers.”I am confident that the export of Bangladeshi mangoes to China is just the beginning,” he added.In China, the fruit has a particular historic diplomatic resonance — including the curious cult of the mango.After Chairman Mao Zedong was pictured gifting a mango to a group of workers in 1968, during the mania of the Cultural Revolution, the fruit became an object of veneration.Those mangoes were reportedly a gift from the foreign minister of Pakistan — and at that time, in 1968, Bangladesh had yet to win its independence from Islamabad.Export levels are small so far, just 50 tonnes in an initial phase, but both Bangladesh and China said they hoped to increase that.In the past year, China has sponsored several tours for Dhaka’s political party leaders, and has begun hosting Bangladeshi patients in its hospitals.India has long been wary of China’s growing regional clout and the world’s two most populous countries compete for influence in South Asia, despite a recent diplomatic thaw.

Jeep owner Stellantis names Italian Antonio Filosa as new CEO

Auto giant Stellantis, whose brands include Jeep, Peugeot and Fiat, on Wednesday named company veteran Antonio Filosa as its new chief executive officer as the US-European group navigates US tariffs and slumping North American sales.The Italian manager, who has led Stellantis in North and South America, will succeed Carlos Tavares, who was sacked in December.Filosa, who joined Fiat in 1999, recalled that his first job was as a paint shop quality supervisor at a plant in Spain, where he worked the night shift.”This company is in my blood and I couldn’t be more proud of the chance to work with all of you,” Filosa said in a letter to employees seen by AFP.Filosa, 51, was unanimously selected by the board following a “thorough search process of internal and external candidates”, Stellantis said in a statement.Stellantis said it would call an extraordinary shareholder meeting in the coming days to elect Filosa to the board to serve as an executive director of the company.”Meanwhile, to give him full authority and ensure an efficient transition, the Board has granted him CEO powers effective June 23,” the statement said.”The Board selected Antonio Filosa to be CEO based on his proven track record of hands-on success during his more than 25 years in the automotive industry,” Stellantis said.The company also praised “the depth and span of his experience around the world, his unrivalled knowledge of the Company and his recognised leadership qualities”.Stellantis shares were flat at around midday following the announcement.- Tavares: good times, bad times -Stellantis, whose other brands include Ram trucks, Dodge, Chrysler and Maserati, has struggled with falling sales in its key North American market.US President Donald Trump’s 25-percent tariffs on the car industry have added to the company’s woes.Last month, Stellantis dropped its annual financial guidance due to uncertainty over the levies.Filosa, who has previously served as chief executive of the Jeep brand, was promoted to the role of chief operating officer for the Americas region in December.”Since his appointment, he has initiated the strengthening of the US operations,” Stellantis said, noting that he “significantly” reduced excessive inventories at dealerships and reorganised the leadership team.Filosa was also named to the new role of chief quality officer earlier this year.Tavares engineered one of the most ambitious mergers in automotive history in 2021, when more than a dozen brands were put under the same roof.The Portuguese executive, who headed French group Peugeot-Citroen at the time, was appointed chief executive of the newly created French-Italian-American behemoth Stellantis.His three-year tenure was marked by high profit margins that were the envy of its rivals in the auto industry but the good times ended last year as sales plummeted in the United States.When his abrupt resignation was announced in December, Stellantis pointed out that “different views” had emerged between the board and Tavares.In February, the group shifted focus to the quality of its vehicles, unravelling the legacy left by CEO Carlos Tavares, a staunch advocate of cost-cutting.After the first few years marked by record profits, the disappointing quality of certain models and prices that were too high compared to the competition contributed to the collapse of the group’s sales in the United States in 2024.In France, the CFE-CGC union said it expects Filosa to “break with the authoritarian, cost-cutting management style of the Tavares era”.The Peugeot family, the second-biggest shareholder in Stellantis, issued a statement hailing Filosa’s “in-depth knowledge of the realities on the ground and close understanding of the industrial culture” in the group.

Kazakhstan: autorisation de la chasse aux antilopes saïgas, un temps menacées

Le Kazakhstan va autoriser la chasse aux antilopes saïgas, sujet sensible dans cet immense pays d’Asie centrale où vit cette espèce qui a été un temps en danger de disparition, mais qui menace désormais l’agriculture.Cité par les médias étatiques, le vice-ministre de l’Ecologie a assuré mardi que cette décision de réguler les saïgas était “nécessaire en raison de la croissance rapide de leur population” et des “plaintes d’agriculteurs”. Mercredi, une porte-parole du ministère de l’Ecologie a indiqué à l’AFP que “selon des recherches scientifiques, il est possible d’éliminer jusqu’à 20% de la population totale sans nuire à l’espèce”.Le nombre précis d’animaux à abattre et la date d’ouverture de la chasse sont encore à définir, a-t-elle précisé.D’après les agriculteurs, les saïgas ont déjà causé des dégâts sur des milliers de kilomètres carrés d’exploitations, où les récoltes sont par ailleurs menacées par le changement climatique.Selon les dernières estimations, il y a 4,1 millions de saïgas au Kazakhstan, soit la quasi totalité de la population mondiale, un nombre qui pourrait grimper à 5 millions d’ici la fin de l’année.Cet animal, l’un des symboles du Kazakhstan, est reconnaissable à son long museau arrondi semblable à une petite trompe.La chasse aux saïgas, “animaux sacrés pour le peuple kazakh” selon le président Kassym-Jomart Tokaïev, fait l’objet de débats.A l’automne 2023, la levée de l’interdiction avait provoqué l’opposition d’une partie de la société, fait rare au Kazakhstan où la liberté d’expression est limitée. Les autorités étaient revenues sur cette décision quelques mois plus tard. Le braconnage de cette antilope a explosé après la dislocation de l’URSS, notamment pour ses cornes utilisées en médecine traditionnelle.Le manque d’eau et des maladies avaient également mis l’espèce en danger d’extinction, avant la mise en place d’une politique de protection par les autorités kazakhes.

Gaza: l’ONU condamne le système d’aide mis en place par Israël

Un haut responsable de l’ONU a dénoncé mercredi comme “une distraction” indigne le nouveau système de distribution d’aide mis en place par Israël dans la bande de Gaza, après une distribution chaotique ayant fait 47 blessés la veille.L’armée israélienne a démenti avoir ouvert le feu sur la foule en marge de cette distribution organisée mardi à Rafah, dans le sud de Gaza, dans un nouveau centre tenu par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une société privée créée avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis.L’opération a tourné au chaos lorsque des milliers de Palestiniens se sont rués sur les lieux, selon des journalistes de l’AFP.”Environ 47 personnes ont été blessées”, “la plupart par balles”, et “les tirs provenaient de l’armée israélienne”, a déclaré mercredi Ajith Sunghay, chef du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés.L’armée israélienne a fait état de “tirs de sommation en l’air” effectués par ses soldats “dans la zone à l’extérieur” du centre géré par la GHF, “en aucun cas vers les gens”.”Nous vérifions les informations de l’ONU. À l’heure où nous parlons, nous n’avons aucune information à ce sujet”, a encore déclaré à l’AFP le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée. – “Images choquantes” -“Nous avons vu hier les images choquantes (…) C’était chaotique, indigne et dangereux”, a déclaré à Tokyo le responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.Il a qualifié de “distraction par rapport aux atrocités” le nouveau modèle promu par Israël et les Etats-Unis consistant à déléguer la distribution d’aide à une société privée.”Le temps presse pour éviter la famine, donc les humanitaires doivent être autorisés à accomplir leur travail salvateur maintenant”, a ajouté M. Lazzarini, accusé par Israël d’être à la tête d’une “organisation terroriste” liée au Hamas. La veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait reconnu “une perte de contrôle momentanée” sur le site de Rafah.Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total qu’il imposait à Gaza depuis le 2 mars, officiellement pour contraindre le Hamas à relâcher ses derniers otages.Depuis lors, plusieurs centaines de camions d’aide ont été autorisés par Israël à entrer dans le petit territoire affamé et dévasté.Mais l’ONU dénonce les “obstacles ahurissants” imposés selon elle par Israël et entravant le travail de ses agences, Israël accusant en retour les Nations unies de refuser “de faire (leur) travail”.La guerre déclenchée par le Hamas est entrée mercredi dans son 600e jour sans espoir de trêve ni de libération des otages détenus depuis l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.- Soutien aux otages -Dans la bande de Gaza, des frappes israéliennes ont fait 16 morts, selon la Défense civile.A l’appel du Forum des familles, principale organisation israélienne plaidant pour un cessez-le-feu qui permettrait la libération des otages, des centaines de personnes ont commencé à se réunir à des carrefours en Israël à 06h29 (03h29 GMT), heure à laquelle a commencé l’attaque du Hamas sur le sud du pays.”Je veux que vous sachiez que lorsqu’Israël torpille des accords, il le fait au détriment des otages. Leurs conditions s’aggravent immédiatement, la nourriture diminue, la pression augmente et les bombardements et les actions militaires ne les sauvent pas, ils mettent leur vie en danger”, a dit l’ancienne otage Arbel Yehud, lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv.Les manifestants se sont rassemblés le long de rubans jaunes géants, symbole des otages. Des pancartes portant le chiffre 600 ont été placées le long des routes et les manifestants ont bloqué la principale autoroute urbaine de Tel-Aviv.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées durant l’attaque, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.084 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: l’ONU condamne le système d’aide mis en place par Israël

Un haut responsable de l’ONU a dénoncé mercredi comme “une distraction” indigne le nouveau système de distribution d’aide mis en place par Israël dans la bande de Gaza, après une distribution chaotique ayant fait 47 blessés la veille.L’armée israélienne a démenti avoir ouvert le feu sur la foule en marge de cette distribution organisée mardi à Rafah, dans le sud de Gaza, dans un nouveau centre tenu par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une société privée créée avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis.L’opération a tourné au chaos lorsque des milliers de Palestiniens se sont rués sur les lieux, selon des journalistes de l’AFP.”Environ 47 personnes ont été blessées”, “la plupart par balles”, et “les tirs provenaient de l’armée israélienne”, a déclaré mercredi Ajith Sunghay, chef du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés.L’armée israélienne a fait état de “tirs de sommation en l’air” effectués par ses soldats “dans la zone à l’extérieur” du centre géré par la GHF, “en aucun cas vers les gens”.”Nous vérifions les informations de l’ONU. À l’heure où nous parlons, nous n’avons aucune information à ce sujet”, a encore déclaré à l’AFP le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée. – “Images choquantes” -“Nous avons vu hier les images choquantes (…) C’était chaotique, indigne et dangereux”, a déclaré à Tokyo le responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.Il a qualifié de “distraction par rapport aux atrocités” le nouveau modèle promu par Israël et les Etats-Unis consistant à déléguer la distribution d’aide à une société privée.”Le temps presse pour éviter la famine, donc les humanitaires doivent être autorisés à accomplir leur travail salvateur maintenant”, a ajouté M. Lazzarini, accusé par Israël d’être à la tête d’une “organisation terroriste” liée au Hamas. La veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait reconnu “une perte de contrôle momentanée” sur le site de Rafah.Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total qu’il imposait à Gaza depuis le 2 mars, officiellement pour contraindre le Hamas à relâcher ses derniers otages.Depuis lors, plusieurs centaines de camions d’aide ont été autorisés par Israël à entrer dans le petit territoire affamé et dévasté.Mais l’ONU dénonce les “obstacles ahurissants” imposés selon elle par Israël et entravant le travail de ses agences, Israël accusant en retour les Nations unies de refuser “de faire (leur) travail”.La guerre déclenchée par le Hamas est entrée mercredi dans son 600e jour sans espoir de trêve ni de libération des otages détenus depuis l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.- Soutien aux otages -Dans la bande de Gaza, des frappes israéliennes ont fait 16 morts, selon la Défense civile.A l’appel du Forum des familles, principale organisation israélienne plaidant pour un cessez-le-feu qui permettrait la libération des otages, des centaines de personnes ont commencé à se réunir à des carrefours en Israël à 06h29 (03h29 GMT), heure à laquelle a commencé l’attaque du Hamas sur le sud du pays.”Je veux que vous sachiez que lorsqu’Israël torpille des accords, il le fait au détriment des otages. Leurs conditions s’aggravent immédiatement, la nourriture diminue, la pression augmente et les bombardements et les actions militaires ne les sauvent pas, ils mettent leur vie en danger”, a dit l’ancienne otage Arbel Yehud, lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv.Les manifestants se sont rassemblés le long de rubans jaunes géants, symbole des otages. Des pancartes portant le chiffre 600 ont été placées le long des routes et les manifestants ont bloqué la principale autoroute urbaine de Tel-Aviv.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées durant l’attaque, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.084 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Espagne: le gouvernement nie qu’une “expérimentation” ait provoqué la méga-panne

Le gouvernement espagnol a nié mercredi qu’une “quelconque expérimentation” sur le réseau espagnol ait pu provoquer la méga-panne électrique du 28 avril et dénoncé les “fausses informations” sur l’origine de la coupure, qui reste inconnue un mois tout juste après l’incident.”Il est faux, totalement faux que le gouvernement ait mené une quelconque expérimentation” sur le réseau électrique avant la coupure, a assuré la ministre de l’Ecologie Sara Aagesen, interrogée au Parlement sur un article de presse mettant en cause l’action de l’exécutif en amont de la panne.”Il n’est pas responsable de désigner des coupables alors que les causes de la panne sont toujours en cours d’identification” et “il n’est pas responsable non plus de dire que le gouvernement faisait des expériences”, a-t-elle ajouté, en dénonçant des “fausses informations” et “manipulations”.Dans un article publié le 23 mai, le quotidien conservateur britannique The Telegraph a assuré, en citant des sources à Bruxelles, que les autorités espagnoles “menaient une expérience” sur le réseau électrique du pays lorsque la coupure a eu lieu.L’objectif était de voir “jusqu’où elles pouvaient pousser la dépendance aux énergies renouvelables” en vue de la fermeture de deux réacteurs nucléaires en 2027 dans l’ouest du pays, première étape d’une sortie définitive du nucléaire prévue en 2035, a-t-il écrit.Cette hypothèse a été également démentie mercredi par la présidente du gestionnaire du réseau électrique espagnol REE, Beatriz Corredor, qui a assuré dans un entretien au quotidien catalan La Vanguardia que cette information était “totalement fausse”.Lors de la coupure du 28 avril, “il n’y a pas eu d’excès d’énergies renouvelables”, et il n’y a pas eu non plus “de court-circuit, de surcharge” du réseau et “de cyberattaque”, répète par ailleurs Mme Corredor, écartant une à une plusieurs pistes évoquées ces dernières semaines.Dans cet entretien, cette ancienne députée socialiste pointe en revanche le rôle de certains producteurs d'”énergie conventionnelle”, issue de centrales à gaz, nucléaires ou hydrauliques, accusés d’avoir eu ce jour-là “des paramètres de contrôle de la tension inférieurs à la norme”.”En d’autres termes, ce sont les énergies conventionnelles qui n’ont pas correctement contrôlé la tension”, poursuit la responsable de REE, sans préciser si ce défaut de contrôle pourrait avoir joué un rôle dans l’effondrement du système électrique espagnol.Dans un communiqué publié mardi soir, l’Association des entreprises d’énergie électrique espagnole (Aelec), auquel appartiennent notamment les géants Iberdrola et Endesa, a assuré que ses membres n’avaient “identifié aucun défaut dans leurs installations”.”Cela veut dire que les systèmes de protection ont fonctionné comme ils le devaient”, a assuré l’Aelec, en pointant en revanche le manque de “transparence” des autorités. “Il faut que REE partage ses informations avec tous les acteurs impliqués”, a-t-elle insisté.Selon les autorités, deux fortes oscillations électriques ont été repérées dans les 30 minutes avant la panne. Elles ont été suivies de trois incidents distincts en l’espace de 20 secondes dans des sous-stations électriques de Grenade (sud), Badajoz (sud-ouest) et Séville (sud).La cause exacte de ces incidents, qui ont privé d’électricité l’Espagne et le Portugal durant de longues heures, n’est elle toujours pas connue.