En Indonésie, Macron et Prabowo appellent à des “progrès” vers une reconnaissance mutuelle” Israël-Palestine

La France et l’Indonésie ont appelé mercredi à des “progrès” en juin vers une “reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine”, lors d’une visite d’Emmanuel Macron à Jakarta où il s’est félicité de ce pas du pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde.”L’Indonésie a indiqué qu’une fois qu’Israël aura reconnu la Palestine, elle sera prête à reconnaître Israël et à établir des relations diplomatiques”, a déclaré le président indonésien Prabowo Subianto au côté de son homologue français.Dans ce cadre, “nous devons reconnaître et garantir les droits d’Israël en tant que pays souverain, auquel il faut prêter attention et dont la sécurité doit être garantie”, a-t-il ajouté.L’Indonésie défend de longue date la solution dite “à deux Etats”, mais n’entretient pas de relations avec Israël. Si l’engagement de mercredi reste très hypothétique, la déclaration forte de Prabowo constitue un rare gage en ce sens, dans un pays très sensible à la situation des Palestiniens à Gaza.Les deux pays ont publié une déclaration conjointe condamnant les plans israéliens de prise de contrôle du territoire palestinien assiégé et tout “déplacement forcé de la population palestinienne”.Mais ils ont aussi souhaité que la conférence internationale que la France et l’Arabie saoudite coprésideront en juin à l’ONU sur la question débouche sur une “feuille de route crédible” et des “progrès” vers une “reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine”. Et favorise une dynamique “vers une reconnaissance de l’Etat de Palestine par tous les pays avec des garanties de sécurité pour tous”.Emmanuel Macron a salué le “discours très important” de son homologue indonésien.Lors d’un échange avec des étudiants, il a expliqué qu’il entendait “déclencher un mouvement de reconnaissance d’un Etat palestinien sous certaines conditions”, dont la “démilitarisation” du mouvement islamiste palestinien Hamas et sa “non participation” à la future gouvernance étatique.Cet Etat palestinien doit aussi “reconnaître Israël” et “son droit à se protéger”, a-t-il insisté.L’Elysée assurait avant la rencontre que “tous les pas (…) en direction d’une reconnaissance mutuelle” sont “des pas de géant au vu de la situation actuelle à Gaza”.- Troisième voie -L’Indonésie est la deuxième étape de la tournée de six jours du président français en Asie du Sud-Est.Arrivé mardi soir du Vietnam, avant de conclure son déplacement jeudi soir et vendredi à Singapour, il a été accueilli en grande pompe par son homologue indonésien, qu’il a qualifié de “frère” et sera l’invité d’honneur à la fête nationale du 14-Juillet à Paris.A Jakarta, Emmanuel Macron a vanté sa troisième voie chez le chantre historique des non-alignés, dans cette région prise dans la confrontation croissante entre les Etats-Unis et la Chine.Le dossier palestinien devait être pour lui l’occasion de tenter de démontrer qu’il n’y a pas deux poids deux mesures dans son engagement pour la paix au Moyen-Orient par rapport à l’investissement massif en faveur de l’Ukraine.”La France ne connaît pas de double standard”, a assuré M. Macron, rappelant qu’elle soutenait le droit d’Israël à se défendre après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 tout comme elle condamnait la poursuite des opérations militaires contre Gaza.Au-delà, il a fait du renforcement du partenariat franco-indonésien “dans tous les domaines, défense et sécurité, économie, culture” l’exemple de ce qu’il souhaite avec tous les pays d’Asie du Sud-Est. La France se pose dans la région en “puissance de paix et d’équilibres”, soucieuse d’un ordre international “fondé sur le droit”.Un message adressé à la fois à Pékin, qui se fait de plus en plus offensif dans ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, et à Donald Trump et ses menaces de hausse drastique des droits de douane.Emmanuel Macron espèrait traduire son positionnement en contrats pour les entreprises françaises, notamment en matière de défense, d’énergie et de minerais critiques.Au total, les entreprises françaises ont signé “des contrats pour un total de 17 milliards d’euros en Indonésie”, a annoncé mercredi soir l’Elysée, citant notamment “TotalEnergies, Hydrogène de France et Lesaffre”.L’Indonésie, déjà cliente d’entreprises d’armement françaises, a également signé une “lettre d’intention” pour l’acquisition future d’avions de combat Rafale supplémentaires ainsi que de frégates légères, de sous-marins Scorpène et de canons Caesar, a annoncé sur place le ministre des Armées Sébastien Lecornu, sans toutefois donner ni chiffre ni calendrier.Le groupe minier Eramet a annoncé avoir signé un protocole d’accord avec le nouveau fonds souverain indonésien Danantara pour “étudier la création d’une plateforme d’investissement stratégique dans le secteur du nickel”.

Musk says ‘disappointed’ by Trump mega-bill

Billionaire Elon Musk, who has stepped back from his role of slashing US government spending by firing tens of thousands of people, has criticized President Donald Trump’s signature spending bill.The “One Big, Beautiful Bill Act” — which passed in the House of Representatives and now moves to the Senate — would usher into law Trump’s vision for a new “Golden Age,” led by efforts to shrink social safety net programs to pay for a 10-year extension of his 2017 tax cuts. But critics say it will decimate health care for the poorest Americans and cause the national debt to balloon.”I was disappointed to see the massive spending bill, frankly, which increases the budget deficit, not just decreases it, and undermines the work that the DOGE team is doing,” Musk said in an interview with CBS News. An excerpt was aired Tuesday evening with comments that put him at odds with Trump, who tasked Musk with cutting government spending as head of the so-called Department of Government Efficiency, or DOGE.The spending bill is the centerpiece of Trump’s domestic policy agenda and could define his second term in the White House.Independent analysts have warned it would increase the deficit by as much as $4 trillion over a decade.”I think a bill can be big or it can be beautiful,” Musk told CBS News, “but I don’t know if it can be both. My personal opinion.” The full interview will be aired Sunday.In a separate interview with the Washington Post, Musk, the head of Tesla and SpaceX, looked back on his work leading the reforms, in which many civil servants lost their jobs with little or no warning.”The federal bureaucracy situation is much worse than I realized,” he said. “I thought there were problems, but it sure is an uphill battle trying to improve things in DC, to say the least.”Musk announced in late April he was stepping back from government to run his companies again.He said in May that he did not achieve all his goals with DOGE even though tens of thousands of people were removed from government payrolls and several government departments were gutted or shut down altogether.Musk told the Post he would keep working with DOGE but focus on upgrading federal government computer systems rather than firing more people.

Partenariat entre xAI et Telegram, qui va recevoir 300 millions de dollars

Telegram a passé un accord avec xAI qui prévoit la mise à disposition de l’assistant d’intelligence artificielle (IA) générative Grok sur la plateforme de messagerie pour une durée d’un an moyennant le versement de 300 millions de dollars en numéraire et actions par le groupe contrôlé par Elon Musk.Outre cette enveloppe, Telegram recevra également la moitié du chiffre d’affaires tiré des abonnements payants à xAI souscrits via son application, a annoncé mercredi son patron, Pavel Durov, sur X (ex-Twitter).Grok sera accessible à partir de cet été, a précisé le dirigeant, sans plus de précision. Sollicité par l’AFP à ce sujet, Telegram n’a pas donné suite dans l’immédiat.Les termes du partenariat peuvent paraître déséquilibrés mais ils permettent à xAI, qui a absorbé X fin mars, et à Grok d’accéder aux nombreux utilisateurs de Telegram, que Pavel Durov a estimé mercredi à plus d’un milliard de personnes.Les grands acteurs de l’IA générative cherchent à accélérer l’adoption de leurs assistants respectifs pour acquérir une taille critique et rentabiliser les sommes colossales investies dans leur développement.Arrivé en novembre 2023, Grok s’est lancé très tard dans la course et accuse aujourd’hui un retard significatif sur ChatGPT (OpenAI) et Gemini (Google).Grok est accessible à tous via X, mais avec des limites pour les utilisateurs non payants. La plateforme propose trois formules d’abonnement payant, la plus chère revenant à 40 dollars par mois ou 395 dollars par an.Pavel Durov est sous le coup d’une mise en examen par des juges français pour de multiples infractions liées aux défauts de contrôle des contenus postés sur Telegram.Il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant la clôture de l’instruction et un possible renvoi en procès.

Partenariat entre xAI et Telegram, qui va recevoir 300 millions de dollars

Telegram a passé un accord avec xAI qui prévoit la mise à disposition de l’assistant d’intelligence artificielle (IA) générative Grok sur la plateforme de messagerie pour une durée d’un an moyennant le versement de 300 millions de dollars en numéraire et actions par le groupe contrôlé par Elon Musk.Outre cette enveloppe, Telegram recevra également la moitié du chiffre d’affaires tiré des abonnements payants à xAI souscrits via son application, a annoncé mercredi son patron, Pavel Durov, sur X (ex-Twitter).Grok sera accessible à partir de cet été, a précisé le dirigeant, sans plus de précision. Sollicité par l’AFP à ce sujet, Telegram n’a pas donné suite dans l’immédiat.Les termes du partenariat peuvent paraître déséquilibrés mais ils permettent à xAI, qui a absorbé X fin mars, et à Grok d’accéder aux nombreux utilisateurs de Telegram, que Pavel Durov a estimé mercredi à plus d’un milliard de personnes.Les grands acteurs de l’IA générative cherchent à accélérer l’adoption de leurs assistants respectifs pour acquérir une taille critique et rentabiliser les sommes colossales investies dans leur développement.Arrivé en novembre 2023, Grok s’est lancé très tard dans la course et accuse aujourd’hui un retard significatif sur ChatGPT (OpenAI) et Gemini (Google).Grok est accessible à tous via X, mais avec des limites pour les utilisateurs non payants. La plateforme propose trois formules d’abonnement payant, la plus chère revenant à 40 dollars par mois ou 395 dollars par an.Pavel Durov est sous le coup d’une mise en examen par des juges français pour de multiples infractions liées aux défauts de contrôle des contenus postés sur Telegram.Il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant la clôture de l’instruction et un possible renvoi en procès.

Namibia urges reparations at first German genocide memorial

President Netumbo Nandi-Ndaitwah repeated calls Wednesday for Germany to pay reparations for its genocide against Namibian tribes as she led the first official commemoration of the atrocity more than 120 years ago.Thousands of indigenous Herero and Nama people were massacred by colonial-era German troops between 1904 and 1908 after they rebelled against their rule in what is regarded as the first genocide of the 20th century. “We should find a degree of comfort in the fact that the German government has agreed that the German troops committed a genocide against the… people of our land,” Nandi-Ndaitwah said at the ceremony held in the gardens of parliament.Berlin has offered an apology but there is still no agreement on reparations in talks that began with the German government in 2013, she said.”We must remain committed that as a nation, we shall soldier on until the ultimate conclusion is reached,” she said.Germany has pledged more than one billion euros ($1 billion) in development aid over 30 years to benefit the descendants of the two tribes, stressing this could not be considered as payment of reparations. Namibia has rejected the offer.The commemoration was attended by around 1,000 people including the German ambassador, Thorsten Hutter. Candles were lit in honour of the victims and a minute of silence was followed by song and speeches.”It is a stark reminder of the pain and suffering that was inflicted by German imperial troops during the colonial era,” Hutter said.”I believe that it is important to understand that we cannot change the past, but as the people who are living today, it is our responsibility to remember those atrocities that were committed,” he said.After lengthy and sometimes acrimonious negotiations, Germany in 2021 recognised the killings by its settlers constituted a genocide. An estimated 60,000 Herero and 10,000 Nama people were killed. Some were beheaded and their skulls handed to researchers in Berlin for since-discredited “scientific” experiments framed to prove the racial superiority of whites over blacks.Germany returned the skulls and other human remains to Namibia in 2011 and 2018. May 28 was chosen for the annual Genocide Remembrance Day commemoration as it was the day in 1907 when German authorities ordered the closure of concentration camps following international criticism over the brutal conditions and high death rates.It has been declared a public holiday in Namibia, a sparsely populated and largely desert nation of nearly three million people.

Namibia urges reparations at first German genocide memorialWed, 28 May 2025 14:29:31 GMT

President Netumbo Nandi-Ndaitwah repeated calls Wednesday for Germany to pay reparations for its genocide against Namibian tribes as she led the first official commemoration of the atrocity more than 120 years ago.Thousands of indigenous Herero and Nama people were massacred by colonial-era German troops between 1904 and 1908 after they rebelled against their rule in …

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Municipales 2026: l’inéligibilité d’Hubert Falco confirmée par la Cour de cassation

La Cour de cassation a confirmé mercredi la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée en appel en 2024 à l’encontre d’Hubert Falco, empêchant de fait l’ex-maire de Toulon de se présenter aux prochaines élections municipales, malgré l’annulation du caractère provisoire de la peine.La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, saisie par Hubert Falco, a annulé dans son arrêt “les seules dispositions ayant assorti de l’exécution provisoire la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée à l’encontre de M. Falco” mais a maintenu expressément les autres dispositions prévues par la condamnation, soit la peine d’inéligibilité. La Cour de cassation a estimé que la cour d’appel d’Aix-en-Provence aurait dû justifier sa décision d’assortir la peine d’inéligibilité de cinq ans d’une exécution provisoire, c’est-à-dire s’appliquant immédiatement. L’ancien maire de Toulon avait été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 30.000 euros. Mais surtout, il a vu sa peine de cinq ans d’inéligibilité confirmée.En cause: des repas et des frais de pressing payés par le conseil départemental du Var alors qu’il ne le dirigeait plus.Son inéligibilité ayant été assortie de l’exécution provisoire, Hubert Falco, ex-LR passé dans le camp macroniste, avait été démis de ses mandats de maire de Toulon et de président de sa métropole dans les jours qui avaient suivi le jugement de première instance en avril 2023.Dans son arrêt, la Cour de cassation justifie son annulation du caractère provisoire de la peine par une décision du Conseil constitutionnel de mars dernier selon laquelle il revient au juge “d’apprécier le caractère proportionné de l’atteinte que cette mesure est susceptible de porter à l’exercice d’un mandat en cours et à la préservation de la liberté de l’électeur”.Cette décision de la Cour, mettant en cause les motivations des juges, devrait inciter les magistrats à apporter des motifs propres pour justifier leur jugement. Cette décision pourrait par ailleurs avoir un impact dans l’affaire d’emplois fictifs concernant Marine Le Pen, condamnée elle aussi à une peine d’inéligibilité de cinq ans assortie d’une exécution provisoire.La cheffe de file du RN doit être jugée en appel au premier semestre 2026 et espère que la cour renoncera au caractère immédiat de sa peine, ce qui lui permettrait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. 

Municipales 2026: l’inéligibilité d’Hubert Falco confirmée par la Cour de cassation

La Cour de cassation a confirmé mercredi la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée en appel en 2024 à l’encontre d’Hubert Falco, empêchant de fait l’ex-maire de Toulon de se présenter aux prochaines élections municipales, malgré l’annulation du caractère provisoire de la peine.La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, saisie par Hubert Falco, a annulé dans son arrêt “les seules dispositions ayant assorti de l’exécution provisoire la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée à l’encontre de M. Falco” mais a maintenu expressément les autres dispositions prévues par la condamnation, soit la peine d’inéligibilité. La Cour de cassation a estimé que la cour d’appel d’Aix-en-Provence aurait dû justifier sa décision d’assortir la peine d’inéligibilité de cinq ans d’une exécution provisoire, c’est-à-dire s’appliquant immédiatement. L’ancien maire de Toulon avait été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 30.000 euros. Mais surtout, il a vu sa peine de cinq ans d’inéligibilité confirmée.En cause: des repas et des frais de pressing payés par le conseil départemental du Var alors qu’il ne le dirigeait plus.Son inéligibilité ayant été assortie de l’exécution provisoire, Hubert Falco, ex-LR passé dans le camp macroniste, avait été démis de ses mandats de maire de Toulon et de président de sa métropole dans les jours qui avaient suivi le jugement de première instance en avril 2023.Dans son arrêt, la Cour de cassation justifie son annulation du caractère provisoire de la peine par une décision du Conseil constitutionnel de mars dernier selon laquelle il revient au juge “d’apprécier le caractère proportionné de l’atteinte que cette mesure est susceptible de porter à l’exercice d’un mandat en cours et à la préservation de la liberté de l’électeur”.Cette décision de la Cour, mettant en cause les motivations des juges, devrait inciter les magistrats à apporter des motifs propres pour justifier leur jugement. Cette décision pourrait par ailleurs avoir un impact dans l’affaire d’emplois fictifs concernant Marine Le Pen, condamnée elle aussi à une peine d’inéligibilité de cinq ans assortie d’une exécution provisoire.La cheffe de file du RN doit être jugée en appel au premier semestre 2026 et espère que la cour renoncera au caractère immédiat de sa peine, ce qui lui permettrait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. 

Municipales 2026: l’inéligibilité d’Hubert Falco confirmée par la Cour de cassation

La Cour de cassation a confirmé mercredi la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée en appel en 2024 à l’encontre d’Hubert Falco, empêchant de fait l’ex-maire de Toulon de se présenter aux prochaines élections municipales, malgré l’annulation du caractère provisoire de la peine.La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, saisie par Hubert Falco, a annulé dans son arrêt “les seules dispositions ayant assorti de l’exécution provisoire la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée à l’encontre de M. Falco” mais a maintenu expressément les autres dispositions prévues par la condamnation, soit la peine d’inéligibilité. La Cour de cassation a estimé que la cour d’appel d’Aix-en-Provence aurait dû justifier sa décision d’assortir la peine d’inéligibilité de cinq ans d’une exécution provisoire, c’est-à-dire s’appliquant immédiatement. L’ancien maire de Toulon avait été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 30.000 euros. Mais surtout, il a vu sa peine de cinq ans d’inéligibilité confirmée.En cause: des repas et des frais de pressing payés par le conseil départemental du Var alors qu’il ne le dirigeait plus.Son inéligibilité ayant été assortie de l’exécution provisoire, Hubert Falco, ex-LR passé dans le camp macroniste, avait été démis de ses mandats de maire de Toulon et de président de sa métropole dans les jours qui avaient suivi le jugement de première instance en avril 2023.Dans son arrêt, la Cour de cassation justifie son annulation du caractère provisoire de la peine par une décision du Conseil constitutionnel de mars dernier selon laquelle il revient au juge “d’apprécier le caractère proportionné de l’atteinte que cette mesure est susceptible de porter à l’exercice d’un mandat en cours et à la préservation de la liberté de l’électeur”.Cette décision de la Cour, mettant en cause les motivations des juges, devrait inciter les magistrats à apporter des motifs propres pour justifier leur jugement. Cette décision pourrait par ailleurs avoir un impact dans l’affaire d’emplois fictifs concernant Marine Le Pen, condamnée elle aussi à une peine d’inéligibilité de cinq ans assortie d’une exécution provisoire.La cheffe de file du RN doit être jugée en appel au premier semestre 2026 et espère que la cour renoncera au caractère immédiat de sa peine, ce qui lui permettrait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. 

L’Eurovision, toujours plus haut, toujours plus jeune, toujours plus en ligne

Le concours Eurovision de la chanson a confirmé sa place de plus grand télé-crochet du monde et de rendez-vous majeur de la télévision mondiale, avec 166 millions de téléspectateurs dans 37 pays, a révélé mercredi l’Union européenne de radio-télévision (UER).Ce sont trois millions de personnes en plus par rapport à l’année dernière qui ont suivi les périples des 37 candidats en lice, pendant les deux demi-finales et la finale du 17 mai, qui a vu la victoire du contre-ténor autrichien JJ.C’est aussi le plus grand record d’audience depuis 2004 pour la finale, avec “une part d’audience de 47,7%, son plus haut niveau depuis 2004, les jeunes téléspectateurs de 15 à 24 ans atteignant 60,4%”, précise l’UER.Pour la France, et malgré le résultat décevant de Louane, la part de marché a atteint 40%, un plus haut historique. “Dans un paysage médiatique fragmenté, l’ESC (Eurovision Song Contest) se distingue comme un événement mondial unique: il ramène les téléspectateurs à la télévision en direct, tout en se développant sur les plateformes numériques et en touchant les nouvelles générations de manière innovante”, s’est réjoui Martin Green, qui dirige le concours.Les télévisions publiques de 37 pays diffusent l’événement et l’UER note que la finale “a dépassé les 50% de part d’audience sur 19 des 37 marchés”. L’Islande reste le pays à battre avec une part d’audience de 97,8%.Les pays du nord de l’Europe confirment également leur goût pour ce show musical extravagant, spectaculaire et souvent kitsch. La Finlande affiche 90,5% de part de marché, suivie de la Suède (89,6%), la Norvège (85,4%) et le Danemark (75,1%).Les Pays-Bas et la Suisse alémanique – la compétition se déroulait à Bâle dans cette partie du petit pays alpin qui parle l’allemand – ont affiché respectivement 75,1% et 74,2%.”L’impact musical croissant du concours est indéniable, avec des chansons qui résonnent dans les classements mondiaux de streaming et inspirent les fans du monde entier”, souligne M. Green, relevant les succès sur les plateformes numériques impliquant des publics plus jeunes.Ainsi sur “TikTok, Instagram, Facebook, YouTube et d’autres plateformes, l’ESC a captivé plus de fans que jamais, avec des statistiques d’+engagement+ en plein essor entre le 1er janvier et le 24 mai 2025 (une semaine après la grande finale)”, souligne le communiqué de l’UER.TikTok continue de croître auprès des jeunes fans avec 748,5 millions de vues de vidéos (+3% par rapport à 2024), précise le communiqué.Sur Instagram, l’Eurovision a rassemblé 969 millions de vues (réels, publications et stories). vog/blb