Salon de l’agriculture: la grande distribution entre engagements et coup de communication

Cinq patrons de la grande distribution ont présenté mercredi des “engagements” impulsés par l’animatrice Karine Le Marchand et devant aider le monde agricole, en plein sprint final des négociations commerciales avec les fournisseurs industriels et en l’absence du leader du secteur E.Leclerc, qui a salué l’initiative.L’animatrice de l’émission de téléréalité L’amour est dans le pré Karine Le Marchand a organisé mercredi une rare prise de parole commune des patrons de la grande distribution, lors du Salon international de l’agriculture (SIA).Si le leader E.Leclerc et son médiatique représentant Michel-Edouard Leclerc manquaient à l’appel, Alexandre Bompard (Carrefour), Thierry Cotillard (Mousquetaires/Intermarché), Dominique Schelcher (Coopérative U), Guillaume Darrasse (Auchan) et Philippe Palazzi (Casino) étaient bien présents. A elles cinq, ces enseignes représentent près des deux tiers des parts de marchés du gigantesque secteur de la grande distribution alimentaire.Elles se sont engagées à aider les producteurs agricoles, sans dévoiler d’objectif chiffré.D’une part, “les agriculteurs qui se déclarent en difficulté et qui emploient deux salariés hors saisonniers pourront aller voir” les magasins proches de ces enseignes, pour écouler leur production à un prix qui “ne sera pas négocié”, a assuré Mme Le Marchand, précisant que le dispositif était “réservé” aux producteurs qui ne vendent pas déjà en grandes surfaces.- “Alerte surproduction” -Le PDG de Carrefour et patron de la fédération patronale des supermarchés (FCD) Alexandre Bompard a par ailleurs présenté une “alerte surproduction”, devant aider “les filières qui se retrouvent en surproduction”. Quand France Agrimer, établissement public spécialiste des produits de l’agriculture et de la mer, verra “un prix en baisse de 15 à 20% pendant plusieurs jours”, il “pourra alerter sur un état de surproduction”.L’idée est alors “de se tourner vers les patrons de médias ou de presse pour demander à accompagner pour ces moments d’alerte”, a indiqué le patron du seul distributeur du CAC 40.L’initiative n’est pas sans susciter du scepticisme, alors que la distribution négocie avec ses fournisseurs de l’agro-industrie jusqu’au 1er mars les conditions de commercialisation d’une large partie de ce qui sera vendu en magasins en 2025. Ces négociations ont lieu dans un climat traditionnellement tendu.Le président de la Fédération patronale de l’industrie laitière (Fnil), François-Xavier Huard avait d’ailleurs ironisé: “l’amour est peut-être dans le pré, mais pas dans les salles de négociations”. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania), représentant des agro-industriels, a dénoncé un “énième coup de communication”.Christiane Lambert, présidente de la Fédération des entreprises françaises de charcuterie traiteur (Fict) et ex-patronne du syndicat agricole majoritaire FNSEA, a aussi dit se méfier “des effets d’annonce et des coups de com’ au moment du salon”, malgré les “bonnes intentions” de Karine Le Marchand.”Il faut saluer toute initiative visant à améliorer le revenu des agriculteurs”, a aussi réagi Dominique Chargé, président de la Coopération agricole qui représente plusieurs milliers de coopératives agricoles, mais cela “ne suffira pas à sauver l’agriculture française ni à rééquilibrer les rapports de force”.- Absence de Leclerc -Karine Le Marchand avait auparavant déploré l’absence du leader E.Leclerc, “problématique parce qu’au départ on avait un quatrième pilier”, consistant à “mettre la pression sur les industriels tous ensemble pour qu’ils soient sur la transparence de l’origine France”. Sans le leader du secteur, la proposition a dû être abandonnée, a-t-elle regretté.Michel-Edouard Leclerc a de son côté jugé qu’il s’agissait d'”une bonne initiative”, “intéressante pour les enseignes qui n’ont pas encore de démarche organisée avec les producteurs locaux”. Il a assuré que E.Leclerc avait déjà des dispositifs similaires en place. “C’eût été contre-productif de faire comme si on lançait cette initiative…”, a-t-il glissé mercredi sur son compte X.La défiance reste importante entre les différents maillons de la chaîne alimentaire française qui, malgré les joutes verbales, restent d’importants partenaires commerciaux. Le gouvernement prévoit de revoir une nouvelle fois les lois Egalim, qui visent à mieux protéger la rémunération des agriculteurs lors des négociations entre industriels et distributeurs. Le ministre des Relations avec le Parlement Patrick Mignola a dit mercredi sur Public Sénat prévoir une révision des lois Egalim “avant l’été ou juste après l’été”.cda-mdz-gbh-hrc/jbo/LyS

Alexis Kohler, le premier de cordée de l’Elysée sous Emmanuel Macron

Partira? Partira pas? Les spéculations repartent de plus belle sur le sort d’Alexis Kohler, inamovible collaborateur d’Emmanuel Macron depuis Bercy, secrétaire général de l’Élysée depuis bientôt huit ans, incontournable, malgré les critiques, pour toutes les grandes décisions, mais toujours dans l’ombre du patron.Le 22 février, le quotidien L’Opinion écrit, au conditionnel, qu’Alexis Kohler devrait bientôt quitter l’Élysée pour rejoindre la Société générale. Avançant même quelques noms pour sa succession à l’Élysée. “Il n’a rien signé et il est en poste”, répond laconiquement un conseiller de la présidence, sollicité par l’AFP.Deux ans au moins que les spéculations vont et viennent sur son départ de l’Élysée. Bientôt la fin d’une époque? D’abord directeur de son cabinet à Bercy (2014-2016) après avoir été celui de Pierre Moscovici, Alexis Kohler occupe la très stratégique fonction de secrétaire général du président Macron depuis son élection en 2017.Dans la prestigieuse liste de ses prédécesseurs, seul Jean-Louis Bianco – neuf ans auprès de François Mitterrand – est resté plus longtemps. Mais ce Strasbourgeois de naissance (52 ans), énarque, diplômé de l’Essec et de Sciences Po Paris, marié et père de trois enfants, est le seul à avoir accompli tout un mandat présidentiel. Mieux: il a été maintenu en poste après la réélection, puis après la dissolution.A telle enseigne que depuis l’irruption en politique du patron, il est difficile d’imaginer l’un sans l’autre.Ceux qui ont prétendu contrecarrer son influence auprès du chef de l’État en ont été pour leur peine. Ainsi de la réforme des retraites. “Kohler a quasiment mis sa tête sur le billot… Il est névrotique sur la question”, expliquait à l’époque un député Renaissance.-“Confiné” de l’Élysée-Avant la réélection de 2022, un poids lourd de la macronie ironisait sur le “confiné zéro” du Château, “entré à l’Élysée en mai 2017 et jamais ressorti depuis”, souvent érigé en symbole de la mainmise de la haute fonction publique, celle qui couperait le président des réalités du pays.”Ces gens n’ont jamais rencontré un électeur”, ironise un cadre du bloc central.Réputé pour son ardeur à la tâche, son “intelligence et sa capacité d’analyse”, Alexis Kohler cultive une réputation ambivalente. D’un côté, garde-fou de mesures élaborées parfois à l’emporte-pièce par un chef de l’État réputé aussi transgressif qu’insoucieux de leur mise en Å“uvre.De l’autre, garde-barrière, celui qui, depuis son bureau attenant, filtre l’accès à celui du président – ce qui lui vaut des inimitiés parmi les conseillers. Qui arbitre parfois au nom du patron, quitte à être vu par un familier du Palais comme “le castrateur en chef”.A cela s’ajoute cette indécollable image technocratique, qui a culminé lors de la crise des “gilets jaunes” que le secrétaire général, selon ses détracteurs, n’aurait pas vu venir.Si sa silhouette n’apparaît publiquement que lors des annonces de remaniement, sur le perron de l’Élysée, son nom a régulièrement été cité dans la chronique judiciaire. Notamment pour l’affaire MSC: il est mis en examen depuis 2022 pour prise illégale d’intérêts, soupçonné d’avoir participé comme haut fonctionnaire de 2009 à 2016 à plusieurs décisions relatives à cet armateur italo-suisse, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte. Pour la cour d’appel de Paris, “un pacte de silence” a permis à Alexis Kohler de dissimuler ce lien familial. Lui assure n’avoir “jamais considéré être en situation de conflit d’intérêt”.- Bientôt auditionné? -S’il puise des “racines intellectuelles dans le rocardisme”, l’Alsacien n’admet aucune autre “matrice idéologique que celle du président”: “il faut que chacun soit à sa place”, dit-il en privé. La loyauté lui a valu d’être l’un des premiers à être mis dans la confidence de l’intention présidentielle de dissoudre l’Assemblée au printemps dernier.Une influence silencieuse, qu’il aime étendre aux “cuisines” des décisions rendues, en empruntant, avec son humour pince-sans-rire, cette citation à Bismarck: “Les lois, c’est comme les saucisses, il vaut mieux ne pas être là quand elles sont faites”.Outre le dossier MSC, M. Kohler est visé par une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de “trafic d’influence” autour de la fusion Veolia-Suez.Il a en outre refusé de se rendre début février devant une commission d’enquête parlementaire sur le dérapage budgétaire, invoquant successivement des problèmes d’agenda, puis “le principe de séparation des pouvoirs”. La commission a donné le 19 février son feu vert pour engager une procédure pénale contre lui s’il refusait à nouveau d’être auditionné.Une autre commission d’enquête parlementaire, cette fois sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille, prévoit également de l’entendre, afin de déterminer s’il a cédé à un lobbying de Nestlé. 

Procès Le Scouarnec: le frère du médecin pédocriminel accuse son ex-épouse d’avoir su et “rien fait”

L’ex-épouse de Joël Le Scouarnec savait et “n’a rien fait”, a accusé mercredi dès le début du troisième jour du procès le frère cadet de l’ex-chirurgien pédocriminel, jugé à Vannes pour violences sexuelles sur 299 patients, souvent mineurs.Marie-France “était au courant des agissements de son mari et elle n’a rien fait”, a dénoncé Patrick Le Scouarnec, le frère du chirurgien.Prévue en fin d’après-midi après l’audition de plusieurs proches du médecin, le témoignage de Marie-France, mariée jusqu’en 2023 avec lui, est très attendu par de nombreuses victimes qui estiment qu’elle avait connaissance des penchants pédophiles de son ex-époux bien avant son arrestation.Âgée de 71 ans, elle assure ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur les penchants pédophiles de son mari, malgré plusieurs documents laissant penser le contraire et une première condamnation du chirurgien pour détention d’images pédopornographiques en 2005, déjà à Vannes.Elle “aurait pu faire en sorte que mon frère soit interpellé” avant 2017, date de son interpellation, a affirmé à la cour criminelle du Morbihan le frère cadet de M. Le Scouarnec, déclarant ensuite ne pas avoir de “preuves” pour fonder ses propos et exprimant une forte inimitié envers sa belle-soeur.Il a aussi estimé que “les chirurgiens de Loches (une clinique d’Indre-et-Loire où Le Scouarnec est accusé de violences sexuelles sur des patients, NDLR) devaient être au courant”.Dans le box, Joël Le Scouarnec, crâne chauve entouré de cheveux blancs et lunettes cerclées, reste impassible face aux déclarations de son frère, qui le décrit à la fois comme “jovial, blagueur” et “énigmatique, solitaire”.A Jonzac (Charente-Maritime), avant son interpellation en 2017 pour le viol de sa voisine de six ans -qui a mené à la saisie de carnets et fichiers où le médecin notait scrupuleusement le nom de ses victimes et les violences sexuelles qu’il leur avait imposées entre 1989 et 2014 dans des hôpitaux-, le médecin “dormait sur un canapé” dans une maison insalubre et sentant le moisi, assure son frère.Il a néanmoins réfuté toute violence physique et sexuelle de leur père sur l’accusé, soulignant néanmoins la place envahissante prise au fil des ans par un “ami de famille” qui lui a laissé penser que le patriarche était peut-être “homosexuel”.Toujours dans le but d’analyser la personnalité de l’accusé, cet ami, également très proche de M. Le Scouarnec, doit aussi être auditionné mercredi avant Marie-France.”J’ai commis le pire des crimes, je sais que ce n’est pas pardonnable, et je sais que tu ne me pardonneras jamais. Mais au nom de nos souvenirs, je te demande pardon”, a dit à son frère Joël Le Scouarnec.- “Bombe atomique” -La journée de mardi a été marquée par les auditions de deux des fils de l’ex-chirurgien de 74 ans, qui ont dressé à la barre le portrait d’une famille hantée par les non-dits et les actes d’un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la “perversion a explosé comme une bombe atomique”.Le plus souvent immobile, comme figé, le médecin a plusieurs fois pris son visage entre ses mains, semblant pleurer, lorsque ses fils ont pris la parole.Tous deux, âgés de 37 et 42 ans, ont décrit une enfance heureuse, un père qui leur a transmis des “valeurs”.Mais le plus âgé a aussi décrit les nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et 10 ans.Des agressions qu’il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle. Marie-France ainsi avoue à son fils avoir été elle aussi “abusée” par “plusieurs personnes”, mais sa confidence ne suscitera aucune question.Idem, lorsqu’en 2004 les gendarmes saisissent les disques durs de Le Scouarnec et qu’il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.”Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18h00 comme si de rien n’était”, s’étonne-t-il encore. Mais il ne questionne pas son père et ce n’est qu’en 2017, affirme-t-il, que “sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille”.- “Dynamique de l’inceste” -Pour Me Marie Grimaud, qui représente 39 victimes dont trois qui étaient des amies d’enfance des fils Le Scouarnec, les frères “font face à un père et à un homme, deux visages totalement incompatibles”.”C’est une famille où la parole ne circulait pas. Les tabous existaient, les non-dits étaient là”, a-t-elle analysé.Joël Le Scouarnec a déjà été condamné en 2020 à 15 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces.

Procès Le Scouarnec: le frère du médecin pédocriminel accuse son ex-épouse d’avoir su et “rien fait”

L’ex-épouse de Joël Le Scouarnec savait et “n’a rien fait”, a accusé mercredi dès le début du troisième jour du procès le frère cadet de l’ex-chirurgien pédocriminel, jugé à Vannes pour violences sexuelles sur 299 patients, souvent mineurs.Marie-France “était au courant des agissements de son mari et elle n’a rien fait”, a dénoncé Patrick Le Scouarnec, le frère du chirurgien.Prévue en fin d’après-midi après l’audition de plusieurs proches du médecin, le témoignage de Marie-France, mariée jusqu’en 2023 avec lui, est très attendu par de nombreuses victimes qui estiment qu’elle avait connaissance des penchants pédophiles de son ex-époux bien avant son arrestation.Âgée de 71 ans, elle assure ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur les penchants pédophiles de son mari, malgré plusieurs documents laissant penser le contraire et une première condamnation du chirurgien pour détention d’images pédopornographiques en 2005, déjà à Vannes.Elle “aurait pu faire en sorte que mon frère soit interpellé” avant 2017, date de son interpellation, a affirmé à la cour criminelle du Morbihan le frère cadet de M. Le Scouarnec, déclarant ensuite ne pas avoir de “preuves” pour fonder ses propos et exprimant une forte inimitié envers sa belle-soeur.Il a aussi estimé que “les chirurgiens de Loches (une clinique d’Indre-et-Loire où Le Scouarnec est accusé de violences sexuelles sur des patients, NDLR) devaient être au courant”.Dans le box, Joël Le Scouarnec, crâne chauve entouré de cheveux blancs et lunettes cerclées, reste impassible face aux déclarations de son frère, qui le décrit à la fois comme “jovial, blagueur” et “énigmatique, solitaire”.A Jonzac (Charente-Maritime), avant son interpellation en 2017 pour le viol de sa voisine de six ans -qui a mené à la saisie de carnets et fichiers où le médecin notait scrupuleusement le nom de ses victimes et les violences sexuelles qu’il leur avait imposées entre 1989 et 2014 dans des hôpitaux-, le médecin “dormait sur un canapé” dans une maison insalubre et sentant le moisi, assure son frère.Il a néanmoins réfuté toute violence physique et sexuelle de leur père sur l’accusé, soulignant néanmoins la place envahissante prise au fil des ans par un “ami de famille” qui lui a laissé penser que le patriarche était peut-être “homosexuel”.Toujours dans le but d’analyser la personnalité de l’accusé, cet ami, également très proche de M. Le Scouarnec, doit aussi être auditionné mercredi avant Marie-France.”J’ai commis le pire des crimes, je sais que ce n’est pas pardonnable, et je sais que tu ne me pardonneras jamais. Mais au nom de nos souvenirs, je te demande pardon”, a dit à son frère Joël Le Scouarnec.- “Bombe atomique” -La journée de mardi a été marquée par les auditions de deux des fils de l’ex-chirurgien de 74 ans, qui ont dressé à la barre le portrait d’une famille hantée par les non-dits et les actes d’un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la “perversion a explosé comme une bombe atomique”.Le plus souvent immobile, comme figé, le médecin a plusieurs fois pris son visage entre ses mains, semblant pleurer, lorsque ses fils ont pris la parole.Tous deux, âgés de 37 et 42 ans, ont décrit une enfance heureuse, un père qui leur a transmis des “valeurs”.Mais le plus âgé a aussi décrit les nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et 10 ans.Des agressions qu’il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle. Marie-France ainsi avoue à son fils avoir été elle aussi “abusée” par “plusieurs personnes”, mais sa confidence ne suscitera aucune question.Idem, lorsqu’en 2004 les gendarmes saisissent les disques durs de Le Scouarnec et qu’il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.”Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18h00 comme si de rien n’était”, s’étonne-t-il encore. Mais il ne questionne pas son père et ce n’est qu’en 2017, affirme-t-il, que “sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille”.- “Dynamique de l’inceste” -Pour Me Marie Grimaud, qui représente 39 victimes dont trois qui étaient des amies d’enfance des fils Le Scouarnec, les frères “font face à un père et à un homme, deux visages totalement incompatibles”.”C’est une famille où la parole ne circulait pas. Les tabous existaient, les non-dits étaient là”, a-t-elle analysé.Joël Le Scouarnec a déjà été condamné en 2020 à 15 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces.

Afghans hope for cricket glory despite boycott calls

Afghans painted in red, green and black cheered from the sidelines of the Champions Trophy cricket in Lahore and from in front of their televisions in Kabul on Wednesday, brushing aside calls for England to boycott the match. More than 160 British politicians called for the boycott of the key group match in protest against the Taliban government’s restrictions on women’s rights in Afghanistan.However, the stadium in Pakistan’s northeast was filled with dancing spectators on Wednesday as the two sides met to determine who would make it through to the semi-finals. “Those who are trying to bring politics into sports are misguided,” said Khaybar Khan, a 24-year-old tailor watching the match from the Afghan capital.”They are simply doing their jobs. They have raised their voices for women’s education and we all believe in the necessity of women doctors, engineers, and education for women.”Female participation in sport has effectively been outlawed since the Taliban returned to power in 2021.That puts the Afghanistan cricket board at odds with International Cricket Council rules, although the men’s team are still allowed to compete.The England and Wales Cricket Board resisted the demand to boycott the match but said they would not schedule a bilateral series against Afghanistan.”The petition against the cricket team to boycott them is baseless and unfair, they have stood with their nation many times,” said Nafas, another 24-year-old cricket fan in Kabul.”There are a lot of issues in Afghanistan, our education, freedom, and cricket are the only things remaining for us. Please don’t take this from us as well.”Afghanistan’s English coach told reporters on Tuesday the players are facing a “tricky situation” and know there are “things that are not correct” in their country.Star allrounder Rashid Khan, who was expected to play a crucial role in the match, has not shied away from proclaiming his support for women’s education despite the high political risk of making such calls.- Remarkable rise -Afghans share close ties with their neighbour Pakistan, where millions of refugees and migrants have arrived and made their home over the past several decades.It was in the refugee camps in northwestern Pakistan that Afghans, fleeing successive wars, first tasted the sport of cricket and they have had remarkable success on the international stage in recent years.”We are so happy for our team to even make it this far,” said 20-year-old Afghan Muhammad Yusaf, who was born in Lahore.”There are former champions like West Indies and Sri Lanka who couldn’t make this tournament but we are here. So they have already made us proud.”Thousands of Afghans in the stands were supported by Pakistanis, rooting for the rising stars.”Afghan cricket’s story is of struggle, hard work, and resilience. Only a few years back, we didn’t know about this team,” said Muhammad Numan, a 37-year-old Pakistani businessman who came with his family to support the Afghans.”It’s their hard work that has brought them this far and, in a few years, they could lift a trophy.”Murad Watan Pall, 36, who travelled from England to support the Afghans, said the boycott call was a “flawed approach” to pressuring the Taliban government.”For us, it’s everything. That’s the only entertainment we have left in our country. We have just one happiness in our country and it’s cricket,” he said.”Don’t snatch the only entertainment we have.” 

Pêche: des populations de poissons en panne de renouvellement

En dépit du recul de la surpêche, un tiers des poissons débarqués en France proviennent de populations qui peinent à se renouveler, souffrant du changement climatique, de la pollution et de la destruction de leurs habitats.Dans son bilan annuel présenté mercredi, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a annoncé que 58% des poissons débarqués en France en 2023 provenaient de populations non surpêchées, tandis qu’un poisson sur cinq (19%) était issu de populations de poissons surexploitées.Après une nette amélioration entre 2008 et 2016, l’état de santé des populations de poissons débarquées en France ne connaît, depuis plusieurs années, que des “fluctuations mineures”, a souligné Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer lors d’une conférence de presse.Le recul de la surpêche aurait dû accroître l’abondance des stocks, car “si on pêche moins, il y a plus de poissons dans la mer”, note la chercheuse. Mais, malgré la forte baisse (-19%) des débarquements de poissons en France, passés de 400.000 tonnes en moyenne en 2010-2018 à 323.000 tonnes en 2023, on peine à voir se matérialiser les bénéfices d’une gestion un peu plus durable de la ressource.Pour tenter d’expliquer ce paradoxe, les chercheurs de l’Ifremer se sont penchés sur le “recrutement”, c’est-à-dire l’abondance annuelle de jeunes poissons.En analysant systématiquement les données disponibles, les scientifiques se sont aperçus que près de 31% des poissons débarqués en France provenaient de populations dont le recrutement est en baisse et seulement 20% de populations dont le recrutement est en hausse – les données sont insuffisantes pour les 49% restants.- “déclin de la biodiversité”-“Les poissons pondent des milliers, voire des millions d’Å“ufs, et seulement une infime partie de ces Å“ufs vont devenir des bébés poissons. On dit traditionnellement que c’est 1 sur 100.000, voire 1 sur 1 million ou 10 millions pour des espèces comme le cabillaud”, souligne Mme Ulrich.”Les larves et les Å“ufs de poissons sont des organismes très fragiles. Ils n’ont que quelques jours pour réussir à trouver un environnement favorable pour devenir un poisson”, explique-t-elle.Le succès de la reproduction peut ainsi être affecté par de multiples facteurs comme la pollution, la présence d’espèces invasives, la surpêche ou la destructions des habitats, a listé Mme Ulrich, rapprochant ce phénomène de celui plus général de “déclin de la biodiversité”. Même des populations de poissons en bon état (pas surpêchés et à la biomasse importante) peinent à générer de jeunes poissons, comme ou le merlu de l’Atlantique ou le hareng de Mer du Nord.Ce dernier poisson est sans doute victime du réchauffement climatique: la période d’éclosion des larves de harengs n’est plus synchronisée avec les efflorescences de zooplancton, leur principale source de nourriture.La sole de Manche Est, une espèce très dépendante des habitats côtiers, a sans doute souffert de la dégradation des vasières en baie de Seine. Malgré une “gestion assez stricte depuis bientôt 15 ans”, la population est désormais considérée comme effondrée.Si ces difficultés de renouvellement ne sont pas forcément liées à la surpêche, “il est essentiel d’éviter de surpêcher ces populations déjà fragiles”, a souligné Youen Vermard, chercheur en halieutique à l’Ifremer.Une moindre abondance de jeunes poissons signifie en effet des captures de pêche plus faibles à terme. C’est pourquoi, “même quand une population de poissons va bien, on peut avoir des quotas (de pêche) à la baisse parce qu’on projette un moindre nombre de poissons” à l’avenir, a expliqué M. Vermard.C’est le cas du merlu de l’Atlantique, qui malgré une population en bon état, fait l’objet de baisse de quotas depuis plusieurs années, en raison d’une faible abondance de jeunes poissons.

Pêche: des populations de poissons en panne de renouvellement

En dépit du recul de la surpêche, un tiers des poissons débarqués en France proviennent de populations qui peinent à se renouveler, souffrant du changement climatique, de la pollution et de la destruction de leurs habitats.Dans son bilan annuel présenté mercredi, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a annoncé que 58% des poissons débarqués en France en 2023 provenaient de populations non surpêchées, tandis qu’un poisson sur cinq (19%) était issu de populations de poissons surexploitées.Après une nette amélioration entre 2008 et 2016, l’état de santé des populations de poissons débarquées en France ne connaît, depuis plusieurs années, que des “fluctuations mineures”, a souligné Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer lors d’une conférence de presse.Le recul de la surpêche aurait dû accroître l’abondance des stocks, car “si on pêche moins, il y a plus de poissons dans la mer”, note la chercheuse. Mais, malgré la forte baisse (-19%) des débarquements de poissons en France, passés de 400.000 tonnes en moyenne en 2010-2018 à 323.000 tonnes en 2023, on peine à voir se matérialiser les bénéfices d’une gestion un peu plus durable de la ressource.Pour tenter d’expliquer ce paradoxe, les chercheurs de l’Ifremer se sont penchés sur le “recrutement”, c’est-à-dire l’abondance annuelle de jeunes poissons.En analysant systématiquement les données disponibles, les scientifiques se sont aperçus que près de 31% des poissons débarqués en France provenaient de populations dont le recrutement est en baisse et seulement 20% de populations dont le recrutement est en hausse – les données sont insuffisantes pour les 49% restants.- “déclin de la biodiversité”-“Les poissons pondent des milliers, voire des millions d’Å“ufs, et seulement une infime partie de ces Å“ufs vont devenir des bébés poissons. On dit traditionnellement que c’est 1 sur 100.000, voire 1 sur 1 million ou 10 millions pour des espèces comme le cabillaud”, souligne Mme Ulrich.”Les larves et les Å“ufs de poissons sont des organismes très fragiles. Ils n’ont que quelques jours pour réussir à trouver un environnement favorable pour devenir un poisson”, explique-t-elle.Le succès de la reproduction peut ainsi être affecté par de multiples facteurs comme la pollution, la présence d’espèces invasives, la surpêche ou la destructions des habitats, a listé Mme Ulrich, rapprochant ce phénomène de celui plus général de “déclin de la biodiversité”. Même des populations de poissons en bon état (pas surpêchés et à la biomasse importante) peinent à générer de jeunes poissons, comme ou le merlu de l’Atlantique ou le hareng de Mer du Nord.Ce dernier poisson est sans doute victime du réchauffement climatique: la période d’éclosion des larves de harengs n’est plus synchronisée avec les efflorescences de zooplancton, leur principale source de nourriture.La sole de Manche Est, une espèce très dépendante des habitats côtiers, a sans doute souffert de la dégradation des vasières en baie de Seine. Malgré une “gestion assez stricte depuis bientôt 15 ans”, la population est désormais considérée comme effondrée.Si ces difficultés de renouvellement ne sont pas forcément liées à la surpêche, “il est essentiel d’éviter de surpêcher ces populations déjà fragiles”, a souligné Youen Vermard, chercheur en halieutique à l’Ifremer.Une moindre abondance de jeunes poissons signifie en effet des captures de pêche plus faibles à terme. C’est pourquoi, “même quand une population de poissons va bien, on peut avoir des quotas (de pêche) à la baisse parce qu’on projette un moindre nombre de poissons” à l’avenir, a expliqué M. Vermard.C’est le cas du merlu de l’Atlantique, qui malgré une population en bon état, fait l’objet de baisse de quotas depuis plusieurs années, en raison d’une faible abondance de jeunes poissons.

Assassinat de Narumi Kurosaki: la condamnation du Chilien Zepeda annulée par la Cour de cassation

La Cour de cassation a annulé mercredi la condamnation à 28 ans de réclusion du Chilien Nicolas Zepeda, qui sera donc jugé une troisième fois pour l’assassinat de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon en 2016.Le Chilien avait été condamné en appel en décembre 2023 par la cour d’assises de la Haute-Saône à 28 ans de réclusion, comme en première instance. Il sera de nouveau jugé pour l’assassinat de son ancienne petite amie japonaise, cette fois par la cour d’assises du Rhône, a indiqué la Cour de cassation, précisant que sa décision n’entraînait pas la remise en liberté de l’accusé.La haute juridiction a cassé l’arrêt de la cour d’assises de la Haute-Saône car un des enquêteurs dans sa déposition avait utilisé des projection de documents powerpoint non communiquées au préalable aux avocats de la défense, et que ce même enquêteur avait “de facto, et de sa propre initiative, effectué de nouveaux actes d’enquête”, selon l’arrêt de la Cour de cassation.”C’est une vraie victoire et c’est la possibilité pour M. Zepeda de continuer à faire valoir son innocence à l’occasion de ce troisième procès”, a réagi auprès de l’AFP Patrice Spinosi, l’avocat du Chilien devant la Cour de cassation.”Il attendait beaucoup la décision de la Cour de cassation donc il est évidemment très satisfait de pouvoir retourner devant des juges et de pouvoir de nouveau faire valoir son innocence”, a poursuivi Me Spinosi. “Il est évidemment fatigué par la détention, mais il reste tout à fait combatif et aspire à ce que ce troisième procès puisse lui permettre de faire valoir sa vérité et qu’il puisse enfin être reconnu comme étant innocent du crime.””Cette décision confirme qu’il y a eu une campagne soutenue pour violer la procédure régulière, avec l’objectif de renforcer la faible accusation avec laquelle le procureur a présenté cette affaire”, a également réagi dans un communiqué la famille de Nicolas Zepeda. “En tant que famille, nous espérons que la procédure régulière sera respectée, que nous parviendrons à la vérité.”Le Chilien de 34 ans a toujours nié avoir tué l’étudiante japonaise de 21 ans malgré les nombreux éléments à charge.Il avait rencontré Narumi et était devenu son petit ami lors de ses études au Japon. La jeune femme avait ensuite poursuivi ses études en France, où elle avait mis fin à leur relation. Nicolas Zepeda était venu du Chili la retrouver début décembre 2016, pour essayer de la reconquérir, selon lui.La jeune femme a disparu dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016, son corps n’a jamais été retrouvé.