Zelensky doit s’entretenir avec Trump dimanche en Floride

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer dimanche en Floride son homologue américain Donald Trump pour évoquer la question sensible des territoires, dans le cadre des négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie.Cette réunion aura lieu quelques jours après que M. Zelensky a dévoilé les détails de la nouvelle mouture du plan américain visant à mettre fin au conflit, qui a été retravaillée après des pourparlers avec l’Ukraine. Une version critiquée par Moscou, qui a accusé Kiev de vouloir “torpiller” les négociations.Ce document prévoit un gel de l’actuelle ligne de front sans offrir de solution immédiate concernant les revendications territoriales de la Russie, qui occupe plus de 19% de l’Ukraine. M. Zelensky avait dit vouloir discuter de ce sujet en face-à-face avec le président Trump.”Nous avons un programme chargé, cela se passera pendant le week-end, je pense dimanche, en Floride, où nous aurons une réunion avec le président Trump”, a déclaré vendredi le chef de l’Etat ukrainien à des journalistes, dont ceux de l’AFP. Son cabinet a ensuite confirmé que la rencontre était “prévue” pour dimanche en Floride, où le président américain passe les fêtes de fin d’année dans sa résidence Mar-a-Lago.Selon M. Zelensky, les discussions porteront sur les “questions sensibles” du sort du Donbass, une région industrielle et minière de l’est l’Ukraine que Moscou revendique, et de la centrale nucléaire de Zaporijjia (Sud) occupée par les soldats russes.Les deux hommes évoqueront aussi les garanties de sécurité que les Occidentaux pourraient fournir à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec la Russie, a-t-il poursuivi.”Il y a certaines questions dont nous ne pouvons discuter qu’au niveau des dirigeants”, a expliqué le président ukrainien.- Dans l’attente de la réponse de Moscou -Volodymyr Zelensky “n’a rien tant que je ne donne pas mon accord”, a averti vendredi Donald Trump.”Donc nous verrons bien ce qu’il a”, a ajouté le président américain, dans un entretien au site internet Politico. “Je pense que ça se passera bien avec lui. Je pense que ça se passera bien avec (le président russe Vladimir) Poutine”, avec lequel il prévoit de s’entretenir “bientôt”, a-t-il relevé.La dernière version du plan américain, un document en 20 points, propose de geler les positions des deux camps sans répondre à la demande russe d’un retrait des forces ukrainiennes des quelque 20% de la région de Donetsk – métropole du Donbass – qu’elles contrôlent encore.Contrairement à la version originale rédigée par les Américains et présentée il y a plus d’un mois, le nouveau texte ne comprend plus aucune obligation juridique de non-adhésion à l’Otan pour l’Ukraine, un chiffon rouge pour Moscou qui a présenté cette question comme une des causes de la guerre.Pour ces raisons, l’accord de la Russie à ce document en l’état paraît improbable.Le nouveau texte “diffère radicalement” de ce qui avait été négocié entre Washington et Moscou, a constaté vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, appelant à revenir aux ententes antérieures, faute de quoi “aucun accord ne pourra être conclu”.”Sans une résolution adéquate des problèmes qui sont à l’origine de cette crise, il sera tout simplement impossible de parvenir à un accord définitif”, a-t-il affirmé, accusant Kiev et ses alliés européens de “redoubler d’efforts pour torpiller” les tractations diplomatiques.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir qu’un “contact téléphonique” avait “eu lieu” entre Russes et Américains mais a refusé d’en révéler les détails car “la diffusion de ces informations pourrait avoir un impact négatif sur le processus de négociation”.”Il a été convenu de poursuivre le dialogue”, a-t-il insisté au cours d’un briefing auquel a participé l’AFP. M. Peskov avait précédemment expliqué que son pays était en train de “formuler sa position” en réponse au plan américain remanié avec les Ukrainiens.- Frappe sur Kharkiv -M. Zelensky a pour sa part déclaré vendredi qu’il s’attendait à une réponse des Russes aux Américains “dans les prochains jours”. Il a indiqué qu’il s’était entretenu, entre autres, avec le chancelier allemand Friedrich Merz et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.Downing Street a de son côté fait savoir que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait échangé vendredi après-midi avec le président français Emmanuel Macron, et M. Merz. “Les dirigeants ont réaffirmé (…) leur détermination sans faille à fournir à l’Ukraine le soutien dont elle a besoin (et) sont convenus de continuer à se coordonner avec leurs partenaires et alliés afin d’aboutir à une paix durable”, ont indiqué ses services.En attendant une percée dans les négociations, les combats et les bombardements continuent.Vendredi, deux personnes ont été tuées et quatre blessées dans une frappe russe sur Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, non loin de la ligne de front dans le nord-est. Les Ukrainiens ont affirmé jeudi avoir frappé une importante raffinerie de pétrole dans le sud de la Russie avec des missiles britanniques de longue portée Storm Shadow.Sur le front, l’armée russe a accéléré ses avancées ces derniers mois. Mardi, les troupes ukrainiennes avaient dit s’être retirées de Siversk, une ville de l’est, face aux assauts ennemis. Une prise facilitant l’approche des dernières grandes cités du Donbass encore sous contrôle ukrainien, Kramatorsk et Sloviansk.

US stocks edge lower from records as precious metals surge

Wall Street stocks edged down from records on Friday amid holiday-thinned trading while precious metals extended their year-long surge to record highs.Silver topped $75 an ounce for the first time while gold also pushed to a fresh record price, with geopolitical risk elevated as US military and economic pressure on Venezuela persists.Precious metals have surged in 2025 as uncertainty about US policy under President Donald Trump — and the prospect of further Federal Reserve interest rate cuts — have weakened the dollar, reducing its appeal to investors. Major indices in New York moved sideways for much of a quiet, post-Christmas session. All three finished marginally lower, with the Dow and S&P 500 both slightly below Wednesday’s records.But market watchers remain bullish ahead of next week’s finale to 2025. Stocks often rise in the peak festive period, sometimes yielding a “Santa Claus rally.” “We’ve had a good week so with the weekend ahead, and also with the light trading for next week, possibly you had people who are just looking to take some profits,” said CFRA Research’s Sam Stovall. “But I still think that we’re going to end the year on a high note.”Tokyo, Shanghai, Seoul and Taipei all rose by closing time on Friday. Markets in Hong Kong, Australia and most of Europe were closed. Oil prices, meanwhile, dropped more than two percent as markets looked ahead to a meeting Sunday between Trump and Ukrainian President Volodymyr Zelensky on peace proposals.But Russia signaled its skepticism ahead of the Florida talks, with deputy foreign minister Sergei Ryabkov accusing the Ukraine president and his EU backers of seeking to “torpedo” a US-brokered plan.- Key figures at around 2115 GMT – New York – Dow: DOWN less than 0.1 percent at 48,710.97(close)New York – S&P 500: DOWN less than 0.1 percent at 6,929.94 (close)New York – Nasdaq: DOWN 0.1 percent at 23,593.10 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.7 percent at 50,750.39 (close) Shanghai – Composite: UP 0.1 percent at 3,963.68 (close) Dollar/yen: UP at 156.50 yen from 155.83 yen on ThursdayEuro/dollar: DOWN at $1.1776 from $1.1784Pound/dollar: DOWN at $1.3501 from $1.3521Euro/pound: FLAT at 87.21 pence West Texas Intermediate: DOWN 2.8 percent at $56.74 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 2.6 percent at $60.64 per barrel

Deadly blast hits mosque in Alawite area of Syria’s Homs

An explosion killed at least eight worshippers at a mosque in a predominantly Alawite area of Syria’s Homs on Friday, state media said, with an Islamist militant group claiming responsibility.The attack during Friday prayers is the latest on the Alawite community, and the second blast in a place of worship since Islamist authorities took power a year ago, after a suicide bombing in a Damascus church killed 25 people in June.In a statement on Telegram, extremist group Saraya Ansar al-Sunna said its fighters “detonated a number of explosive devices” in the Imam Ali Bin Abi Talib Mosque in the central Syrian city.The group formed after the ouster last year of longtime ruler Bashar al-Assad, himself a member of the Alawite community, and had claimed responsibility for the June church bombing, though authorities blamed the Islamic State group.State news agency SANA reported an explosion in the mosque in Homs’s Wadi al-Dahab neighbourhood and gave a preliminary toll of at least eight dead and 18 wounded, citing a health ministry official.An AFP photographer saw security forces cordoning off the area around the mosque while inside, personnel stood guard as red tape encircled the blackened, debris-strewn corner where the blast went off.Usama Ibrahim, 47, who was being treated in hospital for shrapnel wounds to his head and back, said he was at Friday prayers when he heard was a loud explosion.”The world turned red… and I fell to the ground. Then I saw blood flowing from my head,” he told AFP.- ‘Shrapnel all around’ -Syria’s interior ministry said in a statement that “a terrorist explosion” targeted the mosque and that authorities had “begun investigating and collecting evidence to pursue the perpetrators of this criminal act”.SANA quoted a security source as saying that initial investigations indicated that “explosive devices planted inside the mosque” caused the blast.As victims’ families gathered at the hospital, wounded bookseller Ghadi Maarouf, 38, told AFP that the explosion occurred “just before the imam was to ascend the minbar to deliver the sermon”, referring to the imam’s raised platform.”It was a huge explosion, and I saw shrapnel flying all around me,” said Maarouf, whose leg was wounded in the blast.Syria’s foreign ministry condemned a “cowardly criminal act”, saying it came “in the context of repeated desperate attempts to undermine security and stability and spread chaos among the Syrian people”, vowing to hold the attackers accountable.Several countries including Saudi Arabia, Lebanon, Turkey and Jordan condemned the attack.France said the blast was an “act of terrorism” designed to destabilise the country, while United Nations Secretary General Antonio Guterres condemned the “unacceptable” attack and said the perpetrators should be brought to justice.Most Syrians are Sunni Muslim, and Homs city is home to a Sunni majority but also has several predominantly Alawite areas, a community whose faith stems from Shiite Islam.Since Assad’s fall, the Syrian Observatory for Human Rights monitor and Homs province residents have reported kidnappings and killings targeting members of the minority community, while the country has seen several bloody sectarian episodes.- Detainees released -Syria’s coastal areas saw the massacre of Alawite civilians in March, with authorities accusing armed Assad supporters of sparking the violence by attacking security forces.A national commission of inquiry said at least 1,426 members of the minority were killed, while the Syrian Observatory for Human Rights monitor put the toll at more than 1,700.Late last month, thousands of people demonstrated on the coast in protest at fresh attacks targeting Alawites in Homs and other regions.Before and after the March bloodshed, authorities carried out a massive arrest campaign in predominantly Alawite areas, which are also former Assad strongholds.On Friday, Syrian state television reported the release of 70 detainees in the coastal city of Latakia “after it was proven that they were not involved in war crimes”, saying more releases would follow.Despite assurances from Damascus that all Syria’s communities will be protected, the country’s minorities remain largely wary of their future under the new Islamist authorities.The Supreme Alawite Islamic Council, which says it represents the community in Syria and abroad, said Friday’s attack was part of an “organised” campaign “against the Alawite community in particular, and against the rest of the Syrian communities in an escalating manner”, demanding international protection.In July, sectarian clashes in southern Syria’s Druze-majority Sweida province saw more than 2,000 people killed.In a speech this month marking a year since the fall of Assad, Syrian President Ahmed al-Sharaa emphasised the importance of all Syrians unifying efforts to “to build a strong Syria”.

Russia lashes out at Zelensky ahead of new Trump meeting on Ukraine plan

Ukrainian President Volodymyr Zelensky is to meet President Donald Trump in Florida this weekend, but Russia accused him and his EU backers Friday of seeking to “torpedo” a US-brokered plan to stop the fighting.Sunday’s meeting to discuss new peace proposals comes amidst Trump’s intensified efforts to broker an agreement on Europe’s worst conflict since World War II which has killed tens of thousands since February 2022.The latest plan is a 20-point proposal that would freeze the war on its current front line but open the door for Ukraine to pull back troops from the east, where demilitarised buffer zones could be created, according to details revealed by Zelensky this week.Zelensky’s office said a meeting with Trump is planned for Sunday in Florida, where the US leader has a home.Trump, speaking to news outlet Politico, said about Zelensky’s plan that “he doesn’t have anything until I approve it”, adding: “So we’ll see what he’s got.” Zelensky meanwhile said he held telephone talks on Friday with NATO Secretary General Mark Rutte, Germany’s Chancellor Friedrich Merz, and a host of other European leaders, ahead of his latest diplomatic foray. A spokesperson for British Prime Minister Keir Starmer said the leaders “reiterated their unshakeable commitment for a just and lasting peace for Ukraine and the importance that talks continue to progress towards this in the coming days”.- Security guarantees -The new plan formulated with Ukraine’s input is Kyiv’s most explicit acknowledgement yet of possible territorial concessions, and is very different to an initial 28-point proposal tabled by Washington last month that adhered to many of Russia’s core demands.Part of the plan includes separate US-Ukraine bilateral agreements on security guarantees, reconstruction and the economy. Zelensky said those were changing on a daily basis.”We will discuss these documents, security guarantees,” he said of Sunday’s meeting.”As for sensitive issues, we will discuss (the eastern region of) Donbas and the Zaporizhzhia nuclear power plant, and we will certainly discuss other issues,” he added.Russia signalled its opposition to the plan ahead of the Florida talks.The Kremlin said Friday that foreign policy aide Yuri Ushakov had held telephone talks with US officials, and deputy foreign minister Sergei Ryabkov criticised Zelensky’s stance.- Russia accuses EU -“Our ability to make the final push and reach an agreement will depend on our own work and the political will of the other party,” Ryabkov said on Russian television.”Especially in a context where Kyiv and its sponsors — notably within the European Union, who are not in favour of an agreement — have stepped up efforts to torpedo it.”He said the proposal drawn up with Zelensky input “differs radically” from points initially drawn up by US and Russian officials in contacts this month.”Without an adequate resolution of the problems at the origin of this crisis, it will be quite simply impossible to reach a definitive accord,” Ryabkov added.He said any deal had to “remain within the limits” fixed by Trump and Russia’s President Vladimir Putin when they met in Alaska in August, or else “no accord can be reached”.Zelensky said this week there was still disagreements between Kyiv and Washington over the two core issues of territory and and the status of the Zaporizhzhia plant.Washington has pushed Ukraine to withdraw from the 20 percent of the eastern Donetsk region that it still controls — Russia’s main territorial demand.It has also proposed joint US-Ukrainian-Russian control of Zaporizhzhia, Europe’s largest nuclear plant that Russia seized during the invasion.Zelensky said he could only give up more land if the Ukrainian people agree to it in a referendum, and he does not want Russian participation in the nuclear plant.Ukraine did appear to have won some concessions in the new plan, which, according to Zelensky, removed a requirement for Kyiv to legally renounce its bid to join NATO as well as previous clauses on territory seized by Russia since 2014 being recognised as belonging to Moscow.Moscow has however shown little inclination to abandon its hardline territorial demands that Ukraine fully withdraw from Donbas and end efforts to join NATO.It also wants a ban on Western countries deploying peacekeeping troops in Ukraine and sweeping political and military restrictions that Kyiv says are tantamount to capitulation.Zelensky said Ukrainian negotiators were not directly in touch with Moscow, but that the United States acted as intermediary and was awaiting Russia’s response to the latest proposal.”I think we will know their official response in the coming days,” Zelensky said.He expressed scepticism over whether Moscow genuinely wanted to halt its invasion. “Russia is always looking for reasons not to agree,” he said.

Trump’s press secretary Leavitt announces pregnancy

White House Press Secretary Karoline Leavitt announced Friday she is expecting her second child, becoming the first person in the high-profile role to be pregnant.”The greatest Christmas gift we could ever ask for — a baby girl coming in May,” Leavitt posted on Instagram.She thanked President Donald Trump for his support and for “fostering a pro-family environment in the White House.”Leavitt, 28, who is married to real estate developer Nicholas Riccio, became the youngest ever White House press secretary when appointed in January at the start of Trump’s second term.She has won a reputation for ruthlessly effective appearances at press briefings, fiercely defending the president and quashing critical journalists.

Colère agricole: des barrages levés, mais pour mieux revenir en janvier

La Coordination rurale a levé plusieurs barrages autoroutiers vendredi dans le Sud-Ouest, où quelques agriculteurs irréductibles bloquent encore certains axes pour protester contre la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais elle appelle à “repartir encore plus fort” en janvier.”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” au sud de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué la section girondine du deuxième syndicat agricole, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif.Celle des Pyrénées-Atlantiques a confirmé à l’AFP le démontage dans la journée des barrages installés sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau, après une réunion avec le préfet.Les derniers blocages agricoles encore en place sur des autoroutes se concentrent en Occitanie, notamment à Carbonne, au sud de Toulouse, d’où était déjà parti un premier épisode de mobilisation agricole en janvier 2024.L’étincelle qui a embrasé les campagnes cette fois-ci a été l’abattage début décembre des 200 vaches d’un troupeau de l’Ariège où avait été détecté le premier foyer de DNC dans le Sud-Ouest, plusieurs mois après l’apparition en France – en Savoie -, de cette maladie qui touche les bovins mais n’affecte pas l’homme.  – “Le gouvernement reste sourd” -L’intervention de gendarmes pour permettre l’euthanasie a choqué les agriculteurs qui ont multiplié à partir du 12 décembre les barrages sur les autoroutes, essentiellement dans le Sud-Ouest. Les syndicats agricoles ont été reçus le 20 décembre à Matignon, puis le 23 à l’Elysée pour une réunion sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur qui inquiète aussi la profession, mais le ministère de l’Agriculture a répété mercredi que “le protocole” de la DNC tant décrié “ne peut être revu”. “On fait des revendications mais on reste sans réponse. Le gouvernement reste sourd”, déplore Jean-Paul Ayres, porte-parole de la Coordination rurale de Gironde (CR33), réclamant l’arrêt de l’abattage de l’ensemble d’un troupeau où un cas a été détecté. “Le combat va continuer à partir du 5 janvier.””On ne va pas arrêter les actions”, avertit aussi Benjamin Loste, coprésident de la CR64, qui affirme que les blocages ont déjà permis des avancées: indemnisations améliorées, création d’une banque de génisses pour repeupler les cheptels touchés ou mise en place d’un test pour détecter la maladie après la vaccination, afin de pouvoir recommercialiser vers l’Espagne et l’Italie, à condition qu’ils l’acceptent.  José Pérez, figure du syndicat aux bonnets jaunes, menace de “monter à Paris” avec 1.000 tracteurs en janvier pour réclamer un moratoire de dix ans sur les réglementations qui entravent, selon lui, l’agriculture française ou encore dénoncer l’accord avec le Mercosur, dont la signature a été reportée, a priori, au 12 janvier.- “Un peu essoufflés” -En attendant, après un réveillon sur le bitume à Cestas, comme à Carbonne ou Briscous, Xavier Youx, vice-président de la CR33 est “soulagé de lâcher”.”On est un peu essoufflés, évidemment, de ces 15 jours, on a des fermes à faire tourner, des animaux à nourrir tous les jours pour ceux qui ont de l’élevage”, a-t-il ajouté.Les agriculteurs se sont activés vendredi matin pour nettoyer la portion d’autoroute reliant Bordeaux au Bassin d’Arcachon, au Pays basque et à l’Espagne, qu’ils occupaient depuis le 14 décembre.La remise en service de cette portion de l’A63 se fera en mode dégradé samedi à 06H, sur une seule voie et à vitesse limitée, a indiqué la préfecture de Gironde, qui espère une réouverture normale au plus tard dimanche matin, en ce week-end du milieu des vacances.Sur l’A64, “la circulation sera rétablie dès que possible”, promet pour sa part la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Sur la rocade d’Albi, les manifestants de la CR, soutenus par la Confédération paysanne, ont aussi quitté le barrage installé sur la RN88. “Il y a encore beaucoup de travail pour rétablir la circulation”, selon la préfecture du Tarn.D’autres, maintiennent, voire élargissent leurs blocages. Sur l’A75 entre Clermont-Ferrand et Béziers, des agriculteurs sont parvenus à unifier les barrages de Severac d’Aveyron et du Buisson (Lozère), a indiqué à l’AFP Eloi Nespoulous, coprésident de la CR de l’Aveyron, précisant que l’autoroute était désormais fermée à la circulation sur près de 100 km au nord du viaduc de Millau.Le ministère de l’Intérieur a recensé vendredi 12 actions mobilisant 330 personnes, contre 93 actions et près de 4.000 personnes il y a une semaine.pll-tb-mer-bdu-mk/cbn

Colère agricole: des barrages levés, mais pour mieux revenir en janvier

La Coordination rurale a levé plusieurs barrages autoroutiers vendredi dans le Sud-Ouest, où quelques agriculteurs irréductibles bloquent encore certains axes pour protester contre la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais elle appelle à “repartir encore plus fort” en janvier.”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” au sud de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué la section girondine du deuxième syndicat agricole, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif.Celle des Pyrénées-Atlantiques a confirmé à l’AFP le démontage dans la journée des barrages installés sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau, après une réunion avec le préfet.Les derniers blocages agricoles encore en place sur des autoroutes se concentrent en Occitanie, notamment à Carbonne, au sud de Toulouse, d’où était déjà parti un premier épisode de mobilisation agricole en janvier 2024.L’étincelle qui a embrasé les campagnes cette fois-ci a été l’abattage début décembre des 200 vaches d’un troupeau de l’Ariège où avait été détecté le premier foyer de DNC dans le Sud-Ouest, plusieurs mois après l’apparition en France – en Savoie -, de cette maladie qui touche les bovins mais n’affecte pas l’homme.  – “Le gouvernement reste sourd” -L’intervention de gendarmes pour permettre l’euthanasie a choqué les agriculteurs qui ont multiplié à partir du 12 décembre les barrages sur les autoroutes, essentiellement dans le Sud-Ouest. Les syndicats agricoles ont été reçus le 20 décembre à Matignon, puis le 23 à l’Elysée pour une réunion sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur qui inquiète aussi la profession, mais le ministère de l’Agriculture a répété mercredi que “le protocole” de la DNC tant décrié “ne peut être revu”. “On fait des revendications mais on reste sans réponse. Le gouvernement reste sourd”, déplore Jean-Paul Ayres, porte-parole de la Coordination rurale de Gironde (CR33), réclamant l’arrêt de l’abattage de l’ensemble d’un troupeau où un cas a été détecté. “Le combat va continuer à partir du 5 janvier.””On ne va pas arrêter les actions”, avertit aussi Benjamin Loste, coprésident de la CR64, qui affirme que les blocages ont déjà permis des avancées: indemnisations améliorées, création d’une banque de génisses pour repeupler les cheptels touchés ou mise en place d’un test pour détecter la maladie après la vaccination, afin de pouvoir recommercialiser vers l’Espagne et l’Italie, à condition qu’ils l’acceptent.  José Pérez, figure du syndicat aux bonnets jaunes, menace de “monter à Paris” avec 1.000 tracteurs en janvier pour réclamer un moratoire de dix ans sur les réglementations qui entravent, selon lui, l’agriculture française ou encore dénoncer l’accord avec le Mercosur, dont la signature a été reportée, a priori, au 12 janvier.- “Un peu essoufflés” -En attendant, après un réveillon sur le bitume à Cestas, comme à Carbonne ou Briscous, Xavier Youx, vice-président de la CR33 est “soulagé de lâcher”.”On est un peu essoufflés, évidemment, de ces 15 jours, on a des fermes à faire tourner, des animaux à nourrir tous les jours pour ceux qui ont de l’élevage”, a-t-il ajouté.Les agriculteurs se sont activés vendredi matin pour nettoyer la portion d’autoroute reliant Bordeaux au Bassin d’Arcachon, au Pays basque et à l’Espagne, qu’ils occupaient depuis le 14 décembre.La remise en service de cette portion de l’A63 se fera en mode dégradé samedi à 06H, sur une seule voie et à vitesse limitée, a indiqué la préfecture de Gironde, qui espère une réouverture normale au plus tard dimanche matin, en ce week-end du milieu des vacances.Sur l’A64, “la circulation sera rétablie dès que possible”, promet pour sa part la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Sur la rocade d’Albi, les manifestants de la CR, soutenus par la Confédération paysanne, ont aussi quitté le barrage installé sur la RN88. “Il y a encore beaucoup de travail pour rétablir la circulation”, selon la préfecture du Tarn.D’autres, maintiennent, voire élargissent leurs blocages. Sur l’A75 entre Clermont-Ferrand et Béziers, des agriculteurs sont parvenus à unifier les barrages de Severac d’Aveyron et du Buisson (Lozère), a indiqué à l’AFP Eloi Nespoulous, coprésident de la CR de l’Aveyron, précisant que l’autoroute était désormais fermée à la circulation sur près de 100 km au nord du viaduc de Millau.Le ministère de l’Intérieur a recensé vendredi 12 actions mobilisant 330 personnes, contre 93 actions et près de 4.000 personnes il y a une semaine.pll-tb-mer-bdu-mk/cbn