Prix de Diane : 12 pouliches de sang royal pour un titre de championne d’Europe

Deux semaines après le sacre du pur-sang irlandais Camille Pissarro dans le Prix du Jockey-Club, c’est au tour des pouliches de trois ans de batailler dimanche à Chantilly (Oise) dans le Prix de Diane pour un titre de championne d’Europe sur 2.100 mètres.Le Prix de Diane, parrainé par la marque horlogère suisse Longines, traditionnel rendez-vous du sport et de l’élégance, avec de nombreuses spectatrices coiffées de chapeaux parfois extravagants, célèbre sa 176e édition avec douze pouliches de sang royal.Ces pur-sang aux longues jambes et à la robe soyeuse sont aussi de redoutables guerrières prêtes à inscrire leur nom au palmarès de cette course mythique dotée d’un million d’euros, dont 571.400 versés à la nouvelle princesse de Chantilly.La française Rosa Salvaje tentera d’offrir un deuxième sacre, après celui de Blue Rose Cen en 2023, à l’entraîneur Christopher Head, le fils du jockey Freddy Head, principal rival d’Yves Saint Martin dans les années 70.Rosa Salvaje a gagné sur ce parcours dans le Prix de la Chapelle-en-Serval et a déjà couru plusieurs fois à deux ans.”Dans le Prix de la Chapelle-en-Serval, elle a bien gagné et bien récupéré. Tout porte à croire qu’elle a une chance (…). Dans le Diane, il faut une pouliche qui a de la tenue et de la vitesse. Je pense qu’elle a les deux de part ses origines américaines”, a commenté lors d’une conférence de presse Christopher Head, 38 ans, installé à Chantilly fin 2018 et qui détient une part de Rosa Salvaje. – L’Aga Khan en quête d’un 8e sacre -La pouliche anglaise American Gal dans l’écurie de Ed Walker n’a connu qu’une défaite en quatre sorties. Elle reste sur un succès sur le mile à Chantilly.”A Chantilly, c’était sa première sortie sur le gazon. Elle est allée devant et n’a jamais pris un coup de cravache. C’est une grande pouliche, elle va progresser”, a commenté Ed Walker basé à Lambourn (dans le West Berkshire).American Gal sera montée par un nouveau jockey, l’Anglais Tom Marquand. Ed Walker, homme de cheval passé par l’équitation classique, “redoute” la concurrente anglaise Shes Perfect, 2e de la Poule d’Essai des Pouliches à ParisLongchamp dans l’écurie de Charles Henry Fellowes à Newmarket.Actuellement tête de liste des entraîneurs en France, Francis-Henri Graffard avait remporté ce derby au féminin avec Channel en 2019. Il aura trois partantes. L’élevage de l’Aga Khan tentera de briller pour la 8e fois avec Mandanaba, appartenant à la princesse Zahra Aga Khan, 3e de la Poule d’Essai des Pouliches, ou la grise Cankoura défendant la célèbre casaque verte et rouge de feu l’Aga Khan. “Le Diane est une course qui tenait à coeur au prince, elle est liée à sa casaque”, a déclaré Nemone Routh, la représentante de l’écurie de l’Aga Khan en France.”Cankoura, très généreuse, aime courir près de la tête. Avec un bon terrain, elle devrait faire une bonne performance. Mandanaba à une belle action, possède aussi de la vitesse en partant, c’est un avantage à Chantilly, et un pedigree pour tenir la distance”, a-t-elle expliqué.Il faudra compter aussi avec la pouliche alezane Shes Perfect qui “‘a battu Mandanaba la dernière fois”. La troisième cartouche de l’entraîneur Francis-Henri Graffard, la pouliche Gezora, confiée au jockey belge Christophe Soumillon reste sur un succès à ParisLongchamp.  L’entraîneur italien Gianluca Bietolini, originaire de Rome, installé à Maisons-Laffitte depuis 2015 tentera sa chance avec la pouliche Zia Agnese pour son unique tentative dans la course.Attention aussi aux élèves de l’entraîneur Irlandais Aidan O’Brien : Bedtime Story et Merrily. Le maître de Ballydoyle est en forme comme en attestent les victoires de ses pensionnaires Camille Pissarro dans le “Jockey-Club” et Lambourn dans le Derby d’Epsom.it/vk

Congrès PS: Olivier Faure officiellement réélu avec 51,15% des voix

Olivier Faure a été officiellement réélu samedi premier secrétaire du Parti socialiste avec 51,15% des voix, au deuxième jour du congrès du parti, à Nancy.Sa victoire, face à son concurrent Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen, avait été actée (à 50,9%) à l’issue du vote des militants le 5 juin dernier, mais les résultats dévoilés à ce moment là n’intégraient pas le vote de certains territoires ultramarins, comme la Guadeloupe ou la Martinique.Carton rosé levé à la main, les délégués du congrès ont ratifié les résultats officiels: sur 25.164 votants (et 24.809 exprimés), Olivier Faure obtient 51,15% des suffrages (12.689 voix), contre 48,85% pour Nicolas Mayer-Rossignol (12.120 voix).Le premier secrétaire, réélu pour la quatrième fois à la tête du PS, doit désormais réconcilier un parti divisé notamment sur la stratégie pour la présidentielle.Lui, tout comme Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, prônent une candidature commune de la gauche non-mélenchoniste pour 2027, allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin.Nicolas Mayer-Rossignol défend pour sa part une candidature issue d'”un grand Parti socialiste” réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann.Pour tenter d’unir le parti, le premier secrétaire s’est dit vendredi “ouvert à ce que la direction compte dans ses rangs des gens issus des différentes orientations”. “Ça ne me gêne absolument pas, à une condition, c’est que le débat tranché par le congrès reste tranché par le congrès. On ne rejoue pas le congrès toutes les semaines”, a-t-il prévenu dans une déclaration à l’AFP.Son opposant exige une “synthèse commune” des trois textes d’orientation qui se sont affrontés, et réclame que le parti affirme qu’il n’y aura “pas d’alliance avec LFI, ni aux municipales, ni aux législatives (même en cas de dissolution), ni aux présidentielles à venir”.Olivier Faure a assuré que le PS n’irait “pas derrière Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle” et qu’il n’y aurait pas d’accord national aux municipales avec les Insoumis.caz/sde/hj     

Congrès PS: Olivier Faure officiellement réélu avec 51,15% des voix

Olivier Faure a été officiellement réélu samedi premier secrétaire du Parti socialiste avec 51,15% des voix, au deuxième jour du congrès du parti, à Nancy.Sa victoire, face à son concurrent Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen, avait été actée (à 50,9%) à l’issue du vote des militants le 5 juin dernier, mais les résultats dévoilés à ce moment là n’intégraient pas le vote de certains territoires ultramarins, comme la Guadeloupe ou la Martinique.Carton rosé levé à la main, les délégués du congrès ont ratifié les résultats officiels: sur 25.164 votants (et 24.809 exprimés), Olivier Faure obtient 51,15% des suffrages (12.689 voix), contre 48,85% pour Nicolas Mayer-Rossignol (12.120 voix).Le premier secrétaire, réélu pour la quatrième fois à la tête du PS, doit désormais réconcilier un parti divisé notamment sur la stratégie pour la présidentielle.Lui, tout comme Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, prônent une candidature commune de la gauche non-mélenchoniste pour 2027, allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin.Nicolas Mayer-Rossignol défend pour sa part une candidature issue d'”un grand Parti socialiste” réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann.Pour tenter d’unir le parti, le premier secrétaire s’est dit vendredi “ouvert à ce que la direction compte dans ses rangs des gens issus des différentes orientations”. “Ça ne me gêne absolument pas, à une condition, c’est que le débat tranché par le congrès reste tranché par le congrès. On ne rejoue pas le congrès toutes les semaines”, a-t-il prévenu dans une déclaration à l’AFP.Son opposant exige une “synthèse commune” des trois textes d’orientation qui se sont affrontés, et réclame que le parti affirme qu’il n’y aura “pas d’alliance avec LFI, ni aux municipales, ni aux législatives (même en cas de dissolution), ni aux présidentielles à venir”.Olivier Faure a assuré que le PS n’irait “pas derrière Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle” et qu’il n’y aurait pas d’accord national aux municipales avec les Insoumis.caz/sde/hj     

Crash du vol Air India 171: destins de victimes

A l’exception d’un seul passager, les 242 personnes qui avaient pris place à bord du Boeing 787 d’Air India qui s’est écrasé jeudi au décollage d’Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde, ont trouvé la mort, selon les autorités.Selon les derniers chiffres publiés samedi, 38 habitants de la ville ont également péri au sol lorsque l’avion a percuté un quartier résidentiel situé au-delà de l’aéroport.Le bilan définitif de la catastrophe aérienne, d’ores et déjà la plus meurtrière survenue dans le monde depuis 2014, sera publié une fois achevé le long processus d’identification des victimes.Les témoignages publiés dans les médias locaux ont toutefois permis de mettre un nom sur nombre d’entre eux, de l’ex-chef de l’exécutif de l’Etat du Gujarat, Vijay Rumani, 68 ans, à un vendeur de thé, Akash Patni, 14 ans.Voici de brefs portraits de quelques victimes, racontées à l’AFP par leurs proches:L’employé d’AmazonInstallé au Royaume-Uni, Pooja Patel était arrivé il y a dix jours en Inde à l’improviste, avec son épouse Harshit. Victime d’une fausse couche, celle-ci y a subi une série d’examens médicaux.”C’était la première fois que je voyait mon fils depuis deux ans. On a passé un très bon moment”, raconte son père, Anil.Selon des proches, son fils travaillait depuis quelque temps pour le géant américain de la vente en ligne Amazon. Le crash de jeudi a enlevé au sexagénaire, veuf depuis quelques années, sa seule famille. “Maintenant je n’ai plus rien. Ce que les dieux voulaient s’est réalisé”.La cheffeCheffe dans un restaurant londonien, danseuse émérite et férue de yoga, Kinal Mistry, 24 ans, excellait dans tous les domaines, assure son homme d’affaires de père Suresh.Après un grave accident de la route, elle est venue en Inde pour une lourde opération de reconstruction dentaire, réussie.Elle devait initialement repartir pour le Royaume-Uni le 7 juin, mais elle a décidé de prolonger jusqu’au 12 son séjour dans sa ville natale d’Anand, à moins de 100 km d’Ahmadabad.”Ceux avec qui elle a passé du temps se réjouissaient de pouvoir goûter à sa cuisine et voilà”, résume le père, Suresh Mistry, 53 ans.Jeudi, il a déposé sa fille à l’aéroport. C’est sur le chemin du retour qu’un ami lui a appris au téléphone la catastrophe.”Je ne peux pas m’ôter de la tête que si elle avait maintenu son retour le 7, elle serait toujours là”, dit Suresh Mishtri.Le directeur d’hôtelJaved Ali était arrivé tard jeudi soir à Ahmedabad, en provenance de la mégapole de Bombay où il était venu rendre visite à sa mère, malade, avec sa femme et ses deux enfants.A 37 ans, il dirigeait un hôtel à Londres, où il était parti faire sa vie. Toute sa famille a péri dans le Boeing qui s’est écrasé jeudi. “C’est moi qui l’ait déposé à l’aéroport quand il est parti s’installer à Londres il y a une quinzaine d’années”, se souvient son ami, Ismaïl Sheikh. “Et maintenant je suis là. C’est juste inimaginable…””Personne ne pourra remplacer une telle perte”, renchérit le frère de la victime, Imtiaz.L’hôtesse de l’airElle avait envoyé un dernier message à sa soeur aînée jeudi juste avant le départ de son vol. “Je vais à Londres. Nous décollons dans quelques minutes. Nous n’allons pas pouvoir nous parler avant un petit moment”.Nganthoi Sharma Kongbrailatpam, 22 ans, travaillait comme hôtesse de l’air à Air India. Elle était membre de l’équipage du vol 171.Son père est désespéré et en colère.”A cet instant, personne d’Air India ne nous a contactés”, regrette Kongrailatpam Nandeshkumar. “Nous n’avons reçu aucun appel de leur part, ni même aucune information”.

Crash du vol Air India 171: destins de victimes

A l’exception d’un seul passager, les 242 personnes qui avaient pris place à bord du Boeing 787 d’Air India qui s’est écrasé jeudi au décollage d’Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde, ont trouvé la mort, selon les autorités.Selon les derniers chiffres publiés samedi, 38 habitants de la ville ont également péri au sol lorsque l’avion a percuté un quartier résidentiel situé au-delà de l’aéroport.Le bilan définitif de la catastrophe aérienne, d’ores et déjà la plus meurtrière survenue dans le monde depuis 2014, sera publié une fois achevé le long processus d’identification des victimes.Les témoignages publiés dans les médias locaux ont toutefois permis de mettre un nom sur nombre d’entre eux, de l’ex-chef de l’exécutif de l’Etat du Gujarat, Vijay Rumani, 68 ans, à un vendeur de thé, Akash Patni, 14 ans.Voici de brefs portraits de quelques victimes, racontées à l’AFP par leurs proches:L’employé d’AmazonInstallé au Royaume-Uni, Pooja Patel était arrivé il y a dix jours en Inde à l’improviste, avec son épouse Harshit. Victime d’une fausse couche, celle-ci y a subi une série d’examens médicaux.”C’était la première fois que je voyait mon fils depuis deux ans. On a passé un très bon moment”, raconte son père, Anil.Selon des proches, son fils travaillait depuis quelque temps pour le géant américain de la vente en ligne Amazon. Le crash de jeudi a enlevé au sexagénaire, veuf depuis quelques années, sa seule famille. “Maintenant je n’ai plus rien. Ce que les dieux voulaient s’est réalisé”.La cheffeCheffe dans un restaurant londonien, danseuse émérite et férue de yoga, Kinal Mistry, 24 ans, excellait dans tous les domaines, assure son homme d’affaires de père Suresh.Après un grave accident de la route, elle est venue en Inde pour une lourde opération de reconstruction dentaire, réussie.Elle devait initialement repartir pour le Royaume-Uni le 7 juin, mais elle a décidé de prolonger jusqu’au 12 son séjour dans sa ville natale d’Anand, à moins de 100 km d’Ahmadabad.”Ceux avec qui elle a passé du temps se réjouissaient de pouvoir goûter à sa cuisine et voilà”, résume le père, Suresh Mistry, 53 ans.Jeudi, il a déposé sa fille à l’aéroport. C’est sur le chemin du retour qu’un ami lui a appris au téléphone la catastrophe.”Je ne peux pas m’ôter de la tête que si elle avait maintenu son retour le 7, elle serait toujours là”, dit Suresh Mishtri.Le directeur d’hôtelJaved Ali était arrivé tard jeudi soir à Ahmedabad, en provenance de la mégapole de Bombay où il était venu rendre visite à sa mère, malade, avec sa femme et ses deux enfants.A 37 ans, il dirigeait un hôtel à Londres, où il était parti faire sa vie. Toute sa famille a péri dans le Boeing qui s’est écrasé jeudi. “C’est moi qui l’ait déposé à l’aéroport quand il est parti s’installer à Londres il y a une quinzaine d’années”, se souvient son ami, Ismaïl Sheikh. “Et maintenant je suis là. C’est juste inimaginable…””Personne ne pourra remplacer une telle perte”, renchérit le frère de la victime, Imtiaz.L’hôtesse de l’airElle avait envoyé un dernier message à sa soeur aînée jeudi juste avant le départ de son vol. “Je vais à Londres. Nous décollons dans quelques minutes. Nous n’allons pas pouvoir nous parler avant un petit moment”.Nganthoi Sharma Kongbrailatpam, 22 ans, travaillait comme hôtesse de l’air à Air India. Elle était membre de l’équipage du vol 171.Son père est désespéré et en colère.”A cet instant, personne d’Air India ne nous a contactés”, regrette Kongrailatpam Nandeshkumar. “Nous n’avons reçu aucun appel de leur part, ni même aucune information”.

Les adversaires de Washington alimentent la désinformation autour des tensions à Los Angeles

Russie, Chine et Iran se font un plaisir d’amplifier la désinformation à propos des manifestations contre la politique migratoire de Donald Trump à Los Angeles, selon des chercheurs vendredi, alors que les théories conspirationnistes internes sont déjà nombreuses aux Etats-Unis.Selon les chercheurs de l’organisme de surveillance de la désinformation NewsGuard, des sources russes, chinoises et iraniennes affiliées à ces Etats ont publié environ 10.000 messages et articles sur les manifestations qui ont récemment éclaté à Los Angeles, avançant de fausses affirmations présentant la ville comme le “point zéro d’une apocalypse américaine”.Profitant du clivage politique entre le président républicain Donald Trump et le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, des comptes pro-Pékin sur X et des plateformes chinoises comme Douyin ou Weibo ont colporté des affirmations infondées selon lesquelles la Californie était prête à faire sécession et à déclarer son indépendance des Etats-Unis.- “Le champ libre” -Des journaux basés à Téhéran ont eux raconté que le chanteur iranien Andy Madadian avait été arrêté par la Garde nationale à Los Angeles, dans le but de dépeindre les Etats-Unis comme un Etat autoritaire.Sauf que NewsGuard rapporte qu’il nie ces allégations et affirme: “Je vais bien. S’il vous plaît, ne croyez pas ces rumeurs”.Les médias et influenceurs pro-russes ne sont pas en reste et avancent des théories conspirationnistes de droite, y compris l’affirmation infondée selon laquelle le gouvernement mexicain attise les manifestations contre l’administration Trump à Los Angeles.”Les manifestations se déroulent alors que plusieurs facteurs s’accumulent: il y a une érosion de la confiance dans les institutions, une polarisation politique, les robots d’intelligence artificielle amplifient les fausses affirmations sur les troubles et les grandes plateformes font moins d’efforts pour modérer les contenus”, explique à l’AFP McKenzie Sadeghi, chercheuse chez NewsGuard.”Par conséquent, les acteurs étrangers ont le champ libre pour inonder internet de fausses informations, à un rythme plus rapide et avec moins de barrières par rapport aux précédents épisodes de troubles”, ajoute-t-elle.L’alignement apparent des trois pays est en tout cas remarquable, note-t-elle: “Si la Russie, la Chine et l’Iran diffusent régulièrement leurs propres formes de désinformation, il est plus rare de les voir agir de manière aussi coordonnée”.- Quincaillier malaisien -“Cette fois-ci, les médias d’Etat ont intensifié leurs messages pour promouvoir leurs intérêts géopolitiques et détourner l’attention de leurs propres crises domestiques”, poursuit McKenzie Sadeghi.Cette désinformation s’ajoute à de faux récits véhiculés par des influenceurs aux Etats-Unis.Ces derniers jours, des comptes conservateurs sur les réseaux sociaux ont par exemple fait circuler deux photos de piles de briques qui, selon eux, avaient été placées à des endroits stratégiques pour que les manifestants californiens puissent s’en servir de projectiles contre la police.Selon certains ces photos prouvaient que les manifestations étaient alimentées par des organisations à but non lucratif soutenues par George Soros, le milliardaire philanthrope honni de l’extrême droite.Mais l’AFP a découvert que l’une des photos provenait d’un marché en ligne, où un quincaillier malaisien l’avait téléchargée il y a plusieurs années, tandis que l’autre avait été prise près d’un chantier de construction… dans le New Jersey, à l’autre bout du pays.”Chaque fois qu’il y a une manifestation populaire, le vieux canular des palettes de briques n’est jamais loin”, relève le Social Media Lab, centre de recherche de l’Université métropolitaine de Toronto, sur la plateforme Bluesky.”Le fait que ce type de fausses images soit utilisé n’est pas une coïncidence. Cela fait partie d’un récit pernicieux et persistant selon lequel les manifestations contre les politiques gouvernementales en quelque sorte ne sont pas authentiques.”

Le nouveau moteur de Safran, pari radical pour l’avion de demain, “rentre dans le concret”

Safran lève un coin du voile sur Rise, son moteur d’avion du futur: au salon du Bourget, qui s’ouvre lundi, le groupe français en présente deux composants, dont une aube de soufflante de 1,6 mètre, tissée en 3D, élément clé de cet engin de rupture technologique.”On rentre dans le concret” avec la démonstration de cette pièce, qui illustre une avancée majeure dans le développement de Rise qui permettrait jusqu’à 20% d’économies de carburant par rapport au moteur Leap équipant aujourd’hui une grande partie des avions les mieux vendus d’Airbus et de Boeing, ainsi que ceux du chinois Comac, assure Delphine Dijoud, directrice technique adjointe de Safran Aircraft Engines. Dans Rise, à l’architecture novatrice “open fan” (non carénée), ces pales tournantes géantes chargées de générer la majeure partie de la poussée seront à l’air libre et non enfermées dans un cylindre protecteur, comme l’on peut voir sous les ailes des avions pour les moteurs actuels.Safran est le seul motoriste à miser sur ce concept radical pour la prochaine génération d’avions. La pale de Rise fait deux fois la taille des aubes des moteurs d’avions monocouloirs actuels.Un saut technologique qui présente néanmoins des risques du point de vue du bruit et surtout de la certification, les normes étant inexistantes pour ce type d’engin, selon des experts interrogés par l’AFP. – Technologie de tissage brevetée -Le développement de Rise est suivi de près par Airbus, désireux d’être le premier sur une innovation qui donnerait un nouveau cap au secteur. Ce qui ne l’empêche pas de garder un œil sur son autre partenaire, l’américain Pratt and Whitney, principal concurrent de Safran, qui a opté pour une optimisation évolutive de son moteur GTF, déjà en service. Avant de développer leur prochain avion, Airbus comme Boeing devront trancher sur l’architecture du moteur à retenir, les deux n’étant pas interchangeables. Dans les ateliers de Safran à Itteville, à 50 km au sud de Paris, on fabrique cette pale en composite 3D sur un métier à tisser inspiré de celui servant à fabriquer du tissu jacquard.Une fois que la préforme est tissée, les fibres dans le sens établi par le bureau d’étude, on lui donne sa courbure, avant d’y injecter une résine liquide qui durcit et donne sa solidité à la pièce. La technologie de tissage 3D est brevetée depuis le début des années 2000 et des pièces fabriquées ainsi font partie des moteurs Leap “qui ont déjà plus de 70 millions d’heures de vol”.Dans Rise, elles vont être beaucoup plus nombreuses, explique Delphine Dijoud.”On vient la pousser encore un peu plus loin pour aller chercher de l’allègement et de la robustesse”, ajoute-t-elle.- “Économes en carburant” -L’autre partie de Rise exposée sera le carter d’échappement, une pièce structurelle située à l’extrémité arrière d’un moteur d’avion, qui canalise les gaz chauds et réduit la perte de l’énergie. Cette pièce, d’un seul bloc sans soudure, utilise le procédé de fabrication additive qui consiste à fusionner les grains de poudre au laser, dans une autre usine de Safran à Haillan, près de Bordeaux. L’inverse de l’usinage, un procédé on l’on enlève de la matière superflue. “Pour obtenir 1 kg de pièce utile, on utilise 5 kg de matière (en usinage) et 1,5 kg en fabrication additive”, explique Fançois-Xavier Foubert, responsable de ce procédé au sein de Safran.Cette méthode permet de réduire de 20% à 50% le poids des pièces, un enjeu crucial pour l’aviation, ajoute-t-il. La pale, comme le carter, “font appel à des technologies de fabrication innovantes appliquées ici à des pièces de très grande dimension, pour des moteurs beaucoup plus économes en carburant”, résume auprès de l’AFP Éric Dalbiès, directeur de la stratégie et de l’innovation à Safran.Au Bourget, Safran cherche à montrer aux avionneurs que “les technologies nécessaires pour la prochaine génération d’avions progressent vite et que nous serons capables de proposer des technologies maîtrisées lorsqu’ils lanceront le renouvellement de leurs produits”, conclut-il. 

En Corse, “l’enfer” des chenilles du bombyx disparate, dévoreuses de 20.000 hectares de forêts

Mi-juin, les chenilles du papillon bombyx disparate ont déjà dévoré 20.000 hectares de forêts en Corse. Mais si le phénomène est naturel, c’est un “enfer” dans les villages touchés, comme à Guitera-les-Bains, où rien n’arrête ces envahisseurs et tout semble avoir brûlé.”Pour les pouvoirs publics, ce n’est pas grave, mais pour nous c’est une catastrophe”, confie à l’AFP Jean-Marie Casamarta, 49 ans, propriétaire de la maison d’hôtes “Zella”, dans ce village du Taravo, à 50 km d’Ajaccio, réputé pour son eau chaude sulfureuse: “J’ai l’impression d’être dans le Seigneur des Anneaux,  quand ils tuent dix orques et qu’il en arrive 100 !”Car rien n’y fait: “J’en ai tué des milliers, j’ai balayé, brûlé, noyé, mis de l’insecticide bio et fait venir à deux reprises une société spécialisée, pour un total de 1.700 euros, ce qui a permis de sauver la saison, mais elles reviennent en permanence”, explique-t-il.Isolée dans la forêt, la maison est au cœur de l’exploitation agricole familiale, entre 150 cochons, une fromagerie, des chênes multicentenaires et, partout, des chenilles de quelques centimètres très poilues – “i brughi” en corse -, qui ont métamorphosé les collines boisées, les faisant virer au gris-brun, comme calcinées.”Je pensais que la vallée avait brûlé, comme il y a 40 ans”, a cru Ernest Albucker, apiculteur de 70 ans à la retraite et en vacances en Corse, l’île méditerranéenne la plus boisée avec 550.000 hectares de forêts, soit 58% du territoire, selon l’office national des forêts. “Les routes sont brunes”, tachées par des milliers de chenilles écrasées, témoigne Serkan Aksin, motard gallois de 47 ans venu de Cardiff, surpris par ce paysage monochrome insolite et “l’odeur âcre”.Si cette invasion est visuellement impressionnante, cela reste un phénomène naturel bien connu dans l’extrême sud de l’île, qui dure de fin avril à juillet, quand les chenilles deviennent papillons, tente de rassurer la préfecture de Corse, précisant que “les cycles de pullulation durent de deux à quatre ans, avec une période de latence de six à 12 ans entre chaque cycle”.- Pas urticant -“Les populations de chenilles vont se réguler naturellement dès la mi-juin”, avec “la diminution de ressource alimentaire et l’accroissement des prédateurs, notamment des oiseaux”, explique-t-elle, imputant l’ampleur du phénomène “aux fortes températures récentes” et soulignant que s’il “affaiblit nécessairement les arbres touchés” il ne les tue pas. C’est la deuxième année de pullulation et après 5.000 hectares touchés en 2024, 20.000 hectares déjà ont été affectés cette saison, du Cap corse à la région du Taravo, impactée sur 3.000 hectares, explique à l’AFP Orso Cerati, l’un des six observateurs insulaires pour le département de la santé des forêts (DSF). “On les entend manger dans les feuillages”, souligne cet expert.”Psychologiquement c’est dur, c’est un combat quotidien et on a perdu de l’activité. Des randonneurs ont annulé”, souligne M. Casamarta, “en colère contre les pouvoirs publics. Il y a 25 ans à Porto-Vecchio, ils avaient traité par hélicoptère”.Contrairement à sa cousine processionnaire, la chenille du bombyx disparate “ne possède pas de poils urticants”, note la préfecture, même si plusieurs villageois, dont M. Casamarta, assurent, photos à l’appui, avoir développé des plaques rouges.”C’est invivable, l’enfer, dès six heures du matin on balaye les terrasses, les façades, il y en a partout, même dans l’insert de la cheminée, on vit enfermé, on n’a pas le choix”, confie à l’AFP Juliette Giannotti, factrice de 54 ans, dans sa maison à Guitera: “En 50 ans, je n’ai jamais vu ça”.”Depuis mi-avril, on est envahi, on ne vit plus dès que le soleil chauffe”, renchérit sa fille, Katia Giannotti, aide à domicile de 30 ans, dont un client de 82 ans à Corrano, un village voisin, “ne sort plus de chez lui”.Dès mi-juillet, les arbres dévorés, principalement les chênes, vont recommencer à faire des feuilles, précise M. Cerati. Mais cela est coûteux en énergie et réduira la production de glands.

En Corse, “l’enfer” des chenilles du bombyx disparate, dévoreuses de 20.000 hectares de forêts

Mi-juin, les chenilles du papillon bombyx disparate ont déjà dévoré 20.000 hectares de forêts en Corse. Mais si le phénomène est naturel, c’est un “enfer” dans les villages touchés, comme à Guitera-les-Bains, où rien n’arrête ces envahisseurs et tout semble avoir brûlé.”Pour les pouvoirs publics, ce n’est pas grave, mais pour nous c’est une catastrophe”, confie à l’AFP Jean-Marie Casamarta, 49 ans, propriétaire de la maison d’hôtes “Zella”, dans ce village du Taravo, à 50 km d’Ajaccio, réputé pour son eau chaude sulfureuse: “J’ai l’impression d’être dans le Seigneur des Anneaux,  quand ils tuent dix orques et qu’il en arrive 100 !”Car rien n’y fait: “J’en ai tué des milliers, j’ai balayé, brûlé, noyé, mis de l’insecticide bio et fait venir à deux reprises une société spécialisée, pour un total de 1.700 euros, ce qui a permis de sauver la saison, mais elles reviennent en permanence”, explique-t-il.Isolée dans la forêt, la maison est au cœur de l’exploitation agricole familiale, entre 150 cochons, une fromagerie, des chênes multicentenaires et, partout, des chenilles de quelques centimètres très poilues – “i brughi” en corse -, qui ont métamorphosé les collines boisées, les faisant virer au gris-brun, comme calcinées.”Je pensais que la vallée avait brûlé, comme il y a 40 ans”, a cru Ernest Albucker, apiculteur de 70 ans à la retraite et en vacances en Corse, l’île méditerranéenne la plus boisée avec 550.000 hectares de forêts, soit 58% du territoire, selon l’office national des forêts. “Les routes sont brunes”, tachées par des milliers de chenilles écrasées, témoigne Serkan Aksin, motard gallois de 47 ans venu de Cardiff, surpris par ce paysage monochrome insolite et “l’odeur âcre”.Si cette invasion est visuellement impressionnante, cela reste un phénomène naturel bien connu dans l’extrême sud de l’île, qui dure de fin avril à juillet, quand les chenilles deviennent papillons, tente de rassurer la préfecture de Corse, précisant que “les cycles de pullulation durent de deux à quatre ans, avec une période de latence de six à 12 ans entre chaque cycle”.- Pas urticant -“Les populations de chenilles vont se réguler naturellement dès la mi-juin”, avec “la diminution de ressource alimentaire et l’accroissement des prédateurs, notamment des oiseaux”, explique-t-elle, imputant l’ampleur du phénomène “aux fortes températures récentes” et soulignant que s’il “affaiblit nécessairement les arbres touchés” il ne les tue pas. C’est la deuxième année de pullulation et après 5.000 hectares touchés en 2024, 20.000 hectares déjà ont été affectés cette saison, du Cap corse à la région du Taravo, impactée sur 3.000 hectares, explique à l’AFP Orso Cerati, l’un des six observateurs insulaires pour le département de la santé des forêts (DSF). “On les entend manger dans les feuillages”, souligne cet expert.”Psychologiquement c’est dur, c’est un combat quotidien et on a perdu de l’activité. Des randonneurs ont annulé”, souligne M. Casamarta, “en colère contre les pouvoirs publics. Il y a 25 ans à Porto-Vecchio, ils avaient traité par hélicoptère”.Contrairement à sa cousine processionnaire, la chenille du bombyx disparate “ne possède pas de poils urticants”, note la préfecture, même si plusieurs villageois, dont M. Casamarta, assurent, photos à l’appui, avoir développé des plaques rouges.”C’est invivable, l’enfer, dès six heures du matin on balaye les terrasses, les façades, il y en a partout, même dans l’insert de la cheminée, on vit enfermé, on n’a pas le choix”, confie à l’AFP Juliette Giannotti, factrice de 54 ans, dans sa maison à Guitera: “En 50 ans, je n’ai jamais vu ça”.”Depuis mi-avril, on est envahi, on ne vit plus dès que le soleil chauffe”, renchérit sa fille, Katia Giannotti, aide à domicile de 30 ans, dont un client de 82 ans à Corrano, un village voisin, “ne sort plus de chez lui”.Dès mi-juillet, les arbres dévorés, principalement les chênes, vont recommencer à faire des feuilles, précise M. Cerati. Mais cela est coûteux en énergie et réduira la production de glands.

Israël bombarde des défenses aériennes et des lanceurs de missiles en Iran

Israël a bombardé samedi les défenses aériennes et des lanceurs de missiles en Iran, intensifiant ses opérations qui visent à démanteler les capacités militaires de son ennemi juré, après un engrenage de violences nocturnes.Vendredi, Israël, disant disposer de renseignements prouvant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, a lancé une attaque d’une ampleur sans précédent sur le sol iranien, touchant plus de 200 sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays.L’Iran, qui dément fabriquer l’arme nucléaire, a tiré en riposte des dizaines de missiles contre Israël, affirmant avoir ciblé des installations militaires. La plupart ont été interceptés par l’armée israélienne mais d’importants dégâts ont été enregistrés dans la région de Tel-Aviv. L’escalade militaire entre l’Iran et Israël, distants de plus de 1.500 km, fait craindre un conflit prolongé qui engloutirait la région, selon des experts.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a exhorté vendredi l’Iran à “conclure un accord” sur son programme nucléaire et prévenu que les “prochaines attaques” israéliennes seraient “encore plus brutales”. Il a qualifié d'”excellentes” la première salve de frappes israéliennes.Samedi, l’Iran a tiré de nouveaux missiles contre Israël, où les secours ont fait état de trois morts et de dizaines de blessés. Le même jour, de nouvelles frappes israéliennes ont ciblé des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et “des dizaines” de lanceurs de missiles sol-sol en Iran selon Israël.Le représentant iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani, a fait état vendredi de 78 morts et plus de 320 blessés dont une “large majorité de civils” dans l’attaque israélienne.- Discussions incertaines dimanche -A Téhéran, une foule s’est rassemblée vendredi soir en soutien au pouvoir, aux cris de “Mort à Israël, mort à l’Amérique!”. “Nous continuerons de riposter de façon écrasante” à Israël, a affirmé Khatira Abolfazli, une manifestante.Dans la région de Tel-Aviv, des images de l’AFP ont montré des flammes et de la fumée s’élevant d’un immeuble dans la nuit et des habitations détruites. “Nous avons entendu une très forte explosion, tout tremblait: fumée, poussière, tout était éparpillé. C’étaient des moments vraiment effrayants”, a raconté Chen Gabizon, 29 ans, réfugié dans un abri souterrain de l’immeuble touché. Sur CNN, l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a déclaré que les tirs iraniens ne devraient pas s’arrêter, l’Iran possédant selon lui un arsenal de près de 2.000 missiles.Les Etats-Unis ont aidé Israël à abattre les missiles iraniens, selon un responsable américain.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Un nouveau cycle de négociations indirectes est prévu dimanche à Oman entre Téhéran et Washington pour tenter de trouver un accord encadrant le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions contre l’Iran. Mais la participation de Téhéran est “incertaine” selon un média d’Etat.- “Plus à venir” -Malgré les appels internationaux à cesser les attaques, M. Netanyahu a averti qu’il y en aurait “plus à venir” et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé une “déclaration de guerre”.Dans un message vidéo adressé à la population iranienne, Benjamin Netanyahu l’a appelée à se révolter contre le “régime maléfique et oppressif”.”Nous avons éliminé les principaux commandants militaires, des scientifiques nucléaires, l’installation d’enrichissement (d’uranium) la plus importante du régime islamique et une grande partie de son arsenal de missiles balistiques”, a-t-il précisé. Son armée a affirmé avoir “démantelé” une usine d’uranium à Ispahan (centre). L’organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a affirmé que les dégâts à Ispahan et sur le site de Fordo, au sud de Téhéran, étaient mineurs.Le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre) a été visé, selon la télévision d’Etat iranienne.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré que la partie en surface avait été “détruite”, citant des informations iraniennes. Mais “aucune augmentation des niveaux de radiation” n’avait été observée. Vendredi soir, Israël a dit avoir frappé la base militaire de Tabriz qui a été “démantelée” selon lui.- Commandants et généraux tués -Dans les premières frappes israéliennes, le chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique d’Iran, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, ainsi que d’autres responsables militaires ont été tués dans une frappe sur leur quartier général. Le chef d’état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, et six scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri dans d’autres bombardements.Samedi, la télévision d’Etat iranienne a fait état de la mort de deux hauts gradés de l’armée, le général Gholamreza Mehrabi, adjoint au renseignement de l’état-major des forces armées, et le général Mehdi Rabbani, adjoint aux opérations.La dernière attaque d’Israël contre l’Iran annoncée publiquement remonte à octobre 2024, quand il a mené des frappes sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. Les tirs iraniens étaient en riposte à une attaque imputée à Israël qui a ciblé le consulat d’Iran à Damas.Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, plusieurs compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des dizaines de vols, et les cours du pétrole ont flambé.