La Russie frappe la ville de Kiev à la veille d’une rencontre Zelensky-Trump

La Russie a frappé samedi la capitale ukrainienne, Kiev, avec des centaines de drones et dizaines de missiles, faisant deux morts et provoquant des coupures de courant dans des centaines de milliers de foyers, à la veille d’une rencontre prévue en Floride entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.Cette réunion entre les présidents ukrainien et américain portera sur l’épineuse question des territoires et celles des garanties de sécurité occidentales, dans le cadre des efforts de Washington pour mettre fin à quatre ans de guerre avec la Russie.Dans la nuit de vendredi à samedi, une journaliste de l’AFP a entendu une série de fortes explosions à Kiev. La capitale a été visée par plus de 519 drones et 40 missiles, dont respectivement 474 et 29 ont été abattus, selon l’armée de l’air ukrainienne.Ces attaques ont provoqué un incendie dans un immeuble résidentiel et fait un mort et 28 blessés, selon le maire Vitali Klitschko. Il a ajouté que “2.600 immeubles d’habitation, 187 crèches, 138 écoles et 22 établissements sociaux” étaient privés de chauffage. Elles ont également coûté la vie à une personne et fait huit blessés dans la région de Kiev, a indiqué le gouverneur Mykola Kalachnyk.Selon la Première ministre Ioulia Svyrydenko, près de 600.000 foyers sont privés d’électricité.Ces nouvelles frappes montrent que la Russie “ne veut pas mettre fin à la guerre”, a déclaré Volodymyr Zelensky, qui s’exprimait avant son départ pour les Etats-Unis.Il a ensuite annoncé être en route vers la Floride, avec une escale au Canada, où il s’entretiendra avec le Premier ministre Mark Carney et par visioconférence avec les alliés européens de Kiev.- “Torpiller” les négociations -Volodymyr Zelensky et Donald Trump évoqueront en Floride le plan américain visant à mettre fin à la guerre, présenté par Washington il y a près d’un mois. Le président ukrainien a présenté cette semaine la nouvelle mouture de ce document, retravaillé après d’âpres négociations avec Kiev.Cette nouvelle version propose un gel du front aux positions actuelles sans offrir de solution immédiates aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôle environ 19% de l’Ukraine.Contrairement à la version originale du plan américain, qui était considéré par Kiev comme trop favorable à Moscou, le nouveau document abandonne deux exigences clés du Kremlin: un retrait des troupes ukrainiennes de la région orientale de Donetsk et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan.Dans ces conditions, la validation de cet accord par Moscou paraît improbable. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a ainsi accusé vendredi Kiev et ses alliés européens de “redoubler d’efforts” pour “torpiller” les négociations, en poussant à des modifications inacceptables pour la Russie.Le nouveau texte “diffère radicalement” de ce qui avait été négocié entre Washington et Moscou, a constaté M. Riabkov, appelant à revenir aux ententes antérieures, faute de quoi “aucun accord ne pourra être conclu”.Selon M. Zelensky, les discussions avec M. Trump porteront sur les “questions sensibles” du sort du Donbass, région industrielle et minière de l’est l’Ukraine que Moscou revendique, et de la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud) occupée par la Russie.Les deux hommes évoqueront aussi les garanties de sécurité que les Occidentaux pourraient fournir à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec la Russie.”Il y a certaines questions dont nous ne pouvons discuter qu’au niveau des dirigeants”, a expliqué le président ukrainien vendredi.- Nouveau scandale de corruption -Volodymyr Zelensky “n’a rien tant que je ne donne pas mon accord”, a averti vendredi Donald Trump, dans un entretien au site internet Politico. “Je pense que ça se passera bien avec lui. Je pense que ça se passera bien avec (le président russe Vladimir) Poutine”, avec lequel il prévoit de s’entretenir “bientôt”, a-t-il relevé.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir vendredi qu’un “contact téléphonique” avait “eu lieu” entre Russes et Américains mais a refusé d’en révéler les détails.Avant sa rencontre avec Donald Trump, M. Zelensky s’est entretenu vendredi avec plusieurs dirigeants dont le chancelier allemand Friedrich Merz, ainsi qu’avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.Downing Street a fait savoir que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait échangé vendredi après-midi avec le président français Emmanuel Macron et M. Merz, réaffirmant leur objectif d’une “paix durable”.Juste après le départ de M. Zelensky pour les Etats-Unis, un nouveau scandale de corruption a éclaté en Ukraine. L’agence nationale anticorruption (NABU) a accusé plusieurs députés d’avoir accepté des pots-de-vin en échange de leur vote au Parlement, et annoncé avoir tenté de perquisitionner des locaux gouvernementaux mais d’en avoir été empêchée par les forces de sécurité.La présidence ukrainienne avait déjà été ébranlée en novembre par un vaste scandale de corruption dans le secteur énergétique impliquant des proches du président Zelensky. Son chef de cabinet, Andriï Iermak, le principal négociateur avec Washington, avait dû démissionner.

Dermatose: des agriculteurs bloquent encore quelques routes en Occitanie

Des agriculteurs bloquent encore samedi quelques routes et autoroutes en Occitanie pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine, après la levée vendredi de presque tous les barrages en Nouvelle-Aquitaine.La gendarmerie recensait samedi matin des blocages sur l’A75, au Buisson (Lozère) et à Sévérac d’Aveyron, l’A64 à Carbonne (Haute-Garonne), la RN88 à Baraqueville, près de Rodez, et la RD1124 à Ordan-Larroque, à l’entrée d’Auch. Il recensait aussi un dernier barrage en Nouvelle-Aquitaine, sur la RD824 à Tartas (Landes).Dans la nuit de vendredi à samedi, des agriculteurs ont encore déversé de la paille et des déchets devant la préfecture du Gers pour protester notamment contre l’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté une journaliste de l’AFP.”Les fêtes de Noël sont passées, on est prêt à faire le premier de l’an”, a assuré à l’AFP Vincent Arbusti, porte-parole de la Coordination rurale (CR) du Gers, sur un barrage à l’entrée d’Auch.A quelque 250 kilomètres au nord-est d’Auch, sur l’A75 qui relie Clermont-Ferrand à Béziers, des agriculteurs ont réussi vendredi à unifier les blocages de Sévérac d’Aveyron et du Buisson, a indiqué vendredi soir à l’AFP Eloi Nespoulous, coprésident de la CR de l’Aveyron, affirmant que l’autoroute était désormais fermée à la circulation sur près de 100 km au nord du viaduc de Millau.”On s’est rejoint avec la CR48 au niveau de La Canourgue pour bloquer une portion de 20 km qui était encore ouverte” entre les deux zones déjà fermées à la circulation en Lozère et dans l’Aveyron. “On a déversé pour que ce soit fermé”, a-t-il précisé.En Nouvelle-Aquitaine, la CR a levé plusieurs barrages autoroutiers vendredi, mais elle appelle à “repartir encore plus fort” en janvier.”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” au sud de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué la CR girondine, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif. Celle des Pyrénées-Atlantiques a confirmé à l’AFP le démontage des barrages sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession, classé à droite) et de la Confédération paysanne (troisième, classé à gauche), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.Cependant, malgré une mobilisation commune dans certains cas, des désaccords persistent entre ces deux syndicats.Ainsi, Sylvie Colas, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Gers, a notamment fait part samedi à l’AFP de son opposition aux “dégradations”. “C’est la cinquième fois que la préfecture est dégradée”, déclare-t-elle, dénonçant “un manque de responsabilité” de la CR et le “coût de ces dégradations pour les collectivités locales”.mk-mkj-bdu-dmc/mpm

Dermatose: des agriculteurs bloquent encore quelques routes en Occitanie

Des agriculteurs bloquent encore samedi quelques routes et autoroutes en Occitanie pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine, après la levée vendredi de presque tous les barrages en Nouvelle-Aquitaine.La gendarmerie recensait samedi matin des blocages sur l’A75, au Buisson (Lozère) et à Sévérac d’Aveyron, l’A64 à Carbonne (Haute-Garonne), la RN88 à Baraqueville, près de Rodez, et la RD1124 à Ordan-Larroque, à l’entrée d’Auch. Il recensait aussi un dernier barrage en Nouvelle-Aquitaine, sur la RD824 à Tartas (Landes).Dans la nuit de vendredi à samedi, des agriculteurs ont encore déversé de la paille et des déchets devant la préfecture du Gers pour protester notamment contre l’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté une journaliste de l’AFP.”Les fêtes de Noël sont passées, on est prêt à faire le premier de l’an”, a assuré à l’AFP Vincent Arbusti, porte-parole de la Coordination rurale (CR) du Gers, sur un barrage à l’entrée d’Auch.A quelque 250 kilomètres au nord-est d’Auch, sur l’A75 qui relie Clermont-Ferrand à Béziers, des agriculteurs ont réussi vendredi à unifier les blocages de Sévérac d’Aveyron et du Buisson, a indiqué vendredi soir à l’AFP Eloi Nespoulous, coprésident de la CR de l’Aveyron, affirmant que l’autoroute était désormais fermée à la circulation sur près de 100 km au nord du viaduc de Millau.”On s’est rejoint avec la CR48 au niveau de La Canourgue pour bloquer une portion de 20 km qui était encore ouverte” entre les deux zones déjà fermées à la circulation en Lozère et dans l’Aveyron. “On a déversé pour que ce soit fermé”, a-t-il précisé.En Nouvelle-Aquitaine, la CR a levé plusieurs barrages autoroutiers vendredi, mais elle appelle à “repartir encore plus fort” en janvier.”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” au sud de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué la CR girondine, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif. Celle des Pyrénées-Atlantiques a confirmé à l’AFP le démontage des barrages sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession, classé à droite) et de la Confédération paysanne (troisième, classé à gauche), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.Cependant, malgré une mobilisation commune dans certains cas, des désaccords persistent entre ces deux syndicats.Ainsi, Sylvie Colas, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Gers, a notamment fait part samedi à l’AFP de son opposition aux “dégradations”. “C’est la cinquième fois que la préfecture est dégradée”, déclare-t-elle, dénonçant “un manque de responsabilité” de la CR et le “coût de ces dégradations pour les collectivités locales”.mk-mkj-bdu-dmc/mpm

Saudi Arabia demands Yemen separatists withdraw forces

Saudi Arabia warned Saturday it would back Yemen’s government in any military confrontation with separatist forces and urged them to withdraw “peacefully” from recently-seized provinces.The statements came a day after reported Saudi air strikes on separatist positions in Yemen’s Hadramawt province — and after Washington called for restraint in the rapidly escalating conflict.General Turki al-Malki, the spokesman for the Riyadh-led groups, said they would act “directly and at the appropriate moment … to protect civilian life”, according to the Saudi news agency SPA.Saudi Defence Minister Khalid bin Salman posted on X that troops from the separatist Southern Transitional Council (STC) should “peacefully hand over” two regional governorates to the government.”It’s time,” he posted, “at this sensitive moment, to let reason prevail by withdrawing from the two provinces and doing so peacefully.”The STC had warned on Friday that they were undeterred after strikes blamed on Saudi Arabia hit their positions, in the latest escalation since they seized large swathes of territory in the Hadramawt and Mahrah provinces.There were no immediate reports of casualties in the strikes.In recent weeks, separatists backed by the United Arab Emirates and seeking to revive the formerly independent state of South Yemen have made territorial gains.Experts say their successes have embarrassed regional heavyweight Saudi Arabia, the main backer of the internationally-recognised Yemeni government.Farea al-Muslimi, from the Chatham House think tank in London, told AFP that the STC had crossed Riyadh’s “red lines” and that the situation could quickly get worse.”It is one bad thing to humiliate Saudi Arabia. And it is another much worse thing to humiliate Saudi Arabia publicly. And that’s exactly what they did,” he said.- US urges restraint -In Washington, US Secretary of State Marco Rubio said: “We urge restraint and continued diplomacy, with a view to reaching a lasting solution.”Following Friday’s raids, Yemen’s government urged the Saudi-led coalition to support its forces in Hadramawt, after separatists seized most of the country’s largest province.The government asked the coalition to “take all necessary military measures to protect innocent Yemeni civilians in Hadramawt province and support the armed forces”, the official Yemeni news agency said.A Yemeni military official said on Friday that around 15,000 Saudi-backed fighters were amassed near the Saudi border but had not been given orders to advance on separatist-held territory.The areas where they were deployed are located at the edges of territory seized in recent weeks by the UAE-backed STC.”We have not received military instructions to move towards the two provinces,” the official said, requesting anonymity to discuss sensitive matters.Separatist advances have added pressure on ties between Saudi Arabia and the UAE, which support rival groups within Yemen’s government.The government is a patchwork of groups that includes the separatists, and is held together by shared opposition to the Iran-backed Houthis.The Houthis pushed the government out of Yemen’s capital Sanaa in 2014 and secured control over most of the north.The STC told AFP on Friday that Saudi Arabia had conducted two strikes, while a video aired on separatist-affiliated media showed a plume of smoke rising from the desert.The raids followed area clashes on Thursday between the separatists and a tribal leader close to Saudi Arabia, which the STC said killed two separatist fighters.On Friday, the UAE welcomed Saudi efforts to support security in Yemen, as the two Gulf allies sought to present a united front despite backing different sides in the fighting.