Nucléaire: Trump met en garde Israël contre toute frappe sur l’Iran

Les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre toute frappe sur l’Iran qui risquerait de faire dérailler les pourparlers sur le nucléaire, tandis que Téhéran se dit prêt autoriser une visite d’inspecteurs américains de l’AIEA.”Si des questions sont soulevées, si un accord est conclu et si les demandes de l’Iran sont prises en compte, alors nous reconsidérerons la possibilité d’accepter des inspecteurs américains” de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a déclaré Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).Téhéran et Washington, ennemis depuis la Révolution islamique de 1979, ont entamé le 12 avril, via une médiation du sultanat d’Oman, des discussions sur l’épineux dossier du programme nucléaire iranien.Les deux capitales ont publiquement affiché leur désaccord sur la question sensible de l’enrichissement d’uranium. L’annonce de M. Eslami survient au moment où le président iranien Massoud Pezeshkian est en visite à Oman et où un responsable de l’AIEA doit se rendre dans les prochains jours en Iran.Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a mis en garde le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, contre toute frappe sur l’Iran qui risquerait de faire dérailler les pourparlers sur le nucléaire.- “Très proches d’une solution” -“Je lui ai dit que je ne pensais pas que ce serait pertinent maintenant parce que nous sommes très proches d’une solution”, a déclaré M. Trump mercredi pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale, évoquant sa récente conversation téléphonique avec le dirigeant israélien.Le président américain a assuré que les délicates discussions avec Téhéran étaient “très bonnes”, les Etats-Unis et l’Iran venant de boucler à Rome un cinquième cycle de pourparlers, sans trouver un accord mais assurant être prêts à poursuivre le dialogue.Les négociations achoppent jusqu’ici sur la question de l’enrichissement d’uranium : les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, ce qu’il refuse catégoriquement, mettant en avant un droit à se doter de capacités nucléaires civiles.Pendant son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait unilatéralement retiré son pays d’un accord international sur le nucléaire conclu avec Téhéran en 2015 et rétabli de lourdes sanctions à l’encontre de l’Iran.Depuis, “nous avons toujours refusé les inspecteurs de pays hostiles (envers l’Iran) et qui se sont comportés sans principes”, a souligné Mohammad Eslami, se disant prêt à revoir cette position. Les Etats occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent les Iraniens de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran se défend d’avoir de telles ambitions militaires.- “Ligne rouge” -Selon l’AIEA, ce pays enrichit l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% autorisée par l’accord de 2015 conclu avec les grandes puissances. Téhéran dit s’être affranchi de ses engagements en représailles au retrait américain.Les experts estiment qu’à partir de 20%, l’uranium enrichi peut avoir des applications militaires. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%. L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui mène les discussions pour Washington, a estimé que les Etats-Unis “ne pouvaient autoriser ne serait-ce qu’un pour cent de capacité d’enrichissement” à l’Iran. Téhéran, qui défend un droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, considère cette exigence comme une “ligne rouge”, contraire aux dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire.De son côté, le bureau du Premier ministre israélien a démenti mercredi un article du New York Times affirmant que Benjamin Netanyahu menace de faire échouer les négociations irano-américaines en frappant les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran. Il s’agit de “fake news” a affirmé le bureau de M. Netanyahu. Le quotidien américain fait mention d’au moins un échange téléphonique tendu entre MM. Trump et Netanyahu au sujet de ces menaces israéliennes. Les responsables américains craignent notamment qu’Israël ne décide de frapper l’Iran sans préavis, ajoute l’article. sbr-rkh-mj-cab/cm/ial/bds

Nucléaire: Trump met en garde Israël contre toute frappe sur l’Iran

Les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre toute frappe sur l’Iran qui risquerait de faire dérailler les pourparlers sur le nucléaire, tandis que Téhéran se dit prêt autoriser une visite d’inspecteurs américains de l’AIEA.”Si des questions sont soulevées, si un accord est conclu et si les demandes de l’Iran sont prises en compte, alors nous reconsidérerons la possibilité d’accepter des inspecteurs américains” de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a déclaré Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).Téhéran et Washington, ennemis depuis la Révolution islamique de 1979, ont entamé le 12 avril, via une médiation du sultanat d’Oman, des discussions sur l’épineux dossier du programme nucléaire iranien.Les deux capitales ont publiquement affiché leur désaccord sur la question sensible de l’enrichissement d’uranium. L’annonce de M. Eslami survient au moment où le président iranien Massoud Pezeshkian est en visite à Oman et où un responsable de l’AIEA doit se rendre dans les prochains jours en Iran.Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a mis en garde le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, contre toute frappe sur l’Iran qui risquerait de faire dérailler les pourparlers sur le nucléaire.- “Très proches d’une solution” -“Je lui ai dit que je ne pensais pas que ce serait pertinent maintenant parce que nous sommes très proches d’une solution”, a déclaré M. Trump mercredi pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale, évoquant sa récente conversation téléphonique avec le dirigeant israélien.Le président américain a assuré que les délicates discussions avec Téhéran étaient “très bonnes”, les Etats-Unis et l’Iran venant de boucler à Rome un cinquième cycle de pourparlers, sans trouver un accord mais assurant être prêts à poursuivre le dialogue.Les négociations achoppent jusqu’ici sur la question de l’enrichissement d’uranium : les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, ce qu’il refuse catégoriquement, mettant en avant un droit à se doter de capacités nucléaires civiles.Pendant son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait unilatéralement retiré son pays d’un accord international sur le nucléaire conclu avec Téhéran en 2015 et rétabli de lourdes sanctions à l’encontre de l’Iran.Depuis, “nous avons toujours refusé les inspecteurs de pays hostiles (envers l’Iran) et qui se sont comportés sans principes”, a souligné Mohammad Eslami, se disant prêt à revoir cette position. Les Etats occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent les Iraniens de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran se défend d’avoir de telles ambitions militaires.- “Ligne rouge” -Selon l’AIEA, ce pays enrichit l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% autorisée par l’accord de 2015 conclu avec les grandes puissances. Téhéran dit s’être affranchi de ses engagements en représailles au retrait américain.Les experts estiment qu’à partir de 20%, l’uranium enrichi peut avoir des applications militaires. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%. L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui mène les discussions pour Washington, a estimé que les Etats-Unis “ne pouvaient autoriser ne serait-ce qu’un pour cent de capacité d’enrichissement” à l’Iran. Téhéran, qui défend un droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, considère cette exigence comme une “ligne rouge”, contraire aux dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire.De son côté, le bureau du Premier ministre israélien a démenti mercredi un article du New York Times affirmant que Benjamin Netanyahu menace de faire échouer les négociations irano-américaines en frappant les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran. Il s’agit de “fake news” a affirmé le bureau de M. Netanyahu. Le quotidien américain fait mention d’au moins un échange téléphonique tendu entre MM. Trump et Netanyahu au sujet de ces menaces israéliennes. Les responsables américains craignent notamment qu’Israël ne décide de frapper l’Iran sans préavis, ajoute l’article. sbr-rkh-mj-cab/cm/ial/bds

Meurtre de Matisse à Châteauroux: un adolescent condamné à huit ans de prison

Un adolescent de 16 ans a été condamné mercredi par le tribunal pour enfants de Châteauroux à huit ans de prison ferme pour le meurtre de Matisse, 15 ans, tué de plusieurs coups de couteau en avril 2024 dans cette ville.Le prévenu, un mineur de nationalité afghane en situation régulière arrivé dans l’enfance à Châteauroux avec sa mère, était jugé depuis lundi à huis clos pour avoir tué Matisse à la suite d’une bagarre causée par “une battle de rap” le 27 avril 2024, selon le père de la victime. Le jeune mis en cause s’était alors rendu chez lui s’emparer d’un couteau puis était revenu, accompagné de sa mère, asséner plusieurs coups à l’adolescent dont l’un avait atteint le cœur.Le tribunal a retenu une “altération du discernement” de l’auteur au moment des faits, qui réduit la peine.En raison de l’excuse de minorité, la peine maximale était de 15 ans de prison, a expliqué le procureur de la République de Châteauroux, David Marcat. L’altération du discernement a réduit la peine maximale encourue à dix ans, “peine que j’ai requise”, a-t-il précisé à la sortie du tribunal.A cela s’ajoute une “peine de suivi socio-judiciaire avec une injonction de soins” de 15 ans “pour éviter qu’il y ait de nouveaux passages à l’acte”, a indiqué David Marcat.La mère de l’accusé, âgée de 37 ans au moment des faits, a également été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire. Cette dernière aurait “asséné des gifles à la victime”, selon le parquet de Bourges, qui s’est saisi du dossier, et doit être “prochainement jugée devant le tribunal correctionnel pour les faits qualifiés de violence sur personne vulnérable sans incapacité”.”Je n’attendais pas grand-chose de ce procès”, a commenté le père de Matisse à son issue, saluant toutefois les 15 ans de suivi. “S’il fait des bêtises il retournera en prison, ça l’obligera peut-être à faire des efforts et à se soigner”, a-t-il dit en parlant de l’adolescent condamné.Le père et la mère de Matisse ont dit vouloir “lutter contre cette violence” qui peuvent toucher des adolescents, en intervenant dans des établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes.Le procès s’est déroulé à huis clos, entouré d’un dispositif de sécurité renforcé pour éviter tout débordement: un “périmètre de tranquillité” grillagé mis en place sur ordre de la préfecture condamnait l’accès au tribunal, devant lesquels des agents de police filtraient les entrées.Des mesures justifiées pour “garantir la sérénité des débats”, conséquences des tensions qui ont émaillé les mois précédant le procès.A l’issue du procès, la mère du prévenu a quitté le tribunal sous un concert d’insultes, encadrée par les policiers. Elle a dû rebrousser chemin et être exfiltrée en voiture, selon des journalistes de l’AFP sur place.Le procureur, s’il a dit comprendre l'”incompréhension” de certaines personnes face à la peine prononcée, a rappelé qu’elle a pour but la “protection de la société”, “réparer par rapport aux victimes”, mais qu’elle contient également “un principe de la primauté de l’éducatif qui reste ancré sur le répressif en matière de justice des mineurs”.La nationalité afghane de l’accusé et de sa mère avait donné lieu à de violentes polémiques, des responsables politiques de droite et d’extrême droite appelant notamment le gouvernement à durcir sa politique migratoire.-Emotion considérable-La tension était montée d’un cran en mai 2024, lorsqu’une ancienne magistrate du parquet de Bourges avait été accusée, à tort, d’avoir remis en liberté l’accusé, au casier judiciaire vierge mais mis en cause dans deux autres affaires.Il avait été placé sous contrôle judiciaire pour des faits de vol avec violence commis la même année.Le meurtre de Matisse avait causé une émotion considérable dans sa ville natale et au-delà. Quelques 8.000 personnes avaient défilé dans les rues de Châteauroux dans les jours suivant sa mort, et 2.000 environ assistaient à la cérémonie à sa mémoire, quelques jours plus tard.Sur les façades des commerces et aux fenêtres des immeubles de Châteauroux, des photos et dessins de loutre (en référence au surnom du jeune Matisse) sont encore visibles.

Germany’s top diplomat seeks common stance with US on Ukraine

Germany’s new top diplomat on Wednesday sought to stress unity with the United States on Ukraine, warning of further sanctions if Russia does not budge in stalled negotiations to end the war.Foreign Minister Johann Wadephul, who assumed his role this month as center-right Chancellor Friedrich Merz took office, met in Washington with Secretary of State Marco Rubio.”We, Germany and the United States, have a common position regarding Ukraine,” Wadephul told reporters after the meeting. “We need to find a negotiated solution.” US President Donald Trump took office vowing to end the war and blaming his predecessor Joe Biden for the invasion. But Trump has voiced growing frustration with Russian President Vladimir Putin, who has not accepted a Ukrainian-backed US proposal of a 30-day ceasefire.Wadephul said that Europeans were ready to “tighten the screws” on Russia and noted that sanctions bills are being prepared in the US Congress.”Both Europe and the United States are willing to draw consequences if this does not happen,” he said of Russia coming to the negotiation table.Merz earlier Wednesday said that Germany will “do everything” to make sure that the damaged Nord Stream 2 pipeline from Russia does not resume deliveries of natural gas to Europe.The stance shows the sharp shift in Germany since Russia invaded Ukraine in February 2022.The last Christian Democratic chancellor, Angela Merkel, had rebuffed pressure from the United States and supported the pipeline, arguing that it not only provided energy to Europe’s largest economy but incentivized Russia to work with Europe.Merz has also voiced growing concern about Israel’s offensive in Gaza, where aid has begun to enter in a heavily controlled trickle after a two-month blockade.The situation in Gaza has become “dramatically more precarious,” Wadephul said.Germany and the United States have traditionally been among Israel’s top supporters. Wadephul in Washington visited a makeshift memorial outside the Capital Jewish Museum where a gunman last week shot dead two Israeli embassy employees.Wadephul was visiting as Rubio celebrated his 54th birthday. As a gift, the German FM presented Rubio with a framed poster of a game played in Frankfurt by the sports-loving top US diplomat’s hometown Miami Dolphins.

Colombie: des milliers de manifestants en soutien aux réformes voulues par le président

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue mercredi en Colombie à l’appel du président de gauche Gustavo Petro, qui cherche à faire pression pour que le Parlement approuve le principe d’une consultation populaire visant à réformer le système de santé et le droit du travail.Dès l’aube, des manifestants ont bloqué plusieurs stations du réseau de transport public de Bogota, affectant des centaines de milliers d’usagers dans la capitale de 8 millions d’habitants.Le président Petro souhaite élargir les droits des Colombiens en matière de travail et de santé.Le Parlement ayant rejeté ses projets de loi, le chef de l’Etat défend désormais l’idée d’un référendum. Cependant, ce processus électoral nécessite l’approbation des mêmes parlementaires.Mi-mai, le Parlement a refusé de convoquer la consultation populaire, qui comprenait 12 questions. M. Petro a alors présenté une nouvelle proposition de consultation, amendée. Dans ce contexte de bras de fer entre exécutif et législatif, le dirigeant avait appelé ses concitoyens à manifester mercredi et jeudi. Le gouvernement menace de faire approuver la tenue d’une consultation par décret si le Parlement s’obstine à lui résister.”Le droit à la consultation populaire existe”, a plaidé le président sur X.Des centrales syndicales et des organisations paysannes et autochtones ont défilé mercredi à Bogota.  D’autres villes comme Medellin (nord-ouest), Cali (sud-ouest) et Bucaramanga (nord-est) se sont également jointes à cette journée de “grève nationale”. Gustavo Petro a convoqué plusieurs manifestations tout au long de son mandat, débuté en août 2022 et qui doit s’achever en 2026. La dernière a eu lieu le 1er mai. 

Tentative d’escroquerie contre TotalEnergies: procès en vue pour sept prévenus

Plus de 15 ans après son ouverture, une affaire de tentative d’escroquerie contre TotalEnergies va se retrouver au tribunal: sept personnes mises en examen dans ce dossier tentaculaire ont récemment été renvoyées en procès correctionnel à Nanterre.Ces prévenus, au rang desquels figurent l’avocat Olivier Pardo et l’ex-président du tribunal de commerce de Paris Jean-Pierre Mattei, seront jugés notamment pour “corruption active et passive d’/par un arbitre international et d’/par une personne chargée d’une mission de service public” et pour “tentative d’escroquerie en bande organisée”, a précisé le ministère public.Le calendrier du procès devrait être déterminé lors d’une audience qui se tiendra le 20 juin, a précisé le parquet. Ce procès devrait avoir lieu au cours du second semestre 2025 et durer une dizaine de jours, selon la même source.La justice française s’est emparée de cette affaire après une plainte déposée en mai 2011 par TotalEnergies auprès du parquet de Nanterre.L’entreprise dénonçait alors la constitution deux ans plus tôt d’un tribunal arbitral, à l’initiative des régions russes de Saratov et de Volvograd et de la société de droit russe Interneft.Ces dernières réclamaient que TotalEnergies leur verse une somme d’environ 22 milliards de dollars, arguant que le groupe n’avait pas honoré un contrat d’exploration pétrolière en Russie signé en février 1992 avec une de ses filiales.Ce contrat, soumis à des conditions suspensives et dont la caducité a été confirmée par plusieurs décisions de justice, n’est jamais entré en vigueur.L’homme d’affaires André Guelfi, dit “Dédé la sardine”, est soupçonné d’avoir joué un rôle central dans la mise en place de cet arbitrage, dénoncé par TotalEnergies.M. Guelfi a joué au début des années 1990 un rôle sulfureux d’intermédiaire pour Elf (acquis plus tard par l’actuel TotalEnergies) en ex-URSS sous la présidence de Loïk Le Floch-Prigent et a été condamné à une peine de prison ferme pour son rôle dans le détournement de fonds du groupe pétrolier.Décédé en 2016, il n’a pas été entendu par les magistrats instructeurs dans le dossier de tentative d’escroquerie.”Les parties civiles ne manqueront pas de demander l’indemnisation de leurs préjudices dans cette affaire hors normes”, ont commenté auprès de l’AFP les avocats de TotalEnergies, Kiril Bougartchev et Emmanuel Moyne. – “Rétablir la vérité” -En février 2024, le parquet avait requis un procès à l’encontre des sept mis en examen.Dans l’ordonnance de renvoi, datée d’avril et consultée par l’AFP, il est reproché à M. Mattei, qui avait été désigné membre du tribunal arbitral, d’avoir reçu des fonds de M. Guelfi “en contrepartie de sa participation à un arbitrage frauduleux” visant à “obtenir la condamnation du groupe Total”.”Après 15 ans d’une mise en cause infondée de Total, qui a d’ailleurs été perquisitionné, Jean-Pierre Mattei est soulagé de pouvoir rétablir la vérité devant un tribunal”, ont réagi auprès de l’AFP ses avocats Sébastien Schapira et Cédric Labrousse.L’avocat Olivier Pardo et son confrère Xavier Cazottes seront eux jugés notamment pour avoir cherché à influer sur la désignation de M. Mattei comme arbitre.”J’attends avec sérénité cette audience qui me permettra d’enfin rétablir la vérité, de démontrer que j’ai exercé mon métier d’avocat en parfaite légalité, et d’ainsi clore cette affaire vieille de 16 ans”, a affirmé Me Pardo, contacté par l’AFP.Un avocat proche de M. Mattei, deux autres membres du tribunal arbitral ainsi que l’administrateur ad hoc de la filiale d’Elf, aujourd’hui liquidée, sont également renvoyés devant le tribunal.

Avec Trump, le milieu des cryptomonnaies a un “défenseur” et un “allié”, selon Vance

Le milieu des cryptomonnaies dispose désormais d’un “défenseur” et d’un “allié” à la Maison Blanche en la personne de Donald Trump, a clamé mercredi le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, alors que les critiques fustigent l’implication du milliardaire dans divers projets personnels autour des devises numériques.”Nous donnons priorité à l’élimination des règles, de la bureaucratie et des lois qui, selon nous, étaient dirigées contre les cryptos par nos prédécesseurs”, a professé l’ancien sénateur de l’Ohio lors d’une intervention à l’occasion de la conférence Bitcoin 2025 à Las Vegas (Nevada).Depuis son investiture, Donald Trump a nommé à la tête de l’Autorité américaine de régulation des marchés financiers, la SEC, un partisan des cryptomonnaies, Paul Atkins, qui a succédé à Gary Gensler, adepte d’une ligne dure et répressive.”Nous allons virer tous les gens comme lui”, a lancé JD Vance au sujet de Gary Gensler, accusé d'”attaquer la moindre initiative pour démocratiser nos marchés financiers (…) sous prétexte de protéger les consommateurs”.Le président des Etats-Unis a également institué une “réserve stratégique” fédérale alimentée par des bitcoins saisis par la justice américaine et amené l’un des régulateurs bancaires américains, l’OCC, à clairement autoriser les établissements financiers traditionnels à utiliser les devises numériques.Il milite aussi pour le vote de deux textes en cours d’examen au Congrès.Le premier, qui instaure un cadre légal pour les “stablecoins”, devrait faire prochainement l’objet d’un examen final au Sénat.”Nous voulons simplement que nos compatriotes prennent conscience que les cryptos et les actifs numériques font désormais partie de l’économie réelle et sont là pour longtemps”, a martelé JD Vance.Longtemps opposé aux cryptomonnaies, Donald Trump a fait volte-face l’an dernier, un revirement qui lui a valu des contributions colossales du secteur à sa campagne présidentielle.Sur le plan personnel, il a multiplié les projets autour de ces actifs d’un nouveau genre.Il a prêté son nom à une nouvelle plateforme d’échanges, appelée World Liberty Financial, et mis sur le marché sa propre devise numérique, le $TRUMP, quelques heures avant son investiture, en janvier.Le 22 mai, il a invité à dîner les 220 plus gros détenteurs de $TRUMP, suscitant de vives critiques relatives à un possible conflit d’intérêt.Mardi, la société de médias qui porte son nom, Trump Media and Technology Group (TMTG), a annoncé la levée de 2,5 milliards de dollars pour investir dans des cryptomonnaies.

Avec Trump, le milieu des cryptomonnaies a un “défenseur” et un “allié”, selon Vance

Le milieu des cryptomonnaies dispose désormais d’un “défenseur” et d’un “allié” à la Maison Blanche en la personne de Donald Trump, a clamé mercredi le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, alors que les critiques fustigent l’implication du milliardaire dans divers projets personnels autour des devises numériques.”Nous donnons priorité à l’élimination des règles, de la bureaucratie et des lois qui, selon nous, étaient dirigées contre les cryptos par nos prédécesseurs”, a professé l’ancien sénateur de l’Ohio lors d’une intervention à l’occasion de la conférence Bitcoin 2025 à Las Vegas (Nevada).Depuis son investiture, Donald Trump a nommé à la tête de l’Autorité américaine de régulation des marchés financiers, la SEC, un partisan des cryptomonnaies, Paul Atkins, qui a succédé à Gary Gensler, adepte d’une ligne dure et répressive.”Nous allons virer tous les gens comme lui”, a lancé JD Vance au sujet de Gary Gensler, accusé d'”attaquer la moindre initiative pour démocratiser nos marchés financiers (…) sous prétexte de protéger les consommateurs”.Le président des Etats-Unis a également institué une “réserve stratégique” fédérale alimentée par des bitcoins saisis par la justice américaine et amené l’un des régulateurs bancaires américains, l’OCC, à clairement autoriser les établissements financiers traditionnels à utiliser les devises numériques.Il milite aussi pour le vote de deux textes en cours d’examen au Congrès.Le premier, qui instaure un cadre légal pour les “stablecoins”, devrait faire prochainement l’objet d’un examen final au Sénat.”Nous voulons simplement que nos compatriotes prennent conscience que les cryptos et les actifs numériques font désormais partie de l’économie réelle et sont là pour longtemps”, a martelé JD Vance.Longtemps opposé aux cryptomonnaies, Donald Trump a fait volte-face l’an dernier, un revirement qui lui a valu des contributions colossales du secteur à sa campagne présidentielle.Sur le plan personnel, il a multiplié les projets autour de ces actifs d’un nouveau genre.Il a prêté son nom à une nouvelle plateforme d’échanges, appelée World Liberty Financial, et mis sur le marché sa propre devise numérique, le $TRUMP, quelques heures avant son investiture, en janvier.Le 22 mai, il a invité à dîner les 220 plus gros détenteurs de $TRUMP, suscitant de vives critiques relatives à un possible conflit d’intérêt.Mardi, la société de médias qui porte son nom, Trump Media and Technology Group (TMTG), a annoncé la levée de 2,5 milliards de dollars pour investir dans des cryptomonnaies.

US firms plan to pass Trump tariff costs to consumers: Fed minutes

US firms have warned the Federal Reserve that the cost of President Donald Trump’s tariffs will likely be borne by consumers, according to minutes of the bank’s most recent rate decision.Since returning to office in January, Trump has embarked on a stop-start tariff rollout that has unnerved investors and shaken global financial markets. The Fed’s meeting on May 6 and 7 took place after Trump had announced a 90-day pause on the most severe levies he had threatened against dozens of trading partners, and shortly before the White House unveiled trade deals with China and Britain, helping to soothe some market concerns. At that meeting, policymakers voted to hold the US central bank’s benchmark lending rate between 4.25 and 4.50 percent as they continued to fight inflation, which remains above the Fed’s long-term target of two percent. “Many participants remarked that reports from their business contacts or surveys indicated that firms generally were planning to either partially or fully pass on tariff-related cost increases to consumers,” the Fed said in its minutes of the meeting, published Wednesday. Participants also “noted that the Committee might face difficult tradeoffs if inflation proves to be more persistent while the outlooks for growth and employment weaken,” the Fed warned in its minutes. The Fed has a dual mandate to act independently to tackle both inflation and unemployment. The views of Fed officials chime with the opinions of many economists, who see Trump’s levies as inflationary and bad for growth. Trump and his allies insist that tariffs are one part of a wider policy mix, and that the US president’s overall package of economic plans — including tax cuts and deregulation — should boost economic growth. Given the high tariff-related uncertainty, Fed officials decided that it was prudent to keep rates where they were. “Participants agreed that with economic growth and the labor market still solid and current monetary policy moderately restrictive, the Committee was well positioned to wait for more clarity on the outlooks for inflation and economic activity,” the Fed said. 

La mobilisation des taxis prolongée jusqu’à samedi à Paris et à Pau

Au lendemain de réunions avec le gouvernement jugées “pas satisfaisantes” par les représentants syndicaux, des fédérations de taxis ont annoncé mercredi “continuer le mouvement” jusqu’à samedi à Paris et à Pau.”On continue les mouvements. On demande à chacun de s’organiser pour faire des rotations”, a déclaré à l’AFP Emmanuelle Cordier, présidente de la Fédération nationale du taxi (FNDT).Le boulevard Raspail, près des ministères, où les chauffeurs enchaînent depuis neuf jours les nuits de mobilisation à Paris, s’était en partie vidé dans la nuit de mardi à mercredi. En fin de journée mercredi, ils étaient environ 200 et d’autres devraient “arriver dans la nuit”, a assuré à l’AFP Mme Cordier, ajoutant qu’une “majorité” d’adhérents avaient décidé de “continuer le mouvement”.A Pau, fief du Premier ministre François Bayrou, 150 taxis étaient présents mercredi selon le président de l’Union nationale des taxis Rachid Boudjema, qui affirme que la Coordination rurale, syndicat agricole, a rejoint la contestation sans plus de précisions.Les chauffeurs de taxis sont notamment mobilisés contre une convention qui modifie leur rémunération pour le transport de patients, qui représente pour certains une part significative de leur chiffre d’affaires, notamment en zone rurale. La nouvelle tarification, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre, prévoit une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique.La décision de prolonger la protestation est “cohérente”, selon Claude Voltzenlogel, 48 ans, secrétaire général adjoint du Syndicat Départemental des Artisans du Taxi du Bas-Rhin (SDAT 67). “Une équipe reste deux jours sur place et repart. Le roulement est important.”- Absence “d’avancées significatives” -Mardi, deux réunions se sont tenues au ministère des Transports puis au ministère de la Santé, sans déboucher sur des mesures jugées suffisantes. Des contrôles renforcés ont été annoncés pour limiter la maraude et le “racolage” des VTC et des réunions techniques sont prévues jusqu’au 11 juin, mais les représentants syndicaux déplorent une absence “d’avancées significatives”.Dès mercredi, le ministre des Transports Philippe Tabarot a voulu marquer le coup en assistantà une opération de contrôle de VTC, concurrents directs des taxis, devant la gare de Lyon à Paris, zone qui leur est interdite sans réservation préalable.”Je suis très ouvert à la concurrence dans les transports. Mais une concurrence juste doit être une concurrence équitable”, a expliqué à la presse Philippe Tabarot.”J’aurai l’occasion de rencontrer à la fois les VTC et de convoquer mardi les plateformes pour évoquer […] la question d’éradiquer progressivement les sociétés écrans qui sont entre les conducteurs et les plateformes, […] qui ne payent pas les taxes et les impôts dans notre pays et qui exploitent certains travailleurs”, a ajouté le ministre.”J’ai demandé d’arrêter à mes gars hier soir vers 23h, parce qu’on n’a rien obtenu”, avait confié mercredi matin à l’AFP Pino, taxi parisien très suivi sur les réseaux sociaux et organisateur de mouvements de contestation, invoquant le “repos” nécessaire de “ses gars”. Aucune action n’a eu lieu dans la journée aux abords des aéroports, dans les gares parisiennes ou autour du stade Roland-Garros.