Airline chiefs meet in India amid turbulence of Trump

Airline bosses meet from Sunday in New Delhi at their annual industry conference, battling to mitigate the impact of Donald Trump’s policies that have hit travel to the United States and potentially raised costs for aviation.Trump’s bid to impose tariffs on the United States’ trading partners have upended commercial flows, with legal challenges against his plan adding to uncertainties.The tense atmosphere in the United States, from Trump’s plans to revoke foreign students’ visas to reports of travellers detained at US borders, has also put a dampener on tourism.”The airline sector is always sensitive to the economic and political climate,” Paul Chiambaretto, professor of strategy and marketing at France’s Montpellier Business School, told AFP.”Any form of uncertainty will reduce traffic,” he added, noting it “especially” impacted business travellers, the most profitable segment.The influential International Air Transport Association (IATA) is due to update its traffic and profitability projections as the delegates from the group gathering 350 airlines hold their talks.In December it forecast a record 5.2 billion air journeys in 2025 — up 6.7 percent from an already unprecedented 2024. It predicted carriers would generate $36.6 billion in cumulative net profit, on revenue exceeding $1 trillion.However, the US president’s “Liberation Day” tariff blitz and his administration’s stance on issues from immigration to education could throw a spanner in the works.- Putting up the ‘closed’ sign -As early as March, the North American air transport market, which represents 23 percent of global traffic, began to decline and several US-based airlines warned they would not meet their financial targets. A study released this month by the World Travel and Tourism Council and Oxford Economics found that the United States was on track to lose some $12.5 billion in revenue from foreign tourists this year owing to worries about travelling to the country.The group, made up of leading travel firms, said this “represents a direct blow to the US economy overall, impacting communities, jobs, and businesses from coast to coast”.”While other nations are rolling out the welcome mat, the US government is putting up the ‘closed’ sign,” WTTC president Julia Simpson said.Didier Brechemier, an airline industry expert at Roland Berger, said: “Today, bookings for the North Atlantic are lower than they were at the same time last year.”IATA Director General Willie Walsh noted on Thursday “some signs of fragility of consumer and business confidence with continued weakness in the US domestic market and a sharp fall in North American premium class travel”.Air transport has for decades benefited from the removal of import taxes, rising living standards — particularly in Asia — and open borders, with the number of air trips tripling since 2000.But the return of protectionism is endangering the industrial model of aircraft manufacturers, whose assembly lines mobilise suppliers worldwide, with costs likely to increase, putting more of a burden on carriers.- Lower energy costs -There’s good news for carriers, though, with oil prices falling owing to an anticipated slowdown in economic growth.That could help firms reduce their fuel bills — representing between a quarter and a third of their operational costs — by hundreds of millions of dollars.Washington’s new Republican administration is also fully supporting the development of fossil fuels, in contrast to that of Democratic former president Joe Biden, who subsidised Sustainable Aviation Fuel (SAF).Sustainable development “has largely disappeared from the airline industry’s immediate priorities”, says Jerome Bouchard, a partner at consultants Oliver Wyman.Also likely on the agenda for IATA will be the impact of geopolitical tensions on the industry.India is experiencing explosive growth, with the number of airports and passengers in the world’s most populous nation doubling over the past decade, while major airlines IndiGo and Air India have hundreds of aircraft on order.Prime Minister Narendra Modi is expected to address delegates on Monday, organisers said.The country’s recent deadly spat with neighbour Pakistan, which saw the two sides impose airspace bans on each other, highlighted the fragility of civil aviation in the face of such upheavals.The row poses an additional complication for connections to Asia, as Russia has banned US and EU aircraft overflights in retaliation for sanctions linked to its invasion of Ukraine.

Pour Trump, des “juges gauchistes” sapent son offensive douanière

 Le président Donald Trump a conspué jeudi la décision d’un tribunal qui a suspendu en première instance une grande part des droits de douane qu’il a imposés ces derniers mois, et espéré pouvoir continuer à agir sans dépendre des parlementaires. Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Saisis par des petites entreprises et une coalition d’Etats américains, les magistrats donnaient dix jours à son gouvernement pour revenir en arrière. Cette décision concernait tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine, que la surtaxe de 10% imposée à quasiment tous les produits importés, quelle que soit leur origine, début avril.Mais moins de 24 heures plus tard, une Cour d’appel a suspendu la décision de première instance, le temps de se prononcer sur le fond.Concernant la Chine, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a estimé jeudi que les négociations commerciales bilatérales étaient “un peu dans l’impasse” et a suggéré que le président américain et son homologue chinois pourraient y prendre part.”Je dirais qu’elles sont un peu dans l’impasse”, a déclaré M. Bessent à la chaîne Fox News, qui l’a interrogé sur les négociations commerciales en cours avec la Chine.”Je pense que nous aurons d’autres discussions avec eux dans les prochaines semaines, et je pense qu’il pourrait, à un moment donné, y avoir un appel entre le président (Donald Trump, ndlr) et le président (…) Xi” Jinping, a-t-il ajouté.Interrogé vendredi sur ces propos lors d’un point de presse habituel, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a indiqué que la Chine “a déjà clairement exprimé sa position sur les droits de douane à de nombreuses reprises”. “Pour toute question spécifique, je vous suggère de vous adresser aux autorités chinoises compétentes”, a-t-il souligné.Les deux puissances mondiales sont convenues en mai de suspendre pendant 90 jours les droits de douane qu’elles s’imposaient mutuellement, une désescalade surprise en pleine guerre commerciale obtenue au terme de pourparlers à Genève.A Washington, un autre tribunal a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne pouvaient être collectées, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.Conscient que son répit n’est que temporaire, le président américain a lancé un réquisitoire jeudi soir sur sa plateforme Truth Social.Il a dénoncé une décision de justice “horrible” et “tellement politique” à l’initiative selon lui de “juges gauchistes”.Il a aussi dit espérer que la Cour suprême revienne “rapidement et clairement” sur cette décision.- “Pouvoir présidentiel” -Selon ce jugement, s’est-il ému, “je devrais obtenir l’aval du Congrès pour ces droits de douane. En d’autres termes, des centaines de politiciens devraient siéger à Washington pendant des semaines, voire des mois pour décider ce que nous devons faire payer aux pays qui nous traitent injustement”.”Si elle était maintenue, cette décision détruirait complètement le pouvoir présidentiel – la présidence ne serait plus jamais la même!”, a-t-il encore déploré. Donald Trump s’est aussi agacé de voir la décision de première instance accueillie avec soulagement en dehors des Etats-Unis.Après la décision de l’ITC, la Chine avait pressé Washington d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien Mark Carney avait lui salué la suspension de ce qu’il considère être des droits de douane “illégaux et injustifiés”.Mais, avait-il ajouté, “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane non couverts par les récentes décisions de justice – sur l’acier et l’aluminium ainsi que le secteur automobile. – “Inconstitutionnelle” -Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que les journalistes de l’AFP ont pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient souligné les juges.Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.

Pour Trump, des “juges gauchistes” sapent son offensive douanière

 Le président Donald Trump a conspué jeudi la décision d’un tribunal qui a suspendu en première instance une grande part des droits de douane qu’il a imposés ces derniers mois, et espéré pouvoir continuer à agir sans dépendre des parlementaires. Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Saisis par des petites entreprises et une coalition d’Etats américains, les magistrats donnaient dix jours à son gouvernement pour revenir en arrière. Cette décision concernait tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine, que la surtaxe de 10% imposée à quasiment tous les produits importés, quelle que soit leur origine, début avril.Mais moins de 24 heures plus tard, une Cour d’appel a suspendu la décision de première instance, le temps de se prononcer sur le fond.Concernant la Chine, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a estimé jeudi que les négociations commerciales bilatérales étaient “un peu dans l’impasse” et a suggéré que le président américain et son homologue chinois pourraient y prendre part.”Je dirais qu’elles sont un peu dans l’impasse”, a déclaré M. Bessent à la chaîne Fox News, qui l’a interrogé sur les négociations commerciales en cours avec la Chine.”Je pense que nous aurons d’autres discussions avec eux dans les prochaines semaines, et je pense qu’il pourrait, à un moment donné, y avoir un appel entre le président (Donald Trump, ndlr) et le président (…) Xi” Jinping, a-t-il ajouté.Interrogé vendredi sur ces propos lors d’un point de presse habituel, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a indiqué que la Chine “a déjà clairement exprimé sa position sur les droits de douane à de nombreuses reprises”. “Pour toute question spécifique, je vous suggère de vous adresser aux autorités chinoises compétentes”, a-t-il souligné.Les deux puissances mondiales sont convenues en mai de suspendre pendant 90 jours les droits de douane qu’elles s’imposaient mutuellement, une désescalade surprise en pleine guerre commerciale obtenue au terme de pourparlers à Genève.A Washington, un autre tribunal a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne pouvaient être collectées, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.Conscient que son répit n’est que temporaire, le président américain a lancé un réquisitoire jeudi soir sur sa plateforme Truth Social.Il a dénoncé une décision de justice “horrible” et “tellement politique” à l’initiative selon lui de “juges gauchistes”.Il a aussi dit espérer que la Cour suprême revienne “rapidement et clairement” sur cette décision.- “Pouvoir présidentiel” -Selon ce jugement, s’est-il ému, “je devrais obtenir l’aval du Congrès pour ces droits de douane. En d’autres termes, des centaines de politiciens devraient siéger à Washington pendant des semaines, voire des mois pour décider ce que nous devons faire payer aux pays qui nous traitent injustement”.”Si elle était maintenue, cette décision détruirait complètement le pouvoir présidentiel – la présidence ne serait plus jamais la même!”, a-t-il encore déploré. Donald Trump s’est aussi agacé de voir la décision de première instance accueillie avec soulagement en dehors des Etats-Unis.Après la décision de l’ITC, la Chine avait pressé Washington d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien Mark Carney avait lui salué la suspension de ce qu’il considère être des droits de douane “illégaux et injustifiés”.Mais, avait-il ajouté, “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane non couverts par les récentes décisions de justice – sur l’acier et l’aluminium ainsi que le secteur automobile. – “Inconstitutionnelle” -Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que les journalistes de l’AFP ont pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient souligné les juges.Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.

Pour Trump, des “juges gauchistes” sapent son offensive douanière

 Le président Donald Trump a conspué jeudi la décision d’un tribunal qui a suspendu en première instance une grande part des droits de douane qu’il a imposés ces derniers mois, et espéré pouvoir continuer à agir sans dépendre des parlementaires. Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Saisis par des petites entreprises et une coalition d’Etats américains, les magistrats donnaient dix jours à son gouvernement pour revenir en arrière. Cette décision concernait tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine, que la surtaxe de 10% imposée à quasiment tous les produits importés, quelle que soit leur origine, début avril.Mais moins de 24 heures plus tard, une Cour d’appel a suspendu la décision de première instance, le temps de se prononcer sur le fond.Concernant la Chine, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a estimé jeudi que les négociations commerciales bilatérales étaient “un peu dans l’impasse” et a suggéré que le président américain et son homologue chinois pourraient y prendre part.”Je dirais qu’elles sont un peu dans l’impasse”, a déclaré M. Bessent à la chaîne Fox News, qui l’a interrogé sur les négociations commerciales en cours avec la Chine.”Je pense que nous aurons d’autres discussions avec eux dans les prochaines semaines, et je pense qu’il pourrait, à un moment donné, y avoir un appel entre le président (Donald Trump, ndlr) et le président (…) Xi” Jinping, a-t-il ajouté.Interrogé vendredi sur ces propos lors d’un point de presse habituel, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a indiqué que la Chine “a déjà clairement exprimé sa position sur les droits de douane à de nombreuses reprises”. “Pour toute question spécifique, je vous suggère de vous adresser aux autorités chinoises compétentes”, a-t-il souligné.Les deux puissances mondiales sont convenues en mai de suspendre pendant 90 jours les droits de douane qu’elles s’imposaient mutuellement, une désescalade surprise en pleine guerre commerciale obtenue au terme de pourparlers à Genève.A Washington, un autre tribunal a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne pouvaient être collectées, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.Conscient que son répit n’est que temporaire, le président américain a lancé un réquisitoire jeudi soir sur sa plateforme Truth Social.Il a dénoncé une décision de justice “horrible” et “tellement politique” à l’initiative selon lui de “juges gauchistes”.Il a aussi dit espérer que la Cour suprême revienne “rapidement et clairement” sur cette décision.- “Pouvoir présidentiel” -Selon ce jugement, s’est-il ému, “je devrais obtenir l’aval du Congrès pour ces droits de douane. En d’autres termes, des centaines de politiciens devraient siéger à Washington pendant des semaines, voire des mois pour décider ce que nous devons faire payer aux pays qui nous traitent injustement”.”Si elle était maintenue, cette décision détruirait complètement le pouvoir présidentiel – la présidence ne serait plus jamais la même!”, a-t-il encore déploré. Donald Trump s’est aussi agacé de voir la décision de première instance accueillie avec soulagement en dehors des Etats-Unis.Après la décision de l’ITC, la Chine avait pressé Washington d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien Mark Carney avait lui salué la suspension de ce qu’il considère être des droits de douane “illégaux et injustifiés”.Mais, avait-il ajouté, “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane non couverts par les récentes décisions de justice – sur l’acier et l’aluminium ainsi que le secteur automobile. – “Inconstitutionnelle” -Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que les journalistes de l’AFP ont pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient souligné les juges.Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.

Eboulement en Suisse: le pire écarté mais les autorités ne baissent pas la garde

“Il ne faut surtout pas baisser la garde”, exhortent les autorités suisses vendredi, même si pour l’heure le scénario du pire est écarté pour la vallée du Lôtschental menacée par un lac artificiel, formé après qu’un gigantesque éboulement a détruit tout un village en quelques instants.”Il ne faut surtout pas baisser la garde, ce serait la pire des choses alors que l’on n’est pas certain que le danger soit écarté”, a déclaré Raphaël Mayoraz, le géologue du canton du Valais, où s’est produit la catastrophe mercredi, sur la télévision publique vendredi matin.Jeudi matin, les autorités envisageaient encore une catastrophe, à savoir une rupture brutale du barrage naturel de gravats. Les eaux du lac artificiel, qui continuent de grossir, auraient alors inondé la vallée. Mais au fil de la journée ce scénario est devenu moins probable en raison de la configuration et de la composition du barrage naturel de roche et de glace et les autorités ont renoncé à évacuer les habitants de la vallée qui vivent en aval, à l’exception de 16 d’entre eux.”La situation actuelle est dans un scénario assez favorable. En clair, l’eau commence à faire son chemin sur le dépôt (les gravats de roche et de glace Ndlr) long de 2,5 km. Au fur et à mesure des heures qui avancent, on peut réduire le risque d’un scénario catastrophique. On sait toutefois que l’on doit garder en tête un tel risque”, souligne M. Mayoraz.Les autorités restent en alerte et les communes situées en aval de l’éboulement, y compris dans la vallée du Rhône, se préparent à une éventuelle évacuation. Des digues ont aussi été installées.”Ce scénario d’une possible évacuation va durer des semaines”, indique Raphaël Mayoraz. “Il perdurera tant que la (rivière NDLR) Lonza ne sera pas parvenue à créer un chenal relativement stable à travers tout ce dépôt. Le risque de voir des poches d’eau se créer reste également d’actualité”.Pour l’heure, cet événement exceptionnel n’a fait qu’un disparu, un homme de 64 ans de la région. Les recherches ont toutefois été suspendues jeudi. La vallée du Lötschental s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants. C’est un endroit réputé pour ses paysages très pittoresques, ses petits villages traditionnels et ses chemins de randonnées spectaculaires. Mais le paysage est changé pour toujours.La quantité de roche et de gravats qui a dévalé la montagne mercredi vers 15H30 (13H30 GMT) est tellement importante que les sismographes du pays l’ont enregistré. A la place du glacier du Birch, entraîné par la chute des roches qui le surplombaient, on voit un trou béant sur le flanc de la montagne.

Eboulement en Suisse: le pire écarté mais les autorités ne baissent pas la garde

“Il ne faut surtout pas baisser la garde”, exhortent les autorités suisses vendredi, même si pour l’heure le scénario du pire est écarté pour la vallée du Lôtschental menacée par un lac artificiel, formé après qu’un gigantesque éboulement a détruit tout un village en quelques instants.”Il ne faut surtout pas baisser la garde, ce serait la pire des choses alors que l’on n’est pas certain que le danger soit écarté”, a déclaré Raphaël Mayoraz, le géologue du canton du Valais, où s’est produit la catastrophe mercredi, sur la télévision publique vendredi matin.Jeudi matin, les autorités envisageaient encore une catastrophe, à savoir une rupture brutale du barrage naturel de gravats. Les eaux du lac artificiel, qui continuent de grossir, auraient alors inondé la vallée. Mais au fil de la journée ce scénario est devenu moins probable en raison de la configuration et de la composition du barrage naturel de roche et de glace et les autorités ont renoncé à évacuer les habitants de la vallée qui vivent en aval, à l’exception de 16 d’entre eux.”La situation actuelle est dans un scénario assez favorable. En clair, l’eau commence à faire son chemin sur le dépôt (les gravats de roche et de glace Ndlr) long de 2,5 km. Au fur et à mesure des heures qui avancent, on peut réduire le risque d’un scénario catastrophique. On sait toutefois que l’on doit garder en tête un tel risque”, souligne M. Mayoraz.Les autorités restent en alerte et les communes situées en aval de l’éboulement, y compris dans la vallée du Rhône, se préparent à une éventuelle évacuation. Des digues ont aussi été installées.”Ce scénario d’une possible évacuation va durer des semaines”, indique Raphaël Mayoraz. “Il perdurera tant que la (rivière NDLR) Lonza ne sera pas parvenue à créer un chenal relativement stable à travers tout ce dépôt. Le risque de voir des poches d’eau se créer reste également d’actualité”.Pour l’heure, cet événement exceptionnel n’a fait qu’un disparu, un homme de 64 ans de la région. Les recherches ont toutefois été suspendues jeudi. La vallée du Lötschental s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants. C’est un endroit réputé pour ses paysages très pittoresques, ses petits villages traditionnels et ses chemins de randonnées spectaculaires. Mais le paysage est changé pour toujours.La quantité de roche et de gravats qui a dévalé la montagne mercredi vers 15H30 (13H30 GMT) est tellement importante que les sismographes du pays l’ont enregistré. A la place du glacier du Birch, entraîné par la chute des roches qui le surplombaient, on voit un trou béant sur le flanc de la montagne.

Israel minister says ‘time to go in with full force’ in Gaza

An Israeli far-right minister said on Friday it was time to use “full force” in Gaza, after Hamas said a new US-backed truce proposal failed to meet its demands. Negotiations to end nearly 20 months of war have so far failed to achieve a breakthrough, with Israel resuming operations in Gaza in March ending a six-week truce.Israel recently intensified its offensive in what it says is a renewed push to destroy Palestinian militant group Hamas, whose October 7, 2023 attack triggered the war.”Mr Prime Minister, after Hamas rejected the deal proposal again — there are no more excuses,” far-right National Security Minister Itamar Ben Gvir said on his Telegram channel, addressing Prime Minister Benjamin Netanyahu.”The confusion, the shuffling and the weakness must end. We have already missed too many opportunities. It is time to go in with full force, without blinking, to destroy, and kill Hamas to the last one.”The White House said on Thursday that President Donald Trump and US envoy Steve Witkoff had “submitted a ceasefire proposal to Hamas that Israel backed”.Press Secretary Karoline Leavitt added that discussions were “continuing” with the militants.Israel has not confirmed that it approved the new proposal.Hamas sources said last week the group had accepted a US-backed deal, but on Thursday political bureau member Bassem Naim said the new version meant “the continuation of killing and famine… and does not meet any of our people’s demands, foremost among them halting the war”.”Nonetheless, the movement’s leadership is studying the response to the proposal with full national responsibility,” he added.- ‘Retreat’ -A source close to the group said the new version “is considered a retreat” from the previous one, which “included an American commitment regarding permanent ceasefire negotiations”.According to two sources close to the negotiations, the new proposal involves a 60-day truce, potentially extendable to 70 days, and the release of five living hostages and nine bodies in exchange for Palestinian prisoners during the first week.It also involves a second exchange of the same number of living and dead hostages during the second week, according to the sources.The same sources said Hamas had agreed last week to two exchanges on the same terms, but one during the first week of the truce and the other during the final week.Out of 251 hostages seized during the October 2023 attack, 57 remain in Gaza, including 34 the Israeli military says are dead.The humanitarian situation in the territory remains dire despite aid beginning to trickle in after a more than two-month Israeli blockade.Food security experts say starvation is looming for one in five people.Medical facilities in Gaza, meanwhile, have come under increasing strain and repeated attack.French President Emmanuel Macron said Friday that European countries should “harden the collective position” against Israel if it does not respond appropriately to the humanitarian situation in Gaza.With international pressure mounting on Israel over the deepening hunger crisis, Macron said action was needed “in the next few hours and days”. In its latest update Thursday, the health ministry in Hamas-run Gaza said at least 3,986 people had been killed in the territory since Israel resumed major operations on March 18, taking the war’s overall toll to 54,249, mostly civilians. Hamas’s attack on Israel resulted in the deaths of 1,218 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.

Dans la campagne irakienne, un mordu de voitures de collection

Rolls Royce, Peugeot, Dodge, Cadillac: dans la campagne du centre de l’Irak, Jaafar Salmane est mordu de vieilles voitures, qu’il collectionne depuis plus d’une décennie par amour du patrimoine et pour la plus grande joie des automobilistes et des piétons.Dans son magasin de pièces détachées pour voitures, près de la localité d’Alexandrie dans la province de Babel, il exhibe ses possessions: élégantes automobiles aux courbes classiques ou bolides de course aux couleurs vives.Au total, elles sont une dizaine: grosses cylindrées américaines ou voitures de luxe, certaines remontant aux années trente, d’autres aux années soixante.”J’adore les voitures de collection. J’aime le patrimoine irakien, j’aime le préserver”, confie à l’AFP le quinquagénaire aux cheveux poivre et sel, en polo blanc et rasé de près.Pour les pièces de rechange il faut parfois les commander aux Etats-Unis et elles mettent alors quatre ou cinq mois à arriver.Sa Rolls Royce de 1934, beige et rouge, “a encore sa plaque (d’immatriculation) de la Monarchie”, s’enorgueillit-il.Certains véhicules ont coûté 15.000 dollars. La voiture est alors “usée, il faut refaire la carrosserie et la peinture”. Une fois restaurée elle peut être revendue à 50.000 ou 60.000 dollars poursuit ce père de cinq enfants.Une de ses plus précieuses possessions: une DeSoto de 1948 (Chrysler), qui jure-t-il est un présent du roi Farouk “Roi d’Egypte et du Soudan” au monarque d’Arabie saoudite Abdel Aziz al-Saoud.- “Sourire et joie” -Sa première acquisition fut une Chevrolet de 1958, qui appartenait autrefois à la diva irakienne Afifa Iskandar, jouissant dans son pays d’une renommée similaire à celle de l’astre de l’Orient Oum Kalthoum.Pour les réparations, il fait appel à des mécaniciens ou artisans spécialisés, parfois à une heure de route à Bagdad, voire parfois à cinq heures de chez lui à Mossoul (nord).”Quelle que soit les difficultés, fixer la carrosserie, la peinture, les pièces de rechange: quand une voiture retrouve sa plus belle image, toute la fatigue disparaît”.Quand il prend la route, sa voiture attire tous les regards. Les passants s’arrêtent pour prendre un selfie.”C’est ça qui fait que nous nous intéressons à ces voitures: on voit le sourire et la joie, du plus jeune au plus âgé”, raconte M. Salmane.”Un vieux monsieur va t’accoster, ou une femme qui vont te dire +à mon mariage j’avais une voiture comme ça+”.Son ami d’enfance, le coiffeur Haidar Khalaf, assure que M. Salmane jouit d’une petite popularité.”Les gens le connaissent dans le coin. Chaque jour quand il sort avec une voiture, ils s’attroupent”, raconte-t-il.Car ces voitures “c’est l’identité irakienne. Tout le monde aime voir son histoire et notre patrimoine”.

Dans la campagne irakienne, un mordu de voitures de collection

Rolls Royce, Peugeot, Dodge, Cadillac: dans la campagne du centre de l’Irak, Jaafar Salmane est mordu de vieilles voitures, qu’il collectionne depuis plus d’une décennie par amour du patrimoine et pour la plus grande joie des automobilistes et des piétons.Dans son magasin de pièces détachées pour voitures, près de la localité d’Alexandrie dans la province de Babel, il exhibe ses possessions: élégantes automobiles aux courbes classiques ou bolides de course aux couleurs vives.Au total, elles sont une dizaine: grosses cylindrées américaines ou voitures de luxe, certaines remontant aux années trente, d’autres aux années soixante.”J’adore les voitures de collection. J’aime le patrimoine irakien, j’aime le préserver”, confie à l’AFP le quinquagénaire aux cheveux poivre et sel, en polo blanc et rasé de près.Pour les pièces de rechange il faut parfois les commander aux Etats-Unis et elles mettent alors quatre ou cinq mois à arriver.Sa Rolls Royce de 1934, beige et rouge, “a encore sa plaque (d’immatriculation) de la Monarchie”, s’enorgueillit-il.Certains véhicules ont coûté 15.000 dollars. La voiture est alors “usée, il faut refaire la carrosserie et la peinture”. Une fois restaurée elle peut être revendue à 50.000 ou 60.000 dollars poursuit ce père de cinq enfants.Une de ses plus précieuses possessions: une DeSoto de 1948 (Chrysler), qui jure-t-il est un présent du roi Farouk “Roi d’Egypte et du Soudan” au monarque d’Arabie saoudite Abdel Aziz al-Saoud.- “Sourire et joie” -Sa première acquisition fut une Chevrolet de 1958, qui appartenait autrefois à la diva irakienne Afifa Iskandar, jouissant dans son pays d’une renommée similaire à celle de l’astre de l’Orient Oum Kalthoum.Pour les réparations, il fait appel à des mécaniciens ou artisans spécialisés, parfois à une heure de route à Bagdad, voire parfois à cinq heures de chez lui à Mossoul (nord).”Quelle que soit les difficultés, fixer la carrosserie, la peinture, les pièces de rechange: quand une voiture retrouve sa plus belle image, toute la fatigue disparaît”.Quand il prend la route, sa voiture attire tous les regards. Les passants s’arrêtent pour prendre un selfie.”C’est ça qui fait que nous nous intéressons à ces voitures: on voit le sourire et la joie, du plus jeune au plus âgé”, raconte M. Salmane.”Un vieux monsieur va t’accoster, ou une femme qui vont te dire +à mon mariage j’avais une voiture comme ça+”.Son ami d’enfance, le coiffeur Haidar Khalaf, assure que M. Salmane jouit d’une petite popularité.”Les gens le connaissent dans le coin. Chaque jour quand il sort avec une voiture, ils s’attroupent”, raconte-t-il.Car ces voitures “c’est l’identité irakienne. Tout le monde aime voir son histoire et notre patrimoine”.