Les feux se rapprochent de Vancouver dans l’ouest du Canada

Les feux de forêts ne cessent de gagner en intensité au Canada et menacent des villes proches de Vancouver, dans l’Ouest, les autorités prévenant que la situation risque encore de se détériorer au cours de l’été.Le pays connaît une saison des feux de forêt précoce et extrême avec déjà plusieurs mégafeux actifs. Et ces derniers dévorent les terres à un rythme jamais vu, à l’exclusion de 2023, année hors du commun, puisque 3,5 millions d’hectares sont déjà partis en fumée, soit un peu plus que la superficie de la Belgique.”C’est assez effrayant”, lâche Max Whittenburg, qui habite la commune de Squamish, située à 65 kilomètres au nord de Vancouver, une agglomération de plus de trois millions d’habitants. “Je suis sous le choc que ce soit si proche.”La forêt qui entoure la commune est enveloppée d’une épaisse fumée, a constaté un journaliste de l’AFP. Dans la soirée de mardi, plusieurs personnes étaient sorties pour observer l’avancée du feu, dont les flammes sont visibles depuis les rues.Sur les toits des maisons, certains ont installé des systèmes d’arrosage qui permettent de mouiller les murs.Ce feu hors de contrôle a rapidement grossi dans les dernières heures et atteint actuellement 20 hectares, ce qui menace le district de Squamish et ses 25.000 habitants. Les autorités de la région ont déclaré l’état d’urgence et prévenu une partie des habitants d’être prêts à évacuer “à court terme”.”Je n’ai jamais rien vu de tel, c’est inquiétant”, lance Luke Procter. Le jeune homme de 19 ans a déjà fait son sac et a aidé son père “à attacher la remorque à la jeep, au cas où nous devrions partir”.Pour Marc-André Parisien, chercheur au Service canadien des forêts, cette situation est “inquiétante”. “On a de plus en plus de feux dans ces zones qui ne brûlaient pas traditionnellement”, explique-t-il à l’AFP.- Risque accru -Quelque 225 feux sont actuellement actifs dans le centre et l’ouest du pays, et plus de 30.000 personnes ont déjà dû être évacuées.Et les incendies de forêt risquent de s’aggraver au cours des trois prochains mois, ont prévenu les autorités, en raison de la sécheresse et des températures supérieures à la normale.”Les superficies brûlées à la fin du mois de mai sont environ trois fois supérieures à la moyenne sur dix ans pour cette période de l’année”, a observé Bill Merryfield, chercheur pour le ministère de l’Environnement.Une intensité qui rappelle l’été 2023, qui fut apocalyptique avec près de 18 millions d’hectares brûlés, selon les chiffres actualisés du Centre interservices des feux de forêts du Canada (Ciffc).Le Canada, qui se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète, est confronté à de plus en plus d’événements météorologiques violents.Liée au changement climatique d’origine humaine, la hausse des températures entraîne moins de neige, des hivers plus courts et plus doux, et des conditions estivales plus précoces qui favorisent les incendies, selon les experts.En Saskatchewan (centre), confrontée à son pire début de saison des feux depuis des années et qui a déclaré l’Etat d’urgence fin mai, les deux dernières semaines ont été “très dures”, a souligné mercredi Scott Moe, le Premier ministre de la province.Mais bien que la province “lutte toujours contre les incendies dans le nord”, près de “la moitié des personnes évacuées” se préparent à rentrer dans leurs communautés, a-t-il ajouté.Selon les données des autorités, la plupart des incendies sont déclenchés par les activités humaines, le plus souvent de façon accidentelle dans un environnement très sec. 

Euro-2025: la France débute par un nul heureux face au Portugal

L’équipe de France de Gérald Baticle a débuté son Euro-2025 Espoirs en Slovaquie par un match nul heureux (0-0) face au Portugal mercredi à Trencin, et conserve toutes ses chances de qualification pour les quarts de finale.Privé de nombreux cadres retenus par leurs clubs ou blessés pour la compétition disputée hors des dates FIFA, le sélectionneur français a dû rebâtir son groupe expressément et s’attendait à souffrir pour l’entrée en lice de ses joueurs face au Portugal, autre favori du groupe C.En manque de repères communs, les Bleuets ont effectivement souffert en première période durant laquelle les Portugais ont largement dominé les débats comme en témoignent les trois énormes occasions qu’ils se sont créées en deux séquences distinctes au quart d’heure de jeu. A la 14e minute, Geovany Quenda, l’ailier du Sporting Portugal, en partance pour Chelsea, a adressé une magnifique passe pour son capitaine Paulo Bernardo qui a buté sur son homologue français Chrislain Matsima. Le ballon est revenu dans les pieds de Roger Fernandes, mais la frappe de l’attaquant de Braga a été stoppée miraculeusement sur sa ligne par Castello Lukeba. Première sommation. Une minute plus tard, Tiago Tomas a profité d’une défense trop laxiste de Matsima pour prendre le dessus sur le capitaine français mais sa frappe a cette fois été repoussée par Guillaume Restes, le portier de Toulouse. Deuxième sommation. -collectif portugais, individualités françaises-Face au collectif portugais et ses ailiers de feu, la France s’en est remis à ses individualités, la puissance du Lensois Andy Diouf, l’activité de Wilson Odobert et la conduite de balle de Mathis Abline, l’attaquant nantais convoité en cette période de transferts.Contre le court du jeu, sur l’une des rares offensives françaises, Abline s’est infiltré dans la défense portugaise, avant d’être fauché par Rafael Rodrigues. Manfredas Lukjancukas, l’arbitre lituanien de la rencontre, a sifflé un pénalty avant de le transformer en coup franc après arbitrage vidéo, la faute ayant été commise hors de la surface. Le coup franc (30e) n’a rien donné si ce n’est un contre annihilé du Portugal. Le match, plutôt rythmé, a néanmoins perdu en intensité lors de la seconde période où la partie s’est équilibrée, les Portugais se montrant un peu moins tranchants offensivement. Les deux équipes ne se sont plus procuré d’occasion franche si ce n’est une frappe de Mathys Tel (75e) juste avant qu’il ne sorte du terrain, remplacé par Loum Tchaouna, ou un mouvement de Johann Lepenant (90e+1), tous deux captés par Samuel Soares, le gardien portugais. L’obstacle portugais passé sans prendre de but, Gérald Baticle s’offre un peu de temps pour travailler. Un peu: La France disputera dès samedi à Zilina, la Géorgie, première du groupe après sa victoire 2-1 face à la Pologne que les Bleuets affronteront mardi.

US stocks rally fades after China trade framework, oil prices jump

Wall Street stocks mostly fell Wednesday despite positive movement in the US-China trade conflict, while oil prices rallied on growing tensions between Washington and Tehran.Following two days of talks in London, top US and Chinese negotiators announced a “framework” agreement late Tuesday that included Chinese concessions on rare earth materials along with Washington allowing Chinese students to study at US universities.But stocks fell in what Briefing.com called a “sell the news” response to the announcement, which it also dismissed as short of “groundbreaking.””The two sides agreed to implement what was already agreed upon during a mid-May meeting in Switzerland,” Briefing.com said.Treasury Secretary Scott Bessent warned a broader deal with China would take a “longer process,” saying it was possible to rebalance economic ties with Beijing only if Beijing proved a “reliable partner in trade negotiations.”And for partners “negotiating in good faith,” Bessent told a congressional committee, there could be an extended pause before higher threatened tariff rates take effect in July.The broad-based S&P 500, which rose the last three days, finished down 0.3 percent at 6,022.24.Elsewhere, London edged higher, supported by the government laying out its spending plans. But Paris and Frankfurt couldn’t hold on to early gains and closed modestly lower.Asian stock markets also won a lift on the China-US progress, with Hong Kong among the best performers. “Constructive talks between the US and China have put markets on a firmer footing, as investors hope that the worst of the tariff turbulence may have passed,” said Richard Hunter, head of markets at Interactive Investor. Meanwhile, data showed little impact of Trump’s tariffs on US consumer prices in May. Some analysts said it was still too early to discern a hit to prices from tariffs.Between April and May, the consumer price index (CPI) rose 0.1 percent. Analysts had expected it to continue at the 0.2 rate it rose in April.Following the release of the data, Trump issued a fresh call for the Fed to lower interest rates.Investors have worried that a tariff-driven surge in inflation could hinder the Federal Reserve from lowering interest rates to counter the slowdown in growth.In other markets, oil prices shot up more than four percent as Iran threatened to target US military bases in the region if conflict breaks out.Amid escalating tensions, a US official said staff levels at the embassy in Iraq were being reduced over security concerns, while the UK Maritime Trade Operations, run by the British navy, advised ships to transit the Gulf with caution.- Key figures at around 2030 GMT -New York – Dow: FLAT at 42,865.77 (close)New York – S&P 500: DOWN 0.3 percent at 6,022.24 (close)New York – Nasdaq Composite: DOWN 0.5 percent at 19,615.88 (close)London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 8,864.35 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.4 percent at 7,775.90 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 23,948.90 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.6 percent at 38,421.19 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.8 percent at 24,366.94 (close)Shanghai – Composite: UP 0.5 percent at 3,402.32 (close)Euro/dollar: UP at $1.1489 from $1.1425 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3545 from $1.3500Dollar/yen: DOWN at 144.62 yen from 144.87 yenEuro/pound: UP at 84.79 pence from 84.62 penceBrent North Sea Crude: UP 4.3 percent at $69.77 per barrelWest Texas Intermediate: UP 4.9 percent at $68.15 per barrelburs-jmb/des

Gaza: la Défense civile annonce 31 personnes tuées par des tirs israéliens en allant chercher de l’aide

La Défense civile de Gaza a affirmé que les forces israéliennes avaient ouvert le feu sur des personnes allant chercher de l’aide humanitaire mercredi, faisant 31 morts et environ 200 blessés dans le territoire palestinien ravagé par plus de vingt mois de guerre.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas répondu dans l’immédiat.”Nous avons transporté au moins 31 martyrs et environ 200 blessés à la suite de tirs de chars et de drones israéliens sur des milliers de citoyens (…) qui allaient chercher de la nourriture au centre d’aide américain”, près du carrefour des Martyrs appelé Netzarim par les Israéliens, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Des milliers de Palestiniens avaient commencé à se rassembler dans la nuit dans l’espoir d’atteindre ce centre de distribution de nourriture de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), dans le centre du territoire palestinien, a ajouté le porte-parole de cette organisation de secours.”Des chars israéliens ont tiré à plusieurs reprises, puis vers 05H30 (02H30 GMT), ils ont intensifié leurs tirs et en même temps il y avait des tirs nourris de drones visant les civils”, a affirmé le porte-parole de la Défense civile.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans annoncés par la Défense civile.Le directeur de l’hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza (nord), Mohammad Abou Salima, a déclaré à l’AFP qu’il avait reçu les corps de 24 personnes tuées alors qu’elles attendaient d’entrer dans le centre d’aide et qu’il soignait 96 blessés.- Préoccupations -Dans le centre de la bande de Gaza, l’hôpital Al-Awda, situé dans le camp de Nousseirat, a indiqué dans un communiqué avoir reçu sept corps et qu’il soignait 112 personnes blessées elles aussi en essayant d’obtenir des colis alimentaires.Une série d’événements meurtriers se sont produits depuis l’ouverture le 27 mai à Gaza de centres d’aide gérés par la GHF, une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.L’armée israélienne a intensifié à la mi-mai son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Israël fait face à une pression internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza où la situation humanitaire est désastreuse et sa population menacée de famine du fait des restrictions imposées par Israël sur l’aide, selon l’ONU.La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 55.104 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: la Défense civile annonce 31 personnes tuées par des tirs israéliens en allant chercher de l’aide

La Défense civile de Gaza a affirmé que les forces israéliennes avaient ouvert le feu sur des personnes allant chercher de l’aide humanitaire mercredi, faisant 31 morts et environ 200 blessés dans le territoire palestinien ravagé par plus de vingt mois de guerre.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas répondu dans l’immédiat.”Nous avons transporté au moins 31 martyrs et environ 200 blessés à la suite de tirs de chars et de drones israéliens sur des milliers de citoyens (…) qui allaient chercher de la nourriture au centre d’aide américain”, près du carrefour des Martyrs appelé Netzarim par les Israéliens, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Des milliers de Palestiniens avaient commencé à se rassembler dans la nuit dans l’espoir d’atteindre ce centre de distribution de nourriture de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), dans le centre du territoire palestinien, a ajouté le porte-parole de cette organisation de secours.”Des chars israéliens ont tiré à plusieurs reprises, puis vers 05H30 (02H30 GMT), ils ont intensifié leurs tirs et en même temps il y avait des tirs nourris de drones visant les civils”, a affirmé le porte-parole de la Défense civile.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans annoncés par la Défense civile.Le directeur de l’hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza (nord), Mohammad Abou Salima, a déclaré à l’AFP qu’il avait reçu les corps de 24 personnes tuées alors qu’elles attendaient d’entrer dans le centre d’aide et qu’il soignait 96 blessés.- Préoccupations -Dans le centre de la bande de Gaza, l’hôpital Al-Awda, situé dans le camp de Nousseirat, a indiqué dans un communiqué avoir reçu sept corps et qu’il soignait 112 personnes blessées elles aussi en essayant d’obtenir des colis alimentaires.Une série d’événements meurtriers se sont produits depuis l’ouverture le 27 mai à Gaza de centres d’aide gérés par la GHF, une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.L’armée israélienne a intensifié à la mi-mai son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Israël fait face à une pression internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza où la situation humanitaire est désastreuse et sa population menacée de famine du fait des restrictions imposées par Israël sur l’aide, selon l’ONU.La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 55.104 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

L’épave la plus profonde dans les eaux françaises découverte au large de Ramatuelle

L’épave la plus profonde dans les eaux françaises a été repérée en mars, avec un navire marchand du XVIe siècle découvert au large de Ramatuelle (Var), 2.567 m sous la surface de la Méditerranée, ont annoncé mercredi la préfecture maritime de Méditerranée et le ministère de la Culture.Il s’agit de l’épave “la plus profonde jamais découverte dans les eaux territoriales françaises”, a indiqué à Nice Arnaud Schaumasse, directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), au cours d’une présentation à la presse à bord du navire de cet organisme, l’Alfred-Merlin.L’épave la plus profonde découverte jusque là était celle du sous-marin La Minerve, au large de Toulon, à 2.300 m de profondeur.La découverte, totalement fortuite, a été faite le 4 mars à l’occasion de la plongée d’un drone sous-marin dans le cadre de la “stratégie de reconquête des fonds marins” lancée en 2019 par le gouvernement, a indiqué Thierry de la Burgade, adjoint au préfet maritime de la Méditerranée.”Le sonar a détecté quelque chose d’assez important, alors nous y sommes retournés avec la caméra de cet engin autonome, puis de nouveau avec un robot sous-marin, pour obtenir des images d’une très grande qualité”, a-t-il raconté.Selon les premières hypothèses du Drassm, laboratoire appartenant au ministère de la Culture, l’épave est celle d’un navire marchand du XVIe siècle parti d’un port de l’Italie du Nord pour une destination inconnue, d’une dimension de 30 mètres sur 7, et chargé d’au moins deux cargaisons, de la céramique et du fer transporté sous la forme de barres.Les images montrent notamment “200 magnifiques pichets globulaires à bec pincé, marqué du monogramme IHS du Christ ou avec des motifs végétaux ou géométriques qui évoquent à ce stade une provenance de la région de Ligurie”, a indiqué Marine Sadania, archéologue responsable du Drassm en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.Baptisée Camarat 4, cette épave comporte aussi une ancre, six canons en fer, une centaine d’assiettes jaunes empilées ou encore deux chaudrons couchés.Elle repose sur du sable dans un décor lunaire mais malheureusement pollué par des macro-déchets contemporains, canettes de soda ou pots de yaourt.En dépit de cette pollution, “ce site, grâce à sa profondeur qui a empêché toute récupération ou pillage, est resté intact, comme si le temps s’était arrêté, ce qui est exceptionnel et présente un très fort potentiel archéologique”, a souligné Marine Sadania.En lien avec la Marine nationale, le Drassm prévoit dans les deux ans à venir de poursuivre l’expertise de cette épave avec la réalisation d’un “jumeau numérique” en 3D et envisage d’effectuer des prélèvements pour une étude plus approfondie avant une restitution de ces fouilles au public.

Italie: monument du football mondial cherche désespérément sélectionneur

La Nazionale fait peur: absente des deux dernières Coupes du monde, mal partie pour le Mondial-2026, l’Italie se cherche toujours mercredi un nouveau sélectionneur après les renoncements de Claudio Ranieri et Stefano Pioli.C’est désormais un rituel de fin de saison: à l’approche de l’été, le calcio fait son grand ménage de printemps et les entraîneurs tombent ou changent d’horizon.Pas moins de dix des vingt clubs qui prendront part à la saison 2025-26 de la Serie A à partir du 23 août, ont déjà changé d’entraîneur et ce n’est pas fini.Mais un banc ne trouve pas preneur, le plus prestigieux pourtant, le plus exposé aussi: celui de la Nazionale, quadruple championne du monde et double championne d’Europe.Officiellement, Luciano Spalletti est toujours le sélectionneur italien, mais après la déroute contre la Norvège (3-0) vendredi dernier, la Fédération italienne (FIGC) lui a notifié son licenciement à venir.Pour relancer sur la route du Mondial-2026 nord-américain sa sélection, 3e du groupe I à neuf points du leader norvégien, la FIGC pensait avoir trouvé le candidat idéal avec Claudio Ranieri.Expérimenté, beaucoup moins abrasif avec ses joueurs que Spalletti et libre de tout contrat, car retraité depuis une ébouriffante dernière pige avec l’AS Rome, l’élégant technicien de 73 ans semblait partant.- “Je ne le sens pas” -Les négociations se rapprochaient d’un accord pour un contrat d’un an, avant un coup de théâtre: un SMS envoyé au président de la FIGC, Gabriele Gravina, en pleine nuit de lundi à mardi.”Je ne le sens pas”, a écrit Ranieri qui a ensuite justifié son renoncement en invoquant ses nouvelles fonctions de conseiller stratégique des propriétaires américains de l’AS Rome.Surprise par ce revirement, la FIGC s’est tournée vers Pioli, ancien entraîneur de l’AC Milan (2019-24), actuellement aux commandes du club saoudien d’Al-Nassr.Les dirigeants du foot italien n’ont même pas eu à discuter avec Pioli: son agent leur a fait savoir qu’il était sur le point de s’engager avec la Fiorentina, club qu’il a déjà entraîné de 2017 à 2019.Ces renoncements illustrent la dégradation de l’image de la sélection, qui n’était pas parvenue à se qualifier pour les Coupes du monde 2018 et 2022, avant un Euro-2024 conclu dès les 8e de finale.Mais les refus de Ranieri et Pioli n’ont pas manqué de surprendre les observateurs, dont Arrigo Sacchi, ancien sélectionneur italien (1991-96), finaliste du Mondial-1994 aux Etats-Unis.- Gattuso en pole ? -“La Nazionale devrait venir avant toute autre chose, surtout dans la situation dramatique où elle se trouve (…) Il faut que quelqu’un fasse preuve de courage et de responsabilité”, a-t-il espéré dans La Gazzetta dello Sport.Le salut pourrait venir des champions du monde 2006: trois noms reviennent avec insistance, Daniele De Rossi, Fabio Cannavaro et Gennaro Gattuso qui serait, selon la presse italienne, en pole position.Ils ont en commun d’avoir remporté le quatrième et dernier titre mondial contre la France de Zinédine Zidane en 2006 au Stade olympique de Berlin (1-1 a.p., 5 tab à 3), mais aussi de collectionner les déconvenues dans leur carrière d’entraîneur.Gattuso, passé par l’AC Milan, Naples ou encore Marseille, vient tout juste de quitter l’Hajduk Split après une seule saison.S’il n’a remporté qu’un seul trophée dans sa carrière d’entraîneur (Coupe d’Italie avec Naples), l’ancien milieu du Milan a une qualité majeure aux yeux des décideurs italiens: son tempérament volcanique qui pourrait réveiller une Nazionale qui souffre d’un manque criant de personnalité, la marque de fabrique de ses devancières.Mais en croire le président de la FIGC, le processus de désignation pourrait prendre du temps.”On y travaille, on a quelques jours devant nous et nous voulons tous les utiliser pour comprendre s’il y a un projet nouveau”, a déclaré M. Gravina, en marge d’une cérémonie à Rome.

Colère des taxis: le gouvernement va étudier leurs propositions

Faire des économies sans mécontenter les taxis: le gouvernement a proposé mercredi d’étudier, avec les représentants de la profession, de nouveaux calculs pour les conditions de rémunération du transport des patients, mais de nombreux professionnels restent méfiants.À l’issue d’une réunion avec les organisations de taxis, mobilisés depuis plusieurs semaines, le ministre de la Santé Yannick Neuder a assuré qu’il fallait “continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions qui soient d’intérêt national”.Il a renvoyé à une nouvelle réunion dans 15 jours. D’ici là, l’Assurance maladie (CNAM) devra évaluer les propositions faites par les taxis.  Après des semaines de mobilisation pour demander une rencontre directe avec le gouvernement, les représentants des taxis se sont montrés plutôt satisfaits. “Le ministre a compris que le système proposé par les services de la CNAM n’était absolument pas viable pour les entreprises de taxi”, a souligné à l’issue de la réunion Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis.Il s’agit notamment de prendre en compte le retour au compteur (et non au forfait) pour la plupart des trajets, et la “marche lente” en cas de bouchons. “La grande avancée, c’est que ces propositions vont être chiffrées et voir si elles rentrent dans les objectifs budgétaires”, a indiqué Bilal Bouammar, de la Fédération des taxis indépendants, à l’issue de la réunion. “On est plus dans une négociation que dans l’imposition de mesure comme ça s’est fait pendant un an et demi (avec la CNAM)”, a-t-il relevé.Les taxis sont toutefois prêts à se mobiliser de nouveau en cas de nouvelle déception, car ils sont “pris à la gorge “, a indiqué M. Boudjema à l’AFP.La méfiance planait, en effet, devant le ministère de l’Économie, à Paris, où des centaines de manifestants venus de toute la France ont garé leur taxi, bloquant plusieurs rues.”Ils veulent gagner du temps. En juillet-août, vous pouvez bloquer Paris, ils n’en ont rien à foutre. On reste! Si on part, on ne reviendra plus”, a lancé un manifestant. – Economies -D’ici la prochaine réunion, “il va y avoir des actions sporadiques et incontrôlées”, a prévenu Gérôme Lassalle de l’association Elite Taxi.  La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a d’ailleurs interdit mercredi soir une manifestation de 500 taxis attendue à compter de jeudi à Pau, ville du Premier ministre François Bayrou, en raison de “risques de troubles à l’ordre public”. Des taxis venus de plusieurs départements avaient bloqué la gare de Pau pendant deux semaines en mai.Mercredi, en région parisienne, un convoi venu de l’aéroport de Roissy a ralenti dans l’après-midi la circulation sur le périphérique.Les taxis protestent contre la nouvelle convention de l’Assurance maladie régissant le transport des malades en taxi, censée entrer en vigueur le 1er octobre.Le nouveau système doit reposer sur une prise en charge de 13 euros par la Sécurité sociale, puis un tarif kilométrique. Mais les taxis craignent, par exemple, que les temps d’attente lorsque le patient est en consultation à l’hôpital ne soient plus rémunérés.Le chiffre d’affaires de certains artisans-taxis repose parfois aux deux tiers sur le transport des patients vers les hôpitaux ou à leurs rendez-vous médicaux, notamment dans les zones rurales ou les petites villes.L’Assurance maladie souhaite économiser de l’argent en développant des plateformes centralisant les demandes, pour rationaliser les allées et venues des taxis, permettre le transport partagé et éviter retours à vide ou longues périodes d’attente des véhicules.- Blocage -Entre 2019 et 2024, les dépenses de transport sanitaire ont explosé pour atteindre 6,74 milliards d’euros annuels, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés, soit une augmentation de 45%.Pendant la deuxième quinzaine de mai, la profession avait déjà bloqué gares et aéroports et occupé certains axes, dans plusieurs villes de France, notamment sur le boulevard Raspail à Paris, à deux pas du quartier des ministères. Outre leurs griefs contre la convention avec l’Assurance maladie, les taxis dénoncent aussi les chauffeurs VTC, accusés de concurrence déloyale et de pratiquer la maraude – le fait de circuler à vide à la recherche de clients -, ce qui leur est interdit. Le gouvernement a affirmé qu’il allait accentuer les contrôles pour s’attaquer aux fraudeurs. Une célérité qui a mis en colère les chauffeurs VTC, reçus à leur tour le 3 juin au ministère des Transports. Ils ont eux aussi appelé à une semaine de mobilisation à partir de mardi.

Colère des taxis: le gouvernement va étudier leurs propositions

Faire des économies sans mécontenter les taxis: le gouvernement a proposé mercredi d’étudier, avec les représentants de la profession, de nouveaux calculs pour les conditions de rémunération du transport des patients, mais de nombreux professionnels restent méfiants.À l’issue d’une réunion avec les organisations de taxis, mobilisés depuis plusieurs semaines, le ministre de la Santé Yannick Neuder a assuré qu’il fallait “continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions qui soient d’intérêt national”.Il a renvoyé à une nouvelle réunion dans 15 jours. D’ici là, l’Assurance maladie (CNAM) devra évaluer les propositions faites par les taxis.  Après des semaines de mobilisation pour demander une rencontre directe avec le gouvernement, les représentants des taxis se sont montrés plutôt satisfaits. “Le ministre a compris que le système proposé par les services de la CNAM n’était absolument pas viable pour les entreprises de taxi”, a souligné à l’issue de la réunion Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis.Il s’agit notamment de prendre en compte le retour au compteur (et non au forfait) pour la plupart des trajets, et la “marche lente” en cas de bouchons. “La grande avancée, c’est que ces propositions vont être chiffrées et voir si elles rentrent dans les objectifs budgétaires”, a indiqué Bilal Bouammar, de la Fédération des taxis indépendants, à l’issue de la réunion. “On est plus dans une négociation que dans l’imposition de mesure comme ça s’est fait pendant un an et demi (avec la CNAM)”, a-t-il relevé.Les taxis sont toutefois prêts à se mobiliser de nouveau en cas de nouvelle déception, car ils sont “pris à la gorge “, a indiqué M. Boudjema à l’AFP.La méfiance planait, en effet, devant le ministère de l’Économie, à Paris, où des centaines de manifestants venus de toute la France ont garé leur taxi, bloquant plusieurs rues.”Ils veulent gagner du temps. En juillet-août, vous pouvez bloquer Paris, ils n’en ont rien à foutre. On reste! Si on part, on ne reviendra plus”, a lancé un manifestant. – Economies -D’ici la prochaine réunion, “il va y avoir des actions sporadiques et incontrôlées”, a prévenu Gérôme Lassalle de l’association Elite Taxi.  La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a d’ailleurs interdit mercredi soir une manifestation de 500 taxis attendue à compter de jeudi à Pau, ville du Premier ministre François Bayrou, en raison de “risques de troubles à l’ordre public”. Des taxis venus de plusieurs départements avaient bloqué la gare de Pau pendant deux semaines en mai.Mercredi, en région parisienne, un convoi venu de l’aéroport de Roissy a ralenti dans l’après-midi la circulation sur le périphérique.Les taxis protestent contre la nouvelle convention de l’Assurance maladie régissant le transport des malades en taxi, censée entrer en vigueur le 1er octobre.Le nouveau système doit reposer sur une prise en charge de 13 euros par la Sécurité sociale, puis un tarif kilométrique. Mais les taxis craignent, par exemple, que les temps d’attente lorsque le patient est en consultation à l’hôpital ne soient plus rémunérés.Le chiffre d’affaires de certains artisans-taxis repose parfois aux deux tiers sur le transport des patients vers les hôpitaux ou à leurs rendez-vous médicaux, notamment dans les zones rurales ou les petites villes.L’Assurance maladie souhaite économiser de l’argent en développant des plateformes centralisant les demandes, pour rationaliser les allées et venues des taxis, permettre le transport partagé et éviter retours à vide ou longues périodes d’attente des véhicules.- Blocage -Entre 2019 et 2024, les dépenses de transport sanitaire ont explosé pour atteindre 6,74 milliards d’euros annuels, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés, soit une augmentation de 45%.Pendant la deuxième quinzaine de mai, la profession avait déjà bloqué gares et aéroports et occupé certains axes, dans plusieurs villes de France, notamment sur le boulevard Raspail à Paris, à deux pas du quartier des ministères. Outre leurs griefs contre la convention avec l’Assurance maladie, les taxis dénoncent aussi les chauffeurs VTC, accusés de concurrence déloyale et de pratiquer la maraude – le fait de circuler à vide à la recherche de clients -, ce qui leur est interdit. Le gouvernement a affirmé qu’il allait accentuer les contrôles pour s’attaquer aux fraudeurs. Une célérité qui a mis en colère les chauffeurs VTC, reçus à leur tour le 3 juin au ministère des Transports. Ils ont eux aussi appelé à une semaine de mobilisation à partir de mardi.